L'actualité de la crise : LE SEXE DES ANGES, par François Leclerc

Billet invité

Retirez les dorures et oubliez l’empreinte carbone, préparez-vous à passer rapidement sur le discours de Nicolas Sarkozy, le communiqué final et la photo de groupe de demain samedi… Que restera-t-il de ce G20 finances ? Des velléités tout au plus, à remiser au rayon des outils de communication détraqués.

Même les plus petits pas censés faire progresser vers de grands desseins – reconnus comme inatteignables et renvoyés ad kalendas graecas – semblent être hors de portée des artisans de la gouvernance mondiale et de ses flonflons. Quelle décadence, quelle impudeur ! Tous autant qu’ils sont, les grands financiers publics de ce monde se révèlent être de tous petits qui ne parviennent pas à se mettre d’accord sur un programme réduit à son strict minimum. Sur l’amorce du début d’une solution.

Il est d’abord question d’une liste d’indicateurs qui permettraient d’alerter à défaut d’agir, si le monde devait à force de déséquilibre chuter à nouveau. En élargissant leur liste pour mélanger les plus sensibles avec d’autres plus anodins, tout le monde est assuré que nul ne pourra se sentir visé. Les uns sont récusés par certains, les autres par d’autres, tandis que la cohérence de l’ensemble est revendiquée par ceux qui l’ont établi.

Sans qu’il soit possible d’envisager pour l’avenir autre chose que des recommandations à l’intention des pays fautifs, ce qui suppose que des valeurs optimales soient définies, une étape encore plus délicate à aborder et qui est prévue pour la prochaine réunion d’avril.

Las, c’est déjà trop et la liste ne va peut-être même pas être entérinée. De toute façon, cela ne réglerait rien ! Car il est étonnant de constater comment, après avoir vu dans l’ouverture à tout crin du commerce mondial ainsi que dans les flux d’exportation qui les accompagnaient une panacée, on tord désormais le bâton dans un autre sens pour privilégier la croissance des marchés intérieurs, tout en invoquant le moteur asiatique de la croissance… Une chatte n’y retrouverait pas ses petits.

L’OMC était devenue l’arbitre suprême. C’est insensiblement le FMI des mauvais jours qui prend sa place, sans avoir les moyens de ses ambitions.

Une telle situation devrait faire réfléchir ceux qui se sont lancés dans cette affaire : même les instruments de diagnostic de ce vague concept qu’est l’équilibre mondial sont l’objet de débats à couteaux tirés, avant que ne soit abordé le vif du sujet : la définition de règles de conduites et des moyens pour les rendre contraignantes. Un débat planétaire qui n’est pas sans rappeler celui que les Européens ont sur le feu, et qui tourne lui aussi en eau de boudin.

Un deuxième grand dossier est entrouvert, celui de la réforme du système monétaire international. En application de la même modeste stratégie, il est proposé d’effectuer un tout premier petit pas, en partant d’une constatation : tout ce qui touche au statut privilégié du dollar et à la convertibilité du yuan, destinée à faire entrer cette devise dans le concert des grandes monnaies, est du domaine du sacré, c’est à dire de l’intouchable. Reste à se mettre sous la dent la définition d’un code de conduite, que le FMI serait chargé de faire lui aussi respecter, et dont la vocation serait de permettre l’adoption de mesures nationales de limitation de la libre circulation des capitaux. Un sacrilège qu’il faut bien en venir à considérer, étant donné les dysfonctionnements enregistrés, résultat d’une intense spéculation alimentée par la planche à billets américaine, et ses conséquences déstabilisatrices sur l’économie des pays émergents, censés tirer la croissance mondiale.

Ce code de conduite dérogatoire s’annonce aussi difficile à établir que ne l’est à dresser la liste des indicateurs évoquée précédemment. Car il faut interdire et permettre à la fois, aucune porte n’étant plus étanche dans le cadre d’une économie mondialisée ; les spéculateurs financiers étant par ailleurs maîtres dans l’art de contourner toutes les réglementations. La masse toujours grandissante des capitaux flottants, que l’on ne sait même pas chiffrer, est rebelle à toute tentative d’endiguement, et l’on tente d’élever des digues là où il faudrait assécher les flots.

Enfin, bien qu’annoncés à l’ordre du jour, deux derniers points vont passer à l’as : les mesures destinées à réguler le cours des matières premières et à limiter leur volatilité, ainsi que le projet franco-allemand de taxation des transactions financières. Encore plus frappante est l’absence de toute référence à la crise de la dette privée et publique, totalement occultée alors qu’elle reste le moteur de la crise.

Les dérèglements s’additionnent. La guerre des monnaies se poursuit, la crise du marché obligataire rebondit en Europe, le prix des matières premières alimente une inflation naissante alors que la croissance reste évanescente et qu’une partie de la zone euro sombre dans la récession. Pendant ce temps-là, l’instance suprême de la gouvernance mondiale discute du sexe des anges.

A l’arrivée, demain samedi, sur quoi portera l’unanimité, cette figure imposée des sommets ? Le décalage entre les sujets en discussion, l’âpreté des débats qu’ils occasionnent, et l’importance de ce qui est écarté, rabaisse ce cénacle au niveau du café du commerce.

Personne n’est en mesure de l’expliquer, un épais voile entourant l’affaire, mais le montant des prêts au jour le jour de la BCE a brutalement grimpé en flèche, atteignant 15 milliards d’euros ce jeudi, alors qu’habituellement ces prêts à 24h ne dépassent pas le milliard d’euros. Dans ce monde opaque, toutes les hypothèses circulent, depuis celle d’un fat finger (un doigt boudiné) qui aurait appuyé par inadvertance sur une touche de trop, à celle plus sérieuse de brusques difficultés rencontrées par des banques des pays de la zone des tempête.

Post-scriptum  : Sur Internet, il y a les heureuses rencontres… et les autres ! J’ai eu la mauvaise fortune de voir reproduit certains de mes billets sur un site que je ne fréquente pas et qu’un lecteur du blog nous a signalé. Un site ne disposant pas d’adresse mail de contact et s’abritant derrière un patronyme de circonstance (desouche), ce qui ne m’a pas permis d’adresser la mise en demeure suivante :

On me fait constater que votre blog reproduit régulièrement et in extenso certains de mes articles destinés au blog de Paul Jorion et publiés sur celui-ci.

http://fortune.fdesouche.com/tag/francois-leclerc

Ne vous ayant pas donné d’autorisation de reproduction – et n’ayant d’ailleurs pas été sollicité à ce propos comme d’autres blogs et sites le font – je vous prie de cesser d’y procéder et de supprimer toute mention déjà existante de ceux-ci.

Veuillez considérer que ce message électronique, seule possibilité qui m’est offerte de vous joindre, tient lieu de mise en demeure.

67 réflexions au sujet de « L'actualité de la crise : LE SEXE DES ANGES, par François Leclerc »

    1. Le site destinataire de cette mise en demeure est clairement identifié, vous n’êtes pas concernés.

  1. @ François Leclerc

    Vous n’évoquez pas la taxe « infinitésimale sur les transactions financières» proposée par N. SARKOSY, est-ce à dire que vous doutez qu’elle puisse être appliquée ?

    1. Si, je l’évoque à la fin, mais il s’agit d’une posture de même nature que la lutte contre les paradis fiscaux: une opération de communication.

  2. Le problème de la finance, le noeud gordien, c’est qu’elle a besoin d’opacité. Alors par essence, par construction, toutes les tentatives sont plus ou moins vouées à l’échec. De toute manière tout cela n’a plus beaucoup d’importance car la dure réalité du mur qui nous arrive en pleine poire va réveiller tout le monde. Maintenant il est trop tard.

    1. Les gens du PS et de la CFDT n’ont aucune idée de ce qui va arriver.. Et je me demande ce qu’imagine Europe écologie. Il y a des gens qui rêvent et qui ne se posent jamais une seule question, qui sont immunisés contre les questions.

      Visiblement la virtualité totale ne fonctionne pas non plus, puisque les USA inondent les marchés de liquidités et que cela ne suffit pas à redresser l’économie interieure ou mondiale.

    2. @ Litztfr.

      Ca n’est pas tout à fait juste ce que vous affirmez à propos de la gauche et du PS en particulier.

      Pour la gauche-gauche je vous recommande la lecture de J. Généreux
      Pour EELV je vous recommande les derniers ouvrages de P Larrouturou
      et pour le PS, ICI un lot de propositions pas stupides !

    3. @Alain Loréal,

      Oui, il y a des individus qui méritent d’être écoutés, mais le parti socialiste en tant que tel ???
      D’ailleurs sur les 3 personnes que vous citez, 2 l’ont quitté il n’y a pas longtemps, et le 3°, si il est cohérent, ne devrait pas tarder à faire de même.
      A moins qu’il ne remporte la primaire,…. C’est presque aussi crédible que JLM président.

      Je crois, que plutôt d’attendre quoi (ou qui) que se soit, il faut se préparer à de sérieuses secousses et maintenir le cap qui se dessine en partie ici.

    4. individus qui méritent d’être écoutés

      Hema a grandement raison !
      des individus de ci de là sont sincères …essaient de …
      mais le PS en lui-même ne correspond plus à rien …voir toutes les privatisations mises en place par dsk ( pas étonnant que Jospin, fort naif et étrangement manipulable ait pris la pâtée, qui nous a valu la suite affreuse) …la montée en puissance des banques privées, donc du mur de l’argent, et l’absence de régulation : il faudra bien que l’on nous réponde à cela ! …et les votes au Parlement européen, et au Parlement national ( est-ce que TOUS les représentants du PS ont voté CONTRE la LOPPSI2 ?…j’ai un doute, qui me désespère d’ailleurs ) : si le Mr Socialiste a une info. qui me contredit, tant mieux ! tout cela est vraiment difficile .

  3. La masse toujours grandissante des capitaux flottants, que l’on ne sait même pas chiffrer, est rebelle à toute tentative d’endiguement, et l’on tente d’élever des digues là où il faudrait assécher les flots.

    Tout cela finira par affamer et tuer une grande partie du monde n’arrivant plus à suivre, déjà
    que les mesures sanitaires ne sont plus très bonnes dans certains pays, cela va sans doute provoquer en retour d’autres surprises que nous ne sommes pas prêts d’oublier de sitôt dans
    les pays occidentaux, enfin on l’aura bien cherché un peu.

    1. Capitaux flotants, belle image et instantanément me vient l’image de cette ligne de flottaison, désormais ouverte, emportant inexorablement ce flottant devenant trésor, pour nos futurs découvreurs. Bonne chance aux chercheurs d’épaves.

  4. Je trouve cette histoire des prêts marginaux de la BCE assez intrigante, le montant étant resté élevé aujourd’hui encore. Le “fat finger” serait en fait un “thin finger” : une banque n’aurait pas emprunté assez lors de l’opération de refinancement de mercredi, et serait obligée de rouler ses réserves au jour le jour jusqu’à la prochaine opération. Ou alors un bank run silencieux se joue quelque part…

  5. étant lecteur assidu du blog depuis plusieurs mois,je me permet aujourd’hui d’intervenir ,car pour moi,la situation devient telle,qu’elle ne peut inexorablement nous conduire à la guerre qu’elle soit civile ou mondiale.On peut effectivement remarquer que plus aucunes décisions collectives ne seront prises et que c’est le chacun pour soi qui prévaut

  6. Merci encore pour votre contribution à notre contemplation de l’effondrement en cours!
    C’est… grandiose…

  7. The capitalist answer to this vast financial overshoot is simple: interest rates will rise once the unlimited free money stops flowing. Once interest rates rise, then the debt–which has now doubled or tripled in the frenzied flow of free money– quickly becomes burdensome in the extreme. In other words, the status quo is now addicted to unlimited flows of free money. If the flow continues, then inflation will destabilize it; if it’s cut off, then rising interest payments will destabilize it. That’s why it’s easy to predict a financial collapse in the next few years. But there are still enough resources around to restabilize things after the impending financial liquidation; societies and economies have a way of finding a new equilibrium, a process described in The Onset of Catabolic Collapse.

    http://www.zerohedge.com/article/guest-post-beyond-false-dawn-global-crisis-2020-2022

  8. Suite du post scriptum
    http://www.fdesouche.com/
    Voir via http://www.tucowsdomains.com/whois

    Domain servers in listed order:
    ns2.igaulois.com
    ns1.igaulois.com

    Qui renvoie à la même adresse
    Qui est enregistré ici
    https://www.rrpproxy.net/tool/whois/
    owner-organization: American Association for Freespeech in France (AAFF)

    NS1.IGAULOIS.COM resolves to the IP address 88.80.5.78, which is located in SWEDEN and managed by PRQ-NET-COLO. NS1.IGAULOIS.COM is listed as a nameserver host for 2 domains.

    CEDRiC LA MACHETTE ( http://fr.answers.yahoo.com/activity?show=ms5KXSDYaa )
    Dit à propos de lui “À mon sujet: La vérité n’est pas ailleurs, elle est là mais, il faut faire l’effort de la comprendre.: http://WWW.FDESOUCHE.COM )

    Ici
    http://fr.answers.yahoo.com/question/index?qid=20080516163804AAWSpYr
    on peut lire:
    Le saviez-vous ?
    Que sur la toile les Français et Européens de souche ont un site communautaire où la liberté d’expression et d’opinion est respecté sans qu’on vous taxe de tous les maux de la terre.

    Puant !

    (Merci François pour ces billets que je lis depuis 3 ans)

    1. Fdesouche est un des sites phares de la “fachosphère”. Je pense que le fait que François Leclerc ne veule pas que ses billets y soient reproduits ne relève pas vraiment d’une volonté de protéger son travail (ses billets sont très bien sourcés sur le site, avec liens vers le blog de PJ et tout), mais plutôt de celle de ne pas être associé à certains groupes de gens.

    2. Merci à tous, j’ai déjà suivi la piste offerte par WHOIS et envoyé par ce biais ma mise en demeure.

    3. @ François Leclerc

      Je vous conseille également de vous plaindre auprès de l’hébergeur suédois (abuse@prq.se) :

      $ host fdesouche.com
      fdesouche.com has address 88.80.5.78

      $ whois 88.80.5.78
      ...
      inetnum: 88.80.4.0 - 88.80.7.255
      netname: PRQ-NET-COLO
      descr: PRQ - POP STH0
      descr: Co-located customer servers
      country: SE
      admin-c: pIN7-RIPE
      tech-c: pIN7-RIPE
      status: ASSIGNED PA
      mnt-by: MNT-PRQ
      source: RIPE # Filtered

      role: prq Inet NOC
      address: PRQ AB
      address: Box 1206
      address: SE 11479 Stockholm
      address: Sweden
      remarks: !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
      remarks: !! Abuse reports should ONLY be sent to abuse@prq.se !!
      remarks: !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
      abuse-mailbox: abuse@prq.se
      admin-c: PW1115-RIPE
      tech-c: PW1115-RIPE
      nic-hdl: PIN7-RIPE
      mnt-by: MNT-PRQ
      source: RIPE # Filtered

  9. tant que l’on ne conçoit pas une monnaie nouvelle, marquée par le temps, je ne vois que du blabla au niveau des sommets internationaux, et il n’y aura aucune issue possible à la crise.

    1. Peut-être qu’aucune issue à la crise n’est recherchée, on a parfois l’impression que le but c’est simplement l’adoration du veau d’or en un rituel de magie noire à l’échelle planétaire .

    2. adoration du veau d’or

      oui, de Grand’Oeuvre, point !
      juste un maintien, à tout prix, de l’idole à adorer !

      parlez d’une régression !

  10. les g20 ça ne sert a rien, une dépense d’argent inutile, c’est un défile de costards cravate
    on a doit au sarkoshow qui ne fait même pas rire.

    c’est une sorte un festival de canne, avec des comédiens médiocre on devrait distribuer des prix
    le prix du plus inutile, du plus incompétent, de la plus grosse bedaine etc..

    tous auront un prix.

    1. Absolument, ce spectacle devrait être jumelé avec le festival de Cannes et à la même date, ainsi couplé, nous en réduirions les frais.
      D’ailleurs, Carlita se retrouverait présidente pour la section cinéma et Nicolas pour le reste (je n’ose plus parler de politique vu que cela n’existe plus).

  11. Il se passe des choses que le public ignore.
    Par exemple: au grand étonnement des experts, les avoirs de la Bundesbank (Allemagne) vis-à-vis des pays de la zone euro s’élèvent maintenant (fin 2010) à 326 milliards d’euros, alors qu’en 2006 la somme était de “seulement” 18 milliards. Autrement dit, La BCE a continué à donner des crédits aux pays endettés sans que cela soit couvert par le parlement.

  12. Bonsoir à tous

    Voici le titre d’un billet de tyler durden sur son site zero hedge:
    On That $100 Billion Eurodollar Barbell Trade

    parmi les commentaires, quelqu’un pense qu’il y a une banque qui a de gros problèmes ou qu’il y a un manque de liquidités qui apparait…
    A part ça, on peut toujours suggérer des apports subtils à l’échelle de mesure de la température, mais le thermomètre se place toujours au même endroit!

    Cordialement!

    1. Je chercherais du coté de Dublin…à une semaine des élections, il y a surenchère de promesses électorales pour ‘renégocier’ le package FMI/UE.

    2. @ Dissy :
      Je partage.
      Le gouvernement partant n’aurait pas tout dit ou tout su.
      Les pertes seront sans doute pires qu’estimées.
      Soit un risque très fort de faire un défaut, même partiel, sur les créances juniors.
      Voir seniors, si les audits se révèlent ‘horrifics’ (une première a déjà été réalisée il y a une semaine, avec une petite banque danoise, sur la dette senior).
      Sachant la course à l’échalotte en cours entre FG et le Labour (qui dégénère), je me demande si certains créanciers ne sont pas tout simplement en train de ‘quitter le navire’, en demandant un remboursement immédiat de leurs avoirs, quitte à perdre en valeur mais au moins à sauver quelque chose, avant l’hair cut qui ne tardera pas ensuite à tomber sur ceux-ci …

      Bank run ? Pas vraiment, car cela impliquerait une fuite des déposants.
      Mais fuite des créanciers, ça, c’est possible …
      Si c’est le cas, Anglo Irish Bank et les banques irlandaises seront notre Lehman à nous européens.

    1. investir à son gré …

      N’est-ce pas plutôt pout y spéculer ?
      Prendre l’argent des Etats pour soutenir les marchés financiers ?

  13. Gros succès pour sarkozy ..je plaisante.
    G20 : pas de consensus sur les indicateurs économiques

    vendredi 18 février 2011, 23:43 belga
    Aucun consensus n’avait émergé vendredi en fin de soirée de la réunion des ministres des Finances du G20 à Paris, qui se termine samedi, sur les indicateurs censés mesurer les déséquilibres mondiaux

    1. rassurez-vous, la journée n’est pas terminée.
      Il y aura un conscensus ce soir pour dire que tout va bien puisqu’ils ont trouvé les indicateurs mesurant combien tout va mal.

  14. Merci pour ces “nouvelles du front”, Monsieur Leclerc.

    Une liste d’indicateurs dont on voit que chaque pays affiche comme il le sens… Ceci avec d’éventuelles “contraintes” dont la symbolique pourrait égaler celle des “accords” avec des paradis fiscaux…
    Et une “réforme” du système qui se heurte au rôle du dollar qui ne peut être remis en cause sous peine d’effondrement du système américain.

    Il faut espérer que le repas des “décideurs” sera leur meilleur consensus sur la qualité et qu’ils pourront faire un peu de tourisme. L’utilité du “G20” est là.

  15. Voici un article de notre ami Yéti auquel j’adhère entièrement, aussi je souhaite vous le faire partager :

    “Pourquoi je ne voterai JAMAIS pour Dominique Strauss-Kahn

    La politique

    La plaie ! Les voilà repartis à vouloir nous refourguer Strauss-Kahn comme présidentiable favori de la “gauche” pour 2012. Oh, le battage qu’ils nous infligent à longueur de leurs unes et de leurs gros titres ! Obscène.

    Tous les prétextes leur sont bons : sondages de circonstances (dont on a vu combien ils sont empressés de les voir transparents ), visite impromptue 🙂 du “héros” au beau milieu d’un pince-fesse convenu, état d’âme de l’épouse , analyses façon tartines onctueuses des politologues patentés…

    Ne me reste plus à moi que cette petite chronique comme antidote à la contagion épidémique : non, je ne voterai JAMAIS pour ce type, à quelque élection que ce soit, quel que soit le tour de scrutin, premier ou deuxième, quelles que soient les circonstances, et quel que soit son adversaire.
    “Dégager” la dictature financière internationale

    La Grande Crise conduit aujourd’hui notre monde à des catastrophes et à des tragédies inédites . Seuls les nigauds, les mal-comprenants et les faux-culs refusent encore de l’admettre.

    Mais contre toute évidence, contre vents et marées, la finance exsangue et ses spadassins s’accrochent à leurs privilèges, à leur univers agonisant. Ses valets confits, réunis en ridicules G20, exhibent leur languissante impuissance, leur lamentable manque de volonté à prendre la moindre décision sérieuse.

    Strauss-Kahn, président du FMI, est de ceux-là qui, par toutes ses déclarations, tous ses actes (les privatisations lorsqu’il était ministre, la libéralisation des stock-options…), sa carrière, ses entrées au sein des conseils d’administration ou des “think tank”, incarne cette finance mafieuse et sans scrupule qui étouffe aujourd’hui la planète.

    Les Tunisiens ont viré Ben Ali, les Égyptiens se sont débarrassés de Moubarak. Sous peine d’étouffement, nous devons, nous, nous “dégager” sans tarder de la finance internationale prédatrice. Et de ses tristes sbires.
    Non au moins pire du pire !

    Que nous chante-t-on ? Qu’un Strauss-Kahn vaut mieux qu’un Sarkozy ? Que le moins pire vaut mieux que l’insupportable ? Que le convenable mielleux et enrobé vaut mieux que la grossièreté stupide étalée ? Qu’on arrête un peu de nous abrutir avec ces arguments faisandés, d’une si crasse médiocrité, cousus de fil blanc.

    Le fait que l’un soit plus intelligent et d’apparence convenable que le stupide second n’est pas un argument, mais une circonstance aggravante. Car le problème n’est pas l’intelligence, mais ce à quoi on la destine. Demandez donc aux citoyens grecs et irlandais ce qu’ils pensent de “l’intelligence” strauss-kahnienne et de son FMI.

    Gauche rose pâle ou droite ringarde, depuis 1981, au fil des alternances, nous avons vu le même déplorable détricotage de notre univers de vie. À peine maquillé par les premiers pour paraître acceptable, mais avec les mêmes navrants résultats, la même désolante déclinaison.

    Regardez donc du côté de la Grèce et de l’Espagne où les “socialistes” Papandréou et Zapatero s’empressent de saigner leurs populations au premier éternuement des banques.

    Le droit de vote est un privilège trop précieux pour qu’on le dénature dans de glauques cuisines de bas étages, où l’objectif n’est plus que d’éliminer l’exécrable pour se contenter de ce qui l’est moins… en apparence.
    Cinq conditions pour éviter la pêche à la ligne en 2012

    Mais alors, me dira-t-on, pour qui voter en 2012 ? À l’heure qu’il est, franchement, je n’ai pas la réponse. En ce qui me concerne, la mienne sera conditionnée par la satisfaction de cinq conditions a minima :

    * la garantie d’un minimum vital décent pour chaque ménage

    * la limitation de l’échelle des revenus dans une fourchette de 1 à 30 maxi

    * l’interdiction de la spéculation sur les variations de prix (celles, criminelles, sur les matières premières et les produits alimentaires, par exemple)

    * l’instauration d’un protectionnisme social visant à protéger la population des effets dévastateurs de la mondialisation (délocalisation de nos outils de production, anéantissement de nos services publics…)

    * le gel de la dette publique (que personne ne sera jamais en mesure de rembourser) et sa renégociation.

    Faute de quoi, à nous l’ablette espiègle et le brochet retors ! Ces conditions valent aussi bien pour Europe Écologie/Les Verts que pour le Front de Gauche qui sont loin d’avoir encore donné toutes garanties sur ces sujets. À bon entendeur !

    Et qu’on ne vienne pas me seriner que la barre est trop haute placée. Foin des tergiversations mollasses et des démissions poltronnes. Osez donc me dire que ces mesures ne sont pas LES SEULES susceptibles de nous sortir du guêpier où nous nous sommes fourrés !

    Maintenant chacun fera bien ce qu’il voudra. Après tout, lorsqu’une population a réussi à se donner un jour comme président un coquelet immature, nul ne saurait plus s’étonner de rien. Mais qu’on ne s’ébahisse pas non plus lorsque d’autres choisissent de se mettre au vert en attendant que passent les désastreux orages.

    C’est quoi votre technique de pêche favorite ? Moi, celle des carnassiers aux leurres souples.”

    Merci F.Leclerc d’accepter cet hébergement du billet du Yéti qui le mérite bien.

    1. BOF ! C’est du discours L.O. matiné de NPA un peu Anar. Le futur président de la république française décidant d’interdire la spéculation mondiale sur les matières premières c’est du New Sarko aussi crédible….J’aurai préféré lire l’interdiction faite aux entreprises du CAC40 de dissimuler leurs profits dans les paradis fiscaux et en cas de délocalisation des sociétés et Pdg, rétorsion sur les biens possédés en France et Outremer par l’oligarchie dominante.

    2. @ kerema

      Ce que vous auriez “aimé lire” se trouve peut-être dans mon petit programme détaillé en 8 volets (publié sur mon blog et sur Rue89).

      Vous y verrez aussi que ce petit programme n’a rien du “discours L.O. matiné de NPA un peu Anar” 😉

    3. Merci IDLE
      J’ai bien aimé l’article.
      Je partage ce bon sens.
      Je crois plus aux Partis sois disant de Gauche ou Droite ,sortent tous des mêmes écoles de père en fils ,une secte de profiteurs ..
      bon WE

  16. Les créances douteuses des banques espagnoles au plus haut depuis quinze ans : 107,173 milliards d’euros.

    Le taux de créances douteuses des banques espagnoles, indice de leur vulnérabilité, a encore progressé, atteignant en décembre 2010 son niveau le plus haut depuis décembre 1995 à 5,81 %, selon les chiffres publiés vendredi par la Banque d’Espagne.

    Les créances douteuses des établissements bancaires du pays s’élevaient à 107,173 milliards d’euros en décembre, soit 5,81 % du total des créances, contre un taux de 5,68 % en novembre et de 5,66 % en octobre.

    Ce taux, qui n’était que de 4,98 % en octobre 2009, est le plus élevé depuis décembre 1995, selon les calculs effectués par plusieurs médias espagnols. Déjà en août, le taux de créances douteuses avait connu une forte détérioration, s’affichant avec 5,61 % au plus haut depuis février 1996.

    La situation des établissements bancaires espagnols reste une source d’inquiétudes pour les investisseurs internationaux en raison des conséquences de l’éclatement de la bulle immobilière fin 2008, de la récession qu’a traversée le pays depuis fin 2008 et du fort renchérissement du coût du crédit espagnol ces derniers mois. Maillon faible traditionnel du système bancaire, les caisses d’épargne du pays, des établissements régionaux souvent petits et non cotés, ont été fortement incitées en 2010, par le gouvernement et la Banque d’Espagne, à se restructurer afin d’améliorer leur solidité financière.

    La vague de fusions et les efforts d’assainissement observés l’an passé ont toutefois été jugé insuffisants. Aussi le gouvernement présentera vendredi un décret dans lequel il devrait demander aux établissements bancaires d’atteindre des niveaux de solvabilité plus élevés d’ici à l’automne. Cela va obliger certaines des caisses d’épargne à trouver des liquidités supplémentaires en vendant des actifs, en s’introduisant en Bourse ou bien en s’adossant à de plus grands groupes d’investissement.

    Le Monde

    1. Et cerise sur la gâteau, ils ont maintenant un petit Madoff sur les bras:
      http://www.elpais.com/articulo/economia/Nueva/Rumasa/uso/otros/fines/dinero/pidio/hacer/compras/elpepueco/20110219elpepieco_3/Tes
      Un genre de pyramide de ponzy avec une dette de plus de 700 millions d’euros, où l’argent des investisseurs (environ 70 millions d’euros par an) sert à payer les dettes financières du passé et à assurer le train de vie des dirigeants.

  17. Vendredi 18 février 2011 :

    Emprunts portugais à 5 ans au plus haut.

    Le rendement des obligations portugaises à cinq ans a atteint un nouveau record depuis la création de l’euro vendredi, toujours sous pression des investisseurs qui craignent que Lisbonne ne soit contraint de faire appel à une aide internationale.

    “C’est tout simplement une situation d’incertitude générale vis-à-vis du Portugal. Ces tout derniers jours, les Bunds ont monté, et nous avons observé un report vers des actifs jugés moins risqués aux dépens des pays périphériques”, commente un trader.

    http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2011/02/18/97002-20110218FILWWW00456-emprunts-portugais-a-5-ans-au-plus-haut.php

    Portugal : taux des obligations à 5 ans : 7,128 %.

    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GSPT5YR:IND

    Portugal : taux des obligations à 10 ans : 7,497 %.

    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GSPT10YR:IND

  18. @François Leclerc

    On a enfin l’explication sur le prêt exorbitant de la BCE. Ce sont deux institutions irlandaises (Anglo Irish Bank et Irish National Building Society) qui ont tiré sur la BCE, dans le cadre de leur restructuration. L’explication d’une faute de frappe par un doigt boudiné ne tient de toute façon pas la route et je m’étonne qu’un journal aussi prestigieux que le Financial Times ait pu avancer pareille baliverne.

    source : http://www.irishtimes.com/newspaper/finance/2011/0219/1224290287720.html

    1. Merci. Oui, cela en dit long sur le désarroi régnant que des explications de ce type puissent être retenues.

      A propos du krach de Wall Street de mai dernier, qui a donné lieu à une même hypothèse farfelue, un comité d’expert vient de proposer de créer de nouveaux “coupe-circuits”, faute d’avoir pu identifier son origine !

    2. FT Alphaville en parle aussi :
      “It could be a quiet move to non-ECB, or ELA, borrowings for Ireland’s bank(s). Who knows why, though we’d add the move could prove prudent should the ECB ever decide to move from full allotment at its LTROS to more limited funding.”

      Par ailleurs, un autre article de FT Alphaville devrait vous intéresser aussi, François, puisqu’il fait le lien entre la perspective négative du 16/02 sur AIB et … les muni bonds américains !!
      Car ces obligations municipales, dont on sait grâce à vous que le programme fédéral qui les avaient soutenu ne sera pas relancé en 2011, ont pu être émises grâce à des ‘LOC’, des lettres de crédit, où la banque (AIB) reçoit une prime pour garantir le paiement de ces obligations :
      “They’re a credit enhancement used in some muni bonds, whereby a bank is paid a fee to guarantee a certain part of the payment if the issuer can’t stump enough cash.”

      “(…) to worry about $53bn of LOCs expiring this year.”

      De sorte que si AIB s’écroule en Irlande, c’est une partie du marché des muni bonds adossés à des lettres de crédit, pour 53 milliards de dollars, qui s’effondre, marché qui expire … cette année.

      Comme on dit, l’effet papillon.

      PS : un article de L’expansion évaluait le marché des muni bonds à 122 milliards de dollars, dont une bonne partie adossée à des lettres de crédit. Ces lettres de crédit arrivant à terme, les municipalités devront ainsi soit emprunter sur le marché des muni bonds (à des taux ‘prohibitfs’), soit renégocier avec les banques ayant accepté des lettres de crédit. Mais si la banque elle-même est en défaut (AIB, par exemple), les municipalités n’auront alors plus qu’une seule solution : emprunter ou se mettre en faillite, comme le Comté d’Orange.
      L’article cite un papier où Meredith Witney prédit une faillite sur ce plan là :
      “In an interview on CBS’ “60 Minutes” program Sunday night, Whitney (left) boldly predicted a muni finance crisis of epic proportions, with 50 to 100 major defaults amounting to hundreds of billions of dollars in losses. “I think next to housing this is the single most important issue in the United States and certainly the largest threat to the U.S. economy,”she told interviewer Steve Kroft.”
      Les municipalités américaines doivent être en train de regarder à l’est (toujours rien de nouveau) en ce moment …

    3. Je corrige : Building America sera poursuivi, selon Obama mais a peu de chances de passer les fourches des républicains.

      Et Meredith Whitney n’est pas seule à le dire.
      Le CEO de JP Morgan himself, Jamie Dimon, excusez du peu !
      Et un analyste du même journal de déclarer : “Make no mistake: The so-called “deadbeat states” problem is real, and muni-bond defaults are almost certainly unavoidable.”

      Gasp !!

      L’explosion est prévue en … 2011.
      A moins que d’ici là, Building America n’ait, par miracle, passé les fourches des républicains.

  19. En Europe, on apprend à être stoïque avec le Thalys:
    http://www.lemonde.fr/societe/article/2011/02/19/des-passagers-passent-la-nuit-dans-un-thalys-amsterdam-paris_1482748_3224.html#xtor=RSS-3208
    (question: pourquoi les “services” ferroviaires sont systématiquement incapables de remplacer une défaillance par un service de bus ? ca fait trop années 1970 les bus ?)

    Mais quand on part à l’étranger, on est pas stoïque du tout, juste hyper arrogant:
    http://www.dailymotion.com/video/xh2v3h_le-coup-de-sang-de-l-ambassadeur-de-france-en-tunisie_news#from=embediframe

    (en espérant que ce nouvel ambassadeur ne va pas durer trop longtemps !)

    1. 1 qu’est ce que va être la nouvelle coopération politique entre la France et la Tunisie, surtout après
      la position pour le moins inattendue de Alliot-Marie mais aussi de Sarkozy concernant Ben Ali au début de la révolution.
      Réponse: La France souhaite ouvrir une page nouvelle avec la Tunisie nouvelle et la France croit dans le futur de la Tunisie et elle est avec la Tunisie et se tiendra aux côtés du peuple tunisien
      2 La deuxième question est incomplète (? il semble que Sarkozy vous a choisi parce que vous êtes un proche?); il ne répond pas et rit.
      3 Elle demande comment restaurer la confiance, surtout sachant la position de l’ambassadeur précédent et de votre proximité avec Sarkozy. N’est il pas normal qu’il y a certaines peurs de la part des Tunisiens.
      Il dit: pourquoi ces peurs, puis elle répète et il s’énerve et dit c’est quoi cette question qui revient sur les peurs? c’est une vraie insulte contre moi. et il se lève.

      Mal barré le gars. Et nous avec lui.

    2. @ Jeanne :
      Peut-être que les tunisiens commencent à comprendre d’où provient le maintien du système si longtemps. Qu’ils commencent à découvrir que derrière certains homme,s il y en a d’autres, plus nombreux, faisant ‘système’ : patrons de boite, directeurs de banques, hlodins et joint-venture, …
      Et que derrière ces hommes encore, il y a des ‘investisseurs’, étrangers évidemment, exigeant des ROE (Return On Equity) expliquant en grande partie pourquoi les salariés sont si mal payés, tandis que certains sont grassement rémunérés et enfin que l’essentiel est ‘exporté’ à l’étranger.
      En France, par exemple. Premier partenaire économique et financier en Tunisie (50% des IDE).
      Il me semble que les tunisiens commencent à percevoir et à lutter contre le second niveau, soit les exécutants du dictateur (d’où la multiplication des ‘mouvements sociaux’).
      Quand ils en auront fini et si on les laisse poursuivre, ils en arriveront inéluctablement à se demander pourquoi l’essentiel de la richesse produite doit partir engraisser des étrangers, dont l’unique objet est de les exploiter.
      Et quand il commenceront à remettre en cause le modèle économique et financier de leur pays, nous serons alors en plein coeur d’une révolution.

      Actuellement, il me semble que les tunisiens n’en sont qu’au second plan.
      Mais ils vont vite.
      Car ils commencent à remettre en cause l’ambassadeur d’un modèle, arrogant et nerveux parce qu’il sent qu’il commence à être interrogé.
      Et quand les tunisiens constateront que ce modèle est celui-là même qui a de très forte chances de s’écrouler en son sein, ils n’auront plus qu’à le pousser pour qu’il tombe.

      D’où la nervosité de l’ambassadeur …

      PS : M. Boillon a entre temps ‘présenté ses excuses‘.
      Mais M. Boillon a une mission : développement économique, comme en Irak. D’ailleurs, la première visite officielle d’un membre du gouvernement français n’est celle du Ministre des Affaires Etrangères mais bien celle du Ministre de l’Economie, Christine Lagarde, le 22 février. Cela en dit long sur les types de relations auxquelles la France aspire avec la Tunisie et quelles sont ses ‘priorités’.
      Dès lors, si les tunisiens en viennent à remettre en cause le modèle économique, il en viendront à remettre en cause le dit ambassadeur. Et leurs relations avec la France.
      Car d’autres pourront prendre leurs places. La Chine par exemple, qui commence à tailler des croupières aux vieilles nations ‘partenaires’, via les IDE.

  20.  «Il dit: pourquoi ces peurs, puis elle répète et il s’énerve et dit c’est quoi cette question qui revient sur les peurs? c’est une vraie insulte contre moi. et il se lève ».

    M.Boillon se sent ”insulté” ?

    Des excuses ne suffisent pas.
    Tenir pareil langage après l’éclatante complicité française avec un dictateur voleur devant un peuple
    courageux contrairement à notre attitude, ça montre bien combien notre politique est loin des aspirations des peuples à se libérer de la corruption pour plus de justice.
    Ce M. Boillon à plus l’âme d’un trader que d’un diplomate.
    Qu’il dégage et vite.

  21. Je trouve dommage d’être si pessimiste quant à la possibilité d’une régulation financière mondiale…
    Ce cynisme apportera quoi ? Si on estime que c’est perdu d’avance, alors ok, arrêtons tout, même d’en discuter. En effet, ça serta à rien de ressasser les mêmes trucs si on peut rien faire pour agir… Moi je suis persuadé qu’on peut changer les choses, c’est possible, pour cela il faut montrer à nos dirigeants que les choses doivent changer, il faut marquer notre solidarité avec les pays du sud. Le changement ne peut venir que de nous et même si on avance à tout petits pas, l’opinion internationale est en mesure de faire basculer ce système

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