L'actualité de la crise : TROP GROS POUR ÊTRE AVALÉ, par François Leclerc

Billet invité.

L’Espagne est un trop gros poisson, c’est ainsi qu’est généralement appréhendée la suite des événements, alors que le Portugal connaît une grève générale massive et que le gouvernement irlandais de Brian Cowen rend public son plan d’austérité pour les 4 années à venir.

Fait nouveau, jusque là réservée aux banques, l’expression too big to fail (trop gros pour faire défaut) est désormais utilisée pour un pays. L’Espagne, quatrième économie européenne, représente deux fois la taille additionnée de la Grèce, l’Irlande et le Portugal. Ce qui suscite pour le moins quelques inquiétudes, au vu des estimations du coût de son sauvetage qui circulent déjà, car elles tournent autour de 500 milliards d’euros. Celui de la Grèce a déjà représenté 110 milliards d’euros et celui de l’Irlande, pas encore définitivement chiffré, oscille entre 80 et 90 milliards. « Un abîme nous sépare de l’Irlande » a déclaré à El Pais José Manuel Campa, le secrétaire d’Etat à l’économie, le genre d’intervention qui fait sortir les calculettes à défaut de rassurer !

L’entrée de l’Espagne dans la zone des tempêtes créerait non seulement un choc considérable pour la zone euro, mais elle assécherait les ressources potentielles du fonds de stabilité financière, y compris avec l’apport du FMI, et impliquerait de mettre au point en complément un autre montage. A la manière de ce qui se fait déjà pour l’Irlande, le Royaume-Uni, la Suède et le Danemark accordant des prêts bilatéraux. L’Allemagne et la France seraient nécessairement alors mis à contribution.

Cette perspective explique probablement l’énervement constaté outre-Rhin, ainsi que les dernières déclarations de la chancelière Angela Merkel, qui a déclaré en faisant référence à la situation irlandaise – qui est loin d’être réglée – que la zone euro était « dans une situation extrêmement sérieuse ». La veille, Wolfgang Schäuble, son ministre des finances, avait estimé que l’avenir de l’euro était « en jeu ». En mettant ainsi les points sur les « i », les responsables allemands ne se préparent-ils pas à des décisions difficiles ?

Un signal a en tout cas été donné aujourd’hui, là où on ne l’attendait pas. Une émission obligataire d’obligation souveraines à 10 ans, les Bund, n’a été que partiellement souscrite. 4,76 milliards d’euros ont été alloués sur un volume prévu de 6 milliards. Ce qui exprime, disent les analystes, l’extrême volatilité du marché, sans plus de conséquence pour l’Etat allemand.

Les nouvelles fortes tensions sur le marché obligataire dont font les frais les Portugais, les Espagnols, ainsi que les Italiens, ne donnent pas un signal encourageant aux dirigeants européens, même s’ils continuent d’affecter de l’ignorer. Olli Rehn, le commissaire aux affaires économiques de la Commission, s’étant fait ces derniers temps une spécialité des déclarations apaisantes, appelant à ne pas céder à « l’alarmisme ». Quant à l’euro, si sa glissade vis-à-vis du dollar s’est interrompue aujourd’hui, les analystes le mettent sur le compte des mauvaises nouvelles enregistrées aux Etats-Unis.

Du côté irlandais, que peut-il être retenu du plan d’austérité qui a été présenté ? Moins l’augmentation de la TVA et la diminution du salaire minimum, la suppression de 25.000 emplois publics et la baisse des dépenses sociales, ainsi que les différentes augmentations d’impôts que la prévision de croissance sur lequel le plan est bâti. Elle est prévue en moyenne à 2,75% de 2011 à 2014, alors qu’elle devrait être tout juste positive cette année, si cela se confirme. Au vu des réactions immédiates des marchés, il se confirme que tout espoir de les voir se calmer doit être abandonné, en dépit ou à cause de cette publication, son équilibre final reposant sur des prévisions de croissance difficilement crédibles.

Par ailleurs, si l’expression nationalisation des pertes n’avait pas encore trouvé sa parfaite illustration, celle des banques qui devrait se poursuivre arrive à point nommé. Il est prévu que la totalité du secteur bancaire sera nationalisé, la descente aux enfers des valeurs boursières ayant porté un dernier coup à la banque qui se portait le moins mal, la Bank of Ireland, dont les actions ont perdu 90% de leur valeur.

Le plan d’austérité portugais devrait être adopté vendredi prochain, mais comment croire que son annonce pourrait lui permettre d’éviter de vite se présenter au guichet de l’aide européenne ? Pris entre la hausse qui se poursuit de ses taux obligataires et une grève générale portée par le pays, le gouvernement portugais n’a plus aucune marge de manœuvre.

C’est une situation qui ne lui est pas propre. La crise européenne entre progressivement dans une nouvelle dimension, celle de la protestation sociale. Non sans déstabiliser les gouvernements en place. Le Pasok grec n’a du son relatif succès aux élections locales qu’à une abstention massive de l’électorat, qui ne veut pas du retour de la droite. Le Psoe espagnol est en chute dans les sondages, mais les Espagnols ne souhaitent pas d’avantage d’élections anticipées ramenant la droite au pouvoir. Le gouvernement irlandais du Fianna Fail est moribond, tandis que les socialistes portugais, minoritaires, se maintiennent au pouvoir faute d’alternative. Faut-il poursuivre cette liste en y ajoutant l’Italie, où le berlusconisme continue sa longue glissade vers la fin ?

Ceux qui continuent de préconiser comme seule stratégie de sortie de la crise européenne la réduction très rapide des déficits et de la dette publics sont un peu le dos au mur. Car, que l’on considère l’Irlande, le Portugal ou l’Espagne, force est de constater que leur principal point de faiblesse n’est pas le montant de leur dette publique, mais bien celui de la dette privée. C’est le renflouement des banques qui a ainsi mis dans le rouge l’Etat irlandais, pour ne prendre que cet exemple.

Ajouter un volant à cette stratégie en prévoyant de faire participer les créanciers à des futures restructurations de dette, après 2013, comme ne cesse d’en marteler la nécessité Angela Merkel, est certes une manière indirecte de reconnaître que le dispositif actuel, qui ne le prévoit pas, ne fonctionne pas. Devant le Bundestag, la chancelière n’a pas mâché ses mots. « Ceux qui gagnent de l’argent avec les taux élevés, avec les obligations souveraines doivent supporter aussi les risques » a-t-elle dit, appelant ses partenaires européens à « avoir le courage » d’imposer « des limites au marché », concluant : « Il s’agit ici de la primauté de la politique, des limites du marché ».

Des détails commencent à filtrer sur les propositions allemandes. Un mécanisme de « clauses d’action collective » est proposé, qui permettrait d’imposer à l’ensemble des créanciers ayant souscrit à une émission donnée une décote de leurs obligations, ou un rééchelonnement de la dette, une fois les propositions de l’émetteur adoptées par une majorité qualifiée. Mais tout ce dispositif ne pourrait intervenir qu’une fois le Traité de Lisbonne modifié, mi-2013 est-il au mieux prévu, et ne pourrait s’appliquer qu’aux obligations émises après cette date.

La conjonction de la poursuite de la crise obligataire avec l’émergence de la protestation sociale et la déstabilisation des gouvernements rend ce calendrier beaucoup trop lointain et ces mesures déjà dépassées, alors qu’elles sont à peine en discussion.

Va-t-on voir resurgir les projets de FMI européen ou d’agence européenne de la dette ? Tous ces mécanismes ont un double défaut : s’ils permettent de gagner du temps, ils impliquent des abandons et des partages de souveraineté ; s’ils permettent à priori d’étaler les dettes, ils ne les réduisent pas. Ils achoppent tous sur le même problème, celui de ne prendre en considération que la dette publique et de laisser de côté la dette privée. Sauf à totalement faire préalablement prendre en charge cette dernière par la première.

Le cas de l’Irlande est en train de démontrer l’inanité d’une telle démarche, celui de l’Espagne imposera, s’il se présente, de la remettre en cause d’une manière ou d’une autre. La discussion a déjà été publiquement lancée à propos des restructurations des banques irlandaises et de la participation des créanciers à celle-ci, sans attendre 2013.

Mais il ne faut pas aller plus vite que la musique et rester à l’écoute de la situation irlandaise, car tout n’y tient qu’à un fil. Les tractations doivent aller bon train, afin de gérer le calendrier de la finalisation du sauvetage en cours. S’il reste incertain, et comment pourrait-il en être autrement ? une incitation de plus sera donnée aux marchés pour qu’ils manifestent leur impatience et la reportent sur le Portugal et l’Espagne.

Recommandez par mail Recommandez par mail

Partagez

218 réflexions au sujet de « L'actualité de la crise : TROP GROS POUR ÊTRE AVALÉ, par François Leclerc »

  1. Une émission obligataire d’obligation souveraines à 10 ans, les Bund, n’a été que partiellement souscrite. 4,76 milliards d’euros ont été alloués sur un volume prévu de 6 milliards. Ce qui exprime, disent les analystes, l’extrême volatilité du marché, sans plus de conséquence pour l’Etat allemand.

    Comment expliquez-vous cela François? Il est vrai que les taux des Bunds ne sont pas folichons, mais c’est censé représenter la forte demande pour ceux-ci, non? D’autre part, l’Espagne vend ses bons du Trésor en atteignant ses objectifs (fourchette basse mais tout de même). Il est vrai que les taux sur ceux-ci commencent à être intéressants mais cela est censé représenter la chute de la demande.
    Il y a anguille sous roche. Soit le marché fait monter les taux « artificiellement » sans variation de l’offre et de la demande réelle. Soit l’Espagne se rachète ses bons en sous-main au travers de ses banques contrairement aux Allemands. Ou autre chose, mais cela me semble bizarre tout ça…

    1. Bonjour,

      Je suis néophyte en la matière, et ma question est peut-être naïve, mais j’ai l’impression que dans ce domaine, tout le monde raisonne comme si la demande en obligations d’Etat devait être infinie.
      je comprends qu’il entre une part de roulement dans le mécanisme des bunds, mais sachant que j’ai l’impression que l’endettement des Etats augmente avec le temps, j’en déduis que l’offre sur ce marché doit augmenter, la demande peut-elle suivre ?
      Je sais que la FED fait ce qu’elle peut à ce sujet, et que la BCE s’y risque à contre-coeur, mais une part de l’explication du constat de défection allemand ne pourrait-elle provenir tout simplement d’une demande insuffisante au regard de l’offre ?

      Je remercie beaucoup Français Leclerc pour le temps qu’il nous consacre, ses informations et ses commentaires.

    2. ma question à moi, dans ma logique à moi, est, à quoi ça sert ???
      l’argent n’est qu’un moyen commode d’échange,
      s’il ne sert qu’à construire des châteaux en Espagne
      et des paradis fiscaux en Irlandes,….
      il ne vaut rien, rien de rien ….
      il est donc inutile et non-avenu de seulement rêver quelqu’espoir que cela soit d’une politique aussi inconsistante que celle qui se poursuit encore et aujourd’hui en Europe
      les peuples peuvent et doivent se révolter ….
      le feront-ils, réussiront-ils, … ???
      je ne sais pas

      Mon pressentiment est :
      que si l’Europe,
      -celle de ces peuples
      -et non celles des espèces de marionnettes qui la représentent mais n’ont de courage politique de rien …
      sinon celui de la déroute financière, politique, industrielle, sociae et j’en passe et es meilleures ….
      ne réussit pas à se faire entendre, ni pas même de porter sa voix …
      il ne restera rien de l’Europe, rien de rien ….

      La Yougoslavie n’a pas pris si longtemps d’être stupidement ravagée par des guerres imbéciles ….
      L’Europe est bien partie pour prendre le même chemin, il n’y a qu’à écouter radios, TV et même jusque « C’est dans l’air » ….

      par exemple, simple exemple:
      baisser le ticket de métro, écologiquement cela serait logique…
      et bien non, ce n’est pas le cas, et d’une vive les embouiteillage, et de l’autre au contraire il augmente
      après il augmente, donc il faut plus de vigils pour controler, donc pour payer ces vigils à controler des tickets de métro hors de prix, il faudra encore plus de vigils à financer pour controler les tickets de métro à des tarifs délirants, qui nécessiteront encore plus de vigils…
      (je ne parle même pas des caméras, des machines, j’essaye juste de dire que notre société est folle et que je ne vois rien à en espérer, après le discours de Fillon, premier minixtre de notre douce France …..
      L’insécurité va augmenter à la mesure des réformes annoncées,
      soit creusements des inégalités
      vers un allignement de la plus mauvaises conditions sociales qui puissent exister en ce bas monde
      en même temps que la meilleure contribution fiscale, la plus compétitive, la plus minime, sinon minuscule se doive d’être pseydo discutée, mais carrément promotionnée, et ci et là, pour être octroyée à la faveur de quelques ploutocrates …..
      ne devrait-on point entendre dire de par ceux dont les projets s’annoncent ici ou ailleurs en Europe , quelques slogans de ce qui se réalise sous nos yeux tels :
      qu’ « à bas l’ordre public et vive la milice privée » ….

  2. Je regarde régulièrement ce blog, je ne suis pas spécialiste mais je vous soumet cette réflexion, qui critique le système financier dans sa globalité.
    je me trompe ?

    L’argent correspond à du travail/énergie, votre travail vous rapporte de l’argent, votre argent vous permet d’acheter du travail/énergie sous forme de services ou de biens.
    Lorsque vous acheté une maison, cette maison correspond à une quantité de travail/énergie (ouvrier, entreprise de ciment, architecte,…).
    Pour acheter cette maison vous faite un prêt, que vous rembourserai en travaillant (et/ou en récupérant le fruit du travail d’autres personnes). Cependant ce prêt a un intérêt qui s’ajoute au prix initial de votre maison.
    L’intérêt se justifie notamment par l’inflation (qui devrait être nulle dans le meilleur des mondes), l’inflation dilue la valeur de l’argent, il faut donc rembourser plus à la banque pour que la banque récupère une somme comparable 20 ans après vous l’avoir donné. Mais ceci ne pose pas de problème car la rémunération du travail est indexé sur l’inflation, votre salaire et le prix de la maison augmente avec l’inflation (dans le meilleur des mondes possibles). Cependant les intérêts recouvrent aussi les salaires des banquiers, les charges, assurances et profits de la banque.
    Vous devrez donc travailler plus que la somme initiale empruntée le demandait.
    Cependant comment aller vous faire pour gagner votre argent ? Grâce aux prêts que d’autres personnes vont faire pour payer votre travail, car l’argent est crée principalement à partir du processus de prêt.
    Ceci implique donc une croissance, il faut plus de travail/argent/énergie dans le futur pour pouvoir rembourser l’argent/travail /énergie empruntée maintenant.
    Cependant la terre à ces limites les ressources en énergies et matières premières sont limités (sauf découvertes scientifiques à venir), la croissance perpétuelle est un mythe.
    Il faut de plus en plus de travail/énergie/argent pour exploiter les ressources (métaux et minerais notamment) qui se tarissent.
    Nous sommes actuellement dans un processus de baisse de la croissance au niveau mondial. Maintenant ou plus tard, la quantité de travail va cesser d’augmenter pour x raisons (énergie, catastrophe écologique, dépopulation,…) car la terre à des possibilités limitées.
    La finance étant globalisée, la faillite sera mondiale. Une fois la faillite réalisée, on pourra éventuellement remettre les compteurs à zéro, jusqu’à la prochaine faillite mondiale.
    Mais comment créé un système stable ? Inflation nulle, croissance nulle, banque = service publique ?

    1. @Jean Philippe
      pour la France, les encours d’assurance vie sont presque égaux à la dette publique française.
      Dans le détail, le trésor français emprunte beaucoup hors d’Europe, tandis que les gestionnaires d’assurance vie, à la recherche de rendements intéressant ont plutôt acheté des titres Irlandais Espagnols ou Grecs!
      Voir Eurostat pour la ventilation de la dette publique par pays

    2. Ben le drame c’est ça: les banques sont un service public. Mais ce que l’histoire ne raconte jamais, c’est que ce « service public » bancaire est réalisé par des banques privées à actionnaires. Ce sont des banques commerciales qui créent et contrôlent la monnaie des pays, et ces banques, qui sont pourtant des entreprises privées, créent et gèrent la monnaie qui, étant un flux public, ne relève donc pas de l’État sensé nous représenter, nous la société civile productrice. Nos impôts servent à rembourser sans fin des dettes non remboursables, contractées par l’État lui-même ayant, en France, renoncé à partir de la loi de janvier 1973 à son droit régalien de créer la monnaie (ce phénomène n’est pas unique à la France). Nos hommes politiques, impunis à ce jour, mais tous continuent, ont commis, tout simplement, le très grave délit de forfaiture en restant volontairement silencieux sur ce sujet central, sur ce sujet déterminant pour la société. Dit d’une façon imagée, la monnaie est un oxygène public, mais effectué et contrôlé par des intérêts privés, ceux des actionnaires des banques. Donc, dans le domaine économique et social, nul ne peut plus respirer sans le consentement de la puissance financière et bancaire privée, hissée frauduleusement en amont de la puisance publique devenue sa bonniche. Puissance privée au service de laquelle les gouvernements ont accepté de se ranger en se taisant vis à vis de leurs électeurs, payeurs éternels, ainsi complètement trompés de A à Z.
      Les conséquences dramatiques de cette haute trahison, incalculables, n’ont pas fini de s’étendre sur le monde.

      À ce jour, de nombreux et très grands pays dans le monde connaissent un « boom » économique sans précédent, en principe loin d’être terminé car ne faisant que commencer. Mais il s’agit d’un « boom » basé en grande partie sur la même supercherie monétaire qui est en train, à vue d’œil, de faire chuter l’Occident, essentiellement dans le sillage de la chute des États-Unis et de l’Angleterre qui ont dominé tout l’Occident pendant plus d’un siècle et qui aujourd’hui ne tirent plus rien de la magie de leur chapeau mité, malgré toutes les contorsions et les leurres qui, durant des décennies et des décennies, ont lanterné et hypnotisé le monde entier, et entraîné des crises et des guerres effrayantes.

      À présent, Wall-Street et la City ne trompent plus personne. Mais cette supercherie monétaire, étendue au monde entier durant tout le XXème siècle jusqu’au commencement du XXIème siècle, par la ruse et le mensonge, l’exploitation et le crime, le tout habillé en démocratie, aura vécue malgré tout le génie mis à ressusciter ce système monétaire crapuleux après chaque crises et chaque guerre, et Dieu sait s’il y en eut, et des plus terribles.
      On dirait que nous voici à l’aube d’un nouveau Moyen- Âge.

  3. c’est du grand n’importe quoi ! il faut que je m’achète une calculatrice scientifique , qui gère les puissances de 10, pour pouvoir appréhender les chiffres faramineux de notre perte .

  4. Mercredi 24 novembre 2010 :

    Italie : taux d’intérêt des obligations à 10 ans : 4,343 %.

    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GBTPGR10:IND

    Espagne : taux d’intérêt des obligations à 10 ans : 5,064 %.

    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GSPG10YR:IND

    Ce qui se passe en ce moment même en Espagne est très important.

    Les marchés internationaux n’ont plus aucune confiance dans la capacité de l’Espagne à rembourser ses dettes.

    Portugal : taux d’intérêt des obligations à 10 ans : 7,016 %.

    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GSPT10YR:IND

    Irlande : taux d’intérêt des obligations à 10 ans : 8,864 %.

    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GIGB10YR:IND

    Grèce : taux d’intérêt des obligations à 10 ans : 11,921 %.

    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GGGB10YR:IND

    1. Cela ne pourra pas continuer ainsi longtemps et la fin de l’année risque d’être mouvementée.
      De plus l’or continue de battre des records …

      Par rapport à l’Irlande, je trouve révoltant (mais cohérent vu l’idéologie dominante) qu’un plan tel que celui-ci soit accepté par la communauté internationale.
      Baisse des salaires, etc, c’est la déflation assurée pour ce pays et l’accentuation de la concurrence salariale en Europe.

    2. Faut pas être si péssimistes…Mr Cowen nous annonce une croissance de 2.75 pct (au moins)pour les trois années à venir !On va le regretter celui la bientôt ..il serait très doué en arracheur de dents adepte de la méthode du pharmacien Coué.

    3. @dissy
      J’ai entendu également ces déclarations !!
      Je suis étonné – vu la violence de l’agravation de la crise – que des hommes politiques ici ou ailleurs tiennent de tels discours autant décalés.

      Vu la colère qui monte, ce type de déclaration eronée voire mensongère est un pousse au  »crime » si les prévisions ne se réalisent pas.
      De quoi inciter à mettre certains dirigeants derrière les barreaux si le vent tourne.

    1. Quelques Lycéens qui s’amusent à la sortie des cours…
      On a fait bien mieux il n’y pas si longtemps, les British ne font vraiment pas le poids.

    2. J’ai entendu ce midi sur france info que les droits d’inscription à l’Université allaient passer de 3000 € à plus de 10 000 € pour l’année. Je comprends les protestations. Ca revient purement et simplement à interdire l’accès des études supérieures à une grande partie des classes moyennes.

    3. Ca revient purement et simplement à interdire l’accès des études supérieures à une grande partie des classes moyennes.

      Plus exactement ça revient à constater la disparition de la classe moyenne, d’une part parce la rareté des bons emplois (stables, accessibles sans piston et pas trop mal payés) les a fait passer mécaniquement dans un statut d’emploi de privilégiés, et d’autre part en supprimant la porte d’accès à l’échelon social supérieur.

    4. Pas du tout. Ca revient juste à enfermer les étudiants dans un système d’endettement qui les contraindra à ne pas être trop regardant sur leur futur travail devant l’urgence de devoir rembourser leurs études.

    5. Philippe dit :
      25 novembre 2010 à 13:01

      les étudiants dans un système d’endettement

      Ce n’est pas pour insister lourdement …mais d’où vient ce génial système ???
      ….
      Je vous laisse chercher un peu … voilà, un petit effort : vous y êtes : …des zu esses,Ah, bien sûr !
      Faut voir ce que nous avons entendu sur notre archaisme , ceci, cela ….beau bourrage de crâne …pour améliorer, avancer, R&D-business-entreprises et ron et ron petit patapon …
      Nos zélites, têtes au carré, incapables de penser autrement, faisaient du copié-collé …
      aux ordres de qui ? je vous le demande ! du saint pognon, béni soit son nom ! miam : dettes, surendettements =) populations prises dans les rêts-coincées-anihilées =) et, toute l’Europe doit y passer ! Rompez !
      Si ces zélites avaient, par hasard, la prétention, de montrer la supériorité de l’occident – j’aime pas le mot, ça rappelle l’extrême-droite – c’est définitivement ra-té ! Je veux bien être européenne, avec les qualités (importantes) et les défauts(importants ) y afférents, mais certes pas zu …essisée ! merci ! cela signifie perte de toute liberté, ni màs, ni menos !
      In Gold, I don’t trust !

    6. nous aussi on est pattie derrière les anglais, …
      il faut voir de l’organisations des réunions « Universités – Emplois « , avant les dernières grosses manifs étudiantes des dernières années …
      quelles dates eutè-ils fallu choisir pour n’avoir ni étudiants, ni profs de fac ???
      c’est bien simple, il suffisaient qu’elles soient programmées en pleine examens
      cela fut fait …

  5. @F. Leclerc

    moi y en a tout compris ce soir. Moi y en a content.

    Surtout que, malgré toute mon attention, point d’enthousiasme suspect apparent. La police de la pensée ubuo-kerjeannesque est satisfaite.

    Merci
    Cordialement.

  6. Pour l’instant ça tient sans problème. La Grèce et l’Irlande sont tranquilles pour un bon moment, la situation du Portugal reste largement gérable et pour les banques, de toutes les façons, tout le monde sait très bien qu’elles sont insolvables depuis les subprimes, rien de neuf. Le cas de l’Espagne, peut se transformer en gros avantage car, effectivement, le fonds ne suffirait pas et les marchés ne se contentent plus de rustines. Donc, si les anglo-saxons et leur diaspora médiatico-financière continuent à pousser l’Europe dans ses retranchements, l’émergence d’une agence européenne du trésor va devenir inéluctable. En quelques mois de crise, l’Europe a fait plus de chemin que sur ces 5 dernières années, il ne faut surtout pas que ça se calme. Entre temps l’euro baisse, malheureusement bien trop peu, car les cambistes ne sont pas que des idiots et savent très bien que l’euro n’est absolument pas menacé. Si seulement on pouvait revenir vers 1$ – 1.1$, le niveau le plus souvent considéré comme représentatif des économies respectives, après des années de concurrence déloyale avec un dollar notoirement trop faible, ça ferait un bien fou à la zone euro.
    Surtout ne relâchez pas la pression.

    1. « l’émergence d’une agence européenne du trésor va devenir inéluctable » : je pencherais plutôt personnellement vers l’émergence d’une grosse cata … (rina bella, tchi tchi, ah !, aaaaaaaaaaaaaaahhhh !!)

    2. Ah comme c’est chouette une bonne petite crise de la dette souveraine !
      Ca permet à l’EUROPE d’avancer sans demander leur avis à ces imbéciles de citoyens qui ne comprennent pas que l’Europe c’est tellement chouette !
      Bon certes ça oblige à liquider les acquis sociaux.
      Certes ça oblige à des plans de rigueur d’une injustice folle, car dictée par les marchés.
      Certes condamne des pays entiers à une croissance atone, à du chômage de masse voire à la misère pour une ou plusieurs décennies !
      Mais bon on ne fait d’omelette sans casser des œufs !
      S’il faut paupériser la moitié des Européens pour sauver l’Euro et pour faire avancer l’Europe alors tant pis… Dieu, euh pardon M. Monet reconnaîtra les siens !
      Alors, continuez, continuez, Messieurs les marchés !

      Le pire dans tout ça c’est que ce que dit et pense Jef est très probablement ce qui disent et pensent une bonne partie des élites européennes !
      Seulement les hommes ne sont pas des œufs et à trop les briser on les met en colère !
      A terme c’est bien le projet européen qui risque de finir en omelette !

    3. Ben17.
      Un petit retour en arrière concernant l’enrichissement du patrimoine des Français sur ce dernier siècle ne ferait pas de mal à beaucoup. Zola c’est très très loin, quand je vois les mômes qui « manifent » le ventre plein avec leur fringues de marque et leur portable dernier modèle pour filmer la parade… la révolution a du plombs dans l’aile. L’historien J.Marseille a fait un travail remarquable sur ce sujet et l’a repris dans « l’argent des Français », prenez le temps de le lire. Et puis, si vous avez du mal pour nos amis Irlandais allez aussi faire un tour du côté de l’Irlande dans les années 70.
      Dissy.
      La peur n’exclut pas le danger et à 1€ >1.3$ on est encore très loin du compte, la mer peut grossir, d’ailleurs il est indispensable de mettre l’équipage sous pression à l’entrainement avant d’envisager faire le tour du monde et d’éviter les vilains icebergs.

    4. Voilà une réflexion bien réductrice mais peu surprenante, bon, restez dans cette bulle où tout va si mal.
      Tchao.

    5. Alors là mea culpa !

      J’ai rencontré bien des européistes jusqu’au bouliste à limite du nihilisme politique, mais là ! (ce qui ne veut d’ailleurs pas dire que je suis antieuropéen, seulement que l’Europe n’est pas un but en soi, mais un moyen de la prospérité générale des peuples, je suis tellement extrémiste !)
      Si je vous suis bien alors les peuples sont non seulement bêtes (ce qui est un argument classique, encore plus quand on s’attaque à la jeunesse) mais également trop riches. Là vous innovez ! Bravo !
      Pour vous répondre en deux mots. Jacques Marseille n’a rien inventé, ce qu’il décrit n’est rien de plus que l’émergence de ce que Tocqueville nommait l’égalité de condition. Cette égalité de condition et due à une argumentation de la classe moyenne. Cette dernière est le pilier du système démocratique, c’est elle qui le maintient en se construisant comme un pôle centriste dans le système (voir la théorie de l’électeur médian de Dawns)
      Le problème c’est qu’en période de crise il y a polarisation et que cette classe moyenne fond, voyant certain de ses membres s’enrichirent à l’excès et la majorité se paupériser. Résultat les conflits politiques deviennent plus violent, car ils opposent deux blocs sociaux sans marais suffisant pour recentrer les problèmes.
      Donc tout ne va pas bien parce que les jeunes ont des Iphones et des baskets de marque… La radicalisation de la politique américaine ou la montée des populismes en Europe nous le montre.
      Si la construction de l’Europe n’est plus un moyen, mais une fin alors elle devient un objet non démocratique (la démocratie selon Lefort est un lieu vide, autrement dit lui greffer un projet absolu c’est la nier). Elle devient également un objet antisocial et est ainsi condamnée.

      Dommage, mais vous ne viendrez pas accuser Mélenchon ou Le Pen, car les vrais responsables auront été les eurofanatiques !

    6. allez aussi faire un tour du côté de l’Irlande dans les années 70.

      Ben justement, j’y suis allée ! dans le sud !
      un trés beau pays, des gens pauvres, mais dignes, vivant de leur travail, intelligents, pétillants, aimant la vie : les pubs étaient pleins ( euh!) : la guinness de bonne tenue ( ça « cognait « !), les chants nostalgiques …la politique n’était jamais loin ….
      Des citoyens plein de vie …..Debout !
      http://www.musicme.com/#/Compilation/The-Celtic-Circle—Legendary-Music-From-A-Mystic-World-0743219881229.html?play=0743219881229-01_09
      2 ‘ de bonheur : The rose of Tralee
      Archaiquement votre.
      PS: les cours de la bourse n’étaient affichés nulle part ! le bonheur !

    7. Je ne suis pas très vieux (je termine mes études), je suis plutôt de gauche et pourtant je rejoins complétement Jef.

      Les événements vont obliger l’Eurozone à resserer ses liens et à laisser le vrai titanic couler : l’UK et les USA. Bien sûr, ça ne marchera peut-être pas mais moi qui suit jeune et souhaite depuis un moment voir une Europe soudée par autre chose que par le besoin de faire du commerce, j’ai hâte de voir la suite des événements et éspère que les anglo-saxons couleront avant nous voir sans nous.

      L’austérité qu’on commence à subir est après tout majoritairement la faute que des financiers anglo-saxons et on ne créera pas une Europe en laissant mourir chacun leur tour les pays de l’Eurozone sans les soutenir. C’est ceux qui sont contre ce soutien intra-eurozone qui rêvent tout haut. Si un seul des pays est abandonné par les autres, l’idée Européenne reculera de 50 ans et je ne vois pas en quoi c’est positif pour l’avenir de la jeunesse que les « vieux » du forum prétendent vouloir soutenir.

      Et en plus vous êtes contradictoire :
      Si les pays de l’Eurozone ne se soutiennent pas, ils vont couler les uns après les autres. On aura fait le grand nettoyage, super, mais on retourne politiquement à la case départ comme au lendemain de la 2nd guerre mondiale.
      Si les pays de l’Eurozone se soutiennent et permettent d’éviter un choc violent, l’endettement de certains pays qui sera effectivement démeusuré restera beaucoup plus sain car issu de prêts intra-eurozones. Le laxisme sera de mise pour le remboursement entre ces pays dont les liens se seront renforcés. Au pire, c’est tous les pays de l’Eurozone qui couleront ensemble et pour moi c’est positif. Quitte à couler, autant couler en ayant resseré des liens qui eux resteront sans doute vivants après le choc plutôt que couler chacun notre tour en s’ignorant voir en se crachant dessus.

      L’équipe LEAP a je trouve mieux cerné que beaucoup ici l’impact géopolitique que pourrait avoir le renforcement du soutien dans l’Eurozone. Je fais référence notamment à cet article que je recommande :

      J’ai l’impression qu’il ont sans doute raison quand ils écrivent au sujet du sommet du 8 mai destiné au sauvetage Grec :

      il va bien entendu falloir quelques mois à la plupart des médias et opérateurs pour se rendre compte que derrière l’apparence d’une décision budgétaro-financière purement européenne, il s’agit d’une rupture géopolitique à l’impact mondial.

      Et j’éspère aussi qu’ils ont raison quand ils écrivent :

      C’est une (r)évolution que notre équipe avait bien anticipée depuis plus de trois ans. Cependant, nous n’avions pas imaginé qu’elle se ferait en quelques heures, ni avec une telle audace quantitative (son montant de 750 Milliards €, soit 1.000 milliards USD) et qualitative (prise de contrôle de l’UE par l’Eurozone (4) et bond en avant en terme d’intégration économique et financière). Il n’est plus discutable qu’une rupture radicale de la gouvernance de l’Europe vient de prendre place : une gouvernance collective continentale vient d’émerger brutalement, ironiquement, 65 ans exactement après la fin de la Seconde Guerre Mondiale, célébrée d’ailleurs en grande pompe à Moscou le même jour et au moment de la célébration de la fête de la création de la Communauté Européenne du Charbon et de l’Acier

      L’avenir nous le dira.

    8. @De passage

      Non, vous n’êtes pas d’accord avec Jef et loin s’en faut, c’est tout de même étonnant que vous ne vous en rendiez pas compte, mais cela traduit parfois l’attitude des « européistes » qui se braquent dès que l’on remet en causes les dogmes économiques qui ont fondé cette Union et qui la condamnent, au simple titre que l’on critique leur chère Europe, dont ils feraient mieux de défendre le contenu plus que le nom… Tout cela pour dire que beaucoup sur ce blog ne sont pas contre l’Union, mais pour qu’elle soit autre. Vous ne supportez pas l’influence anglo-saxonne, qui a conduit en grande partie au désastre actuel ? Moi non plus…Mais il se trouve que la plupart des tenants de l’Union actuelle en sont pétris et Jef semble en être un bon représentant.

      Bon sinon, sa musique, notamment, fait que je n’arrive pas vraiment à pouvoir dire de mal de l’Irlande. Pourtant, quel système économique pourri elle a accepté. Les irlandais valent mieux que cela…

    9. @De passage
      Moi aussi je suis jeune, mais si vous regardez les sondages ou les résultats de 2005 la jeunesse est beaucoup clivée que nos aînées sur les problématiques européennes

      Votre analyse me semble un peu simpliste en pointant les Anglo-saxons comme la cause de tous les maux. Les Allemands derrière leurs grands airs ne sont pas pour rien (loin sans faux) dans l’appauvrissement général de la zone euro.

      Pour le reste, je suis en tout point d’accord avec l’analyse de Nicks. Ce n’est pas parce que vous êtes pour l’Europe que vous êtes obligés de penser comme Jeff. Preuve en est que vous ne partagez pas son nihilisme.
      Une chose toutefois, l’Europe peut avancer mécaniquement dans la crise, mais elle ne peut pas se solidifier. La solidification d’un ensemble politique doit se faire par un processus de légitimation. Or la crise de la zone euro délégitime de plus en plus l’Europe (on le voit dans les réactions violentes de l’opinion allemande ou dans la montée des partis antieuropéens. Malgré 2005 la France est l’un des pays où l’idée d’Europe est le moins remise en cause ce qui trouble notre ressentiment, je vous conseil presseurop.eu) alors que l’Europe engrange de plus en plus de pouvoir. C’est un processus vicieux et explosif.
      Ensuite si nous tombons j’ai bien peur (pour vous paraphraser) que nous ne tombions pas ensemble. Les classes moyennes n’aiment pas être prolétarisées, ça les rend réactionnaires. N’oublions pas que ce sont ces mêmes classes moyennes en danger qui ont porté les fascismes dans les années 30 et qui font la joie de M. Wilder ou de l’UDC. Le danger n’est donc pas tant une révolution sociale comme le moque Jeff mais une radicalisation nationaliste.

      Vous pouvez vous féliciter d’avancées autocratiques, mais j’ai peur qu’il s’agisse de victoire à la Pyrhus pour l’Europe. Les constructions politiques doivent s’appuyer sur autre chose que sur des coups de force. Comme le disait Napoléon (qui en connaissait un rayon) « On peut tout faire avec des Baïonnettes sauf s’asseoir dessus. » Vu le dernier taux d’abstention, le parlement européen représente plus une canne qu’un tabouret pour l’Europe.

      Volens Nolens nous allons vers une période de clivages politiques et de populisme. Il faudra un fort capital de légitimité aux institutions quelles qu’elles soient pour survivre. L’Europe n’en prend pas le chemin.

    10. L’Europe du charbon et de l’acier ????
      , il faut voir la réalité :
      et celle de la délocalisation de la sidérurgie …(qu’est-ce qu’il reste de sidérurgie , en France, et mùeme en Europe … ????
      et celle des régions minières sinistrées ….. (d’où vient le minerai de fer, d’où vient le coke … ????

    11. Continuez à perdre votre temps dans ces jugements de valeurs et ces combats d’arrière-garde sur l’Europe, rendez-vous mi 2011 pour faire un état des lieux.

    12. Jef, effectivement, des combats d’arrière-garde. D’ailleurs, je ne comprends pas que vous dépensiez autant d’énergie inutilement. Vous me faites penser à cet étranger dans ce petit village gaulois peuplé d’irréductibles babas protectionnistes qui n’ont pas encore compris que les émergents vont bientôt piétiner leurs illusions de baby boomers surendettés et qui sous couvert de pseudo principes citoyens, 35h même combat, s’accrochent désespéremment à une souveraineté perdue le jour où l’euro est né.
      Laissez tomber, l’histoire s’écrira sans eux.

    13. Quelle pauvreté dans l’argumentation !
      Quand les orateurs manquent d’arguments, ils élèvent la voix dit le proverbe latin.
      Délobotomisez vous Jeff ! Apprenez à penser par vous même ! (L’argument c’est moi qu’est raison et toi tord par ce que je suis dans le sens de l’histoire… Les communistes disaient ça aussi je crois ce manque de réflexion leur a bien réussi!)
      Ca vous évitera de prendre slogan comme argument et de vendre vos préjugés (qui ne sont pas condamnable en soit, les postulats sont nécessaires. En revanche quand ils se suffisent à eux même et ne sont pas étayés ils deviennent des sophismes) comme on vend du dentifrice !
      On ne peut pas discuter avec des gens comme vous qui ne sont pas dans la réflexion mais dans la croyance !
      Toutefois, faites-moi plaisir !
      Ouvrez un traité, ou même un abrégé de Science Politique et/ou de Science Économique et tentez de réfléchir vos thèses à sa lumière. Ça ne changera probablement pas vos convictions, mais ça les rendra plus nuancées et moins aveugles.

    14. Ben 17. Ne vous trompez pas de destinataire, le sens de l’histoire, c’est pour moi.
      « Nihilisme, proverbes Latin, préjugés, sophismes »… êtes-vous un faux jeune vieux ou un vrai vieux ?
      « Lobotomisez »… non peut être un vrai jeune vieux.
      En plus, osez parler à Jef de science éco… Pour l’argumentation réelle, impossible sur le net à moins d’y passer ses journées, mais allez faire un tour à la Sorbonne ou à Dauphine, vous seriez sûrement surpris de qui vous croiseriez dans les amphis.

    15. Sérieux vous êtes trop fort !
      Où c’est un noniste déguisé ou afin de décrédibilisé les ouitistes (dans ce cas c’est mal de singer ces petits camarades) ou c’est a désespère de l’espèce humaine !

      « Ben 17. Ne vous trompez pas de destinataire, le sens de l’histoire, c’est pour moi.
      « Nihilisme, proverbes Latin, préjugés, sophismes »… êtes vous un faux jeune vieux ou un vrai vieux ? »  »
      Merci ! Quoi dire de plus un tel mépris de la culture et de la réflexion au nom de la soit distante science infuse qu’on croit avoir parce qu’on a un jour lu un tract où vu une pub qui faisait tellement jeuns et branché.

      Quand j’entends le mot culture je sors mon révolver, euh pardon, ma télécommande ! (mais ça fait référence à une citation historique alors c’est encore très pas in the wind, excusez moi !)

      Dieu merci toute la jeunesse ne vous ressemble pas ! (je direz même que vous êtes très minoritaire ! Encore Heureux)

      Je sais pas comment ça se passe à la Sorbonne moi je suis rue St Guiillaume mais pour avoir pas mal d’amis a Panthéon…
      Tout ce que je sais c’est qu’à Sc Po, les eurobéas (et il y en a, beaucoup…) ont plutôt le blues en ce moment. Va savoir avoir des convictions ne les empêche peut-être pas de lire des livres et notre culture commune en la matière nous permet de trouver la situation grave pour l’Europe voire désespéré même si on ne partage en rien le diagnostique des causes profondes !

      PS : Le nihilisme est une doctrine philosophique je ne vois pas ce que ça a de « vieux », préjugés et sophismes sont des mots de la langue française qui permettent de désigner des choses pour lesquels il n’y a pas de synonyme dans le vent… Allez, un coup de jeunisme, quand vous ne connaissez pas un mot, au lieu de croire que c’est un archaïsme, allez sur Wikipédia 😉

    16. Bj. Stop svp stop, laissez ce garçon tranquille. Ceci dit, je penche aussi pour un vrai jeune vieux, genre bobo. En plus j’aime bien son style, ça me rappelle les envolées du bon vieux Georges massacrant ce voyou d’Elkabbach. Pour les liens, c’est inutile il ne les lira même pas, les dogmatistes ont la dent dur.

      Par contre j’ai le résultat du test « Marseille ».
      Pour 77 2me et 3em cycle sur 3 cessions. Scénario société A : bas salaire de départ 100 haut salaire 200, 5 ans plus tard BS : 150, HS : 300. Scénario société B : même départ, 5 ans plus tard BS : 250, HS : 500. En monnaie constante bien sur.
      Résultat : 48 choisissent la société A et 29 la B !!! Donc préférence pour les écarts de salaires les moins importants même si la société B offre un bas salaire nettement plus haut.
      Vous aviez raison et je n’imaginais pas un tel écart (je revois ce député clamant haut et fort que pendant que nos lycéens manifestent pour le maintien de leur retraite à 60 ans leurs homologues Chinois bossent comme des mules pour se préparer au monde qui les attend). Mais le détail est nettement plus intéressant, sur les 17 (dont 5 étrangers) qui détiennent une bourse et vivent en internat 100% ont choisi le scénario B alors que seulement 12 des 60 socialement plus à l’aise votent pour le B.
      Maslow et sa pyramide reprennent un sacré coup de jeune et le modèle français un sacré coup de vieux, le détail sera décortiqué et refait sur une base beaucoup plus large.
      Les émergents nous ont déjà piqué notre industrie à faible VA et le reste va suivre si un électrochoc ne vient pas vite secouer la fourmilière. Finalement, peut être qu’une vraie grosse crise de la zone euro viendrait réveiller tout ça.

    17. @ Jef,

      Les émergents nous ont déjà piqué notre industrie à faible VA et le reste va suivre si un électrochoc ne vient pas vite secouer la fourmilière.

      =>
      C’est une certitude : le reste suit… Les chinois ont préparé le terrain législatif pour ce faire (comme ils l’avaient fait pour les industries à faible VA) et les entreprises occidentales ne se gênent pas pour y aller tout chuss : on ne change pas une méthode qui gagne !

      Bien cordialement,

    18. Ca y est Pierre t’es démasqué derrière ton risible masque de « Jef-BJ » !

      C’est pas beau de troller (en plus, tu le fais pas bien : faut dire « L’Europe c’est la paix » avec la bouche en cœur et les yeux en larme et s’en servir comme réponse universelle)

      Je me doutais quand tu as commencé à le faire l’ado attardé, mutin de Panurge, anticulture et antivieux.
      Sérieux tu me fait perdre mon temps ! Tu sais ça ?

      De plus, Marchais était bien plus drôle que Mélenchon quoique t’en dises !

      Je ne relève pas sur Sc Po et bobo, t’as oublié Descoing dans le réquisitoire (mais elle est trop facile !)
      En plus, tu le fais très mal l’argumentation sur le modèle bidon (déjà faut inventer un auteur russe pour que le prof y croie, le citer en tchèque c’est pas mal aussi. Et faut que ça ait un minimum de cohérence interne tout en rentrant dans une argumentation là ça arrive comme un « L’Europe c’est la Paix » dans une conversation sportive).
      Et on n’est peut-être des petits cons prétentieux, mais c’est qui qui gagne depuis sans discontinuer depuis septembre ? Vae Victis (comme Descoing aime soi-disant le latin)

      Quoi qu’il en soit c’est très léniniste et gauchiste comme méthode le trolage ! Irrécupérable !

      Et ça veut devenir avocat, ça nous prépare une belle pagaïe ma bonne dame ! De mon temps les notables…

    19. Ton deuxième article est assez bidon, enfin il ne dit rien qu’on sait déjà.
      Bien sûr que le départ massif des pays du Sud (au sens très large et France comprise je pense) est plus probable que l’éclatement de la Zone (quoi que va voir sur les archivent du Spiegel les Allemands commencent sérieusement à s’énerver et à vouloir laisser tomber la zone, je reviens sur ce que je disais l’autre jour le lock-out peut flancher et l’effondrement devenir politique) en plus il ne fait pas grand cas de l’idée de scission en deux de la zone qui m’apparait plus probable car le coût politique et symbolique serait moins fort pour les dirigeants et les institutions.
      En revanche le premier lien ne marche pas.

    20. Ben 17, pour le 1 er, t’as qu’à faire un copier coller dans une fenêtre explorer, t’es pas bien dégourdi pour un Sc PO 1er année, ceci dit, tu ne vas pas tout comprendre, la spéculation sur les produits à terme…
      Bon j’arrête, peut être qu’on se connait, St guillaume, Gt Germain et St père j’y suis souvent… un vrai coin de bobos d’ailleurs 🙂

      Jef.
      J’attends le détail avec impatience mais le résultat me surprend bien moins que vous, peut être parce que nous ne sommes pas du même côté dans l’amphi…
      Par contre, je pense que vous avez vu la vidéo, « les civilisations qui meurent », « la fin de l’euro », l’écroulement de l’euro »… cette fois, c’est vous qui aviez vu juste et de loin, décevant tout ça.

      Bonjour VB.

    21. Regarde sur ZDF
      http://www.zdf.de/ZDFmediathek/beitrag/bilderserie/1198342/Eurobetrug-gefaehrdet-unseren-Wohlstand?bildIndex=1#/beitrag/bilderserie/1198342/Eurobetrug-gefaehrdet-unseren-Wohlstand

      Le Patron des patrons allemands (le Laurence Parisot local) dit qu’il est pour la scission en deux de la zone euro (Avec un euro-franc et un euro-mark)

      En termes qui devraient t’être familiers disons que si l’infrastructure prend ce chemin, la superstructure ne devrait pas tarder à suivre !

    22. Arrête de te la jouer je suis deux personnes différentes
      Jef et Bj tous les deux européistes fanatiques est monomaniques dans le même tripe à côté de la plaque.
      Tu est un méchant marxiste neo-réactionnaire qui a lu (et bien lu) « Que faire! »

      Tu peux pas espérer mettre bobo, Marchais et anticulture dans le même post sans que je te reconnaisse.

      Pour l’accusation de boboisme je ne relève pas. Je viens de province, j’ai horreur des Sushi, des films tadjiks et je ne voterais jamais Delanoë !

      Sans dec, regarde la video. Si t’as du mal avec l’allemand ZDF doit avoir des sous titre anglais à quelque part.

      On en parle demain. Ce soir je bosse… Enfin j’essaie !

    23. Alors là, j’avais pas vu ta première allusion. Génial.
      Merci, très flatteur en tout cas au niveau du cerveau, pas du reste par contre, je préfère pas. Connaissant son sens de l’humour ça va le faire beaucoup rire lundi, la vidéo du vendredi à l’inverse beaucoup moins, je pense même que ça va être définitf pour ce blog.
      Mais, je vais t’aider un peu. On doit même avoir de temps en temps le même ip quand on est à la Fac sur réseau extranet vpn, comme pour les quelques dizaines de portables qui y bossent tous les jours. En plus, les produits à terme j’y comprends rien et ça ne m’interesse pas plus que ça. Mais bon, si ça t’amuse.
      Pour le « modèle » te casses pas, c’est Français. Tu fais celui qui connait les gens en leur collant des étiquettes pompeuses mais je me rends compte que t’y connais que dal. Avant de dire qu’il n’a rien inventé vient faire un petit tour à Paris I, le « Marseille » c’était un test-jeu que faisait passer J.Marseille à ces heures perdus à certains d’entre nous.
      Tiens, ça aussi ça va le faire beaucoup rire.
      Pour le Marxiste neo patati patata, t’as vraiment des images qui datent, ou tes cours te prennent trop la tête, renouvelle ton disque dur please, au moins au niveau des expressions.
      La vidéo de l’entrepreneur n’est pas surprenante, je pense que l’idée de l’euro mark doit être dans l’esprit de beaucoup d’allemand, en particulier les industriels qui, comme tous ceux qui détiennent des gros patrimoines ou ont vécu des heures très difficiles, ne doivent avoir peur que d’une chose, la dépréciation de l’euro à cause des Pigs. Ah oui, j’aime bien Delanoe.
      Enfin pour le petit con prétentieux, c’est ton point de vue sur toi même donc ça n’engage que toi, mais bon, je ne suis pas loin de partager ce dernier, et puis pour clore cette intéressante discussion, je préfère « heureux les vaincus », ceux là au moins se remettent en cause et progressent.
      Bonne fin d’année.

    24. Hi hi ! Il tient son rôle jusqu’au bout !
      C’est à ça qu’on reconnais les grands !
      Mais mon chère Pierre tu as été trop loin et tu as dit bien trop d’idiotie pour être crédible !
      On peut pas tirer sur les pauvres parce qu’il sont trop riches ni dire que la culture est quelque chose de superflue parce qu’on est jeune. L’eurobéa intègre ces problématiques mais il les refoule et ne s’en sert pas (sinon l’Europe serait morte depuis longtemps!)

      Enfin si ça t’amuse de continuer dans ton trip !
      T’arrivera peut-être a convaincre un ou deux badaud que les européistes sont nihilistes et sans cervelle. Quoi que les deux que tu fais ont plutôt un côté ado attardé fanatisé et conformiste (mutin de panurge ou rebellocrate quoi !)
      C’est une mauvaise caricature, la plupart son plutôt béni-oui-oui que néofascistes (oui je sais le reductio ad hiterum… Mais là quand même si après ton réquisitoire contre la culture on ne pense pas à la citation de Himmler sur culture et revolver c’est qu’on a… aucune culture )

      Enfin je vais pas tirer contre mon camp ! Si tu veux faire peur à l’européiste conséquent en développant des thèses loufoques c’est très léniniste mais c’est pas idiot !
      Mais tu devrais plutôt migrer chez Quatremer là bas les caricatures sont déjà dans les articles partant de là tu devrais pouvoir te faire plaisir ! (Tout l’inverse de chez Jorion où les articles sont d’une grande qualité mais n’assume pas toujours les conséquences politiques de leur raisonnement économique)

      On pourra finalement pas se voir lundi !
      Enfin mon absence ne changera rien à votre sort !
      Mais si ça te fait plaisir, préférons Camille à Brennus :
      Gloria Victis

    1. profondissons, profondissons
      (profondir, je profondis, tu profondis, nous profondissons,… => ir-issons => deuxième groupe )

    2. Merci Cécile ! Mais j’ai peur je suis une mauvais(e) élève(e).

      Mon ‘grandmère’ èèèèh grammaire néerlandais n’est pas au top non plus, j’espère tu survivera?

  7. Et c’est à se demander si Mutti Angela pousserait pas un peu à la roue, des fois, histoire d’aller plus vite vers LA reconfiguration de l’Europe souhaitée (la sienne, natürlich) …
    Au moins, elle est tricarde en Irlande.
    Bon, qu’est-ce qu’elle va pouvoir dire sur l’Espagne ?
    « Si les espagnols ont des petits culs, c’est pour éviter le taureau ».
    Olé !

    1. Zebu.
      Ils voient surtout leur double intérêt, 1) plus le risque augmente, moins leur dette leur coûte cher, 2) plus l’euro baisse et plus leurs exportations montent. S’il y a bien un pays qui doit souffler sur les braises, c’est l’Allemagne.
      Aie !

    2. Ornella Mutti ?
      Oriana Fallaci ? (argh, c’est ce à quoi m’a pensé votre remarque taurine)
      Ah, j’ai compris, la Mère Merkel (qui a perdu son charme, qui crie par la fenêtre à qui le lui …)
      Ouf

    3. Angela n’allait’elle pas ‘obliger’ les Irlandais à remonter leur corporate tax???Hummmmmm ..
      Tiens c’est le débiteur qui impose sa vue…on dirait l’Argentine en son temps.

    4. @Jef
      Je ne suis pas sur que la bluff economique soit tres en adequation avec la culture de nos chers voisins. L’allemagne a toujours fait en sorte dans son histoire economique moderne de rentrer dans les clous de la normalite (quelqu’en soit le prix). Je vois donc mal Angela Merkel avoir ce genre de comportement a dessein (si ce n’est electoral peut-etre) …

  8. C’est curieux: en ce moment, de nombreux acteurs politiques (Merkel: »….situation extrêmement préoccupante ») et économiques (Josef Ackermann, chef de la Deutsche Bank: « il faut démontrer de la solidarité européenne ») prononcent un discours pro-européen. La raison pour cette mélodie unisono: il faut sauver les banques, idem les options de la Deutsche Bank (mais elle n’est pas la seule) en Irlande. Ce sont essentiellement les banques qui ont provoqué le désastre irlandais, toujours les banques, qui se comportent comme des semi-criminels, agissent contre les intérêts des états, alors qu’ils oeuvrent paradoxalement sous le patronat des gouvernements.

  9. Je vous écris de Montréal. Au Canada, pas mal de journalistes ont tendance à être optimistes et surtout à réduire la gravité de la situation, alors que notre pays est dépendant des US. Dans cet article, vous pouvez voir avec quel brio le journaliste traite de la situation de l’Irlande tout en annonçant aux lecteurs que cette situation est impossible au Canada. Si vous pensiez que la crise était mondiale, elle ne l’est pas tout à fait pour certains. http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/opinions/chroniques/claude-picher/201011/23/01-4345329-crise-irlandaise-le-tigre-edente.php

    1. La Presse est le jouet du groupe Desmaret (grand copain de sarkozy)la censure y est le mot d’ordre, journal aux ordres du parti libéral….je ne lis plus que les sections ‘culture’ et ‘arts’.
      Les Affaires c’est encore pire….finalement le Devoir n’est pas si mal.
      Le Québec même si on y parle Français reste l’Amérique, version sociale démocrate mais de moins en moins…Québec ville connait le plein emploi (4 pct de chomage) et la droite s’y développe de + en +…c’était quand j’y habitais (il y a longtemps) absolument pas imaginable.
      Une forte bulle immo est en cours à Montréal…faites gaffe, pas de blague.

    2. Ce genre d’info me rappelle pas mal Dublin il y a quelques années….Montréal prochain Dublin?

      Le Séville: 100% vendu en 5 heures
      Maxime Bergeron
      LA PRESSE
      L’intérêt des acheteurs pour Le Séville ne se dément pas: la totalité des 117 unités de la phase 2 ont trouvé preneur en moins de cinq heures samedi dernier.

      La mise en vente de la première phase avait causé tout un émoi l’été dernier. Des centaines de personnes avaient fait la file pendant des heures dans l’espoir d’acquérir un appartement, et la police avait même dû intervenir tellement les esprits s’étaient échauffés.

      Cette fois, Prével a organisé un tirage au sort parmi les 1493 personnes intéressées au projet. Le promoteur en a convoqué 200 samedi à son bureau des ventes, et toutes les unités disponibles ont été réservées en un seul après-midi.

    3. En effet la crise ne touche que les pays post-industriels, alors que le canada est une ancienne colonie possédant des richesses minières importantes et une faible population. Malgré son mode de vie totalement occidental c’est un pays émergent, comme l’australie ou la nouvelle-zélande.

    4. Concernant le Canada, ça me rappelle un livre que j’ai lu récemment.

      Je n’ai pas la référence avec moi (ce qui fait que mon commentaire est plutôt inutile), mais Naomi Klein dans la Stratégie du choc rapporte que le Canada a été confronté à une tentative de déstabilisation de la part de « lémarché » dans les années 90, tentative qui n’est pas sans rappeler ce qui s’est passé en Grèce. Elle y décrit un responsable d’une agence de notation soumis à une très forte pression pour dégrader la note du Canada, et un refus de sa part qui condamna la tentative. Une histoire vraiment étonnante, surtout quand on sait que le livre a été publié avant la crise grecque.

  10. Lire le SURENDETTEMENT ET LA SIMPLICITE FORCEE, article daté du 20 novembre, du journal suisse LE TEMPS, qui explique très concrètement ce que les peuples vivent suite aux décisions prises par nos techno-structures non élues (FMI, CEE).
    Probablement qu’au moment de l’adoption du Traité de Maestricht, nous ne nous sommes pas rendus compte que c’était sous le régime du DM que nous allions désormais vivre, et que nous allions perdre notre souveraineté de peuple. Tout s’est fait dans l’inconscient. Nous voyons que les plus petits, les plus pauvres non seulement font les frais de ces politiques de surendettement mais aussi leur dignité. Les peuples sont humiliés, c’est de la redition en rase campagne. Tout cela mené par des techno-structures que nous n’avons pas élues (FMI, Commission européenne). Ne faudrait-il pas que nous fassions comme Kirshner en Argentine, fotre le FMI, la BCE, la Commission dehors et ainsi se découpler de l’€ et repartir sur du réel?

    1. @bsna
      sur quel reel comptez vous repartir svp ? Le franc ? Bonne chance. Et je ne crois pas que le peso n’est guere plus d’avenir.
      Il y a une facheuse tendance dans les posts a assimiler l’union europeenne avec le systeme bancaire/financier. LA CAUSE DE LA CRISE N’EST NI L’EURO NI L’UE !!
      Sans vouloir vous manquer de respect, je trouve que vous avez la memoire tres courte.

    2. @ Romain,

      Peut-être mais cette crise, qui est financière, met l’UE et l’euro face à leurs carences et contradictions et aggrave en retour le processus de destruction des Etats, ce qui n’est quand même pas négligeable.

      Cdt.,

    3. @ romain,

      Le problème financier des banques privées a imposé l’intervention des banques centrales, ce qui a mis en exergue le fait que notre banque centrale (BCE) était indépendante sans l’être, statut bancal : chargée de gérer une monnaie unique commune sans réel contrôle politique, mais dépendante du fait que chaque Etat de la zone a des caractéristiques économiques et budgétaires propres et qu’il n’existe aucune unification économique et/ou sociale (les deux allant nécessairement ensemble selon moi) digne de ce nom ; au surplus cette banque centrale a l’interdiction de faire marcher la planche à billet, lui interdisant de pratiquer ce que toutes les autres banques centrales de pays dits industrialisés (et maintenant quasi tout à fait désindustrialisés) ont dorénavant érigé en mode de gestion des problèmes budgétaires (allant, ce faisant, à l’encontre de leur propre dogme affiché jusqu’à il n’y a pas si longtemps).
      Donc, la crise économique met bien les institutions européennes face à leur carence initiale. L’UE se veut une « zone géographique » mais les éléments composants cette zone n’ont rien en commun, et rien de commun, à l’exception d’une bureaucratie oligarchique non démocratique dirigeante et de la prédominance des lobbies dans l’élaboration des lois, nombreuses il va sans dire, applicables à tous.
      Cette tare originelle vient du fait que cette Europe a été conçue comme un marché ; un marché de déversement au profit des américains, qui n’ont pas ménagés leur force et leur argent pour voir aboutir et pérenniser cette belle tour de Babel.

      Cdt.,

    4. @ Cécile,

      Avec la continuation, en arrière fond, de l’organisation des partis politiques tels qu’on les connaît et la prédominance des lobbies : je ne vois pas très bien en quoi ces parlementaires européens, élus , seront plus respectueux de votre vote et de votre intérêt que ne le sont les parlementaires internes.

      Cdt.,

  11. Je me demande si les dérèglements financiers actuels accélèrent ou ralentissent notre autodestruction. Nous qui nous disons les plus raisonnables, je me demande bien pourquoi nous aboutissons à dévorer notre planète et à imposer ce modèle à l’humanité entière sous couvert d’universalisme. Je me demande ce que se demandent les aborigènes australiens ou les animistes des plaines américaines de notre efficacité écologique comparée à la leur, je me demande ce qu’ils pensent de la raison et de la vérité.

    1. Mais les égyptiens inventèrent déjà l’auto-paralysie sous forme d’esclavage pour dette.

      Ceux qui fuirent cela aux reflux de l’Empire égyptien et se réfugient par monts et plaines de l’actuelle Palestine sont selon Marco Liverani les ‘abiru’ , probablement à l’origine des Hébreux.

      Au 6ème siècle av JC en Grèce, il fallu Solon et Thémistocle pour « déboucler » la société du même mal, une paralysie car une trop grosse fraction de la société était immobilisée/réduite à l’esclavage par les dettes.

      Notre autodestruction n’est pas une histoire en tout ou rien. Un zeste de Todd (E. Todd) permet de comprendre que nos réserves sont assez enfouies dans l’archéologie des rapports interpersonnels, de la perception de l’héritage et autres inerties anthropologiques. Mais que réserve humaine il y a.

      Nous ne nous autodétruisons qu’à hauteur du poison que nous prenons, une part dudit poison était remèdes. Part peu perceptible quand l’autre, mais il n’en faut pas tant que ça pour basculer de paradigme plutôt qu’autodétruire…

  12. De passage à Paris, Alex Weber, le patron de la banque centrale allemande, a déclaré qu’il faudrait si nécessaire augmenter l’enveloppe du fonds de stabilité européen (EFSF).

    Réaffirmant la nécessité d’un mécanisme de prévention des crises, il a estimé que les objectifs fixés en octobre dernier étaient le minimum.

    1. Monsieur Leclerc…

      En concaténant différents faits, des tendances à peu près sûres, et les déclarations divergentes mais parfois faisant ressortir un soupçon de vérité…
      L’Allemagne devrait bientôt virer l’Angleterre de l’Europe.

      On ne se fait pas un pari pour l’instant, mais on en rediscute plus tard.

  13. En tous cas, elle fait tous ses efforts:

    Berlín quiere que los inversores asuman los riesgos futuros de la deuda soberana ya en 2011

    Pour ce faire, le gouvernement allemand prévoit que toutes les obligations souveraines émises en 2011, incluent déjà une ‘cllause d’action collective’ ( Collective Actions Clauses )

    Pour varier, le remède allemand est pire que le mal et va tuer le patient, selon Mme Merkel ‘la politique doit primer sur les marchés’. Il va être intéressant de voir la taille des ‘haircuts’des banques allemandes, toujours en première ligne de risques: La SOFFIN en octobe 2008 a déjà couté à l’Etat allemand 400 milliards d’euros de garanties, plus 80 mds destinés à la capitalisation des banques en difficulté

    Il faudrait une ligne de résistence au quatuor Merkel-Schaüble-Weber- Trichet
    et que soit dénoncée publiquement l ‘hypocrisie mise en oeuvre en Allemagne, pour des raisons de politique intérieure, sans que soit modifiée significativement la position de
    l’Allemagne dans la crise de l’euro-zone ( toujours à contre-temps, pourrait-on dire )

  14. « Un abîme nous sépare de l’Irlande » a déclaré à El Pais José Manuel Campa

    Oui, et les gouvernements de droite et sociaux démocrates vont tous nous faire tomber dedans.

  15. La situation est sérieuse.
    Pouvons-nous aller plus loin dans les conjectures ?
    Le Titanic européen a tout l’air de prendre l’eau de toutes parts.
    Hier la Grèce, aujourd’hui l’Irlande, demain le Portugal et l’Espagne, le jeu de quilles ne semblent plus pouvoir s’arrêter aux seules annonces des programmes d’austérité et autres promesses de soutien.
    La stabilité politique des gouvernements européens va être soumisse à rude épreuve dans les mois à venir.
    La tentation du protectionnisme et du repli sur soi, nous font frémir tant la situation nous rappelle les heures sombres des années 30 et de la montée des fascismes.
    L’histoire pourrait continuer ainsi :
    Les manifestations d’hostilité des peuples contre les politiques d’austérité draconienne qui n’ont d’autres raisons d’être que de soutenir un système profondément inégalitaire et injuste porte en soi le germe des révolutions qui réclameront la tête des banquiers au bout des piques.
    L’effondrement de l’euro et de sa zone, entrainera un blocage complet des échanges internationaux, plongeant les monnaies dans une farandole épouvantable.
    Le dollar s’écroulant, l’euro en partie non convertible, les taux d’intérêts plafonnant dans leurs extrêmes vont sonner le glas de l’entente cordiale entre les peuples. Les créanciers du monde moderne avec en tête la Chine et les potentats pétroliers, vont reprocher aux pays anglo-saxons de les avoirs plonger dans la pire situation économique jamais rencontrée. Leurs créances ne valant plus rien, ils vont s’efforcer de reprendre en nature ce qu’ils ont perdus en valeur au grand casino néo-libéral. La crise frappera de plein fouet les pays européens et les états-unis, privés de leurs approvisionnements énergétiques, alimentaires et parfois même vestimentaires car incapables de s’auto-subvenir. La pauvreté, le chômage endémique plongera une partie des populations dans la pauvreté et la famine fera son grand retour. L’affaiblissement des nations développées sera une opportunité de revanche et de conquête pour les pays d’orient et d’extrême orient. La guerre surgira tellement rapidement que le monde en restera stupéfait. L’impéritie des gouvernements asservis par l’argent aura raison du dernier système économique que l’on croyait un peu trop rapidement comme le seul viable. Comme dans une pirouette que seule l’histoire peut nous en réserver, à moins que le terme de fin de l’histoire ne soit plus approprié au contexte, le basculement vers une autre histoire sera complet. L’horizon impossible, le futur inconcevable, au plus fort de l’effondrement, lorsque tout espoir aura quasiment disparu, ouvrira les cœurs et rendra possible la mutation tant attendue de tous les peuples de la terre dans toutes les religions connues. La morale succédera à l’immoralité de notre époque, mais auparavant l’apostasie sera de mise. De faux prophètes séduiront les peuples par leur beaux discours millénaristes en appelant au repentir et au renoncement aux richesses en tout genre. Les religions se feront face, se combattront jusqu’à ce qu’il n’en reste plus qu’une, car elles se constitueront en dernier refuge de la masse des incroyants en perdition. Comme disent les prophéties, le fils de perdition apparaîtra avant le fils de l’homme. Il faut donc que la désillusion de l’homme sans dieu, de l’homme qui se prétendait aussi fort que dieu grâce à la science et qui laissait libre cours à ses vices et ses penchant les plus vils soit totale avant de redécouvrir son humanité et le sens des vrais valeurs.

    Bien sûr il ne s’agit que de fiction, mais admettez qu’il est très surprenant de voir actuellement le catastrophisme prendre forme réelle, d’autant qu’aucunes solutions à nos problèmes ne semblent se dessiner. Notre horizon se bouche. Notre capacité à nous projeter dans un projet de vie également. Le gigantisme de cette crise est tel que le risque est grand de voir cette crise tout emporter. La peur grandit et face à elle, les hommes se comportent généralement comme des animaux.

    1. En même temps que s’accroissent les périls, s’accroit ce qui pourrait nous sauver . Ne nous laissons donc pas aller au désespoir .

  16. A quoi reconnaît-on un gouvernant de droite d’ un gouvernant de gauche.
    Le gouvernant de droite vous impose une politique d’austérité et vous fait un bras d’honneur. Le gouvernant de gauche vous impose une politique d’austérité et rase les murs. De sorte que si un gouvernant se disant de gauche ne rase pas les murs après vous avoir imposé une politique d’austérité, c’est qu’en réalité il est de droite.
    Le gouvernant de droite est l’allié des gens qui manipulent les marchés, le gouvernant de gauche est manipulé par les marchés et doit passer sous leurs fourches caudines. Le gouvernant de gauche est de la sorte humilié, et le peuple qui l’a porté au pouvoir aussi(voir Jospin « Mon programme n’est pas socialiste »). Par contre le gouvernant de droite est droit dans ses bottes et le peuple qui l’a porté au pouvoir fier d’avoir un tel chef (voir Fillon « Encore plus de réformes, encore plus de rigueur »).
    C’est pour cela qu’en période de crises économique graves les Duce, Fürher, Guide, Caudillo, sont préférés par les peuples. Donc attention à ce que la crise ne dérape pas trop…

    1. J’avis lu quelque part une autre definition de la dualite droite-gauche (mes excuses a son auteur dont je n’ai pas retenu le nom), qui rejoint la votre:
      _ etre de gauche, c’est penser qu’une idee peut sauver la situation
      _ etre de droite, c’est qu’un homme peut sauver la situation

    2. Bonjour,

      @ Joan,

      Croyez-vous qu’un gouvernement de gauche, version DSK, raserai longtemps les murs en s’excusant ? Quant à Aubry, elle est quand même la fille de son père, lequel a si aimablement et consciencieusement défendu la version économique de l’Europe : je vous engage à lire cet intéressant article d’Ambrose Evens-Pritchard :
      http://blogs.telegraph.co.uk/finance/ambroseevans-pritchard/100008667/the-horrible-truth-starts-to-dawn-on-europes-leaders/

      Cdt.,

    3. Quant à Aubry, elle est quand même la fille de son père

      Ça c’est de l’argumentation de première bourre… Ça me blanchit les tricandilles de tels sommets de pertinence!
      Et vot père, VB, y f’sait quoi ? Uh ?
      Z’êtes plus en dessous du niveau de flottaison. En dessous du niveau de la vase, au fond de la marre.

    4. L’existence d’un contexte familial particulier ne peut pas être ignoré ; de plus, il me semble qu’Aubry propose une ligne de conduite commune avec DSK et Royale.
      Quoiqu’il en soit, on peut évidemment ne pas avoir les mêmes avis que ses parents, il n’en reste pas moins que l’on se construit en partie sur cet acquis.

    5. Le gouvernant de droite vous impose une politique d’austérité et vous fait un bras d’honneur. Le gouvernant de gauche vous impose une politique d’austérité et rase les murs. De sorte que si un gouvernant se disant de gauche ne rase pas les murs après vous avoir imposé une politique d’austérité, c’est qu’en réalité il est de droite.

      Le gouvernement, de gauche ou de droite, est déterminé par la part d’électorat non captive qui lui donne le pouvoir. La clientèle cœur de cible des campagnes du PS ou de l’UMP. Cette clientèle décisive est à droite car la France est à droite, sociologiquement, et la triangulation politique amène la « gauche de gouvernement » à récupérer un discours de droite non seulement au second tour des présidentielles, mais même dès le premier tour (Royal), voire à refuser le combat si le leader potentiel est trop honnête et un chouïa trop au centre gauche (Delors en 95) et à rejeter les réformateurs jugés dangereux (Rocard, Emmanuelli en 95 encore).
      L’électorat « mobile » commande; les bourgeois-citoyens-rentiers commandent dans ce pays dans la stabulation libérale à veaux qu’est devenu ce pays depuis au moins 20 ans..
      Même l’extrême gauche de service (et d’astreinte…) refuse de s’en prendre ouvertement aujourd’hui, pour simplement bénéficier d’une audience minimale dans les grands médias, aux véritables coupables politiques que sont ces amoureux de l’ordre moral – ces spéculateurs ennemis du risque qui dorment sur leurs deux oreilles et sous le duvet de la bonne conscience – et préfère dénoncer le grand capital, les financiers, les méchants spéculateurs, les très grandes fortunes, les 0,01 % des plus hauts revenus et patrimoines, les 6000 « plus aisés » de l’INSEE, plutôt que les 20 à 30 % de la population qui détiennent tout dans ce pays et qui font et défont les carrières de leurs entrepreneurs politiques judicieusement mis en concurrence et alliés objectifs et complices des très grandes fortunes qui les engraissent.
      Et, plus généralement, qui est défendu par les banques françaises, les assurances françaises, le gouvernement français, les technocrates, les « libéraux », la Commission européenne, le Parlement européen, la BCE, le FMI, si ce n’est, entre autres, les possesseurs des 3500 Milliards d’euros de patrimoine financier français ?
      Qui a permis à des millions de français de s’enrichir à ce point depuis 1990, si ce n’est le FMI, la BCE, la Commission européenne, les technocrates, les « libéraux, le Parlement européen, les gouvernements français successifs, les banques et assurances française ? La globalisation et la libéralisation financière capitaliste – et nécessaire à sa survie provisoire – quoi.
      Et quel brave épargnant français éploré et inquiété par les plans de campagne de paupérisation imposés par ses alliés objectifs en Europe est prêt à abandonner sa part dans la créance française sur les dettes souveraines des pays de la zone euro ? 580 Milliards $ au bas mot (10 000 $ par tête de veau de nanti français ! )…
      Ah, c’est pas dur de beugler comme un goret ou de se formaliser comme une marquise outragée et diaphane contre les méchants spéculateurs et les banksters, mais passer à la caisse et reverser une partie seulement des énormes plus-values encaissées depuis 20 ans, être simplement vraiment solidaire, macash walou !

      Après mise en transparence des institutions financières, la part des placements des ménages allouée au financement des administrations publiques françaises et des autres pays de la zone euro s’accroît de manière très significative, passant d’un niveau
      négligeable (14 milliards d’euros, soit 1 %), à près d’un tiers (1 093 milliards d’euros, soit 31 %).En effet, pour 1 euro placé auprès des sociétés d’assurance et des OPCVM monétaires, respectivement 54 et 51 centimes sont réinvestis en titres publics.
      Bulletin de la Banque de France • N° 167 • Novembre 2007

      Qui va se mettre en premier sur la liste des pétitionnaires sur ce blog ?

      « Nous refusons d’être remboursés dans de telles condition d’inhumanité par les classes populaires grecques, irlandaises, portugaises, espagnoles (etc), et nous abandonnons tous nos actifs financiers constitués de créances appuyées dans nos placements bancaires et d’assurance (OPCVM, FCP, assurances-vie, etc) sur les dettes publiques de la zone euro (pour commencer…). »

      Yark yark yark ! On trouvera plus d’offensés de la dette ignoble que de la créance ignoble, j’en ai bien peur.
      Et pi moi j’ai le beau rôle, j’ai que des dettes. 🙂 Mais ai toujours refusé tout placement rémunéré, quel qu’il soit. C’est criminel, juste criminel, pour moi.

    6. Je pétitionne, Vigneron.
      A la seule différence de toi que je n’ai aucune dette. (la seule de ma vie fut pour une maison).

      Ceci dit, un bon coup d’hyperinflation, et les dettes deviennent aussi faibles que tes boyaux sont blancs. Par redistribution des richesses.
      (la cuisson les colore d’ailleurs. J’en déduis que tu n’es pas encore arrivé à la bonne température 😉 )

    7. @VB

      C’est bien pour cela que j’ai dit:

      « De sorte que si un gouvernant se disant de gauche ne rase pas les murs après vous avoir imposé une politique d’austérité, c’est qu’en réalité il est de droite. » Encore on pourrait espérer d’un authentique gouvernant de gauche que s’il y a des sacrifices à faire, il veille à ce qu’ils soient équitablement répartis (de sorte qu’il pourra se regarder dans la glace sans honte), ce qui n’est pas le cas à droite où l’iniquité ne choque personne, et disons le tout net est totalement assumée.

      Et je rajouterais que le PS, est plutôt un parti du centre, que de gauche au sens traditionnel du terme. Et c’est pour cela que toute alliance avec François Bayrou est systématiquement repoussée, car cela rendrait les choses trop évidentes aux militants, et encore plus aux électeurs qui croient qu’en votant PS ils votent pour un parti de gauche.
      De toute façon Centre droit/Centre gauche, par définition la frontière est très floue.
      Mais aux élections on nous rejoue chaque fois la parodie de la droite contre la gauche, car
      c’est le système bipartisan qui veut ça et c’est pour cela que le centre n’arrive pas à exister.
      Les élections se gagnent sur une toile de fond de radicalisme, même si ce radicalisme est surtout de façade. Au final droite ou gauche gouvernent toujours au centre, centre gauche
      pour la gauche et centre droit pour la droite. Mais il est vrai que dernièrement la droite de gouvernement à tendance à se décentrer vers l’extrême droite, alors que le PS se confond de plus en plus avec le centre droit. Comme je le disais en temps de crise aigüe il y a un glissement général vers la droite, ce qui in fine bénéficie à l’extrême droite. Et vogue la galère!

    8. Ch’tite remarque concernant le droitisme français…
      Tout est relatif, Vigneron. De même que l' » impression » de richesse. Et là, depuis deux ans, le sentiment de richesse n’est plus si évident…

    9. LA CLASSE Vigneron, vous êtes largement au dessus de la MOYENNE !
      Je suis le deuxième après vous, à signer votre pétition des deux mains !!!!
      Et puis nous ne dirons plus « assurance vie » mais « assurance mort » , « L’écureuil » mais le « Rat-Roussi » et « PEL » mais « On ce les pèle »……
      En ce qui concerne Martine, je suis d’accord avec vous, elle n’est pas la « fille de son père », la preuve, même ado, elle s’est toujours entendu avec lui…..
      Comme de l’or et money 🙂

    10. @ Joan,

      Sauf que ce n’est pas l’idée que l’on pourrait rêver de se faire pour le terme « politique » : ces gens là n’ont d’autres idées à défendre que celle de la conservation de leur pouvoir, qu’importe le prix à payer, et d’autres intérêts à défendre que ceux qui leur permettent de parader dans les médias afin de conserver ce pouvoir. Le bipartisme, et la notion même de partis politique, a pourri la démocratie aussi sûrement que la dictature à d’autres époques.
      Enfin, les idées ne sont avancées par les partis que dans la seule mesure de l’intérêt qu’elles présentent pour les personnes en place ( et surtout pas pour le bien commun dont tout le monde se fout éperdument) : il n’y a plus de progressistes nulle part, ni à droite, ni à gauche, et même le mouvement vert est corrompu par cette conception utilitariste de la politique.

      Il n’y a d’autres issue dans les urnes que de faire confiance à des petits partis émergents, ou le vote blanc ou le non vote => comment pourrions-nous encore accorder le moindre crédit à des gens qui ont le pouvoir depuis toujours, avec le succès économique et social que nous savons ; sans compter la démagogie ambiante (qui ne fait que croître et embellir de tous les côtés), la culpabilisation du peuple et des petits entrepreneurs, l’absence pathétique de solutions autres que rhétoriques aux problèmes politiques, économiques et sociaux, lesquels ne concernent d’ailleurs (pour la plupart) absolument pas les gens qui en parlent. Les économistes sont payés pour nous amuser, comme le sont aussi les footballeurs, les politiques sont payés pour mettre les économistes en scènes etc. Le tout sur fond d’irresponsabilité et d’évasion fiscale érigées en principes fondamentaux (bien que non dit) de fonctionnement.

      Pardonnez ce mouvement d’humeur (qui n’est pas dirigé contre quiconque), il faut bien que ça sorte parfois.

      Cordialement,

  17. Un article intéressant de Philippe Grasset sur le site Dedefensa qui analyse la crise en prenant en compte sa dimension virtualiste. La thèse de l’auteur est que le système sécrète lui-même les fermants psychologiques de sa destruction, la destruction par voie de révolte classique étant vouée à l’échec.

    Dans cet article intitulé La tension psychologique insurrectionnelle

    Un extrait à propos des dirigeants politiques a particulièrement retenu mon attention :

    … Je mets en avant bien entendu, avant toute chose, le facteur de la psychologie, qui est complètement essentiel dans mon propos. C’est par lui que tout passe, à cause de la puissance du système de la communication, instauré par le système général mais qui, à cause de ses spécificités contradictoires, joue un “double jeu”, alors que l’autre composante du système général, le système du technologisme, est dans une crise si profonde qu’elle pourrait être qualifiée de terminale, – ce qui est ma conviction…

    En attaquant “le pouvoir” (le système), vous attaquez le système, comme l’indiquent justement les parenthèses ; vous n’attaquez pas des hommes mais un système (anthropotechnique si vous voulez, mais aussi bien anthropotechnocratique, etc.), dont j’ai déjà dit ma conviction qu’il évolue de façon absolument autonome, hors de tout contrôle humain, mais au contraire en entretenant une servitude humaine à son avantage, dont celle des dirigeants politiques est une des formes les plus actives. Ce dernier point indique qu’à la limite, mais une limite qui prend de plus en plus d’importance dans le contexte, l’insurrection réclamée, qui est d’abord une “insurrection psychologique” manifestée par une tension grandissante, doit aussi, et peut-être d’abord, avoir comme objectif naturel de son influence, dans ce cas définie presque comme bienveillante, la psychologie des directions et élites politiques, comme pour venir à leur secours. Dans cette situation extraordinaire et, contrairement à tous les dogmes et théories sur l’influence, la manipulation, etc., les dernières psychologies “sous influence” de la manipulation du système sont celles des directions et élites politiques, nullement celles des populations. Ces directions et élites politiques sont beaucoup plus prisonnières par auto conditionnement (virtualisme), par aveuglement ou par dérangement psychologique, que complices conscientes et cyniques. La pression de l’“insurrection psychologique” des peuples doit agir sur elles pour affaiblir leur “dépendance” psychologique du système, pour subvertir leur démarche de soumission et leur position d’asservissement, – en vérité, et j’ironise à peine, pour les libérer, rien de moins…

    1. Ces directions et élites politiques sont beaucoup plus prisonnières par auto conditionnement (virtualisme), par aveuglement ou par dérangement psychologique, que complices conscientes et cyniques. La pression de l’“insurrection psychologique” des peuples doit agir sur elles pour affaiblir leur “dépendance” psychologique du système, pour subvertir leur démarche de soumission et leur position d’asservissement, –

      belle analyse, mais :
      comme les » gueux » sont des « brutes » non-comprenantes, que devrions-nous faire, nous « gueux », donc !, pour leur faire entendre raison, aux zélites ?
      la douceur, signe de faiblesse pour eux ….
      quant à moi, je refuse de bercer sur mon sein ni superbe ni généreux, les courtisans du sous-vers-rien ….
      la massue, peut-être ? ….
      slurppp!

    2. Ces directions et élites politiques sont beaucoup plus prisonnières par auto conditionnement (virtualisme), par aveuglement ou par dérangement psychologique, que complices conscientes et cyniques. La pression de l’“insurrection psychologique” des peuples doit agir sur elles pour affaiblir leur “dépendance” psychologique du système, pour subvertir leur démarche de soumission et leur position d’asservissement, – en vérité, et j’ironise à peine, pour les libérer, rien de moins…

      Mouais. Il y a bien quelque chose qui se veut dialectique là dedans, mais quoi ? Si le « elles »de la dernière phrase désigne bien « directions et élites politiques » cela signifie que l’insurrection les libère (« elles ») de l’aliénation que « elles » nous impose. Comme s’il fallait passer par leur libération pour la notre. C’est ce que j’en comprends.  » Insurrection psychologique » ou effet psychologique de l’insurrection à l’endroit des élites prisonnières de leurs représentations ?

      Faut faire gaffe avec la notion de virtuel, réapparue avec l’informatique domestique, mais au prix de l’effacement ou du brouillage de son ancien sens de « potentiel » (« en puissance » et non « en acte » selon une opposition philosophique préclassique que certains intervenants du blog à Jorion devraient reconnaître) par celui de « représentation ». En fait, les deux sens se mélangent encore, et peut-être quelque chose du deuxième était déjà en germe dans le premier que la technique n’aurait qu’actualisé (si je puis dire sans rajouter à cette confusion puisque la polarité évoquée à ma parenthèse précédente oppose précisément « actuel » à « virtuel » un peu à la manière du réalisé et du réalisable), d’où une certaine confusion. Je me demande si cette dialectique n’est pas essentiellement communicationnelle, défaut qu’on peut aussi reprocher aux manifs réelles quand elles se contentent de suivre l’actualité et les revendications attendues.

      Il en ressort que l’on peut se trouver pris dans les rais du virtuel par antivirtualisme militant par manque de distinction entre ces sens, qu’on s’appelle Grasset (Philippe, fondateur d’un site où il faut payer pour en savoir plus) ou Cantona. Par exemple, si les banques savent que les « cantonistes » vont agir le 7 décembre, ne leur suffit-il pas d’anticiper cette sortie provisoire pour quelques jours à partir du 7 selon la proportion de dépôts rétractables en liquide pour conjurer l’affaire ? A l’inverse, si une réelle rupture de faisceau numérique inattendue empêchait un temps des transmissions d’ordres entre certaines banques sans qu’il soit possible d’anticiper quelles transmissions et quelles banques seraient atteintes… Là où l’accident serait plus pernicieux que la volonté peut-on parler de libération ?

    3. De même que Gaïa n’est pas réductible à un objet de savoir, ce que je nomme la bêtise n’est pas réductible à une faiblesse de type psychologique. On ne dira pas «les gens sont bêtes», comme s’il s’agissait d’une tare ou d’une faiblesse personnelle. La bêtise est quelque chose dont on dira bien plutôt quelle sempare de certains. Et elle s’empare tout particulièrement de ceux qui se sentent en position de responsabilité et qui deviennent alors ce que je renommerai désormais « nos » responsables.

      Ce n’est pas que « nos » responsables, ceux que l’on trouve partout, à tous les niveaux, soient « bêtes », au sens où il suffirait alors de les chasser, de prendre le pouvoir, de mettre des gens intelligents à leur place. Et ce n’est pas que tout responsable soit atteint par la bêtise. Le technicien responsable du fonctionnement d’un réseau d’ordinateurs, par exemple, ne l’est pas spécialement, pas en tant que tel. Comme dit le dicton, c’est un mauvais artisan qui blâme ses outils, et la responsabilité, ici, implique l’attention au possible, la capacité d’imaginer l’imprévu, la méfiance portée non à l’encontre de la situation mais à l’encontre de ses propres routines. En revanche, c’est de nous que «nos» responsables se méfient. Et la méfiance est un mot trop faible, car il implique une situation précise, des procédures à utiliser, des engagements à formaliser. « Nos » responsables sont bien plutôt ceux qui savent qu’ils doivent répondre de nous, comme un berger doit répondre de son troupeau à celui qui l’a mandaté.

      On pourrait penser que, assimilant ceux que j’appelle « nos » responsables à des bergers qui doivent répondre de leur troupeau, J’associe la question de la bêtise avec ce qu’on appelle le « pouvoir pastoral », qui implique un dirigeant ayant reçu mandat d’assurer le salut de ceux qu’il doit guider. Or la bêtise est plutôt ce qui reste de ce pouvoir lorsqu’il n’y a plus de mandat, ou lorsque n’en subsiste qu’une version indigente, mettant en scène une humanité récalcitrante, toujours prête à se laisser séduire, à suivre le premier charlatan, à se laisser berner par le premier démagogue. « Nos » responsables ne sont pas des pasteurs parce qu’ils ne nous guident « vers » rien ; ils sont sous l’emprise de la bêtise parce qu’ils jugent le monde en termes des tentations et des séductions dangereuses dont il s’agit de nous protéger.

      Aujourd’hui, face à l’intrusion de Gaïa qu’ils ne peuvent plus tout à fait ignorer, nos responsables sont en suspens comme nous. Le «je sais bien mais quand même…» qui leur tient lieu de pensée est presque audible mais, d’une certaine manière, nous en sommes tous là. En revanche, ce qui n’est pas de l’ordre d’une réaction commune face au difficilement concevable, d’une plainte impuissante face à ce qui nous dépasse, est la réaction typique à certaines propositions – presque un cri : « Mais ce serait la porte ouverte à… » Entendre ce cri, c’est entendre ce qui fait la différence entre la compassion éventuelle pour celui ou celle qui est en « position de responsabilité » et se sent « dépassé », et la distance à prendre envers ceux que je caractérise comme « nos » responsables. Car ce cri est le cri de la « bêtise ».

      Lorsque le « je sais bien mais quand même » s’associe au cri invoquant la « porte ouverte », il est inutile de discuter, car on a affaire non à quelqu’un dont les raisons devraient être entendues, mais à un être capturé, sous une emprise par rapport à laquelle toute raison viendra après, et le plus souvent sur le mode du « on sait bien (1) ». Celui qui dit « on sait bien » n’est pas bête – ceux dont s’empare la bêtise ne le sont jamais. Il n’inspire pas le mépris, mais bien plutôt l’effroi. Car ce qui le fait réagir — alors que, peut-être, il aimerait que le monde soit différent, que les gens ne soient pas « comme cela » — est de l’ordre d’une force à laquelle on se heurte et, qui plus est, une force dont on sent qu’elle se nourrira de tous les efforts de persuasion, de tous les arguments auxquels on pourrait être tenté de recourir. La bêtise n’est pas la stupidité, qui elle aussi peut « s’emparer » de quelqu’un mais renvoie à la stupeur, à la paralysie, a l’impuissance – par exemple, lorsqu’un argument bête et méchant laisse stupide, dans la perplexité un peu douloureuse d’un «je sais bien mais quand même… » La bêtise est active, elle se nourrit de ses effets, de la manière dont elle démembre une situation concrète et dont elle détruit la capacité de penser, d’imaginer de ceux et celles qui envisageaient des manières de faire autrement, les laissant stupides ou enragés (ce qui la confirmera : vous voyez, avec ces gens-là, c’est la violence).

      1. On distinguera le « je sais bien mais quand même » de celui qui se sent dépassé du « on sait bien » qui prétend à l’autorité.

      Il me semble nécessaire aujourd’hui d’oser nommer la bêtise qui s’empare de ceux à qui le capitalisme fait endosser la responsabilité d’avoir à maintenir l’ordre public. Et cela alors que – et ces responsables « le savent bien, mais quand même… » – lui-même ne cesse de poursuivre, en toute irresponsabilité, la création de nouvelles sources de profit. Il ne s’agit pas d’accuser, comme c’est le cas lorsque l’on dénonce complicité ou corruption. De telles accusations suscitent en effet l’idée que, si on se débarrassait de ces vendus, tout irait bien – une idée qui toujours favorise ceux qui se présentent comme porteurs de salut, voix du peuple, de la nation… ou de la race. Et elles ne font que renforcer le sens qu’ont « nos » responsables de la nécessité de leur mission – leur conviction que ceux qui les accusent « ne comprennent pas ». Ceux et celles que la bêtise a capturés ne méritent ni accusations ni indignation. En fait ils ne méritent rien, car c’est ce sous l’emprise de quoi ils sont qui importe. Et cette emprise, elle est sensible à tous les niveaux de responsabilité, et elle les connecte tous, y compris ceux qui sont étrangers aux intérêts directs du capitalisme contemporain. Et notamment ceux qui ont été capturés par le refrain pédagogique « que feriez-vous à notre place ?» et se sentent « nos » responsables par procuration.

      Isabelle Stengers, Au temps des catastrophes – Résister à la barbarie qui vient, Ed. La découverte, Coll. Les empêcheurs de penser en rond (2009)

  18. Eh, ce serait bon que le FMI ou Bruxelles s’étouffent avec une arrête!
    Du genre bien pointue, grève générale ou insurrection européenne, plantée en pleine gorge.

    Pendant ce temps, en Bolivie…
    …l’âge de départ à la retraite est abaissé de 65 à 58 ans pour tous, à 56 ans pour les mineurs et à 51 ans pour les mineurs de fond. Il sera possible de toucher une rente pleine après 30 ans de cotisations, contre 35 actuellement. La rente sera calculée sur les 70% des 24 derniers mois de travail (contre 60 aujourd’hui). Un fonds de solidarité permettra à tous les retraités de toucher la rente minimale de 2’400 bolivianos annuels (380 francs). Le temps de cotisation minimal pour pouvoir toucher une rente passera à 10 ans, contre 15 aujourd’hui. Pour financer cette réforme, le gouvernement a fixé une hausse des cotisations de 3% pour la part patronale et de 0,5% pour les salariés.

    D$K aurait commenté cette décision d’un laconique: « contrairement à nous, ils ont les moyens »

  19. « Un abîme nous sépare de l’Irlande » a déclaré à El Pais José Manuel Campa

    a mon sens c’est vrai, ils sont juste au bord mais de l’autre coté du percipis ^^

  20. J’ecris ce commentaire car je suis las de lire a tout bout de champs que la sortie de l’euro (et accessoirement de l’union europeenne) represente la planche de salut pour tous.

    Que la crise ai ebranle l’UE dans ses fondements et son fonctionnement est un fait (fut il benefique ou non).
    Par contre, tout pays sortant de la zone euro et devaluant sa monnaie pour soit-disant relancer son economie verrait ses taux d’obligations monter en fleche et surtout verrait la charge de sa dette grimper de facon vertigineuse (car la dette actuelle de ces pays est libellee en euros). Alors en quoi la sortie d’un pays de la zone euro (i) l’aiderait a surmonter la crise et (ii) lui permettrait de retrouver sa souverainete ??
    On en arriverait de toute facon a la meme question (avec plus de soucis economiques, sic): comment restructurer les dettes ? Car la est la seule voie possible.

    Il est tres facile de taper sur l’UE et l’euro quand on a des soucis (ca a toujours ete le fond de commerce de messieurs Le Pen et De Devilliers). D’une certaine facon cette attitude est tres lache car elle suppose une origine de nos problemes tres lointaine (donc inatteignable, d’ou la position de martyr) alors que celle-ci est a notre portee de main: les banques et politiciens de notre pays.

    1. @ Romain,

      Je vous renvoie à mon commentaire sous le commentaire de Joan ci dessus (n°20) et à la lecture de l’article d’Ambrose Evens Pritchard.
      J’ajoute que la conception économique de la vie en Société s’est beaucoup insinuée en France par l’intermédiaire de cette UE que vous semblez chérir.

      Cdt.,

    2. Merci VB pour le lien, mais j’evite de lire les articles anglais critiquant l’UE … par principe. 😉
      Par ailleurs je dois vous avouer avoir voter contre le traite de Lisbonne, c’est vous dire mon relatif engagement pro-europeen.

      Mais il y a un juste milieu entre les 2 extremes que sont cherir l’UE comme vous dites, et lui tailler un costard quand ca va mal. Ce juste milieu consiste a reconnaitre certaines de ces deviances et a reconnaitre ces bienfaits.
      Et je persiste a penser que l’UE n’est pas l’origine de cette crise, mais alors pas du tout !

      Cdt votre,

    3. @romain
      Je suis toute prête à vous suivre pour sauver l’EU, mais expliquez-moi, pauvre néophyte, pourquoi l’EU ne semble rien faire contre les paradis fiscaux et le recyclage d’argent sale et très sale qu’ils facilitent ? ces masses d’argent ne jouent-elles aucun rôle dans les bulles ?

    4. @ Jeanne
      Les paradis fiscaux permettent, en les substituant a l’impot, d’attirer les capitaux necessaires a la croissance (dogme neo-liberal). Tous les pays en usent et en abusent, en particulier les pays a forte economie financiere pour alimenter cette machine (et favorisant le developpement de bulles speculatives comme vous le soulignez). Je vous rappelle le podium mondial en la matiere: 1 US, 2 UK et 3 France. Si l’un de ces pays decide de supprimer ses paradis fiscaux, les capitaux iront dans ceux des autres pays, mettant en peril la machine financiere (et donc la croissance) de ce pays.
      Ainsi seule une action concertee en la matiere peut etre envisagee: tous les pays decident en meme te;ps de fermer leurs paradis fiscaux. Le G20 a fait une tentative en debut d’annee 2010 qui s’est soldee par un fiasco (juste une petite liste grise, immedaitement videe).
      Donc pour repondre a votre question, l’UE a autant de pouvoir que n’importe quel pays vis a vis des paradis fiscaux (elle/il peut les fermer), mais elle/il ne le fera qu’a condition que tout le monde le fasse en meme temps … on en reviens au G20 et a sa tentative avortee.

    5. @ Romain et Jeanne,

      Oui, les paradis fiscaux sont consubstantiels à la financiarisation de l’économie, c’est une certitude. Et il faudrait à un peuple beaucoup de courage et d’abnégation pour accepter de se voir comme il est, c’est-à-dire irrémédiablement appauvri, et pour accepter de repartir de quasi 0 ; la probabilité que cela se produise est certes très faible, cela serait pourtant le seul moyen de repartir en pensant aux générations d’après (une remise à 0 des compteurs).

      Cdt.,

  21. excellent…
    http://www.cdurable.info/Calculette-Quelle-est-l-empreinte-carbone-de-notre-Epargne,3045.html

    une raison de plus d’en vouloir aux financiers et aux banques
    non seulement ils nous paupérisent
    mais en plus ils nous enfument

    PS: pour ceux qui ont la flemme de lire
    voici un petit résumé en 1 phrase
    « 5 000 euros sur un compte courant polluent indirectement autant qu’un 4×4, sur une année ! »

    et en général ceux qui ont le 4×4, ont les 5000 euros?????

    mieux vaut en rire…
    (je crois que je suis en train de me forcer)

    1. Ah, coco,

      Vous êtes riche, vous avez une poignée d’euros d’avance, et donc vous êtes actionnaire de la misère du monde.
      Seule issue, la simplicité volontaire, le froid, la faim, le minimum vital…

      Sauf que dans ce cas, il faut accepter une espérance de vie de quarante ans…
      Vaste question, mine de rien.

    2. à Thomas
      Faut pas vous sentir viser…
      Ce sont les banquiers à stygmatiser
      Pas ceux qui ont 5000 euros en banque…

      Si les banquiers plaçaient l’argent pour développer une economie durable
      il n’y aurai pas de problèmes…

      En revanche pour les super riches et les financiers j’avoue malgré tout que j’ai du mal avec eux….
      (ganger des milliers de dollars par jour en plaçant de l’argent qui rapporte de l’argent, ça me parait bizarre)
      Je ne suis pas partisan de règle et de loi qui empeche les gens de vivre comme chacun l’entend
      mais…
      peut-on laisser les riches s’enrichir en paupérisant la population ?

    3. Oh, bien sur que je me sens visé, et votre question n’en est pas moins bonne.

      Quand pour deux milliards d’ëtres humains l’espérance de vie est de quarante ans, et le revenu de 1 dollar/ jour, nous sommes relativement, très riches. Et ce n’est pas confortable, on ne peut pas tout avoir…

      Pour les banquiers et leurs actionnaires, si vous lisez ce blog entre les lignes, vous verrez que l’idée de leur couper le cou n’est pas totalement absente…(mais faut pas le dire:)

  22. Mr Leclerc, pourquoi mon message d’hier (sur un autre de vos articles) a été censuré ? Parce-que je vous demande de nous parler du fond du problème, du fond-du-fond, pas des commentaires à court-terme de l’effondrement du système ? Ou parce-que je dis que le fond du problème est le même que toujours, à savoir l’usure (prêt avec intérêts) ?

    Cela fait 3 ans (été 2007) que le système financier « occidental » (lire: capitaliste) va de centaines de milliards en centaines de milliards de pertes, ce qui, selon les propres théories capitalistes, n’est pas soutenable. Mais les mêmes qui ont été aux gouvernes pour mener à la ruine continuent à faire les fanfarons à nous expliquer les solutions, toujours à base de « sauvetage » et de « compétitivité« . Je pense que tout le monde à compris qu’il n’y a aucune issue à attendre de ce côté-là, que les pertes financières sont sans fin, jusqu’à 0 (zéro).

    Quand allez-vous dire que le vrai problème est le capitalisme en soi, que ce système n’est pas plus viable que feu le communisme ?

    Quand allez vous dire que le capitalisme est aussi fini que l’a été le communisme, qui n’a pas pu être sauvé, et que sauver le capitalisme n’est pas possible, que les centaines de milliards sont perdus, que les dettes des états ne seront pas remboursés ?

    Quand allez-vous disséquer quel point(s) exact(s) et précis du capitalisme font que le capitalisme est le capitalisme ? Et qu’il va donc falloir modifier, au point d’arrêter le capitalisme. (comme le point central du communisme était l’impossibilité de la propriété privée) ?

    1. Vous êtes sacrément gonflé : vous venez faire la leçon, alors que visiblement vous n’avez rien lu de ce qui se dit sur le blog depuis 3 ans. Si tel était le cas, vous n’exhorteriez pas François ou Paul à préciser ce qui pose problème dans le capitalisme : c’est ce qu’ils font quotidiennement !

      Quant à votre râle pour ranimer le débat sur la monnaie, je vous invite à lire les centaines de billets traitant du sujet sur le blog. Il y a quelque-chose comme 4000 pages je crois. Si vous êtes pressé, lisez « L’argent, mode d’emploi ». Cela vous évitera de colporter les bêtises que j’ai pu voir sur votre blog. Si pour vous c’est cela le fond du problème, alors vous n’avez rien compris.

    2. « Quand allez-vous dire que le vrai problème est le capitalisme en soi, que ce système n’est pas plus viable que feu le communisme ? »

      Difficile d’être meilleur candidat que Zolko pour le prix du « Commentateur qui a le moins lu ce blog depuis qu’il existe ».

      Un conseil, Zolko: appelez les « Non-comprenants Anonymes ».

  23. @François Leclerc,

    Quelques remarques ( certes décousues, mais elles sont venues au fil de la lecture )

    Vous parlez d’un assèchement potentiel du fonds européen de stabilité financière.

    Certes, encore que le montant global potentiel de celui-ci soit de 750 Milliards d’euros si, comme il est prévu, on ajoute aux 500 milliards « apportés » par l’Eurogroupe les 250 du FMI…

    J’aimerais toutefois porter à votre attention, ou/et à celle des lecteurs de ce blog, quelques « points de détail » à propos de ce fameux fonds.

    Celui-ci est en fait un SPV (Special Purpose Vehicle) sous forme de société anonyme de droit luxembourgeois (tiens donc, allez savoir pourquoi…) qui a pour but d’émettre des obligations garanties (très bien garanties : les pays de la zone Euro se sont engagés à détenir et garantir le FESF de façon irrévocable, inconditionnelle et proportionnelle à leur participation dans le capital de la BCE. En outre, cette garantie sera encore majorée de 20 %, afin de rassurer les marchés et de résoudre la difficulté qui naîtrait si un pays se retirait du mécanisme. Ce qui n’est pas sans « justifier » la note AAA que viennent de lui attribuer avec une belle unanimité les agences de notation…).

    La maturité des obligations émises ne sera pas limitée par la durée de vie prévue du Fonds – qui doit être de trois ans – et les prêts seront servis à des conditions de marchés assorties d’une marge « équivalente à celle appliquée à la Grèce », soit 300 points de base (je vous laisse faire le calcul du différentiel entre le rendement de l’obligation et celui du prêt qui en sera issu…)
    Enfin, il ne sera pas nécessaire de revenir devant chaque parlement national pour déclencher un financement mais les programmes de réformes et les conditions associées aux prêts qui seront consentis devront faire l’objet d’une discussion et d’un vote au sein de l’Eurogroupe.

    En France cela s’est traduit par le vote de la loi de finances rectificative 2010-606 du 7 Juin 2010 accordant la possibilité au Ministre de l’économie d’engager la garantie de l’Etat pour un montant de 110 milliards d’euros .

    Traduit en termes plus simples, cela veut dire emprunter sur le marché obligataire au taux préférentiel obtenu grâce à la garantie AAA des Etats et prêter à l’Irlande au taux du marché ( y a pas de petits profits…)
    Cela veut aussi dire que ces fonds n’existeront que s’ils sont réellement levés et que d’autre part on peut aussi présumer de qui détiendra réellement ces obligations, elles-mêmes financées à partir de quoi ? (C’est pas de la belle cavalerie ça ????)

    Vous parlez, à juste titre, de nationalisation des pertes pour les banques irlandaises, il faudrait pourtant ajouter, avant revente déjà prévue au secteur bancaire privé… (pas du tout irlandais pour le coup bien sur…)

    Ah que la gouvernance démocratique de l’Union Européenne est belle et comme elle ménage bien les conflits d’intérêts entre banques privées et peuples spoliés…

  24. Débat sur RTE la télévision Irlandaise ce soir, personne ne croit une seule seconde au succès du plan de rigueur….on y parle même pas des banques et encore moins de création d’emplois…le défaut a été plusieurs fois évoqué comme une hypothèse probable à l’horizon 2012/2013.
    Car la charge d’intérêts que va devoir supporter le pays est intenable surtout sans croissance.
    Les banques auriaent encore plein de cadavres dans les placards selon certaines sources.
    Les partis d’opposition qui risquent fort d’arriver au pouvoir (labour,FG) en janvier ou février préviennent deja qu’ils vont modifier le plan (l’un dit avoir le feu vert de l’UE) et qu’ils déclinent toute responsabilté sur les conséquences que vont provoquer la découverte des ‘cadavres’ dans les placards des banques.La crise est loin d’être terminée.

  25. Si les procureurs et le FBi se mettent à « théoriser » les soupçons maintenant …..
    Le mot « complot » employè sur Bourso !

    (…) »Dans le cadre d’une vaste enquête de délit d’initiés révélée durant le week-end, « Don Ching Trang Chu, alias Don Chu, a été arrêté ce matin (mercredi) pour des soupçons de complot liés à son travail dans un cabinet » d’expertise financière, ont annoncé dans un communiqué commun le procureur fédéral de Manhattan Preet Bharara ainsi que Janice Fedarcyk, l’une des dirigeantes du bureau new-yorkais de la police fédérale (FBI). »(…)
    http://www.boursorama.com/infos/actualites/detail_actu_marches.phtml?num=db718546ff2dfcf647809432df08ef16

    1. Rien dans les nouvelles ne justifie l’emploi du mot « complot ». Si c’est le mot « conspiracy » qui a été traduit ainsi, c’est une simple erreur de traduction : « conspiracy », se traduit par « entente ».

    2. Et un complot n’est qu’une entente secrète. C’est un peu désuet, il faut en convenir, tant les hiérarques peuvent aujourd’hui se comporter en malfaiteurs et bomber le torse sans sourciller.

    3. Je vous entend bien Paul, « conspiracy », se traduit par « entente ». et si je m’en réfère à Gogol et ses 28 900 000 résultats, j’en conclurai que c’est théoriquement la « conspiracy cordiale » dans le monde entier. 🙂

    4. Et que les « agreements » des menteurs dépassent l’entendement de ceux qui y restent sourds……
      Malgré la consultation de tout les dictionnaires du Web.

    5. Dans Le Robert-Collins (DVD):

      1.-
      a = conspiration f, complot m
      a conspiracy of silence : une conspiration du silence

      b uncountable: Law

      (criminal) conspiracy : association f de malfaiteurs
      conspiracy to defraud etc : complot m d’escroquerie etc

      2.-
      conspiracy theory :thèse f du complot

      Idem dans les 11 dictionnaires anglais-français et les 18 dictionnaires d’anglais du meilleur site français de dicos:

      http://www.lexilogos.com/anglais_langue_dictionnaires.htm

    6. « Celui qui ne cherche pas la vérité est lâche ou imbécile. Mais celui qui tait sciemment la vérité est criminel. »

      B. Brecht

    7. @ Pablo 75

      Merci.
      Mon mail de mise au point n’avait (une nouvelle fois) pas passé la censure. Donc merci de confirmer un fait établi n’en déplaise à notre hôte qui pousse le bouchon un peu loin sur ce coup là.

      Il y a vraiment un délit de « sale gueule » ici. Car qu’on ne me dise pas que les posts sur ce sujet sont hautement qualifiés comparés aux miens tant sur la forme que sur le fond.
      So what ?

    8. Bref, un botté en touche finement exécuté M. Julien Alexandre. Je n’en attendais pas moins de vous ôh gardien du temple. Ce que j’adore sur ce blog ce sont les pirouettes de ce genre pour noyer le poisson.
      Sur le fond qu’en est t-il ? M. Jorion va t-il encore continuer à soutenir que « conspiracy » = « entente » et rien d’autre. Dans le cas contraire un peu d’humilité pourrait peut être pousser jusqu’à la reconnaissance de l’erreur. Après tout celle ci est humaine. C’est persévérer qui devient diabolique…

    9. Merci Grandghana, je savais que vous étiez plein d’humour. Je m’efforce modestement de ne pas décevoir mes fans…

      Vous connaissez la différence entre interpréter et traduire ? Paul interprète le terme en fonction du sens de l’article là où d’autres l’ont traduit littéralement. La belle affaire ! Il ne propose pas de changer les dictionnaires, il précise que dans ce contexte la bonne traduction aurait été « entente », et il a raison.

      C’est l’occurrence du mot « complot » qui vous plait ? Vous allez être triplement ravi :

      complot – complot – complot

      Et alors ? La crise est finie maintenant ?

    10. « conspiracy », il s’agit d’un terme de droit américain qui signifie à la fois ou au choix, ou/et conspiration ou entente ,comme on veut… , de même que felony est aussi un terme juridique et n’a plus tout à fait le même sens que du temps des chevaliers de la Table Ronde… Se braquer d’un point de vue ou d’un autre sur le mot complot montre plutôt que l’on accorde trop de poids à la connotation et pas assez à la dénotation…
      En droit français le terme « association de malfaiteurs » ne me semble pas du tout éloigné de l’idée de complot puisque l’intentionnalité est suffisante pour constituer le délit mais ça « sonne » moins que « conspiracy ».

    11. Je constate qui si la rédaction d’une constitution pour l’économie voyait le jour, il faudrait impérativement y adjoindre un dictionnaire officiel……
      Avez vous regardé la « conférence gesticulée » de Franck Lepage ? Nous sommes en plein dans le phénomène qu’il décrit : Le glissement du sens des mots.

  26. @Gribouille.

    Certes les étudiants anglais ont des raisons de se révolter.
    Mais rappelons que ces frais d’inscription, pour la grande majorité d’entre eux, leur sont avancés sous forme d’un prêt remboursable après leurs études à proportions de leurs gains dans leur futur emploi. Les plus mal lotis n’auront rien à rembourser.
    rappelons aussi que, dans leur grande majorité, ils terminent leurs études munis d’un diplôme qualifiant.
    Même après l’infâme réforme Cameron, leur sort fait des envieux en France.

    1. oui ! commencer la vie active avec 10 ans de remboursements dans les dents ! Après moi le déluge ! Quelle bande d’ingrats cette jeeeeeeeeeunesse ! Ou comment faire payer à la génération suivante la crise que la génération actuelle ne veut surtout pas voir ….

  27. Sauver les banques ou les Irlandais ?
    Par Attac France
    L’Irlande faisait figure, pour les marchés financiers, de bon élève de la zone euro, illustrant le triomphe d’une politique ultralibérale, basée sur des impôts réduits, des excédents budgétaires, ainsi que sur un secteur financier débridé. Pourtant le « tigre celtique » a fini par payer le prix de ses « vertus ». Après l’éclatement de la bulle de spéculation immobilière, les banques irlandaises se sont rapidement retrouvées au bord de la faillite.
    Le gouvernement est alors passé à la caisse, et les excédents budgétaires se sont transformé en gouffre : 32% de déficit en 2010. Plus dure sera la chute, non pour les banques mais pour le peuple irlandais. En effet le plan de « sauvetage » lancé par l’Union européenne et le FMI vise avant tout à sauver les banques… étrangères, surtout allemandes, britanniques, françaises, italiennes, qui avaient prêté massivement aux banques irlandaises pour profiter du « miracle irlandais ».
    En contrepartie des sommes débloquées pour refinancer le secteur bancaire, le peuple irlandais doit pour la seconde fois remettre le couvert de l’« austérité », de manière encore plus drastique : au programme, plus de 100.000 suppressions d’emplois publics, des coupes dans les allocations chômage et familiales, ainsi qu’une réduction du salaire minimum.
    Des mesures d’autant plus drastiques que le gouvernement refuse d’envisager toute augmentation de la fiscalité sur les sociétés (12,5% contre 33% en France) ; Google, Microsoft et Intel, largement implantés en Irlande, l’avaient d’ailleurs menacé de représailles en cas contraire.
    Injuste, cette politique d’austérité est de surcroit absurde, puisqu’elle aggrave la hausse du chômage et assèche la demande intérieure. Ainsi l’agence de notation financière Moody’s a-t-elle indiqué qu’elle allait probablement abaisser « de plusieurs crans » la note souveraine de l’Irlande, en raison des incertitudes économiques nourries par les nouvelles mesures d’austérité… prises pour « rassurer les marchés » !
    Les actionnaires des banques irlandaises et européennes doivent payer le prix de leurs erreurs, pas les salariés et contribuables. Pour éponger leurs pertes, la BNP, la Société Générale, Deutsche Bank, HSBC… doivent immédiatement geler tout versement de dividendes.
    Aujourd’hui, combattre cette politique globale d’austérité, et avancer de véritables alternatives en rupture avec le modèle néolibéral sont des enjeux essentiels. En Grèce, en France, en Espagne, au Portugal, en Grande-Bretagne, maintenant en Irlande, un processus de mobilisations populaires de grande ampleur est engagé dans la durée. Attac France, avec les Attac d’Europe et le mouvement social européen, y contribuera dans toute la mesure du possible.
    A ce titre, Attac France sera présente samedi 27 novembre à 15h devant le siège de l’Union européenne à Paris, en solidarité avec les manifestations qui se dérouleront en Irlande au même moment.
    ________________________________________

    1. Nous nous sommes tous trompé ce sont les google,facebook et autres qui après menaces dirigent finalement en Europe…

    2. « Dirigent » n’est pas le mot mais ce sont des étrangers qui ont des droits supérieurs aux locaux, à peu près comme dans un régime colonial, et notamment celui de ne pas devoir se serrer la ceinture, au contraire, la baisse du salaire minimal va permettre d’augmenter les profits.

  28. LOrsque je trouverais un politique qui veut faire payer ceux qui ont profité de la spéculation je voterais pour lui en attendant que les autres crèvent.

  29. François Fillon tiendra le choc, qu’on se le dise!

    « Renoncer, douter, serait se parjurer devant l’Histoire », a-t-il lancé à ses propres troupes. « Ce serait laisser le terrain libre à tous ceux qui avancent des idées fausses et des fausses pistes, ces mirages désastreux que sont le partage du travail, la retraite le plus tôt possible, l’endettement sans fin, la diabolisation du capital, le protectionnisme. »

    Oui! Nous sommes 7 milliards dont 1 damné de la faim, 3 asservis volontaires (dont 300 millions de chômeurs) et le reste considéré comme une charge par la crème boursière de l’humanité…
    Non! Nous ne renoncerons jamais, et si le réel nous rattrape, nous l’affronteront les armes à la main! L’Histoire se souviendra de notre cavalcade héroïque!

    Fillon et Sarkosy sont courageux. Fillon et Sarkosy sont héroïques.

    1. Le discours de Fillon est empli de mensonges éhontés. Le plus gros êtant que la droite se serait attaquée à la dette. C’est toalement faux. Les chiffres montrent qu’à chaque fois que la droite est au pouvoir, la dette publique explose alors que la gauche tente de la réduire ! ce qui conduit dans les deux cas à des privatiosations en masse et à la réduction de l’état providence dont notamment la santé mais aussi la justice.
      C’est à vomir, littéralement.

    2. Il est vrai que continuer une politique libérale en temps de crise économique, et, en ayant en plus à trainer des affaires de corruption de plus en plus monstrueuses, ce n’est même plus de l’héroïsme, là. C’est bien supérieur.
      Bon, par contre, je pense qu’il n’y a même plus de qualificatifs adaptés. On sort du domaine du raisonnable. La Science Fiction est encore trop réelle. On sent nécessaires les avancées dans la connaissance de l’antimatière. Et encore. Les concepts seront peut-être découverts dans les prochains millénaires…
      Allez savoir.

    3. En fait ce sont souvent beaucoup plus les politiciens de droite qui augmentent les dettes…sarkozy avec sa nuée de niches fiscales a ruiné la France,souvent par idéologie voir la niche ‘tva dans la restauration’ et bien d’autres….ils laissent le sale travail à la gauche quand elle revient au pouvoir…leur seul but détruire le social pour le sous traité au privé…on peut voir les brillants résultats d’une telle politique néolibérale en Irlande…

    4. @Dissy,

      C’est amusant, vous répétez mot pour mot ce que j’ai déja dit 🙂
      Cela dit j’accepte tous les renforts 🙂

      Et puis je pense que notre ami pipas faisait de l’ironie, enfin j’ose le croire…

  30. Quelques précisions pour avoir un meilleur aperçu des chiffres qu’on peut lire:
    80 ou 90 miliards d’euros pour l’Irlande cela représente environ 65% de son PIB. C’est un peu comme si la France, parce que trop endettée, se voyait offrir un prêt d’environ 1300 milliards d’euros… à rembourser en 3 ou 4 ans… ce prêt à l’Irlande c’est aussi 60 à 65% du Budget de l’Union européenne. Il est bon d’avoir cela en tête car la valse des chiffres nous fait perdre nos repères.
    Autre précision, l’Irlande est un tout petit pays représentant environ 1,5% du PIB de l’Union européenne. Pour autant ses banques accaparaient ces derniers temps 25% du volume des interventions de soutien de la BCE. L’Irlande est sans doute le problème le plus redoutable de l’europe et probablement du monde. De ce point de vue l’Espagne, c’est plus lourd, mais la dette totale (1102 milliards de dollars) est à peine supérieure- si j’ose dire- à celle de l’Irlande (843 milliards de dollars) et ce pour un PIB prés d’une dizaine de fois plus lourd.
    http://www.lacrisedesannees2010.com/article-l-epuisement-des-entrepreneurs-politiques-61586653.html

    1. Merci de remettre les choses à leur juste mesure, Jean Claude.
      C’est là où l’on voit toute la puissance de la désinformation mais aussi la force des « marchés » pour profiter d’un ensemble de pays qui n’arrivent pas à s’accorder sur un simple problème de pognon.

      D’ailleurs… chose amusante, cela me fait penser aux familles plus qu’unies qui se fâchent de façon définitive lors d’un partage d’héritage.

    2. Ouais, et la dette extérieure totale (brute) de l’Irlande c’est plus de 2 000 Milliards de $ pour 4,5 millions d’habitants (et ça baisse ! la population, pas la dette…) contre, par comparaison, 5 000 Milliards pour la France.
      C’est dire s’ils sont mal et comme on est à « l’aise », nous « pauvres français si endettés »…

  31. Qulqu’un a-t-il noté comme moi que très curieusement les stats du chômage en France ne sont plus JAMAIS (non pas tous les mois ou tous les trois mois depuis une certaine réforme mais bien JAMAIS) cités dans les médias ? Curieux, non ?
    Au point que personnellement j’ignore quel est le tx actuel (officiel) en France.
    Je croirs savoir que le chômage a explosé en France (contrairement au mensonge éhonté de fillon) alors qu’il a très peu augmenté depuis 2007 et même baisse en Allemagne (par les mesures de chômage partiel aidé et la reprise des exportations) depuis un an.

    Alors alors ? Qui saura me dire quel est le tx de chômage en France aujourd’hui ? (ou plutôt LES taux)

    1. Tous les pays mentent sur leurs taux de chômage réels.En Allemagne on nous cache le chômage dit ‘technique’ qui concerne plusieurs millions de personne (c’est une sous catégorie), aux Pays Bas le miracle hollandais n’est pas vraiment un miracle, car il existe une catégorie dite ‘incapacité’ (mais cela n’a rien à voir avec la maladie) c’est une situation intermédiaire entre vrai chômage et l’incapacité de travail pour maladie, plus de 700.000 personnes s’y trouvent et donc ne sont pas comptées comme ‘chômeurs’.Sans compter les divers ‘rsa,rmi,rvi etc’ selon les pays ou se retrouvent tous les chômeurs sanctionnés ou exclus (mais toujours forcément sans emploi)….
      On vit dans la société de l’effet d’annonce.A la limite tout le monde sait que le voisin ment donc c’est un ‘deal’ tu magouilles un peu tes stats alors moi aussi.Aux USA ce n’est pas mieux le taux de chomage donné à la presse (9.6 pct)n’est pas la réalité qui est à trouver dans le taux U6 (bien caché)et qui lui donne une idée plus proche de la ‘vraie’ réalité soit 17.4 pct !
      Les politiciens ne cherchent plus à faire baisser le ‘chômage’ mais à faire baisser les statistiques du dit chômage….c’est en soi un terrible aveu d’échec.

    2. Merci SlowXtal

      Je garde ce lien précieusement.

      @dissy oui je sais, vous avez raison.

      Il reste que ce silence total des médias sur ce sujet depuis deux ans m’interroge. J’avoue que je n’écoute que la radio france-culture et inter le matin et lis peu les journaux préférant investir mon temps sur l’internet.

  32. Mais il ne faut pas aller plus vite que la musique et rester à l’écoute de la situation irlandaise, car tout n’y tient qu’à un fil. Les tractations doivent aller bon train, afin de gérer le calendrier de la finalisation du sauvetage en cours. S’il reste incertain, et comment pourrait-il en être autrement ? une incitation de plus sera donnée aux marchés pour qu’ils manifestent leur impatience et la reportent sur le Portugal et l’Espagne.

    A chacun son heure les ami(e)s bientôt notre tour et cela malgré la très forte personnalité charismatique de notre président,

    Il n’a pas non plus que des défauts de conduite, hélas j’ai bien peur qu’il n’y puisse pas grand chose lui aussi, savoir reconnaître que l’on ne peut pas tout maîtriser pas même les nombreuses forces autodestructives du marché,

    Heureusement que les personnes ne voient pas encore les choses comme nos élites, tout
    est bancaire et achetable maintenant,

    Si nous sommes encore des pauvres c’est une faute, si ne pouvons plus guère mieux consommer et les enrichir plus rapidement c’est encore une faute, vous vous rendez compte du mal que nous faisons à nos esprits,

    Cela me rappelle déjà l’image d’une société qui avait plutôt préféré faire le choix de sacrifier
    en premier les éléments les moins intellectuels et marqués en matière d’argent, malheureusement un peu plus tard la faillite générale intervient pour tout le reste du monde,
    quand viendra le jour de leurs prochaines lamentations sur les marchés ?

    Le dernier jour d’un condamne – Victor Hugo

    « Adieu l’espoir, adieu les roses,
    adieu la nature et le vent ;
    tout cela n’est plus à moi.
    Et Marie, ma pauvre fille !
    Qui t’aimera désormais ?
    Mon coeur saigne toute ma rage… »

    Qui parle ? ( du passé, du présent, du futur ) Un homme semblable à tous les autres, dans l’attente de la mort. Dehors dans la lumière pâle du petit matin, la guillotine projette son ombre sur le pavé. Dans quelques heures, ( dans quelques mois, dans quelques années) cet homme sera exécuté. Son crime ? Il n’en dit rien. Le temps presse. Sur le papier qui lui reste, il jette encore ses terreurs et ses angoisses, ( son ressenti, ses réflexions, ses impressions, le témoignage d’une vie plus ou moins réussie dans le terrestre ) se souvient du bonheur enfui… Qu’espère t-il ? Conserver la force de se tenir dignement debout jusqu’à la fin.

    « Que ce que j’écris (aujourd’hui) puisse être un jour utile à d’autres, ( du lointain futur) que cela arrête le juge prêt à juger, ( le bourreau prêt à me lancer une autre pierre ) que cela sauve des malheureux innocent ou coupables, de l’agonie à laquelle je suis condamné… »

    1. Un doute m’habite, Jérémie…
      « Heureusement que les personnes ne voient pas encore les choses comme nos élites, tout
      est bancaire et achetable maintenant,  »
      Qu’entends-tu par là..??

    1. Les ventes d’art contemporain des 9 et 10 novembre 2010 ont rapporté un total 495 millions de dollars pour Sotheby’s et Christie’s, soit 66 millions de dollars de plus qu’en 2007, l’année ayant précédé l’éclatement de la crise financière venue ébranler les économies occidentales.

      Ce résultat a annoncé une relance pour l’art contemporain avec néanmoins un bémol, à savoir que les acheteurs ont tablé sur les valeurs sûres du marché, notamment Roy Lichtenstein crédité de 42,6 millions de dollars pour « Ohhh… Alright » et Andy Warhol dont une fameuse bouteille de Coca Cola a atteint 35 millions de dollars. Par contre, les artistes qui en 2007 avaient fait l’objet d’achats spéculatifs comme Damien Hirst ou des peintres chinois tel Xiaogang sont désormais devenus délaissés, preuve que les amateurs n’ont plus recherché que du solide.

      L’immobilier parisien, c’est pas de l’immobilier lambda. Ça marche plutôt suivant les courbes du marché de l’art contemporain (au dessus) ou celui des ventes de meubles de prestige.
      Warrhol (de la merde de peinture flash acrylique qui vieillit mal, soit-dit en passant) ou Liechtenstein, c’est du beau quartier parisien, Hirst ou Xiaogang, de la villa nouveau riche à Vegas ou Miami. Peanuts.

    2. @ Vigneron

      Totalement d’accord avec toi. L’art contemporain officiel est devenu de la spéculation pure et dure, sans aucun rapport avec la réalité de l’art.

      Mais investir dans la merde à la mode c’est dangereux: les collectionneurs qui ont payé des fortunes pour des « oeuvres » d’artistes très côtés dans les années 50 ne peuvent pas les vendre aujourd’hui, parce que ça ne vaut plus rien.

      Au XIXe siècle, les riches payaient des fortunes pour des Bouguerau et des Meissonier que personne connaissait 30 ou 40 ans après, pendant que les impressionnistes faisaient rire. Comme toujours et en tout, l’histoire se répète…

      Ce qui est constant depuis quelques siècles c’est que, en art, le Pouvoir, l’Argent, l’Université et les Académies se trompent toujours.

    3. En mai 1961, suite à une dispute avec son père, propriétaire d’une usine de conserves qui le traitait d' »artise de merde », Piero Manzoni déféqua dans 90 petites boîtes de conserves — plus précisément, il déposa trente grammes d’excrément par boîte, pour vendre par la suite ces boîtes au prix de trente grammes d’or selon la valeur du cours de l’or — boîtes sur lesquelles fut inscrit « merde d’artiste » en différentes langues.

      Ces boîtes furent toutes vendues et se retrouvent maintenant dans diverses collections d’art dans le monde entier. Elles se négocient à un prix élevé, à l’exception toutefois de quelques-unes qui explosèrent probablement à cause de la corrosion et de la pression du gaz…[réf. nécessaire]

      Aujourd’hui, la valeur d’une boîte est d’environ 30 500 € (25 000 à 35 000 USD).
      http://fr.wikipedia.org/wiki/Merda_d'Artista

    4. @ Pierre

      Tout à fait. J’ai un documentaire sur ce génie du marketing…

      Ça me rappelle une histoire vraie raconté par je ne sais plus quel peintre (peut-être McAvoy dans son Journal). Il va chez un ami, qui lui montre sur une table la dernière « oeuvre » qu’il a acheté: des espèces de pierres noires faîtes par un « sculpteur » connu. « – Alors, tu en penses quoi? – C’est de la merde… – Comment tu as deviné?? – Deviné quoi? – Que c’est de la merde cuite au four… »

    5. Il s’agit de la manifestation d’un début de fuite devant la monnaie.

      En effet, les actions ça a eut payé… reste le solide, tangible et durable : l’immo commercial et résidentiel haut de gamme, et toutes les sortes de placements « de prestige », art, voitures de collection, bijoux fantastiques, etc.

    6. @ Pablo 75,

      Ce qui est constant depuis quelques siècles c’est que, en art, le Pouvoir, l’Argent, l’Université et les Académies se trompent toujours.

      =>
      Et si ce n’était pas seulement en matière d' »art » ?

  33. Jeudi 25 novembre 2010, vers 11h45 :

    Italie : taux d’intérêt des obligations à 10 ans : 4,395 %.

    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GBTPGR10:IND

    Espagne : taux d’intérêt des obligations à 10 ans : 5,148 %.

    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GSPG10YR:IND

    Ce qui se passe en ce moment même en Espagne est très important.

    Les marchés internationaux n’ont plus aucune confiance dans la capacité de l’Espagne à rembourser ses dettes.

    Portugal : taux d’intérêt des obligations à 10 ans : 7,009 %.

    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GSPT10YR:IND

    Irlande : taux d’intérêt des obligations à 10 ans : 8,975 %.

    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GIGB10YR:IND

    Grèce : taux d’intérêt des obligations à 10 ans : 11,906 %.

    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GGGB10YR:IND

  34. Bientôt Noël, dans sa hotte papa Noël a plein de lingotin pour les pauvres petits riches.

    CPoRDevises, établissement de crédit filiale du Crédit Agricole, commercialise à partir du 24 novembre des lingotins d’or. Plus accessibles que le lingot de 1kg, ils devraient connaître un grand succès.
    CPoRDevises propose à partir du 24 novembre des lingots d’or fin (999,9 millièmes d’or fin) en petits lingots de 500g, 250g, 100g et 50g. Pour les acheter, il suffit de passer par votre banque habituelle qui les commandera à CPoRDevises, ce dernier ne les vendant pas directement au public.
    Le journal des finances

    1. Revoir d’urgence : »Bowling for Colombine » de Michael Moore .

      .. »Ce film est un documentaire, une critique de la société américaine, et tente de répondre à cette question : « Pourquoi le nombre d’homicides par arme à feu est-il proportionnellement plus élevé aux États-Unis que dans les autres pays ? ». Le titre fait référence à la fusillade du lycée Columbine en 1999 où 12 lycéens et un professeur furent assassinés par deux de leurs camarades. Cet événement a également inspiré le film Elephant de Gus Van Sant. »

  35. Un mécanisme de « clauses d’action collective » est proposé, qui permettrait d’imposer à l’ensemble des créanciers ayant souscrit à une émission donnée une décote de leurs obligations, ou un rééchelonnement de la dette, une fois les propositions de l’émetteur adoptées par une majorité qualifiée.
    HAHAHA, mort de rire, les obligations c’est censé être la sureté, c’est censé être une obligation … ça perd tout son intérêt avec cette clause « on est obligé de vous payer, sauf si on n’en a pas envie », c’est ça la nouvelle obligation ? hahaha
    Oui c’est sûr avec ça on va sauver l’Europe.

    1. @ F. Leclerc

      Il ne croit pas son collègue espagnol, alors, qui a averti, comme vous l’avez rappelé, qu’il faut sérieusement accélérer la fusion des Cajas de Ahorro.

  36. La propriété, c’est Google [blog du mondiplo]

    Une étude de Bloomberg explique par exemple comment Google arrive « en toute légalité » à ne payer que 2,4 % d’impôts sur les 12,5 milliards de dollars de bénéfices réalisés en dehors des Etats-Unis.

    L’astuce ? Très simple. Google a installé une holding aux Bermudes, qui détient les droits sur ses brevets et sa « propriété intellectuelle »(moteur de recherche, publicité en ligne et marques déposées). Cette holding possède une filiale en Irlande, Google Ireland Ltd, qui contrôle toutes les activités de Google en Europe, au Moyen-Orient et en Afrique.

    1. Le monde, les peuples, les cultures, les lois, la justice, le ciel, la terre, l’univers ne devrait pas toujours appartenir à des marques, à des élites mondiales de plus en plus corrompus et influencés par les seules valeurs du commerce et de l’argent supplémentaire, l’histoire ne devrait pas toujours non plus appartenir au seul esprit bien prévisible et machinal de la multitude, plus c’est gros plus ça passe à l’image,

  37. Plusieurs points ne cessent de m’étonner depuis quelques temps:
    – la pérennité des agences de notations qui ont démontré leurs lacunes. Aucunes d’elle n’a subi le sort d’Andersen après Enron alors que les notations des produits dérivés étaient un conflit d’intérêts encore plus grave;
    – la mise en place de mesures de purge budgétaires qui vont entrainer exactement le contraire de ce qu’on voulait éviter c’est-à-dire la déflation;
    – l’exergue en modèle de l’allemagne, pays continental, qui a une politique de passager clandestin dans les relations internationales;
    – le tropisme chinois alors que c’est l’Afrique et son développement qui concerne directement les pays européens.

    J’en conclus donc que nos dirigeants ne réfléchissent plus et appliquent des solutions d’experts qui n’ont de compte à rendre qu’à eux même. Donc à quoi sert de voter?

    1. @sns:
      -on doit voter principalement pour prolonger la démocratie, qui est en péril, et pour préserver le peu de libertés qui nous sont encore accordées;
      -on doit voter par respect de ceux qui sont morts pour le droit de vote et morts pour la liberté;
      -on doit voter pour faire entendre son avis: il y a toujours un candidat plus proche de notre vision que les autres. Et quand ce n’est pas le cas voter blanc c’est aussi exprimer une opinion!

      Ne vous laissez pas embobiner par ces propos de café du commerce qui laissent entendre que le vote est inutile: ne plus voter renforce le système en croyant le combattre! On commence par dire que le vote est inutile et puis on finit par avoir peur quand on entend le bruit des bottes dans la rue après le couvre-feu…

      Cordialement à vous

    2. @ sns et D-croissance,

      Voter signifie aujourd’hui veauter pour des partis, c’est-à-dire des Hommes de pouvoirs, en place depuis toujours et pour toujours.
      Nous avons pu, pouvons et pourrons encore longtemps (c’est à craindre) apprécier à sa pleine mesure le respect de l’électorat, la légitimité, la loyauté et la pertinence des actions (il s’agit encore de vote, ou plutôt du fait d’entériner des textes moyennant simili débat souvent résumé en obstruction partisane stérile tenant lieu de débat, quand elle existe) des représentants élus : c’est-à-dire leur auto-suffisance, leur discipline de parti, leur asservissement aux pouvoirs établis et leur parfait mépris de l’électorat.
      Il n’y a, à la vérité, plus que 3 solutions pour que le vote ne se transforme plus en veaute : voter pour des petits partis émergents honnêtes dans leur démarche (si ils existent, la difficulté étant de les trouver), voter blanc, ou ne pas voter. Mais si vous avez de meilleurs idées, surtout n’hésitez pas à nous en faire part.

      Cdt.,

  38. TROP GROS POUR ÊTRE AVALÉ

    Seule une plus grande foi envers le banquier pourra apaiser et ralentir le monde non pas pour
    ce qu’il est devenu aujourd’hui après avoir tout raflé, tout gagné, mais pour ce qu’il peut encore devenir après avoir tout perdu, l’homme dans l’histoire passe souvent par plusieurs états et civilisations différentes, de systèmes avant de pouvoir passer à autre chose, la multitude peut même de nouveau se faire avoir quelques temps, en embauchant par exemple un plus grand tueur à gage contre tout ce qui pourrait encore la contrarier de nos jours à l’image.

  39. Dans un tel monde de marchands et de dirigeants, tout ce qui pourrait encore sécuriser matériellement la multitude, pourrait même davantage être avalé graduellement par tous pour mieux lui faire plaisir nouvellement, surtout si un plus grand conditionnel d’accès aux choses
    se mettait en place pour mieux répondre en masse à nos premiers besoins vitaux, par exemple dans l’idée d’une meilleure dégustation des choses et des plats, c’est juste qu’il faut encore mieux préparé tous les esprits à cela, aussi bien les plus petits que les plus grands. Un grand mal peut en cacher un autre, encore plus si le premier mal influence continuellement les êtres à ne même plus voir le second mal personnifié qui se prépare en coulisses, évidemment à ce moment là il sera trop tard pour faire machine arrière, afin de mieux changer de régime alimentaire, C’est important d’avoir encore de très bons modèles de vie sous les yeux de nos jours, sinon à quoi servirait encore les informations et l’antenne.

  40. Bonjour à toutes et tous,

    Au sujet de l’Espagne, (où je réside depuis 2005) : 4ème économie d’Europe, certes, cependant, à bien regarder sur quoi est basée cette économie…
    Si l’Espagne a connu un fort développement depuis une quinzaine d’années, c’est exclusivement grâce aux divers financements Européens, lesquels, du reste, n’ont pas été utilisés à très bon escient…
    Cette manne financière a été utilisée en grande majorité à développer trois axes économiques, qui sont le tourisme, les services et l’immobilier, au détriment de son économie de base, l’agriculture, et au développement industriel potentiel.
    Ce qui faisait l’attrait du tourisme « ancestral » espagnol, était de pouvoir trouver des séjours ensoleillés à des prix relativement intéressants, ce qui n’a pas duré… Et les Espagnols se sont un peu pris tels des Monégasques, développant à l’extrême le tourisme « de luxe » qui a fait flamber les prix, sans avoir tenu compte de la concurrence de destination plus exotiques d’un rapport qualité/prix meilleur marché proposée par les voyagistes…
    Le même phénomène s’est observé avec l’immobilier dont les prix connaissaient une surenchère de quasiment 100 % par an…
    Je passe rapidement sur le phénomène de corruption qui règne toujours ici…
    Bref, l’Espagne est peu à peu devenue trop chère en rapport aux prestations offertes…
    L’autre souci, c’est que culturellement parlant, il aurait été très difficile de développer le secteur industriel « lourd » dans ce pays ; Le rythme de vie et de travail n’ont rien à voir avec des pays tels l’Allemagne ou la France… L’Espagne reste un « pays du sud », le pays du « doucement le matin et pas trop vite le soir »… ¨ ; Je le vis au quotidien depuis 5 ans…
    Et les politiques menées depuis cette période, en Espagne, on laissé croire à la population que son pays était devenu un pays riche, incitant à l’endettement hypothécaire sur 40, 50, 60 ans, sur des valeurs qui n’en avaient finalement que peu… 80% des ménages Espagnols sont propriétaires, à crédit, de leur habitat et souvent d’une résidence secondaire,, et bénéficiaient il y encore peu, de lignes de crédits à la consommation quasi sans limites…
    Le retour à la réalité de 2008 a été brutal pour beaucoup d’entre eux… Et aujourd’hui, l’activité économique est reprise en main par les étrangers (beaucoup d’origine chinoise) qui rachètent à très bon prix tous les commerces possibles, y compris les traditionnels « bars à tapas »…
    En conclusion, on ne peut avoir le beurre et son argent et qu’à force de vouloir « flatuler plus haut qu’on a l’anus », on finit par subir les retombées nauséabondes…
    Bien à vous… Philippe

    1. @Philippe Meoni,

      Extrait du wikipedia consacré à l’Espagne:

      « Restée longtemps un pays agricole, l’Espagne a connu d’importantes mutations socio-économiques dans le dernier quart du XXe siècle. Elle possède aujourd’hui une économie diversifiée, grâce notamment à la croissance rapide de l’industrie depuis les années cinquante et à l’essor du tourisme. Entre 1995 et 2001, les emplois industriels ont augmenté de 38 %. À partir de 1964, une série de plans de développement a contribué à l’expansion économique du pays. Le développement des industries métallurgique et textile, de la construction navale et de l’extraction minière a été privilégié. L’Espagne est devenue en moins de vingt ans une grande puissance industrielle et agricole. Le tourisme est aussi très important, représentant 5 % du produit intérieur brut. Le pays reste toutefois dépendant de la construction de logements. »
      http://fr.wikipedia.org/wiki/Espagne#.C3.89conomie

      Secteur secondaire [modifier]
      Article détaillé : Parcs industriels d’Espagne.

      « Les régions les plus industrielles sont la Catalogne, le Pays basque et Madrid.

      L’Espagne est au cinquième rang mondial dans les domaines de productions de machines-outils (Pays basque), de construction navale (Galice) et de l’automobile (SEAT, FASA-Renaud, Ford, PSA Peugeot Citroën). »
      http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89conomie_de_l%27Espagne#Secteur_secondaire

      Quant aux Espagnols, ils seraient de grosses feignasses, n’est-ce pas ?
      –> Je n’en crois pas un mot, et il ne serait pas difficile de prouver que les espagnols travaillent plus dans l’année et dans leur vie que les Allemands et font moins la grêve, cherchez vous-même les chiffres sur l’internet.

      Décidément, l’auto-dénigrement semble semble une spécialité très latine, c’est déjà cet état d’esprit de looser qu’il faut changer dans nos pays. Les Allemands, les Anglais et les Américains ne s’embarrassent de ces états d’âme et il suffit de vous écouter parler pour les renforcer dans leur conviction que les latins sont effectivement de grosses feignasses ce qu’ils ne sont vraiement pas.

      Flute !

    2. A vous lire on se demande ce que vous y foutez encore… Je ne pense pas qu’ils comptent sur des amis de l’Espagne comme vous pour se relever du désastre. Et ils ont bien raison.

      On s’interroge au demeurant sur ce a bien pu vous y attirer, pour en parler aujourd’hui si discourtoisement.
      Peut-être le soleil, les toros, les andalouses, le Rioja, le Serrano, les tapas et les jolis premiers tercios de la spéculation financière et immobilière précédant la prévisible cornada de la triste faena finale…

    3. @Vigneron,

      On dirait du Marcel Dassault dans le texte, la même propagande, la même vulgarité et absence de culture, etc.

      Que ce monsieur aille donc péter ailleurs, ça nous évitera d’avoir à lire ses foutaises.

    4. Bonjour Ken Avo et vigneron

      Je me suis expatrié, avec femme, enfant et belle-mère, en Espagne en 2005 croyant trouver des cieux plus propices que ceux que nous destinaient un futur candidat-président français : sarkozy.
      Pourquoi l’Espagne ? D’abord parce que je maîtrisais mieux le Castillan que l’Anglais, en l’absence de connaître d’autres langues, aussi parce que l’idée de vivre dans le « smog » me séduisait moins que sous le soleil et les températures Espagnoles et enfin, pour ne pas trop m’éloigner de ma famille et amis restés en France. (Et non pas pour les raisons avancée par vigneron, d’autant que je suis farouche opposant à la barbarie tauromachique…)
      Maintenant, ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit… Non, les Espagnols ne sont pas de grosses feignasses, je parlais juste de rythme de vie, inadapté au rythme de croissance exigé par l’europe, à tel oint qu’en 2006, le gouvernement espagnol, lui même, a tenté de modifier les horaires de travail au modèle « nordique » et s’est confronté à une véritable levée de bouclier de la part des travailleurs…
      Néanmoins, voyez les sources officielles suivantes (tableau de bas de page) : La production moyenne de PIB par heure travaillée était, par exemple en 2005, de 90,6 pour un Espagnol, pendant que la moyenne EU était de 101,9… La tendance c’est d’ailleurs plus ou moins maintenue dans les même proportions les années suivantes.
      http://www.asesorfinancieroybolsa.com/articulosdeopinion/20081123situacioneconomicadeespana.htm
      Au plan économique, voyez sur le lien suivant :
      http://www.spainbusiness.com/icex/cma/contentTypes/common/records/viewDocument/0,,,00.bin?doc=4404443
      Tiré du tableau page 2 :
      Agricultura, ganadería y pesca 23.877 – 2,3%
      Energía 24.613 – 2,3%
      Industria 123.191 – 11,7%
      Construcción 104.828 – 10,0%
      Servicios 699.641 – 66,6%
      – Servicios de mercado 541.852 – 51,5%
      – Servicios de no mercado 157.789 – 15,0%
      Impuestos netos sobre los productos 75.001 – 7,1%
      PIB a precios de mercado 1.051.151 – 100,0%
      L’industrie ne représente que 11,7% de la production globale…
      Bref, pour finir, je ne relate ici que la même autocritique de la part des Espagnols avec lesquels je vis chaque jour… Ils savent qu’ils ont vécu au dessus de leurs moyens, influencés par la propagande politique des 20 dernières années… Et si je reste dans ce pays, malgré tout très accueillant, c’est que, pour le moment, j’y suis encore mieux qu’en France…
      Bien à vous

  41. Ken avo, ma culture ne se limite pas à un vulgaire copier-coller issu de wikipedia telle la vôtre… D’autre part, je parle en connaissance de cause pour vivre en permanence dans ce pays depuis suffisamment de temps pour en connaître les rouages culturels, sociologiques, économiques… Bref, comme on dit, c’est du vécu et non pas une simple approche sortie des médias français qui vous bobardent á longueur de temps…
    Et, cerise sur le gâteau, je vis désormais avec une Espagnole, fonctionnaire de surcroît, ce qui me donne accès à des sources statistiques officielles et qui abonde également dans le sens de mes critiques… Pour dire que les Espagnols, contre toutes vos attentes, ne se bercent plus d’illusions sur le rôle des gouvernants successifs de ce pays et acceptent de reconnaître quand ils se sont trompé…

  42. Nous sommes tous des PIGS !

    – pour les statistiques, je sais pas ….

    mais un aperçu musical au hasard :
    – « En la fuente del rosel » / Juan Vasquez XVI°s. / Teresa Berganza ( Mezzo Soprano) & Narciso Yepes
    http://www.musicme.com/#/Teresa-Berganza/titres/En-La-Fuente-Del-Rosel-t39156.html?play=0028947754893-03_29

    –  » El lagarto esta llorando » / Federico Garcia Lorca / Paco Ibañez ( chanson pour une petite fille )
    http://www.musicme.com/

  43. puisque rien ne marchera dans ce qui est proposé, c’est le « fou du roi », à savoir monsieur Cantona, qui agit.
    Peut-être pas le 7 décembre, mais, dans les faits, et face aux évidentes insolvabilités déjà là, les créanciers n’achèteront même plus le Bund allemand.
    Alors? Si la BCE n’intervient pas en achetant les actifs toxiques, les créances pourries, privées ou publique, on s’en fout totalement, une violente déflation menacera. C’est pourquoi, le dos au mur et en reniant tous ses principes, la BCE interviendra comme l’a fait la Fed et comme le fait constamment la Banque du Japon depuis vingt ans.
    Cela ne résoudra pas grand’chose au sens ou cela réduirait la dette, mais cela est une impossibilité mathématique, avec ou sans croissance, avec ou sans rigueur.
    Sans l’introduction du SMT – qui, de toute évidence est ignoré- il n’y aura aucune possibilité paisible d’en sortir. C’est vrai que les crises sociales succéderont aux crises sociales, et cela finira dans le sang, hélas!

Les commentaires sont fermés.