L'actualité de la crise : DES PARIS STUPIDES, par François Leclerc

Billet invité.

Si un seul mot devait résumer la journée d’hier jeudi, et en faire sans hésiter autant des suivantes, cela serait incontestablement celui de confusion. Dans le désordre, les autorités européennes continuent d’être à la remorque des événements. Et, quand elles veulent préparer l’avenir, elles tentent de bricoler des dispositifs successifs de sauvetage en les inscrivant dans un calendrier sans rapport avec la dynamique engagée.

Pour aller à l’essentiel : l’Irlande est plus que jamais le détonateur de la bombe espagnole. Afin de ne pas être totalement démunis quand, lundi prochain, les marchés ouvriront à nouveau – il n’y a plus que deux jours à tirer avant la trêve du week-end – les représentants de l’Union européenne et du FMI ont donc décidé d’adopter dès dimanche le plan de soutien à l’Irlande. Précipitant son chiffrage et abrégeant les négociations. Faisant une fervente prière pour que le nouveau budget irlandais puisse être adopté, dans une situation de crise politique et sociale qui rend cette perspective très aléatoire, puisque cette adoption est la condition sine qua non de l’aide.

Dernier recours quand tout va mal, Angela Merkel et Nicolas Sarkozy se sont entretenus dans l’urgence. Pour décider de précipiter le mouvement afin de tenter de calmer le jeu. Faisant par la même un gigantesque contre-sens, car ce qui incite les marchés à continuer de faire monter les enchères et les taux obligataires irlandais et espagnols – créant même quelques remous bousculant les obligations allemandes et françaises – c’est le plan de sauvetage lui-même, et non pas son retard à l’allumage.

Nul ne peut croire, en effet, que l’Irlande pourra supporter le fardeau financier qu’il est prévu de mettre sur ses épaules. Surtout pas les analystes financiers. Le gouffre qu’offrent les banques irlandaises ne peut pas être comblé sans, dès maintenant, mettre à contribution leurs créditeurs, c’est à dire les banques britanniques, allemandes et françaises au premier chef. Le Financial Times a fait campagne en ce sens, et des rumeurs font état d’interrogations du FMI qui aurait considéré qu’il ne fallait pas autant charger la barque de l’Etat, aboutissant à des conclusions similaires.

Au pays des rumeurs, qui ne cessent d’enfler quand l’incertitude monte, il faut mentionner aussi les pressions exercées sur le gouvernement portugais par la BCE, afin qu’il sollicite lui aussi un soutien financier. Dans une tentative d’anticiper l’entrée jugée dorénavant inévitable du pays dans la zone des tempêtes, en espérant aussi établir ainsi une sorte de coupe-feu afin d’éviter que l’Espagne n’en fasse autant. Car les engagements espagnols sont très importants au Portugal.

José Luis Malo de Molina, le directeur général de la Banque d’Espagne, a clairement expliqué hier jeudi que « dans la situation actuelle de contagion, ce qui se produit est que, même si l’économie espagnole ne présente aucun des éléments de fragilité des économies grecque et irlandaise, la simple expectative des marchés peut mettre en difficulté son financement ». Cela vaut annonce de ce qui risque fort de se passer.

Comme on peut le constater, les autorités européennes ne se départissent pas de l’attitude qui ne leur a déjà pourtant pas spécialement réussi à deux reprises, dans le cas de la Grèce et de l’Irlande. Elles continuent de traiter la crise européenne au cas par cas, alors qu’il faudrait la prendre dans son ensemble. Mais cela supposerait de s’engager sur des voies qu’elles ne sont pas prêtes à explorer et emprunter. Faut-il avoir la foi du charbonnier ou une sacré dose de culot pour déclarer, comme vient de le faire Angel Gurria, le secrétaire général de l’OCDE : « L’euro, en tant que devise, a une longue vie devant lui. Il est vivant et se porte bien »…

Une même confusion règne quant à la suite des opérations. Des déclarations autorisées font état de l’éventualité d’augmenter les enveloppes affectées aux fonds de sauvetage, aussitôt réfutées par d’autres voix toutes aussi officielles. La Commission vient en effet de démentir l’annonce par Die Welt d’un doublement des moyens du fonds de stabilité (EFSF), après qu’Alex Weber, le président de la Bundesbank, en a envisagé la possibilité à Paris. Pourtant, il faudra bien faire face, le moment venu.

Jonathan Faull, en charge de la Direction générale marché intérieur et services de la Commission, a annoncé la tenue prévue en 2011 de nouveaux stress tests des banques européennes. Ce qui sonne comme une véritable reconnaissance de la vacuité des précédents. La déconfiture imprévue des banques irlandaises, au bord de l’écroulement, en étant l’exemple le plus criant. Ce qu’a reconnu le haut fonctionnaire, qui a voulu mettre les rieurs de son côté en plaisantant sur le fait que les tests déjà menés « n’avaient pas résistés »…

Le gouvernement allemand persévère dans ses projets de mécanisme de crise, en vue d’avancer au prochain sommet européen de mi-décembre. Contré par Jean-Claude Junker, avec sa casquette de premier ministre luxembourgeois, qui voudrait éviter que de nouvelles décisions franco-allemandes créent des faits accomplis sur le sujet très sensible de la participation des banques à la restructuration de la dette des Etats. Une crainte qui n’est pas fondée, si l’on écoute Christine Lagarde, la ministre française. Elle a en effet avancé que de telles décotes ne devraient être selon elle adoptées qu’« au cas par cas », ce qui prélude à un enterrement de première classe du projet. L’excellence des relations entre l’Allemagne et la France ne permettant pas de saboter plus ouvertement cet aspect du dispositif.

Y a-t il un abonné au numéro que vous avez demandé ?

101 réflexions au sujet de « L'actualité de la crise : DES PARIS STUPIDES, par François Leclerc »

  1. Jeudi 25 novembre 2010, vers 20h30 :

    Vous avez vu ces cinq graphiques ?

    Italie : taux d’intérêt des obligations à 10 ans : 4,394 %.

    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GBTPGR10:IND

    Espagne : taux d’intérêt des obligations à 10 ans : 5,175 %.

    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GSPG10YR:IND

    Ce qui se passe en ce moment même en Espagne est très important.

    Les marchés internationaux n’ont plus aucune confiance dans la capacité de l’Espagne à rembourser ses dettes.

    Portugal : taux d’intérêt des obligations à 10 ans : 7,023 %.

    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GSPT10YR:IND

    Irlande : taux d’intérêt des obligations à 10 ans : 9,041 %.

    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GIGB10YR:IND

    Grèce : taux d’intérêt des obligations à 10 ans : 11,934 %.

    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GGGB10YR:IND

    1. Si l’Espagne dépasse la zone des 6%, c’est foutu pour elle.
      Les exemples de la Grèce, puis de l’Irlande l’ont montré.
      La question serait plutôt ‘quand l’Espagne …’.

      Je serais très étonné que l’Espagne passe l’hiver.

    2. Si vous visualisez les graphiques sur les dernières 5 années plutôt que les derniers 6 mois, on voit bien que on a d’un côté le Portugal, l’Irlande et la grèce d’un côté (qui crèvent les plafonds), et l’Espagne et l’Italie de l’autre. Les taux espagnols ont augmentés fortement ces derniers mois mais sont toujours à un niveau comparable à ce qu’ils étaient mi-2008.

      Il me semble donc encore un peu trop tôt pour se prononcer.

    3. Justement cette corrélation avec la situation a mi-2008 n’est pas pour rassurer , souvenez vous de ce qui a suivi !!!! et a cet époque les taux directeurs de la BCE était bien plus haut

    4. Je vous écrit de Barcelone et confirme que l’hiver va être dur en Espagne avec un regain de nationalisme régional et une tendance durable (comme le développement) aux licenciements.

    1. Et ça ferait quoi ? L’Islande, le Royaume-Uni et les USA ne sont pas dans l’€uro, mais ils ont les mêmes problèmes. L’€uro n’a aucun rapport avec les problèmes actuels (qui sont: « privatisation des profits, socialisation des pertes« ).

      On a affaire à de escrocs, des mafieux, dans et hors zone €uro.

  2. Le glissement est maintenant très perceptible dans le ton des journalistes. C’est tout a fait étonnant leur manière dubitative d’annoncer les nouveaux plans de sauvetages et autres réunions d’urgence. Comme s’il n’y avait plus que les politiques à y croire. Peut-être vivons nous en direct la première guerre mondiale virtuelle, qui se terminera sans morts sur le champ de bataille mais, à l’instar du Monopoly, avec, pour la prochaine partie, une reditribution des cartes au détriment de l’occident. Un rééquilibrage. Il va falloir vivre avec moins. Comment faire en sorte que les responsables nantis subissent la plus grosse part. de cette baisse du niveau de la vie. Mélenchon ?
    Comment préparer dès maintenant des disposititfs pour limiter les dégats ?

    1. L’intérêt financier des guerres conventionnelles est trop important pour les banquiers, comme les dernières années de recherche en la matière l’ont démontré. De plus, occuper la population – les hommes à la guerre, les femmes et les enfants à la maison – est un bon moyen de ne pas la faire réfléchir aux causes de l’effondrement…

      Mike je crois que vous rêvez de trop… C’est une pieuvre contre laquelle il faut se battre – ou une Hydre même, comme celle que combattu Hercules.
      Tous les politiques français ne servent que leurs propres intérêts et sont dépassés d’une bonne tête par les maîtres de l’argent…

    2. Comment faire en sorte que les responsables nantis subissent la plus grosse part. de cette baisse du niveau de la vie. Mélenchon ?Comment préparer dès maintenant des disposititfs pour limiter les dégats ?

      Faire en sorte que cela devienne le prochain débat d’un jour pour les prochaines élections,

      Ok je suis d’accord pour qu’on vienne me les couper, j’adore les banquiers les mains et les pieds par dessus tout aussi, mais faites en donc également de même si vous avez tellement bien à coeur de servir bien justement la société, comme vous le prétendez si souvent à l’antenne de tous bords confondus d’ailleurs, arrêtez donc de vous conduire comme tant d’hypocrites de part le monde, le malheur des peuples ne vous appartient pas non plus.

      Pour Mélenchon je ne sais pas il m’est pourtant bien sympathique parfois, hélas il ne porte
      pas beaucoup le Dalaï-Lama dans son coeur, lorsqu’il se met par exemple souvent en colère le premier contre les gens du capitalisme, c’est dommage sans doute encore à cause de l’histoire, pourtant le Dalai Lama repose souvent mieux mon Esprit que lui en période de crise, alors vous imaginez un Mélenchon à la tête d’une société, d’une plus grande multitude de gens mécontents, révoltés de coeur et d’esprit, comment donc les gens comme Jérémie seraient-ils alors mieux traités demain dans leur foi judéo-chrétienne ? Ce serait bien aussi qu’on écoute de temps en temps la parole d’un pauvre et modeste homme comme Jérémie, vous ne croyez pas les ami(e)s ? A moins bien sur que tout cela ne soit considéré sans importance pour vous.

  3. Le constat est effarant, mais vous avez raison M. Leclerc.
    Les hypocrites que sont les personnes qui détiennent les clés du pouvoir ont la trouille, ils n’envisagent pas un autre monde que celui-ci, qu’ils ont construit… avec l’aide de leurs supérieurs, Messieurs les Banquiers.

    Je ne sais même pas s’il serait encore possible à la France de réutiliser les Francs – certainement les a-t-elle déjà fondu non ? Le contraire serait un fol espoir.

    1. Il y a quelque temps, dans une vidéo du vendredi, Paul Jorion critiquait le bank run (Cantonna) et exprimait sa foi en un changement venant des politiques, pour certains à l’écoute de solution alternatives. J’avais fait part de ma différence de vue et de mon scepticisme…Effectivement la panique bancaire organisée (outre le fait que c’est un délit pénal) est anticipée et des mesures seront prises pour éviter toute déconvenue au banques cibles. Certes

      J’aimerais cependant savoir s’il a changé d’avis. Je ne vois pas un seul homme de pouvoir (sérieusement « éligible » donc hormis Joli et Mélenchon) allant dans un autre sens que celui de la spoliation de masse au profit de l’oligarchie.

      Exemple : DSK que l’on essaie à coup de martellement médiatique d’imposer aux français (sondages etc…) ne fera pas autre chose que de la rigueur!

      Et après..? Paul Jorion parlait de la montée des individus, des personnes, du populisme….C’est ce à quoi nous commençons à assister.

  4. Je pense que c’est assez simple, du moins pour le néophyte que je suis:
    Selon moi, tout repose sur la perte de fonction régalienne pour les Etats qui consistait à créer leur monnaie. Depuis, les Etats se paupérisent en empruntant au système privé. Une aberration qui est également une trahison des politiques.
    Il faudrait donc annoncer que les dettes auprès du privé ne seront pas remboursées( de toute façon,, c’est le cas), laisser le système bancaire s’effondrer et retrouver notre pouvoir régalien à « battre monnaie ».
    Evidemment, il faudrait ensuite recréer un autre système de financement, avec une partie nationalisée et, surtout, fonctionnant sur d’autres bases.

    Un « clash »? Surement, mais passager et nous y allons de toutes façons.
    Pourquoi ne le fera t-on pas? Parce que le système financier, par le biais des politiques, a verrouillé le système, en imposant le libéralisme dans la nouvelle constitution et que les politiques ne sont que leur prête-nom.

    Conclusion personnelle: Nous ne ferons pas l’économie d’une méga crise, où tout va s’effondrer et où nous devrons tenter de survivre.

  5. « Y a-t il un abonné au numéro que vous avez demandé ? »

    A propos de numéros, si quelqu’un a celui des marchés, il pourrait le donner à Merckel pour qu’elle leur demande ce qu’ils souhaitent exactement.

  6. …une autre piste…si tu peux marcher sur l’eau, tu n’es pas plus habile qu’une paille.
    …Si tu peux voler dans les airs, tu n’es pas plus habile qu’une mouche.
    …Conquiers toi toi-même, alors tu deviendras quelqu’un.

  7. les contradictions du capital en phase d’effondrement :

    Hongrie: les fonds de pension, pris à la gorge, prêts à saisir la CEDH

    BUDAPEST – Scandalisées par les plans du gouvernement hongrois qui mettent en péril leurs activités, les caisses de retraites privées sont prêtes à saisir si besoin la Cour européenne des droits de l’Homme, a indiqué la présidente de l’association les regroupant Julianna Bàba jeudi.

    « Les mesures prévues sont en contradiction avec pratiquement tous les paragraphes de la Constitution, ainsi qu’avec les valeurs fondamentales de l’Union européenne », a déclaré devant des journalistes la présidente de l’association Stabilitas.

    « Pour cette raison, nous allons saisir la Cour constitutionnelle, mais aussi la Cour européenne des droits de l’Homme de Strasbourg », a ajouté Mme Bàba.

    Mercredi, le gouvernement de Viktor Orban a donné aux trois millions de Hongrois cotisant à une caisse de retraite privée jusqu’au 31 janvier pour décider s’ils rejoignent le système public avec le pécule accumulé jusque là.

    Actuellement, ils ont la possibilité de verser une partie des cotisations de retraite obligatoires à un organisme privé dans l’espoir de toucher une pension plus importante. Ces cotisations ont déjà été redirigées pour 14 mois vers le trésor public, dans le cadre du plan d’austérité.

    Avec les mesures envisagées par le gouvernement conservateur, ceux qui resteront fidèles aux caisses privées perdront dans les faits tous leurs droits à la retraite d’Etat. Pis, ils devront continuer en plus à verser des cotisations au système public.

    « Les dernières annonces des autorités hongroises sur le système de retraite nous inquiètent. Elles semblent aller vers la suppression totale des caisses de retraites privées obligatoires », a réagi Amadeu Altafaj-Tardio, porte-parole du Commissaire européen aux affaires économiques et financière Olli Rehn, dans un communiqué.

    Soucieuse de la viabilité du système de retraite hongrois, la Commission « serait préoccupée si l’argent accumulés dans les fonds de pension servaient à financer les dépenses courantes, comme il semble être le cas dans le projet de budget 2011 », poursuit le communiqué.

    L’épargne accumulée dans les fonds de pension représente un « patrimoine de près de 3.000 milliards de forints (11 milliards d’euros) que le gouvernement veut étatiser », s’est emportée Mme Bàba, après une rencontre avec le ministre de l’Economie György Matolcsy.

    En guise de contre-proposition, la représentante des fonds de pension a demandé au gouvernement d’autoriser comme alternative un système de retraite intégralement privé………

    25 novembre 2010 19h03

    http://www.romandie.com/infos/News2/101125180318.1pj9h1my.asp

    1. Excellent ! Nationalisation des fonds de pension. Orban qui tue son bébé, les fonds de retraite privés, qu’il avait conçu en 98…
      En même temps, faut les comprendre, il manque 4,5 Mds $ de cotisations annuelles dans le système par répartition et la vente de bons du trésor à un an de cette semaine n’a trouvé preneur qu’à 75% du montant prévu (150 millions $ au lieu de 200) et à 10 points de plus que la semaine dernière (6,05% au lieu de 5,95). Et le obligations à 10 ans sont repassées au niveau atteints lors de la crise avec le FMI en juin (7,81%).
      L’Argentine avait fait ça en 2001, sur 3 milliards de $ je crois, avec ultimatum à la nationalisation; juste avant d’interrompre le service de la dette; et avait finalement nationalisé le secteur après la restructuration en 2005.
      La Lituanie, l’Estonie, la Bulgarie et même la Pologne tirent eux aussi sur les réserves des fonds de pension par tous les moyens possibles.
      Vont pas apprécier à Bruxelles et au FMI encore. Les marchés, n’en parlons pas, ils en disent assez :
      Michal Dybula , économiste BNP Paribas à Varsovie : « Les modifications proposées concernant les retraites augmentent également le risque de dégradations de notation de la Hongrie. »
      « C’est effectivement une nationalisation des fonds de pension privés; C’est un scénario-cauchemar. », David Nemeth , économiste à ING Groep NV à Budapest.
      « Les rendements peuvent augmenter de façon très significative puisque la sortie de fonds de pension privés aboutira à une demande à la baisse de la dette locale », Attila Eszes , trader d’obligations à KBC Groep NV à Budapest.

      (source : Simon Zoltan – Nov 25, 2010; Bloomberg)

    2. @ vladimir:

      En fait, après lecture, cette réforme nationalise le système par capitalisation, qui était obligatoire, et le rend optionnel. Mais il commence par le nationaliser. Un peu comme Morales et Chavez, en somme.

      Avec un gouvernement qui a montré un gros doigt au FMI, je me demande comment on va continuer à qualifier la nouvelle politique hongroise de « droite ». Aussi, appeler ça « conservatisme » est surréaliste, alors qu’ils mènent une révolution (contre le népotisme ultra-libéral).

  8. Puis le Portugal, comme prévu:

    http://abonnes.lemonde.fr/europe/article/2010/11/26/apres-l-irlande-le-portugal-inquiete-l-europe_1445167_3214.html

    Extrait: « La Banque centrale européenne et une majorité de pays de la zone euro font pression sur le gouvernement portugais pour qu’il sollicite à son tour une aide de l’UE et du FMI, selon le Financial Times Deutschland vendredi 26 novembre. » Le Monde 26/11/2010

    Et les suivants suivront, suivis etc

    Plus personne n’a donc le contrôle des évènements. Que ce monde-ci, basé sur la « dictature » des marchés, s’effondre, bien. Mais son remplacement par un autre système ne se fera pas en comptant sur la « sagesse »et par la « percolation des idées, je le crains. Le temps est trop court, et les gens trop impatients, endettés, stressés pour pouvoir s’asseoir et réfléchir. Il faut donc s’attendre à une certaine forme de chaos duquel renaîtra une autre forme de dominance des uns sur les autres, puisque les révolutionnaires, hélas, agissent comme des conservateurs, cassant tout mais conservant les morceaux, comme écrivait en substance Louis Scutenaire.

    Bien entendu il n’est pas question de désespérer, mais plutôt d’être sans le moindre espoir, cycliste sur cime, observant le fracas du monde depuis les hauteurs et avec les vertiges du doute.

    Qui peut croire un instant qu’une politique sera menée qui rééquilibrera les richesses, qui restreindra la capacité de nuisance de chacun par l’affaiblissement de la dominance sociale ?

    La politique, la plupart du temps, ne sert qu’à maintenir en l’état l’échelle de hiérarchie. Et les révolutionnaires, pour la plupart, ne font que prendre la place de dominants.

    Une autre voie est à inventer, la seule peut-être qui permettra de vivre dans un monde plus subtil, moins brutal. Elle pourrait s’inspirer du revenu-de-base:

    http://www.le-revenu-de-base.blogspot.com/

    Car en effet, produire le nécessaire ne nécessite pas une énergie énorme, mais produire toujours plus entraînera à coup sûr un épuisement planétaire.

    Décroissance dans les pays « riches », avec filet de sécurité solide pour les plus en difficultés, et croissance dans les pays « pauvres » jusqu’à tentative d’équilibre…

    Rêvons…

    « Je n’aime pas particulièrement le mot « travail ». Les êtres humains sont les seuls animaux qui ont à travailler, je pense que c’est la chose la plus ridicule au monde. Les autres animaux gagnent leur vie en vivant, mais les gens travaillent comme des fous, pensant qu’ils doivent le faire pour rester en vie. Plus le travail est important, plus le défi est grand, plus ils pensent que ce travail est formidable. Il serait bon d’abandonner cette manière de penser et de mener une vie facile et confortable avec beaucoup ce temps libre. Je pense que la manière dont vivent les animaux sous les tropiques, sortir le matin et le soir pour voir s’il y a quelques chose à manger, faire une longue sieste l’après midi, doit être une vie formidable. Une vie d’une telle simplicité serait possible aux humains si l’on travaillait pour produire directement le nécessaire au quotidien. Dans une telle vie, travailler n’est pas travailler au sens habituel du mot, mais simplement faire ce qui doit être fait ».(Masanobu Fukuoka)

    Cordialement à tous

    1. Merci pour le lien sur le revenu de base. Je me sens moins seul dans le désert. 🙂
      C’est pour moi l’idée la plus importante à mettre en oeuvre.

    2. Eh bien figurez-vous, Bibules, que notre tavernier favori et son ami François sont plutôt favorables à ce genre d’innovation, bien qu’ils n’en parlent pas assez souvent, ce qui me semble un mystère étant donné le beau débat que cela induirait ici.

      OUI, l’instauration du revenu de base serait révolutionnaire dans ce sens qu’il rendrait aux plus démunis une certaine dignité et qu’il permettrait à chacun de mener son existence comme il l’entend, une fois le minimum accompli pour le besoin de tous.

      Mais je ne désespère pas, vous êtes au moins le troisième intervenant sur ce sujet ! t 😉

    3. Plutôt qu’un revenu de base offert chaque mois, il y a peut-être une meilleure solution : offrir un terrain à cultiver à ceux qui le souhaitent, plus une baraque en préfabriqué avec un forfait eau électricité, plus une allocation de survie, plus les soins gratuits ou à taux minime, plus un soutien technique (conseils d’un spécialiste) à l’agriculture potagère. Histoire de ne pas dépendre du versement d’une allocation.
      C’est le mode survie, qui pourrait convenir à beaucoup, et qui n’oblige pas à quémander, question de dignité.
      Ça ne couterait pas cher, surtout en allocs, surtout si ce sont les communes ou les départements qui payent, et des petits terrains cultivables inutilisés il y en a loin des villes. Ils seraient sortis des statistiques du chômage tout en étant capables de s’assumer seuls. Évidemment faudrait pas les écraser d’impôts, de taxes ou de règlements…

    4. @ HP

      Quand l’accès au minimum pour une vie décente sera acquis, il ne sera pas question de quémander puisqu’il s’agira d’un droit inscrit dans la constitution.

      Pour ce qui est du genre de « potager ouvrier  » que vous préconiser, ici en Belgique certaines communes tentent de le réhabiliter.

      Mais pour celui qui préfère la musique ou la philosophie, l’économie ou l’anthropologie, … ce serait bien que chacun puisse approfondir ce qu’il aime le plus librement possible.

      Ceux qui aiment la recherche, par exemple, passent pour le moment plus de temps à chercher des financements. Qui peut croire qu’ils arrêteraient leur passion à partir du moment où ils seraient assurés d’un minimum de confort matériel à vie ?

      Au contraire, ils pourraient poursuivre leurs recherches jusqu’à leur dernier souffle, si bon leur semble.

  9. Le crash est inévitable, plus personne ne maitrise plus rien.

    22/11/2010
    Le Portugal n’a pas besoin d’aide, a déclaré lundi le Premier ministre José Socrates, qui explique toutefois que la crise irlandaise a eu un effet contagieux sur le pays.

    « Le pays n’a besoin d’aucune aide », a déclaré José Socrates à la station de radio TSF.
    Ce dont le pays a besoin c’est d’approuver le budget et de poursuivre ses efforts. »

    24/11/2010
    Le président du Conseil européen Herman van Rompuy a dit qu’il ne voyait aucune nécessité pour Lisbonne de solliciter une aide extérieure, jugeant que le contexte portugais est très différent de l’irlandais.

    26/11/2010
    Une majorité des pays de la zone euro et la Banque centrale européenne pressent le Portugal de solliciter une aide financière européenne.

    1. Le crash est inévitable, plus personne ne maitrise plus rien.

      C’est pour ça que j’essaie de faire pousser mes ailes avec la bonne aide du ciel, si c’est encore possible d’en avoir la permission, surtout à l’approche d’un plus grand abattoir se mettant en place pour mieux encore verrouiller et condamner les êtres à subir tout ceci et cela en plus,
      faut bien suivre parfois le mouvement pour mieux se faire porter aux nués et au pouvoir,

  10. Le mercredi 30 juin dernier se tenait une conférence de l’Institut Turgot à l’Assemblée nationale sur le thème : « La France, l’Allemagne et la crise de l’euro : incompréhension ou malentendu ?»

    Pour en débattre : Gilles Dryancour, directeur pour les affaires gouvernementales (Europe-Afrique-Moyen-Orient) chez John Deere ; Pierre Sabatier, cofondateur du Primeview Independent Research et co-auteur d’une étude intitulée « Le modèle allemand crée-t-il de la richesse ? » ; et Klaus Reeh, conseiller du directeur général d’Eurostat, l’organisme statistique de la Commission européenne.

    Henri Lepage, président de l’Institut Turgot, a commencé par rappeler la brûlante actualité des questionnements que provoque l’état du couple franco-allemand. Alors qu’il avait été moteur de la construction européenne depuis l’après-guerre, il semble s’essouffler avec la crise financière.

    En dépit de l’adoption d’un projet de taxe bancaire franco-allemande, il semble qu’il y ait de plus en plus des incompréhensions et des malentendus entre les deux partenaires rhénans. Les commentaires de la presse française sur l’Allemagne font état de la « germanisation » de l’Europe, commentaires que Henri Lepage attribue à la montée d’une germanophobie en France. Celle-ci est liée, selon lui, à la politique de rigueur de l’Allemagne qui va à l’encontre de la politique économique française.

    Pourtant, c’est plutôt la politique française qui semble prévaloir en Europe, avec la monétisation de la dette publique par la Banque centrale européenne (Grèce, Portugal, Espagne) et le viol des conditions du Traité de Maastricht que celle-ci constitue.

    Gilles Dryancour, qui travaille en Allemagne, explique l’incompréhension croissante entre les deux rives du Rhin par la différence de la perception du rôle de la monnaie dans chacun des deux pays.

    Dans la culture française, la monnaie est un instrument de pouvoir politique. Les rois de France empruntaient pour financer leurs guerres, avant de dévaluer leur monnaie et ainsi annuler une partie de leur dette. En France, la monnaie est au service de l’Etat.

    Une conception à l’opposé de celle qui prévaut en Allemagne. Ce pays, contrairement à la France, n’a pas connu d’unité centrale jusqu’en 1871. Et, le Troisième Reich mis à part, elle a toujours été organisée sur un mode fédéral, qui obligeait d’avoir une monnaie de qualité pour assurer la cohérence de l’économie allemande.

    En France, l’Etat est fort et la monnaie faible. En Allemagne, c’est l’inverse. La monnaie ne sert pas d’objectifs politiques.

    D’où une grande incompréhension du système allemand par les journalistes français, qui calquent notre système sur l’Allemagne. Ils ignorent ainsi que le chancelier allemand n’a pas le même pouvoir que le gouvernement français, notamment en matière de contrôle des salaires.

    Il est donc absurde, estime Gilles Dryancour, de reprocher à l’Allemagne de faire de la « déflation compétitive », comme l’a fait le ministre de l’Economie Christine Lagarde, d’autant plus qu’avec l’euro, Berlin n’a plus le contrôle de la monnaie.

    Il y a également un grand malentendu sur le rôle et la perception de l’euro en France et en Allemagne. L’euro a été créé avec deux cultures différentes. Il a été perçu comme un instrument de puissance par les Français, et de stabilité par les Allemands. Une stabilité incompatible avec la dévaluation et des déficits publics, qui font partie du modèle français de la monnaie. Et que les Allemands voulaient interdire grâce à la Banque centrale européenne.

    Le malentendu touche donc aussi au rôle de la Banque centrale européenne. En Allemagne, la Bundesbank était indépendante du pouvoir politique. En France, la Banque de France lui était étroitement liée. D’où les pressions du gouvernement français sur la Banque centrale européenne pour qu’elle abaisse ses taux d’intérêts, et cela bien avant la crise financière de 2008. C’était notamment le cas du candidat victorieux à l’élection présidentielle, en 2007.

    En outre, Gilles Dryancour, qui a rappelé que la France était structurellement déficitaire, a décrit l’euro comme le moyen, pour les gouvernants français, de pouvoir s’endetter à moindre coût, grâce à des taux d’intérêt plus faibles. Un besoin d’endettement d’autant plus grand que la rentabilité fiscale est de plus en plus faible en France, du fait que la réussite économique a été excessivement punie.

    La politique française de l’euro a toutefois été déçue par les faits. Les promesses de l’euro étaient une faible inflation et la création d’emplois.

    Or, l’inflation a bien eu lieu, ce qui fait parler de « teuro » en Allemagne (« teuer » signifie « cher » en allemand). L’inflation de la Zone euro est en effet plus forte que celle des pays de l’Union européenne qui n’ont pas adopté l’euro. La croissance, à l’inverse, y est plus faible.

    L’euro n’a donc pas tenu ses promesses, d’où une forte opposition des peuples à celui-ci. D’où aussi, du fait des incompréhensions culturelles et des malentendus entre la France et l’Allemagne, une crise du couple franco-allemand.

    Si Gilles Dryancour a été critique essentiellement à l’égard du gouvernement français, Pierre Sabatier l’a plutôt été pour son homologue allemand. Pour lui, les exportations allemandes ont été possibles grâce à l’endettement des pays européens (Espagne notamment), qui représentent 75 % du commerce extérieur de l’Allemagne. D’où le fait que l’euro menace d’exploser, le modèle allemand n’étant pas coopératif. Seule solution selon lui : redistribuer l’argent des pays européens riches vers les pays européens pauvres.

    Pierre Sabatier a également rappelé que, contrairement à ce que l’on pourrait penser, la croissance de l’économie allemande est relativement plus faible que dans des pays traditionnellement importateurs comme la France, le Royaume-Uni ou les Etats-Unis : elle a été de 1,4 % par an en moyenne depuis 1998, contre 2,1 % pour la France, 2, 4 % pour le Royaume-Uni et 2,5 % pour les Etats-Unis.

    De la même manière, la création d’emplois a été inférieure de 12 % en Allemagne par rapport au reste de la Zone euro. Ce qui explique le niveau exceptionnel des exportations allemandes, pour Pierre Sabatier, c’est moins la compétitivité de l’économie allemande que la faiblesse des salaires, provoquant une baisse des importations et donc un excédent du solde commercial allemand.

    Conséquence pour l’Allemagne dans la crise actuelle : si ses principaux partenaires européens coulent, elle coulera à son tour. Le modèle allemand, en conclut Pierre Sabatier, n’est pas vertueux.

    Parallèlement à la nécessité de redistribution des pays riches vers les pays pauvres d’Europe, Pierre Sabatier a évoqué la nécessité d’une « harmonisation », c’est-à-dire d’une uniformisation fiscale.

    Pierre Sabatier estime que ces mesures sont nécessaires non seulement pour sauver l’euro, mais, d’une manière générale, l’Europe. Avec une déflation générale en Europe, le commerce, donc la richesse des pays européens baisserait, et avec lui la natalité, déjà inquiétante sur le Vieux Continent, notamment en Allemagne. A cet égard, il a cité les prévisions concernant l’âge médian (qui sépare la population en deux catégories égales en nombre) en 2020 : 48 ans en Allemagne, contre 41 ans en France. L’avenir, pour Pierre Sabatier, n’appartient donc pas à la première.

    Klaus Reeh a poursuivi l’intervention de Gilles Dryancour en soulignant l’importance du modèle politique dans l’incompréhension et le malentendu autour de l’euro.

    L’Allemagne, par son parlementarisme, est devenue un pays gestionnaire, social-démocrate. Les gouvernants allemands ont dit « adieu » à la politique, et abdiqué leur volonté. Les pays est-européens, nouveaux adhérents de l’Union européenne, ont donné davantage de poids à l’Allemagne en Europe, qui a rendu celle-ci moins dépendante de la France qu’elle ne l’était du temps de la Guerre froide, puis des années 1990.

    D’où, selon Klaus Reeh, un désintérêt des Allemands pour la France, dont l’image s’est ternie outre-Rhin. Il n’y a plus de personnalités politiques, en Allemagne, pour faire le lien avec la France, plus personne ne s’y intéressant. Le Traité de l’Elysée signé en 1963 par le général de Gaulle et Konrad Adenauer ne fonctionne plus. L’idée de la présence de ministres au Conseil des ministres du pays partenaire n’a pas marché non plus.

    La faute en incombe, selon Klaus Reeh, aux Allemands. Ils veulent imposer un modèle qui n’a aucune chance de pouvoir être appliqué avec succès par tout le continent, puisque, logiquement, tout le monde ne peut pas être exportateur net. Il faut également des importateurs pour qu’une économie marche.

    Quant à la crise, Klaus Reeh estime qu’elle oblige à adopter la même méthode que les Américains pour résorber la dette : la monétarisation par la Banque centrale européenne, c’est-à-dire le refinancement par l’inflation.

    1. Les élites françaises sont germano-jalouses. Et la relative faiblesse du gouvernement allemand me semble plus découler d’une plus haute exigence de démocratie en Allemagne, et cela pour des raisons culturelles et historiques (la période nationale-socialiste me paraissant une monstrueuse anomalie de l’Histoire). Quant à l’institut Turgot il me semble mériter un commentaire « coluchesque » du style « y’en a ki son plus égaux que d’autres ». Enfin la monétarisation de la dette c’est le refinancement PAR LE PEUPLE, via l’inflation des produits de consommation et des actifs, immobilier en particulier.

    2. J’oubliais : « tout le monde ne peut pas être exportateur net » : oui mais il peut y avoir compensation pendant très longtemps si nécessaire via les flux financiers (ex : longtemps les touristes allemands, maintenant « laminés » par la modération salariale) voire même une redistribution vers les pays moins développés, y compris dans une zone comme l’Europe.

    3. @Bernique
      La solution de l’inflation pour atténuer le poids des dettes, doit s’accompagner d’une hausse sur les salaires, naturellement. Processus classique, d’ailleurs, qu’un gouvernement s’efforce de contenir quand il s’agit de relancer les exportations, mais il ne s’agirait pas de ça ici.Au contraire, le surcroit d »inflation procuré par les salaires irait dans le sens souhaité.

    4. Merci pour cet extrait particulièrement pertinent et apprécié par un frontalier qui cotoie ses voisins régulièrement.
      « Les élites françaises sont germano-jalouses »
      Ces « lits ou Leute » devraient venir observer sur le terrain le peuple allemand à l’image des nombreux français de base qui travaillent en Allemagne dans le cadre des échanges comme dans l’éducation par exemple, quelle richesse de partager nos valeurs réciproques.
      « teuro » En tous cas dans la restauration le rapport qualité/prix et l’accueil aussi sont à l’avantage de nos voisins (effet TVA française sur l’Allemagne !).

  11. Pour se détendre un peu, le journal de 20H de France2 du jeudi 25/11, sujet sur la répartition salaire/dividendes à 4mn30:
    Dormez tranquilles, le MEDEF prépare des solutions d’avenir…

    1. une autre bonne nouvelle passée inaperçue

      Le pic pétrolier s’est produit en 2006, indique l’Agence internationale de l’énergie. En bonne logique, cette phrase aurait dû faire la « une » de la presse mondiale, les Bourses auraient chuté, et l’on aurait enfin répondu à la question : « Sachant que ce système est totalement vermoulu, à quel moment en change-t-on ? » La réponse aurait été : « Maintenant ! »

      http://www.lemonde.fr/idees/article/2010/11/23/le-pic-a-eu-lieu-en-2006_1443881_3232.html

      @+

    2. Bonjour,

      Pythéas, le pic de pétrole est un concept techniquement inutilisable, et théoriquement bancal.
      Il est techniquement inutilisable, car le pétrole recouvre une très grande diversité de réalités, du light qui sort tout seul sous la pression au soufré qu’on va chercher fort loin sous terre et eau, en passant par le biodiesel qu’on fabrique ou le sable bitumineux qu’on malmène au mépris de la nature, mais à un coût record … Conséquence, on place le pic quand on veut, en choisissant la définition du pétrole qui nous convient.
      En matière de « tout liquides » chère à l’AIE, et selon ses statistiques, la production mondiale du mois dernier aurait été la maximale jamais enregistrée.
      Ce concept est théoriquement bancal, car dans un monde monétisé, il est décalé de penser en quantités. Il en est ainsi car les tenants de la théorie estiment que selon la théorie de l’offre et de la demande, la moindre production à prévoir aura pour effet de faire monter le prix.
      Certes, mais comme se plait à le rappeler l’auteur de ce blog, le prix n’est pas qu’offre et demande.
      Et dans le cas qui nous concerne, le prix semble avoir été beaucoup contraint, depuis une dizaine d’années, par l’accessibilité, et les coûts d’investissement nécessaires à la continuité de la production de masse.
      Avec pour effet que le prix a plus que doublé en dollar constant depuis une décennie.
      Compte tenu de l’importance du rôle de l’énergie au sein du fonctionnement économique, les théoriciens du pic auraient peut-être mieux fait de surveiller le prix plutôt que la quantité, cela les aurait peut-être aidés dans la compréhension du monde d’aujourd’hui, et aurait moins contribué à les décrédibiliser.

    3. > J-philippe
      Il s’agit en effet du pétrole conventionnel, mais les autres formes sont relativement négligeables, longues à développer et de débit réduit.
      Peu importe que la « pointe du pic » se soit produite en 2006, 2008 ou 2010, la courbe de production montre nettement un plafonnement depuis quelques années, et les réserves de production de la plupart des pays sont proches de zéro.
      Le prix n’est pas un problème si on ne considère que la disponibilité en tant que pays riche, pas comme particulier.
      A mon avis ce n’est pas un prix du litre montant tranquillement qui posera problème, c’est qu’il n’y en aura plus pour tout le monde, et viendra un moment où on ne sera plus dans les privilégiés encore livrés.
      Pouf, y en a plus et y en aura plus, fini.

    4. Bonjour,

      HP, autant je partage votre opinion sur la pointe du pic, et sur la situation du pétrole en général, autant je pense pour ma part que le prix est tout notre problème, et ce d’autant plus que nous habitons dans un pays développé, et donc grand consommateur d’énergie.
      Car l’énergie semble être le sang de nos économies développées.
      J’ai connaissance de quelques démonstrations macro économiques qui l’illustrent assez bien, mais c’est surtout facile à comprendre sur un plan théorique.
      Les produits et services que nous échangeons sont composés d’énergie, de matières premières et de temps, répartis en fonction de la spécificité du produit ou service.
      L’énergie est évidemment très dépendante du coût de l’énergie, mais c’est également le cas des matières premières, en particulier pour leur extraction, leur préparation et leurs transports, et c’est enfin également le cas pour le temps, car moins l’énergie sera chère et plus on aura tendance à lui associer de l’énergie, et le rendre ainsi productif : si on débite davantage de bois en une heure avec une tronçonneuse plutôt qu’avec une hache, c’est parce que l’heure avec tronçonneuse a été beaucoup plus énergétique.
      Lorsqu’on intègre ce paramètre « coût de l’énergie » dans l’interprétation de la crise économique mondiale actuelle, elle devient très cohérente dans ses modalités et son développement.
      Elle rend compte en particulier de l’inefficacité des plans de relance, que les autres théories sur le sujet n’expliquent pas.

  12. Coucou,

    Corrigez moi si je me trompe.
    Alors d’un coté, les etat-uniens, qui impriment des billets pour soulager la demande de cash du gouvernement américain.
    En Europe, impossible d’utiliser un tel mécanisme, sauf à faire baisser l’euro, ce dont ne veulent pas les allemands et les pays du nord de l’europe en général.
    Pour l’europe, le choix est donc relativement simple.
    Soit on fait tourner les planche à billet pour que les pays du sud puissent réaliser leur budget voté par des parlements libres et indépendant. La conséquence serait un appauvrissement relatif du continent, mais un projet politique commun à toute l’europe.
    Soit on continue sans prendre vraiment de décision et donc il n’y a plus d’europe politique, ni d’euro, ni rien. tout sera à reconstruire politiquement, en espérant qu’il n’y aura pas de guerre civile.
    Quels sont les objectifs des dirigeants actuels ? Le parlement est il informé devant ce choix historique ? quels sont les clivages politiques ? qui sont les gens qui decident, proposent, choisissent (des politiques, des pdg, des banquiers…)? Quand ?, Ou ? Quelle est leur légitimité ?
    Comment est il possible que tant d’hommes de pays si lointains et si proches à la fois, puissent être soumis aux aléas de chiffres improbables, aux variations mystérieuses, soumis à la volonté insaisissable d’un novlangue qui embrume leur cerveau de concepts impératifs; pourquoi ecoute on ces muezzin , ces medecins de moliere ? >De quoi les peuples ont ils envie ?

    Bonne journée

    Stéphane

  13. Je me répète peut-être (cf. mes précédents posts), mais il faut bien admettre que l’inconcevable est en train de se produire.

    La montagne de dette est en train de nous tomber dessus.
    Les capacités de remboursement des états ne sont plus suffisantes pour calmer l’inquiétude grandissante des prêteurs en tout genre.
    L’Espagne est « too big to fail » et pourtant, sa chute va être celle de trop, provoquant une
    banqueroute générale.

    Nous en sommes là, à quelques minutes peut-être avant le grand saut.

    Quand les gens ordinaires vont s’apercevoir que la finance est en train de péricliter et que leurs avoirs sont menacés, ça sera le sauve-qui-peu général.

    Comme les secousses sismiques, le big crunch est devant nous.
    Ce n’est pas le grand soir que certains attendaient, c’est plutôt la nuit qui tombe en plein jour.

  14. W.Münchau dans un édito d’hier dans le Financial Times allemand:

    « Au lieu de nous sauver, les responsables répètent comme des clowns toujours les mêmes
    fautes. Ils doivent reconnaitre finalement, que nous avons besoin d’une Union politique… »

    Europas tragische Komödie

  15. S’acheter une yourte et aller vivre une autre vie totalement dépouillée, mais peut-être riche d’autre chose qui ne pourrait pas s’évaluer en monnaie ni avoir de PRIX. Bref la liberté et la paix enfin !
    Une végétarienne convaincue !

    1. “Les oiseaux font de leur liberté des grands cercles dans le ciel. Comment l’ont-ils appris? Ils tombent, en tombant, des ailes leur sont données.”

      Jalaluddin Rumi

    2. yourte, masure construite soi-même, ou poser sa tente, sur un petit terrain loué, avec accord de la mairie …en effet, mais il y avait un mais :
      … »« Par l’article 32ter A ajouté au chapitre 7 de la Loi d’Orientation et de Programmation pour la Performance de la Sécurité Intérieure (LOPPSI 2) consacré à l’extension des pouvoirs répressifs du préfet, le gouvernement veut mettre en œuvre l’extermination sociale des plus pauvres, en particulier de toutes les personnes victimes d’exclusion par le logement ou le mode de vie, en les expulsant manu militari et détruisant leurs biens, sous 48h, sans droit de la défense et sans jugement, mais aussi sans aucune obligation de relogement ou d’hébergement.

      Ce projet de loi étend les discriminations ethniques illégales ordonnées par les circulaires Hortefeux de cet été contre les camps de Roms et les gens du voyage, à tous ceux qui se logent par leurs propres moyens et selon leurs convictions.

      Il sera désormais hors la loi de se loger en France dans une cabane ou tout local auto-construit non inclus dans le code normatif de l’urbanisme, ou de se loger sous une tente, qu’il s’agisse d’un abri de fortune ou d’une yourte écologique… »

      http://yurtao.canalblog.com/archives/association_des_yourtes_cheyen/index.html

    3. @M,

      Il y a quelques temps, j’avais un copain qui avait acheté un bout de terrain pour y construire une de ces yourtes. C’était une bonne idée et j’étais pas loin de vouloir faire pareil. Et puis on s’est perdu de vue et je ne sais pas ce qu’il est devenu. Quelle bande d’enflures ces types.

    4. @ M,

      Cela n’empêche pas l’avènement du bidonville à ce qu’il paraît : j’en ai moi-même découvert un en région parisienne (comme en Amérique latine, tout pareil), qui n’y était pas il y a encore un ou deux !

  16. « Le Financial Times a fait campagne en ce sens »

    C’est à mourir de rire. Le modèle de campagne du Financial Times cité comme exemple dans un blog de gauche qui lutte contre le capitaliste sauvage, quel aveuglement !
    Ce même journal qui en mai 2010 annoncait la mort de l’euro lors de la crise Grèque dans tous ses éditoriaux, en dévoilant finalement que la Chine allait arrêter de diversifier ses réserves de $ en € , juste avant le dementi de la Chine bien entendu, le Financial Times arrêtant ainsi du jour au lendemain sa propagande anti euro.
    Et voilà que ça recommance aujourd’hui… Que ce journal, piloté par la City et manipulé par les financiers de WS pour affaiblir la zone euro, soit ainsi repris ici comme ayant une vision réaliste de la situation, me trouble sur le sens réel de la volonté du blog et de ses articles répétitifs et destructeurs contre l’euro.

    Cette volonté d’affaiblissement de l’euro et donc de l’Europe qui animent le FT, les banquiers de WS et de la City trouvent donc chez Jorion un échos favorable, amusant.
    Les motivations se sont certes pas les mêmes, par contre, le résultat…

    1. BJ : selon vous quel est l’intérêt pour nous d’avoir l’euro ?
      Ne me dites pas les taux, parce que sans ceux là les gouvernements y auraient regardé à deux fois avant de faire de la fuite en avant.
      Ne me dites pas les taux parce que ils sont aussi à l’origine des bulles immobilières
      Ne me dites pas la facture énergétique,
      Ne me dites pas acheter moins cher à l’extérieur comme en chine, on y désavantage nos productions locales.

      Quel est l’intérêt de l’Euro pour les peuples?

    2. Avez-vous remarqué que je cite parfois le Wall Street Journal aussi ? On te donne des journaux, apprends à les lire aurait pu dire Wladimir Illitch…

    3. Liervol..
      Il y a aussi une petite crise économique mondiale en cours. Il ne faudrait pas l’oublier.
      L’Euro n’a pas grand chose à voir là dedans et, lorsque l’on regarde ce qui s’est passé pour l’Angleterre avec soros en 1993, il vaut peut-être mieux être avec l’Euro.

      D’ailleurs, même les Chinois ont été obligé d’arroser leur économie… Te dire.

    4. Apprenez à les lire mais sutout à comprendre ce que sous- tendent les idées… Justement bien le but de cette remarque.
      L’euro source de tous les maux causés par l’espèce humaine, pour les esprits simples ça marche bien.
      Amen et fin.

    5. BJ : Vous ne répondez à RIEN

      C’est une preuve d’intelligence sans doute de votre part d’éviter de rentrer dans le débat…

      YVAN :

      Si l’euro a tout de même avoir là dedans, il n’aurait pas du être atteint par les suites de la crise mondiale s’il avait été bien pensé; Donc remettre en cause l’euro tel qu’il a été conçu n’est pas à rejeter. Reprenez donc la liste que j’ai fait à BJ .
      Dans l’euro il y a le terrain d’une crise des subprimes à l’européenne ; pour celle là nulle besoin des USA, regardez l’Espagne .

    6. Wladimir Illitch ? …. vous évoquez sans doute ce saint homme qui fonda le Goulag, la Tchéka (avec son compère moustachu Trotski), qui a interdit par la violence et dissout en quelques semaines tous les syndicats de la Russie monarchique, qui ,pour votre propos, a fait de la très riche palette informationelle de cette même Russie (sous censure il est vrai) un désert digne de la Corée du Nord de 2009 (la plupart des courants de pensée, et des courants politiques étaient représentés dans l’Empire russe avant le brave Wladimir (qui au demeurant ne répugnait pas à laisser fusiller poètes et artistes ou intellectuels s’ils n’étaient pas bolchéviques, à savoir 95% de la population de l’Empire), et chacun avait sa presse, de la droite nationaliste à l’extrême gauche en passant par un très large centre modérè et indécis). Ceci dit en passant….

    7. Mondiale, Liervol. Mondiale.

      Ne perds pas le control de ton self, tous les pays de la planète sont touchés. Sauf les paradis fiscaux purs, bien sûr.
      Et même les pays qui exportent, puisqu’ils exportent moins.
      D’où un protectionnisme qu’il faudra mettre en place aussi en Europe, c’est sûr. Et les Allemands y viendront, car ils ne peuvent pas se permettre de soutenir tous les pays en Euro…

      Pour un peu, je parierais une choucroute avec toi.
      (je rappelle pour les non-initiés que toute spéculation entre de plein droit dans le champs de la Loi couvrant les paris qualifiés de « jeux » car c’est le même principe 😉 )
      On doit être sacrément gosses pour aimer tant le jeu, non..??

  17. Vous imaginez s’ils avaient eu le temps de faire entrer la Turquie, là bas aussi le prix des actifs se serait envolé et une bulle immobilière existerait et l’endettement de la population serait à l’image du Portugal.

    En fait l’Europe, c’est d’abord déshabiller Paul pour habiller Jacques, transfert des pays riches aux pays pauvres : l’aide européenne, le retour c’est des profits pour les multinationales, pour l’emploi ça reste à voir ???
    Puis ensuite c’est le relais du crédit à grande échelle alimentant un effet richesse illusoire et la spéculation où il s’agit de take the money and run
    Pour terminer c’est l’appel de nouveau aux peuples plus pauvres qu’au départ chez les pays riches, revenus en arrière pour les pays aidés, pour régler la note.

    Voilà la construction européenne dont on nous a tant vanté les mérites,

  18. ALERTE – Mise en garde de Pékin avant des manoeuvres américano-sud-coréennes
    PEKIN – La Chine a mis en garde vendredi contre des manoeuvres militaires, prévues à partir de dimanche par les Etats-Unis et la Corée du Sud, qui se dérouleraient dans sa zone économique exclusive, selon un communiqué du ministère des Affaires étrangères.

    (©AFP / 26 novembre 2010 11h52)

  19. Les USA ont bien d’autres défis que l’Euro ….
    Après le basculement économique, le basculement stratégique est en train de se dérouler sous nos yeux …..
    Sun Tze sort le grand jeu en Mer Jaune …
    Que va faire Obama, mis au défi par les provocations de Pékin et de sa carte joker, son « Fou coréen »

    ALERTE – Mise en garde de Pékin avant des manoeuvres américano-sud-coréennes
    PEKIN – La Chine a mis en garde vendredi contre des manoeuvres militaires, prévues à partir de dimanche par les Etats-Unis et la Corée du Sud, qui se dérouleraient dans sa zone économique exclusive, selon un communiqué du ministère des Affaires étrangères.

    (©AFP / 26 novembre 2010 11h52)

  20. Le souci est que ce n’est pas le moment opportun pour un éclatement d’Europe.

    Peut-être est-ce même un excellent moment pour s’endetter complètement bien à fond…
    Sivouvoyez ce que je veux dire.

    1. Il n’y a pas de question, Liervol.
      Pour une fois que je n’en pose pas, d’ailleurs 😉

      Sinon, oui.
      J’envisage la possibilité que les états européens aient envisagé une hyper-inflation et, de ce fait, nous annoncent un super mécanisme de protection anti-crise (sans s car ce serait une crise permanente..) pour 2013.
      Que ce soit avec une bad-BCE ou avec une planche à billets à 10 milliards par jour, là, tous les moyens seraient permis.
      Notes, ils le sont déjà, permis, par tous les autres pays.
      Entrons dans la danse. J’en ai déjà des fourmis dans les jambes 🙂

  21. 40% des créances des banques espagnoles sont considérées comme douteuses, principalement des créances sur le secteur de la construction et de la promotion. Ces créances étaient de 110 MiE en 2010. 32 MiE ont été provisionnés, restent donc 78 MiE. Sur les 70 MiE d’actifs immobiliers saisis par les banques 23% étaient provisionnés. L’inconnue porte surtout sur la qualité des prêts hypothécaires (660 MiE d’encours fin juin selon la Banque d’Espagne) dont le taux affiché de créances douteuses est jugé trop faible (2,6%). Pour les emprunteurs espagnols, le risque est une remontée des taux alors que les prix continuent de chuter. A ce risque hypothécaire se juxtapose, pour les banques, un risque de taux sur la dette souveraine espagnole dont elles détiennent 203 MiE (6,5 MiE sur la dette souveraine portugaise). Les fonds propres du secteur bancaire étaient de 282 MiE fin juin.

    L’exposition des banques françaises au risque global emprunteurs (Etats + particuliers + entreprises) irlandais, grec ou portugais n’est pas démesuré pays par pays, mais gérable. Par contre, en cumulé l’impact peut être plus important :

    Sur L’Irlande 50 MiE
    Sur la Grèce 53 MiE
    Sur le Portugal 41,9 MiE
    (sous-total 144,9 MiE)
    Sur l’Espagne 162 MiE.
    (total général 306,9 MiE)

    Source : La Tribune 26/11/2010

    1. Bah, si on ajoute les créances douteuses aux USA en Asie et les poches spéculatives en formation, je crois que cela dépasse les bénéfices réels des sociétés du capitalisme, de là à dire que le capitalisme sans socialisation ne peut exister quoi qu’il en dise il n’y a qu’un pas…
      En fait sans l’état qu’il combat le capitalisme n’existe pas.

  22. Le taureau ibérique, de plus en plus proche de la Gran Corrida Final:

    L’Espagne doit rembourser 59 Mds € dans les prochains 6 mois. Mais elle devra emprunter le double pour financer en plus le déficit public.

    http://www.cotizalia.com/en-exclusiva/espana-tiene-refinanciar-deuda-60000-millones-20101126-61644.html

    Autre mauvaise nouvelle: une étude du ministère de l’Économie non destiné à la publication, prévoit pour le premier trimestre 2011 une « croissance » négative.

    http://www.expansion.com/2010/11/26/economia/1290729543.html?a=8f410c4593916ccc3f6ccdedc6ae8507&t=1290774438

    Et pour couronner le tout, 8 des 15 Autonomies espagnoles qui ont voté déjà leur budget 2011 dépassent le déficit autorisé. Et quand on sait que les Communautés autonomes représentent 50 % des dépenses de l’Espagne et que leurs comptes sont loin d’être transparents…

    http://www.elpais.com/articulo/economia/comunidades/incumplen/deficit/marca/Salgado/2011/elpepueco/20101126elpepieco_2/Tes

  23. Qu’il est tentant de se laisser aller au « catastrophisme »! A lire certains des commentateurs de ce blog, j’ai l’impression que les gens tombent facilement dans le syndrome du « je veux vivre une expérience unique! ». Vivre une catastrophe unique, en l’occurrence. Sauf que la réalité n’est pas si « noire ». Je ne dis pas qu’elle soit « rose », bien entendu, mais nous n’en sommes pas à retourner du jour au lendemain à l’âge de pierre…

    Soyons réalistes un instant:
    – Nos pays sont riches en infrastructures, biens en tous genres, ressources, maisons, villes. Je parle de bien concrets, pas de l’argent « virtuel ». Nous avons acheté une partie de ces « biens matériels » grâce à la « Dette », la fameuse « Dette »…
    – La « Dette » dont tout le monde s’émeut n’est que virtuelle. Un tour de passe passe comptable. Quelque chose lié à la « Valeur » de l’Euro, dans notre cas.

    Qu’arriverait-il si les Etats européens ne pouvaient plus payer? Voici ce qui « pourrait » par exemple arriver:
    – La BCE imprimerait simplement de l’argent de « nulle part »: cela créerait de l’inflation.
    – Cette inflation s’accompagnerait de la baisse de la « valeur » de l’Euro.
    – L’Euro baissant, nos amis américains et chinois et autres auraient de plus en plus de mal à nous exporter leurs produits, car… Les européens ne pourraient plus les acheter (trop chers).
    – Le « secteur tertiaire », du genre banque, finance, et activités liées à la con-sommation se retrouverait en grande difficulté: tant mieux! Bon débarras!
    – Une relative « pauvreté » s’installerait en Europe. par « pauvreté », j’entends le terme tout relatif de « ne plus pouvoir s’acheter un I-Pad, deux I-book, trois télé HD, deux PC, trois abonnements de téléphone, dix chemises made in China qui durent deux mois,…. »
    En bref, la fin de la con-sommation telle qu’on la connait. Notre niveau de vie baisserait très clairement. Finies les ressources et produits « bon marché » importées du reste du monde.
    – Au bout de quelques années, un nouvel équilibre s’instaurerait sans doute: ré-industrialisation partielle dans les pays désindustrialisés. Niveau de vie stabilisé.

    En résumé: ce n’est pas la fin du monde! On parle d’un équilibrage, et c’est ce qui aura lieu. Notre niveau de vie baissera d’autant que nous « con-sommons et achetons plus que nous ne produisons et vendons aux autres », alors que le niveau de vie des pays émergents augmentera, car eux « produisent et vendent plus qu’ils ne con-somment ». Ce n’est que justice…

    Je n’ai pas abordé encore le point douloureux, et le plus crucial en réalité, de la « redistribution des richesses ». Point qui hélas pourrait tout faire aller de mal en pire. Si le « ré-équilibrage » des niveaux de vie mondiaux se fait au profit des « minorités les plus riches de chaque pays », alors oui nous aurons de gros problèmes. Permettre à 100 enfants « pauvres » d’aller gratuitement à l’école (et potentiellement découvrir ainsi un futur Einstein) est beaucoup plus rentable pour l’humanité que permettre à un seul « riche » de se payer un yacht…. Les progrès qui ont été réalisés dans le monde ces cent dernières années ne sont pas dûs à la minorité des 1% les « plus riches », mais au contraire à tous les talents qui ont été mis en valeur au sein de la « grande masse de la population ». Permettre à chaque être humain d’exprimer sont potentiel réel, d’apporter à l’humanité ce qu’il pouvait apporter, voilà le véritable challenge. L’avenir de nos peuples se joue non pas sur des questions de « dettes » et « qui est le plus riche, qui a encore le pouvoir de con-sommer plus que les autres », mais sur notre capacité à éviter que les talents et le potentiel d’une Majorité ne soit écrasé et réduit à néant par une Minorité.

    1. tt à fait d’accord avec vous, dommage qu’il n’y ait pas de course à l’entraide au lieu d’une course à celui qui aura le plus de pognon, ou le plus d’apparence.

    2. J’aimerais tant être optimiste comme vous mais à vous lire, je ne crois pas que cela va s’arranger.
      Je ne partage pas votre angélisme. Tout cela n’a rien de virtuel. Les hausses d’impôts, les fermetures d’usine, la baisse des salaires, la casse du secteur public, de la sécurité sociale et des autres filets de protection, tout cela est en train d’être balayé par la rigueur que nous impose le dictat des créanciers de tout poil.
      Si demain, votre salaire est réduit de 40 % et que l’inflation galope, si les impôts explosent et que votre pouvoir d’achat diminue, continuerez-vous à dire que c’est virtuel ?
      La planche à billet n’a jamais été une baguette magique et en l’occurrence, cela ne servirait à rien vu l’inefficacité des plans de relance et l’abondance de liquidités malgré des taux d’intérêts réels négatifs. La croissance est en berne et ne repartira pas de sitôt. La BCE comme la réserve fédérale sont déjà devenues des « bad bank » du point de vue de leurs bilans et personne ne peut plus les assainir. Le retour à la normal n’est donc pas pour demain.
      Tout cet argent ne sert qu’à colmater des trous abyssaux et il faut être bien aveugle pour ne pas remarquer que tout cela ne fait que retarder une chute de plus en plus inévitable.

      Vous semblez nous dire que tout cela n’est pas si anormal, vous restez campé sur vos certitudes, bien ancrées sur ce qui relève du réel, mais ce n’est pas parce que la crise ne se voit pas au quotidien et que les terrasses de café à Athènes ou à Madrid sont encore pleines (ndlr : tiens ça me rappelle un autre billet…) qu’il faut minimiser la portée de la catastrophe qui s’annonce.
      La seule perspective de laisser un monceau de dette comme seul héritage à mes enfants ne me réjouis pas, même si j’accepterais volontiers que cela soit la seule conséquence de cette crise. Malheureusement, je crains que cela ne soit pire que ce que vous semblez imaginer déjà avec peine.
      Le propre de ce blog est d’amener les gens à s’interroger sur les ressorts de cette crise, à analyser ses conséquences et peut être, c’est déjà bien présomptueux, à esquisser quelques solutions.
      Vous pouvez continuer à croire que le pire n’est jamais certain, mais de là à dénigrer les pessimistes que nous sommes, avec forces arguments, j’attends de vous que vous nous démontriez les raisons que nous aurions à partager votre optimisme béat.
      Bien à vous
      Kézaco

    3. Les oligarchies ne veulent pas « lâcher le morceau » comme cela …
      Hypothèse : je n’en sais rien évidemment : vous avez un salaire de 4000 à 5000 euro, et déjà une maison, voire un logement de fonction : quoiqu’il arrive, vous avez le temps de voir venir …
      Ce n’est pas le cas de la majorité du Pays …
      Si vous gagnez 1000 à 1800 euro, par ex., en location, dans le privé ( explosion des loyers continuant; pas assez de HLM, aucune réserve d’aucune sorte …impossible avec ces salaires)…
      vous voyez grimper une TVA sur les produits de première nécessité ( pas les substituts de tétines),les déremboursements de la sécu qui augmentent chaque jour : soins impossibles, retardés …pbl de santé s’aggravant : soins lourds non totalement remboursés, obligation de cotiser à une assurance, selon vos moyens ( il ne vous reste déjà rien pour vivre : le loyer pompant presque tout ) =) vous cotisez donc à minima, ce qui veut dire que dents et yeux, c’est « rapé » = trop chers …[ comme vous le voyez peut-être, nous sommes là dans les dépenses fixes incompressibles, et les besoins fondamentaux …et pas dans les *blingblingueries !]
      Le* réel, ce n’est pas cela pour beaucoup de personnes.
      Et, je n’ai pas abordé les retraites modestes, qui avec tous ces frais en plus, seront dans le misère ….
      Petit détail : lorsque dans les années 60, on achetait un réfrigérateur : il durait plus de 20 ans …
      Maintenant, points de rupture prévues : durée de vie moyenne 3 à 5 ans ….
      un plombier m’expliquait qu’avant tuyauteries trés solides ..maintenant, matériaux utilisés a minima, se tordant d’une simple pression de la main ….
      Tout cela pour dire que s’il n’y a pas un juste répartition ….nous serons bien plus bas que dans les années 60 …et, beaucoup moins dégourdis ….
      3% d’agriculteurs sur le territoire , si je ne me trompe pas …voyez la suite …..

      OGM : forcing des lobbies à l’UE pour les faire passer en masse – déjà contrebande en cours, avec l’Espagne …
      Ce qui veut dire aussi : obliger de payer ses semences au prix forts tous les ans ( voir les paysans d’Afrique à qui « on » avait racontés des bobards ……
      Nous avons des personnes profondément destructrices aux manettes ; il leur faudrait une bonne baffo-thérapie pour essayer de leur remettre la cervelle à l’endroit ….

    4. Lecteur assidu de ce blog, je ne peux m’empêcher de répondre à votre optimisme certes rafraîchissant. Vous avez raison sur toutes la lignes. Et comme vous le signalez très bien, cet espoir peut être réduit à néant par une minorité. Et bien c’est exactement ce qui rend pessimiste beaucoup de personne, car, vous pouvez en être sur, les propriétaires de yacht feront tout ce qui est en leur pouvoir pour le garder leur bien et continuer, eux, à garder leur niveau de vie. Cette minorité ne disparaîtra jamais, c’est la nature humaine. D’ailleurs j’en profite pour exprimer une conviction, jamais un model communiste, ou dérivé ne verra le jour, elle ne colle pas à notre nature humaine. Greed is good, très tristement est un moteur bien plus compatible avec nos convictions profondes, même si cela doit conduire vers des catastrophes.

    5. @dimezzano
      « c’est de l’utopie »
      … ou du pragmatisme? Posez vous la question: quel système serait à long terme le plus performant? Un système qui utilise au mieux les réelles capacités des individus qui le composent? Ou un système qui sous-utilise les talents de ses individus, en empêchant une majorité de la population de pouvoir exprimer ses talents?

      @kézaco:
      « j’attends de vous que vous nous démontriez les raisons que nous aurions à partager votre optimisme béat ».
      Je vais vous surprendre: je suis en réalité très pessimiste. Mais étant pessimiste, je connais bien la tendance naturelle des être humaisn à voir tout en blanc ou tout en noir. Certains des commentaires de ce blog sont trop « apocalyptiques » pour être réalistes. Je vais me renseigner plus en détail sur 1929, mais même en 1929 les gens n’étaient pas revenus à l’âge de pierre…

      @M:
      Vous vous trompez lourdement sur mon revenu, je vous rassure. Par contre vous mettez bien le doigt là où ça fait mal: « lorsque dans les années 60, on achetait un réfrigérateur : il durait plus de 20 ans ».
      La société de consommation actuelle ne vit que pour et par les achats de composants à faile durée de vie, qui dilapident au final les ressources de notre planète. Voir ce système remis en question pourrait avoir des effets positifs: si nous n’avaons plus autant d’argent pour acheter n’importe quoi, nous ferons comme nos parents et grands parents avant nous: acheter durable, réparer les choses, arrêter de totu jeter…

      @Inox:
      « La nature humaine »… Vous touchez la en effet le fondement sur lesquels tous nos systèmes économiques et politiques devraient être basés. Prendre en considération la « nature humaine », c’est prendre en compte certains des défauts les plus récurrents de l’être humain: Paresse, Egoïsme,…. Le modèle communiste, comme vous le soulignez, est par définition une utopie vouée à l’échec: dans un tel système, si tout le monde gagne comme son voisin et ne peut rien « posséder », qu’est ce qui incite les gens à travailler? Aucun moyen de contrer la « paresse ». Pire: les membres du Parti sont les réels détenteurs du pouvoir, la classe privilégiée, et accaparent les richesses: Egoïsme. Quand rien ne vient contrer la paresse et l’égoïsme, le système ne porte pas les fruits escomptés. Voire s’effondre, carément.
      Notez que le Capitalisme est soumis lui aussi à cette même loi. Il permet à chaque individu, s’il travaille plus, innove, donne de lui même, de potentiellement s’enrichir. Le capitalisme incite donc les gens à travailler, et de là il permet de « contrer » la paresse naturelle des individus. Petit problème: si le « capitalisme » s’est souvent mis en place en parallèle de la Démocratie, Démocratie ou l’Etat vient contrer l’égoïsme des individus (via impôt et redistribution partielle des richesses), ce n’est pas la même chose avec le Libéralisme, ou plûtot devrais-je dire le « néo-libéralisme ». Les plus fervent s défenseurs de l’idéologie néo-libéraliste disent que « L’Etat, c’est le Mal », « l’Impot, c’est le Mal », « les Taxes sont le Mal ». Sauf que si vous réduisez à peau de chagrin le pouvoir de L’Etat, les Impots et la taxes, vous n’avez plus aucun moyen pour lutter contre l’Egoisme de l’être humain: une minorité s’enrichit encore et toujours plus, au détriment de la majorité, puis au détriment de l’humanité elle même…
      Vous dites « Cette minorité ne disparaîtra jamais, c’est la nature humaine », et vous avez raison. Le sachant donc, nous devons agir et mettre en place des mécanismes pour éviter la concentration des richesses, tout en continuant à inciter les gens à travailler et donner le meilleur d’eux-même. J’ai espoir que l’humanité y arrivera un jour (nous l’avons déjà fait par le passé!), mais lutter contre sa propre nature n’est jamais simple. Voire impossible…

    6. @ M,

      Pour abonder dans votre sens, je dois dire que j’ai été édifiée de retourner au cinéma voir « un film pour enfants » ; au menu des présentations pré-film : pornographie, propagande pour assurance, et un merveilleux clip de la commission européenne (pas moins), avec de très belles images, nous vendant l’agriculture de demain, qui devra concerner tout le monde vu que nous ne serons pas moins de 9 milliards d’hommes sur la planète (sans aucun doute émis).
      =>
      Et bien, je vous conseille à tous une séance de Harry Potter pour comprendre que le meilleur du film n’est pas pendant mais avant : le meilleur des mondes (propagande pornographique, OGM (qui ne disent pas leur nom bien sûr), et assurantielle … ) Bref, tout y passe.

      Cdt.,

    7. Excellent!! dommage que le reste de nos concitoyens aient le cerveau pris par TF1 et consorts..L’individualisme,l’une des mamelles du libéralisme…

  24. Encore une scorie qui dévale les pentes abruptes de mon imagination volcanique…
    Je viens d’imaginer Monsieur Trichet trainant son support de perfusions qui portait une poche notée xanax en bleu…

    Il y a vraiment des successeurs à son poste ou.. ce sont des figurants..??

    1. @Yvan, tu auras remarqué le silence minéral de l’abbé Trichet, penché sans doute sur le dossier
      ‘Recapitalisation de la BCE’, le cadeau de Noel pour les Allemands….
      Et pendant ce temps-là, Axel Weber brâme et brâme et essaie de placer ses pions. Amha, au vu des résultats de la co-gestion franco-allemande, c’est pas gagné…

    1. Oui, il faut que ça swing et que ça chante dit-il. Il a raison.
      Bon c’est complet de mon côté.
      Je dois rajouter Liszt/Beresovsky demain…

  25. je viens de recevoir un email de ma banque, LaCaixa: elle offre un Ipad pour toute personne placant 18000 euros sur un compte epargne durant 18 mois.

    z’ont vraiment besoin de nos sous

    1. Depuis quelques mois, en Espagne c’est la course aux cadeaux et aux intérêts très hauts (4,5 %) entre les banques pour attirer le client.

    2. @ pablo
      voui … si on compte 600 euros pour l’Ipad (je crois), ca fait deja un 3% d’interets qui s’ajoutent en plus des 2.75% proposes par ce plan epargne.
      Il semble que les temps sont genereux pour ceux qui ont de l’argent !!

    3. @ romain

      Si j’étais vous je me méfiérais. Il y a quelques jours la prime du CDS de la Caixa était montée à 269 points de base

  26. @ Tous ceux qui ont enfilé leur gilet de sauvetage …

    Je ne l’ai pas-encore- fait : je suis nul aussi en manipulations en tout genre.
    Pauvre de moi…
    Non, j’ai Confiance.
    Comme réponses données hier après l’intervention du Vendredi sain par Paul,je fais mienne,puisque je l’ai immédiatement éprouvée,la réponse à sa question ( » A qui donc s’adresser…. ») =
    A Dieu,à l’Esprit (sain ,Saint ,au choix) ,voire aux esprits de même qualités.
    Je relis en ce moment mon compatriote [ou presque ,étant Abérien (Portsall et Abers) ] Ernest Renan et dans ses souvenirs d’enfance et de jeunesse–dans lesquelles beaucoup d’entre nous pourraient écrire ,au fond,les mêmes choses– je trouve ce qui lui permet d’affronter,de dépasser,de vaincre les médiocrités des Bourgeois et autres « aristo » mondains de son époque toute proche de la nôtre : ce que l’on appelle alors :
    L’Idéal ou La Morale (devenue l’Ethique),l’intégrité dirais je.

    Avec et sans gilet de sauvetage ,comme dans l’Evangile de ce dimanche,assez bien adapté à notre situation , et paraphrasant J. Attali dans son ouvrage (années 1990)  » Il viendra » ,je redirais à peu près la même chose.

    Bon week end enneigé et
    Refaites le plein…d’Espérance e de bonne humeur; Il en faudra pour distribuer larga manu partout là où nous sommes.

  27. Pour avoir construit une monnaie commune sans avoir construit préalablement une politique budgétaire et économique commune ou du moins assez structurée autour de fondamentaux de base, l’Europe se retrouve dans la situation que l’on connaît.
    Ce qui arrive aux P.I.G.S. n’est que le prélude à un affaiblissement de l’Euro car la France et l’Italie ne vont pas tarder à se retrouver dans l’œil du cyclone.
    Si la création du fonds de stabilité (EFSF) correspondait à une urgence, il ne fallait en rester là. l’Europe aurait dans la foulée dû mettre en place une institution chargée d’emprunter sur les marchés pour le compte des États européens. Ce système permettait de rentre plus étanche la relation entre le besoin de financement des États et le taux demandé par les marchés internationaux.
    Les agences de notations ne notant plus les États, ceux ci n’étant plus emprunteurs directs sur les marchés internationaux mais l’institution ‘Europe’. Cela évitait l’effet ‘dominos’ que nous constatons actuellement puisque chaque État n’auraient été redevables pour les remboursements qu’auprès de l’institution européenne chargée d’emprunter sur les marchés
    Afin de responsabiliser les États européens dans leur politique politique budgétaire cette institution européenne pouvait mettre en place un mécanisme de prêts approprié sanctionnant les politiques laxistes, aidant temporairement les économies en difficulté.

  28. Il y a longtemps que je n’étais pas venu lire votre blog. L’utilisation du terme « les marchés » est une manière de ne pas nommer la poignée de décideurs psychopathes. Parlons de prédateurs financiers et les choses s’éclairent. Transférer le capital la ou il a le meilleur rendement et maintenir les flux financiers pour continuer à prélever la dîme, est la seule logique de ces prédateurs.Appelons un chat un chat.

    .

  29. aut-il recommencer 1789 ???

    un article interressant(des droits de l’homme) qui a ete supprimé l’article 35 !!!!!!

    article XXXV
    Quand le gouvernement viole le droit du peuple,l’insurrection est pour le peuple,
    et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits etle plus indispensable
    des devoirs.

    A DIFFUSER………..

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