L'actualité de la crise : MISSIONS IMPOSSIBLES, par François Leclerc

Billet invité.

Alors que la cafouillage européen bat son plein, les Allemands fortement divisés entre eux sur l’attitude à tenir, le retour de l’inflation ajoute une nouvelle menace à celle d’une dette dont on ne sait comment s’en défaire. Ragaillardie et en terrain connu, la BCE reprend pied et fourbit ses armes monétaires.

Une fois encore, les chiffres sont sollicités sans toujours trop s’embarrasser de leur analyse. L’inflation a ceci de miraculeux que, si ses causes sont multiples, son remède est unique : le chiffon rouge agité, les banques centrales remontent leur taux directeur et le tour est joué ! Sans trop avoir à se soucier des facteurs à l’origine des hausses de prix.

Regardons-y de plus près. Eurostat confirme un taux d’inflation de 2,2% pour la zone euro, les Britanniques sont au-delà, connaissant un taux de 3,3% (calculé en novembre dernier en valeur annuelle), et Ben Bernanke annonce que le danger de la déflation a « considérablement baissé » aux Etats-Unis. On remarque que le prix du pétrole et celui des matières premières alimentaires n’y sont pas pour rien, n’ignorant pas leur sensibilité à la spéculation financière. Enregistrant, sans que la corrélation soit formellement établie, les résultats faramineux que vient d’annoncer JP Morgan Chase, intervenant de pointe reconnu sur ces marchés (avec des bénéfices 2010 en hausse de 47% par rapport à 2009, soit 17,4 milliards de dollars).

Si l’on entre dans le détail des hausses de prix, par exemple en Espagne, on constate notamment la forte progression, non seulement du prix des carburants, mais aussi de celui des transports (+9,2%) ou bien du tabac et des alcools (+15,2%). Des exemples de hausses qui doivent à l’augmentation des tarifs et des prélèvements par les pouvoirs publics et les collectivités. Si l’on regarde par pays, pour l’ensemble de l’Union européenne où le taux d’inflation annuel aura été de 2,6% en 2010, on note que les taux les plus élevés sont en Grèce (+5,2%) ou bien en Roumanie (+7,9%), là où la crise est particulièrement forte et la hausse des taxes également.

Dans des proportions incalculables, les hausses de prix sont imputables aux effets de la spéculation financière, ainsi qu’aux effets des plans d’austérité. Pour le moins, il est délicat dans le contexte actuel d’y trouver la marque de la rencontre entre une production de biens insuffisante et une demande en forte progression ! Permettant de mieux apprécier la position de la Bank of England, qui ne touche pas à son taux directeur, mais plus difficilement le retour des foudres rituelles de Jean-Claude Trichet, président de la BCE, qui laisse coire qu’une hausse du taux directeur de la banque centrale est dans ces conditions possible. S’attaquer à la spéculation financière sur les commodities, avec des mesures radicales et des résultats tangibles, serait tout de même plus efficace ! Au lieu de gratter jusqu’à l’os les budgets publics, réaliser une opération vérité sur le système bancaire le serait tout autant.

Quelles qu’en soient les causes, cette inflation va contribuer à la progression des taux obligataires, rendant encore plus illusoires les solutions à la crise de la dette qui continuent à être péniblement mises au point. A ce propos, on ne sait plus qui croire à Berlin. Les libéraux du FPD s’opposent à tout accroissement des moyens du fonds de stabilité européen, tandis que le ministre CDU des finances, Wolgang Schäuble, concède qu’il pourrait être nécessaire. Son entourage évoque sans plus de précision des leviers, sur lesquels il serait possible d’agir. Christine Lagarde suit le mouvement, qui élude tout chiffrage d’une éventuelle augmentation de moyens du fonds, se refusant à suivre son homologue belge Didier Reynders qui parle du doublement des moyens, et se réfugie derrière la perspective d’une réflexion laissée dans le flou sur « la palette de moyens » ou bien « l’architecture du mécanisme » du fonds de stabilité.

Retrospectivement, on comprend mieux la prudence avec laquelle Wolfgang Schäuble a répondu aux avances de José Manuel Barroso, président de la commission, qui voulait qu’un accord soit fin prêt pour le prochain sommet européen du 4 février. Les Allemands sont coincés entre leur rigueur doctrinale à propos des déficits publics et la nécessité de préserver leurs marchés européens, qui leur impose de protéger la zone euro. S’ils peuvent espérer développer leurs exportations en direction des pays émergents – ils s’y activent beaucoup – ils n’en ont pas moins besoin que leur base d’appui européenne ne leur fasse pas exagérément défaut. L’Union européenne absorbe encore 60% de leurs exportations et la zone euro 40%. Ils cherchent parallèlement à limiter le montant de l’addition qui va leur être présentée, s’efforçant à créer les conditions pour que les autres Etats la prenne le plus possible en charge.

A nouveau, les ministres des finances feront le point lundi à Bruxelles, le week-end leur permettant en attendant de poursuivre les discussions. Les Allemands pratiqueront l’art du donnant-donnant, exigeant des garanties d’austérité en contrepartie de l’accroissement de leur engagement financier, faisant couler les noyés en prétendant les sauver. Par son irréalisme, cette situation n’est pas sans rappeler la crise de la dette américaine.

Selon les prévisions du Congressional Budget Office, le déficit américain devrait progresser à une allure vertigineuse si rien n’est fait, la courbe grimpant vers le ciel. Rien dans la situation politique actuelle d’affrontement durable ne permet cependant de prévoir un accord possible entre républicains et démocrates permettant de l’enrayer. Les travaux de la commission bipartisane Bowles-Simson mise en place par Barack Obama, afin d’étudier un plan de réduction du déficit public, n’ont pas pu réunir en son sein une majorité afin d’être présentés au vote du Congrès : ils supposent que soient adoptés des impôts et taxes supplémentaires (dont une TVA substantielle) et que de fortes coupes soient opérées dans les programmes sociaux. De quoi déplaire à tout le monde.

Les coupes qui ont déjà été réalisées par les Etats américains donnent un avant-goût de ce qui pourrait en résulter dans le pays, si des mesures identiques devaient être prises au niveau fédéral. Leur situation financière est de plus en plus fragile, comme l’est celle du marché des obligations municipales (les munis). Un sauvetage fédéral de certains Etats a déjà été étudié, mais il se heurterait à un probable veto républicain, tandis que la Fed a déjà fait savoir qu’il ne fallait pas compter sur elle.

La commission Bowles-Simson a établi entre autre constat qu’en 2025, faute d’intervention, le service de la dette (le payement des intérêts) absorberait la totalité des recettes de l’impôt, son coût multiplié par cinq d’ici là.

Dans cette phase II de la crise, la question sans solution de la dette prend le pas sur toutes les autres. Américains, Européens et Japonais sont logés à la même enseigne, aussi démunis les uns que les autres. Un nouveau gouvernement vient d’être formé à Tokyo, avec une fois de plus la mission impossible de résoudre le problème du déficit abyssal du pays.

Il faudra bien rechercher à un moment donné une solution globale à ces crises régionales, dont aucune n’a de solution isolée, toutes conséquences d’une même bulle financière trop grosse pour être digérée. Mais un verrou existe, celui d’un système monétaire international qui a fait son temps. Les Américains vont s’y accrocher becs et ongles, car sa réforme serait pour eux la fin.

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30 réflexions au sujet de « L'actualité de la crise : MISSIONS IMPOSSIBLES, par François Leclerc »

  1. les américains ne lacheront jamais le dollar roi sans une véritable crise obligataire des bonds.
    la struture de l’endettement des US, en grande partie basée sur du court terme, pourrait être le maillon faible de cette situation car bien au delà de se consolider (contrairement aux justifications du QE2), la dette fédérale ne fait que se creuser.
    l’ensemble des besoins de financement pour 2011 tant des états que des entreprises, pourrait sonner le glas des taux avantageux pour les US.
    même si l’on peut compter de « Hélicopter Ben » pour faire tourner la planche à billets, la majorité républicaine pourrait changer la donne !
    à suivre….

  2. Déjà que le métro de New-York est tellement endetté que l’entretien n’est plus fait.

    Si vous me confirmez l’info que j’avais entendue par ailleurs que les munis ne trouvaient plus preneurs, ils n’auront pas besoin d’attendre 2025…
    Je vous laisse imaginer des villes sans plus aucun service public. La jungle libérale.

    1. La situation financière des Etats, des comtés des municipalités est une des bombes à retardement américaines.

      Etranglés par la baisse de leur revenu, ils voient le marché des munis (les obligations municipales) se rétrécir et leurs taux augmenter. L’arrêt fin décembre du programme fédéral de soutien à ce marché, intitulé Build America Bonds, n’y est pas pour rien.

      Les analystes américains comparent cette situation à celle de la crise de la dette souveraine européenne. Son effet est en cascade : rencontrant des difficultés et ne pouvant pas compter sur l’Etat fédéral, les Etats ne peuvent plus aider les comtés et les municipalités. La Fed se refuse à intervenir de son côté.

      Si des défauts sont possibles ici ou là, d’importantes nouvelles coupes budgétaires sont inévitables, qui se manifesteront par de nouveaux licenciements d’employés municipaux, d’enseignants et de personnels médicaux, ainsi que des réductions de programmes sociaux.

      Avec la poursuite des expulsions et le chômage, c’est le troisième facteur de détérioration de la situation sociale. Il est susceptible de fortement monter en puissance dans les Etats les plus atteints par la crise.

    2. à Yvan, et aux autres,

      Il n’ y a pas besoin d’aller aux USA pour voir la dégradation de tout.
      Dans un pays comme le nôtre, où la disparition du service public est quasiment achevée, comment fonctionnent les transports dits publics et à quelles conditions ?
      Essayez donc d’utiliser trains, RER et métro au quotidien et rappelez vous comment c’était il y a quelques années.
      Et je ne parle pas du téléphone, de l’électricité et du reste…

  3. Bonjour ,
    Jean claude TRICHET prévoit une baisse de l’inflation en euroland dans la deuxième partie de l’année, a t il des infos que l’on aurait pas ?
    Comme une baisse de la spéculation sur les matières premières ou une forte remontée de l’euro par rapport au dollar.
    Les matières premières cotée en europe plutot qu’à chicago dans une zone euro stabilisée par la chine ?
    L’europe va reprendre le leadership aux américains , c’est ma conviction .
    Nos dissensions sont normales et légitimes et nous apprenons la communication financière .
    Je ne comprends pas que nos amis anglais n’ont pas compris que leur salut passe par l’euro et que leur cousin américain ne peut plus les aider .
    L’inflation ressemble à celle de 2008 et remontée les taux ne servirait à rien .

    Donc , entièrement d’accord sur l’analyse et merci d’etre objectif et perspicace…

    1. La baisse de l’inflation viendra de la baisse des revenus, non de celle des prix.
      Relisez Jorion au sujet de l’inflation.

  4. Je signale une très intéressante émission d’Alain Finkelkraut ce matin sur FR C, au sujet de B Gracian, l’Homme de cour, avec Marc Fumaroli, intéressante ou symptomatique. Ces messieurs n’ont pas pu finalement se dépêtrer de leur contradictions dont ils ont en dernier recours, fait l’éloge. Après avoir situé Gracian dans « le monde des dissemblances » et proche de Machiavel, celui de Hobbes en fait ils l’ont ramené dans l’air du jeu plus simplement, mais en fait j’évoque ce débat car il y était question de Julian Assange également, et de Rousseau.

    La classique de ce genre de discussion est de ne pas distinguer la chose publique de celle, privée et ainsi puisqu’il est décent de ne pas tout dire en privé, pour protéger l’autre, de réclamer la même chose en politique et ainsi de se faire le chantre discret, de l’opacité en ce domaine, et de considérer que la transparence totale est un totalitarisme, etc.

    Pourtant on ne peut défendre le mensonge en politique il me semble ? Mais leurs idées ou tout s’entremêle, fini dans un magma, un véritable et définitif non-sens, un néant du sens dont on ne peut s’évader. A réécouter comme morceau d’anthologie de la filouterie, et de l’érudition !

    Ils ont aussi décréter la fin du Moi, à l’air des réseaux. Au moins c’est clair. Plutôt, remarquer ce dont ils n’ont pas parlé, de Freud et de la démocratie. Pour être complet, ils ont fait le parallèle entre le secret chez Gracian et l’inconscient chez Freud.

    Finalement après avoir dit que l’on trompe autrui par intérêt, ils sont revenu à dire qu’on le trompe pour son bien… La dernière maxime cité était anti-pitié, donc anti chrétienne, anti humaniste. Voilà le discours habituel des conclaves de droite, puisque le monde est pourri, il n’y a rien à faire. Une sorte de stoicisme de l’enfermement du boudoir, l’on se résout difficilement et contraint, à endurer son bien être matériel en se plaignant d’invariant psychologiques de l’espèce.

  5. L’europe va reprendre le leadership après stabilisation, aidé en celà par le reste du monde hors anglo saxons .

    Des vérités vont sortir pendant le G20 2011 et la perte de leadership américain qui se confirme tous les jours n’arretera pas l’histoire qui s’accélère.

    Un marché des matières premières à francfort? à zurich?

    1. Les USA sont, de très loin, la première puissance militaire, technologique et scientifique du monde et ce n’est pas sous le coup de vulgaires péripéties financières ou sociales qu’ils risquent
      de voir s’ébranler leur hégémonie encore moins du fait de qq complot international.
      Rigolo, la croyance à un retour en puissance de l’Europe, remise en selle par les Asiatiques;

  6. Ben Bernanke annonce que le danger de la déflation a « considérablement baissé » aux Etats-Unis. On remarque que le prix du pétrole et celui des matières premières alimentaires n’y sont pas pour rien, n’ignorant pas leur sensibilité à la spéculation financière. Enregistrant, sans que la corrélation soit formellement établie, les résultats faramineux que vient d’annoncer JP Morgan Chase, intervenant de pointe reconnu sur ces marchés (avec des bénéfices 2010 en hausse de 47% par rapport à 2009, soit 17,4 milliards de dollars).

    Tout cela c’est de la foutaise, ce n’est qu’une illusion. Le danger de la déflation n’a absolument pas baissé, comme veut nous le faire croire l’illusioniste en chef Ben Bernanke, puisque le taux d’endettement des sociétés occidentales (public + privé) a plus de 400% du pib est beaucoup trop élevé et devra forcément baisser dans les décénies qui suivent, à force de liquidations successives de sommes gigantesques de dettes totalement IMPAYABLES.

    Ce qui a permit de masquer temporairement cette déflation inéluctable, c’est l’irresponsabilité criminelle de nos politiciens véreux, corrompus à la solde des pouvoirs financiers, qui ont complètement dénaturé les standards de comptabilité permettant aux banques de ne pas reconnaître les pertes sur des créances de dettes (publiques ET privées) qui s’accumulent dans les livres de ces banques à des valeurs complètement farfelues qui n’ont rien à voir avec la réalité, et à la place de déclarer des profits monumentaux. Donc on masque l’insolvabilité réelle des banques avec des tours de passe passe comptables, et la différence entre les pertes qu’elles auraient dû reconnaître et les profits factices dégagés, ce sont bien là de l’argent factice, mais de l’argent factice qui s’engouffre dans la spéculation sur les valeurs mobilières (d’où augmentation des cours de la bourse) et dans la spéculation sur les cours des matières premières (ce qui fait de nos politiciens et leurs donneurs d’ordres les grandes banques les complices d’un crime qui va tuer ou réduire à la misère des dizaines de millions de gens de par le monde).

    Car il faut bien se dire une chose, la soi disant « reprise économique et l’inflation » dont les médias mainstream nous bassinent désormais à longueur de journée, ne sont que des illusions, suite à des tours de passe passe criminels et négligents des irresponsables qui nous gouvernent et qui ne cherchent qu’à masquer la réalité.

    1. Je suis bien d’accord, la déflation arrivera même si on l’avait oubliée un peu.

      Selon mes maths élémentaires que je rabâche ici souvent, il n’est pas possible de sortir de cette crise. Ceci dit, si l’on trouve un moyen de maintenir la Demande, sans créer de l’inflation ? SI l’on maintient artificiellement la société en survie au moyen de revenus sociaux minis, juste suffisant pour le tissu économique…

    2. On peut aussi dire que cette montagne de dette rende l’inflation souhaitable aux yeux de certains (les endettés). On peut donc croire qu’ils feront ce qu’il faut pour la déclencher.

      Mais le taux nécessaire pour rendre les dettes supportables est si élevé que je ne crois pas du tout à une vraie solution de ce coté là. Un sursis de plus tout au plus….

    3. I am complétement en accord avec vous.
      Juste une précision les états peuvent se dégager à tout moment de leurs dettes en ponctionnant les populations ce que ne peuvent les banques.
      Nous assisterons donc à des ponctions partielles des états et des faillites partielles des banques.
      Mais le systeme ne changera pas.

  7. Bien vu !

    La bourse est sous controle et dans la définition de la déflation (baisse de tous les actifs) on fait remonter les actifs financiers créant une bulle pour ne pas etre techniquement en déflation .
    Les seuls PER (price earning ratio) acceptables devraient etre de 8 et non pas 12 ou 13 comme en ce moment .
    Quant vous allez à la banque pour acheter une société , on regarde ce genre de ratio alors pourquoi en bourse on ne le fait pas et de surcroit dans un contexte où la visibilité est presque nulle .

  8. D’accord avec Chris, tout ceci n’est qu’une illusion, présentée avec doigté par des gouvernants incompétents et surtout malhonnêtes.

    ça fait penser à cette blague qui pose ce calcul de 2 + 2 à trois individus. Le premier, ingénieur, répond : – 4,0000001 avec une marge d’erreur de x. Le second, matheux dit : – 4, pour autant qu’on soit en base y. Le troisième, comptable déclare : – vous voulez que ça fasse combien ?

    J’ai eu un peu affaire à la politique à un certain niveau. Ce sont souvent les apothicaires qui manipulent. Les autres n’y comprennent rien, et, ne voulant pas passer pour des branques, laissent faire. Peut-être que ce`concept conduira, d’ici quelques années, à ce néologisme : le syndrome Obama

  9. en quoi l inflation ne resoudrait pas les dettes ? les taux sont faibles et encore pour longtemps dixit bernanke… ou voyez vous de la deflation ? demandez aux algeriens …. bien sur il y a le qe et la speculation sur les bourses et mp, n empeche les resultats des entreprises sont bons, les pays emergents ont besoin de mp, la capa et les stocks de prod industrielle aux us sont bons. Une partie de l inflation est liee a la speculation mais pas seulement. reste l immobilier aux usa ou les chiffres montrent une baisse des foreclosures mais cachee par le fait que les foreclosures sont delayees dans le temps pour ne pas ecrouler le marche immo. mais en france l immo n est pas dans ce contexte….

  10. je ne parle meme pas de la chine ou la boc monte regulierement ses taux pour eviter la surchauffe…. des per de 8 ou 9 avec des resultats d entreprises comme ca et le qe faut pas rever…. vous n avez pas achete au bon moment… vous etes en train d esperer que les prix redescendent pour rentrer dans le train…aussi bien cote immo que actions… bien sur, la situation n est pas saine, les dettes sont enormes…mais aujourd hui sur le tct ca tient encore….. excuser moi d etre direct…. ( c est trop tard pour rentrer sur les actions cependant amha.. encore un pic d optimisme et on retournera sans doute a un niveau plus raisonnable ( sans etre catastrophique pour autant…)

  11. la mondialisation amene a 2 configuratons : celle des emergents sur lesquelles les liquidites affluent et qui genere des inflations enormes et une stagflation sur les pays matures. la somme donne encore une inflation.. concernant les aides de la bce, les taux ont ete contenus meme s ils n ont pas baisse… qui sait a quel niveau serait les atux grecs et portugais si la bce n etait pas intervenue ?

  12. J’ai un souvenir me disant que le 43 % du PIB USA est donné par le secteur financier. Admette que ce dernier est cuit, foutu, terminé, c’est accepter une division par deux du PIB dans ce pays. Protéger ce secteur, c’est protéger la moitié de la valeur de l’économie US. Protéger ce secteur en devient obligatoire.

    Des mes lectures ici et ailleurs, je retire l’impression que les sommes en jeu sont essentiellement des dettes. Leurs intérêt s servent à accumuler des fortunes et se mettre à l’abri de l’effondrement. Le reste évoque la pyramide de Ponzi. Protéger une telle pyramide est impossible.

    Effectivement, la mission en devient impossible.

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