LA SITUATION A FUKUSHIMA, par François Leclerc

Billet invité.

Mise à jour n°30 (mercredi 13h26)

En dernier ressort, l’opérateur envisage d’utiliser un canon à eau pour arroser le réacteur n°4, dont le combustible continue de chauffer.

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Mise à jour n°29 (mercredi 11h25)

Deux événements peuvent accélérer les événements, dont les conséquences sont des rejets permanents dans l’atmosphère de radio-éléments. Pouvant impliquer une évacuation définitive du site (ou le sacrifice des personnels qui y resteraient), aboutissant à un total saut dans l’inconnu.

1. De nouvelles ruptures des enceintes de confinement des réacteurs combinées avec des rejets radioactifs plus massifs.

2. Une rupture d’une ou de plusieurs cuves de réacteurs dont les conséquences seraient encore plus redoutables.

Fonction des vents, l’élévation de la radioactivité autour de la centrale n’est pas homogène. Celle-ci décroît avec la distance, mais les avis sont partagés entre experts à ce propos. Des zones à très fortes densité de population pourraient être soumises à des taux considérés comme dangereux, si ce n’est déjà le cas.

Il est par ailleurs démenti par l’agence Kyodo – qui l’avait précédemment annoncé – que des traces de césium auraient été trouvées dans le réseau d’eau de la ville de Fukushima.

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Mise à jour n°28 (mercredi 11h10)

La course contre la montre continue.

La nuit tombée, tout nouvel essai de largage d’eau par hélicoptère sur le réacteur n°4, où l’évolution de la situation est la plus préoccupante, est très peu probable. De nouveaux moyens terrestres d’apports d’eau sont étudiés.

Le temps presse. Selon l’IRSN, l’eau de la piscine du réacteur n°4 est en ébullition. Si son évaporation devait se poursuivre, des rejets de radio-éléments encore plus forts qu’actuellement interviendraient, selon un délai estimé à « quelques jours ».

C’est sous ce même délai qu’une entrée en ébullition de l’eau des réacteurs n°5 et 6 pourrait également intervenir.

Les rejets radioactifs sont alimentés par les dépressurisations régulières de l’enceinte de confinement du réacteur n°1, ainsi que par celles qui interviennent en continu depuis le réacteur n°2, dont l’enceinte est endommagée. Ce pourrait être aussi le cas pour le réacteur n°3.

Il est confirmé que les personnels évacués sont revenus en salle de contrôle des réacteurs, où le niveau de radioactivité n’est pas connu.
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Mise à jour n°27 (mercredi 10h00)

Les essais de largage d’eau par hélicoptère ne sont pas concluants, en raison du niveau trop élevé des radiations au dessus du réacteur n°4. Rectificatif: au dessus de la centrale

La radioactivité au-delà de la zone de 20 kms autour de la centrale, dont l’évacuation a été ordonnée, n’est pas un « risque immédiat pour la santé », selon le secrétaire général du gouvernement japonais.

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Mise à jour n°26 (mercredi 09h35)

L’ASN fait un point global de la situation des réacteurs (par ordre décroissant de préocccupation).

N°4 : combustible partiellement hors d’eau dans la piscine.
N°2 et 3 : enceintes de confinement endommagées (pas clair pour le n°3).
N°1 et 3 : fusions plus ou moins partielles du combustible.
N°5 et 6 : un seul générateur alimente en eau les deux réacteurs, la température monte.

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Mise à jour n°26 (mercredi 09h05)

Selon l’agence Kyodo, des traces de césium et d’iode ont été découvertes dans le réseau d’approvisionnement en eau de la ville de Fukushima (environ 300.000 habitants).

Réacteur par réacteur, la situation évolue rapidement, avec comme paramètre essentiel la température interne. C’est au tour des réacteurs n°4, 5 et 6 d’enregistrer sa montée.

Un ballet d’hélicoptères s’active au dessus du site. Rectification : un seul hélicoptère intervient pour l’instant, afin d’étudier une intervention.

L’ordre d’évacuation de la centrale aurait été levé.

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Mise à jour n°25 (mercredi 08h59)

S’adressant au pays, l’Empereur du Japon Akihito s’est déclaré « profondément préoccupé » par la situation à Fukushima.

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Mise au point n°24 (mercredi 08h43)

Un hélicoptère de l’armée japonaise est utilisé pour déverser de l’eau sur les réacteurs n°3 et 4. Tepco a entre temps annoncé une stabilisation de la température et de la pression internes au réacteur n°2.

A mi-chemin entre le site de la centrale et Tokyo, à Ibaraki, la radioactivité est 300 fois la normale, sans que cela présente un danger pour la santé, selon les autorités. Pas d’information disponible sur Tokyo.

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Mise à jour n°23 (mercredi 08h20)

Lentement mais inexorablement, la situation échappe des mains des autorités japonaises, qui envisagent de faire appel à l’armée américaine. En France, EDF a annoncé se préparer à envoyer du matériel et une équipe d’intervention.

Un nuage de fumée – peut-être de vapeur d’eau – est apparu au-dessus de la centrale, dont l’origine n’a pas été identifiée et la teneur non précisée. Après celle du réacteur n°2, l’enceinte de confinement du réacteur n°3 pourrait être endommagée, et permettrait cette formation.

Le diagnostic devient de moins en moins certain.

La radioactivité s’est fortement accrue sur le site, connaissant des pics et des brutales variations, variant suivant la proximité de telle ou telle installation, amenant à une évacuation « temporaire » des personnels travaillant sur le site.

Le scénario se précise d’un abandon du site et des réacteurs à eux-mêmes.

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Mise à jour n°22 (mercredi 00h10)

Les accidents continuent de s’enchaîner sans fin à Fukushima.

Peut-être depuis arrêté de lui-même, selon l’autorité de sûreté japonaise, un nouvel incendie s’est déclaré au réacteur n°4 où une partie du combustible stocké dans une piscine en raison d’opérations de maintenance serait désormais hors d’eau, selon l’autorité de sûreté nucléaire française (ASN). L’état de ce combustible n’est pas déterminé, toujours selon l’ASN, laissant ouvertes toutes les hypothèses.

Une intervention par hélicoptère afin de déverser de l’eau, dont l’étude avait été annoncée par Tepco, n’est toujours pas intervenue. De nouveaux dégagements radioactifs sont à redouter.

Les doses de radiation reçues par les personnes intervenant sur le site deviennent préoccupantes, le gouvernement japonais ayant déjà relevé le seuil de la dose maximale autorisée. De leur présence sur le site dépend la poursuite des opérations en cours d’injection d’eau de mer dans les enceintes de confinement afin de tenter de refroidir les cœurs des réacteurs. 50 des 800 employés de la centrale ont été maintenus sur le site.

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Mise à jour n°21 (mardi 18h04)

Günther Oettinger, commissaire européen à l’énergie, a estimé que les autorités japonaises avaient pratiquement perdu le contrôle de la situation à Fukushima.

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Mise à jour n°20 (mardi 16h35)

Le gouvernement japonais a reconnu que le taux de radioactivité a légèrement dépassé la normale au cours de la journée qui s’est achevée à Tokyo, avant de redescendre. Les 35 millions d’habitants de la zone urbaine n’ont pas, selon lui, de précautions particulières à prendre.

Selon l’ONM, les vents ont été jusqu’à maintenant plutôt favorables, poussant les rejets radioactifs de la centrale vers le Pacifique, et devraient se maintenir ainsi. Mais les prévisions ne sont valables que pour les prochaines 24 à 48 heures.

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Mise à jour n°19 (mardi 16h07)

Tepco étudie la possibilité de déverser par hélicoptère de l’eau dans une piscine de combustibles usés du réacteur n°4, afin de refroidir le combustible qui y est entreposé.

Ce qui semble signifier que celui-ci, qui est à l’origine du dégagement d’hydrogène et de l’incendie précédent, libérant alors dans l’atmosphère des radio-éléments toxiques, continue de chauffer. Ce qui pourrait conduire à une réédition de la séquence précédente d’événements.

La piscine est située à l’intérieur de l’enceinte de confinement.

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Mise à jour n°18 (mardi 13h07)

Plus d’incertitude, ni d’inconnue.

Les fissures constatées dans l’enceinte du confinement du réacteur n°2 permettent un rejet permanent dans l’atmosphère de radio-éléments hautement toxiques, alors que l’opérateur n’a pas le choix et doit continuer de soulager la pression à l’intérieur de la cuve du réacteur, en ouvrant quand cela devient indispensable les vannes, mettant désormais en communication directe le combustible en fusion et l’atmosphère.

Un danger supplémentaire pourrait provenir d’une nouvelle explosion d’hydrogène, qui élargirait les fissures. Aucune information n’est donnée sur la possibilité d’un éventuel colmatage de celles-ci.

La direction des vents va devenir une information primordiale. Le gouvernement japonais est placé devant un sérieux dilemme, en terme de communication vis à vis de la population. Doit-il étendre la zone évacuée et jusqu’où ?

Des discordances entre les autorités japonaise et française de sûreté nucléaire se font jour. Les japonaises ne relèvent pas le niveau de l’accident nucléaire et n’ont pas communiqué sur les fissures.

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Mise à jour n°17 (mardi 12h40)

Selon l’ASN, l’enceinte de confinement du réacteur n°2 n’est plus étanche. Un degré important a été franchi, une fuite radioactive permanente est très probablement intervenue.

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mise à jour n°16 (mardi 12h25)

Selon le directeur de l’AEN, l’agence pour l’énergie de l’OCDE, « la situation est franchement mauvaise ». « Les dernières nouvelles du réacteur 2 indiquent qu’il y a eu des problèmes qu’on ne connaît pas bien et qui ont pu provoquer des fissures d’où de la radioactivité pourrait être en train de s’échapper (…) Ce qui est préoccupant, c’est la tendance. Cela veut dire qu’il y a une source de radioactivité qui ne reste pas dans l’enceinte de confinement et qui va dehors ».

L’autorité de sûreté nucléaire française (ASN) a classé en niveau 6 l’accident nucléaire, qui en comporte 7.
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Mise à jour n°15 (mardi 10h34)

Les informations publiques disponibles rendent impossible une appréciation fondée de la situation.

Ce qui ne signifie pas que celle-ci soit possible, étant dominée par des incertitudes majeures. Tant à propos de l’état exact du combustible au sein des cuves que de l’intégrité future des enceintes de confinement, si de nouvelles fortes explosions devaient intervenir.

L’opérateur tente vaille que vaille d’inonder d’eau de mer borée les cœurs des réacteurs, afin d’éviter que le combustible soit hors d’eau; il combat également la montée d’une trop forte pression qui pourrait faire éclater les cuves.

Il ne peut empêcher des explosions successives de concentrations d’hydrogène susceptibles de mettre en péril les enceintes de confinement – cela semble ne pas être le cas – permettant alors une fuite permanente de radio-éléments. Les rejets dans l’atmosphère auxquels il est contraint aboutissent à chaque fois au même effet.

En résumé, il a pris des mesures palliatives qui peuvent être considérées comme ultimes. Sa maîtrise de la situation est néanmoins très relative et peut brutalement lui échapper totalement.

La réponse à des questions essentielles reste confuse dans la communication du gouvernement et de l’opérateur.

1. Quels sont les radio-éléments qui ont été et vont devoir encore être rejetés dans l’atmosphère ? Qu’en est-il en particulier de l’iode-131 et du césium-137, qui sont tout particulièrement toxiques  ?

2. Quelle est l’origine de l’incendie qui a affecté le réacteur n°4 et quelles installations ont été précisément touchées  ?

3. Qu’en est-il du noyage du combustible dans les cuves des différentes réacteurs, celui-ci est-il ou non toujours hors d’eau  ?

4. Connaît-on l’ampleur des processus de fusion engagés dans les différents réacteurs, se poursuivent-ils ?

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Mise à jour n°14 (mardi 09h35)

Le niveau des radiations a également baissé à Tokyo, selon le gouvernement, laissant à penser que l’effet de l’incendie intervenu à la piscine des combustibles usagés du réacteur n°4 est en train de se dissiper. Ou tout du moins qu’il n’y a pas de fuite en continu.

Dans l’attente du prochain épisode.

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Mise à jour n°13 (mardi 09h20)

Source gouvernementale: baisse enregistrée de la radioactivité sur le site de la centrale (sans plus de précision).

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Mise à jour n°12 (mardi 09h08)

Les deux derniers réacteurs n°5 et 6 de la centrale de Fukushima n°1 connaissent une légère augmentation de température.

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Mise à jour n°11 (mardi 08h34)

Nous sommes entrés dans l’inconnu.

Suite à une augmentation « considérable » de la radioactivité sur le site de la centrale, le Premier ministre japonais a appelé les personnes « qui se trouvent dans la zone distante de 20 à 30 km de la centrale de Fukushima à rester à l’intérieur des maisons ou des bureaux » (la zone d’un rayon de 20 kms ayant été précédemment évacuée).

Une élévation de la radioactivité a été enregistrée à Tokyo, distante de 250 kms, déclarée par les autorités « trop faible pour affecter le corps humain » La ville compte 12 millions d’habitants, 35 millions si l’on comprend sa zone urbaine. Les habitants n’ont pas étés appelés à prendre des mesures particulières, si ce n’est à stopper de faire des stocks de produits alimentaires, afin de ne pas rompre les chaînes d’approvisionnement.

Le vent, qui soufflait en direction de Tokyo, aurait tourné.

Un incendie était intervenu entre-temps au réacteur n°4, qui était à l’arrêt en maintenance au départ des événements, « apparemment éteint » par une intervention de l’armée américaine. C’est le bassin (la piscine) où sont stockés les combustibles usés du réacteur qui avait pris feu.

Il a été précisé que l’explosion qui était auparavant intervenue au réacteur n°2 avait bien endommagé l’enceinte de confinement, mais que celui-ci n’avait pas été troué.

Les Chinois et les Russes prennent des mesures préventives d’évacuation, du Japon et des îles russes proches de celui-ci. Se référant au précédent de Tchernobyl, qui avait donné lieu à une pollution radioactive d’une toute autre ampleur par rapport à celle qui est actuellement constatée, les américains – dont les cotes les plus proches de l’Alaska sont distantes de 8.000 kms – écartent la possibilité qu’un nuage radioactif dangereux puisse les atteindre.

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Mise à jour n°10 (mardi 01h17)

L’agence de presse Jiji a annoncé que l’opérateur Tepco avait évacué ses employés du réacteur n°2, à l’exception de ceux chargés de pomper l’eau.

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Mise à jour n°9 (mardi 00h45)

L’agence de presse Kyodo a annoncé qu’un taux de radioactivité « supérieur à la normale » a été enregistré à Ibaraki, à mi-chemin entre Fukushima et Tokyo et à 100 kms de cette dernière.

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Mise à jour n°8 (mardi 00h20)

La situation reste incontrôlée.

Le gouvernement japonais a annoncé qu’une partie de l’enceinte de confinement du réacteur n°2 était endommagée, ce qui rend possible – et sans doute inévitable – une importante fuite radioactive.

Ce réacteur est en effet celui où l’opérateur déclare avoir les plus grandes difficultés à maintenir le niveau de l’eau, permettant d’immerger le combustible, en raison selon le porte-parole du gouvernement d’un « dommage possible dans la piscine de condensation » (la partie inférieure du caisson de confinement servant à refroidir le réacteur et à contrôler la pression à l’intérieur de cette enceinte). « Mais nous n’avons pas constaté une augmentation soudaine de la radioactivité », a-t-il précisé, ce qui n’indique pas pour autant son niveau.

Il a également annoncé qu’une explosion avait eu lieu, effet probable d’un dégazage que l’ASN, l’organe Français de surveillance nucléaire avait précédemment annoncé, en parlant d’un « rejet contrôlé » dans l’atmosphère en raison d’une montée de la pression « dans l’enceinte du réacteur » n°2. Cette formulation ambiguë ne permettant pas de savoir si, par enceinte, il désigne la cuve ou l’enceinte de confinement.

L’ASN, vient également de confirmer la fusion partielle des cœurs des réacteurs n°1, 2 et 3, sans plus de précision. Une fusion du combustible dégage des radio-éléments très toxiques.

Mise à jour n°7 (lundi 20h04)

Dans un contexte où des dizaines de répliques continuent d’intervenir, en vue de rassurer, les autorités japonaises affirment qu’une réédition de la catastrophe de Tchernobyl n’est pas à craindre. Ce qui ne donne pas pour autant des informations sur l’évolution de la situation.

Elles sont par contre peu disertes sur les niveaux de radiation enregistrées depuis le premier dégazage intervenu à la centrale n°1 de Fukushima, sur son site et au-delà. Aux dernières nouvelles, il faut se contenter d’une déclaration du porte-parole du gouvernement affirmant que le niveau autour de la centrale était « acceptable pour l’homme ». Le manque d’information et de mesures précises à ce propos est le plus préoccupant.

Par ailleurs, Tepco vient de communiquer que le niveau d’eau du réacteur n°2 a fortement baissé, empêchant à nouveau le refroidissement du combustible. La température aidant, l’eau s’évapore plus vite qu’elle ne peut être injectée peut-on en conclure. Accroissant le risque d’une fusion du combustible, un sujet essentiel sur lequel l’information fait également défaut.

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Mise à jour n°6 (Lundi 19h13)

Des demandes d’aide internationale formulées par le gouvernement japonais, on peut avoir l’impression que l’opérateur est à bout de ressources ne pouvant que poursuivre l’utilisation des moyens palliatifs qu’il a mis en œuvre, évitant probablement le pire dans l’immédiat mais ne sachant pas comment sortir de la situation qu’il combat et ne parvient pas à stabiliser. Ce n’est qu’une hypothèse, les informations étant parcimonieuses.

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Mise à jour n°5 (lundi 18h07)

L’aide de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a été officiellement demandée par le gouvernement japonais.

Une aide a été également demandée à l’autorité de régulation nucléaire américaine sur les questions liées au refroidissement de réacteurs nucléaires.

En France, l’Autorité de Sûreté Nucléaire vient d’estimer que l’accident de Fukushima a atteint un niveau de gravité entre celui de Three Mile Island et Tchernobyl, nous renseignant sur l’importance qu’elle lui accorde mais en rien sur ce qui se passe.
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Mise à jour n°4 (lundi 16h25)

Selon l’opérateur, le niveau d’eau dans le réacteur n°2 a encore baissé, empêchant le refroidissement du combustible. Aucune indication n’a été donnée sur un processus de fusion en cours et sur son éventuelle poursuite, qui est dans ce contexte vraisemblable.
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Mise à jour n°3 (lundi 13h10)

Le réacteur n°2 est entré dans la même séquence d’événements que les deux précédents, l’opérateur – Tepco – « n’excluant pas » qu’un processus de fusion y soit à son tour engagé, comme dans les centrales n°1 et 3.

L’intégrité de l’enceinte de confinement des centrales est devenu vitale, de nouvelles explosions d’hydrogène pouvant la mettre à mal. Il s’échapperait alors dans l’atmosphère des gaz hautement contaminés résultant des dégazages de la cuve du réacteur, effectués afin de diminuer la pression en son sein.

Avant d’éviter de nouvelles explosions, l’opérateur étudie la possibilité d’évacuer l’hydrogène qui s’accumule.

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Mise à jour n°2 (Lundi 9h18)

Après les réacteurs n°1 et 3, le réacteur n°2 connaît à son tour une panne de son système de refroidissement. Annoncées comme pouvant avoir lieu, deux explosions sont finalement intervenues lundi matin au réacteur n°3, soufflant le toit de l’édifice qui l’abrite, l’enceinte de confinement ayant résisté, selon Tepco, l’opérateur. Elles ont pour origine une accumulation d’hydrogène.

Selon les autorités, la possibilité de nouvelles fuites radioactives est considérée comme « faible », suite à ce nouvel épisode. Le niveau général de radiation avait entre temps dépassé dans la nuit le seuil légal autorisé.

Les réacteurs n°1 et 3 continuent de recevoir de l’eau de mer, l’opérateur envisageant que leurs coeurs aient partiellement fondu.

Avec un décalage dans le temps, ces trois réacteurs connaissent la même séquence de dysfonctionnements et d’accidents. Dans les trois cas, des inconnues majeures subsistent et la lutte se poursuit pour stabiliser la situation.

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Mise à jour n°1 (dimanche soir)

La situation n’est pas sous contrôle.

Des rejets radioactifs qualifiés de « très importants » dans l’atmosphère ont eu lieu lors de l’explosion du réacteur n°1 de Fukushima, selon l’Institut de Radioprotection et de Sureté Nucléaire français.

Tepco, l’opérateur japonais de la centrale, a reconnu que les pompages d’eau de mer n’étaient « pas encore suffisants » pour faire baisser le niveau de pression dans les réacteurs n°1 et 3. Ce qui signifie que la température ne baisse pas et que les risques de fusion demeurent.

Un rejet contrôlé de la vapeur sous pression au sein du réacteur semble toujours impossible, en raison probablement de la radioactivité importante relevée près des valves, comme cela avait été signalé auparavant et n’est pas précisé.

Une explosion dans le réacteur n°3 est toujours considérée comme possible, selon le porte-parole du gouvernement, qui ajoute qu’elle ne créerait pas de problème pour le réacteur. Il n’a toutefois pas précisé s’il fallait s’attendre à d’importants nouveaux rejets radioactifs dans l’atmosphère, comme lors de l’explosion déjà intervenue.

Selon des informations complémentaires de l’IRSN, des rejets de produits radioactifs en provenance du réacteur n°3 de la centrale n°1 ont eu lieu, après le début de la fusion du cœur.

Cela peut se comprendre comme ils n’ont plus le choix, car une des analyses possibles de la situation est que l’opérateur de Fukushima se trouve placé devant une décision impossible: relâcher dans l’atmosphère une vapeur devenue très radioactive pour faire baisser la pression interne au réacteur, ou laisser celle-ci monter, ainsi que la température, accroissant le risque de la poursuite d’une fusion qui a été probablement déjà entamée, les pompages d’eau de mer ne parvenant pas faire baisser à eux seuls la température.

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Le gouvernement japonais a reconnu dans la nuit européenne qu’il est « hautement probable » que des processus de fusion sont survenus au sein des réacteurs n°1 et 3 de la centrale nucléaire Fukushima n°1. Il a été par ailleurs relevé une nouvelle hausse du taux de la radioactivité, après qu’il eut décliné, et une seconde explosion d’hydrogène est désormais redoutée dans le bâtiment d’un réacteur de la centrale Fukushima n°2.

Les propos des autorités se veulent rassurants, mais la maîtrise de la situation est incertaine, tout dépendant des tentatives en cours de refroidir les coeurs des réacteurs afin d’éviter qu’un éventuel processus de fusion – dont seules des manifestations indirectes peuvent être détectées, telles des fuites de césium – se poursuive, aux conséquences imprévisibles.

La panne des systèmes de refroidissement des centrales est considérée par les experts nucléaires comme un événement hautement improbable mais très critique, faisant entrer dans un territoire inconnu, avec comme références Three Mile Island et Tchernobyl. La suite des événements, si la fusion devait se poursuivre, dépendant de la solidité de la structure de confinement.

Le contrôle de la situation dépendra de la capacité des opérateurs à refroidir par tous moyens – y compris des expédients comme de l’eau de mer salée – le coeur des réacteurs, qui sont arrêtés, avant que le processus de fusion soit suffisamment avancé pour devenir irrémédiable.

Les autorités donnent des informations partielles, tandis que les évacuations contribuent à la situation déjà très chaotique que connaît le Japon, alors que l’on découvre de nombreuses nouvelles victimes du tsunami. Dans un rayon de 20 kilomètres, quelques 215.000 habitants autour des centrales Fukushima n°1 et 2, distantes de 12 kilomètres entre elles, ont été évacuées. Dans la ville même, à 80 kms des centrales, les reportages décrivent une atmosphère de peur et de stockage de vivres, une situation proche de la pénurie d’essence. De nombreux habitants portant des combinaisons et des masques chirurgicaux.

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322 réflexions au sujet de « LA SITUATION A FUKUSHIMA, par François Leclerc »

  1. Ces informations qui n’en sont pas, qui ne disent pas tout et surtout rien de ce qui est l’essentiel me font penser à la communication autour de la crise financière qui elle aussi était sous contrôle.

    A la centrale tout semble aller pour le mieux, les dégazages sont volontaires et contrôlés.
    Un peu radioactifs mais pas dangereux pour la santé.
    C’est tellement contrôlé qu’il y a eu des blessés et ce soir sur Itélé, ils mentionnaient 7 disparus.
    Mais rien de grave concernant les disparus, ils sont probablement partis manger des sushis ou profiter de la campagne environnante. Ils devraient rentrer sagement ce soir.

    Cette communication devient insupportable et je me demande ce qu’ils vont bien inventer ce matin comme explication pour justifier que la dégradation de l’enceinte de confinement n’a rien de dramatique. Probablement un peu de crépis décolé.

    1. Vous pouvez avoir l’assurance que les cuves sont au mieux ouvertes (réacteur 1) au pire éventrées (réacteur 3). Ce sont de véritables bombes (mélanges oxygène hydrogène confinés) qui ont explosé, il ne s’agit pas de simples lâchers mal maîtrisés. L’impossibilité de vaincre la pression à l’intérieur des cuves, l’impossibilité de les remettre en eau, l’impossibilité de mettre le cœur à pression atmosphérique dans une situation d’urgence révèlent un problème grave de conception et même de principe. Le réacteur N°4 n’a pas explosé : abandon des tentatives de refroidissement qui ont mené le N°3 à l’explosion ? Maintenant le N°4 est en fusion et perce sa cuve. Le sort de ce qui reste du N°3 est inconnu. Le niveau de radioactivité est trop important, le personnel ne peut plus rester sur site.

    2. Les financiers ont réussi à provoquer un désastre mondial avec le produit le plus inerte qui soit, c’est à dire des pavillons de banlieue. Ils ont à leur actif bien d’autres actions d’éclat dont on parle moins….consensus et dividendes obligent….
      Ils sont en train, à travers la loi Nôme, de mettre la main sur le nucléaire en France. Tirez vous-même les conclusions.

      1. extrait de l’article du diplo:

        … »Car le maintien, quand il était encore possible, de la température du cœur passait par des relâchements volontaires ou explosifs de vapeurs chargées de radionucléides, ce qui est signe de catastrophe, avec à l’évidence des conséquences, sur la santé humaine, l’agriculture, l’alimentation…

        Cela n’empêchait pas les « experts » de l’Organisation mondiale de la santé, cette même institution qui voyait dans la grippe H1N1 une menace pour la planète, de déclarer : « D’après ce que l’on sait pour l’instant sur les niveaux de radioactivité, le risque de santé publique est minime pour le Japon. » On est alors le lundi 14 mars, et c’est repris dans une dépêche AFP de 18 h. Gregory Hartl, porte-parole de l’OMS, ajoute sans rire : « Cela veut dire que si quelqu’un est touché, les risques ne sont pas très grands. »

        Devant la naïveté tant des experts patentés que des médias, nous sommes en droit de soulever quelques questions essentielles pour la société qui émergera de cette catastrophe en cours.

        La première concerne la notion de conflit d’intérêt. Habituellement, cette notion désigne des individus devenus experts sur des sujets pour lesquels ils (elles) sont par ailleurs économiquement concernés. Mais dans la situation actuelle, la mansuétude médiatique et politique envers l’industrie nucléaire, la minimisation de la catastrophe, la langue de bois des cinq premiers jours (car gageons que cela va changer radicalement maintenant que la situation est clairement hors contrôle) sont les signes d’une connivence bien plus large, qui touche des secteurs industriels et politiques entiers. Dans cette connivence qui écrase les citoyens de la morgue du savoir élitiste, tout en refusant la confrontation avec d’autres spécialistes qui ne partagent pas le projet des industries concernées, c’est en miroir le signe de la faillite du système techno-industriel à satisfaire les besoins essentiels des populations et à leur assurer paix et sécurité…. »

    3. Le nucléaire est garant de notre indépendance, il crée de la richesse et c’est une fontaine à emplois bien payés même pour les personnels sans qualification. Cependant nous aurions avantage à ne pas trop nous endormir sur nos lauriers. Méfiez-vous!

      Nous n’avons pas forcément les marges (en km) dont dispose les habitants de Tokyo vis à vis de Fukushima. Chez nous beaucoup de sites sont placés à la périphérie des grands centres urbains.

      Ça serait dommage de laisser notre poule aux oeufs d’or se faire dévorer par des mercantis sans scrupules qui ne manqueront pas de privilégier leur intérêt immédiat au détriment de l’intérêt général et de la sûreté nucléaire. Après eux…le déluge, comme d’habitude.

      1. Ouais, l’armement aussi c’est génial. C’est important la croissance, les emplois.

        Même si nos armes fraîchement vendues écrasent des insurgés.

        Mêmes si nos réacteurs fraîchement vendus éclatent à la gueule de « malchanceux ».

        Eh! J’ai une idée! On pourrait même revendre nos déchets nucléaires civils pour en faire des bombes! Comment ça on y a déjà pensé?

        Notre indépendance énergétique, notre richesse, notre fontaine à servitude volontaire, est-ce bien cette matrice économique techno-insutrielle marchande et probabiliste qu’est le secteur nucléaire?

        Si oui nous sommes le colosse aux pieds d’argile.

        La sûreté nucléaire, c’est une fable. Un bel oxymore du grec ὀξύμωρος oxúmōros – de ὀξύς, « aigu, spirituel, fin » et de μωρός, « niais, stupide », mot qui en grec signifie « malin stupide, spirituel sous une apparente stupidité »

        C’est pire que faire croire aux enfants que le loup n’existe pas.

        Combien de catastrophes encore avant d’évacuer sûreté nucléaire du langage?

  2. Je ne sais pas si cela a été dit (sûrement, donc pardon par avance si c’est le cas) mais la dite TEPCO a été prise la main dans le sac en 2003 pour avoir menti sur la réalité des accidents dans ses centrales.

    Je me vois mal faire confiance à TEPCO pour nous dire la vérité.
    Et probablement dire la vérité au gouvernement japonais.
    Ce qui expliquerait que le dit gouvernement ait fait appel à l’AEIA.
    En termes d’expertise ‘indépendante’, certainement (vu le précédent) …

    Tout cela pue et ressemble étrangement à un accident classé niveau 6, en URSS, dans les années 50 : http://fr.wikipedia.org/wiki/Complexe_nucl%C3%A9aire_Mayak

    Sauf qu’on n’est plus en URSS des années 50 et que le secret défense risque de ne pas pouvoir être apposé.

    1. Nous ne sommes plus dans l’URSS des années 50, certes et il ne faut pas s’en plaindre.
      La question qui se pose est qu’à cette époque les deux camps se désinformaient mutuellement mais il arrivait que la désinformation s’appuie sur des vérités que l’un des camps voulaient dissimuler.
      Il était alors plus facile d’apercevoir le vrai.
      De nos jours, dans ce monde unifié, au moins en apparence, les diverses ententes décident de tout et s’il existe un domaine régi par l’omerta encore plus que les autres, c’est bien l’électronucléaire qui rivalise avec la finance.
      Cela veut dire que tous les intervenants ont un intérêt commun, contraire à celui des citoyens, à maintenir toutes les fables qui accompagnent depuis plus de 50 ans la nucléarisation du monde.
      Mon propos serait totalement faux si la concurrence libre et non faussée n’était pas dominée par les ententes, c’est à dire si ce n’était pas un conte.

      1. à zébu,

        Il vient un moment où il faut choisir son camp.
        La neutralité est un rêve impossible.
        Nous sommes ennemis ou complices.
        Pour être plus clair l’époque, et pas seulement depuis trois jours, fait que notre intérêt commun est d’être complices, mais, même si nous sommes talentueux, ce qui reste à prouver, nous ne sommes pas tenus de persuader nos ennemis du bien fondé de notre critique.

    2. Le gouvernement japonais ne dépend pas uniquement de Tepco, ils ont leur propres spécialistes: la NISA (Nuclear and industrial safety agency), qui est une agence du ministère de l’industrie. Le recours à l’AIEA s’explique plus prosaïquement par le fait que la situation est très grave et que le personnel spécialisé n’est pas en nombre suffisant pour la gérer…

      Même si l’on se focalise sur Fukushima Daiichi, il y a près de 11 réacteurs qui ont connus des difficultés diverses. Sans compter la grosse quarantaine d’autres réacteurs que l’on doit continuer à surveiller, sous peine de risquer le suraccident.

      En outre, cela fait maintenant 96 heures que ces gens sont sur la brèche : certains doivent être à bout de force.

      1. M. Kiriyenko s’est plaint à M. Poutine que le Japon n’accepte pas l’avion de Russie transportant des scientifiques nucléaires.
        Les experts russes, les ingénieurs nucléaires, en route pour le Japon dans le cadre de la situation d’urgence à la centrale nucléaire « Fukushima », ne peuvent toujours pas y arriver parce que la partie japonaise n’accepte pas l’avion, a dit Kirienko à président de Rosatom, mardi lors d’une réunion avec le Premier ministre Vladimir Poutine sur la situation en Japon.

        « Non, M. le président, la situation est mauvaise. Nos experts attendent déjà plus de dix heures à Khabarovsk, parce que les Japonais ne prennent pas les avions », a dit M. Kirienko, répondant à une question de savoir si les spécialistes russes avaient été admis à travailler sur la centrale.

        Selon M. Kirienko, « Parmis le personnel envoyé sont deux experts de classe mondiale. »

        « Ce sont des gens qui ont une expérience dans la liquidation de l’accident de Tchernobyl », – at-il souligné.

        M. Poutine a chargé le ministère des situations d’urgence et de l’industrie nucléaire russe de se tenir prêt à aider le Japon.

        http://gazeta.ru/news/lenta/2011/03/15/n_1747221.shtml

      2. Les Français ont envoyé un expert de l’ISRN avec l’équipe de la protection civile. Si les Japonais mentent, on le saura bien.

    3. Le niveau de rayonnement dans la centrale nucléaire « Fukushima-1», est « trop élevé», même pour le personnel.
      Le niveau de rayonnement a une énergie «trop élevé », selon l’agence Kyodo.
      Tokyo Electric Power Company informe que le niveau de rayonnement est si élevé qu’il n’est pas recommandé au personnel de l’entreprise de rester dans les couloirs de la station.
      http://gazeta.ru/news/lenta/2011/03/15/n_1747241.shtml

  3. bonsoir,

    la situation du Japon est déjà catastrophique et il y a la volonté de ne pas ajouter de la peur a la peur, les techniciens ne doivent pas être aussi sereins que ça
    si les choses vont dans le mauvais scénario a quoi peut-on s’attendre ?

    on dit que le monde va vers le chaos, quand je vois les images du Japon
    ça me fait froid dans le dos c’est encore pire que les tours US qui tombent

    chaque semaine les infos sont de plus en plus pire il y a comme une surenchère de mauvaises nouvelles.

    je ne suis pas pessimiste mais le grand chaos, celui qui vient il doit vachement faire peur.

    1. ceux qui sont restés et ceux qui restent encore sur le site savent qu’ils ne s’en sortiront pas.
      ils tentent d’éviter encore pire.
      morituri te salutant.

      esprit de sacrifice, héroïsme : le meilleur – hélas pour eux et leurs familles – de l’Homme est là.
      le pire est chez les cyniques qui nous dirigent, et ceux qui vont encore trouver le moyen de « profiter » de la situation.

  4. On peut lire un peu partout que cette catastrophe va booster la croissance à moyen terme du Japon grâce à la reconstruction comme avec le tremblement de terre de Kobe de 1995.
    C’est sans doute probable même si la situation financière internationale n’est pas la même.
    Un peu comme la seconde guerre mondiale qui a mis fin à la crise de 1929.
    Tout casser pour tout reconstruire, quel système merveilleux.

    1. Cette catastrophe est d’une ampleur bien supérieure à celle de Kobe. Le nombre de morts estimé initial (un millier environ) a déjà été multiplié par dix. Quant aux accidents nucléaires, les décideurs et autres experts se ridiculisent ou trahissent leur craintes, en répétant urbi et orbi que l’évènement n’a rien à voir avec Tchernobyl alors que sur un point déjà elle est déjà plus grave que du fait simplement que plusieurs centrales et plusieurs réacteurs sont impliqués par la catastrophe, ce qui est totalement inédit.

      Et surtout, il faut compter sur la dimension psychologique, sur la dimension prométhéenne de l’évènement, un peu comme la disparition du Titanic réputé insubmersible signa la fin d’une certaine foi aveugle dans le progrès après deux siècles de progrès continus du monde matériel. Cette catastrophe n’arrive pas non plus toute seule, elle s’inscrit dans un contexte de crises multiples, financière, économique, politique, celles-ci n’étant d’ailleurs pas sans rapports les unes avec les autres.

      Et même si l’on voulait tout reconstruire, comme on faisait avant, que cela ne sera pas possible. Le système est en bout de course. Les mécanismes financiers qui ont conduits à la crise de 29 sont comparables, mais le contexte général est très différent car le système ne dispose plus de l’espace matériel, psychologique, vital même, pour continuer son expansion. Elle nous rappelle aussi que nous faisons partie de la nature, que lorsque nous accomplissons des prouesses, dans le meilleur des cas, nous n’en sommes jamais que la fine fleur. C’est un nouveau rapport au monde, collectivement, qui est encore à trouver, inventer.

      1. @ pierre Yves D
         » C’est un nouveau rapport au monde, collectivement, qui est encore à trouver, inventer. »

        Avec trois contraintes incontournables: La maitrise démographique, celle de l’eau et celle de l’énergie………….En verrons nous seulement le commencement ?

      2. Bernard,

        J’ai aussi oublié de mentionner les crises intellectuelles et sociales, qui ne sont pas les moindres. Au contraire !

      3. Cette dimension psycholoqique explique les passions, bonnes et mauvaises, qui entourent le nucléaire.
        Gunther Anders et quelques autres avaient compris qu’après l’utilisation de l’arme atomique le monde ne serait plus jamais comme avant.
        Ce qui est refoulé par les nucléaristes est en train de revenir à la surface : le conflit est donc inévitable.
        J’ajoute que, comme l’ont fait remarquer Paul et d’autres, que cette catastrophe, naturelle devenue industrielle, pose le problème de l’appropriation collective des ressources et de leur exploitation.
        Nous y revenons toujours.

    2. Trop tard…Pas cette fois-ci …Tout détruire pour reconstruire comme avant, c’est terminé…Pas cette fois, seule l’espèce humaine dénaturée pourra survivre mais certainement pas toutes les autres espèces que se soient les animaux, les oiseaux, les insectes…Enfin l’écosystème risque de subir encore des transformations et des mutations…Mais tant que monsieur et madame Trucmuch peuvent encore rouler en 4/4 et leurs chats et chiens manger des croquettes, Who care?

      1. seule l’espèce humaine dénaturée pourra survivre mais certainement pas toutes les autres espèces que se soient les animaux, les oiseaux, les insectes

        Je pense que c’est plutôt l’inverse. Voir par exemple les graines de ginko qui ont survécu à Hiroshima. Le monde post-nucléaire sera un monde d’insectes et de fleurs, bien moins fragiles biologiquement que les mammifères. J’ai toujours été fasciné par la réimplantation naturelle des fragiles orchidées sur les versants du Chemin des Dames, totalement bouleversés et gazés lors de la Grande Guerre. Quand on compare les photographies aériennes de ce paysage devenu lunaire par destructions de l’homme avec celles d’aujourd’hui, on ne peut qu’être admiratif de la capacité de Dame Nature a se régénérer. S’il reste un peu d’espoir, c’est de ce coté là qu’il se trouve.

      2. Ginkgo d’Hiroshima, précisions:

        « Un Ginkgo, situé devant un temple à environ un kilomètre de l’épicentre, semble avoir été le premier arbre à bourgeonner lors du printemps 1946 ( le temple lui-même ayant été détruit ). Ce Ginkgo, symbole de vie et de renouveau, fut intégré dans l’escalier d’accès lors de la reconstruction du temple ( l’escalier se présente sous forme d’un U, protégeant le Ginkgo ). Depuis, de nombreuses études ont montré que le Ginkgo présente une grande résistance aux agents mutagènes, comme les radiations. « 

    3. Non.

      Après Kobe, on a investi dans la reconstruction, et donc, pas ailleurs.

      Le batiment, au Japon, permet de redistribuer à ces entreprises travaillant en local, ce qui se gagne outre-mers, par l’export, comme le Japon sait assez bien le faire. Mais c’est un artifice.

      Il se calcule sûrement de jolis points de PIB, mais le PIB est une farce, et quand on détruit ce qui était déjà construit, pour éventuellement le reconstruire, c’est de l’énergie qui se dissipe. Une région détruite n’est pas en bonne santé, si on envie son sort, on n’a pas tout compris ….

  5. Il était simplement Agronome, nous étions alors étudiants en agro à Ath:
    …. je me souviens de quelques minutes de conversation et d’une main serrée après une conférence qu’il avait donné quelque part en Hainaut vers 1978-79:
    « Il a fallu trois milliards d’années pour nous créer une atmosphère protectrice des radiations
    spatiales, il SUFFIRAIT de trente ans pour les réinjecter à l’intérieur du bocal…

    Il avait écrit quelques années avant « L’UTOPIE OU LA MORT » avec un aiguillage en couverture
    Il s’appelait René Dumont et nous rappelait que le choix ne serait pas éternel…

    Y a-t’il encore quelqu’un dans la cabine d’aiguillage ?

    1. « trois milliards d’années pour nous créer une atmosphère protectrice des radiations » : ce qui a pris le plus de temps à se constituer est ce qu’il y a de plus précieux. Le temps c’est de la valeur.

      1. A Crapaud Rouge,

        Et la finance, autrement dit l’économie folle, est un grand destructeur de valeur.

        En espérant que mon intervention vous agréera.

  6. Un risque mal évalué en général pour les centrales nucléaires est le détournement de cours d’eau dans le cas d’une modification topologique en plus des ruptures de barrages pour les centrales qui ne sont pas en bord de mer

  7. ils parlent de l’enceinte de confinement.
    De toutes les façons il ne faut pas s’y tromper, ce que l’on appelle la double coque n’est là que pour éviter que des émissions de produits radioactifs n’aillent en principe dans l’atmosphère.
    Ici, dans cet accident, nous n’en sommes déjà plus, ils ont sciemment sacrifié l’enceinte de confinement car le problème a été de relâcher la pression et quitte à envoyer plein de trucs à tout le monde.
    Ce qui est primordial maintenant c’est de contenir le coeur (contrecarrer l’emballement) pour éviter un syndrome chinois.
    Mais ce que l’on ne nous dit pas c’est que comme ils s’y prennent actuellement, c a d en refroidissant toujours et toujours, c’est qu’ils veulent le garder potentiellement « intacte ».
    C a d avec une possibilité de redémarrer ces réacteurs une fois les systèmes annexes(barres de contrôle etc) réparés. Il y a trop d’argent en jeu pour qu’on sacrifie des réacteurs comme cela.
    Car il faut bien voir que l’on sait arrêter un réacteur un « froid », tant qu’il en est encore temps, en le saturant, le submergeant de saloperies pour lui mais alors la manip est irréversible et alors il est foutu.
    C’est cela le vrai chalenge.
    Accepte- t -on de sacrifier un peu de santé publique pour garder en vie un réacteur nucléaire ou accepte-t-on de tuer un réacteur.
    ps : la période de demi vie des produits radioactifs importants du réacteur pour ce « contrôle » (qui n’en est pas vraiment un puisque l’on ne contrôle plus vraiment grand chose, on s’en remet à l’évolution tout en refroidissant et en relâchant la pression) est de l’ordre de la semaine, le noeud gordien va intervenir demain ou mercredi.

    Ensuite si le mauvais choix est fait, juste pour des problèmes économiques, il ne restera plus qu’à prier et double ou pas double coque on va se prendre des bouffées d’énergie gratuite comme après tchernobyl.

    1. hervé, là vous êtes parano. L’eau de mer qui va ronger toutes les installations suffit à les rendre irréparables.

      « Car il faut bien voir que l’on sait arrêter un réacteur un “froid”, tant qu’il en est encore temps, en le saturant, le submergeant de saloperies » : insuffisant, car c’est le tas de saloperies qui accumulerait la chaleur. Bien voir que le problème est le même que la chaleur soit concentrée dans un petit tas ou diluée dans un gros : dans les deux cas il faut l’évacuer et arrêter les réactions nucléaires qui la produisent. Et son évacuation implique de faire circuler la radioactivité qui va avec…

      1. Je suis désolé je me suis mal exprimé.
        Je voulais dire à froid.
        Et justement là est le problème, on n’arrête pas un réacteur avec de l’eau, lorsqu’il en est à un certain stade d’emballement, c’est bien là le problème, tout comme un feu d’hydrocarbures.
        On désinforme le public, tout ce que l’on réussit à faire avec de l’eau, quand c’est trop tard, et je le pense c’est d’envoyer encore plus de rejet dans l’atmosphère.
        C’est l’erreur de Tchernobyl et il recommence la même ici, à mon avis pas pour les mêmes raisons, ici pour des raisons économiques, à Tchernobyl pour des raisons d’incompétence.
        Ce qu’il faut bien comprendre avec une centrale nucléaire c’est que c’est un système extrèmement non linéaire (la physique des particules est comme cela) et la bande passande est de plusieurs jours.
        Vous ne connaissez les résultats de vos actions, à partir du moment ou vous êtes sortis du point de fonctionnement, que bien après et vous ne pouvez plus faire marche arrière si vous êtes allé dans le sens de la divergence et non de la modération comme voulu.

      2. A moins que vous ne pensiez que ce qu’écrit cette personne ici est un tissu d’absurdités
        ( http://www.agoravox.fr/actualites/environnement/article/pourquoi-je-ne-suis-pas-trop-90531 ),
        je ne vois pas pourquoi l’eau de mer va ronger TOUTES les installations.
        Surtout qu’elle n’a pas le temps de toucher quoi que ce soit, elle se transforme en vapeur bien trop vite pour immerger quoi que ce soit. Et les dégâts dus au sel (je suppose que c’est à cela que vous pensez) ne sont pas immédiats, il faut du temps pour que cela corrode…
        Mais sinon d’accord avec vous, les japonais n’en sont plus à une question de santé publique versus intérêts économiques (ça ce sont les choix des années précédentes qui ont amené à la situation actuelle), mais de prier pour arriver à refroidir les réacteurs, et ceci avant qu’une réplique trop importante n’achève les espoirs tenus de maitriser la situation… Il n’y a plus de plan B, c’est l’ensemble de la Chine surpeuplée, de la Russie extrême-orientale et des Corée qui vont déguster si tout part en fusion incontrôlée. Et je ne pense franchement pas que le Japon se garde un plan de secours sous le coude , sous prétexte d’intérêts économiques, et prenne le risque de se mettre à dos Russie, Chine et Corée du Nord……

    2. Tous les spécialistes (pro ou contra) s’accordent à dire que les réacteurs sont fichus. Le seul objectif est de limiter autant que possible les dégâts. Les dégazages s’expliquent par le fait qu’on préfère relâcher « un peu » de radioactivité plutôt que de laisser craquer l’enceinte et d’exposer ainsi à l’air libre le coeur détérioré (qui contient beaucoup plus d’éléments radioactifs).

      Pour le dire autrement, c’est un vrai foutoir…

  8. Pourquoi ne pas faire immediatement un sarcophage de beton.
    Ce nest pas Techernobyl, c’est pire.

    1. Parce qu’à tchernobyl, il y avait une réaction en chaîne dans le coeur, tandis qu’ici, il n’y en a plus (enfin, pour le moment…) et qu’il « suffit » donc de refroidir…

      1. il est malheureusement trop tôt pour le dire mais je crains que les actions menées n’est que favorisées l’emballement comme à Tchernobyl.
        l’appel au secours des japonais envers des experts américains accrédite cette thèse.
        il comprennent qu’ils ont tout fait faux depuis le début.
        je me répète, les constantes du système étant très longues (liées à la physique des particules) l’on pas pas le résultat des actions que l’on prend à un instant donné immédiatement .

    2. Tchernobil n’avait pas d’enceinte de confinement, le cœur en fusion était à l’air libre. Il n’y avait rien d’autre à faire que de balancer par hélico des milliers de tonnes de sable, d’argile, de plomb, de bore et de dolomite pour limiter les rejets radioactifs massifs dus au graphite en feu mélangé au combustible en fusion. Mille pilotes d’hélico ont été réquisitionnés pour la manœuvre pendant une vingtaine de jours…

  9. vents: 05h07 Le vent souffle actuellement vers le sud-ouest et vers Tokyo mais devrait se déplacer vers l’ouest un peu plus tard mardi.
    Ce vent devrait s’intensifier mercredi avant d’atteindre l’océan Pacifique à une vitesse de cinq à 12 mètres par seconde (agence météorologique japonaise).

    Banque: 05h22 La Bank of Japan injecte encore 3 000 milliards de yens (26 milliards d’euros) sur le marché. Mardi, la plupart des banques asiatiques dévissaient dans le sillage de Tokyo.

    NHK WORLD TV live
    http://www.ustream.tv/channel/nhk-world-tv#utm_campaigne=synclickback&source=deniedbyhost&medium=7497266

    « Le souvenir des eaux mortes du lac, des cailloux fracturés du rivage, des neiges fondues du Mont Fuji-Yama et des fleurs de magnolia séchées m’apaisaient, me poussaient très sereinement vers ma propre disparition. J’avais vécu là le temps d’une rotation complète des saisons et ne m’imaginais plus les choses capables de revenir et de reprendre leur cycle tant elles s’étaient lentement délitées en moi, conduites par l’impérieuse voracité de la forêt. Alors j’enfilai mon blouson, traversai la rue en direction de Shintaro et posai ma main sur son épaule. L’homme tourna la tête. Son œil portait trace du paysage quotidiennement fixé : une sorte d’abysse aveugle et désenchanté. Il prononça quelques mots de ce japonais dont j’ignorais tout. Puis il me tira par le bras. Nous nous mîmes en marche, nous engageant sur la route de droite qui traversait la forêt. Entre deux lacets, le Fuji-Yama émergeait de la couverture végétale et tel un dragon, crachait sa brume dans le soleil levant. »

    Romain Verger, Forêts noires, Quidam Éditeur.

  10. No-fly zone set for 30-kilometer radius over Fukushima nuclear plant – Kyodo


    Third explosion rocks Fukushima

    TOKYO, March 15 (Reuters) – Winds over an earthquake-stricken nuclear power plant in Japan are blowing slowly in a southwesterly direction that includes Tokyo but will shift westerly later on Tuesday, a weather official said.

    (Nikkey : – 14%)

  11. La présence de centrales dans le nord du Japon en zone sismique s’expliquerait par la volonté absolue de souveraineté énergétique des japonais, leur refus de devoir dépendre d’installations en Corée ou en Chine. Je n’ai pas de source ou d’études à citer, mais ça me semble être du bon sens.

    1. Il m’eut semblé que
      si bon sens indépendance énergétique, souveraineté énergétique absolue
      alors le Japon aurait dû investir dans la géothermie
      parce que dépendre du risque d’un accident nucléaire,
      d’autant plus risqué qu’avec des centrales en zones sysmiques et tsunamiques,
      c’est d’abord très kamikasique
      ( cela sans dire que -et les centrales nucléaires, -et surtout le combustible des centrales, l’uranium ou le plutonium, ont été et sont plus que probablement objets de transactions commerciales, importations d’uranium, importations de mox .…)

      1. question de risques,
        extrait de « Pourquoi Le Réacteur Nucléaire N°3 De Fukushima Est Plus Inquiétant « , Yves Heuillard, 14/3/11

        sur la dangerosité du mox
        « ….
        Le plutonium est un radionucléide qui n’existe pas dans la nature, et qui est 100 000 fois plus radioactif que l’uranium naturel (2). Son rayonnement est très destructeur mais peu pénétrant. Absorbé par le corps humain il se fixe dans le foie, les os ou les poumons. Sur la base de la dose maximale de radiation admissible, fixée par les autorités sanitaire pour un civil, 0,1 microgramme de plutonium absorbé par le corps humain suffirait à atteindre cette dose sur toute la vie (3). Ce qui veut dire qu’un seul gramme de plutonium peut suffire théoriquement à faire dépasser la dose de radiation maximale admissible de 10 millions de civils. La dose létale (suffisante à provoquer la mort en moins de 30 jours dans un cas sur deux) et de l’ordre du milligramme (2). Il y a plusieurs centaines de kilos de plutonium dans le réacteur n°3 de la centrale de Fukushima, soit plusieurs centaines de millions de milligrammes. La bombe lachée sur Nagasaki en 1945 ne contenait que 8 kg de plutonium
        ….  »
        http://www.mjackson.fr/index.php?/topic/3634-pourquoi-le-reacteur-nucleaire-n%C2%B03-de-fukushima-est-plus-inquietant/

  12. La piscine de stockage de produits de fission usagés du réacteur 4 est endommagée et en feu….

  13. Oui c’est pire que TMI, c’est même pire que Tchernobyl, ce qui a manqué à Tchernobyl c’est l’enceinte de confinement, si il n’y avait pas l’enceinte de confinement on aurait 3 ou 4 Tchernobyl. Mais l’enceinte de confinement c’est l’ultime sécurité, normalement tout doit être fait pour ne pas avoir à l’utiliser. Cela met mal à l’aise, pour le moins, d’en arriver là.

    Que l’analyse de sécurité ait mal prévu la difficulté à utiliser des générateurs de secours après un tel Tsunami pourquoi pas. Que l’on use d’expédient pour contenir la situation pendant un certain temps, très bien, cela permet de monter une vraie solution. Mais si le problème c’est la génération électrique, pourquoi n’a-t-on pas apporté avec un hélicoptère un groupe électrogène? On est pas dans un pays sous développé, les deux tiers du Japon sont intact, il y a d’autres centrales du même type en état de marche, avec des systèmes redondants avec des pièces de rechanges. Les pompiers c’est bien mais où sont les spécialistes du nucléaire?

    On se dit ils y ont pensé, ils sont en train de réagir, il faut laisser un peu de temps …et …rien. Je sais c’est difficile, mais quoi, tout le monde sur le pont. On aura certainement des enseignements à tirer de cette catastrophe, mais le constat c’est qu’on perd des compétences et qu’on devient une société avec de plus en plus d’avocats et d’économistes et de moins en moins de techniciens.

    1. « pourquoi n’a-t-on pas apporté avec un hélicoptère un groupe électrogène » ? parce que les heures étaient comptées, je présume, la chaleur nucléaire n’attend pas le nombre des années…

      1. Les expédients dont j’ai parlé ont tout de même permis de contenir la situation pendant plusieurs jour, normalement on fait des exercices régulièrement, on a donc des scénarios « approchant » et même si sur place il n’y a plus rien on peut aller se servir ailleurs. On avait le temps de monter une opération sérieuse. J’ai parlé d’un groupe électrogène et d’un hélicoptère pour montrer qu’on pouvait sortir des moyens locaux et que devant ce genre de situationon hésitait plus à mettre en oeuvre des moyens extrèmes.

      2. @RUTILY : « On avait le temps de monter une opération sérieuse. » : qu’est-ce qui vous autorise à le penser ? Ils ont effectivement mis en œuvre un moyen extrême : refroidissement par jets d’eau improvisés.

      3. Pourquoi, pourquoi pourquoi ? Parce que toi t’irais te promener avec un hélicoptère dans le coin ?

        Pour une grande part, les « liquidateurs » de tchernobyl ont été embobinés et forcés par le régime stalinien.

        Manifestement au Japon, les volontaires aux actions « kamikase » ne se bousculent pas.

        De quel droit pouvons-nous le leur reprocher ?

      4. Pendant plusieurs jour le niveau de radiation n’était pas si élévé, maintenant la situation devient plus critique, il existe quand même des combinaisons qui protègent contre ce niveau de radiation. Ce n’est pas encore Tchernobyl, si ça le devenait les volontaires deviendraient moins nombreux que maintenant où des équipes travaillent autours des centrales.

    2. Ca c’est vrai, mais cela rejoint les dimensions prométhéenne et psychologiques mentionnée plus haut. Etant donné sa complexité et son potentiel de danger, cela doit etre réservé à des équipes super-formées et entretenues. Nous avons le même problème en France, à mon avis (en partie pour un problème de renouvellement de générations, en partie à cause de la libéralisation du secteur imposée par l’europe). C’est comme confier un bolide aux mains d’un pilote peu expérimenté.

      Les enseignements se feront plus tard, mais là c’est le scénario du pire qui pouvait arriver, avec dégagement de matières radioactives par le réacteur 2. La course contre la montre a été perdue. Et oui, on nous expliquera plus tard qu’elle aurait pu être gagnée, … sauf que non.

      L’onde de choc va être immense et je me range aux cotés de ceux qui parlent d’un 11 mars. Ce n’est pas sur l’arrêt du nucléaire que je pleurerai, mais la vie va devenir rapidement moins confortable et beaucoup plus chère. L’année de tous les dangers a-t-elle commencée ?

      1. « dégagement de matières radioactives par le réacteur 2 » :
        celui où il y a du MOX (avec du plutonium) ?

      2. Au fait, monsieur qui met les pieds dans le plat, vous qui ne m’avez pas pris très au sérieux, (Franche hilarité finalement ! Vaut mieux faire rire que pleurer…), mais qui avez confondu « gestion du risque » et organisation des secours, j’ai de quoi m’esclaffer. Quand l’accident survient, c’est-à-dire quand le risque se réalise, que se passe-t-il ? On bascule en mode secours, et c’est là qu’on découvre que quasiment rien n’a été prévu. Pour les accidents récurrents, (santé, bagnoles, inondations, montagne,… ) on a formé des pompiers spécialistes, mais pour tout le reste, le mode secours est synonyme d’improvisation. Non seulement c’est le parfait contraire du mode technocratique qui prétend avoir tout anticipé, mais c’est un domaine de fonctionnement où les risques, (de ne pas pouvoir porter secours), ne peuvent pas être calculés puisque les moyens ne l’ont pas été. (On retrouve la même chose dans la finance, ça va de soi.)

        Votre formidable « analyse du risque » dans l’ingénierie n’est jamais que le moyen de faire marcher les machines, un peu comme les systèmes de correction d’erreurs permettent d’améliorer les performances des communications. Elle ne va pas plus loin.

      3. Non, elle ne va pas plus loin. En effet. Mais il n’y a de triomphe pour personne, et aujourd’hui je n’ai pas le coeur de rire sur vos élucubrations de redondance, qui hier, m’avaient fait sourire. Surtout, restez spectateur : vouloir avoir raison, ce n’est pas ce qui guide les hommes d’action.

      4. @Les pieds dans le plat : « vos élucubrations de redondance » : cherchant à condenser ma pensée, il est probable que je me suis mal exprimé. Permettez que je me ré-explique : à mettre « en parallèle » plusieurs composants devant remplir exactement la même fonction, la probabilité d’avoir une panne sur l’ensemble, c’est-à-dire sur tous les composants à la fois, est évidemment beaucoup plus faible qu’une panne sur chacun d’eux. Mais cela ne change en rien le risque de panne de chaque composant, la probabilité de chacun de tomber en panne étant posée comme indépendante des autres. C’est cela qui m’autorisait à dire que : « La probabilité qu’un système tombe en panne est en effet la même qu’il soit redondé ou non » : ce n’est pas parce que vous avez disposez d’un équipement B identique à A et capable de le secourir, que la probabilité de A de tomber en panne s’en trouve diminuée. Et cela est vrai à tous les niveaux d’organisation d’un système.

        Je crois que vous avez lu « fonction » là où je parlais « système ». La probabilité qu’une (ou la) fonction d’un système ne soit pas remplie diminue en effet avec la redondance. Mais ça, je l’avais dit avant dans : « avec des systèmes redondants, (…), on ne diminue pas les risques, on en prend moins« . Comme tout ce que vous venez de lire tenait dans mes deux phrases, il est bien possible que vous ayez mal compris.

      5. La probabilité de panne d’un système redondant n’est pas égale, elle est supérieure à celle d’un système non redondé, mais sa fiabilité est plus grande (ainsi que sa dépendabilité, notion anglaise bien intéressante pour caractériser l’aptitude d’un système à survivre à des défaillances, et que ni la probabilité de pannes (le MTBF) ni la fiabilité n’expriment. Les conséquences des défaillances sont par contre minimisées, cela dépendant de la manière dont est gérée la redondance : immédiate ou pas. Ce n’est jamais une mise en parallèlle passive, il y a toujours un mécanisme. On caractérise donc les temps de transition en rapport avec la préservation de la mission et la définition d’évènements redoutés (méthode EDF). De plus, la mise en oeuvre des transitions d’un équipement vers son redondant dépend de ressources physiques (et souvent logicielles) dont on doit aussi assurer qu’elles ne tombent pas en panne. Enfin, quand on regarde les choses du point de vue fonctionnel, on préfère de plus en plus utiliser des fonctions dégradées portées par d’autres appareils, qui assurent une reprise de service minimum, sans contraindre à mettre en oeuvre des redondances toujours délicates. Et je ne parle pas des pannes de mode commun, qui font qu’un système même redondé est vulnéarble à la même panne (le carburant d’un avion par exemple).

        On peut donc opposer à votre casuistique que la redondance fait prendre plus de risques, mais aux conséquences moins graves – vous abordez les risques en absolu (on les prend ou non) sans voir qu’on ne les étudie que pour leurs conséquences, précisément pour savoir si on peut les prendre ou pas. Vous le prenez sur un plan philosophique : encore une fois, restez spectateur et ne vous engagez jamais dans une réalisation.

        Je comprends mal les écrits sur la finance. Je comprends plutot bien, voire très bien, les écrits sur l’ingénierie des systèmes.

      1. Les éléments que l’on connait sont déjà pas mal! Le feu dans la piscine de stockage des éléments de combustible usés n’a pas du arranger la radio-activité si son eau a d’abord été utilisée (piscine à sec si les éléments sont suffisament froid).

      2. Il n’y a pas probablement que les diésels qui soient en défaut, Il semblerait que les installations de pompage, canaux d’amenés, tuyauteries et pompes aient souffert du tsunami, ce qui expliquerait de plus , les difficultés pour refroidir le combustible usé déchargé lors des arrêts de tranche des autres réacteurs à côté. D’autre part, le combustible découvert rayonne à travers l’enceinte de confinement (supposée toujours intègre) et le personnel qui intervient pour restaurer le refroidissement doit prendre des doses….

    3. @ Rutily : pour ce qu’on en sait (précaution oratoire), dans les heures qui ont suivi le séisme (vendredi après-midi en Europe), une dizaine de générateurs ont été acheminés vers les sites touchés, tant par Tepco que par les Forces d’Autodéfense. Il y a eu des problèmes pour les brancher, mais cela s’est fait « assez » rapidement.

      Les difficultés rencontrées par les autorités japonaises seraient d’une autre nature : elles seraient liées au fait que le circuit de pompage de l’eau de mer, qui amène de l’eau froide dans un échangeur de chaleur, est détruit. Le résultat, c’est que même en faisant tourner les pompes, il n’y a pas moyen de refroidir l’eau du réacteur en lui faisant échanger sa chaleur avec l’eau de mer.

      La solution désespérée consiste à pomper directement de l’eau de la mer (avec des pompes rapportées sur place ?) et à l’injecter en direct dans le circuit du réacteur.

  14. Je n’avais pas d’avis sur le nucléaire, candide que je sui sur le sujet, mais là, je dois dire que j’ai froid dans le dos, la démonstration de son danger étant faite à présent ! qui peut aujourd’hui ne pas être convaincu qu’il faut remettre cette technologie en question ?

    1. Moi.

      Par contre il faut, pour ce genre de technologie, mettre en place un environnement qui le protège des comportements court-termistes et qui relègue au second rang la rentabilité financière.

      1. RUTILY dit :
        15 mars 2011 à 10:05

        Moi.

        Par contre il faut, pour ce genre de technologie, mettre en place un environnement qui le protège des comportements court-termistes et qui relègue au second rang la rentabilité financière.

        Le capitalisme bien élevé, poli et sympathique?
        Le nucléaire surveillé ( mais qui surveillera les surveillants ?),
        surtout votre incommensurable bêtise qui vous pousse accroire que ceux mêmes qui profitent à fond les manettes de cette industrie vont mettre en place » un environnement, etc… », par quelle magie?
        L’idéalisme poussé à cet extrémité est un crime, contre les enfants, les animaux, la nature qui eux de toute façons ne peuvent rien dire, même pas si l’affaire était démocratiquement traitée (et ce n’est pas le cas, nulle part.), puis pourquoi les nations voisines auraient-elles à subir les conséquences de cinglés imbus, tels une bonne partie de l’électorat français. Fiers de leur technologie, de leurs bombes mêmes, faut bien être fier de quelque chose, à part des fromages….

      2. Après tout ce n’est pas de ma faute si je suis bête, ceci dit j’ai droit à un vote comme les gens plus intelligents, et comme vous semblez vouloir étendre ce droit aux animaux, qui par définition sont bête… Que demande le peuple!

      3. « qui relègue au second rang la rentabilité financière »

        C’est justement le gros argument en faveur du nucléaire. Que reste-t-il? L’argument écologique? (ironie)

        Mais je suis d’accord avec vous. Quitte à utiliser du nucléaire, il faut que cela soit du domaine public et que cela échappe à tout raisonnement de rentabilité mesquine. On en est loin.

      4. @RUTILY : « Par contre il faut… » : ben allez-y, vous gênez pas, personne ne vous retient de faire ce qu’il faut ! Par où qu’on commence ? Par « mettre en place un environnement qui le protège des comportements court-termistes« , ou « relèguer au second rang la rentabilité financière » ?

    2. Bravo BIBLE

      Ils dépensent une fortune en développement nucléaire et en stockage et comparativement un minimum sur les innombtables resources Gratuites à notre disposition,il n’y a pas que les éoliennes Mille sabords.Évidement la cigarette est cancérigène etc etc ,ce qui est un camouflage ,demandez vous pourquoi svp?
      Ensuite je vous signale aimablement que tout les brevets énergétiques sont la propriété des groupes
      ou lobies (jconnais pas l’horto).
      Merci ,j’ai vus comment finissent ceux qui dénoncent le contrat.
      Le syndrome Chinois c’est quoi ,la chaleur supérieure au Magma?
      Me demande comment des gars on put sponsoriser un incapable Président qui fait des commentaires que si c’est moi sur le blog,je me fais censurer.
      à +

  15. Ça bouge en Allemagne.

    Nos hiérarques nous exhortent à la tranquillité, vantant la sûreté de nos installations, mais soyons honnêtes: les Japonais ont placé la barre très haut dans l’anticipation d’événements catastrophiques, pas assez haut hélas.
    Comment nos politiciens parviennent-ils à persister dans leur défaite idéologique totale?

    Si le Japon, technologiquement à la pointe prend aussi cher, nous allons vraiment nous faire mal avec nos centrales un de ces jours.

    1. Ce sont des politiciens, donc des comédiens – pas des citoyens responsables pour qui l’intérêt général compte…

  16. Je me souviens d’un documentaire dans lequel Mikhaïl Gorbatchev datait le début de l’effondrement de l’empire soviétique: La catastrophe de Tchernobyl.

    1. Pas tout à fait. Elle a démarré un peu avant, avec l’invasion de l’Afghanistan.
      Et le contre-choc pétrolier, où l’Arabie Saoudite, ‘drivé’ par les US, ont ouvert le robinet du pétrole pour inonder les cours. L’URSS étant productrice, elle s’est retrouvé avec un système économique complètement délabré, une guerre sur les bras et des ressources pétrolières en chute.
      Tchernobyl, ce fut le coup de grâce.

  17. ALERTE – G8 sur le Japon : risque nucléaire « extrêmement élevé »

    PARIS – Le risque nucléaire est « extrêmement élevé » au Japon, qui fait face à des incidents graves sur plusieurs réacteurs nucléaires, a déclaré mardi le chef de la diplomatie française Alain Juppé, après une discussion avec son homologue nippon au sein du G8 à Paris.

    http://www.romandie.com/ats/news/110315073952.ajpe30zl.asp

  18. Grace a l’information internet qui a explosé au Japon depuis le seisme,les pouvoirs ne peuvent plus dissimuler la realité et doivent avouer la gravité des faits.

    Tous les sismologues savent que la Californie risque de connaitre un evenement similaire prochainement.

    Il est temps que les USA arretent leurs centrales sur la cote Ouest avant …..

  19. Bonjour à tous.

    Je me suis toujours demandé, depuis Tchernobyl, où nous pourrions bien trouver, dans nos contrées démocratiques, les »liquidateurs » chargés des missions-suicide de réparation et autres colmatages. C’est là que j’ai tourné le dos au nucléaire, sans esprit de retour, quelque soit le prix à payer.

    En un mot, la radioactivité augmentant sans cesse dans la centrale, qui aura le courage de sacrifier sa vie, durant les mois de travail à venir, pour nous sauver ? D’autant qu’une rotation rapide des équipes sera nécessaire et, sûrement, leur remplacement pur et simple régulièrement.

    Ceci sans même parler d’une destruction du site et donc d’une extension considérable de la zone à traiter.

    1. C’est tout simple : Comme pour la guerre, une bonne propagande à une tranche de population vulnérable, avec une bonne épaisseur de mensonge, et l’apat du gain et ça passe.

      Lorsque j’étais appelé du contigent, la France embauchait pour la première guerre du golfe (opération Daguet), les tracts dans la caserne disaient «  » »A l’heure de la route du rhum et des inaccessibles Paris-Dakar, profitez de cette occasion unique pour vous engager dans une grande aventure » » »

      1. Un peu court à mon sens, et rien de comparable.
        Il suffisait de voir la tête de certains pompiers français sur le départ.

    2. Les Russes l’ont pourtant fait. Quand l’état-major de l’armée rouge a commencé à mettre en place le ballet des hélicoptères qui allaient noyer le réacteur sous les déversements de béton il a décidé que ce seraient des hommes de troupe sachant piloter qui se chargeraient de cette besogne mortelle. Les officiers russes ont refusé ce choix, considérant que cette mission leur revenait. Ils y sont tous allé, sachant parfaitement qu’ils n’avaient quasiment aucune chance de s’en sortir indemnes. La plupart sont morts aujourd’hui.

      1. La plupart des peuples n’accepteraient pas cela.
        L’exemple japonais sera a suivre, reste que cela devient de plus en plus sordide.
        A revoir : La bataille de Tchernobyl, l’histoire se répètera ?

  20. En ce moment, je ne pense qu’ à une seule chose : Le peuple japonais. Si accueillant, si gentil, qui a connu déjà tellement de drames. Un pays merveilleux avec un peuple merveilleux.
    Dieu fasse que rien de grave ne leur arrive…

    1. Un pays merveilleux avec un peuple merveilleux.
      Dieu fasse que rien de grave ne leur arrive…
      AMEN

  21. La question est maintenant la suivante : est-ce que les événements du Japon vont accélérer la débâcle financière à l’échelle mondiale. « La Banque du Japon a poursuivi mardi sa politique d’injections massives de liquidités dans le système bancaire » mais cela n’a pas empêché la bourse de Tokyo de s’effondrer. Peut-on affirmer que le Japon s’en relèvera comme l’a laissé entendre les Echos qui affirme que la reconstruction devrait stimuler la croissance ? La dette du Japon étant faramineuse et l’économie à l’arrêt, on peut légitimement s’inquiéter.
    Je pose donc la question suivante à nos experts (car je n’ai pas suffisamment de connaissances pour être péremptoire dans mes affirmations) : le séisme du Japon peut-il être considéré comme un nouvel épisode de la crise du type Lehman Brothers ?

    1. Je rejoins JT Gio et je pose la question : en cas de désastre nucléaire, qu’en sera-t-il de l’épargne des japonais ?
      N’y a -t-il pas un risque que cette épargne ne finance plus la dette d’un état qui sera jugé incompétent si la catastrophe se confirme ? Et que cette épargne ne vienne plus alimenter l’acquisition en dollar ?
      Ce n’est qu’une intuition mais pour ma part, je répondrais par l’affirmative à ces deux questions, du fait d’une rupture de confiance des japonais quant au système actuel.
      Qu’en pensez-vous, François ?
      PS : au regard des risques nucléaires, cette question est sans doute inopportune. Et pourtant, elle devrait se poser bientôt à tous.

      1. Le Japon reste l’un des premiers créditeurs mondiaux (cela paraît contre-intuitif quand on considère leur dette), à la fois en terme de bons du trésor US, d’investissements dans les entreprises étrangères, un très gros contributeur en matière d’aide aux PVD. J’imagine que la partie la plus liquide sera rapatriée en premier, le reste suivant à mesure.

      2. Les investisseurs japonais rapatrient leurs fonds. Cela pousse le yen à la hausse (ils en achètent) et devrait tendre les taux des bons US.

      3. Les 202 milliards d’euros injectés par la BoJ depuis lundi commencent à porter leurs fruits, au moins face au dollar qui est remonté un peu. Par contre le CAC est en train de suivre le Nikkei qui a plongé de 10,55 : 3,40 de chute à cette heure…

      4. @François

        “tendre les taux des bons US” : augmenter le déficit public US ? (bis). J’ai pas compris non plus.

    2. Si je peux me permettre, j’espère que le Japon ne va pas être le catalyseur de nouveaux troubles mondiaux (new war, etc..). On est aujourd’hui dans une phase de déroulement historique inconnu. On dit souvent que l’histoire se répète, mais là, le lieu, la conjonction des faits, la conjoncture international, tout est nouveau. La catastrophe est nouvelle. La centrale de Fukushima est beaucoup plus puissante que Tchernobyl et Three Miles Island, et connait une situation inédite.
      Tchernobyl est situé au milieu d’un continent, et son explosion à eu l’effet de « shutdown » concernant la fusion, malgré que tout l’uranium est parti en poussière dans le ciel.(De l’uranium, le même que dans le jardin paraît-t-il)
      Three-miles-island, pas de dispersion, mais cuve fondue et pollution massive du sol au niveau local, avec une légère impacte à plus grande échelle(150/500km?) si le sol contient de l’eau.
      Fukushima est une bombe, sur une bombe, sur une bombe, sur une bombe.
      La situation de la centrale fait de Fukushima une source de pollution majeure pour le pacifique, et pas que. Avec un réacteur au MOX ultratoxique chargé à 1000MW et les 2 autres chargés d’uranium enrichi de 700MW, je vois mal comment de simples hommes vont réussir à maintenir, si il y a fusion des cœurs (pas tous ensembles bien sûr, l’un à coté de l’autre), avec des cuves fissurées, une contamination lente de l’océan. Je m’explique, les catastrophes ne sont pas envisagées dans les cahiers des charges, le cahiers des charges est fait tout pour éviter la catastrophe, mais rien est fait pour l’appréhender au cas ou elle survient. Le point final du cahier s’arrête à : système d’urgence 1, système d’urgence 2.| Le système D vient ensuite, et s’écrit à flux tendu en fonction des évènements.
      Donc rien est prévu en cas de fusion. Si il y a fusion personne ne sera en mesure d’évacuer la boule incandescente qui va glisser dans le sol et émettre en continu des gaz et substance radioactive. Sachant qu’il suffit de creuser en bord de mer pour trouver de l’eau, si le métal en fusion atteint l’eau, il y aura dégagement de vapeurs RA, et contamination de l’eau.

      J’espère juste que la radioactivité c’est comme l’injection de liquidités, ça me permettra de l’éviter…

      1. « il pousse des dents aux poules ».
        Face à ce drame, je voulais exprimer la prise de conscience des peuples:
        Apparemment c’est raté!

  22. Il y a bien évidemment incompatibilité à s’éclairer à l’électricité nucléaire pour faire l’amour: histoire de fusion des coeurs… rires (jaunes) bien sûr!

  23. « De manière générale, il semble que la trop faible puissance électrique disponible sur le site, toujours coupé du réseau et donc limitée à des groupes mobiles soit une des causes majeurs de la difficulté à refroidir les coeurs avec l’eau de mer. Les pompes ne seraient pas assez alimentées en puissance électrique, voire utilisées de manière intermittente. »
    http://sciences.blogs.liberation.fr/home/2011/03/risque-accru-%C3%A0-la-centrale-nucl%C3%A9aire-de-fukushima.html

    Sans compter les 9 centrales thermiques ou à charbon ‘mises au tapis’.
    Coupures alternées par régions.

  24. Aujourdh’hui, Areva commence l’évacuation de tout son personnel au Japon ! Sympa les gars.

    Une représentante de la criad expliquait qu’il est insensé de vendre des centrales nucléaires dans des pays chauds où il n’y a pas d’eau pour les faire fonctionner sauf à 1/ en pomper dans les nappes phréatiques, ou 2/construire des usines de désalinisation d’eau de mer. Dans les 2 cas, si le problème est électrique en cas de catastrophe, cela pose des question insolubles en matière de sécurité…

    1. la règle actuelle était de ne pas vendre de centrales nucléaires à certains pays, comme l’Iran, parce que classés « Etat voyou »

  25. la double enceinte de confinement des centrales Fukushima d’aujourjoud’hui est la double coque du paquebot Titanic d’hier .

    1. Deux brèches de 8 mètres viennent d’être reconnues par le gouvernement japonais (France-Info).

  26. En tout cas, il est d’ores et déjà possible à ce stade, quel que soit le futur imaginable, de conclure que Tepco n’a pas « les épaules » pour gérer la crise.

    Le modèle du marché de l’énergie au Japon est celui de la concurrence complète. Ainsi, il y a au moins 2 opérateurs nucléaires (peut-être plus). Cela veut dire que les capacités d’intervention, les retours d’expérience, sont divisées par autant d’opérateurs.

    C’est ce modèle que la Commission de Bruxelles a peu à peu imposé en Europe.

    On peut au moins réconcilier la plupart des pro et anti-nucléaires sur ce point. Ce type d’énergie ne peut que souffrir dans ce modèle :
    – en repoussant les limites prudentielles au motif de la rentabilité
    – en « banalisant » la gestion du nucléaire, ce qui a pour effet de la confier à des groupes trop peu spécialisés.

    Donc sur l’agenda politique, il conviendrait d’inscrire le démantèlement de la politique actuelle, en commençant par la gestion du nucléaire.

    1. Le modèle du marché de l’énergie au Japon est celui de la concurrence complète. Ainsi, il y a au moins 2 opérateurs nucléaires (peut-être plus). Cela veut dire que les capacités d’intervention, les retours d’expérience, sont divisées par autant d’opérateurs.

      C’est ce modèle que la Commission de Bruxelles a peu à peu imposé en Europe.
      Très bonne remarque!

  27. C’est hors sujet mais pendant que le monde est comme pétrifié devant le malheur qui accable le Japon, il semble que l’occident (yes we can!) ait décidé de mettre un terme aux révolutions dans le arabe : Kadhafi ne sera pas empêché d’écraser les insurgés (combien de milliers morts au total ?), l’Arabie envoi un millier de militaires au Barhein pour mater des protestations pacifique… la messe est dite 🙁

    1. C’était la pression des opinions publiques qui poussait les Occidentaux à s’intéresser au sort des Lybiens. Maintenant que lesdites opinions ont un nouveau sujet de préoccupation, on en restera là.

    2. Sauf que les arabo-musulmans ne vont pas à la messe mais à la mosquée !
      La messe est dite, mais la caravane finira par passer, qu’on le veuille ou non.
      La détermination de ces peuples est très grande.
      L’Arabie saoudite se sent menacée, elle envoie des troupes, mais c’est un aveu de faiblesse.
      L’occident dans ce qu’il a de plus mauvais, a perdu la main ….. il s’agite, il a perdu ses repères.
      2011 c’est le début de la fin d’un monde. Ce qui se passe au japon ne doit pas être déconnecté de ce qui se passe dans les pays arabes. C’est un même monde qui s’autodétruit.

      1. pour méditation :

        Quant à l’Arabie Saoudite, elle est tout simplement dotée de la plus puissante armée du monde arabe :

        http://www.atlantico.fr/decryptage/libye-mais-ou-sont-donc-avions-arabes-54648.html

        Si la Libye ne tombe pas, l’effet domino pourrait être ralenti et on prie à Ryad, on dit même qu’on envoie quelques soutiens discrets sur place, pour que le régime de Tripoli se maintienne au moins temporairement. :

        http://www.cfo-news.com/L-Arabie-Saoudite-et-l-Espagne_a17543.html

      2. Merci pour ces références. C’est à cause de ce qu’on lit dans le lien CFO que l’Allemagne aujourd’hui a décidé de freiner court avec la Libye. Mais cela ne va pas pouvoir durer longtemps.

      3. C’est un même monde qui s’autodétruit.

        oui, d’accord, tout est lié …les cyniques sont aux manettes, mais rien ne pourra stopper ce mouvement de Peuples en marche, et qui se libèrent, ou tentent de se libérer.
        les lybiens qui résistent au tyran sont entrés dans l’Histoire, quoique l’on dise, et quelque soit l’issue.

    3. sp : je suis tout à fait d’accord avec vous. J’avais déjà dit sur ce blog mon désarroi ! C’est terrible de constater que le malheur du Japon ‘permet’ à Kadhafi d’accomplir ses basses œuvres. Par exemple sur le flux en continue du Monde.fr le Japon a remplacé la Libye. Et sa victoire probable d’ici peu de jours aura des effets terribles par son message implicite : il est à nouveau permis de massacrer les foules en révolte (cf. le Bahrein : un ‘revival’ de la doctrine Brejnev d’intervention dans les pays frères). Paradoxe d’une information en continue – avec des témoignages par vidéo et grâce à Internet – mais qui est totalement unilinéaire…
      Quant à Obama (yes we can) il faut penser à la démission du porte-parole de H. Clinton , Ph. Crowley au sujet du soldat Manning : traitement « ridicule, contre-productif et stupide« . Donc il sait et il couvre ! Je faisait partie de ceux qui avaient été surpris quand Paul Jorion a parlé de Bush 2 pour Obama. Ensuite j’ai compris ; et c’était lié à son lien avec Wall Street. Là c’est encore pire moralement car il se rapproche de W sur le plan humain…

      1. @L11
        Certes le Monde a toujours ce lien et c’est encore heureux mais ce que je veux dire c’est que ça passe en second. Je comprends ça très bien puisque moi-même je suis la situation de près… mais j’espère que ça ne va pas dédouaner les G8 ou le G20 pour ne RIEN faire…

      2. En France comme aux USA, c’est le capital, par le biais des partis,
        qui décide du moment du remplacement d’un gouvernant.
        Bush avait fait le boulot, était grillé.
        Pour continuer le boulot il fallait un acteur neuf.

        C’est comme cala que Sarko laissera la place à un « socialiste »,
        puis le « socialiste » laissera…
        Jusqu’à user tant la corde que la ficelle cassera,
        un jour proche ou lointain, cela dépend de nous….
        Une révolution, autrement dit.

  28. L’immense Prométhée, le père des hommes, chancelle.

    En grec, Prométhée signifie « celui qui anticipe ».

      1. Le système mythologique des grecs est le plus sage : il fait les dieux à l’image des hommes, plutôt que le contraire.

        Epiméthée et Prométhée sont deux frères. Epiméthée fait d’abord les conneries, sans réfléchir, puis il appelle son frère au secours. Prométhée agit alors par la ruse, voire l’escroquerie, pour rétablir la situation, en l’occurrence, sauver l’humanité en lui donnant un feu volé aux dieux.

        Décidément toujours aussi pertinents, ces mythes grecs!

      2. @Marc : « Le système mythologique des grecs est le plus sage : il fait les dieux à l’image des hommes, plutôt que le contraire » : oui, le système chrétien a « démocratisé » la vie éternelle. Mais les empereurs romains leur avaient tracé la voie, eux qui croyaient devenir des dieux après leur mort. Et les Grecs, avec leurs dieux à l’image des hommes, avaient déjà amorcé les manœuvres de ce rapprochement diplomatique.

    1. Ah, Epiméthée, c’est celui qui réfléchit après coup.
      A méditer dans l’état actuel des choses :

      Dans la mythologie grecque, Épiméthée (en grec ancien Ἐπιμηθεύς / Epimêtheús, « qui réfléchit après coup ») est un Titan, fils de Japet et de Thémis (ou Clymène), et frère d’Atlas, Ménétios et Prométhée[1][2].

      Épiméthée est le créateur des animaux: alors que Zeus s’apprêtait à faire apparaître la Lumière, il fallait embellir les divers éléments terrestres, or Épiméthée supplia que l’on le laisse faire, il réparti fort bien les qualités et défauts parmi les animaux, si bien qu’à la fin, il ne restait plus rien pour l’homme, qui se trouva donc nu et faible[3]. Il forme avec Prométhée (« le Prévoyant »), dont il est l’exacte antithèse, un couple. Cependant, après avoir combattu heureusement Zeus par deux fois, Prométhée comprend qu’il y a danger à accepter un présent des dieux. Il en avertit son frère Épiméthée, qui accepte malgré tout Pandore que lui offre Hermès et l’épouse[4][2]. Celle-ci est la première mortelle et possède de nombreuses qualités (son nom signifie « tous les dons »). Mais Hermès met dans son cœur la fourberie et lui confie une jarre ou une boîte contenant tous les maux de la terre. Pandore, dévorée de curiosité, ouvre la boîte et délivre tous les maux qui se répandent alors pour la première fois sur terre.

      1. @timiota : quel rêve vous inspire ce « pour la première fois » ? On ne le prend pas au sérieux, de nos jours, la science ayant réponse à tout, mais l’on oublie qu’il est un « pour la première fois » dans les histoires que les hommes inventent pour s’expliquer le monde, et non pas dans le monde lui-même. Autrement dit, les hommes n’ont pas toujours eu conscience de faire le mal, ou de subir les maux de la création : il fallut donc qu’ils en prennent conscience une première fois pour pouvoir en parler. Et cette première fois arriva il y a fort longtemps, lorsqu’une certaine Pandore… Si ces mythes n’avaient pas été faits d’une profonde et inébranlable logique, personne n’en aurait conservé le souvenir.

      2. Évidemment, on voit dans « Epiméthée, (…) celui qui réfléchit après coup », mais ça cache autre chose de plus intéressant, à savoir que la conscience ne vient qu’après coup. Le personnage idiot n’est qu’une enveloppe.

      3. à Crapaud Rouge,

        La conscience ne vient qu’après coup.
        Certes.
        Mais nous sommes quelques milliers d’années plus tard.
        Beaucoup d’événements ont, depuis l’origine des mythologies, bouleversé l’humanité.
        La mémoire de tout ce qui est advenu est bien alimentée et stockée, dans la tradition orale, les archives et les livres.
        Les ignorants qui sont au pouvoir et qui n’ont, du fait de leur ignorance entretenue, aucune capacité stratégique ne s’appuient pas sur l’histoire.
        C’est comme si l’histoire n’avait jamais existée et que seuls les modèles mathématiques d’experts appointés pouvaient contenir la vérité du monde et des actions humaines.
        C’est un autre aspect de la fin de l’histoire.

  29. le bore sert à « empoisonner » le réacteur.
    il accapare les neutrons des réactions qui ne servent plus à la fission du combustible.
    c’est forcément de l’iode 131 et du césium 137 qui ont été dégazés dans l’atmosphère lorsque qu’ils ont relaché la pression comme ils disent.
    c’est l’iode 131 qui est le plus nocif pour la santé à court terme.
    c’est pour cela que préventivement l’on absorbe de l’iode.
    les doses ne sont pas négligeables : elles correspondent en une heure à ce qui est admis pour un travailleur du nucléaire pour une année c a d à peu près que l’on reçoit 10 00 fois plus dans ces conditions que habituellement dans une année pour un travailleur du nucléaire (on admet encore un rapport 20 pour les civils c a d que cela ferait 200 000 fois plus).
    d’où les évacuations de personnels.
    dit autrement un personnel peut travailler 12 heures et il a sa dose pour l’année.
    en toute rigueur il ne peut plus s’approcher sans atteinte pour sa santé.

  30. A Fukushima Daini (l’autre centrale), Tepco annonce que les quatres réacteurs sont refroidis à moins de 100 degrés, et la pression est réduite.

    Toujours cela de pris…

  31. Et bien sûr pendant ce temps la Grande Crise continue… car TOUT est lié.
    Et c’est le grand intérêt de ce blog que d’ouvrir à la complexité.

    Une question aux spécialistes : on voit que le cours intraday de la bourse de Paris a des zones parfaitement droites qui relient les courbes fractales, donc en fait sur 20 minutes environ pas cotations. Il y a eu des incidents de ce type dernièrement.
    Cela signifie-t’il quelque chose ? Naïvement : on essaie de ralentir la chute??

  32. @François Leclerc

    « 1. Quels sont les radio-éléments qui ont été et vont devoir encore être rejetés dans l’atmosphère ? Quand est-il en particulier de l’iode-131 et du césium-137, qui sont tout particulièrement toxiques ? »

    (Détail) : vous vouliez sûrement écrire : qu’en est-il… etc…

      1. sur METEO CONSULT
        Comment prévoir la direction des flux radioactifs ?
        L’incertitude est au plus fort puisque très peu d’information sur le niveau de radioactivité présent à la source est disponible.
        Or, pour calculer correctement la propagation et la dispersion du nuage radioactif il faut, comme pour toute modélisation, intégrer la source (quantité, teneur, durée de l’émanation). Ensuite, vient le calcul à partir des contraintes météo en altitude (humidité, vents, mouvements verticaux, intensité des précipitations), non seulement autour de la région d’émission mais aussi, jour après jour, sur une zone d’autant plus vaste que le nuage radioactif s’éloigne de son point d’origine.
        Il est de toute façon évident que des poussières radioactives s’échappent des centrales accidentés. On apprend d’ailleurs que la septième flotte américaine a temporairement repositionné ses navires et ses avions, pour les éloigner de la centrale de Fukushima.
        METEO CONSULT suit donc l’évolution de la situation météo pour déterminer quelles sont les zones menacées. Il faut surveiller en particulier les vents qui transportent les poussières radioactives et les zones de pluie qui les font retomber au sol.
        Ce mardi : temporaire aggravation
        Après des vents d’ouest qui poussaient les poussières vers le large, c’est un faible flux de nord à nord-est qui s’installe sur l’île principale du Japon. Quelques pluies concerneront la partie centrale de l’île. Jusqu’à cet après-midi, on conservera donc une situation propice à la diffusion des polluants vers Tokyo et à leur retombée.
        Cette situation critique ne durera pas et le vent retournera progressivement au nord-ouest, repoussant la menace au large des côtes. Toutefois, d’ici ce soir, les niveaux de radioactivité pourraient nettement augmenter en limite sud de la zone de Fukushima.
        -Ce mercredi : les polluants vers le large
        Le système dépressionnaire est complexe, mais il se maintiendra au nord de l’île. Cela aura pour effet de générer un flux de nord-ouest fort à proximité et dans le sud des centrales nucléaires. Malgré quelques averses, les retombées devraient être moins menaçantes. En effet, le fort vent, ainsi que son orientation, dissiperont les rejets radioactifs vers la mer.
        -La menace se précise en fin de semaine
        Si la situation reste difficile à proximité des centrales nucléaires à partir de vendredi, la plus grande prudence sera alors de rigueur. En effet, un anticyclone se centrera sur le Japon, avec pour conséquence un vent quasiment nul. Une situation d’inversion pourrait se mettre en place, et emprisonner la radioactivité dans les basses couches. Ce scénario serait alors particulièrement dangereux pour les zones proches de Fukushima.

    1. vent … la taille du panache si le vent venait à tourner …
      http://www.spiegel.de/wissenschaft/natur/bild-750835-191816.html
      Metéo consult: « Ce mercredi matin, selon les autorités japonaises, le taux de radioactivité mesuré à Ibaraki, au nord de Tokyo, serait 300 fois supérieur à la normale. Ce matin, la neige est venue compliquer les opérations de secours dans les régions situées du nord-est du Japon touchées par le tsunami (Iwate, Miyagi et Fukushima).
      Mercredi et jeudi : les polluants sont repoussés vers le large
      Après les conditions météorologiques critiques de ce mardi (puisque les vents faibles et les pluies étaient propices aux retombées des poussières radioactives sur le centre de l’île principale Honshu), le système dépressionnaire complexe s’éloigne vers le nord-est et permet l’établissement d’un flux de nord-ouest fort à proximité et dans le sud des centrales nucléaires. Malgré quelques averses, les retombées devraient être moins menaçantes. Le vent fort repoussera les rejets radioactifs vers la mer.
      La menace revient à partir de vendredi
      Si les rejets persistent, la situation redeviendra encore plus dangereuse. En effet, un anticyclone se centrera sur le Japon, avec pour conséquence un vent quasiment nul et une stabilité de la masse d’air qui emprisonnera la radioactivité dans les basses couches. »

  33. « 2. Quelle est l’origine de l’incendie qui a affecté le réacteur n°4 et quelles installations ont été précisément touchées ? »

    Il semblerait que ce soit le refroidissement de la piscine qui n’est plus assuré.

    5. Quelle est l’évolution de température, pression et niveau d’eau pour chacun des réacteurs ?
    Sous «contrôle», ça se stabilise ? ou Hors contôle, instable ?

    NB Mise à jour n°15 (mardi 10h34) (et non 13)

  34. 11h45 : les ouvriers au front en danger. « La radioactivité à laquelle sont exposés les ouvriers (qui travaillent sur la centrale de Fukushima) est très élevée », a déclaré le président de l’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN). « Nous sommes dans des doses extrêmement élevées », a-t-il ajouté, elles sont même « toxiques », a renchéri Agnès Buzyn. « Nous pensons qu’il y a un impact, à la fois pour l’environnement et pour les populations alentours », a-t-elle précisé.

    Source Europe 1

    1. Conditions de travail (extrait)

      [Annie Thebaud-Mony , chercheuse à l’Institut national de la santé et de la recherche médicale – Inserm , explique dans une étude sur le sujet que la garantie de sûreté « passe par la réalisation d’opérations de maintenance dans le cœur même des installations nucléaires, là où la radioactivité constitue un risque permanent pour toute intervention humaine. Pour prévenir le risque d’accident pouvant entraîner des irradiations massives, il faut donc – et c’est la contradiction – exposer aux rayonnements ionisants des travailleurs chargés de ces opérations de maintenance ».

      « Intermittents du nucléaire »

      Là réside une des contradictions majeures auxquelles ont à faire face les dirigeants de l’industrie nucléaire, poursuit-elle : « la sûreté nucléaire dépend de la qualité des opérations de maintenance dans lesquelles l’intervention humaine est irremplaçable Mais en même temps, plus les centrales vieillissent, plus les risques d’irradiation et de contamination augmentent, ce qui accroît l’exposition potentielle des personnes chargées de ces interventions ».

      Annie Thebaud-Mony relate également « l’intense précarisation des emplois et donc du suivi médical » de ces personnels, qui restent « invisibles » aux yeux des donneurs d’ordre. « Les situations fréquentes de cumul de risques chez les intermittents du nucléaire, rendent particulièrement aléatoire la mise en évidence de pathologie spécifiques liées aux faibles doses de rayonnements ». En revanche, « cette invisibilité socialement construite permet aux autorités sanitaires françaises, comme dans le cas de l’amiante, de ne pas considérer les conséquences de cette situation comme étant préoccupantes du point de vue de la santé publique », conclut-elle.]

      Source http://www.novethic.fr/novethic/entreprises/ressources_humaines/conditions_de_travail/centrale_fukushima_interventions_extremes_employes/133205.jsp

    1. Der Speigel parle de trous dans « les parois » du réacteur, sans préciser de quelle enveloppe il s’agit. Il peut s’agir du bâtiment externe.

      1. Le Financial Times (Deutschlan) parle de : Erste Reaktorhülle bricht

        Dans le même article on parle ensuite de « Außenwand des Reaktorgebäudes » (donc plutôt le bâtiment) où il y aurait 2 trous de 8 m2, ce qui de donne pas vraiment de sens à être relever, vu le reste…

        Ou alors il s’agit bien des parois du coeur du réacteur qui en aurait peut être deux et dont l’extérieure serait endommagée (ce qui me semble plus logique)

        Quelqu’un peut vérifier?

      2. selon N-TV.de:
        Liveticker
        14.16 Uhr
        +++ Medien bereiten Japaner auf Verstrahlung vor +++

        Nach dem schweren Erdbeben und weiteren heftigen Nachbeben wächst die Angst vor einer atomaren Katastrophe in Japan. Das Kernkraftwerk Fukushima 1 ist stark beschädigt. In Reaktor 4 klaffen große Löcher in der Wand, in Reaktor 2 bricht die Schutzhülle nach einer Explosion. In mehreren Reaktoren droht eine Kernschmelze. Es werden immer höhere Strahlungswerte gemessen. Die Zahl der Opfer steigt weiter.

  35. L’Autorité de sûreté nucléaire estime que l’accident survenu au Japon est de niveau 6
    Selon le président de l’agence française, « il est tout à fait clair » que l’accident de la centrale de Fukushima a atteint le niveau 6 de gravité sur l’échelle internationale. Le niveau 7, dernier de cette échelle, a été atteint une seule fois, lors de la catastrophe de Tchernobyl, en 1986. (Reuters)

    1. Le réacteur 4 est celui où la piscine de combustible usé a pris feu. Dans ce bâtiment, le coeur n’a pas (encore?) fondu car le réacteur était en maintenance lors du tremblement de terre. Les trous en question sont dans l’enveloppe extérieure.

      1. Au temps pour moi 😉 Il n’y a pas de combustible dans le coeur des réacteurs 4, 5 et 6. Il a été déchargé pour permettre la maintenance et stocké dans une piscine adjacente. Mais le niveau d’eau dans ces piscines diminue, en manière telle que le combustible usagé du réacteur 4 s’est retrouvé à l’air et a pris feu.

  36. L’enceinte n° 2 est fichue ? Je me rappelle pourtant que lors de l’accident de Tchernobyl, les experts qui passaient en boucle nous expliquaient sans désemparer que chez nous, c’était plus sûr, qu’on avait cette enceinte qui protégeait contre les rejets…

    1. « Un expert est une personne qui saura vous dire demain pourquoi ce qu’il a prévu hier ne se produit pas aujourd’hui. »

      Sérieusement : Les ingénieurs ne racontent pas de bétises, c’est vous qui leur accordez trop de crédit.

      Ils ne remettent jamais en cause leur choix, et en bout de course, passeront la responsabilité à un autre (consommateur, politique), mais eux n’ont fait que ce qui leur était demandé.

      La question du nucléaire n’est pas technique.

  37. Bon ben moi j’ai envie de dire, avec « la communication directe du combustible en fusion et l’atmosphère », qu’on est passé au niveau 7.
    Appelons un chat, un chat, et Fukushima va devenir le nouveau Tchernobyl.
    Question : y aura-t-il assez de volontaires pour se suicider à colmater le réacteur n°2, mais surtout à continuer à travailler sur les 3 autres réacteurs, pour ne pas obtenir 4 x Tchernobyl ?
    (sans parler du MOX)
    Et puis, au niveau de la population concernée, je me suis amusé à faire un nuage de la taille de celui de Tchernobyl, autour : ce n’est plus une centaine de millions de gens qui est concernée, mais plutôt un milliard…. Youhouuuu ! C’est la fête !!!!
    La bonne nouvelle, c’est que l’Europe va pouvoir récupérer sa capacité de production, à moyen terme…………… Cynique, moi ? Noooooooonnnn………..

  38. archive émission archimède, Arte, novembre 2001
    titrée « faire la pluie et le beau temps

    Viktor PETROV :
    « Cela a été nécessaire à Tchernobyl, par exemple. Dans un rayon de 30 kilomètres, nous avons détruit les nuages avec une poudre à forte dispersion, afin d’éviter les retombées. Mais dans la plupart des cas, nous poursuivons l’objectif inverse : nous augmentons la quantité de précipitation dans des régions où il ne pleut pas assez.Notre technique actuelle d’intervention nous permet de provoquer jusqu’à deux fois plus de pluie par rapport à ce que les nuages produiraient naturellement.En moyenne, nous sommes capables d’augmenter les précipitations de 30 %. Mais nous avons déjà obtenu des résultats nettement supérieurs, comme en 1999 au Portugal. »
    Malheureusement, cette technique ne fonctionne pas toujours.
    ..  »
    http://archives.arte.tv/hebdo/archimed/20011120/ftext/sujet4.html

  39. Après tout ce n’est pas de ma faute si je suis bête, ceci dit j’ai droit à un vote comme les gens plus intelligents, et comme vous semblez vouloir étendre ce droit aux animaux, qui par définition sont bête… Que demande le peuple! @Rutily
    Bof! qui a dit « faute » ? Ne confondez-vous pas avec : fait. « Après tout ( après quoi ?) c’est mon fait..; »
    Je n’ai nulle part ne serait-ce pensé à élargir le « droit de vote », d’où tenez-vous cette imputation ,
    Quant aux animaux qui sont « bêtes » ce n’est pas leur FAUTE, c’est certains hommes qui mesurent cela, c’est un FAIT.
    niveau 5 ou 6,
    catastrophe ou accident ?
    échelle de la douleur et de la mort dans l’âme ?
    Violence du chagrin, morsure des regrets;
    I go back to my darkness,
    Bonne continuation aux contributeurs de ce blog;
    à ceux qui savent, souhaitent et pensent que c’est impossible, c’est pourquoi nécessaire.
    Aux autres : amusez-vous bien.

  40. Les piscines contenant le fuel nucléaire usagé pourraient en fait être largement plus problématiques que les problèmes au coeur:
    http://www.nytimes.com/2011/03/16/world/asia/16fuel.html?hp
    Si les piscines s’assèchent et que le fuel prend feu, il pourrait dégager dans l’atmosphère des quantitiés très importantes de matériaux très radioactifs. Une étude américaine sur un même type de réacteur avait conclu que dans ce cas, on aurait:
    -100 morts immédiats
    -138 000 morts à plus long terme (dans un rayon de 800kms)
    – des retombées radioactives substantielles dans un rayon de 3000kms
    – des dégâts évalués à 550 milliars de dollars (mais qu’est-ce que cela veut encore dire, et même si on pense que l’exercice a un sens, l’incertitude sur ce chiffre doit être énorme)

    Le fait que la salle de contrôle soit maintenant contaminée rend encore tout accident autrement plus probable…

    C’est proprement horrible ce qui se passe au ralenti là-bas.

    1. Le feu semble fort heureusement éteint, il faut espérer que la piscine n’est pas endommagée ou qu’elle est réparable. Si on est dans ce cas on pourra la remplir d’eau de mer.

      Le feu a duré presque trois heures, c’est sans doute ce feu qui a augmenté considérablement la radio-activité sur le site (d’ou mon inquiétude exprimé au N° 16). La presse rapporte que l’ASN a dit que l’enceinte est endommagée, mais en réalité l’ASN dit « probablement » et elle le déduit du niveau élevé des radiations : un autre hypothèse possible est que cela vienne de ce feu.

      1. On peut lire ça et là, que ce qui a explosé par trois fois contiendrait des barres de combustible usagées qui sont mises à refroidir pendant plusieurs années dans des piscines au dessus des enceintes de confinement. Les « 50 courageux » sont probablement plutôt gérés par leur hiérarchie comme des robots humains cf l’autre nom des « liquidateurs » de la bataille de Tchernobyl… c’est révoltant. A cette heure, la piscine assêchée du réacteur 4 s’est rallumée…

  41. Alleluia, nous sommes sauvés : « L’opportunité d’organiser des tests de résistance des centrales nucléaires européennes à la suite des accidents au Japon est envisageable et sera débattue mardi lors d’une réunion d’urgence convoquée par la Commission européenne » (dépêche d’agence).

    Des tests qui seront aussi sérieux que les stress tests des banques…

  42. 15 mars 14h00: La chancelière allemande Angela Merkel a annoncé mardi la fermeture immédiate, pour trois mois, des sept réacteurs nucléaires les plus anciens du pays, après l’accident nucléaire au Japon (AFP).

    15 mars 13h00: Le niveau de radioactivité a augmenté mardi à Tokyo, où il était dix fois supérieur à la normale, selon la mairie.

    Source : Greenpeace

  43. L’incertitude dont il faut le plus tenir compte, c’est où et quand aura lieu la réplique de niveau 8 (sa probabilité de se réaliser est 99,9%).
    Si elle arrive avant la reprise de contrôle (refroidissement, confinement, etc…) des réacteurs, je pense que c’est plié pour les 3000kms d’Asie autour du Japon….
    Et je sais pas pourquoi, sur ce coup-là, je ne suis pas très optimiste. Parce que même des répliques plus faibles (6 ou 7(!)) suffiraient, à mon sens, à réduire à néant tout espoir de stabiliser / récupérer la situation…..
    De toute façon, toutes les compagnies étrangères font évacuer leurs personnels du Japon, et la population de Tokyo commence à migrer vers le sud de l’île…….

    Bon, il faut toujours voir un côté positif à une situation : quand ça va péter grave, plus aucun gouvernement occidental ne pourra prétendre maintenir un programme nucléaire sans perdre les prochaines élections….Soyons optimiste, on va enfin passer à une société solaire/éolienne/géothermique……….

    1. Soyons optimiste, on va enfin passer à une société solaire/éolienne/géothermique……….

      Du moins les survivants – qui n’auront pas de cancers !
      J’en ai mal au ventre, ma fille est née il y a 9 semaines…

  44. « Un incendie s’est déclaré dans un bâtiment du réacteur N°4. Il a été maîtrisé. Le problème ne concerne pas le réacteur lui même, qui était à l’arrêt avant le séisme et le tsunami, mais la piscine de stockage des combustibles usés. Les Japonais ont manifestement sous-estimé les conséquences de l’arrêt du refroidissement de cette piscine depuis le tsunami. L’eau a trop chauffé. Et cette piscine devient désormais une crainte majeure de voir une nouvelle source de radioactivité importante, car l’incendie aurait détruit certaines partie du batiment. Pour l’instant, toutefois, l’Agence japonaise ne parle que de la possibilité que cette émission se réalise. Cela peut vouloir dire que si les combustibles sont dénoyés dans les heures ou jours qui viennent, on ne pourra pas empêcher l’émission vers l’atmosphère de produits de fission gazeux et volatils (xénon, krypton, césium-137 et iode-131). »

    Source : http://sciences.blogs.liberation.fr/home/2011/03/japon-laccident-nucl%C3%A9aire-passe-niveau-6.html

  45. François Fillon annonce un contrôle des mesures de sureté de chaque centrale nucléaire française.
    Un premier recul.
    Multiplions toutes les formes les plus variées d’actions contre le capitisme mortifère.

    1. Vue la situation (Japon + importance du nucléaire pour l’économie française), que peut-il dire d’autre? De plus, phénomène de « Marketing politique », à un an des élections françaises…

  46. Le tremblement de terre qui a frappé vendredi le Japon a été si puissant qu’il a modifié la planète. Résultat d’un mouvement de cisaille entre deux plaques tectoniques (Pacifique et Amérique du Nord), le séisme était de magnitude 8,9 ou 9 selon les mesures, un record pour le pays. La catastrophe aurait déplacé l’île principale japonaise (Honshū) de 2,4 m, et aurait modifié l’axe de rotation de la Terre de dix centimètres.
    Pour mesurer le déplacement des terres nippones, les experts de l’institut de géophysique américain (USGS) ont utilisé des données satellites. « Nous savons qu’une station GPS a bougé de 2,4 m et nous avons vu sur la carte de l’Autorité japonaise d’information géospatiale (GSI) que ce déplacement correspondait à un glissement de la masse terrestre de la même ampleur », a expliqué un porte-parole, interrogé par CNN. Habituellement, la plaque Pacifique grignote 83 millimètres par an sur la plaque nord-américaine.
    Autre conséquence du séisme, l’axe de rotation de la Terre aurait été déplacé de dix centimètres, selon des résultats préliminaires de l’Institut national italien de géophysique et de vulcanologie (INGV). Si c’était confirmé, cela n’impacterait pas fondamentalement le rythme de vie de la planète, puisque les journées ne seraient allongées ou réduites que de quelques millionièmes de seconde. Les séismes importants ont souvent des répercussions sur la planète, comme celui de 2010 au Chili ou de 2004 à Sumatra. Le tremblement de terre d’Haïti, en 2010, était, quant à lui, plus faible que certaines répliques du récent séisme au Japon, selon l’USGS.

    1. Mais l’article est à prendre avec des pincettes, surtout pour l’analyse des couleurs d’explosion. Dans les commentaires, certains démontent, vidéos à l’appui, toute l’analyse de l’article….

  47. Paris anticipe « l’arrivée éventuelle » d’un nuage radioactif à Saint-Pierre et Miquelon.

    La France se prépare à « l’arrivée éventuelle » d’un nuage radioactif à Saint-Pierre et Miquelon avec des mesures de prévention « compte tenu des rejets massifs attendus », a affirmé mardi la ministre de l’Ecologie Nathalie Kosciusko-Morizet.

    http://www.romandie.com/ats/news/110315153252.p6mty143.asp

    1. @BA
      Et Il parait qu’à Paris des personnes demandent des comprimés d’iode dans les pharmacie, ça devient du délire……

    2. Ça a quel goût les pastilles d’iode ? Juste pour savoir hein.. Car à ce train là.. On va en trouver au rayon assaisonnement. De l’iode spécial poisson, spécial viande rouge, etc.. Hum.. Qui fabrique ça d’ailleurs ? Ils sont en bourse ?

  48. entendu ce matin sur FRANCE INFO.

    le responsable d’une centrale nucléaire assure que les études sismiques du site retiennent le plus gros tremblement de terre depuis mille ans et que,
    par mesure de sécurité on double sa puissance pour avoir de la marge.

    résumons :
    on prend un seisme de magnitude 6 (par exemple),
    on double sa puissance
    on a donc un réacteur nucléaire français qui résiste à une magnitude 6,2

    si je ne m’abuse, en changeant de magnitude (de 6 à 7 par exemple) on multiplie la puissance par 10 !!!

    on est les meilleurs.

    1. Dans les années 70 les codes numériques et la puissance des ordinateurs étaient insuffisants pour pouvoir calculer les fréquences propres des bâtiments et en particulier des centrales nucléaires. J’ai entendu dire que lorsque ces calculs ont été faisables on s’est aperçu que pour une centrale au moins (Fessenheim?) la fréquence propre fondamentale était très proche de la fréquence des tremblements de terre dans la région (et il est bien connu que, dans les cas de résonance, des causes relativement petites (3 ou 4 sur l’échelle de Richter) peuvent avoir de grands effets). Quelqu’un confirme?

  49. on a enfin une petite idée de la dose et ce n’est pas rassurant.
    400 mSV/h c’est énorme.
    combien de temps ces gens sont-ils restés sur place ?
    ça fait froid dans le dos de penser qu’ils ont été sacrifiés par les autorités pour ne pas affoler le reste de la population !!!

    1. @ Hervé
      C’est 20 fois la dose annuelle pour un travailleur professionnellement exposé et ils ne restent pas sur place « pour ne pas affoler la population » , mais pour essayer de rétablir le refroidissement….

      1. non je parle des gens exposés autour de la centrale (voir l’express).
        autant un travailleur du nuc sait ce qui l’attend et fait en conséquence et gère aussi son temps en conséquence un civil ne le sait pas.
        c’est en cela que c’est criminel.
        c’est parce que le lien que j’avais mis n’est pas apparu.
        mais là je crois que l’on atteint des sommets dans la désinformation, c’est encore pire quand on saupoudre et je pense que c’est fait pour.

        bonne soirée à tous

  50. Mais non! Ils n’ont pas été sacrifiés, ceux de Tchernobyl oui, puisque l’Ukraine était alors communiste, donc par définition, pour certains intervenants des commentaires, en pays communiste, les notions de devoir, de civisme n’existaient pas . Les japonais non, on ne les sacrifie pas, ils sont volontaires, voyons! et en plus bien payés certainement! C’est les actionnaires de l’ opérateur qui doivent être à plaindre. Ce sont eux les vrais héros, pensez, leurs actions se sont effondrées!

  51. Le monde live:

    Le commissaire européen à l’énergie, Günther Oettinger, qualifie l’accident nucléaire au Japon d' »apocalypse », estimant que les autorités locales avaient pratiquement perdu le contrôle de la situation dans la centrale de Fukushima. « On parle d’apocalypse et je crois que le mot est particulièrement bien choisi », a-t-il déclaré devant une commission du Parlement européen à Bruxelles. « Pratiquement, tout est hors de contrôle », a-t-il ajouté. « Je n’exclus pas le pire dans les heures et les jours à venir ».

  52. dépêche le monde
    « Le commissaire européen à l’énergie, Günther Oettinger, qualifie l’accident nucléaire au Japon d' »apocalypse », estimant que les autorités locales avaient pratiquement perdu le contrôle de la situation dans la centrale de Fukushima. « On parle d’apocalypse et je crois que le mot est particulièrement bien choisi », a-t-il déclaré devant une commission du Parlement européen à Bruxelles. « Pratiquement, tout est hors de contrôle », a-t-il ajouté. « Je n’exclus pas le pire dans les heures et les jours à venir ».

  53. Bonjour,
    « Stress test du blog » , on dirait qu’ il y a problème technique, les 181 commentaires, ils ne sont pas tous visible non?
    amicalement,

    1. Tous les commentaires ne portent pas un numéro : si vous répondez à un commentaire, votre post est lié au numéro du commentaire auquel vous avez répondu, mais il est bien comptabilisé comme un commentaire supplémentaire.

  54. Quelqu’un sait comment le plutonium se comporte dans l’air ? Quelle forme il prend à partir d’une fusion du MOX ? Et si on à une chance que les « particules » restent dans une zone proche de leur émission ?

    1. on le sait depuis hiroshima et nagasaki et c’est pas beau.
      de toute façon le nuc c’est jamais bon, uranium ou plutonium.
      maintenant le sort des gens est entre les mains de la météo.

  55. Puisque cela semble foutu, ne peut-on rien faire pour sauver les enfants, la population ? Que fait la communauté internationale ? Allons rester spectateur passif ? Comment réagir ?

    1. Allez demain … peut’être que demain sera un jour nouveau … Ou peut’être que la réalité n’est pas si noire … Les Japonais se battent. Il faut essayer de se se mettre a leur place et Il faut leur faire confiance . Le Japon est la 2éme ou la 3éme puissance économique mondiale . Ils ne sont pas arrivés à ce stade sans savoir faire technique et humain .
      Je suppose qu’ aprés 4 jours de tremblement de terre , Tsumani , catastrophe nucléaire en vue , et autres conséquences , ils doivent avoir besoin de réconfort , d’aide , même s’ils ne le vous demanderont pas.
      Je pense que la communauté internationale est aussi démunie que le Japon en face de ces évènements ( Ce sont les mêmes techniques , et en partie les nôtres qui sont appliquées là-bas).
      Allez Demain , faites leur confiance … Ils ont des enfants , ils s’en occuperont !
      Mais demain … Ne cautionnez plus ce système ce système par votre bulletin de vote.
      Merci.

    1. même s’ils ont raison sur bien des points, et probablement celui-là, j’ai, depuis peu, comme un doute vis-à-vis de greenpeace, que l’on n’a étonnement pas vu « sur le pont » pour la catastrophe industrielle provoquée par BP dans le golfe du Mexique =) il faudrait donc rechercher qui sont les actionnaires de Green-Peace ?…car là cela devient gênant, et nettement moins « pur » qu’il ne le semblait auparavant !

      si les contre-pouvoirs sont financés par les firmes, ou, ont des membres des firmes dans leur conseil d’administration, le Système est encore plus « vérolé » qu’il ne semblait ( ce qui paraissait impossible !).

      1. Jean-Claude Jaillette (journaliste Marianne entre autres), dans son bouquin sur les OGM évoque un gros deal avec GreenPeace et s’étonne notamment du silence de GreenPeace USA sur les OGM, fort répandus aux USA.

        Il donne des arguments assez convaincants (mais pas absolus) sur un deal de greenpeace france (ou Europe ?) du genre où le gouvernement dirait « on vous laisse l’os des OGM à ronger (au grand dam de l’INRA) mais vous nous faits pas trop de buzz sur le nucléaire, vu comme que on est parti dedans nous les français (lire : nous le CAC 40, nous le CEA, nous le Corps des mines).

        A creuser, mais on n’est plus dans la conviction simple et entière des René Dumont, hélas.
        (Qui n’excluait pas de tenir compte d’un monde « complexe »)

      2. Greenpeace montre aussi des atermoiements suspects en ce qui concerne la question de l’exploitation des gaz de schistes en France. Idem pour le WWF et FNE….

      3. Merci, je viens de voir vos réponses.

        Toute entreprise humaine, même de bonne foi, au départ, qui prend une échelle « industrielle », avec les structures y afférant, devient « suspecte » …et perd son but initial de « lanceur d’alerte » …
        de contre-pouvoir …ou du moins, tout est « brouillé », et il faut trier …

        Fatigue.

  56. Günther Oettinger, commissaire européen à l’énergie, a estimé que les autorités japonaises avaient pratiquement perdu le contrôle de la situation à Fukushima.

    Mais peut-on contrôler l’imprévu? C’est plutôt notre civilisation probabiliste qu’il faudrait blâmer!

    Même en ayant tablé sur une vague de 10m, il est parfaitement possible qu’une de 20m vienne ôter le contrôle de la situation aux autorités japonaises…

    Les autorités japonaises n’ont ni autorité ni contrôle sur la nature! Les autorités allemandes ou françaises non plus!

    Les autorités japonaises n’ont ni autorité ni contrôle sur une catastrophe industrielle! Les autorités allemandes ou françaises non plus! Ni les américaines avec BP!!!

    La seule autorité que possèdent les hiérarques pourrait s’exercer sur les marchands techno-probabilistes…

  57. ASSEMBLÉE NATIONALE (09 novembre 2009) : PROPOSITION DE RÉSOLUTION tendant à la création d’une commission d’enquête relative aux dysfonctionnements du secteur nucléaire en France,
    http://www.assemblee-nationale.fr/13/propositions/pion2059.asp2

    Les incertitudes de la filière EPR
    Stocks découverts sur le site de Cadarache
    Déchets exportés en Sibérie
    Sûreté des centrales
    Droit à l’information
    Difficultés financières du secteur (emprunt et investissements étrangers)
    Afrique et droits de l’homme
    Espionnage

  58. Un détail pour illustrer Gorbatchev, qui restera
    un grand homme.
    Tchernobyl a été un déclencheur et un accélérateur.
    Dans les premières heures de Tchernobyl, il a été trompé
    par toute une chaine d’information politisée.
    La vérité ne passait pas et, peut-être, le filtre de l’idéologie
    était si « efficace » que l’approcher était devenu impossible.
    A partir du moment où des bribes de vérité sont apparues,
    il s’est dit en lui-même que le « système »
    n’ était pas réformable et qu’il ne méritait pas d’être sauvé.

    Peut-on espérer une prise de conscience analogue, au moins
    pour ce « système » libéral ?
    Il ne « marche » pas. C’est une évidence.

    1. Mais si il marche!

      Trop cruellement à mon goût mais il fonctionne parfaitement!

      Jusqu’où devrons-nous pousser le curseur de la cruauté et des sacrifices pour s’affranchir de notre civilisation actuelle?

  59. À voir :

    Gazette spéciale d’@rrêt sur images

    « Avec la catastrophe japonaise, ressuscite dans la fièvre le débat français sur le nucléaire. Débat de sourds qui se poursuit depuis quarante ans, l’arrogance des nucléocrates et l’angoisse de la population se nourrissant l’une de l’autre.

    Comment, dans quelles circonstances, l’Etat a-t-il décidé, un beau matin des années 70, de faire plonger la France dans le « tout nucléaire » ? La réponse est déconcertante: dans l’urgence, et l’indifférence totale de la population. Il faut ré-écouter l’ancien directeur général d’EDF Marcel Boiteux raconter comment, en 1974, le gouvernement l’a sommé de déterminer en quelques heures, pas davantage, combien de centrales EDF pouvait construire. Il faut entendre le Premier ministre de l’époque, Pierre Messmer, nous expliquer benoîtement pourquoi le débat devant le Parlement est passé à l’as.

    En 1999, dans un documentaire d’ Arrêt sur images (France 5), nous avions interrogé tous ces acteurs du non-débat français.

    Nous avons voulu que vous puissiez aujourd’hui, même si vous n’êtes pas abonné, REVOIR CETTE ÉMISSION D’INTÉRÊT PUBLIC . Elle est là. (1)

    http://www.arretsurimages.net/contenu.php?id=3827

    Savez-vous que vous pouvez aussi, si vous êtes abonné à Free, regarder cette émission, comme toutes les émissions de notre site, sur votre écran de télévision ? Notre chaîne, arretsurimages.tv (2), est diffusée sur le canal 94 de votre Freebox. Les programmes sont ici (3). Pour vous abonner, c’est très simple: toutes les explications sont données ici (4). Exceptionnellement cette semaine, cette émission sur le nucléaire sera diffusée tous les soirs à 19 heures 30, à partir de ce soir, mardi. »

    Daniel Schneidermann

    1. La réponse est déconcertante: dans l’urgence, et l’indifférence totale de la population. Il faut ré-écouter l’ancien directeur général d’EDF Marcel Boiteux raconter comment, en 1974, le gouvernement l’a sommé de déterminer en quelques heures, pas davantage, combien de centrales EDF pouvait construire.

      Pour avoir été militant anti-nucléaire le temps d’une manif à Creys-Malville, et pour être resté anti-nucléaire sans n’avoir jamais milité, les évènements me culpabilisent un max. Cependant, je suis scandalisé qu’on invoque « l’indifférence totale de la population » sans parler des causes.

      La population s’est retrouvée face à « la raison d’État« , et au lobby du nucléaire civil et militaire, qui n’avaient aucun intérêt à étudier toutes les conséquences fâcheuses de leurs choix.

      La même chose est en train de se répéter actuellement avec les gaz et schistes bitumeux : mais il est clair que la population ne peut rien faire. Protester, oui bien sûr, protestons, pétitionnons, manifestons, etc : pendant combien de temps ? Avec quelles forces ? Et que signifie une manif, même de 100.000 personnes ? Que la population est « contre » ? Ben oui, elle est contre, et alors ? Elle peut se tromper la population. La population ne peut rien faire de positif, et elle ne devrait pas avoir à se battre contre des crétins dénués de conscience qui sont, eux, dans le positif, dans l’action, dans les moyens, dans les projets, dans l’avenir, etc. Mais comme la mafia quand elle commercialise sa dope.

      Nous sommes exactement dans la même situation que les Amérindiens qui, dans les lambeaux de jungle qui leur restent, doivent se battre contre les chercheurs d’or qui foutent du mercure partout.

      1. @ Crapaud Rouge

        J’étais aussi à la manifestation de Creys-Malville en 1977, avec le fameux logo allemand collé sur mon casque de moto : « Atomkraft ? Nein, Danke »

      2. @Maître Dong : exact, ça devait être en 77, en période de vacances scolaires pour moi. Si ça se trouve, on s’est croisé ! Je me rappelle du beau temps, du paysage magnifique et de l’ambiance folklorique. Une ambiance pas sérieuse, finalement, quand on pense aux enjeux.

        Peut-être faudrait-il changer la façon de manifester pour impressionner les dirigeants : ne pas montrer les dents du sourire mais celles de la méchanceté, comme font les animaux.

  60. juste pour rajouter un truc:

    Pour ceux qui se posent des questions sur les liquidateurs, voir les 50 courageux qui sont face aux 4 monstres (réacteurs) regardez la bataille de tchernobyl… juste pour comprendre.

    1. Oui, a revoir, le fabuleux documentaire diffusé sur France 3 et récupérable sur le réseau bittorent par exemple.
      A voir pour comprendre l’absurdité de la situation incontrolable

      1. Excellent documentaire, que je viens de voir. Datant de 2009, il est effarant de lucidité : la catastrophe actuelle, évidemment pas citée, confirme chacun des arguments développés.

      2. En prenant en compte ce documentaires, les informations des agences (afp/reuters/kyodo etc..) et en faisant abstraction des commentaires « journaleux » (et pas qu’en France) j’ai l’impression que nous sommes engagé dans la bataille de Fukushima.
        D’ailleurs ce matin l’on apprend que tous le pays maitrisant l’atome propose du matériel et du personnel pour aider la tepco.

        Je suppute que le gouvernement japonais essai de garder le contrôle de l’information et de la centrale, j’espère pour eux qu’ils ne connaitrons pas un nouveau tremblement de terre en face de Fukushima avec tsunami.

        J’espère aussi que les gens sur place ne sont pas dans le syndrome du pilote d’avion qui pense pouvoir sortir de la vrille infernale qui le conduit au crash, et qui pense que c’est possible alors qu’il sait parfaitement qu’en analysant les fait qu’il faut s’éjecter (et malgré leur courage et leur abnégation face au danger), et donc accepter toute l’aide humaine possible (cerveaux, travailleurs etc… pouvant aider a résoudre ce pb).

  61. Nous étions en train de revenir au Moyen-Âge, mentalement…
    Mais c’est désormais la préhistoire qui va nous voir revenir.

    1. Mentalement, au Moyen Âge, on a été capable de concevoir les merveilles d’architecture que sont les cathédrales.
      Les hôpitaux, les soins gratuits, ont aussi mentalement été conçu durant cette période.
      Quant à la Préhistoire, vaste question…
      Si vous cherchez des analogies, pas la peine de remonter si loin. Le 20ème siècle vous en fournira à foison.

  62. J’ai longtemps crains, un matin, de me réveiller en apprenant qu’une bombe A avait été lâché par l’un de nos débiles…
    Mais là c’est pire.

    Question saugrenue : une bombe A pourrait-elle à son tour éteindre la fusion en cours ?

  63. Spegel annonce que le réacteur 4 de Fukushima est de nouveau en flammes,et un institut de recherche américain indépendant vient de noter la catastrophe nucléaire à 7

    1. Tchernobyl est la référence et fut notée 7.
      Avec les 4 réacteurs endommagés de la centrale japonaise, les deux autres qui commencent à chauffer …
      Si ce joli  »feu d’artifices » se déclenche simultanément, le niveau 7 de Tchernobyl risque d’être faiblard par rapport à ce qu’il nous attend.
      Va t’on aller vers les niveaux 10 ?

      1. Bonjour François,

        Oui, je sais que 7 est le maximum.
        La seule référence que nous ayons c’est Tchernobyl.
        Ce que je sous-entends c’est que si les 4 voire 6 réacteurs libèrent de la matière radioactive, on pourrait avoir une situation pire que Thernobyl et devoir construire 2, 3 voire 4 sacophages.
        Avec des rejets bien plus massifs que Tchernobyl.
        Ce qui conduirait à un Tchernobyl puissance X.

        D’ailleurs je suis assez étonné par la sérénité asiatique et les propos entendus en Europe.
        Apocalypse, …
        L’impression désagréable que l’on prépare l’opinion publique à quelque chose de dramatique à venir.

      2. Les USA sont presque muets, et la Chine l’est aussi, comme la Russie – ou bien je n’ai pas toutes les infos…

      3. Ceux qui sont muets cherchent à reste au diapason d’une « opinion publique » dont le cerveau est souvent muet… et doit le rester.

    2. Le feu a repris, il sera difficile de l’éteindre car ils manquent d’eau ou de moyens pour l’acheminer, là c’est vraiment l’Apocalypse

  64. Sortir du Nucléaire : mobilisation dans toutes les villes à 15h dimanche 20 Mars 2011

    Appel à tous les Français à se réapproprier cette question de société et à se réunir dans toutes les villes de France ce dimanche 20 mars 2011 à 15h.

    Par ailleurs, nous appelons tous les citoyens, associations, partis politiques, syndicats, personnalités, … à rejoindre un GRAND RASSEMBLEMENT à Paris ce même jour,
    dimanche 20 mars 2011, à 15 h devant l’Assemblée Nationale*.

    * Métro Assemblée nationale – Ligne 12.

    1. Ce rassemblement populaire dimanche, c’est pour demander que la France pousse l’Egypte a intervenir en Libye pour neutraliser Kadhafi ? C’est pour exiger de l’Elysée de joindre l’acte à la parole, et armer Benghazi ?

      Ha non ! C’est pour assurer une victoire électorale aux verts le dimanche suivant ! Misérables !

      Et pourtant « …se réapproprier cette question de société … » et toute les autres, c’est bien ce que les masses arabes ont entrepris depuis deux mois. C’est bien ce que l’impérialisme, en laissant Kadhafi massacrer cet espoir, essaye de contrarier.

      Entre le drame japonais et le drame libyen, il y a un lien dialectique. Et la solution au drame japonais passe (peut être bizarrement pour certain) par Benghazi.

      De fil en aiguille, Benghazi sauvé, c’est la Révolution qui commence en Algérie, et au Maroc, et en Grèce … et En France, au USA et au Japon …

      Et il faut des Révolutions à présent pour que de nouveaux gouvernements révolutionnaires chassent de leur périmétre les lobby financiers et nucléaires, nationalisent (sans rachat ni indemminité) l’ensemble du parc nucléaire mondial et commencent à mettre un peu d’ordre dans la gestion de la planéte. Merde à ceux qui appellent à un réferendum, l’arme des despotes !

      Combien faut-il de morts pour que les initiateurs du rassemblement de dimanche comprennent qu’on ne peut aller de l’avant si l’on craint d’aller au Socialisme ?

      35 millions ? Ils arrivent !

      Il faut défendre Banghazi, car Benghazi c’est l’espoir et la vengeance des japonais qui vont survivre à ce drame immense.

    1. On dirait que les « sales zécolos » n’arrêtent pas de crier sur le toits …
      (ne criez pas j’en suis :))

      On nous prend pour des guignols sous prétexte de faire plein d’argent.
      http://www.arretsurimages.net/contenu.php?id=3827

      J’en profite pour donner un argument massif pour sortir du nucléaire:

      Une centrale comme celle-ci développe 500MW, En imaginant un système intelligent autour de la planète, on élimine le problème du jour et de la nuit avec le solaire. On à suffisamment de place pour produire l’énergie nécessaire à la perte du transport filaire sur des milliers de kilomètres.
      Il y a assez de place pour que la redondance énergétique permette de fournir tout le monde, c’est à dire que la face éclairée de la terre peut fournir l’énergie exigée par toute la planète instantanément.

      500MW…. 2500m² de surface au sol, 0 pollution, Le système est composé de miroirs automatisés, d’une centrale qui récupère l’énergie produite. (coûts de production et d’entretien infimes).
      http://inhabitat.com/mojave-desert-solar-power-fields/

      IL faut préciser qu’il y a d’autres solutions toutes aussi respectables, avec d’autres avantages et inconvénient. Il y en a même une infinités d’autres. (pour ma part j’en connais 10 tout au plus pour l’instant)

      Il y a beaucoup de lecteurs en ce moment alors je vais « linker » un max, et comme on dit, faites tourner!

      A commencer par cet homme http://fr.wikipedia.org/wiki/Stanley_Meyer
      renseignez-vous sur stanley, regardez des vidéos!

      Certainement le plus grand génie des temps modernes http://fr.wikipedia.org/wiki/Nikola_Tesla
      Pareil, ne restez pas sur wiki, cherchez des vidéos, des documents, intéressez-vous aux générateurs à sur-unités de Tesla et autres inventions complètement inconnues du grand publique comme HAARP.

      J’espère que l’électorat français va foutre dehors toutes les personnes qui ne naviguent pas avec la nature et la recherche.

      L’énergie du 21ieme siècle sera verte et porteuse d’emplois. Son développement permettra de donner l’accès à l’eau potable, à l’irrigation partout dans le monde.
      La fin de la faim dan le monde.
      La fin de la souveraineté absolue.

      1. « argument massif pour sortir du nucléaire » : dé-ri-soi-re et même ridicule face aux arguments massifs qu’il aurait fallu trouver pour ne pas y entrer…

      2. Cher écologiste aux solutions futuristes
        Avez vous jamais pris conscience que toutes les énergies renouvelables sur la Planète proviennent sans exception des réactions de fusion thermonucléaire qu’opére le soleil , de fusion pas de fission, suivez mon regard ou relisez Charpack.

        Que la condition premiére à une gestion écologique de l’énergie passe par celle du nombre d’habitants, car que vous le vouliez ou non la demande de watts par humanoide n’ira pas en se réduisant, l’énergie de l’avenir ne sera pas verte ou rose, elle sera d’abord intélligente c’est à dire raisonnée.

      3. Avec vous, on perd surtout du temps à réfuter des inepties techniques.

        Voir le site de ieeespectrum / energy pour des jugements équilibrés.

        Je m’y colle pour le soleil : 1 kW/m2 de jour au soleil plutôt vers midil, sans trop d’effort d’orientation du capteur. Donc 2500 m2 = 2,5 MW incident, déjà il faut multiplier par 200 pour avoir 500 MW, soit
        500 000 m2, un demi km2 recoit 500 MW au pic.
        Ensuite viennent deux malheurs : il faut avoir 4000 MW pic pour lisser 500 MW continu d’un réacteur moyen, avec les pertes des fils (facteur 2 ultra sympa, l’électricité a déjà du mal à traverser l’Allemagne depuis les éoliennes de la mer du Nord) etc, et le fait que ca produit surtout dans les 6h de soleil fort, pour un hiver subtropical. Donc on en est à 4 km2. Une paille dans le désert.
        Ensuite pas de chance, le rendement du photovoltaique est 20-30% dans les versions chères, 10% dans les versions pas chère.
        On arrive à 40 km2.

        Bon, ensuite, vous avez le cout qui est actuellement au dollar par watt crete, de mémoire (celulles au CdTe, 40 km2 de cadmium, une paille, l’élément n’est pas si abondant).
        Donc ca vous coute 4 milliards d’euros + la cablerie , etc 10 milliards d’euros.
        Il faut compter 100 000 h pour 15 ans de serbice à la grosse louche pour voir combien ça coute.
        donc vous avez 500 MW*100 000 h = 4 000 000 000 euros (x un petit facteur pour gardiennage et entretien et gestion). Convertissons en kWh:
        5e7 MWh=5e10 kWh pour 5 e 9 dollar d’investissement x 2 pour le montage l’entretien la distribution, on est à 20 cts/KWh produit, pour un truc qui marche 6h par jour, et si on doit diviser par dix le rendement à la prise pour cause de giga pertes ohmiques sur 10 000 km2, on est à 2 euros par kWh.
        Y’aura qu’à.

        Les règles de trois servent quand même, hors de la question de l’évaluation des risques, à se faire une petite idée de ce qui se passe physiquement…

      4. Attention! Regardez bien l’énoncée
        Ce n’est pas du panneau photovoltaïque dans ce cas.
        C’est le principe du four solaire, des miroirs et une cellule qui récupère l’énergie. Elle n’a pas de limite de contrainte calorifique, contrairement au nucléaire qui est régulé à 100°.
        Il est clairement stipulée que la centrale solaire avec des extensions peut atteindre 900MW…. (Fukushima 3 MOX)
        C’est une solution parmi une quantité d’autres. il les faut toutes! non à homogénéisation.

        Il n’y a rien de futuriste, Tesla est né au 19ieme siècle.

        Connaissez-vous les avancées dans le domaine des nanotechnologies concernant les panneaux solaires.
        Demain, en allant au supermarché, vous pourrez acheter des rouleaux solaire.
        Épais comme une couverture de livre, ils se dérouleront comme un rouleau de tapisserie et pourront s’installer ou vous voulez, toitures, caravanes, bateaus, avions, etc etc…
        La structure nanotechnologique inclue par conception une structure parfaite des cellules photovoltaïques, ce qui lui donne une efficacité redoutable.
        Les coût de fabrication est bas, il n’y a pas besoin de beaucoup de matières premières.
        Ces panneaux existent et sont encore au stade de prototypes. (source ARTETV)
        Un déploiement massif de ces panneaux en les intégrant dans les structure urbaines, constructions, sur toutes les toitures, seront un moyen de faire chuter grandement la consommation d’énergie fossile ou atomique.
        La politique aide pas, je suis d’accord, mais maintenant faut gueuler, manifester pour une politique verte.

        Le nucléaire et le fossile n’ont plus rien de défendable et ils sont en bout de course, pourquoi les défendre? Pourquoi ne rien lâcher, ça coûte rien, si?
        Qui paiera le nucléaire et son coût astronomique?
        Faites-vous parti de ces hommes qui pensent-être arrivés au sommet de l’évolution et de la science? Pensez-vous réellement qu’une cocote minute est la seule solution?
        Bien sûr que l’énergie solaire vient de réactions atomiques/quantiques, mais cela se passe dans le soleil…pas sur terre.

      5. @ NOux
        Mmmoui (à peine) Ca change un peu d’utiliser la concentration,
        Ca ne change pas les 4 km2 de base pour avoir 500 MW * facteur solaire d’1/4 du jour, le 1/2 de pertes minimales de transport etc.
        Après le rendement en photovoltaique direct est 2x meilleur sur les cellules des concentrateurs, mais c’est plus cher, c’est pas loin de se compenser actuellement, mais admettons que le solaire à concentrateur est en effet un peu meilleur marché,… mais la durée de vie est sujette à caution (plus fort ensoleillement x100 ou x1000) et pour le cout et l’entretien, il y a réelle nécessité d’un tracking sur les miroirs, (les orienter) , que du bonheur, entre deux petites tempetes (miroirs légers svp mais solides, svp aussi).

        Le reste de l’histoire est donc à peu près le même 20 km2 au lieu de 40 km2, et si vous faites du thermique puis de l’électrique c’est pas mieux, ca s’appelle le rendement de Carnot, pas de miracle.

        Quant aux nanotech, c’est ce qui sert à gratter actuellement pour passer de 23,12% à 27,42% dans les cellules solaires, pour faire court. J’aimerais bien que ces machins en rouleaux existent et aient un rendement fabuleux de 80%, mais vu de l’autre côté (dans les labos, donc), c’est beaucoup moins reluisant. Les photons ont beaucoup beaucoup de bonnes raisons de ne pas donner d’électron libre, gentil et muni de toute l’énergie du photon sur une gentille borne électrique.
        Alors que leur chaleur, il la donne à un corps noir, certes, mais là c’est Carnot qui vous rattrape si vous voulez convertir, rendement de 30% si vous parvenez à chauffer qqc à 300°C, mais le rendement (pas l’énergie, le rendement) chutera quand il y aura des nuages.

        Ne pas oublier que le mot « nano » mis à toutes les sauces est une trouvailles des physiciens et chimistes qui dans les années 1990 virent les sciences biomédicales rafler la mise en terme de gros crédits de R&D, et lancèrent la NNI (national nanotechnology initiative) avec un argumentaire qui tient de la magie noire par moment pour dire que tout sera mieux. Les médias vulgarisateurs autant que les sociétés scientifiques ont été ravies de suivre, et les gens du cru ont eux même oubliés le recul qu’ils avait dans les années 1990 quand la novlangue n’avait pas encore revêtu de la simarre de nano ce qu’on appelait « microscopique ».

        Je doute que tout cela (la nano-mode) ait unifié la vision de la science chez les d’jeunes, mais c’est une remarque de plus très jeune, donc nulle et non avenue.

      6. Je comprends votre raisonnement et merci d’avoir répondu.

        J’ai oublié d’inclure dans mon équation qu’une transition vers ce genre d’énergies se fera petit à petit avec l’innovation et la démocratisation des produits.
        J’ai aussi oublié qu’on à plus vraiment le choix (20-40 ans d’autonomie uranium-plutonium?)
        Il faudra que l’énergie vienne de partout (structures urbaines, véhicules, voies de transport, élément composant les habitats (murs, toits, vitres,….), force de l’eau, du vent, de la marrée, des vagues, calorithermie (puits Canadien, échangeurs thermique, géothermie,..), …, et que la consommation énergétique soit revue: Isolation des maisons par l’extérieur (meilleurs inertie et stabilité), renouvellement du parc des consommablse vers des produits encore plus économique en énergie, et surtout durable. tout cela existe! Il suffit de faire un tour en Allemagne pour comprendre que presque partout il y a des panneaux solaire.
        C’est toujours ça d’économisé? et à terme (10-20 ans) peut-être qu’on arrivera à 70-100% d’énergie non polluante.
        Ceci implique un gros changement, mais pas tant que ça.
        J’ai une question, je vais essayer de calculer une chose mais mon résultat ne sera qu’estimatif, si nous pouvions confronter les chiffres de ce problème:

        Quelle est la surface respective de toutes les toitures en Union Européenne?
        Quelles sont les surfaces Sud/15-45° d’inclinaison en UE où l’on pourrait poser des centrales solaire (micros/macros).
        Puis quel rendement?
        Sachant qu’un système smart permet de consommer et de perdre beaucoup moins d’énergie
        (l’énergie est consommée au plus près de la où elle est produite et elle est produite partout là ou elle n’est pas forcément consommée.)
        + toutes les autres sources(vecteurs) d’énergie , le calcule n’est pas évident mais réalisable…

        En France: 15 000 000 de maisons? à peux près 5 000 000 de toitures plein sud? (j’en sais rien)
        En moyenne 15m² de toitures.
        soit 5 000 000(15X1000W) = 75 000 000 000 Watts. 75 000 MégaWatts?

        Je penses que c’est possible.
        cordialement

  65. Le physicien Edwin Lyman, membre de l’Union of concerned scientists, estime que si la radioactivité continue à augmenter, les derniers salariés de la centrale nucléaire Fukushima 1 vont devoir être évacués, compromettant ainsi toutes les chances de refroidir les réacteurs.

    Source le Monde (en ce moment réactualisé toute les 2-3 min)

  66. Le Nouvel Observateur
    [EN IMAGES] Evacuation des civils près de la centrale de Fukushima

    http://www.sciencesetavenir.fr/galeries-photos/planete/20110315.OBS9724/en-images-evacuation-des-civils-pres-de-la-centrale-de-fukushima.html

    L’accident nucléaire est classé entre le niveau 6 et 7. Ce n’est plus un cauchemar, les mots s’épuisent. 40 millions de personnes pris au piège! Souhaiter très très fort un miracle.

    L’analyse économique et financière de cette situation donne la nausée. Dans un bilan comptables les vies humaines passent à profits et pertes. Les Hommes passent l’Abomination reste.

    Quand on assiste impuissant à un tel cataclysme il nous reste la prière pour soutenir tous ceux qui oeuvrent à faire leur possible. Au risque de vous paraître ridicule.

    Je ne pratique aucune religion.

    Schubert – Ave Maria (Opera)
    http://www.youtube.com/watch?v=2bosouX_d8Y&feature=related

    Agnus Dei – Samuel Barber
    http://www.youtube.com/watch?v=4XwieZNtJzM

    Ces deux morceaux sont pour moi , chacun un hymne à la vie, à notre Humanité. Qui est pour moi semblable à une cathédrale. Pourquoi une cathédrale? Parce-qu’elle est universelle, toutes les religions sont inscrites dans sa pierre, elle est païenne.

    Pour les japonnais, pour les haïtiens, pour les habitants des îles du pacifiques, pour les lybiens, pour les ivoiriens………………pour tous les autres……..pour Nous.

    1. L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) est une organisation internationale autonome[2], sous l’égide de l’ONU. Elle rend un rapport annuel à l’assemblée générale de l’ONU et à chaque fois que demandé par le Conseil de Sécurité. Fondée en 1957 et basée à Vienne, en Autriche, elle cherche à promouvoir les usages pacifiques de l’énergie nucléaire et à limiter le développement de ses applications militaires.
      Citation wikipedia ;tout est dit.

  67. Bonsoir,

    Excusez-moi si je pose une question idiote : quelle est l’importance RELATIVE de la catastrophe en cours (en imaginant que le pire survienne) par rapport à l’explosion d’une bombe atomique dans l’atmosphère ?

    Parce que, je sais bien qu’un excès n’en justifie pas un autre, mais depuis 1945, les fous furieux qui prétendent nous gouverner de façon « compétente » et « responsable » (pas comme les populistes qui voudraient que le contrôle quotidien des pouvoirs revienne au peuple lui-même, je veux dire) ont apparemment fait exploser plus de 2 000 bombes atomiques sur terre, apparemment.

    Voir http://www.wat.tv/video/053-explosions-atomiques-dans-3dpax_2eyrd_.html.

    Voir aussi (pardon pour la musique de sauvage, mais finalement, c’est de circonstance) : http://www.dailymotion.com/video/xgl4i_compilation-explosions-atomiques_shortfilms.

    Hors sujet ?

    Cohérence de l’espèce humaine (avec des représentants élus) ?

    Étienne.

    1. Très bonne question !!!….en effet…..Peut-être va-t-on découvrir que l’on est déjà irradié comme on vient de découvrir que les français avaient le sang infecté par les pesticides…. normal pour une nation agricole

      1. Les pesticides et les OGM, d’autres bombes à retardement.

        J’ai toujours voulu connaître les conséquences des expositions aux radiations cumulées avec les pesticides.

        Il semble qu’il y ait peu d’études disponibles.

        Quelqu’un a-t-il des pistes ?

      2. @ Marlowe

        Je ne suis pas sûr qu’il y ait seulement des études fiables sur l’interaction des produits phytosanitaires entre eux.

    2. et bien en fait une explosion atomique fait plus de morts (c’est le but) dans un délai bref mais rejette peu de radionucléides au regard de l’autre catastrophe (quelques kg).
      ici c’est 100, 1000 fois avec un effet de dilution au fur et à mesure que l’on s’éloigne
      l’effet pernicieux de ce type d’accident c’est que toute la planète s’en prend une bouffée mais que personne ne prend ses responsabilité car cela se traduit par des cancers qui surviennent 10, 20 30 ans après.
      aucune indemnisation ne sera jamais demandée (sauf pour les liquidateurs) , c’est une industrie qui joue sur du velours à ce niveau là.

  68. La piscine est située en haut de l’immeuble à côté des réacteurs. ( schéma vu sur nhk-world)
    Apparemment, Il y a une piscine de combustible usagé par réacteur plus une, commune sur le site (7 en tout).
    Si les autres piscines ont aussi des barres de combustibles usagées (ce qui est probable vu qu’elles sont stockées sur des années), c’est le pire foutage de gueule concernant les explosions des réacteurs 1 et 3; donc les réacteurs sont intacts, mais les piscines à l’air libre, et leurs éventuels « spent fuels » aussi.

    Le gouvernement a renoncé aux hélicos vu que les deux trous du bâtiment 4 sont situés sur un côté et l’autre sur le toit mais pas au dessus de la piscine.
    Ils vont essayer depuis l’extérieur sur le trou du côté, mais ils qualifient cette opération de « demanding ».

  69. L’optimisme

    A l’occasion de accords de Munich, Bernanos a traité les optimistes d’imbéciles.

    Que ne dirait-il pas de nos jours en considérant que tous les Etats font confiance à des techniciens et des scientifiques (!) qui mettent en route des processus sans prévoir comment les arréter, en croyant et en faisant croire que très bientôt les solutions seront trouvées, ceci étant vérifié dans les domaines écologiques, démographiques et économiques ?

    L’optimisme est bien la prière des temps modernes.

    1. C’est dans des moments comme ceci qu’on peut mesurer que les prétendus experts sont des ânes.
      Vanité des vanités

    1. Avec leurs hélicoptères Ils feraient peut-être mieux de jeter une pyramide du béton et des tas de mattes en acier sur le 3, et vite…(à cause du mox)

    2. 16 Mar, 2011, 01.44PM IST,REUTERS
      Radiation highest at No.3 reactor at Japan plan

      TOKYO: The operator of Japan’s quake-stricken nuclear power complex recorded the site’s highest levels of radiation at the No.3 reactor on Wednesday, Tokyo Electric Power Co Ltd said.

      Earlier, the company said that this reactor was now its highest priority, but did not explain why radiation levels had climbed in that part of the Fukushima Daiichi complex.

    3. N-TV.de
      Reaktormantel in Block 3 beschädigt

      Am japanischen Atomkraftwerk Fukushima gibt die Betreiberfirma Tepco das Kontrollzentrum auf. Der innere Reaktormantel von Block 3 ist offenbar beschädigt. Dort steigt weißer Rauch auf. Die Strahlung ist so hoch, dass Mitarbeiter das AKW-Gelände zwischenzeitlich verlassen mussten. Später kehrten sie zurück, um « mit allen Mitteln eine Kernschmelze zu verhindern ». Durch den Abbau der Außenhüllen an den Reaktoren 5 und 6 soll deren Explosion verhindert werden. Derweil verschlimmert sich die Versorgunglage in Teilen des Landes. Supermärkte sind wie leer gefegt, rund 1,6 Millionen Haushalte ohne Trinkwasser und 850.000 Haushalte ohne Strom.

      1. Sur sites alemands  » focus.de » et  » Spiegel on line  » il y a régulièrement des infos

        Les pbs sérieux ont l’air d’être dans les R.I.N 3 et 4 c’est cela ??

      2. @goethe : les problèmes sont partout, mais il faut vraiment veiller le reacteur n°3…
        D’ailleurs l’agence Kyodo vient de dire « qu’il n’y aurait pas de problème majeur sur le 3  » .
        majeur…tout est relatif, mais je préfère ça.

  70. Selon Fr Inter, TEPCO aurait pu noyer le réacteur pour le stopper, le rendant ainsi irrécupérable. Cette info semble venir de Mediapart ou de Michel Pracontale… !

    Pourquoi un réacteur stoppé est irrécupérable ?

    En tout cas TEPCO semble une société douteuse.

    1. On rêve tous d’un bouton ON/OFF de ce type en ce moment. C’est pour ça qu’ils ne l’ont pas utilisé au moment où ils le pouvaient encore? pour le profit? Personne n’a encore fait le rapprochement, ni michel chevalet ni les « experts » TV, mais les barres de combustible usagées composées de plutonium et d’oxyde d’uranium (le MOX) sont stockées bien tranquillement dans une piscine au dessus de l’enceinte de confinement et se consument depuis trois jours. http://static.prisonplanet.com/p/images/march2011/150311top2.jpg Que fait on des barres de combustibles usagées? on les conserve dans la centrale, d’abord dans une piscine au dessus du réacteur, il y en aurait 3450 par réacteur (au moins deux ont été pulvérisées par une explosion d’hydrogène) puis dans une piscine commune pendant des années. Il y aurait 20 ans de barres usagées sur le site de fukushima soit 600 000 barres prêtes à relâcher leur pollution radioactive. Mais je retourne regarder NHK world ils ont des super maquettistes

  71. Bon…
    Comme je le disais hier, à 13h54, il faut arrêter de jouer avec les mots et les nuances :
    on est à un accident de niveau 7 !
    Et tous les ouvriers et pilotes qui continuent à travailler autour de la centrale sont condamnés !
    Il est inadmissible que les autorités n’aient pas commencé à faire évacuer les populations, et pas seulement à 30km autour : il y a du MOX, crédiou d’crédiou !!!!
    Que quelqu’un leur explique ce que cela implique !!!!!

    Sinon, qui peut m’expliquer pourquoi tout le monde considère que, quand (et pas si) le nuage chargé de matières radio-actives va s’élever, il va être emporté vers l’Est, au-dessus de l’océan pacifique ? La théorie dit que sur toute la planète, les vents vont d’Ouest en Est, ça j’ai bien compris. Mais quid des Vosges et de la Corse, très très à l’Est de Tchernobyl en 1986 ???
    Pour moi, c’est les Corées et la Chine qui vont déguster….

  72. C’est tout de même fou qu’au pays du robot, on soit obligé d’envoyer des hommes pour faire le travail, c’est comme les conducteurs hélicoptères pourquoi n’y a t il pas de pilotage entièrement automatique sans aucun homme à l’intérieur ?

    1. parce que le robot est fait de composant électronique qui sont très sensible aux radiations et ne fonctionneront plus si la dose de radiation est trop forte.

      (voir la bataille de tchernobyl et les robots sur la toiture de la centrale qui tombais en panne très rapidement a cause des radiations)

  73. LE SENS DU VENT. Notes sur la nucléarisation de la France au temps des illusions renouvelables. Extraits :

    « (…)Le legs le plus accablant, à cet égard, provient bien sûr de l’industrie nucléaire. Même si un vaste mouvement d’émancipation parvenait à établir une société plus aimable et débarrassée de l’électricité nucléaire, l’écho radioactif de l’industrie atomique, avec ses centrales à neutraliser et ses déchets à « surveiller », s’y ferait encore entendre de façon lancinante. L’Etat français a donc efficacement mené sa politique de la terre brûlée. Quand bien même nous le contraindrions à vider les lieux, il nous laisserait la trace douloureusement indélébile de son passage : non seulement des immondices éternelles mais au suplus – on l’oublie souvent – l’obligation de sauvegarder les compétences indispensables pour les contenir.
    La seule existence de ce fardeau nucléaire pourrait suffire à éteindre bon nombre de désirs d’autonomie et de lutte. Et l’on sait que les fardeaux ne manquent pas par ailleurs, s’agissant de l’environnement naturel. Nous sommes à vrai dire devant ce simple choix : demeurer dans l’empoisonnement industriel et la servitude, ou chercher la voie de la liberté, avec ses promesses et ses risques, malgré l’héritage empoisonné de l’industrialisation. Les « réalistes » en la matière ne sont pas ceux que l’on croit : contrairement à ce que bégaient tant de fumeux réformistes, seule l’énergie libérée par une révolution permettrait de se colleter sérieusement avec cet « héritage ». Les objecteurs de croissance qui prétendent « décoloniser les imaginaires » en colonisant le cadre institutionnel existant, et qui attribuaient à quelque « détestation du genre humain » le simple constat de leur arrivisme politicien, ceux-là se trompaient assurément en nous comptant parmi leurs « partenaires potentiels »,. De même que la société industrielle accentue chaque jour son emprise sur nos vies, l’élémentaire nécessité de se délivrer des illusions à son sujet devient chaque jour plus pressante. Contribuer quelque peu à cette première délivrance, telle était ici notre ambition. »

    Livre édité par les Editions de l’Encyclopédie des Nuisances en avril 2010.

    1. Inquiétant en effet, notamment s’il on retient ce paragraphe : « La piscine du réacteur N°4 est en ébullition. A défaut d’appoint d’eau, un début de dénoyage des assemblages combustibles interviendra sous quelques jours. L’assèchement de la piscine conduirait à terme à la fusion du combustible présent. Dans un tel cas, les rejets radioactifs correspondants seraient bien supérieurs aux rejets survenus jusqu’à présent. Vers 6h00 (heure locale) le 16 mars 2011 (22h00 heure de Paris le 15 mars 2011), les intervenants n’ont pas pu s’approcher de la piscine compte tenu d’un débit de dose ambiant trop important (de l’ordre 400 mSv/h). »

      Parce que ce paragraphe corrobore la triste hypothèse émise à la dernière phrase de cette citation d’hier

  74. On n’a pas encore tout vu :

    http://blog.slate.fr/globule-et-telescope/2011/03/16/mega-tsunami-atlantique-possible/

    C’est juste un exemple, gratiné, certes, mais il y en a plein d’autres.

    La protection totale contre tous les accidents imaginables, sans parler des risques lents et diffus (polluants en tous genres), est clairement aujourd’hui hors de portée, ne serait-ce qu’économiquement. La suppression de toutes les installations industrielles dangereuses (classées SEVESO en UE) impliquerait un retour au niveau de vie du 18ème siècle, et probablement aussi un retour à une population guère supérieure à celle de cette époque.

    Alors, on fait ça, ou on accepte de subir un certain taux de pertes par catastrophe ?

    1. Trop c’est trop.
      Retour au XVVIIIème, ou alors « ON accepte de subir un CERTAIN TAUX DE PERTE »…
      Vous écrivez cela à propos d’un troupeau humain, dont vous seriez l’un des bergers, ou quoi.
      Monsieur ou Madame, vous irradiez votre irresponsabilité totale avec vos propos de gestionnaire du Parc Humain.
      Tout ce qui est dépassé est pourri, tout ce qui est pourri incite au dépassement.

    2. J’ai déjà tenté d’aborder ce sujet, en 103 et en 109 et aussi depuis plusieurs mois en parlant de tous ceux qui sont en trop sur la planête car non-rentables.
      Peu d’écho jusqu’à présent.
      Et pourtant !

    3. Une légende locale parle d’une bête qui secoue l’océan et emporte ceux qui marchent sur son rivage.

      Au regard de la connaissance scientifique, et/ou rationnelle, cette légende n’est qu’une légende qui ne vaut pas tripette : aucune « bête » ne vit dans l’océan qui pourrait « emporter » les riverains. Histoire de bonne femme, donc. Mais au regard de la mémoire, y’a pas photo : la légende mémorise, la connaissance oublie.

      (La citation est tout au début de la vidéo, juste après le générique.)

    4. La leçon que j’en tire, c’est surtout que la légende mémorise les faits, alors que la connaissance « objective » les oublie puis les nie. (Cf. phrase d’introduction de la vidéo à la fin : « Une légende locale parle d’une bête qui secoue l’océan et emporte ceux qui marchent sur son rivage. »)

    5. @Herrmiss : quoiqu’il en soit, le progrès pensé et imposé par le duo état-capitalistes (et, de manière générale, par tout pouvoir centralisé un peu trop « efficace »), nie l’existence d’un progrès qui advient quand même au sein des populations. Beaucoup plus lent, certes, mais beaucoup plus fiable. Et de facto plus respectueux de l’environnement car il dispose de peu de moyens. C’est bien de la concentration des moyens que provient tout le mal.

  75. « On parle beaucoup-et on continue de parler- de crise financière, économique et sociale qui se sont développées en cascade. On s’inquiète aussi, à juste titre, de la crise écologique qui dégrade de plus en plus notre environnement. Mais, fait paradoxal, il est beaucoup moins question d’une autre crise qui est probablement la plus grave et qui est, à bien des égards, responsable des précédentes : la crise de la relation à l’autre, de toutes les relations à l’autre »

    Pierre Karli « le besoin de l’autre »

    1. Ces pour cela qu’il faut luter contre les bulles antisociales

      au premier rang desquelles la voiture et le télé.

      Réhabilitons la place du village et que vive l’Agora !

  76. J’ai de plus en plus l’intuition que TEPCO, juste après le tsunami, n’a pas anticipé la dérive possible de la situation, en a dissimulé la gravité au gouvernement (au moins au début) et n’a pas fait venir (par hélicoptère au besoin) les équipements supplémentaires, même excédentaires, qui auraient parmis de maintenir le refroidissement malgré les pannes en cascade : groupes électrogènes, pompes, tuyauteries….

    Il aurait probablement aussi été judicieux de démonter une partie du bardage des bâtiments réacteurs pour évacuer l’hydrogène et éviter les explosions que l’on a vues, avec leurs conséquences sur les enceintes de confinement et sur la piscine du n°4.

    Comme d’habitude dès que les choses sortent des sentiers bien balisés, cette crise a été probablement mal gérée. Je suppose qu’on le saura un jour.

    Où en est le sepuku des dirigeants ?

    Pour la communication, le Japon semble en être resté au stade pré-tchernobylien. Pas de carte des débits de dose publiée : du coup, tout le monde se croit menacé et le merdier général s’aggrave. Les journalistes occidentaux se tirent (comme si c’était plus dangereux que de couvrir une guerre !), montrant, après l’abandon à leur sort des révoltés libyens, que la lâcheté progresse à pas de géants par chez nous et devient une caractéristique de nos sociétés (ça se marie bien avec l’individualisme).

    1. « Pas de carte des débits de dose publiée »

      Il y a un site, les zones radioactives sont indiquées « under survey » (sic) :
      http://www.bousai.ne.jp/eng/index.html

      A noter : depuis ce matin, une centrale sur la côte occidentale du Japon est passée en rose, ce qui signifie qu’il y a un problème par là aussi… Depuis hier, ils ont 1 mSv/h du côté de la préfecture d’Ibaraki, ce qui permet à la population d’absorber en une journée la dose maxi légale pour un ouvrier du nucléaire. Mais tout-va-bien !

      1. Vu : c’est très imprécis. « Under survey » : on en fait quoi ? Il faut une plus petite échelle et des courbes d’isodoses.

  77. Trop de commentaires tue le commentaire.
    Mr Leclerc au prochain up date, ca serait bien d’ouvrir un nouvel article, moi je suis perdu.

  78. Sans doute comme beaucoup d’autres, je suis abasourdi lorsque je lis les mises à jour de F. Leclerc : les événements implacables qui s’enchaînent et une situation qui nous échappe, et pour tout dire, notre impuissance.
    TCHERNOBYL RBMK1000

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