L'actualité de la crise : LES STRESS TESTS, OBJETS DE TOUS LES RESSENTIMENTS, par François Leclerc

Billet invité

C’est raté ! L’autorité de supervision bancaire européenne (EBA) a tenté d’asseoir la crédibilité des nouveaux tests des banques en menaçant celles qui les réussiraient, mais de peu, de devoir aussi prendre des mesures, par ailleurs indéfinies. Toute sa communication était axée sur la création de cette nouvelle catégorie de banques, celles qui seraient « tangentes », afin de démontrer que les régulateurs seraient cette fois-ci inflexibles.

Las, un véritable tir de barrage a été déclenché dans les médias suite à la fuite d’un document communiqué aux banques pour discussion, avant que ne soient retenus les paramètres finaux des tests. Il en est immédiatement ressorti une liste de manquements faisant apparaître ces tests comme encore plus complaisants que les précédents, en dépit des rodomontades proférées à l’intention de qui voulait les entendre.

L’EBA s’est crue obligée de réagir sans tarder, faisant valoir que le document en question était provisoire, comme s’il pouvait ressortir des discussions avec les banques plus dur qu’il ne leur avait été présenté !

Récapitulons. Ne sont prévus dans les scenarii exposés ni des restructurations des dettes souveraines, ni un choc du prix du pétrole et des matières premières. C’est à dire les deux événements les plus probables. La dégradation des conditions macro-économiques reste fort mesurée (baisse du PIB en général et des taux des obligations souveraines espagnole et portugaise) et il n’est pas pris en considération d’éventuelles dévalorisations des actifs du banking book (celles qui sont sensées être conservées jusqu’à leur maturité). Enfin, rien n’est dit à propos des tests de liquidité et de la définition des fonds propres retenue pour le calcul des ratios.

Dans le genre tour de passe-passe, on a connu plus spectaculaire !

A ce stade, on pourrait suggérer à l’EBA d’arrêter les frais et de ne pas réaliser les tests, car on connaît déjà en creux leurs résultats. Toutes les insuffisances criantes qui viennent d’être relevées par les médias spécialisés démontrent par elles-mêmes l’état réel des banques, dont bon nombre – pour le moins – ne pourraient pas supporter que ce qui a été rejeté soit pris en considération.

Les banques doivent être protégées, mais de quoi ? De la nécessité de renforcer leurs capitaux propres, aboutissant à la baisse de leur retour sur investissement. S’il est un critère absolu de décision politique, c’est bien celui-là, qui engage aussi la BCE à agiter le chiffon de l’inflation, cette maladie sournoise qui lèse certes les petits rentiers, mais aboutit surtout à la fonte de la valeur des capitaux des grands investisseurs. Il ne faut pas toucher à la rémunération du capital.

Pour ne pas davantage persifler, il convient de s’interroger sur cette étrange faculté qu’ont les leaders européens de se fourvoyer dans des situations impossibles. Quand ce n’est pas en élaborant des plans de sauvetage irréalistes, ou en échafaudant des pactes de compétitivité qui le sont tout autant, en tentant une fois de plus de démontrer que le système bancaire se porte comme un charme, après avoir déjà une fois piteusement échoué à l’établir.

Quand saurons-nous ce qui a justifié un voyage éclair hier en Allemagne de Tim Geithner, secrétaire d’État américain au Trésor, au cours duquel il a successivement rencontré Jean-Claude Trichet (BCE), Axel Weber (Bundesbank), Rainer Brüderle (ministre allemand de l’économie) et Wolfgang Schaüble (ministre des finances) ?

Venait-il aux nouvelles pour apprécier ce que les Européens allaient pouvoir décider de flambant ce weekend, ou pour une fois encore leur suggérer d’effectuer des tests crédibles des banques, ce que les Américains se gardent bien de faire de leur côté ? Les deux ne sont pas incompatibles…

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33 réflexions au sujet de « L'actualité de la crise : LES STRESS TESTS, OBJETS DE TOUS LES RESSENTIMENTS, par François Leclerc »

  1. Abyssus abyssum invocat
    mais,
    Abusus non tollit usum
    Bref, tant que nous ne seront pas (de nouveau) dans l’abîme, l’abus perdurera

  2. Ancien secrétaire général adjoint à l’Elysée (sous Nicolas Sarkozy), président du directoire de la BPCE, deuxième groupe bancaire français – fusion de la Caisse d’Epargne et des Banques Populaires – et président de la Fédération bancaire Française (FBF), François Pérol n’est pas n’importe qui et sait de quoi il parle.

    Répondant à une question sur les test bancaires, il a précisé qu’il avait refusé que le risque de défaut d’un pays de la zone euro soit testé, n’étant pas « plausible ». « A quoi cela sert  ? Je connais le résultat, la zone euro n’explosera pas ».

    Munis d’un tel viatique, les banques n’ont pas de souci à se faire et les taux obligataires n’ont plus de raison de grimper. On retiendra néanmoins l’opposition reconnue de François Pérol à ce que ce paramètre soit retenu pour les tests.

    A la clôture, le taux portugais à dix ans atteignait 7,545 et le taux grec 12,755.

  3. Il sont aux abois, ne parviendront à rassurer (endormir) personne.

    Trop d’infos se diffusent maintenant via les médias montants – les bien nommés.

    Voir aussi ce qu’il se passe sur le marché de l’argent métal suite à la reprise de Bear Stearns par JPM.

  4. Monsieur Leclerc.

    Sur ce coup-là, laissez tomber.

    Les ricains nous ont prouvé que ce n’était qu’une opération commerciale pure.
    Que les « dirigeants » européens fassent l’erreur d’une mauvaise campagne de pub va juste les discréditer afin que de vrais dirigeants européens apparaissent.

    Un mal pour un bien.
    Et nous avons un cul phénoménal que les US soient en voie de perdition, car cela amplifie la décadence et donc donne une cohérence tant espérée pour la première zone économique mondiale.
    Nous.
    Dedieu. Du coup, 3 requins m’ont demandé où je voulais placer mon fric…

    1. Pour les 3 requins, je ne plaisante pas. Exceptionnellement.
      Soit,
      Ma banque qui veut que je migre des placement liquides en placement bloqué,
      Une société « kimevedubien » en me proposant des oeuvres d’art,
      Une autre société qui me propose d’ « investir » dans le vin. Pardon Vigneron. Sachant qu’ils ont repéré, ces encommerciaux que j’aimai le Bordeaux.

      Qui dois-je détruire en premier…???

      1. Ah Ah Ah !
        Ma « conseillère » bancaire m’a récemment chaleureusement conseillé, donc (puisque c’est son job) d’investir dans un FCP d’immobilier commercial (essentiellement investi en région parisienne, m’a-t-elle précisé). Il paraitrait que c’est le placement qui monte en ce moment …

      2. Faut toujours bien écouter les suggestions d’investissement, pour ne jamais les suivre… à moins d’être joueur.
        En ce moment je ne saurais quoi conseiller à ce sujet : l’or, l’argent, le pétrole et autres MP sont au + haut, les actions encore + haut grâce sans doute au trading haute-fréquence et au QE2, la pierre est très fragile, et ce ne sont pas les obligations d’état qui sont les + rassurantes…

  5. Jacques Delors et Romano Prodi rejettent le plan franco-allemand.

    http://www.latribune.fr/actualites/economie/union-europeenne/20101130trib000577749/jacques-delors-et-romano-prodi-rejettent-le-plan-franco-allemand.html

    Voilà ce qui nous attend au niveau de l’Europe!
    Il se prépare dans les cénacles européens un violent coup de force anti-démocratique et l’accélération de la destruction de nos acquis sociaux allant encore au-delà de ce que nous pouvions imaginer avec le traité de Lisbonne.

    http://lesmoutonsenrages.wordpress.com/2011/03/08/voila-ce-qui-nous-attend-au-niveau-de-leurope/

    Pacte de compétitivité: attention, danger.

    http://blogs.mediapart.fr/edition/les-invites-de-mediapart/article/080311/pacte-de-competitivite-attention-danger

  6. Cher Monsieur Leclerc, quand vous écrivez « un véritable tir de barrage a été déclenché dans les médias » il s’agit des journalistes qui l’ont déclenché, ou d’un lobby, svp? Si l’on doit lire « par les médias » desquels s’agit-il? merci pour votre article
    th M

  7. C’est la presse qui a réagit. A commencer par le Financial Times et le Wall Street Journal.

  8. Le stress test est peut-être juste une opération de com du genre J.Chirac, lorsqu’on émet des doute sur sa santé, on prononce le mot d’Alzheimer pour susciter l’indulgence.

    « Abyssus abyssum invocat »

    A propos d’abîme, le film 127 heures offre une autre version du mythe de Sisyphe. Celui-ci ne se ballade plus après son rocher, mais se trouve coincé en dessous, tout un symbole; ce rocher lui coince le bras définitivement, je pense que pas mal de gens ont cette sensation d’être pris au piège. C’est moins drôle que le rocher qui dévale la pente comme l’observait Camus avec distance… finalement les mythes grecs stimulent autant qu’ils figent la pensée, la preuve ce mythe de Sisyphe qui n’allait pas assez loin, était compatible avec le capitalisme dans une version acceptable de résignation. Les mythes grecques ne sont qu’une galerie de souvenirs écrans qui ont figé notre civilisation et l’ont « coincée » en cachant autant qu’ils montraient, ils ne montraient qu’une partie des choses. On se demande si toute la philosophie grecque n’est pas une immense caverne de Platon. Platon a découvert l’idée mais a caché l’image par exemple. On cache autant qu’on dévoile… la forme est une limite, négation de l’être qui pourtant le constitue dirait Hegel :

    Déterminité

    L’être-dans-soi du quelque-chose se distingue de l’être-autre, de l’autre quelque-chose, par sa limite qui le constitue. Mais ensuite la limite se montre comme l’essentialité du quelque-chose ; elle est sa déterminité qui se différencie en déterminité comme étant-en-soi, en détermination (La limite comme détermination n’est plus le moyen-terme qui-opère-la-mise-en-rapport entre lui et autre-chose…Elle est le rapport de ce quelque-chose à soi-même. 101)

    Bref le mythe de Sisyphe est une image acceptable encore et qui a été « récupérée », de quelque chose derrière qui ne l’est pas, or nous avons cru, notre civilisation a cru que les grecs lui tendait un miroir parfait et qu’il n’y avait qu’à lire dedans, dans ce reflet pour nous retrouver. Eh bien non. Souvenir écran, religion rassurante identité d’emprunt.

    Je n’émets que des hypothèses…

    Au temps de Camus, le Rocher dévalait la pente, aujourd’hui il nous coince le bras ! c’est quand même étonnant. Au temps de Hugo, Phtos fouillait l’abîme, – une force qui va :

    Phtos, comme s’il voulait, de ses deux bras ouverts,
    Arracher le dernier morceau de l’univers,
    Se baisse, étreint un bloc et l’écarte…

    VI LA DÉCOUVERTE DU TITAN

    Ô vertige !
    Ô gouffres ! l’effrayant soupirail d’un prodige
    Apparaît ; l’aube fait irruption ; le jour,
    Là, dehors, un rayon d’allégresse et d’amour,
    Formidable, aussi pur que l’aurore première,

    1. c’est un peu carrément limite hors sujet mais c’est à cause de « manipulation médiatique », à cause de « requins » à cause de « film de 127 heures »

      donc c’est un film, « la révolution ne sera pas télévisée »
      (comme pour signaler en négatif que …)
      durée environ 1 heure

      dates et circonstances:
      Le documentaire « The Revolution Will Not Be Televised », réalisé par Kim Bartley et Donnacha O’Briain, a été tourné alors que les deux réalisatrices préparaient un documentaire sur le président Hugo Chávez au Venezuela.
      Elles se trouvaient à l’intérieur du palais présidentiel quand fut déclenché, le 11 avril 2002, le coup d’État conduit par les propriétaires des chaînes privées, les cadres de la compagnie pétrolière du Venezuela, ainsi qu’une poignée de dirigeants militaires …

    2. Je dis aux gens qu’ils ont tout essayé, mais qu’ils doivent maintenant essayer la mythocratie. Ils ont eu la démocratie, la théocratie. La mythocratie, c’est ce que vous n’êtes jamais devenus de ce que vous devriez être.

      Sun Ra, dans Citton, Yves, Mythocratie, Storytelling et imaginaire de gauche, Paris, Éditions Amsterdam, 2010.

      Lorsqu’un prof. dans une école de gestion donne un cours à option sur une approche critique du storytelling, on trouve des références intrigantes. Personnellement je trouve que ce livre participe de l’effort d’imaginer un monde pour demain, effort que l’on trouve sur ce blog, justement. Il m’apporte un air tout neuf pour penser autrement.
      Merci à Lisztfr d’avoir suggéré cette indication par son commentaire.

  9. L’aveu de faiblesse des banques européennes discrédite les nouveaux stress tests.

    « L’Europe pourrait répéter l’échec de son précèdent stress test ».

    Tel est le titre qui barre la première page du Wall Street journal Europe. Cela dit l’importance du sujet, mais surtout, la faiblesse des banques européennes :

    http://finance.blog.lemonde.fr/

  10. Quand on ne fait pas ce qu’il faut , il faut s’attendre au pire.
    GERER LE PASSE , DESPECULER , REPARTIR LES DETTES SUR LES BENEFICIAIRES PRECEDENTS , c’est tout ce qu’il faut faire.
    Mais aucun gouvernement n’en aura la compétence.
    Transformez vos monnaies de singe en bananes.

  11. Moody’s abaisse la note de l’Espagne d’un cran

    jeudi 10 mars 2011, 08:42
    L’agence de notation Moody’s a décidé jeudi d’abaisser d’un cran la note souveraine de l’Espagne, à « Aa2 » contre « Aa1 » auparavant, avec perspective négative, se disant toujours sceptique sur la capacité du gouvernement à améliorer les finances du pays. L’agence, qui avait déjà retiré fin septembre 2010 sa note maximale « Aaa » à l’Espagne, avait ensuite prévenu en décembre qu’elle envisageait d’abaisser à nouveau la note, en raison de ses « besoins élevés de refinancement en 2011 » qui rendent le pays susceptible de connaître de nouvelles périodes de tension pour se financer sur le marché. Avec une note « Aa2 », l’Espagne reste toutefois bien notée.

  12. Mr Leclerc,
    il y a quelque chose que je ne saisi pas a propos de l’eventualite d’une restructuration de la dette souveraine : j’ai peu etre rate un coche, mais dans mon esprit une restructuration de dette ne signifie pas que le debiteur ne va pas rembourser ce qui etait prevu, sinon qu’il le fera en un temps plus long, cas dans lequel c’est meme franchement favorable au crediteur non ?… eclairez moi svp.

    1. Restructuration est un terme général qui recouvre plusieurs types d’aménagements négociés possibles d’une dette. Principalement en jouant sur le calendrier et les délais de remboursement (rééchelonnement) ou sur un abandon de créance (décote de la valeur des titres obligataires).

      Ce qui est en question dans la crise actuelle, c’est la seconde hypothèse, la première étant pour les Grecs déjà envisageable, la seconde créant un précédent considéré comme inacceptable.

  13. @Leclerc a dit:
    « qui engage aussi la BCE à agiter le chiffon de l’inflation, cette maladie sournoise qui lèse certes les petits rentiers, mais aboutit surtout à la fonte de la valeur des capitaux des grands investisseurs »

    Pour ceux qui ont connu les douceurs de l’inflation, l’entêtement de la BCE à la conjurer aujourd’hui est aberrant. Le retour de l’inflation, c’est le retour du plein emploi, des investisseurs actifs contre les rentiers passifs. Bien que ce soit l’épargne des uns qui autorise le crédit aux autres, l’épargnant, encore qu’utile est psychologiquement toxique. La France est immensément riche (les banques regorgent d’épargne) et, suprême idiotie, le gouvernement a augmenté le taux du livret A, alors qu’il convenait de le baisser. Pour aller vers le monde d’après, des investissements colossaux sont nécessaires: éolien, solaire, voitures électriques, bio, création de cellules RD (embauches de nos docteurs expatriés) dans toutes PME…
    Selon vous, la gauche au pouvoir aura-t-elle les moyens de changer la mission de la BCE ?

    1. Bonsoir POL

      « La France est immensément riche (les banques regorgent d’épargne) ».

      Comment expliquez-vous alors que nous en soyons à 1700 milliards d’euros de dettes.Faites le ratio, non par habitant, mais par épargnant. Je n’ai pas les chiffres mais s’il reste quelque chose, ce ne doit pas être lourd. La FRANCE était riche, dans le monde d’avant. D’avant 1973 par exemple.

      « Le retour de l’inflation, c’est le retour du plein emploi »

      J’avais cru comprendre que depuis l’arrivée de l’euro, ce qui valait 1 franc vaut mainteneant 1 euro. Combien de demandeurs d’emploi dans le monde d’aujourd’hui?

      « Pour aller vers le monde d’après, des investissements colossaux sont nécessaires: éolien, solaire, voitures électriques, bio, »

      Concernant l’éolien et le solaire, cela fait longtemps que nous aurions pu nous lancer dans ces domaines mais c’était sans compter sur EDF GDF et maintenant AREVA. Mais cela se fera en son temps par des entreprises privées qui nous vendrons le vent, la lumière du jour et le soleil à prix d’or(noir).
      Concernant la voiture électrique, il faudrait sérieusement augmenter la production d’électricité avant d’envisager quoi que ce soit de sérieux dans ce domaine, nous avons déjà à peine de quoi assurer notre consommation avec certitude: Nos centrales sont vieilles.
      Pour le bio, voir avec la PAC. Les deux plus gros bénéficiaires en EUROPE, sont la famille royale d’ANGLETERRE et la famille princière de MONACO. Ils font peut être du bio?

      « Selon vous, la gauche au pouvoir aura-t-elle les moyens de changer la mission de la BCE ? »
      En paroles, en promesses électorales, deux fois oui.

  14. Suite
    Une précision d’un ex pro: L’essentiel des épargnants français sont « captifs ». Ils ne sévaderont pas en cas d’inflation, car ils n’ont aucune utilité de leur épargne. Seuls leurs héritiers seront lésés. Et alors ?, la morale est sauve.

    1. Et l’Oligarchie dominante elle est captive ? les petits épargnants de la caisse d’épargne seront ratiboisés et les gros bien à l’abri comme toujours. Les avoirs de ben Ali et Moubarack ont été gelés par la Suisse, les US, UK, etc…En cas de révolution, type Jasmin, en France, pensez vous que ceux de B. Arnault, F. Pinaut, Bolloré etc….le seraient ? Il n’y a pas de morale dans ce monde là…..

  15. @ Pol

    L’inflation peut être une solution si elle est maîtrisée, mais elle n’est productive que si les salaires augmentent aussi!
    Et cela n’est pas vraiment à la mode actuelle qui vise comme l’Allemagne l’a fait et le préconise aux autres Européens à plutôt réduire la masse salariale.
    L’équation ne tient donc pas debout!

  16. @ Mr Leclerc sur la visite de Mr Geitner.

    AIG a encore dans ses books des assurances sur de « la vielle dette européenne » (ce n’est peut-être pas la seule), AIG c’est l’état américain et ses contribuables…

    Contribuable qui est en fait la planète entière via le l’inflation sur les MPS lié à l’émission à gogo de dollars mais l’américain de base (pas plus que le français) ne peut pas comprendre cela …

    Bref Mr Geitner ne veut pas que le contribuable américain soit à nouveau sollicité pour: « Financer les déficits de l’Europe Cigale !! comme n’ommettra pas de marteler la Pravda américaine » via AIG et … et leurs paris débiles, pardons CDS.

    L’élection 2012 n’est pas encore gagnée pour les « démocrates »…

  17. Une forte inflation toucherait bien plus les consommateurs pauvres (pour lesquels la dépréciation de la dette n’a aucune importance) que les petits rentiers ou les grands investisseurs qui retomberont toujours sur leurs pieds. La BCE est dans son rôle.
    La lutte contre l’inflation est avant tout une lutte en faveur des classes défavorisées, en particulier lors d’une inflation par les coûts avec une faible progression des salaires, ce qui nous arrive en pleine figure.

    1. N’oublions pas la lutte sans merci de la BCE (trichetterie à l’appui), de la commission et du Conseil de l’UE contre l’inflation des salaires et des revenus du travail. Sans augmentation des revenus, pas d’inflation, mais une bonne stagflation.

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