L'actualité de la crise : UN PACTE SUR DES POINTES D'ÉPINGLES, par François Leclerc

Billet invité

Savaient-ils ce qu’ils voulaient, aujourd’hui, à Bruxelles ? Oui, avancer le plus possible vers l’adoption d’un pacte. Afin de présenter un accord entre chefs d’Etat et de gouvernement permettant de prolonger le répit actuel de la crise obligataire, et de commencer à entrer dans ce qu’ils considèrent être le vif du sujet ! Afin d’y parvenir, un sommet européen extraordinaire des 17 pays de la zone euro est proposé dans la première quinzaine de mars, avant le sommet de l’Union européenne de la fin du mois.

Le nom du pacte a entretemps changé, son contenu se précisant mais toujours à géométrie variable. Initialement dénommé pacte de compétitivité et de croissance, il est devenu “de convergence“, un objectif qui rabat sur ses ambitions initiales et évitera d’être jugé sur ses résultats en termes de croissance.

Son catalogue de mesures se voulant emblématiques, dressé par les Allemands qui se sont inspirés des propositions initiales de la Commission, pose par contre problème. Parce que certaines d’entre elles suscitent des refus catégoriques, les Belges ne voulant pas supprimer l’indexation des salaires, les Irlandais leur fiscalité avantageuse pour les entreprises, les Français refusant de revenir de nouveau sur l’âge de la retraite, etc. Mais aussi parce qu’elles s’inscrivent au fond dans le cadre de toujours, la même impasse stratégique, dont la mise en musique se poursuit.

Le manque de réalisme de ce pacte négocié dans ses grandes lignes entre les Allemands et les Français, et que Herman Van Rompuy, le président de l’Union européenne, est maintenant chargé de vendre à tous ses membres, en est l’expression. Angela Merkel en a dessiné les contours à l’image de l’économie allemande, impliquant pour les membres de l’Union de s’orienter, en vue de s’aligner, vers ce qu’elle considère être des critères d’excellence, le tout tempéré comme il le peut par un gouvernement français à la remorque.

Ce pacte est un habillage de la seule stratégie autour de laquelle les gouvernements européens sont capables de se réunir et que la BCE – élargissant sa mission de gardien du temple – ne cesse de défendre : restaurer la compétitivité européenne en pesant sur les coûts salariaux, et lutter contre le déficit fiscal en réduisant les budgets et rééquilibrant les comptes sociaux. En instaurant des dispositifs contraignants servant de paravent aux gouvernements qui s’en prévaudront pour électoralement s’en dédouaner.

Parallèlement, il faudra bien entreprendre un nouveau grossier rapiéçage du tissu bancaire, sous couvert de stress tests qui s’annoncent laborieux à calibrer, entamant avant même qu’ils ne soient entrepris la crédibilité de leurs résultats. Il y a encore beaucoup de déchets planqués sous les tapis et il est hors de propos d’imposer aux banques des obligations supplémentaires de recapitalisation autres que celles de Bâle III, lesquelles posent déjà problème.

Puis, il va falloir renégocier – en dépit du refus déjà exprimé par la BCE à l’Irlande – les termes des sauvetages déjà accomplis, le FMI ayant pris les devants en précisant qu’il pouvait accorder à la Grèce cinq années supplémentaires de délai de remboursement de son prêt de 30 milliards d’euros. Du côté irlandais, la surenchère qui débute entre les futurs vainqueurs des prochaines élections du 11 mars prochain va rendre intenable un refus d’entamer une renégociation. Elle pourrait même s’élargir à la remise en cause de certaines garanties gouvernementales données aux banques, impliquant de mettre finalement à contribution leurs créanciers. Rompre ce tabou créerait un choc qui dépasserait les frontières de l’Irlande et relancerait le débat des restructurations dans toute l’Europe.

Suivre ou ne pas suivre le chemin de l’Irlande est précisément le choix devant lequel est placé le gouvernement espagnol, qui doit affronter la situation calamiteuse de son système bancaire après l’avoir très longtemps niée. Sous l’égide de la banque centrale, son exposition aux actifs immobiliers douteux vient d’être rendue publique. Soit 135 milliards d’euros, dont 90 milliards pour les 17 caisses d’épargne (les cajas). Les estimations préalables de la banque centrale étaient supérieures – 180 milliards d’euros – ces nouvelles données compilant le déclaratif des banques elles-mêmes. L’estimation des pertes potentielles qui en résulteront est toute la question, ainsi que celle du montant des nouvelles dépréciations en découlant, les deux s’aggravant avec le temps.

Le gouvernement vient d’estimer à 20 milliards d’euros les besoins de recapitalisation des cajas, un montant que les analystes s’accordent à trouver dès à présent très sous-estimé. Moody’s estime que les pertes des banques et caisses d’épargne pourraient atteindre à terme 176 milliards d’euros, alors que seuls 88 milliards ont été reconnus par les établissements. Pour la banque UBS, les besoins de recapitalisation globaux oscillent entre 70 et 120 milliards. Or les cajas détiendraient les deux tiers des actifs toxiques…

Au fil des saisies, les cajas sont de facto devenues de gigantesques agences immobilières, propriétaires de logements vides invendus, qu’il faut entretenir et dont le prix de vente baisse. On estime que le parc de logements construits correspond à une population de 80 millions de personnes dans un pays de 47 millions d’habitants, ce qui donne plus que les données financières précédentes une mesure de la bulle immobilière espagnole et de ses ravages.

Dans l’immédiat, le dispositif gouvernemental espagnol est à double détente, favorisant d’une part l’ouverture du capital des cajas aux investisseurs privés, et se réservant d’autre part si nécessaire la possibilité d’intervenir via le Frob (le fonds d’aide publique), en procédant à des nationalisations partielles. L’échéance a été fixée à septembre prochain : solution irlandaise ou pas, la question va rester pendante quelques mois.

L’objectif est que le gouvernement s’engage à minima, mais le prix réel à payer pourrait être simplement déplacé. Les cajas sont en train de concentrer leurs actifs et passifs dans de nouvelles structures bancaires, ouvrant la voie à l’éventuelle création ultérieure de structures de défaisance, dont la charge financière reviendrait à l’Etat. Il faudra bien intéresser les investisseurs privés…

Bloquer la crise en Espagne, comme les militaires bloquent une offensive sur le terrain, est le véritable enjeu de la crise européenne, et ce n’est pas à Bruxelles qu’il se réglera. A supposer que le Portugal n’entre pas dans la zone des tempêtes, car l’un y entraînerait l’autre. Cela éclaire la visite à Madrid d’Angela Merkel jeudi dernier, ainsi que les déclarations de José Luis Zapatero, empressé à jeter avec elle « les bases d’un pacte de compétitivité ».

Le dernier taux officiel de chômage connu, celui de décembre dernier, était de 20,33%, et il a été depuis annoncé qu’il continuait de grimper. 130.000 nouveaux chômeurs ont été enregistrés en janvier dernier. Voilà qui donne une image de la crise dans un pays où le gouvernement attend pour 2011 « le début de la reprise » et prévoit de manière optimiste une croissance de 1,3%. Le FMI table sur 0,6%; en 2010, le PIB a été négatif (-0,1%).

Avant même d’avoir été adopté, le pacte repose sur des pointes d’épingles.

88 réflexions au sujet de « L'actualité de la crise : UN PACTE SUR DES POINTES D'ÉPINGLES, par François Leclerc »

  1. comme je suis le premier à réagir j’en profite..

    Merci Mr LECLERC..
    Vos articles sans provocations demandent à chaque fois de réfléchir..
    suis trop péter mais je sens une gentillesse intelligente.
    bisous

  2. Van ROMPUY va avoir du travail.. pour trouver 1 consensus .. ça va être coton.

    Avant de lire votre article, j’ai lu l’article de ” focus ” :

    http://www.focus.de/finanzen/news/staatsverschuldung/gipfel-eu-strebt-wirtschaftsregierung-an_aid_596993.html
    L’UE aspire à une Gouvernance économique.
    D’ici mars les ministres des finances feront des propositions etc..

    Comme vous le dites, on va approcher d’élections : Irlande (fin février)
    Espagne, France
    Allemagne ( c’est dans quelques Länder tels le Bade Wurtemberg, assez riche)
    Flexibilité, modération salariale etc.. compétitivité
    Et si le pétrole augmente encore plus en cas de déclenchement de problèmes “géostratégiques” dans des pays arabes gros producteurs de pétrole ( article dans L’Expansion notamment)

  3. En instaurant des dispositifs contraignants servant de paravent aux gouvernements qui s’en prévaudront pour électoralement s’en dédouaner.

    L’Europe aura commencé par dédouaner ses frontières et fini en dédouanant ses politiques.
    Le plus pertinent politiquement et le plus affligeant est résumé là hélas. Ils vont achever non seulement l’UE, mais encore l’idéal européen lui même. Sans parler de la paix…

    1. Vigneron vous avez le vin triste.
      C’est pire pour moi qui ai le vin méchant.
      Le risque est que les états soient incapables de respecter les termes du contrat de convergence.
      Et qu’ils tentent de tricher.
      Ce sera une bonne pomme de discorde avant le retour au protectionnisme intra-européen.
      Retour des nationalismes.
      Comme disait Mitterrante, la nation c’est la guerre!
      Ensuite ?
      Vive le Fwonce.

      Mais non voyons posi-ti-vons.

  4. @François,
    Désolé mais votre article n’est pas clair en ce qui nous concerne.
    Êtes-vous pour ou contre l’indexation automatique des salaires?
    Elle existe à Chypre, Malte et en Belgique.
    Attention, vous semblez ignorer qu’elle est lissée et qu’en plus pas mal de produits dont l’énergie sont exclus du calcul de l’index.
    Donc la perte de pouvoir d’achat si elle est moindre n’est pas moins existante.
    L’accord interprofessionnel qui avait été accepté par les syndicats a été rejeté par la base.
    Raison, justement, cette imprécision dans les formalités de l’accord qui semblaient manquer dans l’accord au sujet de cette indexation automatique des salaires.
    Précisez votre pensée.

    1. Je n’ai porté aucun jugement sur cette indexation, à laquelle je suis favorable par ailleurs.

      Jean-Claude Junker vient de s’opposer à cette suppression également pour le Luxembourg.

    2. Cette indexation automatique des salaires doit aller de pair avec une indexation automatique des pensions de retraite, car les retraités sont des salariés qui sont arrivés au bout de 40, 42 ans de travail et plus, le sort qui attend inéluctablement tous les survivants parmi nous. Ils ne peuvent plus espérer une promotion ni rien changer à leur situation professionnelle pour augmenter leurs revenus, tout en subissant la même augmentation du coût de la vie ((avec des mutuelles plus chères pour cause de vieillesse et de santé plus fragile) .

    3. Mianne,
      “Cette indexation automatique des salaires doit aller de pair avec une indexation automatique des pensions de retraite”
      C’est le cas, du moins, en Belgique.
      A Grand Duché de Luxembourg, Chypre et Malte, c’est à vérifier.

  5. Les trois principaux partis d’opposition Irlandais (fg, labour et SF) ont rejeté avec force toute hausse de leur corporate taxe (qui est à 12.5 pct) ….et ils comptent bien renégocier le ‘bail out’ deal..FG au niveau du taux d’intérêt (ils espèrent passer à 3.5 pct iso 5.85),le labour va plus loin et veut que les senior bond holders payent aussi, quant au S Fein lui c’est carrément le défaut immédiat après une courte mise en demeure à l’UE et au FMI !!Seul le FF (parti quittant le pouvoir en ayant ruiné l’Irlande pour plusieurs générations) veut conserver le deal tel quel(mais il n’a aucune chance d’emporter les élections idem les greens (ex partenaire de la coalition sortante).Quelques candidats ‘indépendants’ mais assez puissants dans leur région veulent aussi renégocier.Idem pour l’extrème gauche(c’est nouveau en Irlande) qui souhaite aussi un défaut.

    Source débat sur tv3 hier et sur RTE

    http://www.tv3.ie/shows.php?request=tonightwithvincentbrowne

    1. La gauche révolutionnaire n’est pas nouvelle en Irlande.
      Il se peut seulement que l’anticapitalisme progresse, mais comme ailleurs.
      Et la comme ailleurs, la vraie gauche refuse de faire payer aux peuples
      les dettes des banquiers et de leur Etat.
      Le mot d’ordre c’est partout “Répudiation”.

      Plusieurs fondements juridiques justifient l’annulation (ou répudiation) de la dette.
      Sont résumées dans cet article, les notions de “dette odieuse”,
      “force majeure” et “état de nécessité ”:
      http://www.cadtm.org/Quelques-fondements-juridiques-de

  6. On arrive au dernières cartouches et puis après l’orchestre va arrêter de jouer la musique de la reprise! Ca me fera toujours sourire cette phrase qui a été prononcée à la chute du mur de Berlin, que l’histoire est finie alors que l’histoire est toujours en marche et même semble s’accélérer ses dernières années!

    Tout ce que je souhaite, c’est que tout ça ne nous mènera pas à une troisième boucherie mondiale, car ça sera celle de trop..

    1. On y va tout droit et précisément, Merkel and co s’ingénie en ce moment à arracher le volant. On ne peut malheureusement pas sauter de la voiture…

    2. @Tartar

      Clairement pas les citoyens en tout cas Les anglo-saxons ont beaucoup fait pour priver l’Union de marges de manoeuvre politique, c’est vrai. Cela dit, le moteur c’est le temps. On peut difficilement l’arrêter…

    1. Dissy, le FMI semble malheureusement plus intelligent que l’UE. C’est dire dans quel pétrin on est.
      Et les irlandais avec …

  7. Les discussions semblent porter essentiellement sur la convergence des politiques publiques;
    Mais, en toile de fond, les économies des pays de la zone euro divergent….

    Les pays du Sud de la zone Euro subissent une désindustrialisation et sont très sensibles à la parité entre € et $

    Pour la France, le solde commercial se creuse dès que l’€ dépasse 1,2$
    L’Allemagne a, au contraire, une production industrielle croissante et un excédent commercial.
    Ses exportations ne sont pas sensibles à la parité € vs $

    voir par exemple l’analyse d’Artus de Natixis http://cib.natixis.com/flushdoc.aspx?id=56454

    Il parait illusoire de ne traiter que le volet financier ou budgétaire.

    L’Europe est en train de diverger, en profondeur

    1. Vos remarques sont justes, mais elles renvoient à la seconde dimension de la crise européenne, qui affronte un monde qui bascule, plus qu’aux divergences constatées en Europe, qui sont secondaires par rapport à ce phénomène majeur.

  8. “On estime que le parc de logements construits correspond à une population de 80 millions de personnes dans un pays de 47 millions d’habitants…”

    Vous êtes sûr ? ça parait aberrant …

    1. Comme vous, j’ai tiqué. Mais ma source est une dépêche de l’AFP de Madrid. Remarquez bien que l’on parle en habitants et non en nombre de logements.

    2. Faut pas oublier le tourisme. Beaucoup de logements ne sont pas destinés à des habitants mais à être loués ou vendus comme seconde résidence.

    3. J’ai trouvé la clé du mystère: les 80 millions d’habitants doivent être pris en considération non pas en terme de nombre de logement construits, mais de réserve foncière constituée.

    4. La bulle immobilière espagnole ressemble beaucoup aux « subprimes USA », les « cajas » (caisse d’épargne) ont accordé des prêts sans apport personnel, à beaucoup de clients en situation précaire sur le plan économique.
      Le montant de ces prêts a souvent dépassé la valeur d’achat du logement.
      Un des slogans de ces « cajas » était :
      “Compre un apartamento en Ampuria Brava y con el dinero de la hipoteca podrá adquirir un amarre y una embarcación”.
      Traduction : – Achetez un appartement à Ampuria BRAVA (station balnéaire sur la costa brava) et avec l’argent du crédit vous pourrez aussi acheter un bateaux et une place d’amarrage.
      Au fur et à mesure de l’amortissement de ces prêts (remboursement d’une partie du capital et des intérêts) les « cajas » les actualisaient pour prêter encore de l’argent pour les vacances, la voiture…. Tout ce système reposait sur la croyance que la valeur des appartements ne cesserait jamais de croître et qu’elle était une garantie “béton” pour les crédits.
      Ce type de crédit “pourris” représente 100 Milliard d’Euros selon El pays :
      http://www.elpais.com/articulo/economia/banca/concedio/100000/millones/hipotecas/alto/riesgo/impago/elpepueco/20110207elpepieco_2/Tes
      Lorsque la cupidité prend le pas sur la raison, c’est hallucinant.

  9. L’annonce :

    Le ministre des finances belge, Didier Reynders, s’est prononcé jeudi 13 janvier en faveur d’un doublement des capacités d’aide mises à la disposition de la zone euro, à 1 500 milliards d’euros, et a indiqué que des discussions en ce sens avaient actuellement lieu en Europe.

    Peu après, la ministre de l’économie française, Christine Lagarde, a déclaré qu’une augmentation du fonds de secours européen pourrait être décidée “si nécessaire” afin de “démontrer [la] détermination [de la France] à défendre la stabilité de la zone euro”.

    “Je pense que ce serait un objectif tout à fait raisonnable de doubler les moyens” du Fonds de soutien de la zone euro, a indiqué M. Reynders. “Je pense que doubler le fonds, la facilité actuelle et le mécanisme permanent pour l’avenir [qui sera mis en place à partir de la mi-2013], ce serait la bonne logique”, a-t-il précisé.

    Les pays de la zone euro ont mis en place un fonds de secours doté de garanties de prêts à hauteur de 440 milliards d’euros. A ce montant s’ajoutent 250 milliards d’euro de prêts du Fonds monétaire international et 60 milliards d’euros de prêts de l’UE. Les capacités d’aide pour les Etats qui connaîtraient des difficultés atteignent donc au total 750 milliards d’euros.

    DES CAPACITÉS D’AIDE PORTÉES À 1 500 MILLIARDS AU TOTAL.

    Si l’idée du doublement est retenue, “ça voudrait dire doubler les garanties [de la zone euro], qui étaient jusqu’à présent de 440 milliards”, a expliqué M. Reynders.

    Le dispositif total portant sur 750 milliards d’euros, “si nous prenons la même démarche, en doublant, on arriverait à 1 500 milliards d’euros”, a-t-il ajouté.

    Interrogé pour savoir si les discussions en cours en Europe portaient sur ce montant, M. Reynders a répondu : “Tout à fait.”

    “La Commission européenne, la Banque centrale européenne commencent à évoquer ce genre de possibilités également” dans le cadre de ces discussions, a-t-il ajouté. Les responsables européens ont engagé un débat sur le renforcement des capacités de prêts du Fonds de secours de la zone euro.

    Le Monde

    Aujourd’hui, vendredi 4 février 2011, nous pouvons comparer cette annonce (le Fonds de soutien va atteindre 1500 milliards d’euros) et la réalité.

    Dans la réalité, ils sont où, les 1500 milliards d’euros ?

    Où sont passés ces fameux 1500 milliards d’euros ?

  10. même plus Président de son partis Didier Reynders,le meilleur ami des Banques essaye encore de faire le mariole.

  11. Comment peut-il y avoir deux fois plus de logements que d’habitants en Espagne, et 20% de chômeurs quand même ? Ou alors, il faut convenir que les espagnols sont riches, chacun en a deux, et que la crise est virtuelle !

    1. Rien d’extraordinaire. Ils ont tout simplement misé toute leur croissance sur une gigantesque bulle immobilière!

    2. Je me souviens d’articles du mensuel ‘Capital’ délirants sur les ”miracles” Irlandais et Espagnol…cela montre le niveau et la capacité d’investigation des ‘journalistes’ de ce titre
      de la presse économique.
      Qui lit encore la presse économique en France ou ailleurs?De la pure propagande pour gogos.

    3. C’est que les prix des logements n’ont pas encore baissé,
      et qu’ils ne sont pas construits là où c’était intéressant/
      L’analyse de Krugman du pb espagnol est que en gros
      on a construit en Espagne en visant de vendre au tarif allemand,
      ce qui a provoqué la montée des salaires vers un niveau élevé,
      . Mais si on regarde le vrai niveau de richesse produite en l’absence de
      ces euros allemands, le compte n’y est pas.
      Pour équilibrer, les salaires devraient baisser, c’est ce qui se passerait pour
      une situation analogues aux US, pays de grande mobilité des salariées et des salaires
      ( quoi qu’on en pense)
      (il y a eu aussi des comparaisons Portugal – Nevada intéressantes).

      Mais on ne baisse pas certains gros postes facilement (salaires, immobiliers)
      et il y a l’euro qui fait “coller” les prix pas dé dévaluation, brefs la solution n’est pas claire du tout.

  12. Le GD Luxembourg via son premier ministre déclare aussi être contre le projet merkel(sarkozy).

    Le Premier ministre luxembourgeois, Jean-Claude Juncker, a, lui aussi, rejeté vendredi l’idée de supprimer l’indexation des salaires sur les prix. “Je ne trouve pas vraiment de raison pour dire qu’abolir l’indexation des salaires permettrait d’améliorer la compétitivité de mon pays ou de la zone euro”, a déclaré à la presse le Luxembourgeois, également chef de file des ministres des Finances de la zone euro, à l’issue d’un sommet des dirigeants européens à Bruxelles.

    http://www.rtbf.be/info/economie/salaire/fin-de-lindexation-belges-et-luxembourgeois-sont-contre-302292

  13. Sans tomber dans la conspiration..je trouve assez étonnant et ‘surprenant’ le fait qu’on ne parle plus de spéculation sur les dettes souveraines(ou nettement moins)…toute cette histoire n’aurait elle pas été ‘montée’ ou en tout cas exagérée, avec la complicité des mood’ys,s&p et autre Fitch à la demande des grands pays de la zone Euro, afin de créer un faux problème, provoquer un choc et bien entendu apporter comme par miracle une pseudo solution non démocratique(convergence anti sociale aux seules conditions allemandes)?
    C’est plus que suspect…. car cette convergence n’aurait eu AUCUNE chance d’être acceptée par les opinions publiques (il faudra déja bien tout cette fois si)..la fameuse théorie du ‘choc’ de Naomi Klein.Problème-réaction-solution.Ou est la démocratie dans cette histoire?Il faut dire qu’après Maastricht et Lisbonne (le second vote irlandais imposé car pas ‘convenable’) on est plus surpris par grand chose du coté de l’Union Européenne (la mal nommée).
    A noter que c’est comme par ‘hasard’ également le grand dada du mondialiste pseudo socialiste DSK…étonnant non ?

    1. pour dissy le pigeon
      DSK 1 jour sur 2 sondage sur OBS,en sa faveur bien sur.
      j’ai dormis comme vous .
      zzzzzzzzzzzzzzz

    2. Oui peut-être, mais les montants des dettes des états existent eux ! le mal existe donc et reste sans remède à ce jour.

    3. Il est vrai que ces nouvelles contradictoires sur la solvabilité retrouvée par des artifices ,et des montages interbancaires improbables, rappellent les phases mentales si bien décrites par les spécialistes en lavage de cerveau issus des écoles du KGB.

  14. Bon, on assiste juste à la plus grande escroquerie de tous les temps…

    Le principe du prêt des Etats au privé, d’abord, qui endette les Etats, puis la création d’argent virtuel par le biais des instruments de spéculation, l’amoncellement de pertes et … le remboursement par les contribuables pour sauver les “too big to fail”, comme ils se dénomment eux même.

    La SEULE solution, passe par une dénonciation des dettes des Etats… l’effondrement à suivre du système bancaire, et mis à part ses actionnaires tout le monde s’en fiche, et la création d’un nouveau système de financement de l’activité économique … nationalisé pour repartir d’un nouveau pied.

    Tout le reste, revient à “aller faire pipi au fond du jardin”…

    Et, tragiquement, il n’y a que l’extrème droite qui le propose en France.

    1. salut
      permettez moi de copier coller svp
      voici
      La SEULE solution, passe par une dénonciation des dettes des Etats…

      gille
      d’accord de Binche ?
      avec vous en avant..
      un dernier pour la route déja que je prends des risques dans les rivages,virages et que le vieux roupille avec mon héritage.
      quand vous avez encore une solution si possible,aidez nous
      merci

    2. La SEULE solution, passe par une dénonciation des dettes des Etats… l’effondrement à suivre du système bancaire, et mis à part ses actionnaires tout le monde s’en fiche

      Pourquoi croyez vous qu’il n’y ait que les actionnaires des banques qui seraient touchés par répudiation des dettes de l’état et l’effondrement du système bancaire?

      Les créanciers des banques et de l’état, à votre avis, ils s’en fichent aussi?

      Qui sont ces créanciers, à votre avis?

    3. La SEULE solution, passe par une dénonciation des dettes des Etats… l’effondrement à suivre du système bancaire, et mis à part ses actionnaires tout le monde s’en fiche, et la création d’un nouveau système de financement de l’activité économique … nationalisé pour repartir d’un nouveau pied.

      Tout le reste, revient à « aller faire pipi au fond du jardin »…

      Et, tragiquement, il n’y a que l’extrème droite qui le propose en France.

      Erreur. L’extrême droite propose des réformes par l’expropriation du capital. Elle est même son ultime défense.

      Par contre, la gauche anticapitaliste, en France comme ailleurs, propose d’exproprier les banques, et le capital en général, qui recrée toujours ses outils de domination, y compris financiers.
      Lire par exemple les principes fondateurs du NPA (mais ce n’est pas le seul) :
      http://www.npa2009.org/content/principes-fondateurs-du-nouveau-parti-anticapitaliste-adopt%C3%A9s-par-le-congr%C3%A8s
      Extrait :

      Pour les salariés et l’ensemble de la population exploitée, il n’y a pas d’autre solution que de s’attaquer à la racine même de ce système entré en faillite. Il n’y a pas un “ bon ” capitalisme productif, qui s’opposerait au capitalisme financier qui l’aurait perverti. Capital industriel et capital de placement financier sont depuis très longtemps interpénétrés. La mondialisation capitaliste a été la réponse des bourgeoisies des pays développés à la chute des taux de profit qui s’est produite lorsque le boom d’après-guerre a pris fin.
      Au cours des trois dernières décennies, le monde du travail a subi une diminution croissante de ses revenus au bénéfice des actionnaires (en 1982, les dividendes aux actionnaires représentaient 4, 4% de la masse salariale ; aujourd’hui, 12, 4%). De ce fait, il est de plus en plus difficile aux capitalistes de trouver pour leurs produits des marchés solvables. Cette situation les a poussés à tourner toujours plus de capitaux vers la spéculation, ce qui a aggravé la tendance naturelle du capitalisme à la financiarisation.
      Se donner pour perspective le retour hypothétique à un capitalisme plus “ humain ” serait donc tout sauf réaliste. La période des “ Trente Glorieuses ” reste dans les mémoires comme celle où les prétentions du patronat avaient été limitées et encadrées, mais cette situation résultait avant tout d’un rapport de forces, construit à travers de grandes luttes de classe et des révolutions. Sans compter que pour en arriver là, il avait fallu en passer par les souffrances de la grande dépression des années 1930 et par les horreurs du fascisme et de la guerre.
      En finir avec les crises implique d’en finir avec l’exploitation, donc avec la propriété privée des principaux moyens de production, d’échange et de communication, qui en constitue la base. Le système financier, les services essentiels à la vie, les grandes entreprises devront passer sous le contrôle des salariés et de la population, qui en assumeront la propriété et en assureront la gestion dans le cadre d’une planification démocratique. Libérées de la propriété et de l’appropriation capitalistes, la production et la répartition des richesses pourront bénéficier à la société tout entière. Se nourrir, se chauffer, se loger, se soigner, s’éduquer, se cultiver, se déplacer sont des besoins essentiels qui doivent être garantis pour toutes et tous

      Ou lire parmi des dizaines d’articles ou de communiqués :
      http://www.npa2009.org/content/communiqu%C3%A9-du-npa-la-grande-peur-des-financiers
      http://www.npa2009.org/content/r%C3%A9pudiation-des-dettes-publiques-europ%C3%A9ennes-par-fran%C3%A7ois-chesnais-contretemps-n%C2%B07

  15. Avec le recul:

    1 – La tenue d’une conférence de presse commune de Angela Merkel et de Nicolas Sarkozy a masqué les divergences, tant sur le renforcement du fonds de stabilisation financière que sur les contreparties demandées par les Allemands. Rien de tangible n’a pu être annoncé.

    Le communiqué commun des chefs d’Etat et de gouvernement demandant à leurs ministres des finances des « propositions » à propos du fonds, comme si les options n’étaient parfaitement identifiées et débattues, alors qu’elles font désaccord, est de ce point de vue un monument de faux-semblant.

    2 – Le contenu du pacte qui est proposé a déjà soulevé les objections des représentants de nombreux pays, après des discussions houleuses devant le fait accompli que voulaient une nouvelle fois créer le couple franco-allemand. A tel point que Nicolas Sarkozy a du affirmer  : « il n’y a pas de rigidités ».

    3 – Les compromis qui vont être recherchés ne remplaceront pas une stratégie européenne commune et les moyens correspondants, qui fait totalement défaut. L’incapacité à en formuler une dont font preuve les leaders européens reflète l’impasse conceptuelle dans laquelle ils se trouvent.

    Par défaut, le gouvernement allemand continue de mener le jeu et à imposer sa vision, qui pourrait au mieux convenir à la gestion d’un Land allemand, mais certainement pas de l’Union européenne de 27 pays, nécessairement très dissemblables.

    Elle n’est pas susceptible de contenir la crise européenne en cours, au sens où elle préfigure l’avènement d’une Europe à deux vitesses vouée à l’éclatement.

    1. bonjour monsieur leclerc ,

      je me demande quand même si dans ces discutions au plus haut sommet des états ,
      on envisage de consulter les peuples ou si ils pensent pouvoir s’assoir sur la démocratie ?
      ( vu comment fonctionne l’UE j opte pour la seconde option )

  16. les enormes disparités entre les 27 fera qu’il ne sera pas possible de trouver des chemins économiques communs , c’est d’ailleurs pour çà qu’ils n’ont pas été mis en place.
    Seul un gouvernement commun peut tenir des régions si différentes comme dans tous les pays.
    Alors Europe salut.

  17. Quand je pense au années perdues en palabre stérile entre pays européens, avec la commission européenne, la BCE,
    quand je pense à l’argent perdu dans ce tonneau des danaïdes que représente cette “institution”, alors que rien n’a même été évoqué sur la politique économique de notre nation, si ce n’est la dette et la destruction de l’Etat.

    …..et pendant ce temps, l’Allemagne fait exactement le contraire dans le cadre de sa politique économique et de son développement ….

    Il est certain que lorsqu’on écoute Anne Lauvergeon et lorsque l’on considère le travail qu’elle a accompli durant toutes ces années, on se dit que des personnalités comme la sienne manquent en France.

    1. @edith
      C’est vrai qu’Anne Lauvergon est un de nos rares patrons capable de parler de stratégie industrielle et pas seulement de “développement durable” et de ratios financiers.
      Vivent les femmes! (comme disait Reiser)

    2. Elle était chez Taddeï avec quelques autres ( Chevènement , Marie france Garaud , Raspail …) il y a deux ou 3 jours .

      Le débat était assez éclairant sur le jeu franco- allemand , ou plutôt la complicité de fait de la France à un semblant de projet allemand de constituer une ” zone d’économies cohérentes” autour d’elle comme locomotive à partir de ceux qui le peuvent ou y ont intérête .

      On peut sans doute le regretter mais il me semble que c’est , en l’état et pour le moment ,le seul projet économique assez puissant et ” réaliste” pour se glisser entre USA déclinant , Chine et Inde montant ou autres émergents aléatoires .Surtout si la Russie se laisse séduire .

      Stratégiquement c’est en tous cas le moyen de ” remettre à leur place ” les “petits ou moyens européens qui voudraient trop la ramener dans les choix à faire , quoi qu’il arrive .

    3. Juan

      J’ai écouté l’émission que j’ai trouvée intéressante.

      Il y avait un point de vue convergent entre Chevènement, Marie France Garraud et Anne Lauvergeon.

      Cette dernière avait d’ailleurs l’approbation de tous.

      Oui, émission intéressante, qui demanderait à être plus longue.

  18. Vendredi 4 février 2011 :

    Les Européens divergent sur la réponse globale à la crise.

    Les dirigeants européens vont devoir mettre les bouchées doubles s’ils veulent présenter fin mars, comme prévu, une réponse globale à la crise.

    Vendredi, ils se sont quittés divisés sur la plupart des aspects de cette réponse, à l’issue d’un premier sommet européen de l’année qui a duré beaucoup plus longtemps que prévu.

    Sur le fond, les Vingt-Sept divergent sur la manière de réformer la Facilité européenne de stabilité financière (FESF) et sur les contreparties demandées par l’Allemagne à travers un “pacte de compétitivité” préparé à Berlin et endossé par Paris.

    Sur la forme, la quasi totalité des Etats membres ont ouvertement reproché au couple franco-allemand la méthode consistant à “préempter” les débats, comme ils l’avaient déjà fait en octobre dernier lors de la déclaration de Deauville sur la réforme du Pacte de stabilité et de croissance.

    “La discussion est assez vite montée en température”, a expliqué un diplomate ayant suivi les discussions des chefs d’Etat et de gouvernement.

    “(Donald) Tusk (le Premier ministre polonais) a demandé à (Nicolas) Sarkozy et (Angela) Merkel s’ils pensaient réellement qu’ils avaient le droit de traiter tous les autres de cette manière. Il s’est senti insulté”, a ajouté ce diplomate.

    http://fr.reuters.com/article/topNews/idFRPAE7130TH20110204

  19. effectivement l’espagne est dans une situation plus que difficile voir même impossible à remonter pour la plupart des espagnols excepté “bambi”.On dit en effet en espagne que le parc immobilier a été construit pour 80 millions d’habitants.
    http://www.lesechos.fr/info/enquete/020990583345.htm
    je me permets de vous mettre un lien qui vous explique la complexité du problème.
    Et comme je dis toujours ” jorion mieux fait de l’écouter, on en serait pas là “

  20. Bonjour M Leclerc,

    projet de l’Europe pour refaire surface=établir un pacte de compétitivité( c à d(vis à vis du reste du monde).

    Voilà l’un des mots (compétitivité) qui mènent à la catastrophe s’il est basé sur les concepts économiques qui régissent actuellement le monde.La compétitivité- concurrence dans un monde fini aux ressources finies et pour certaines finissantes est une aberration et ne peut qu’amener à terme aux violences et à la guerre!
    Nous sommes au bout du bout des “solutions” traditionnelles qui ne sont en fait sous diverses
    formes que “refiler des patates chaudes” de plus en plus brûlantes.

    La solution:mise en commun des intelligences et des ressources pour essayer d’éliminer la raison du + fort ou du + malin..Vaste programme si l’on considère la multitude des antagonismes dans les sociétés et entre les sociétés de tous ordres.

    1. Je partage votre démontage du terme compétitivité, à ranger aussi sur un rayon à côté du mérite, avec tout le fatras d’une idéologie bourgeoise hypocrite, moralisante et trompeuse.

    2. à François Leclerc,

      Vous avez bien raison en ce qui concerne “l’idéologie bourgeoise…”

      Mais que nous a proposé “la gauche”, à part une idéologie qui fait la part belle au libéralisme économique et qui transforme tous les êtres et toutes les choses en marchandises, revétues d’un autre habit ?

    3. Pour ce qui est du mérite, il y aurait sans doute matière à discuter. On a pu remplacer le concept de “mérite” par celui “d’attentes légitimes” (tour de force de J. Rawls). Et on a même tenté de se débarasser du concept de “mérite moral” en philosophie pénale selon la même logique (ce qui revient à abolir la clause dite de “mens rea”). J’avoue pour ma part rester passablement sceptique.

      Que certains (par exemple ceux qui justifient toute distribution des positions socio-économiques présentes comme le produit du “mérite”) passent sous silence les discussions légitimes concernant ce qui devrait tenir lieu de critère de mérite, d’arbitrage hiérarchique entre différentes critères, et plus profondément encore du “point de vue” légitime à partir duquel un tel arbitrage devrait être “pris en vue”, c’est une chose. Qu’il faillle disqualifier et rejeter l’idée de mérite en tant que telle c’est autre chose.

      Pour ce qui est de la compétitivité: il ne faut que des groupes raisonnables (la disposition à s’asseoir sur la poursuite rationnelle de ses intérêts, à faire un pas vers l’autre, à entrer dans le monde public des autres, à faire des concessions) pour faire la paix dans un contexte de ressources finies. Sans celà, c’est dead.
      La question économique est alors prise en sandwich entre la gestion des ressources accaparées et la guerre pour accéder à celles des autres (quelle que soit sa forme). Le dernier à s’en rendre compte est le premier sacrifié (ce pourquoi Maïmonide, lors de sa tentative d’OPA – manquée- sur la Tradition juive, cru bon d’expliquer que le peuple hébreu avait été châtié par Dieu parce-qu’il n’avait pas obéi à la Loi, que celle-ci n’avait pas été gardée, et que la garder convenablement ne signifiait pas autre chose que se doter en premier lieu d’une puissance militaire).

      La difficulté est la suivante: préserver la communauté tout en essayant au maximum de se montrer équitable. Difficile dans un contexte du type “manger ou être mangé”. Le dilemnne de la compétitivité ne vient pas d’ailleurs, et il prend simplement une nouvelle forme dans d’autres contextes (par exemple si l’on remplace l’idée de marché par celle de séries d’accords bilatéraux).

  21. Warum wir werden sein alles deutsh zukunft?

    Oui je fais des titres en allemand maintenant parce que visiblement nos élites ont décidé que nous devions nous aligner sur l’Allemagne et ses choix économiques. Pour fêter l’annonce prochaine d’un quatrième Reich il me fallait bien un titre en Allemand. C’est cette dépêche de l’AFP qui vient de confirmer l’orientation de plus en plus dictatoriale et folle de l’union européenne. Quand notre président disait que l’euro était pour lui plus important que n’importe quoi d’autre il ne plaisantait visiblement pas puisqu’il a décider de mettre fin définitivement à toute liberté économique au peuple français qui devra s’aligner sur l’Allemagne quel qu’en soit le coût humain.

    http://lebondosage.over-blog.fr/article-warum-wir-werden-sein-alles-deutsh-zukunft-66463545.html

    1. Une seule solution.
      Laisser faire les allemands:
      Real Politik + Ost Politik.
      L’axe Berlin Paris, phagocyté par Moscou avec l’accord des dirigeants…de l’Europe intérieure.
      A l’ “Ost” il y a un allié puissant, bourré de ressources technologiques et de ressources en matières premières mal exploitées.
      Et puis il faut être pragmatique, la Russie est le plus gros morceau de l’Europe “réelle”.
      Et la plus grosse source de corruption et de maffias ….mais on n’a rien sans rien!
      Inch Allah…enfin, façon de parler.

    2. @ Dissy
      mais votre allemand laisse à désirer …
      ” Karla Von Sarkosky” vous donnera des leçons ..

      Votre titre devrait être :

      Warum werden wir Alle ” Deutscher ” in der Zukunft werden ??

      réponse : parce que Merkel le vaut bien !! hi ! hi !
      Halli ! hallo (réal) en somme

      ” Pon abré midi”

    3. En effet, il faut se mettre à l’allemand !

      Sur “Focus”, der A¨gyptische Patient = le patient égyptien
      Il semble que Moubarak irait se faire faire un check up à Heidelberg

      “”.“ Zuvor war darüber spekuliert worden, dass sich Mubarak einem Gesundheitscheck in der Heidelberger Universitätsklinik unterziehen wolle.”
      A suivre .. car il s’est déjà fait soigner en Allemagne etc ..

  22. Les croyances économiques de l’élite (pression sur les salaires et économies budgétaires) me font furieusement penser aux soins par la saignée.

    J’ai eu l’occasion de voir le film de Michael Moore (Capitalism : a love story) hier soir [mieux vaut tard que tout de suite]. Ce ne sont pas (encore) les Américains qui se sont révoltés. Ce sont les Tunisien(ne)s et les Égyptien(ne)s qui font la révolution.

  23. Décidément, l’opiniâtreté de l’Allemagne à vouloir imposer de la rigueur partout, via l’EU dont ils ont les commandes, pour “justifier” celle qu’ils s’imposent m’exaspère!
    On voit pourtant bien que ça ne marche pas, ni en Grèce, ni en Irlande ni ailleurs.
    Ce qui n’empêche pas les chefs d’état de lécher les pieds de Merkel quand elle parle d’austérité.
    Y a un truc qui ne va pas, là. Faut faire cesser l’occupation de l’UE par l’Allemagne et rendre un minimum de souveraineté et d’autonomie aux différents peuples européens.

  24. Toujours les mêmes objectifs totalement inadéquats, les mêmes mots répétés ad nauseam pour laisser venir un désastre évident. Le jargon des textes UE donne d’ailleurs une idée fondamentale de l’incurie de cet organisme nuisible et onéreux nommé UE. J’ai compté dans une résolution 80 fois le mot “compétitivité”…

  25. Certains commentateurs ont déjà surnommé le pacte révélé le 3 février 2011 : “le pacte Merkel” !

    Bon, il faut reconnaître que, sur ce coup-là, Angela Merkel a imposé ses choix.

    Lisez cet article :

    La chancelière allemande a prévenu que le “critère retenu pour ce pacte doit être l’Etat membre qui remplit le mieux les conditions” fixées, laissant entendre qu’elle souhaitait qu’il soit à l’image de son économie.

    Côté français, on assure cependant que “le meilleur, ce n’est pas toujours l’Allemagne” et qu’il n’y a “pas de risque de domination allemande là-dedans”.

    Le projet porte toutefois très nettement l’empreinte allemande. Et les propositions ne sont pas du goût de tout le monde.

    Le Premier ministre belge Yves Leterme les a rejetées clairement jeudi car elles impliqueraient la suppression dans son pays de l’indexation des salaires sur les prix. “Les Etats membres doivent avoir l’espace de mener leurs propres politiques”, a-t-il soutenu.

    D’autres pays ont exprimé des réserves, comme l’Autriche sur les retraites, ou l’Espagne sur les salaires.

    La Confédération européenne des syndicats a, elle, parlé “d’un pacte nuisible aux conventions collectives qui créera davantage d’inégalités”.

    (Dépêche AFP)

    Leparisien.fr

    Conclusion :

    Certains espéraient construire l’Union Européenne pour atteindre un seul objectif : créer une Allemagne européenne.

    Le résultat, c’est l’inverse.

    Le résultat, c’est “le pacte Merkel”.

    Le résultat, c’est de nombreux Etats européens qui s’alignent volontairement sur l’Allemagne.

    Le résultat, c’est l’Europe allemande.

    Est-ce que cette Europe allemande créera de la stabilité ?

    Ou alors est-ce que cette Europe allemande créera des réactions nationalistes partout en Europe ?

  26. CHAMPAGNE !!!
    La Cour de cassation a annulé trois condamnations en appel du journaliste Denis Robert, poursuivi par la chambre de compensation luxembourgeoise Clearstream qu’il accusait d’avoir blanchi de l’argent sale. Il compte désormais demander réparation à la chambre de compensation, ainsi que des publications dans des journaux. Sur France Info, Denis Robert parle d’une “victoire totale et définitive”.
    http://www.france-info.com/france-justice-police-2011-02-05-affaire-clearstream-la-cour-de-cassation-rend-justice-a-denis-robert-513703-9-11.html

    1. Ouaip. T’as raison Pierre, faut fêter ça. Dommage simplement qu’il ait fallu attendre tant d’annèes et la cour de cass pour que lui soit rendu justice. Quant on pense à l’armèe de ses petits-soldats-confrères-défenseurs de la liberté de la presse qui ont apporté leur pelletée solidaire pour l’enfouissement de son travail et de sa personne, on ravale sa bile et on dit “Messieurs les juges, merci.”

      @Jorion
      Il s’est p’têt fait pièger le citoyen Robert, mais il est sorti du trou, bouge encore et nous salue bien.

    2. Après 10 ans de procédure, quatre ans de comité de soutien, des centaines de dons, un concert et une vente aux enchères à son bénéfice, plus de 100 000 euros de frais de justice, et, Vigneron, tout de même 500 Journalistes affichant leur carte de presse en signe de soutien…
      Les hauts magistrats de la Cour de cassation viennent donc d’annuler trois condamnations à l’encontre de Denis Robert en soulignant “l’intérêt général du sujet traité et le sérieux
      de l’enquête”
      et condamnent Clearstream à lui verser 9000 euros. Clearstream devra de plus rembourser Denis ROBERT des sommes qu’il a versées à la suite de ses condamnations précédentes.

      L’affaire reviendra devant la Cour d’Appel de Lyon pour
      un ultime procès lors duquel Denis Robert pourra
      demander des dommages et intérêts ainsi que des
      publications dans différents journaux.

      Après dix ans de procédure et de harcèlement,
      c’est une formidable victoire du droit,
      de la justice et du journalisme.

      Pour ceux qui n’ont pas suivi le “match”, ce qui expliquerait peut-être le manque d’enthousiasme et le peu de commentaires suite à cette grande nouvelle, voir le site :
      http://www.ladominationdumonde.blogspot.com/

    3. DENIS ROBERT a toujours payé de sa personne. Seul, tranchant… et parfois exaspérant, il s’est voulu le samouraï attaquant un certain monde de la « finance ». Avec l’affaire de la banque luxembourgeoise Clearstream en 2002, il a perdu des plumes et multiplié les procès. Aujourd’hui, avec ce roman, « La domination du monde », il raconte son histoire, ou plutôt il la fait raconter par l’un de ses amis psychanalyste. Le voilà donc héros d’une redoutable aventure décrite par un autre, ce qui n’est pas une mince affaire.
      Ainsi Robert devient Yvan Klébert, qui, au bout du rouleau, débarque chez un homme tranquille, aisé, famille, 4 x 4, avec ses fiches, ses dossiers, son carnet d’adresses et son passé sulfureux d’investigateur intrépide. Chargé, en plus, d’un terrible poids sur la conscience : la mort suspecte de Justine Mérieux, jeune attachée parlementaire qui était au courant de ses « découvertes ». Pour lui c’est un meurtre. A partir de là, son ami le psychanalyste, abandonnant clients et divan, va s’efforcer de remonter la filière. De tout démonter.
      L’épicentre du scandale se trouve à la Shark Company, située sur le plateau de Blankenberg au cœur du grand-duché de Luxembourg : le boss de cette holding monstrueuse est un nommé Ruddy Weierming. Chez lui, ce sont des transferts permanents de sommes vertigineuses… qui, au moyen d’une informatique diabolique, « s’effacent » comme par enchantement. D’où viennent-elles, où vont-elles, à qui appartiennent-elles ? C’est le noir absolu. Klébert veut comprendre les mystères de ce « paradis » d’un nouveau genre.
      On va le suivre dans ses tentatives d’approches, on va se retrouver au plus près de ces hommes de l’ombre… et on plonge alors dans un polar où les « tueurs » n’ont pas forcément besoin d’armes sophistiquées. Mais bien plutôt d’écrans magiques. Et Robert, avec une maestria assez ébouriffante, nous fait entrer au cœur du secret. On y rencontre des personnages « bien sous tous rapports » qui, d’une seule opération, peuvent bloquer ou détourner, ou blanchir, des quantités insoupçonnables d’argent. « L’étoile noire de la finance c’est Shark Compagny. La météorite, c’est le pavé de Klébert. Il peut arriver que certaines étoiles explosent au contact d’une météorite. » Alors, à quand la déflagration ?
      Ces « élucubrations compulsives » sont du genre remuant. Et dans « La domination du monde », « l’arrogant et manipulateur » Denis Robert (c’est ainsi qu’il s’autoqualifie dans l’ouvrage) domine fort bien son sujet…

      André Rollin – canard enchaîné – 29/03/06

    4. 500 cartes de presse ? Ite missa est ! Deo gracias, alleluia ! Alleluia !
      Nombre de cartes de presse rien qu’en France : 37 000… Un soutien massif effectivement. Et combien de cartes de presse déchirées ? De démissions en signe de solidarité ? De campagnes de défense de Denis Robert dans les grands médias ?

      Soyons sèrieux Pierre, Robert s’est fait assassiner plus encore par la presse que directement par les requins qu’il a combattus ou qui l’ont piégé. Mais réjouissons nous, depuis le jugement il a dû dèjà se faire 2 000 nouveaux amis parmis les professionnels de la profession.
      Hosanna in excelsis !
      Benedictus qui venit in nomine Domini !
      Hosanna in excelsis !

  27. Samedi 5 février 2011 :

    Avec son Pacte, Berlin sème la zone.

    La zone euro va-t-elle ressembler à une grande Allemagne ? Angela Merkel, qui a dû accepter une solidarité financière dont elle ne voulait pas pour sauver la Grèce, l’Irlande et sans doute la monnaie unique, présente sa facture à l’Europe. Et elle est salée.

    Plusieurs gouvernements se sont étranglés lorsqu’ils ont pris connaissance, juste avant l’ouverture du Conseil européen des chefs d’Etat et de gouvernement réuni vendredi à Bruxelles, des sévères réformes que Berlin voudrait introduire dans le futur «pacte de compétitivité» que devront signer les pays de la zone euro afin de renforcer leur intégration économique.

    La Belgique, l’Autriche ou encore l’Irlande ont estimé que c’était leur «modèle» qui était menacé. «L’offensive allemande dans les Ardennes a commencé», grinçait un diplomate belge. Ambiance.

    Parmi les réformes que Berlin veut imposer à ses partenaires pour assurer une solidarité financière ? L’abandon de l’indexation automatique des salaires qui existe encore en Belgique, en Autriche, au Portugal, au Luxembourg ou en Espagne. L’inscription dans les constitutions nationales de l’équilibre budgétaire. Le recul de l’âge de la retraite à 67 ans. L’harmonisation de l’impôt sur les sociétés. L’introduction d’un mécanisme de résolution des crises bancaires. Ou encore une augmentation des dépenses de recherche.

    Berlin a fait fuiter ces conditions juste avant le sommet en laissant entendre que Paris était sur la même ligne, afin de forcer la main de ses partenaires.

    Evidemment, ceux-ci ont hurlé au «diktat franco-allemand». D’autant plus inacceptable que des éléments clés des systèmes sociaux sont menacés.

    Ainsi, les Belges, en pleine crise politique, n’ont aucune envie d’ajouter une crise sociale en abandonnant l’indexation salariale.

    Les Autrichiens estiment eux aussi que les salaires et les retraites doivent rester du domaine national.

    Les Irlandais, pourtant bénéficiaires de l’aide européenne, ne veulent toujours pas renoncer à leur impôt sur les sociétés, l’un des plus bas du monde.

    Même la Confédération européenne des syndicats a fustigé «un pacte nuisible», qui créera «davantage d’inégalités».

    La méthode employée par Berlin n’a guère été appréciée par l’Elysée, qui parle d’une «version allemande du pacte de compétitivité qui décrit une vision allemande de l’Europe».

    Le ouiste Jean Quatremer, sur son blog bruxelles.blogs.liberation.fr

    Fin de citation.

    « Le pacte Merkel » pose la question suivante :

    Est-ce que cette Europe allemande créera de la stabilité ?

    Ou alors est-ce que cette Europe allemande créera des réactions nationalistes partout en Europe ?

  28. Sans nier les problèmes actuels, j’ai du mal à comprendre l’espèce d’obligation de convergence des économies à l’intérieur de l’UE. Les économies des 27 pays doivent elles obligatoirement être sur le même modèle, avec la même structure ? Est-ce que nous ne pouvons pas atteindre la cohérence du bloc avec une diversification interne jouant de la complémentarité des uns avec les autres ? N’y a t-il pas déjà une espèce de répartition internationale du travail qui pourrait se faire au sein de l’UE ? L’Andalousie et la Catalogne sont elles semblables ?

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