L'actualité de la crise : LA CRISE DE TROP, par François Leclerc

Billet invité

Les événements sont en train de prendre en Europe une drôle de tournure, confirmant que l’Irlande est la crise de trop. L’accalmie enregistrée lundi matin sur les marchés n’est plus qu’un vague souvenir. Annoncé à toute vitesse, le sauvetage irlandais n’a été adopté que dans son principe, et sa concrétisation est depuis devenue hypothétique. Plus on entend affirmer que la situation serait maîtrisée, moins elle se révèle l’être.

Loin d’être circonscrite à un seul pays, la crise est en train de s’inviter non seulement au Portugal et en Espagne, les deux futures victimes toutes désignées, mais menace directement par ses répercussions la Grande-Bretagne – pourtant hors zone euro – ainsi que le système bancaire européen, à commencer par celui des Allemands.

Ce ne sont pas seulement les taux obligataires des pays de la zone des tempêtes qui se retendent – après ne s’être que faiblement détendus – c’est l’euro qui connaît un nouvel accès de faiblesse prononcé vis-à-vis de toutes les grandes devises. Ce sont aussi les valeurs financières (celles des banques) qui sans exception trinquent depuis deux jours sur toutes les places boursières européennes, entraînant avec elles les indices dans leur chute.

Se prévalant à tort d’avoir cette fois-ci en main les outils permettant de réagir et de contrôler la situation, les autorités européennes n’ont pas compris que les marchés réclament dorénavant une solution globale à la crise de la dette européenne. Or, elles n’ont pas de réponse crédible à leur apporter et se réfugient derrière un fonds de stabilité qui ne fait pas le poids.

Trois stades de cette crise sont aujourd’hui observables simultanément, dans des pays différents, chacun posant problème.

À Athènes, la troïka vient de rendre son verdict – son rapport devant encore être adopté – réclamant d’importantes nouvelles mesures d’austérité qui vont accentuer brutalement le chômage, mais accordant dans son principe le versement de la 3éme tranche du prêt. Tout en laissant poindre la possibilité d’en étaler le remboursement ou d’accorder un prêt additionnel.

C’est une première reconnaissance officielle que le dispositif financier de soutien adopté n’est pas tenable, supposant possible un retour sur les marchés à son échéance, en 2013, après avoir dégagé les moyens de rembourser le prêt tout en réduisant comme exigé le déficit et la dette. Sans doute les Grecs ont-ils bénéficié de la relative mansuétude de leurs censeurs en raison de la simultanéité de cet examen de passage avec la crise irlandaise, ce qui montre que les autorités européennes ont conscience qu’ils marchent sur des œufs. L’Union européenne et le FMI sont dans la situation classique des banquiers qui doivent soutenir leurs débiteurs pour s’être déjà engagés auprès d’eux.

Le prochain examen de passage de la troïka est en février. Au rythme auquel de nouvelles mesures sont à chaque fois exigées, le passage dans l’économie informelle de Grecs toujours plus nombreux, qui y chercheront le moyen de survivre, est inévitable. Aboutissant à réduire les recettes fiscales du gouvernement au lieu de les augmenter…

En Irlande, où nous n’en sommes qu’au stade précédent – celui de l’obtention de l’aide – la situation politique a dérapé, rendant problématique l’adoption du nouveau budget 2011, dans le cadre du plan d’austérité de 4 ans qui devrait être rendu public d’ici à la fin de la semaine. Comment Brian Cowen, le premier ministre, pourrait-il tenir et ne dissoudre le parlement pour convoquer des élections qu’à partir de la mi-janvier, une fois le budget adopté ? Alors que de cette adoption dépend celle du plan de sauvetage de l’Union européenne et du FMI, à propos duquel de nombreux points importants faisant désaccord restent par ailleurs encore à régler.

L’incertitude est forte et va durer, alimentée par cette nouvelle dimension de la crise. Contribuant à la contamination d’autres pays européens. Sans que l’on puisse entrevoir cette fois-ci une quelconque pause ou accalmie.

Une troisième partie va se jouer demain mercredi à Lisbonne, où est organisée une manifestation qui, selon la presse portugaise, devrait rappeler par son ampleur celles qui suivirent le 25 avril 1974, date de la chute de la dictature salazariste et de la fin des guerres coloniales à l’initiative du MFA (Mouvement des Forces Armées). Les Portugais, les Grecs, les Irlandais et les Espagnols n’ont pas totalement oublié les temps durs de la misère, leur mémoire collective se trouvant ravivée par la dureté de ceux qui s’annoncent. Comme s’ils étaient rattrapés par un passé auquel ils croyaient avoir échappé.

Les invocations des uns et des autres étant de peu de poids pour conjurer le sort, et les autorités et gouvernements européens étant une fois de plus pris à contre-pied, quelle pourrait-être la nouvelle stratégie à envisager ?

Si un mérite doit être reconnu à Jean-Claude Trichet, c’est bien celui de la constance, y compris – et surtout – dans l’erreur. Lundi dernier, il a saisi l’occasion de la présentation devant le Parlement européen du rapport annuel 2009 de la BCE pour intervenir sur « la révision du cadre de la gouvernance ». Selon lui, 2011 devrait être l’occasion « d’une discussion approfondie sur la gestion financière et peut-être le début d’une modification du Traité » ; puis il a repris ses thèses favorites sur la résorption des déficits publics et l’arsenal de sanctions à prévoir pour ceux qui ne s’y résoudraient pas.

Devant la 6ème conférence des banques centrales, organisée par la BCE à Francfort, Dominique Strauss-Kahn a tenu un tout autre langage, appelant l’Union européenne à adopter une « stratégie de croissance commune » afin de « rompre les chaînes de sa faible croissance ». Précisant le même jour à l’occasion d’une conférence prononcée devant l’European Banking Congress : « Une vision européenne commune manque en matière de politique budgétaire, d’équilibres internes et du marché du travail ». Il a proposé de « créer une autorité budgétaire centralisée avec une indépendance politique comparable à celle de la Banque centrale européenne. Cette autorité établirait pour chaque pays sa politique budgétaire et allouerait des ressources à partir d’un budget central… ». Avant de reconnaître qu’une réalisation aussi ambitieuse n’était pas à portée immédiate, pour finalement préconiser un renforcement du rôle et du budget de la Commission, au détriment du Conseil européen.

Les Allemands persévèrent de leur côté, poussant leur projet de mécanisme de crise. La chancelière Angela Merkel l’a réaffirmé comme étant « une question de principe, [afin d’imposer] aux acteurs de marché d’assumer leurs risques ». Considérant « qu’il est important que nous en définissions assez rapidement les conditions futures, et que le marché ne soit pas soumis à des incertitudes ». Des dispositions qui auraient pour effet – mais elle ne le dit pas – de rendre le crédit plus onéreux pour les États et de les inciter à la vertu budgétaire. Les objectifs sont partagés avec Jean-Claude Trichet, mais les moyens ne sont pas les mêmes et demandent plus de temps.

Ces visions ont ceci en commun qu’elles sont des plans sur la comète et n’apportent aucune solution à une crise qui n’attend pas. En déclarant aujourd’hui à Stockholm « Le filet de sécurité est évidemment suffisamment grand pour l’Irlande », le président de l’Union européenne, Herman Van Rompuy a du prendre en compte les interrogations qui se multiplient à propos de la capacité qu’aura le fonds de stabilité de faire face à de nouvelles crises nationales, en particulier en Espagne. « Je ne veux pas spéculer sur les chiffres exacts, mais dans tous les cas, il n’y a pas de problème pour le mécanisme de stabilité européen, il n’y a aucun problème », a-t-il insisté pour convaincre.

Un autre son de cloche était entendu en Allemagne, où devant le Bundestag, le ministre des finances Wolgang Schäuble déclarait « C’est l’avenir de notre monnaie unique qui est en jeu [en Irlande] », l’Allemagne devant selon lui prendre ses responsabilités, faute de quoi « les conséquences économiques et sociales pour notre pays seraient incalculables ». Ce n’est pas un autre langage que tenait George Osborne, le chancelier britannique de l’échiquier, en annonçant devant le parlement britannique que le prêt de 8 milliards de livres à l’Irlande qu’il défendait correspondait à « l’intérêt national », bien qu’obligé de reconnaître qu’il en « espérait le remboursement ».

Appelant à la vigilance, Miguel Ángel Fernández Ordóñez, le gouverneur de la Banque d’Espagne, soulignait devant le Sénat espagnol que les effets de la crise irlandaise « se sont étendus » aux pays périphériques de la zone euro et qu’ils « se sont fait sentir » sur la dette espagnole. Avec la même fermeté dans la voix que José Sócrates, le premier ministre portugais, Elena Salgado, la ministre espagnole de l’économie, écartait « absolument » tout effet possible de contagion.

Chaque fois qu’il est prononcé, ce discours sonne pour les marchés comme le signal qu’ils attendent. L’Espagne, selon une expression qui fait florès dans la presse, est « la dernière digue » qui protège l’euro. Les analyses ne manquent pas, à disposition des marchés, qui détaillent l’énormité de sa bulle immobilière – et sa dette privée afférente – ainsi que la faiblesse de son réseau de caisses d’épargne, même restructuré.

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203 réflexions au sujet de « L'actualité de la crise : LA CRISE DE TROP, par François Leclerc »

  1. Je suis un de vos « fans », mais permettez une once de critique : vous abordez plus rarement le cas de la digue française dans vos excellents billets. Vous n’êtes pas du genre à prétendre que nous sommes comme le village invincible, mais l’exception française semble se perpétrer dans vos articles.
    « vive la digue ! »

    1. Permettez-vous ! j’en parle peu parce que je suppose les faits mieux connus.

      Pardon aux Belges, Suisses, Québécois(es) et Francophones du Moyen-Orient, d’Afrique et d’Asie. Sans oublier celles et ceux d’Amérique centrale et latine (cela fait beaucoup de monde!)

  2. A propos de l’Espagne :

    – Emprunt à 3 mois :

    Le 26 octobre 2010, l’Espagne avait lancé un emprunt à 3 mois : l’Espagne avait dû payer un taux d’intérêt de 0,951 %. Un mois plus tard, mardi 23 novembre, elle a dû payer un taux d’intérêt de … 1,743 % !

    – Emprunt à 6 mois :

    Le 26 octobre 2010, l’Espagne avait lancé un emprunt à 6 mois : l’Espagne avait dû payer un taux d’intérêt de 1,285 %. Un mois plus tard, mardi 23 novembre, elle a dû payer un taux d’intérêt de … 2,111 % !

    – Emprunt à 12 mois :

    Le 19 octobre 2010, l’Espagne avait lancé un emprunt à 12 mois : l’Espagne avait dû payer un taux d’intérêt de 1,842 %. Un mois plus tard, mardi 16 novembre, elle a dû payer un taux d’intérêt de … 2,363 % !

    – Emprunt à 18 mois :

    Le 19 octobre 2010, l’Espagne avait lancé un emprunt à 18 mois : l’Espagne avait dû payer un taux d’intérêt de 2,009 %. Un mois plus tard, mardi 16 novembre, elle a dû payer un taux d’intérêt de … 2,664 % !

    – Emprunt à 10 ans :

    Le 16 septembre 2010, l’Espagne avait lancé un emprunt à 10 ans : l’Espagne avait dû payer un taux d’intérêt de 4,144 %. Deux mois plus tard, jeudi 18 novembre, elle a dû payer un taux d’intérêt de … 4,615 % !

    – Emprunt à 30 ans :

    Le 16 septembre 2010, l’Espagne avait lancé un emprunt à 10 ans : l’Espagne avait dû payer un taux d’intérêt de 5,077 %. Deux mois plus tard, jeudi 18 novembre, elle a dû payer un taux d’intérêt de … 5,488 % !

    Dépêche AFP

  3. Je crois que la machine est devenue si folle qu’il en devient plus important d’observer les réactions du corps social dans chaque pays, car ce sont elles qui conditionneront les politiques de « l’après ».
    Cela dit, quel travail MM.. Jorion et Leclerc !

    1. Après l’inauguration d’une vague de résistance digne à Londres le 10 novembre,
      un crescendo européen des protestations est possible,
      en réponse aux politiques de soutien des banksters par les gouvernements à leur service,
      à commencer par le Portugal demain, puis l’Irlande samedi.
      Les travailleurs grecs et espagnols savent aussi qu’ils devront montrer les dents.
      Pour la France, patience, le tour de chauffe était bon.
      La risposte générale arrivera le moment voulu.

  4. l’espagne selon une expression qui fait florès dans la presse, est « la dernière digue » qui protège l’euro. avec 295 % de dette ,l’e-u est bien protéger!pour quand le tsunami financier(le24.12.10)…..?

  5. La dette : noeud coulant qui étrangle les peuples pour sauver les profits des gandes banques !

    Si l' »Irlande est ainsi aujourd’hui au coeur de la tourmente c’est que l’Irlandais s’est considérablement en detté pour commencer à éponger les pertes abyssales des banques irlandaises sans la spéculation immobilière. En raison du coût fantastique de ce sauvetage, le déficit de l’Etat irlandais a atteint 32 % du Pib en 2010? C’est dire à quel point le système financier que les Etats riches veulent suaver à tout prix est parasitaire ! Il aspire aujourd’hui l’essentiel des richesses de tous les grands pays

    1. On solde même le pain
      26 mai 2010 Ta Nea Athènes
      Sur le marché central d’Athènes.

      Sur le marché central d’Athènes.
      AFP

      Les boulangers d’Athènes viennent de décider de fixer le prix du pain à 50 centimes car, avec la crise, les Grecs en consomment de moins en moins. Cette initiative pourrait s’étendre à d’autres secteurs.
      Dimitra Skoufou

      Il y a quelques jours, quatre-vingt-un vendeurs et producteurs maraîchers de la région de Thessalonique ont annoncé qu’à partir du 1er juin, ils casseraient le prix des fruits et légumes sur les marchés après 12h, à hauteur de 50%, pour les familles nombreuses et les chômeurs.

      C’est aujourd’hui au tour des boulangers. L’Union des boulangers d’Athènes a décidé de brader le prix du pain frais à certaines heures de la journée. « Nous avons proposé à nos membres de baisser le prix comme ils le souhaitent, pour aider les plus défavorisés », explique le président de l’Union, Andréas Christou. L’offre est valable à la mi-journée, soit de 14h à 16h. La miche de pain (en moyenne 350 grammes) coûtera 50 centimes au lieu de 80, voire 1 euro traditionnellement. « C’est un prix raisonnable », ajoute Christou. Le type de pain et la durée de l’opération n’ont pas été précisés. L’initiative a pour but d’aider les plus défavorisés, qui sont les premiers touchés par la crise.

      Certains boulangers n’ont cependant pas attendu cette décision et bradent leurs prix depuis le début de l’année, pour concurrencer les supermarchés et surtout pour garder leur clientèle. En ces temps difficiles, les Grecs réduisent de plus en plus leur consommation de produits de première nécessité et s’en tiennent à l’essentiel. La consommation de pain aurait baissé de 20% par rapport à l’année dernière, et la fréquentation des marchés de 30%.
      Un Grec sur quatre sous le seuil de pauvreté

      Certaines associations de consommateurs souhaiteraient que cet exemple inspire d’autres unions de commerçants. Athènes fait en effet partie des capitales les plus chères d’Europe alors que le revenu de base y est l’un des plus bas. Un Grec sur quatre vit sous le seuil de pauvreté européen. Certains conseillent vivement d’agir pour arrêter l’hémorragie.

      Après les hôteliers, les boulangers et les maraîchers, le mouvement gagne les banques. Certaines sont contraintes de réduire les mensualités des prêts de leurs clients de 50, voire 70% pour être remboursées. Il y a quelques années, ces mêmes banques poussaient les Grecs à prendre des crédits à la consommation ou immobiliers, et surtout des cartes de crédit.

      Face à la crise, les banques craignent la banqueroute et réagissent dans l’urgence. Il est aujourd’hui devenu presque impossible d’obtenir un prêt. Elles essaient avant tout de sauver ceux qui sont en cours. Les chiffres sont alarmants : près de 13,4% des prêts contractés par les Grecs sont au bord du défaut de paiement. Alors mieux vaut réduire les mensualités que multiplier les procédures de défaut de paiement.

      26.05.2010

    2. Complément : rappelons-nous que la Grèce a connu il y a pas très longtemps le régime militaire des « colonels ». Le berceau de la démocratie a vite fait de la mettre au rancart quand ça va mal.

    1. C’est celui qui est débiteur qui a le ‘vrai’ pouvoir, car s’il ne veut plus du tout payer ou très peu (et à ses conditions) l’autre partie perd TOUT.
      On essaye de nous manipuler en faisant croire exactement le contraire…
      Qu’un pays déclare demain qu’il ne remboursera qu’un quart de sa dette et bien ne vous inquiétez pas il s’en trouvera toujours qui seront d’accord et même de lui reprêter à meilleur taux car s’il n’y a plus personne à qui prêter c’est la faillite des prêteurs et à la vitesse tgv.Au niveau d’un particulier le rapport de force est moins ‘favorable’ mais au niveau des états surtout des plus gros…aucun problème (voir US/UK).

      Concernant le marché à Athènes ils appliquent le ‘yield management’ outil banal dans le transport aérien…comme quoi pas besoin d’un bac + 10, l’humain est créatif et le restera.

  6. @F. Leclerc

    je vous trouve bien enthousiaste sur la pathétiquement scélérate déclaration de DSK. Vous oubliez de dire qu’il préconise le renforcement de l »immigration et l’assouplissement de l’encadrement juridique du travail(pour plus de dumping social) et d’autres stupidités criminelles du même ordre.
    Et s’il parle de frein à ce glorieux projet, ce n’est ni du fait des banquiers ni des politiques mais du conservatisme des gueux.

    Excusez moi, mais je vous trouve à coté de la plaque sur cette description de DSK comme une sorte d’homme providentiellement lucide et courageux dans l’intérêt et le bonheur des peuples.

    Pour en savoir un peu plus sur le discours de DSK

    http://www.marianne2.fr/Quand-DSK-devoile-son-plan-secret-pour-l-Europe_a200027.html

    1. Relisez-moi, suis-je vraiment enthousiaste à propos des déclarations de Dominique Strauss Kahn et en quoi donc ?

      Ses propos me semblent explicites et je ne les endosse pas plus que ceux de Jean-Claude Trichet (pour rester entre Français, que les autres francophones me pardonnent).

    2. La position de DSK et de ses semblables est très claire et s’exprime par le remplacement de « gouvernement » par « gouvernance ».
      Le résultat des élections dites démocratiques étant de plus en plus aléatoire, il devient nécessaire de ne plus être élu mais d’être nommé ou autoproclamé.
      Le rêve de DSK n’est pas d’être le concurrent de NS en 2012, mais de devenir le patron de l’Europe.
      L’Europe, contrairement aux messages publicitaires qui ont accompagné sa formation, n’est pas un aboutissement de la démocratie mais sa fin y compris dans les pays qui l’ont vu naître dans les temps modernes.

    3. Il ya eu ‘deal’ en 2007 entre sarko et DSK tout le monde le sait.D’ou l’envoi face à sarko de S Royal qui n’avait aucune chance car il  »fallait » que sarko passe pour la réforme des retraites, bouclier fiscal etc.Exit DSK au FMI..et retour d’ascenseur en 2012…dsk sous la casaque ‘ps’ va achever la sale boulot….de destruction de la sécu.Qui croit encore que cet individu est socialiste ou alors quelle est la définition de socialisme de nos jours?
      Voir les sondages délirants en faveur de DSK ce jour…même dans la presse sarkoziste(paris match)..dans le nouvel obs c’est plus que du délire….

      http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/politique/20101123.OBS3447/sondage-quand-dsk-ecrase-sarkozy.html

    4. Hhmm…En effet, Kerjean.
      Reporter de façon neutre n’implique pas de s’engager. Contrairement à la presse et aux médias habituels.
      L’art est toujours délicat et c’est ce qui fait sa beauté.

    5. Au fait, Kerjean, je t’ai répondu sur mon accusation de fascisme.
      Et j’espère que tout être humain sera faire aussi la différence entre un homme qui pense à son peuple et un homme qui pense penser à son peuple alors qu’il est fou.

    6. @Dissy
      allons, tout ceci était prévisible. Chacun sait de longue date que DSK est le chouchou de l’oligarchie et de la clericature.
      C’est le candidat de « gauche » préféré de la droite.
      D’ailleurs 62% des gens considèrent qu’il n’est pas de gauche.

      Paris Match ment et manipule ses propres chiffre quand il ose dire que DSK réunit toute la gauche. Il n’étaye ceci par aucun chiffre. Or, tous les chiffres existants sont catégoriques. Il n’est absolument pas majoritaire chez les sympathisants de gauche.

      Or, avant d’accéder au deuxième tour, il faut passer le premier. Et avant d’être au premier, il faut passer les primaires. DSK est un épouvantail, et, à l’exception de Sarkozy, invariablement, le peuple Français a toujours voté contre le candidat de la presse.

    7. @F. Leclerc.

      Je vous ai relu plusieurs fois avec attention. Vous qualifiez le projet de DSK « d’ambitieux », je le qualifie moi de cauchemardesque et proto-fascisant.

      Voilà le genre de discours type qui fera ressurgir les hordes brunes.

    8. @Kerjean : « Excusez moi, mais je vous trouve à coté de la plaque sur cette description de DSK comme une sorte d’homme providentiellement lucide et courageux dans l’intérêt et le bonheur des peuples. » : excusez-moi, mais je vous trouve sacrément imaginatif pour trouver tout ce que vous dites dans les quelques lignes qui parlent de DSK ! Difficile de faire plus fort au rayon mauvaise foi. Si j’étais concerné, vous auriez déjà reçu une volée de bois vert ! Là, le self control de François me laisse admiratif.

    9. Honte sur la Bretagne! 😉
      Non, c’est DSK qui le qualifie d' »ambitieux ». C’est pas parce qu’il n’y a plus de guillemets que… Chaussez de bonnes lunettes et ensuite on verra.
      Cela dit, sur le fond, nous sommes vraisemblablement d’accord.

    10. @Kerjean : puisque vous insistez, la phrase est : « Avant de reconnaître qu’une réalisation aussi ambitieuse n’était pas à portée immédiate,… » : c’est clairement le sens péjoratif, celui qui dénote trop d’ambition, qui compte ici. Ce dont vous n’avez pas l’air de vous rendre compte, malgré plusieurs lectures attentives. Achetez le Petit Robert électronique avant de balancer vos reproches ubuesques.

    11. @Verywell et Crapaud rouge.
      mollo, mollo. Je vous laisse à votre adoration dérisoire qui sent plus la révérence que la libre pensée, et je persiste dans mon propos.
      Si je me trompe, alors que M. Leclerc soit plus clair et moins sibyllin dans ses propos. Il faut savoir s’il écrit pour quelques dizaines « d’initiés » adorateur du maître défendant agressivement toute remise en cause de celui-ci ou s’il écrit pour exprimer des idées claires au plus grand nombre.
      Suffit de le dire. Si c’est un club ou la critique polie et respectueuse est un outrage, dites le, je ne viendrai plus. Personne n’en mourra mais personne ne s’enrichira non plus.

      « Sans la liberté de blâmer, il n’est point d »éloge flatteur. »

      Merci de me laisser cette liberté sans me traiter de père Ubu.

    12. Je pense que l’intégralité des posts que j’ai laissé sur ce site prouvent et ma bonne foi et ma bienveillance ainsi que ma gratitude pour le travail réalisé ici ainsi que…une certaine lucidité.

  7. Une question : la chute de l’euro n’est elle pas une bonne parade au QE 2 dans le cadre de la guerre des monnaies ? Si le USD reste fort, cela n’est il pas dangereux pour l’économie US mais bon pour l’Europe ?

    Si la réponse est USD/Euro fort ou faible dans tous les cas, c’est le crack….je suis désespéré!

    1. La guerre des monnaies est une conséquence et non une cause ! Chacun se débrouille comme il peut avec ses petites affaires et le marché monétaire arbitre à sa façon, selon ce qu’il estime être son intérêt et en faisant pas mal de dégâts. La Fed a joué la dévaluation du dollar, celle de l’euro n’est pas le résultat d’une politique de la BCE. A l’arrivée, personne ne maîtrise plus rien.

    2. Marrant, Monsieur Leclerc.
      Je viens de signaler à Monsieur Jorion qu’il commençait à ouvrir les yeux et vous reprenez mon combat de ne pas confondre causes et effets.

      Le danger rend conscient tous autant que nous sommes, à priori. Sans vouloir diminuer en quoique soit la perception de vos capacités, bien sûr.
      Je les connais depuis longtemps.

      Résultat de la situation actuelle : peur, radicalisation, subjectivité, perte matérielle influant le jugement, éclatement des sphères basées sur un trop grand intérêt pécunier,…
      Faut bien continuer à rêver, non..????
      Vigneron, on approche de Noyel, donc, je t’offre généreusement : ????

    3. « A l’arrivée, personne ne maîtrise plus rien. » : au départ, quand on s’est mis à tout déréguler, on pouvait avoir l’impression du contraire, mais ce n’était qu’une illusion due au fait que les évènements ne s’enchaînaient pas aussi rapidement.

  8. Bonjour à tous,

    Plus de deux ans que je suis ce blog, et malgré le temps investi,je ne le regrette pas.
    Grand respect et merci à Paul, ainsi qu’à Francois.

    Afin d’inscrire notre réflexion collective dans un contexte éclairant, permettez-moi de soumettte à votre sagacité la stimulante émission de France Culture, qui nous aide à penser ce grand chambardement, dramatique pour beaucoup :

    La désoccidentalisation du monde

    En 1989, l’Occident assistait, médusé, à la reddition de son ennemi, le Bloc soviétique. Un sentiment étrange, d’euphorie et de fatalisme mêlés, se répandit alors, dont le fameux essai de Fukuyama, « La fin de l’histoire et le dernier homme » donna le ton : définitivement, la modernisation à l’européenne semblait le sens unique de l’histoire humaine. Le monde entier voulait devenir aussi riche et libre que l’Occident. La rationalité, l’individualisme, la sécularisation, le libéralisme et la démocratie allaient donc se propager, comme sous l’effet d’une espèce de fatalité. L’Occident se croyait l’éclaireur de l’humanité, le grand frère qui indiquait un chemin sur lequel toutes les autres sociétés humaines allaient inévitablement s’engager à leur tour – quitte à dépasser le maître…
    La suite de l’histoire, en particulier, celle qui se déroule depuis le début de la crise financière, est venu infirmer ce scénario évolutionniste. En réalité, l’Occident apparaît comme le grand perdant d’un mouvement qu’il a lui-même impulsé. Le néo-libéralisme mondialisateur, produit d’exportation des républiques marchandes occidentales, s’est retourné contre ses initiateurs. Les Etats-Unis et l’Europe ont continué à faire illusion durant deux décennies en vivant à crédit. Mais leurs dettes sont en train de les rattraper. Aux Etats-Unis, la classe moyenne, pivot du système, est écartelée. Dans de nombreux pays européens, dont la France, la désindustrialisation condamne au chômage un pourcentage croissant de la population. L’anomie menace de dissolution nos sociétés d’individus consommateurs avides. Bref, l’Occident tombe de haut.

    Nos deux invités de ce soir, même s’ils divergent sur les conséquences prévisibles de cette crise, s’accordent en tous cas sur quelques constats : non, la modernité est loin d’être l’apanage de l’Occident ; son mouvement actuel aurait même tendance à se retourner contre lui. Non, la libéralisation des marchés et leur ouverture n’entraînent pas nécessairement la démocratie. Nous vivons un tournant dans l’histoire, qu’on peut appeler la désoccidentalisation du monde.

    autour des deux livres

    « Réinventer l’Occident : essai sur une crise économique et culturelle » par Hakim el Karoui

    « Aux conséquences de l’arrogance (guerre en Irak, crise financière, péril climatique) succèdent les crises de l’impuissance (incapacité politique, crise identitaire, crainte des classes moyennes). L’angoisse gagne les Occidentaux. Pourquoi s’inquiéter de l’avenir d’un Occident qui a fait tant de mal ? Parce que, nous répond Hakim El Karoui, l’Occident a deux faces : la face sombre, certes, mais aussi la face claire, celle qui a fait de lui le creuset des idéaux de liberté et de démocratie en lesquels les Occidentaux doivent continuer à croire.. ».

    et

    « Le renversement du monde » par Hervé Juvin

    « Nous vivons le renversement du monde. Cette crise le rend sensible avec acuité, si elle n’en est pas la cause : elle révèle que l’économie ne peut constituer le fondement, hors marché, des sociétés. »

    Bien à vous.

    1. France cuculture étant jugé comme un média aux ordres du pouvoir, la référence me semble … incertaine.
      Et je suis poli.
      Et c’est pas tous les jours, mais faut en profiter pour m’emmerder.
      Ou sinon essayer à ses risques et périls.

    2. @Yvan et Wasko,
      Emission très intéressante, merci Wasko.
      Yvan, j’en profite, puisque vous êtes poli aujourd’hui, sortez un peu de vos schémas, ils vous font apparaître parfois un tant soit peu borné, alors qu’à l’évidence, vous ne l’êtes pas.

    3. yvan dit :
      23 novembre 2010 à 20:51
      « France cuculture étant jugé comme un média aux ordres du pouvoir, la référence me semble … incertaine ».

      France culture aux ordres du pouvoir ?!?
      Ha ha…on dirait bien une accusation pour délit de sale gueule sous prétexte que c’est du service public. « Lorsqu’on est financé par l’état, on est forcément aux ordres ». Merci pour le cliché bien caricatural.

      Et bien pour ma part j’écoute france culture presque tous les jours et j’y entends des propos beaucoup plus nuancés que ce que vous voudriez laisser croire.
      Je n’ai pas l’impression de me faire décérébrer, largement beaucoup moins qu’en écoutant des radios privées (privées donc censées être indépendantes (forcément, ha ha)).
      Il y a de nombreuses émissions et journalistes sur france culture qui vont à contre courant de la « pédagogie gouvernementale » diffusée partout ailleurs.
      C’est dingue non !?

    4. Merci pour le lien ! Excellente émission, preuve que France Culture reste essentielle (on nous l’envie à l’étranger !)

    5. un bouquin qui me semble intéressant ( pas lu, j’espère le trouver à la biblio )

      « La Tiers-Mondialisation de la planète – Bernard Conte

      La Tiers-Mondialisation de la planète, c’est le laminage des classes moyennes et la polarisation riches-pauvres de l’ensemble des sociétés, les ramenant toutes à l’état du Tiers-monde d’avant les « miracles ».

      On peut diversement décrire ce phénomène : « prolétarisation des classes moyennes », « classes moyennes à la dérive », « déclassement »… Bernard Conte analyse le caractère universel de cette transformation sociale comme résultat des politiques économiques néolibérales mises en oeuvre depuis le milieu des années 1970.

      Le libéralisme régulé des « Trente Glorieuses » fonctionnait sur la base redistributive du compromis fordiste au Nord et du clientélisme nationaliste au Sud. Puis la crise des années 1970 et l’implosion du bloc soviétique changèrent la donne et le capitalisme s’orienta vers la financiarisation et la dérégulation.

      Dans un premier temps, le monétarisme inspira les ajustements structurels : la désinflation compétitive au Nord et les programmes du consensus de Washington au Sud. Quand leur mise en oeuvre buta sur l’obstacle politique, l’ordolibéralisme prit le relais et entreprit, sur la base du post-consensus de Washington, de diffuser mondialement une « économie sociale de marché » purifiée.

      L’économique et le social sont alors progressivement déconnectés du politique, la démocratie devient virtuelle, la redistribution s’épuise et la classe moyenne est en voie d’euthanasie… La dynamique du capitalisme financiarisé globalise la structure sociale fortement dualisée des pays les plus pauvres : c’est la Tiers-Mondialisation de la planète.

      Écrit dans un style abordable évitant le jargon économique, cet ouvrage est destiné au lecteur soucieux de décrypter les liens entre politique, économique et social, sous un éclairage différent de celui que propose la « pensée unique ».

      Bernard Conte enseigne l’économie politique à l’université Montesquieu Bordeaux IV, il est chercheur au Centre d’étude d’Afrique noire (CEAN) de Sciences Po Bordeaux. Il a publié tant en langue anglaise que française (Africa Contemporary Record, Encyclopædia Universalis, Review of African Political Economy, Études internationales… cf. http://conte.u-bordeaux4.fr). Il a été consultant pour la Commission européenne, divers ministères et institutions. »

    6. Wasko,
      Vous nous livrez ici une analyse pertinente et très dense de l’évolution du monde de 89 à aujourd’hui.
      Merci

    1. Monsieur Quatremer m’a l’air de considérer que la situation est sous contrôle et que le contrôle des budgets des états par la commission européenne fait partie de la solution.

      Sur ces deux points, je me permets d’avoir quelques doutes.

  9. « Les événements sont en train de prendre en Europe une drôle de tournure »

    Allez, encore un effort, François, et vous allez y venir : « Les événements sont en train de prendre en Europe une très sale tournure » 😉

    1. Yéti. Enfoiré. Tu sais comme un paquet de gens ici que nous ne pouvons pas faire tourner la planche à billets.

      Et tu dis quoi HONNETEMENT là-dessus..???

    2. @ yvan

      Je ne dis rien, je rigole 😀

      La planche à billets, de toute façon, ça ne sert strictement à rien… sauf à gagner stupidement du temps… sauf à essayer d’amorcer une éventuelle reprise de la machine à croissance.

      Mais la machine est kaput, out ! Elle ne repartira pas. La « croissance » capitaliste, qui n’était plus depuis longtemps que stupidement financière, est désormais en passe de devenir un souvenir poussiéreux.

      Si je rigole, c’est pour ça. Pour la mort de leur zinzin mortifère (le plus vite sera le mieux). Leur « croissance » n’a strictement plus aucune raison d’être, et depuis longtemps. Le problème aujourd’hui n’est plus de faire croître les richesses, mais de gérer, d’humaniser et de répartir les richesses existantes.

      Ça, c’est l’affaire d’un nouveau zinzin, d’un nouveau système qui nous reste à construire. Tu permets que je parte remettre mes mains dans le cambouis ?

    3. Yvan, je vous trouve un peu direct sur vos propos envers Yéti… Calm down !

      « Tu sais comme un paquet de gens ici que nous ne pouvons pas faire tourner la planche à billets. »
      La BCE l’utilise régulièrement.

    4. Yéti, qui te dit qu’il y aura un « nouveau zinzin » ? Si partout en Europe l’économie de l’ombre en vient à se substituer de plus en plus à l’économie « normée », (pour ne pas dire « normale »), quelques uns s’en tireront, certes, mais beaucoup seront abandonnés à la loi du plus fort. Inutile de faire un dessin.

    5. @ le Yéti
      « La planche à billets, de toute façon, ça ne sert strictement à rien… sauf à gagner stupidement du temps… sauf à essayer d’amorcer une éventuelle reprise de la machine à croissance. »
      Je suis pas d’accord sur le « stupidement », ça sert à gagner du temps, point. Et je pense qu’il est important de jouer avec ce « temps » dans le but d’être bien positionner sur l’échiquier mondial quand les choses vont s’envenimer. A choisir, je préfère être le dernier pion debout.

      « Leur « croissance » n’a strictement plus aucune raison d’être, et depuis longtemps. Le problème aujourd’hui n’est plus de faire croître les richesses, mais de gérer, d’humaniser et de répartir les richesses existantes. »
      Oui, mais aujourd’hui, on récolte les fruits de ce que nous avons fait… un des problèmes actuels majeurs est que certaines personnes sur le globe en on marre de manger du pain sec, ils aimeraient bien goûter à notre brioche. Et ils en ont le pouvoir. Lorsque vous dîtes « Le problème aujourd’hui n’est plus de faire croître les richesse », ça dépend où…. Pour exemple, regarder l’explosion du nombre de milliardaire en Chine depuis 2007. La croissance existe, mais à différents endroits… et les richesses vont se répartir, non plus in-équitablement entre les pays, mais dans les pays.

      « Tu permets que je parte remettre mes mains dans le cambouis ? »
      Le système sera ce qu’il sera dans les prochaines années. Mais, je crois à la valeur du travail. Je crois aux innovations franco-allemande, aux futurs développements de l’Europe de l’Est, à ce que peut apporter la formidable culture Européenne aux monde entiers etc… Et vous avez raison, il faudra remettre les mains dans le cambouis pour rester la tête hors de l’eau.

    6. @ Christophe

      Les « milliards », ce ne sont pas des richesses ! Ce sont des moyens d’échanger des richesses. Les milliards qui ne servent pas à échanger des vraies richesses, ne valent pas un clou.

      La Chine a des milliards dans ces coffres. Une petite coterie en profite (ou croit en profiter). Mais l’immense majorité des Chinois est en train de subir les effets de l’inflation, conséquence d’une surchauffe économique démesurée.

      « Mais, je crois à la valeur du travail. Je crois aux innovations franco-allemande, aux futurs développements de l’Europe de l’Est, à ce que peut apporter la formidable culture Européenne aux monde entiers etc… »

      Vous permettez que je ne partage pas la même religion ?

      1/ La valeur travail est obsolète pour la bonne raison, gains de productivité obligent, qu’on n’a plus besoin du plein-emploi pour produire la quantité de biens et services nécessaires à satisfaire les besoins du monde entier.

      2/ Les innovations franco-allemandes ? Lesquelles ?

      3/ Les apports de « la formidable culture Européenne aux monde entiers » ? Demandez donc aux anciens peuples colonisés au nom de cette « formidable culture » ce qu’ils en pensent !

    7. @ Christophe :

      « A choisir, je préfère être le dernier pion debout. »

      Pas moi: je préfère être parmi les premiers qui quittent le navire (qui coule). Et ainsi à être en meilleure posture dans le monde qui renaît.

    8. @ Zolko
      « Pas moi: je préfère être parmi les premiers qui quittent le navire (qui coule). Et ainsi à être en meilleure posture dans le monde qui renaît. »
      Tous dépend de ce que vous appelez « navire »…
      En tous cas, je pense que les Grecs auraient préférés être un autre pion… Mais, bon, qui sait ? il seront peu être dans une « meilleure posture dans le monde qui renaît »…………………………………
      Arrêtons de nous bercer d’illusion, tous le monde se renvoie la balle en ce moment. Le monde change extrêmement vite, les indicateurs économiques sont en perpétuel bouleversement depuis quelques années. C’est maintenant qu’il faut se battre et rester debout. Ne croyez pas que l’on va tous recommencer à zéro.

      « Les « milliards », ce ne sont pas des richesses ! Ce sont des moyens d’échanger des richesses. Les milliards qui ne servent pas à échanger des vraies richesses […] subir les effets de l’inflation, conséquence d’une surchauffe économique démesurée.

      Quoi de plus normal? Le pays évolue. La banque chinoise prévoie déjà une hausse des taux d’intérêt. La croissance du pays va ralentir, au pire à 8%…. Et contre l’inflation, ils peuvent très bien laisser s’apprécier le Yuan, c’est encore une question de temps…

      1/ La valeur travail est obsolète pour la bonne raison, gains de productivité obligent, qu’on n’a plus besoin du plein-emploi pour produire la quantité de biens et services nécessaires à satisfaire les besoins du monde entier.
      C’est une question d’éthique.

      2/ Les innovations franco-allemandes ? Lesquelles ?
      De nombreuses « grandes » entreprises sont issues de mariage « franco-allemand » ; EADS, Sanofi-Aventis, bureau EURODEV CENTER, (((Arte)))…

      3/ Les apports de « la formidable culture Européenne aux monde entiers » ? Demandez donc aux anciens peuples colonisés au nom de cette « formidable culture » ce qu’ils en pensent !
      Et vous qu’en pensez-vous ? où vous situez vous ? C’est bien beau de critiquer, mais il faut bien prendre partie de temps en temps, agir !
      Je suis né en France et il se trouve que j’aime la plupart des choses attachées à la culture Française. Je dirai même que j’essaie d’être un digne ambassadeur à l’étranger. Mais, c’est pas pour ça que j’applaudis toute son histoire, son passé…. Mais, je le répète, je suis né en France, et je suis heureux et chanceux d’être né dans ce pays. Je ne peux pas réécrire le passé, mais je sais que je veux pas que mon peuple fasse les même erreurs. Et aujourd’hui, si on veut avoir un poids à l’échelle mondiale, on se doit d’être une « nation européenne », un bloc de plusieurs centaines de millions d’habitants. Et je suis fier d’assister à cette création, avec les avantages et les défauts actuels et passés de chaque pays membres.
      Vous savez la plus puissante des nations a commencé à éradiquer un peuple entier.  » les gouvernements américains ont signé plus de quatre cents traités avec les Indiens et les ont tous violés, sans exception ».
      C’était ainsi quand je suis arrivé sur ce « beau » monde. Et encore, je vous passe la religion…
      Et alors, que dois-je faire ? Pleurer sur mon sort et renier mon peuple…. ou dois-je acheter un ticket d’avion pour le pays qui a fait le moins de « mal » sur cette planète ?
      Non, j’ai décider d’y croire, j’ai décider d’aller de l’avant, de faire de mon mieux, pour moi, ma famille, la France, pour l’Europe et pour le monde.

    9. La culture européenne ?? Vous avez essayé de discuter avec des étudiants de 20-30 ans ? Il faudrait déjà être capable de la transmettre chez les siens avant de penser à l’exporter ! Et puis rassurez-vous, il existe une culture indienne, une chinoise, une arabe, une persane, une turque, une russe qui peut-être survivront quand plus personne en Europe ne discutera peinture, cinéma, littérature…

    10. @ Jeanne
      « La culture européenne ?? Vous avez essayé de discuter avec des étudiants de 20-30 ans ? »
      C’est mon quotidien. Je suis étudiant. J’ai 24 ans. Je suis actuellement en Angleterre grâce au programme Erasmus. Je discute quotidiennement avec des étudiants Erasmus de Suède, Italie, Espagne, Allemagne, Slovaquie, Lettonie….

      « Il faudrait déjà être capable de la transmettre chez les siens avant de penser à l’exporter ! »
      On n’est pas obligé de tout transmettre au sein de l’Europe, il y aurait bien trop de divergences. C’est un état d’esprit qu’il faut avoir, une cohésion. Je me sens premièrement citoyen du monde, ensuite Français et ensuite Européen.

      « Et puis rassurez-vous, il existe une culture indienne, une chinoise, une arabe, une persane, une turque, une russe qui peut-être survivront quand plus personne en Europe ne discutera peinture, cinéma, littérature… »
      Encore une fois, positionnez-vous, c’est tellement facile de critiquer. Que souhaitez-vous ?
      Je connais assez bien la culture chinoise et je trouver certains points formidables. J’aime échanger des idées avec ces personnes de cultures différentes, on en sort que meilleur. Et à ce que je sache, ils ont pas une si mauvaise vision de la culture européenne en général…
      La France reste la destination favorites des touristes même au beau milieu de la crise … et notamment grâce à ses atouts géographiques et culturels. Dans les prochaines années, la France devra s’adapter pour conserver sa clientèle actuelle et accueillir de nouveaux visiteurs, notamment issus des pays émergent… Ce flux touristique est une formidable richesse pour l’emploi et sera l’un des piliers économiques de la France.

    11. @Christophe :
      « Ce flux touristique est une formidable richesse pour l’emploi et sera l’un des piliers économiques de la France. »

      Pour le Tarn c’est mal parti :

      Étude de fréquentation touristique annuelle Département du Tarn – Presentation Transcript
      Étude de fréquentation touristique annuelle Département du Tarn 6 avril 2010

      Les profils des usagers
      Une clientèle de proximité importante :
      Midi Pyrénées (29%) : +9 points par rapport à 2005
      Languedoc-Roussillon (11%) : +3 points
      Aquitaine (5%) :-1 point
      L’Ile-de-France : un bassin qui représente 9%
      (-5 points).
      Une baisse de la fréquentation étrangère :
      11% en 2009 / 18% en 2005

    12. Val de Marne : pas gagné non plus :

      Une première : 47 sites et 1055 personnes ont été pris en compte dans cette étude, réalisée de juin à octobre 2009, en pleine saison. Alors, qui est le touriste type ? Il vient… du Val-de-Marne. Ils sont 46%, sur la totalité des touristes, à partir découvrir leur département ; 32% font un bout de chemin en plus, ils viennent de l’Ile-de-France tout entière ; 13% arrivent de province et seulement 9% de l’étranger. Mais attention, les touristes locaux et internationaux ne fréquentent pas les mêmes lieux. Dans les parcs et les sites gratuits, trois visiteurs sur quatre sont du coin, alors que seuls 2% sont des touristes étrangers. Cette proportion grimpe à 7% pour les monuments et les sites payants. Et les étrangers sont essentiellement européens. Les Britanniques arrivent en tête, suivis par les Allemands, les Italiens, puis les Espagnols. Il va au Playmobil FunPark. La salle de jeux géante de Fresnes, consacrée à l’univers de Playmobil, pulvérise les records, avec 325000 visites. Le château de Vincennes décroche la médaille d’argent, avec 158000 visiteurs en 2009. Loin derrière viennent le musée d’Art contemporain du Val-de-Marne (Mac/Val), à Vitry, la roseraie de l’Haÿ et l’écomusée du Val de Bièvre, à Fresnes. Il ne reste pas longtemps. 62% des touristes interrogés ne passent qu’une demi-journée dans le département. Parmi les visiteurs qui ne sont pas originaires du Val-de-Marne, seuls 4% y restent dormir. Et ils ne font pas beaucoup fonctionner l’économie, puisque les trois quarts sont hébergés chez des proches. Les étrangers et les provinciaux, eux, préfèrent réserver une chambre à Paris. L’occasion de visiter les incontournables de la capitale. Il dépense 13,70 €. C’est en moyenne ce que dépense le touriste type hors restauration. Pour manger, le touriste ne se ruine pas, mais ne se contente pas non plus d’un sandwich. Il faut dire qu’il appartient aux classes moyennes, même si on croise quelques catégories socioprofessionnelles supérieures dans les sites culturels. Il ne sillonne pas le département. Sauf s’il est du coin, bien sûr, le touriste ne s’aventure pas dans le fin fond du Val-de-Marne. En général, il se contente de faire un tour au château de Vincennes, facilement accessible en RER ou en métro. Parfois, il pousse jusqu’au port de Nogent, proche des hôtels.

      Le Parisien

      http://www.leparisien.fr/val-de-marne-94/c-est-le-touriste-type-du-departement-14-08-2010-1031234.php

      Exemples pris au hasard !

    13. J’abonde dans le sens de Louise : en plus les modes changent et trop compter sur une « manne » qui peut disparaitre sans prévenir ne me semble pas avisé.

    14. Hhmm.. Bernique. Non.

      J’ai fait un exposé sur l’attrait de la France pendant mes études et ses conséquences sur l’économie du pays.
      Et bien… nous arrivons partout premiers sauf pour le réseau autoroutier (Allemagne) et les impôts sur les sociétés. (ce qui est en train de se faire corriger par notre libéral président).
      La France est notamment la destination de rêve pour les Asiatiques et ceux qui pratiquent une visite tant à Paris qu’au Mont Saint Michel de temps en temps ne me contrediront pas.
      Si notre pays est revendu à la sauvette actuellement et qu’il intéresse beaucoup d’ « investisseurs », ce n’est pas pour rien.

      Maintenant, il faut que je vous prévienne d’une nouvelle que j’ai cru lire quelque part : il y aurait une crise économique mondiale…Je n’en sais pas plus.
      N’en parlez pas à Madame Lagarde, ce serait dommage qu’elle commence à regarder la réalité.

    15. @ Louise

      Premièrement, c’est comme tous les autres secteurs, l’industrie du tourisme qui pèse en France presque 7% du PIB, excusez moi du peu…..a été affectée par la crise économique. Deuxièmement penser national et futur ! ne chercher pas à prendre des régions à un instant t….

      Pour ce qui est du tarn :
      ça tombe bien, je suis tarnais…
      Vos chiffres ne sont pas catastrophiques, je le répète, oui c’est normal en temps de crises, les Français voyagent moins aussi….
      Bien, espérons que la cathédrale Sainte Cécile et le palais épiscopal change bientôt la donne. « classé depuis le 31 juillet 2010 au Patrimoine Mondial de l’Humanité par l’UNESCO »
      Et puis, je me fais pas trop de souci pour le Tarn, ils ont un atout fort, la charcutaille, par là-bas on dis souvent « dans le cochon tout est bon » ! Un peu d’humour….

      Pour le Val de Marne :
      « 1055 personnes ont été pris en compte dans cette étude »
      D’un point de vue mathématiques, c’est pas crédible comme étude… surtout pour évaluer un tourisme de plus en plus diversifiée…

      Deuxième points, pourquoi vous prenez le Val-de-Marne comme exemple ? J’ai vécu 4 mois à Ivry-sur-Seine cette année, et c’est pas le meilleur coin en France pour visiter ! SO OBVIOUS…

      Bon maintenant, je vais vous donner deux trois idées de réflexion :
      Oui, le secteur à dégringolé depuis 2007.
      Mais :
      La France reste la première destination au monde. (en millions de touristes)
      Avec moins de recettes… parce que l’on ne sait pas faire dépenser les touristes. En France, la majorités des personnes qui travaillent dans le tourisme sortent de fac de lettre. Aux Etats-Unis ou en Allemagne, ils sortent de « business school ».
      Autres points, la Chine et d’autres pays asiatiques accueillent de plus en plus de touristes. Voir statistiques. + mettre en rapport le dollar faible et l’euro fort.

      De nombreux marché sont entrain de croître… 10 % de touristes chinois en plus par année depuis 2000. En 2009, 600.000 Chinois ont visité l’Ile-de-France et ont dépensé de l’argent. Regardez la queue quotidienne devant LVMH aux champs-Élysée….
      Nous devons travaillons cette clientèle, nous adapter à leur désirs/coutumes….
      Et il n’y a pas que Paris, les chinois rêvent de Provence, faisons les rêver !
      Essayons aux mieux de conserver notre clientèle actuelle et mettons tous en œuvre pour accueillir de nouveaux visiteurs, notamment issus des pays émergent

      @Bernique
      « en plus les modes changent »
      Bien sûr, que les modes changent. Mais la France est la première destination touristique au monde depuis maintenant plus de 20 ans, c’est pas si mal, non ?
      Bien sur que nous devons faire face à la concurrence d’autres pays dans ce marché, notamment la Chine qui souhaite s’imposer comme l’une des première destination touristique.

    16. le Yéti

      mais de gérer, d’humaniser et de répartir les richesses existantes.

      Voilà : c’est exactement la question …pour cela, il va falloir faire sans ….tous ces rigolos-qui-ne-pensent-qu’à-leur-pouvoir-zé-à-leur pognon …..
      Les peuples vont devoir causer …
      Et, trouver des façon d’être et de faire , de regarder l’autre, dont sont totalement incapables ceux qui nous ont amenés là ….
      Et, trouver le moyen, si décidément l’idée de répartition est caduque, pour eux, de refuser de banquer encore et encore, pour leurs dividendes-assurances-fonds de pension- capitalisation …
      Pour des gens qui prônent le goût du risque, il leur en faut des matelas bien épais : ce sont des charlatans ! on ne peut prôner le risque que pour soi-même …et pas faire courir le risque aux autres ! …

  10. @François Leclerc: vous savez, comme moi, qu’il y a eu une modification de la règle comptable
    espagnole en matière de provisions immobilières qui permet aux banques d’allonger la durée
    du provisionnement- bulle immobilière oblige-et que par ailleurs de nombreuses banques ont
    opté pour ‘restructurer’la dette des promoteurs immobiliers par différents moyens: prise de
    participation au capital, prise en chage du ‘portefeuille immobilier’ qu’elles se chargent de commercialiser par leurs entités spécialisées qui existaient déjà avant le début de la crise
    en Espagne, fin 2007. Donc ils ont eu le temps de renforcer la digue, Raghuram Rajan de passage en Espagne la semaine dernière estimait le système bancaire espagnol solide-son
    principal handicap face aux marchés est qu’il est le premier créancier du Portugal….

    Amha, l’éléphant dans le magazin de porcelaines est le système bancaire allemand, Alex Weber est en sourdine, ce qui n’est pas une chose désagréable en soi…

    Wolfang Münchau qui se pencha sur les maux de l’époque cet été pour le compte du
    Financial Times Deutschland, déclarait dans un article du 29.07: »Ich habe für die folgende Aussage sehr viel Kritik einstecken müssen, aber ich habe nicht den geringsten Zweifel, dass das deutsche Bankensystem bei rein ökonomischer Betrachtung nicht mehr solvent is. »

    Der Stress nach dem Test

    1. Traduction rapide du propos de Münchau: « sous l’angle purement économique, le système bancaire allemand n’est plus solvable »…
      Bonne nuit à tous, cher(e)s amis et camarades…

    2. PIOTR !!!

      Charles. Quand il parle de Amha, c’est un éléphant !!!
      Je n’ai pas encore compris pourquoi Amha lisait des magazines de porcelaine dans des banques allemandes, mais si on prive de lecture un éléphant qui vient consulter son compte et doit patienter pour cela, en effet, Brigitte Bardot va nous accuser de discrimination.

      Uber.
      Charles, cites-moi une banque solvable en dehors des quelques banques communautaires écossaises, et on en reparle.

    3. L’orchestre de la BCE est de retour pendant l’extinction de voix de son président:

      ECB’s Weber says delaying budget consolidation would risk loss of confidence in public finances
      ECB’s Noyer says idea that debt crisis could spread from Greece and Ireland is unfounded
      ECB’s Noyer says Spanish banks are well capitalised

  11. Péril en la demeure ! Bientôt un de vos billets pourra s’intituler comme cela…

    Ce qui semble ressortir c’est que personne ne semble détenir la solution pour sortir de ce marasme généralisé.
    Au vu des forums tout le monde gueule comme de putois, y compris les tenant des politiques libérales, devant cette gabegie mais personne ne semble détenir la solution miracle. Car visiblement si on laisse tomber, tout le monde risque d’être aspiré dans le TROU NOIR !
    Le plus frappant est la la partie émergée de l’iceberg représenté par l’Irlande actuellement.

    Visiblement les Irlandais, avant la contagion à d’autres, ne sont pas d’accord avec la purge de la troïka ,mais nulle part je n’ai trouvé les solutions de rechange qu’ils proposent ?

    Si la solution; éventuelle; étaient de refuser totalement, à savoir sortir de la zone Euro, extrême auquel aucuns des pays concernés ne se sont actuellement résolus, peut être que la crise provoquée provoquerait un début de prémices d’une solution globale, dont je n’ai aucune idée évidemment, pour éviter de jouer sans cesse aux Shaddocks qui pompent sans que rien en soit jamais résolu.

    Devons-nous le souhaiter ?

    1.  »c’est que personne ne semble détenir la solution  ».

      Effectivement personne ne détient la solution divine.
      Néanmoins il y a eu ici et ailleurs certaines pistes évoquées par Paul, François, d’autres tels F.Lordon, etc, etc.

      Rien n’y fait, ces propositions ne sont pas retenues par ceux qui détiennent le pouvoir et qui les balaient d’un revers de la main.

      Si tout s’écroule comme cela rique d’arriver, il ne faudra pas dire  »on ne savait pas, les dirigeants ne savaient pas ». Car des pistes alternatives existent et vous le savez bien si vous lisez régulièrement ce blog.

    2. J’ignore qui vous êtes, mais certainement un 7,5 milliardième. Soit, juste une virgule dans l’infini.
      Je vais tout de même vous apprendre quelque-chose, ce qui n’est pas gagné.
      Changer de monnaie quand les choses vont bien est presque facile.
      ça commence par un SME (pas SMS) et les Anglais se font détruire par Soros.
      Changer de monnaie quand les choses vont MAL, là, c’est du suicide collectif.

      Une pensée de mon meilleur prof d’éco : « c’est pas quand on est mal qu’il faut agir. C’est avant. »
      « étudions les comptes de cette société avant d’être obligé d’en faire une autopsie »
      Et il parlait de société multi-nationale, ce veau. Pardon, ce prof.
      Parfois, certains détiennent une part importante de vérité.

      Bien imatériellement votre.

    3. Si, si, la solution est simple et proposée souvent sur ce blog,
      comme par toutes les organisations progressistes (= au XIXème siècle anticapitalistes),
      au Nors comme au Sud: la répudiation de la dette odieuse.

      La volonté est sans doute majoritaire.
      Reste, face à la dictature de l’Etat du capital,
      à imposer la souveraineté populaire par la force et le nombre.

      Encore rappelée ici:
      http://www.cadtm.org/Strategie-de-l-endettement-choc-du

      En apéritif: « Le petit contribuable du Nord, après celui du Sud, en plus de perdre le bénéfice des services publics, est sommé de rembourser par des impôts indirects payés par tous, dont l’injuste TVA, les créanciers dont beaucoup sont responsables de la crise. Si les peuples n’obtiennent pas, après des audits sur le surendettement, l’annulation des dettes illégitimes, on assistera à un appauvrissement massif des populations du Nord comme ça a été le cas pour les populations du Sud avec les plans d’ajustement structurel. »

  12. Nous n’en avons pas fini avec les « bail out » mais ça ne règle rien car l’austérité avec c’est rendre demain l’insolvable encore plus insolvable. donc on mettra des années à amortir tout ce gâchis, l’union européenne une grande réussite !!!

  13. Tiens, le canari dans la mine (re)commence à s’agiter …
    C’est soit que le coup de grisou est passé (annonce de l’acceptation de l’aide européenne par l’Irlande), soit qu’il vient un autre.
    Et l’or de prendre +3% en une journée.

  14. En vous lisant,me revient une anecdote racontée par l’un des principaux ingénieurs chargé du programme de la navette spatiale à la NASA:
    à la veille du lancement de Challenger,pendant la réunion autorisant ou non le départ de la navette,il s’opposait fermement à son lancement en raison d’ un défaut majeur dans la conception des joints toriques sur les boosters à poudre ,surtout dans des conditions de températures extérieures trop basses.Après de longues heures de discussions,il lui fut intimé l’ordre de ne plus penser comme un ingénieur,mais comme un manager…le lendemain,Challenger explosait deux minutes après son décollage du pas de tir.

    1. J’ai vu il y a quelques années un documentaire sur Challenger et cet ingénieur qui, seul contre tous avait eu malheureusement raison.

      Au dela de la catastrophe, ce qui m’avait le plus attristé est son sort ultérieur.
      Après avoir dénoncé les défauts de conception au tribunal, il a subit des pressions de sa hiérarchie, a eu sa carrière brisée et a été plus ou moins invité à prendre une retraite anticipée …

      The show must go on, celui qui dit la vérité, il doit être exécuté.

    2. Je suis Suisse. La compagnie nationale a été privatisée. Cela la fait passer de « banque volante » à la faillite. Un analyste a découvert que cette compagnie allait mal. Il l’a dit. Il avait raison (la suite l’a prouvé). Il a été viré. Il ne pouvait pas dire la vérité. S’il avait raison, c’est tout le système qui était mis en cause.
      Quand la faillite a été admise tout le monde s’est mis à critiquer le système. Cela a duré jusqu’à ce que le patron d’un parti dit du centre a déclaré au parlement « Le système est bon. Il ne faut pas le questionner. » Le lendemain plus personne ne disait un mot. Le système a survécu comme ça en Suisse à un scandale aussi grave que celui de la crise irlandaise.
      Nous sommes dans un monde où un très haut responsable politique a déclaré « Nous créons la réalité ». C’est un étatsunien. Mais il est totalement dans l’axe de tous les responsables politiques occidentaux.
      Nous sommes dans un monde où « Nous créons la réalité ». Si jamais la réalité n’est pas du ressort de ces gens, elle va nous exploser dans la figure.
      Cet ingénieur de la NASA respectait la réalité dans un monde ou la réalité est créée par les managers. Cette contradiction a brisé sa vie. La navette a explosé. Avoir eu raison contre les managers lui a fait perdre sa carrière. Cette histoire est une superbe métaphore de ce que nous vivons maintenant avec cette crise.
      Je pense que le critère de vérité actuel est la confrontation. Quand deux opinions s’affrontent, il est supposé que celle qui triomphe est la vérité. Cette histoire de la NASA et de cet ingénieur montre que ce n’est pas du tout une loi. Il y a d’autres exceptions possibles à cette loi. Nous ne faisons que commencer à le découvrir. Nous allons le payer très cher.

    3. il lui fut intimé l’ordre de ne plus penser

      pardonnez moi la césure dans votre phrase, mais elle est volontaire ….

      en effet, partout, il nous est demandé de « ne plus penser » …;
      – dans les grandes entreprises, c’est flagrant …la prolétarisation du monde (de l’entreprise), étant la dépossession pour la personne de son savoir-faire-être, quelque soit son niveau, et l’interdiction subliminale d’abord, de poser un avis éclairé, une réserve, un doute, d’utiliser donc son intelligence, sa compétence, et son éthique …
      partout, des incompétents nous dirigent : c’est le management !
      l’explosion de leur navette et ses conséquences ne leur ont pas suffi ; il a fallu ensuite qu’ils **détruisent cet homme !

      – par le biais d’une presse non libre, d’une « communication » faussée, de mots désincarnés, il nous est demandé de » ne plus penser », donc de ne plus être citoyen .

      Tout cela est trés sérieux ; c’est cela : démonter le système mortifère, mais retrouver le sens de la responsabilité individuelle l’est tout autant . Que fait-on dans ce système mortifère ? est-on complice ? n’y a -t-il pas un moyen simple de faire autrement .
      ** cet homme, si ses collègues de travail l’avaient soutenu, tout aurait pu être différent.
      Responsabilité individuelle, et solidarité : c’est ce qu’il nous faut retrouver !

  15. Nos hiérarques tirent leurs dernières cartouches pour que leur utopie néo-libérale survive à la crise de trop!

    Voyez cet article déniché sur Indymédia Grenoble:

    Il est désormais interdit de boycotter

    On a les victoires qu’on peut : Michèle Alliot-Marie a, il y a quelques mois, par une simple circulaire, commis un attentat juridique d’une rare violence contre l’un des moyens les plus anciens et les plus efficaces de la contestation des Etats par les sociétés civiles, à savoir le boycott. Le 12 février, la Chancellerie a eu cette idée extraordinaire selon laquelle tout appel au boycott des produits d’un pays n’était qu’une «provocation publique à la discrimination envers une nation», punie d’un an d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende. Le ministère demande aux procureurs de la République d’assurer une répression «ferme et cohérente» de ces agissements.

    Soyons justes : la paternité de cette brillante initiative revient au procureur général de Paris qui avait, dans son rapport de politique pénale 2009, suggéré que «les faits de boycott ou de provocation au boycott peuvent s’analyser, selon les espèces, soit en une provocation à la discrimination, soit en une discrimination ayant pour effet d’entraver l’exercice d’une activité économique». On peut rappeler les actions de ce type dans l’histoire : boycott du Royaume-Uni en 1930 initié par Gandhi contre la colonisation, boycott de l’Afrique du Sud dans les années 70 par les militants antiapartheid, boycott, à la même époque, par la communauté homosexuelle américaine d’une marque de bière qui refusait d’embaucher les gays ou, plus récemment, boycott des produits chinois par les soutiens de la cause tibétaine et des produits israéliens par les militants palestiniens… Pour l’ex-garde des Sceaux, il ne s’agit pas là d’entreprises de protestation et d’émancipation, souhaitables en démocratie, mais d’associations de malfaiteurs

    La notion de discrimination ne peut s’entendre que d’une différence de traitement n’obéissant à aucun but légitime. Une action collective qui viserait à ne pas consommer de produits d’une entreprise parce qu’elle licencie ou délocalise sa production, ou d’un Etat parce qu’il maltraite ses minorités ne peut être qualifiée de discriminatoire, sauf à ôter aux consommateurs leur seul pouvoir, celui de ne pas de consommer n’importe quoi et n’importe comment. Que l’on se rassure : les Etats qui décideraient d’imposer un embargo à un pays étranger n’encourront pas les foudres de la loi pénale…

    L’instrumentalisation d’un texte qui visait à combattre le racisme, le nationalisme et le sexisme est inadmissible, surtout lorsqu’elle vise à faire taire l’engagement citoyen. La circulaire en question, qui a su convaincre au moins un tribunal, constitue donc, pour la société civile, une régression d’une ampleur peu commune. Cette provocation s’est pour l’instant heurtée à un mur de silence. La pénalisation de la contestation est toujours une mauvaise nouvelle pour la démocratie. L’absence de contestation de la pénalisation, lorsque celle-ci ne répond à aucun autre objectif que celui de museler les peuples, n’en est pas une meilleure.

    BENOIST HUREL
 Secrétaire général adjoint du Syndicat de la magistrature

    http://www.inversalis-productions.eu/blog/2010/11/il-est-desormais-interdit-de-boycotter/

    1. Merci pour cette information qui ne fait que confirmer que la clique au pouvoir se prépare activement à la guerre de classes.

    2. Boycottons les anti-boycotteurs !!!!!

      La démocratie devrait assurer au plus faible les mêmes opportunités qu’au plus fort.
      [Gandhi
      Tout ce que tu feras sera dérisoire, mais il est essentiel que tu le fasses.
      [Gandhi]
      Là où il n’y a le choix qu’entre lâcheté et violence, je conseillerai la violence.
      [Gandhi]
      A l’instant où l’esclave décide qu’il ne sera plus esclave, ses chaînes tombent.
      [Gandhi]
      La non-violence ne consiste pas à renoncer à toute lutte réelle contre le mal. C’est au contraire, contre le mal, une lutte plus active et plus réelle que la loi du talion.
      [Gandhi]

    3. information absolument stupéfiante !
      Vous êtes sur que ce n’est pas un hoax?

      A suivre cette logique, l’abstention qui est une forme de boycott devrait être à terme sanctionnée…
      Le monde est stone .

    4. Cela promet des lendemains qui chantent. Cette dame prouve ici qu’il est incroyablement facile de museler une opposition par un moyen légal. En plus, c’est une dame qui le fait.

  16. Je reste persuadé d’une chose, c’est que force reste à la loi et que ce sont les élus qui promulguent les lois.

    Les politiques ne peuvent pas continuer de feindre l’échec de l’europe, de l’euro, refusant d’appliquer les règles légales des faillites à ces banques qui ont commis des fautes graves de gestion, sans qu’ils n’y aient un intérêt commun, et je rejoins par là, la théorie de la fabrication des radeaux dont parlait M. Jorion il y a peu, sur lesquels ces dits politiques ont leur place assurée à condition de favoriser une « mise à l’eau » de l’embarcation en douceur…

    Il n’y aura pas de solution politique, car je vais plus loin que simplement dire que les élus ont impuissants ; je les accuse fort et clair de complicité et de corruption par le système financier privé…

    1. Bonjour !

      @ Mr MEONI :
      Je vous rejoins . Toutefois, au niveau local ( mairie) , Il y a des élus ( maire et conseillers municipaux) qui , bien que liés pieds et poings par certaines lois ( stupides , selon leurs propres termes) , entreprennent des actions, et s’investissent dans la réalisation concrète de « ponts collectifs ».
      En revanche, Votre réflexion est malheureusement applicable à nombre d’élus…

    2. Que faites-vous si les lois sont votées sous l’influence des groupes de pression ? Par exemple, la France a adopté le traité de Lisbonne alors que la majorité de la population aurait voté contre en référendum.
      La force reste à la loi. Est-ce que cela la rend juste ?

  17. L’Espagne emprunte de plus en plus cher.

    Madrid a émis pour 3,25 milliards d’euros de bons du Trésor à des taux presque deux fois plus élevés que lors de la dernière émission de ce type.

    Le marché craint une contagion de la crise irlandaise.

    Vingt-quatre heures après l’annonce d’un plan de sauvetage financier pour l’Irlande, l’Espagne a réalisé son émission de dette au prix fort.

    Le Trésor espagnol a émis pour 3,26 milliards d’euros de bons à 3 et 6 mois alors qu’il souhaitait capter de 3 à 4 milliards. Madrid s’est donc contenté du bas de la fourchette, car elle a dû concéder des taux presque deux fois plus élevés que lors de la dernière émission de ce type. Signe d’un net regain de tension après l’aide de 90 milliards d’euros accordée à l’Irlande par la communauté internationale.

    Les taux moyens espagnols ont été aujourd’hui de 1,743 % pour les bons à 3 mois et de 2,111 % pour ceux à 6 mois, contre 0,951 % et 1,285 % respectivement lors de l’émission du 26 octobre.

    Ces taux sont également supérieurs à ceux de la clôture d’hier soir, à savoir 0,950 % pour les bons à 3 mois et 1,150 % pour ceux à 6 mois.

    Le gouverneur de la Banque d’Espagne, Miguel Angel Fernandez Ordonez, souligne que les effets de la crise irlandaise « se sont étendus » de manière « rapide » aux pays périphériques de la zone euro et qu’ils « se sont fait sentir » sur la dette espagnole.

    Les émissions obligataires de l’Espagne se sont renchéries ces dernières semaines, car les investisseurs doutent davantage des capacités de remboursement du pays.

    De même, la prime de risque espagnole (c‘est à dire le différentiel entre les taux à 10 ans de l’obligation espagnole et du Bund allemand, indice de la confiance des marchés) continue à progresser. Elle a atteint mardi matin 220 points de base.

    Les Echos

  18. une question à François Leclerc
    « ses thèses favorites sur la résorption des déficits publics et l’arsenal de sanctions à prévoir pour ceux qui ne s’y résoudraient pas »

    cékoi les sanctions possibles?
    ne plus porter assistance aux États endettés vis-à-vis des banques européennes (ou non européennes)?
    Chic alors!!

    Concernant DSK, il déclare ni plus ni moins avoir l’intention de remplacer cet ersatz de démotscraties représentatives européennes par un gouvernement non élu responsable directement des économies des anciennes nations.
    Vous avez abhorré l’Internationale Communiste, remplacé juste à temps par Al qAïda, nous adorerons la Gouvernance DSKienne de l’Europe. Pourquoi ne pas envisager, allez sans masque ni falbala, un Directoire des principales banques à la tête de l’Europe?

    @ Yéti: difficile de parler d' »anciennes  » colonies par exemple à ceux qui vivent dans le Delta du Niger ou qui se font irradier par Areva (tiens Alqaïda!!!!)

    Merci à tous de vos indignations

    Essayons de préparer l’après, quasiment déjà là.
    En lisant les discours de Robespierre (éditions la Fabrique), on s’aperçoit qu’il a été « démocrate », pas du tout tyran ni comploteur. Et l’on voit que c’est à travers les péripéties de cette révolution qu’est née l’idée de la nécessité d’une dictature (du prolétariat) comme phase transitoire du pouvoir.
    Les mêmes techniques de manipulation, de calomnie, de diversion vers un ennemi extérieur, d’événements false flag à l’oeuvre hier et aujourd’hui…

  19. Dans la foulée, DSK propose une « initiative pour un marché du travail unique au niveau européen ». Pourquoi pas ? Mais faudrait-il que le rattrapage se fasse par le haut, et non par le bas. Or, DSK est en faveur d’une « approche moins restrictive sur l’immigration »
    Ce qui est tres « bizarre », c’est le pouvoir de changement du temps sur nos mémoires collectives. Il ya presque 10 ans , DSK, était ministre de l’economie et c’etait lui contrairement a ce qui est attribué a MARTINE AUBRY, les 35 heures, la mesure phare du gouvernement Jospin,….

    Incohérent notre prévisionniste en chef ?

    « Les pays doivent être disposés à céder plus d’autorité au centre . »

    Chapeau l’artiste ! Et que je te fait une OPA sur le mot CENTRE, et les Bayrou. Lepage, Morin, Borloo…. Jorion se retrouvent orphelins.
    Satellisé le centre ! Avant on avez toujours le centre quelque chose, centre gauche, centre droit, centre sociale, centre culturel, centre pénitentiaire….

    Non, là c’est CENTRE. Tout court. La pointe du compas dans le trou du nombril.

    Et puis dans la révolution Lagardienne à 360° il faut vous dire que nous la plèbe, ne faisons qu’1/2 tour sur nous même, et c’est pourquoi notre main gauche se retrouve à la place de notre main droite. D’où parfois confusion même chez des sujets de classe supérieure et qui ont, je ne citerai personne, le plus grand mal à trouver un libéral de gauche dans le paysage politique…. 🙂

    1. Il est je crois important de souligner qu’Ils dénoncent un choix « conscient » du citoyen.
      Ce « sauvage » travail peu. Et n’a pas l’âme suffisamment élevée et donc de conscience « professionnelle ».

      « Les citoyens ne sont pas à leur plein potentiel » et il dénonce « un choix conscient de travailler moins d’heures »

    2. Non, là c’est CENTRE. Tout court

      SMERSCH ? ou SPECTRE ? franchement pas drôle …

      http://www.youtube.com/watch?v=Ii1tc493bZM

      Allez, un petit poème, pour se remettre :

      Le Métro Mirabeau (extrait)
       » ….L’amour s’en va comme le sang coule
      l’amour s’en va
      comme la rame est lente
      et comme l’égoïne est violente

      Vienne la rame où je meurs
      les pompiers vont je demeure. »
      François Caradec, 2007

  20. Il est malheureux que l’opinion publique hypnotisée par les médias ait une mémoire si courte et si sélective. Peut-être que la multiplication des moyens de communication et la fréquence des nouvelles dépêches qui déferlent chaque minute sur les écrans ont par la même occasion réduit notre capacité à se remémorer ce qui s’est passé l’année dernière, le mois dernier et même la veille.

    Ce fut un bel été (et une belle reprise) durant lequel ont eu lieu les stress tests européens qui ont fait suite aux stress tests américains. Directement commandée par les 27 lors d’un sommet européen, l’opération consistait à démontrer que les banques européennes étaient suffisamment solides. On propose un scénario « stressé » auquel la banque doit faire face ou plus concrètement, un besoin en fonds propres en cas de crise de liquidité. Le comité des régulateurs européens effectue les tests et publie tardivement son rapport le 23 juillet:

    « Au total seules sept des 91 grandes banques européennes soumises aux tests de résistance ont été recalées […] Concernant les tests en Europe, il s’agit de cinq banques espagnoles (Civica, Cajasur, Unnim, Espiga et Diada), une banque grecque (Atebank) et l’allemande Hypo Real Estate. Sans surprise majeure donc. Les établissements cités étaient régulièrement annoncés comme les plus fragiles. A noter qu’aucun des sept établissements n’est coté en Bourse. Parmi les banques ayant échoué aux tests, les régulateurs estiment que les besoins en fonds propres sont les plus importants pour l’établissement allemand Hypo Real Estate (HRE), qui a besoin de 1,245 milliard d’euros pour se hisser au minimum requis, et la caisse d’épargne espagnole Diada (Caixa Catalunya, Caixa Tarragona et Caixa Manresa), trop courte de 1,032 milliard. » (Le figaro du 25 juillet)

    Etrangement aucune des banques irlandaises ne figurent parmi les recalées. Elles ne se retrouvent même pas dans la catégorie des établissements juste à la limite requise. Allied Irish Bank dont les pertes s’annoncent terribles figure pourtant dans le rapport. Anglo Irish Bank, le trou abyssal qui hante certainement les nuits des élus irlandais n’a quant à elle pas été testée!

    1. Oui Paskov c’est la mémoire biologique qui flanche et qui ram.
      Les scénarii divergent et se télescopent. dans le cerveau pleins d’aluminium du tigre celtique qui se brossait les dents au fluor et qui vient de se condamner à bouffer des croquettes.

    2. Moui…
      Mais tout de même, Messieurs, même si on pourrait facilement désespérer de l’humanité, il faut reconnaître que TOUT est fait pour tromper, cacher et distraire de ce qui se passe réellement.

      Et regardez le flux de ragots, de people et de détails que l’on nous sert histoire d’occuper et captiver sur autre chose que l’essentiel. C’est phénoménal !!

      Et, chose d’ailleurs amusante, la France rejoint le groupe des pays qui ont des crises politiques majeures. Ce qui occulte la question économique et fait les choux gras des médias plutôt qu’un suivi de mauvaises nouvelles économiques qui finirait par lasser.
      Faites comme moi, je finis par ne regarder la télé que pour un DVD. Et encore faut-il qu’il soit bon.

    3. @ Yvan

      C’est une grille de lecture… Moi, plutôt qu’une manipulation volontaire, j’y vois la simple réponse opportuniste de médias qui répondent aux attentes du public apeuré par le climat anxiogène naissant de l’information objective. Réaction similaire si tu fais le test autour de toi en discutant du contenu du blog : les gens opinent du chef 30 secondes, puis te disent qu’ils n’y comprennent rien, que ça leur fait peur, et te demandent plutôt si Mariah Carey n’a pas déjà accouché pour passer aux « choses sérieuses ».

      Ceci dit, c’est vrai que l’on vit mieux sans la télé. Et Arte rediffuse tous ses programmes sur Arte 7+, alors…

    4. Dans le cas des stress tests, ce fut une opération grotesque, presque criminelle, qui mériterait une enquête de la justice. On est même plus dans le détournement de l’attention, on est dans le mensonge délibéré. Certains investisseurs seraient peut être même fondés en droit à intenter une action en justice envers le comité des régulateurs ou les banquiers y ayant participé…

      http://www.calculatedriskblog.com/2010/11/rewind-irish-banks-pass-stress-tests-in.html

    5. Moi, plutôt qu’une manipulation volontaire, j’y vois la simple réponse opportuniste de médias qui répondent aux attentes du public apeuré par le climat anxiogène naissant de l’information objective.

      Sauf que ça fait longtemps que cette réponse opportuniste des médias est là. Bien avant le climat anxiogène. Lire Chomski sur le rôle des médias. Rien d’involontaire là-dedans, mais il est vrai qu’il n’y a pas de complot à proprement parler, juste un système, une structure, qui oblige à certains comportements. Reste à savoir si cette structure a été mise en place involontairement. Rien n’est moins sûr.

      Parfois, Julien, je me demande si vous ne vous refusez pas d’envisager a priori une volonté plus ou moins consciente (d’un groupe) derrière la mise en place de ce système par simple peur d’admettre que peut-être nous ne sommes pas loin d’un système totalitaire (d’un genre nouveau, qui se rapproche du « meilleur des mondes » plutôt que de « 1984 »). En tous cas, il faudrait discuter cette question sérieusement et que chacun amène ses arguments plutôt que d’à chaque fois exclure une des hypothèses d’un revers de la main. J’aimerai aussi qu’un jour quelqu’un me réponde sur ce que cela change, pour nous les dominés, s’il n’y a pas de complot mais juste une convergence d’intérêts involontaire et inconsciente de la classe dominante.

    6. @ Moi

      Lorsque je parle de climat anxiogène, j’évoque une donnée, pas un événement. Et cette donnée est plus précisément une constante, liée à la précarité et l’éphémère de la vie humaine. C’est la réponse apportée par les médias au fil du temps qui s’est adaptée à cette constante. Les principes de communication rationnelle sont devenus les principes de communication émotionnelle.

      Je ne dis pas que cette évolution est involontaire. Je dis simplement que les éléments qui ont présidé à l’avènement de ces nouveaux modes de communication ont émergé sur la base de la recherche du profit, et pas sous l’égide d’une quelconque volonté d’instrumentalisation rampante.

      Dialogues entendus au plus haut niveau de certains médias ayant pignon sur rue :
      – « On perd des parts de marché. Comment répondre au mieux aux attentes de nos lecteurs/auditeurs/spectateurs ? »
      – « En jouant sur l’émotion, l’affect, la réassurance, etc. »

      La problématique n’est pas de savoir comment on va manipuler l’opinion, détourner tel ou tel sujet chaud, etc. Plus prosaïque : comment gagner plus ?

    7. Oui et non, Julien.

      Les médias n’ont AUCUN rôle dans les informations qui leur sont données et qui sont ciselées au millimètre par ceux qui délivrent ce qu’il faut comme informations minimales tant en qualité qu’en quantité. Alors que ces derniers en savent beaucoup plus, bien sûr.

      De plus : il faut éviter de « casser la baraque ». En révélant trop d’arnaques et tu remarqueras que la situation un peu « agitée » actuelle nous permet, par la discordance dans les sources ainsi que quelques pétages de plombs, d’en apprendre BEAUCOUP plus que ce que nous devrions savoir.
      Monsieur Leclerc pourra confirmer.

      Et, concernant l’information aux proches, je tiens au courant non seulement ma famille MAIS aussi mes voisins dont un retraité de l’automobile qui, la dernière fois que nous avons discuté depuis nos jardin respectifs, m’a lancé en fin de conversation : « il faudra absolument qu’on en reparle. »

      Ce qui me conforte dans le fait que les gens « sentent » que quelque chose ne « va » pas vraiment et sont en recherche d’informations à condition qu’on leur explique en mots simples et sans les prendre pour autant pour des demeurés.
      Oui, d’ailleurs, la fréquentation du blog montre que je n’invente rien là-dedans.

      Sinon, hormis tout ça, tu as raison : Arte est vraiment une bonne chaine télé.

    8. si tu fais le test autour de toi en discutant du contenu du blog : les gens opinent du chef 30 secondes, puis te disent qu’ils n’y comprennent rien, que ça leur fait peur, et te demandent plutôt si Mariah Carey n’a pas déjà accouché pour passer aux « choses sérieuses »

      Déjà vécu (en remplacant Maria Carey par les derniers potins de la télé réalité).

      Assez désespérant de voir comment les gens se désinteressent des décisions prises et laissent faire avec comme seule raison valable « nous ne sommes pas capables de faire quelque chose à notre niveau »…
      La capacité, ca me rappelle la notion des niveaux logiques en PNL de mon exposé en cours cet après midi : toujours choisir le niveau logique supérieur au niveau où se situe le problème afin de le résoudre

    9. Julien Alexandre,

      j’y vois la simple réponse opportuniste de médias qui répondent aux attentes du public apeuré par le climat anxiogène naissant de l’information objective.

      Voilà, de nouveau, un retournement des plus étranges : les journalistes ont-ils à fantasmer, et, ou à projeter leurs propres fantasmes sur ceux qui sont censés les écouter(= à prendre les gens pour des c–s) ,ou bien faire entendre des faits, avec une hiérarchisation dans l’importance des faits énoncés, provoquer des questionnements, faire des liens avec d’autres faits, soulever les « lièvres » possibles, faire des investigations …
      C’est cela être journaliste : un métier …ou bien, sont-ils des zombies répétants, comme des perroquets, ce qu’ils ont entendu chez le voisin, mélangeant les « cancans zé pipoleries », avec les conséquences d’une guerre, d’une crise sociale …ne sont-ils pas censés décrypter ….
      Bref, là aussi, perte de la responsabilité individuelle, censure intérieure intégrée ( si je ne veux pas perdre ma place ) …non, ces retournements sont manipulatoires.

    10. @ M

      Relisez-moi, je ne dis pas que les journalistes projettent leurs propres fantasmes, mais que la plupart vendent du papier ou du temps d’antenne, et en cela les rédactions s’efforcent d’offrir au public de la consommation d’information répondant à des préoccupations perçues et exprimées, sous couvert de validation par les chiffres de vente. Le mot d’ordre : si les gens suivent, c’est qu’ils le veulent bien.

      Je rappelle tout de même que personne n’oblige qui que ce soit à regarder TF1, écouter RTL ou lire le Figaro (je laisse de côté pour ce dernier ses formidables pages internationales). Il est évidemment éminemment plus simple de chercher une poignée de responsables plutôt que d’accepter une responsabilité collective dans l’avilissement des médias.

      Le mieux-disant et l’exception culturelle en France ont-ils été désintégrés par la diffusion des premières télé-réalités ou bien par le fait que les gens les ont regardé et en ont fait des succès d’audience ? A mon humble avis, les deux mon capitaine.

    11. La problématique n’est pas de savoir comment on va manipuler l’opinion, détourner tel ou tel sujet chaud, etc. Plus prosaïque : comment gagner plus ?

      Mais qui a mis en place le système de valeurs où trône le « il faut gagner plus »? Evolution naturelle et involontaire? Ou volonté de classe? Car ce « il faut gagner plus » n’existe pas partout et en tous temps. On peut même dire que dans notre société il n’est pas universellement partagé, ce n’est pas une valeur prolétaire par exemple.
      Ces « dialogues entendus au plus haut niveau de certains médias ayant pignon sur rue » que sont-ils si ce n’est un dialogue entre bourgeois? A quoi faut-il s’attendre dans ce cas? Ce qu’il faut se demander, c’est pourquoi il n’y a pas un dialogue entre non-bourgeois au plus haut niveau de certains médias ayant pignon sur rue. Cela pourrait peut-être donner un truc du genre :
      – on a gagné moins ce mois mais on continue quand même à se faire un max de thune.
      – cool, on va fêter ça.
      Déjà, vous voyez bien que ce tracas pour les parts de marché dénote une volonté consciente et réfléchie de domination, même si cela se concrétise par la capture de temps de cerveau disponible. Moi j’appelle ça un complot:
      Sens 1 Projet secret élaboré par plusieurs personnes contre une autre ou une institution.
      Sens 2 Conjuration.

      Il y a bien conjuration et projet secret en vue de dominer d’autres personnes. Les discours sincères et naïfs sur cette volonté de domination sont tellement rares que lorsqu’un de ces dirigeants lâche un truc du genre « temps de cerveau disponible », cela fait scandale. Ne parlons même pas des politiciens, des dirigeants de multinationales ou des militaires, là cela n’arrive quasiment jamais, on a toujours droit au mensonge sur les intentions réelles.

    12. Moi,

      Si complot il y a c’est parce que nous le voulons bien. La religion, le travail, et tous les asservissements que nous nous imposons ou nous laissons imposer ne suffisent pas toujours à masquer nos peurs existentielles. Nous usons et abusons alors de drogues complémentaires, celles que vous décrivez. Il est cependant probable que ceux qui sont aux responsabilités aient conscience de cet état de fait et fassent tout pour que la population ne se trouve pas en situation de manque. C’est compréhensible et pardonnable : un drogué supporte très mal le sevrage total, sans substitut, et sa « gestion » en est donc facilitée.

      Je suis d’accord avec vous lorsque vous dites qu' »il faudrait discuter cette question sérieusement et que chacun amène ses arguments plutôt que d’à chaque fois exclure une des hypothèses d’un revers de la main. ». Je souhaite que ce débat nous amène au problème des peurs que je soulève, que nous le déterrions une fois pour toutes, plutôt que de l’exclure à chaque fois d’un revers de main ou d’une pirouette verbale !

      Bonne journée.

    13. Julien Alexandre, 25 novembre 2010 à 00:15

      de la consommation d’information

      Voilà le malaise : consommation d’information ….c’est là que ça cloche ….
      – consommateur : personne qui consomme( des marchandises…) …absorber …voire engloutir ….sans digérer en quelque sorte : est-ce que ça passe par le cerveau ? …il n’en reste rien …pas de substantifique moelle…si ce n’est, peut-être une certaine obésité …car, à force d’absorber, on absorbe aussi …par ex. des pop-corns….
      cela ne pousse pas à la discussion avec d’autres.
      marchandise : objet destiné à la vente=) article, denrée …
      pourquoi faudrait-il consommer de l’information ! =) ne vaudrait-il pas plutôt l’analyser, les journalistes retrouvant leur métier, et tenter de comprendre, non pas le nez sur l’ineptie du jour, mais sur un fait important ….

      C’est ce pré-supposé qui me gène ! il faut remettre cela en questionnement…et, non pas l’admettre une fois pour toute ….

      J’ai parfaitement entendu ce que vous dites ensuite …seulement, ce n’est pas suffisant …
      qu’il y ait une responsabilité individuelle à regarder ou pas, certes !
      Est-ce une raison : non !
      Est-ce que cela « dégage » le « pourvoyeur », le décideur de programme, le journaliste …de sa responsabilité ? non !
      Car, s’il y a une part abjecte chez tout un chacun – je dis ce mot par rapport aux émissions qui encouragent à détruire l’autre, l’exclure, l’humilier …- qui sont les personnes qui décident de faire remonter ce qu’il y a de plus « tordu » en l’homme? – des « innocents » : je ne le pense pas ; et, s’ils sont « innocents », qu’on les sorte de là ! ils sont dangereux aussi- …et par là, tranquillement, lui faire trouver naturel d’en user ainsi dans la vraie vie …( car une oeuvre de fiction, même violente …est une oeuvre de fiction : symbolisme possible …mais la téléréalité est d’une toute autre crudité ..et ne subsiste que le pire non symbolisé ) …
      il y a un lien avec ce qui se passe actuellement en entreprise …il devient « normal » de laisser l’autre s’enfoncer, d’être le petit malin, le plus « fort » …perte de la solidarité : dissociété ….
      réétudier aussi les mille et une manière de mettre en place un système totalitaire !

  21. Tout va très vite avec l’informatique.
    Je me demande s’il y a quelqu’un derrière les écrans ou si les algorithmes financiers moulinent tout seuls. 🙂

    1. Personne, Bidule.
      Une fois les algorithmes fabriqués ainsi que les seuils entrés, on laisse tourner.
      Je suppose que comme pour tout programme de ce genre, un simple compte-rendu apparait à l’écran histoire de constater en temps réel les gains réalisés.

      Ce qui s’est passé le 6 mai dernier montre d’ailleurs que le programme est plus efficace que l’humain.
      Chute de 1000 points en une demi-heure, c’était un record qu’il faut maintenant battre. 🙂
      Et que dans ce cas, le servant n’a plus qu’à débrancher au plus vite la machine.

  22. C’est quand même effarant comme système d’aide à l’Irlande.

    Prenons l’exemple de l’Angleterre qui par un prêt bilatéral de 8 milliards espère aider son voisin, et surtout aider ses propres banques engluées avec des titres irlandais dont personne ne veut car la garantie d’être payé est pourrie.
    Et en plus ils voudraient être remboursés!

    L’Angleterre emprunte sur les marchés 8 milliards de £. Puis dans un grand élan de générosité (enfin presque…) fait un prêt à l’Irlande de ces 8 milliards. Tout cela pour que l’Irlande puisse à son tour payer ce qu’elle a emprunté pour nationaliser ses banques afin de payer les créances immobilières de ses mêmes banques. Créances auparavant titrisées sur les marchés.
    Ces créances qui ne sont plus que de la fumée du fait de l’effondrement de l’immobilier!

    Ce mécanisme me rappelle mon cours de droit pénal des affaires où l’on étudiait le mécanisme des traites de cavalerie, encore appelées effets de complaisance.

    Alors, que sont les traites de cavalerie:
    – c’est une opération frauduleuse entre commerçants consistant à se vendre un bien fictif ( ici, titre immobilier ou garantie sur ce titre comme un CDS) dans le but d’augmenter artificiellement leur chiffre d’affaires. Le but étant de pouvoir emprunter auprès d’une banque (ici, l’Etat irlandais) ou lui escompter des traites, en général des lettres de change ou des billets à ordre, issues de cette opération (ici, les titres immobiliers et CDS pourris des banques).

    L’Etat irlandais est victime des pratiques fauduleuses de ses banques, qui je trouve ressemblent à ce mécanisme des traites de cavalerie, c’est-à-dire que l’Etat irlandais a escompté les titres pourries de ses banques qu’elles avaient crées sur le vide de la bulle spéculative immobilière.
    En se portant garant de créances viciées, l’Irlande a sauvé ses banques mais est au bord de la banqueroute.

    Mais le plus surprenant, c’est que pour la sauver de la faillite on lui prête de l’argent: on va l’aider à rembourser ses dettes en l’endettant un peu plus.

    Et s’il ne peuvent pas rembourser, ce qui est probable, qui le fera?
    Saigner les peuples grec, irlandais n’est pas la solution car arrivera un moment où ils diront stop!

    Alors, après le Portugal ou l’Espagne, WHO’S NEXT?

    1. Ne pensez vous pas que l’ensemble de l’économie dite « réelle » fonctionne sur le mode de la cavalerie ?
      Je vous assure que c’est ce qui se passe dans le monde de l’édition et de la distribution de livres.
      Le seul gagnant est la banque qui encaisse tant que les emprunteurs ont la t^te hors de l’eau.

  23. Les imbéciles regroupent leurs dettes et tentent de supporter en groupe les attaques financières.
    Les intelligents savent depuis longtemps que le portage se répartit pour diminuer les risques et se cantonne au lieu de s’étaler.
    Si le malade ferme sa porte au virus , le virus cherche une autre porte.
    Solutions: cantonner , déspéculer , rembourser , négocier , restructurer mais surtout ne pas étaler le choléra.
    Avant 6 mois tous les pays de la zone euro paieront des intérêts de 10%.

  24. Vos articles sont des perles M LECLERC et les commentaires qui en découlent sont des lumières qui les font d’autant plus étinceler!!!!

    Les reflets précurseurs qui en émanent ont les couleurs de feux de l’enfer…
    Je pense cependant que nous n’en sommes pas encore à « la crise de trop »…Nous y parviendrons prochainement sans doute quand les peuples occidentaux auront perdu confiance et ne voudront plus subir les règles du jeu pipées et spoliatrices de la démoniaque finance mondiale…

    Quand tout espoir sera vain malgré tous les artifices et les manipulations des prédateurs alors là oui on pourra parler de « la crise en trop ».

  25. François Leclerc dit :
    23 novembre 2010 à 20:02

    La guerre des monnaies est une conséquence et non une cause ! Chacun se débrouille comme il peut avec ses petites affaires et le marché monétaire arbitre à sa façon, selon ce qu’il estime être son intérêt et en faisant pas mal de dégâts. La Fed a joué la dévaluation du dollar, celle de l’euro n’est pas le résultat d’une politique de la BCE. A l’arrivée, personne ne maîtrise plus rien. »

    …La bonne entente entre le chat et la souris ruine l’épicerie…

  26. Mercredi 24 novembre 2010, vers 10 heures du matin :

    Les graphiques à voir absolument :

    Italie : taux d’intérêt des obligations à 10 ans : 4,351 %.

    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GBTPGR10:IND

    Espagne : taux d’intérêt des obligations à 10 ans : 5,046 %.

    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GSPG10YR:IND

    Ce qui se passe en ce moment même en Espagne est très important.

    Les marchés internationaux n’ont plus aucune confiance dans la capacité de l’Espagne à rembourser ses dettes.

    Portugal : taux d’intérêt des obligations à 10 ans : 7,070 %.

    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GSPT10YR:IND

    Irlande : taux d’intérêt des obligations à 10 ans : 8,618 %.

    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GIGB10YR:IND

    Grèce : taux d’intérêt des obligations à 10 ans : 11,914 %.

    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GGGB10YR:IND

  27. Le plan d’aide à l’Irlande devrait atteindre 85 milliards d’euros ( + 8 milliards UK+ Suède etc):source RTE

    En clair victoire du débiteur qui impose le maintien de la corporate tax à 12.5 pct !!Incroyable…nous allons donc tous continuer à subsidier le dumping irlandais sous la menace de supposées délocalisations (google etc)….non seulement faut les renflouer pour leurs fraudes et dumping fiscal+ social, mais ils vous menacent!
    Sans compter que cette histoire de taxe sur les banques à venir,est à mourir de rire,car comme elles sont en faillites et donc nationalisées dans les jours prochains, qui va payer la taxe?L’hopital se moque de la charité…
    Un expert US (?)prétendait hier sur RTE télévision irlandaise que c’est au moins de 130 milliards dont l’Irlande aurait besoin avec la vague des defauts sur mortgages qui va arriver en 2011….donc un autre ‘bail out’est certain, juste sa date est encore inconnue.

    Selon les médias irlandais, le plan de sauvegarde de l’Irlande devrait atteindre 85 milliards d’euros. En compensation de cette aide, les banques du pays se verront imposer une nouvelle taxe. Grâce aux fonds apportés par l’Union européenne (UE) et le Fonds monétaire international (FMI), les banques irlandaises vont augmenter leurs réserves de capitaux, actuellement de 8 %, à 10,5 % minimum, voire 12 %. L’UE et le FMI espèrent ainsi rassurer les marchés sur la santé du système bancaire de l’île.Outre la recapitalisation des banques, le reste des capitaux du plan de sauvegarde sera destiné aux dépenses quotidiennes de l’Etat irlandais, qui a actuellement besoin de 19 milliards d’euros pour ses besoins courants. Dublin aurait accepté en contrepartie d’imposer un prélèvement permanent à ses banques après un compromis avec ses partenaires de l’UE, qui n’ont pas réussi à contraindre l’Irlande d’accroître le taux de son impôt sur les sociétés (12,5%, est un des plus bas au monde). La moyenne dans la zone euro est de 25,7 %, celui de la France de plus de 33 %. Dublin refuse de le relever, craignant un exode des nombreuses multinationales attirées sur l’île par ce qui est souvent considéré comme du « dumping fiscal ».

    L’Irlande, deuxième pays de la zone euro après la Grèce à bénéficier cette année d’un soutien de ses partenaires, devrait également accepter d’augmenter ses participations dans deux des banques les plus touchées par la crise, Allied Irish Bank (AIB) et Bank of Ireland. Selon les médias irlandais, l’Etat va prendre le contrôle de 99,9 % du capital d’AIB et devenir l’actionnaire majoritaire de Bank of Ireland, dont il détient jusqu’à présent 36 % du capital.

    http://www.lemonde.fr/economie/article/2010/11/24/le-plan-d-aide-a-l-irlande-devrait-atteindre-85-milliards-d-euros_1444203_3234.html

    1. En compensation de cette aide, les banques du pays se verront imposer une nouvelle taxe.
      L’Irlande devrait également accepter d’augmenter ses participations dans deux des banques les plus touchées par la crise, Allied Irish Bank (AIB) et Bank of Ireland. Selon les médias irlandais, l’Etat va prendre le contrôle de 99,9 % du capital d’AIB et devenir l’actionnaire majoritaire de Bank of Ireland, dont il détient jusqu’à présent 36 % du capital.

      ses partenaires de l’UE, qui n’ont pas réussi à contraindre l’Irlande d’accroître le taux de son impôt sur les sociétés (12,5%, est un des plus bas au monde). La moyenne dans la zone euro est de 25,7 %, celui de la France de plus de 33 %.

      bon, l’état irlandais va taxer l’état irlandais proprio des banques.
      ça fait plaisir au populo ignorant pis ça coûte pas cher.

      la france à 33% sur les entreprises??
      c’est parfaitement mensonger, les entreprises ne payent pas 10%, à cause de tous les avantages, niches fiscales et subsides divers et variés. sauf peut-être les petites qui n’ont pas les moyens d’en profiter.

    1. mais pas question de DONNER le moindre milliard aux irlandais pour leur éviter de manger du pain sec à l’eau pendant des années, ils devront rembourser jusqu’au dernier centimes les gains des spéculateurs, souvent d’ailleurs les mêmes que les prêteurs, notamment la spéculation immo dont ils ont été victimes. rembourser intégralement les emprunts anciens et les nouveaux a taux élevés qui vont les enfoncer encore plusse.
      au moins les colons anglais ils pouvaient les combattre, mais que faire contre un ennemi sans forme ni nom ni visage?
      sans doute combattre ses complices locaux qui acceptent de laisser dépouiller les irlandais.

    1. Magnifique propagande…

      S’ils trouvent éventuellement les moins « prudents », les moins discrets et tordus, ces derniers serviront juste de boucs émissaires.
      Et négociation d’une indemnité avant procès, comme d’hab.
      Goldman sachs a l’habitude.

  28. Cher mr Leclerc,

    J’ai essayé de trouver le contexte de la citation de DSK. Je ne suis pas parvenu à trouver une quelconque piste.
    Quel est le site web de la conférence où il a prononcé son discours?
    Où peut-on lire l’intégralité de ce discours?

    « créer une autorité budgétaire centralisée avec une indépendance politique comparable à celle de la Banque centrale européenne. Cette autorité établirait pour chaque pays sa politique budgétaire et allouerait des ressources à partir d’un budget central… »

    Merci pour votre travail,

    1. @Xav
      allez voir sur Marianne2 l’article de Jack Dion
      http://www.marianne2.fr/Quand-DSK-devoile-son-plan-secret-pour-l-Europe_a200027.html

      @Jullien

      c’est très clair. En bref, DSK propose ni plus ni moins que de créer des impots dont le contrôle échapperai à tout contrôle démocratique. Déjà que le Parlement n’a plus son mot à dire, déjà que les budgets nationaux ont été mis sous tutelle, même le Conseil, dernier organe de gens élu n’aura plus son mot à dire. Le seul élément décisionnaire sera une commission de technocrates désignés dans une partie de poker et sans aucune légitimité.
      Je rappelle quand même que Barroso est resté président de la commission européenne malgré le fait que le peuple Portugais l’ai viré à coup de pieds au cul.

      C’est ce projet là que F. Leclerc taxe d’ambitieux.
      Personnellement, si ce cauchemar arrive, je considère qu’il faudra prendre les armes et juger DSK pour haute trahison. Et quelques autres.

    2. vous m’indiquez un texte comme on en trouve bcp qui paraphrase le discours de DSK.

      Où peut on trouver ses déclarations dans leur intégralité?

      La 6ème conférence des banques centrales, organisée par la BCE à Francfort, a-t-elle un site internet spécifique?

    3. @ Kerjean

      AMBITIEUX, EUSE, adj. et subst.
      I. Emploi adj.
      A. 1. Avec ou sans nuance péj. [En parlant d’une pers. ou d’une collectivité] Qui a de l’ambition ou le désir passionné d’atteindre à l’exercice du pouvoir, aux dignités :
      B. Au fig., péj. Qui cherche à éblouir, qui est prétentieux.

      (extrait de l’article du Trésor de la langue Française (CNRS)

    4. @ Xav

      Le site de l’European Banking Gongress n’est pas à jour et celui du FMI ne donne que le communiqué de presse. J’ai du me contenter des extraits donnés par les agences, que l’article des Echos ont repris.

    5. @F. Leclerc

      je dois souffrir d’une sorte de paranoïa ou de déformation malsaine de l’entendement.

      En lisant votre paragraphe, je sentais de l’enthousiasme pour le projet « ambitieux » de DSK. Veuillez m’excuser si je me suis mépris.

      Donc, si je comprends bien, vous ne souscrivez pas du tout à ce projet?

    6. merci mr leclerc pour votre réponse.

      Votre petite note sur l’ambition est importante. J’avais compris le texte comme Kerjean.

      Ces mots font peur, ils veulent la fin de l’Etat nation et la fin de la souveraineté.

      Cela éclaire bien la pensée des mondialistes.

  29. Dans la tourmente, SARKOSY et LAGARDE sont étrangement silencieux en comparaison à MERKEL. Ce silence trahie sans aucun doute des désaccords majeurs entre la France et l’Allemagne dans les négociations en cours pour les orientations à prendre.

    Dans le cas contraire et surtout pour rassurer les marchés SARKOSY et LAGARDE se seraientt précipités vers les médias pour appuyer les déclarations et avertissements de MERKEL de ces derniers jours .

    Un divorce en gestation.

    1. @Yvan

      Monsieur Paul a raison de dire que ce n’est plus possible de retirer massivement son cash.

      Mais j’ai une idée:
      1. Ouvrir un compte à la banque postale(banque non commerciale et publique)
      2. Le jour J, faire virer l’intégralité de son compte moins 100 €.

      ça, aucune banque ne peut l’interdire.

      Qu’en penses tu?

  30. Vas y Angela !!

    German Chancellor Angela Merkel said European governments must demand that bondholders share the cost of euro-area debt crises after 2013, saying financial markets need « boundaries. »

    “We have a very decisive question ahead of us,” Merkel said in a speech to parliament in Berlin today.

    “Do politicians have the courage to place the risk burden on those who make money? Or is trading in sovereign debt the only business in the world in which there is no need to take risk?”

    http://www.independent.ie/business/european/merkel-seeks-lsquoboundariesrsquo-for-bondholders-in-euro-rescue-push-2433578.html

    1. La réponse à la question est non.
      C’est pas qu’ils n’aient pas le courage, mais qu’ils soient de droite ou de gauche,
      ils n’ont qu’un seul maître, le capital…
      enfin pas le capital, mais « les marchés » disent tous ceux qui ont peur de la vérité.
      Elle seule est révolutionnaire.
      Son temps est venu.

  31. Bonjour à tous,

    Etant donné le train ou vont les choses, je me permets de vous (tous les lecteurs du blog) mettre en garde sur l’intervention d’une future loi, française, instituant la notion de « propriété économique » = une telle mesure serait en effet de nature à renflouer singulièrement le bilan des banques dans le même temps qu’elle aurait pour effet une spoliation juridique de tout acquéreur qui financerait son bien, notamment immobilier, au moyen d’un emprunt. Aucun emprunteur ne serait plus à l’abris d’une erreur matérielle des banques les expropriant à tort de leur bien immobilier (ce qui serait également valable en matière mobilière) ; à l’exemple de ce qui se passe et s’est passé aux USA.
    Une telle mesure opèrerait, de façon mécanique, une nouvelle concentration, non plus des capitaux, mais des biens physiques et matériels au profit des institutions bancaires. Je vous laisse imaginer la suite : la perte définitive de liberté de citoyens privés de la possibilité de détenir leur logement ou quoique ce soit d’autres, qui n’auraient plus rien à eux (une sorte de retour à l’ancien servage : tout possibilité dépendant du bon vouloir du maître : la banque). En effet, dans un contexte de dégradation des moyens financiers privés, rare seront les personnes à pouvoir complètement auto-financer leur bien immobilier, leur véhicule etc.

    En vous souhaitant bonne réflexion,

    Cordialement,

    1. D’où tenez-vous vos sources, se ce n’est du magasine MARIANNE ?
      La ficelle est un peu grosse vue le contexte économique avant de l’avaler …

    2. Mes sources ne viennent certes pas de Marianne, le projet se mûrit dans les milieux autorisés depuis quelques temps déjà… La question n’est pas d’y croire mais de rester vigilant face à ce qui se votera ou non prochainement…

    3. La question n’est pas d’y croire mais de rester vigilant face à ce qui se votera ou non prochainement…

      vigilance, et non déni ….

      Ceux qui alertent dérangent …
      Je préfère être dérangée qu’endormie …

      Pas besoin de théorie du complot …il suffit d’enregistrer( souvent sur des années : temps long, et non pulsion ), de garder en veille intérieure, de vérifier, d’accepter de faire erreur, de douter, d’enregistrer la suite, un jour le schema global est là ! Il est pire que tout ce qui pouvait être fantasmé !

  32. Mercredi 14 novembre 2010 :

    L’Espagne trop grosse pour être sauvée.

    Sa situation financière inquiète, faisant chuter sa Bourse et bondir ses taux obligataires, mais l’Espagne, quatrième économie de la zone euro, est pour de nombreux experts « trop grosse pour tomber » et, surtout, coûterait trop cher à sauver.

    Pour venir au secours de la Grèce, il a fallu débourser 110 milliards d’euros. Pour l’Irlande, le plan de soutien coûtera 80 à 90 milliards.

    Le cas espagnol est d’une autre dimension : « cela coûterait jusqu’à 500 milliards d’euros », a estimé cette semaine Cornelia Meyer, PDG de la société de conseil MRL Corporation, sur la chaîne américaine CNBC.

    « Juste après l’Irlande nous avons le Portugal et puis l’Espagne, et l’Espagne sera le gros poisson », a-t-elle jugé.

    Et si la bourse portugaise souffre moins ces jours-ci que son homologue madrilène, c’est que « les marchés ont intégré que le Portugal va sûrement devoir demander une aide, du coup ils regardent le prochain dans la file », note Fernando Hernandez, responsable de gestion à la banque Inversis.

    « Si le Portugal doit être soutenu, ce n’est pas grave car il est plus petit. L’Espagne, c’est une autre histoire : ce sont de nombreux milliards d’euros qu’il faudra mettre sur la table ».

    « Après la crise de la dette irlandaise, l’Espagne est devenue une question centrale parce que les investisseurs craignent que, si son endettement devient trop important pour qu’elle en vienne à bout elle-même, il puisse être trop lourd pour un sauvetage de l’Union européenne et du FMI », estime Kathleen Brooks, directrice de recherches à Forex.com à Londres.

    Le Figaro

  33. Excellent commentaire de Cyrille Lachèvre dans le figaro « Qu’il est loin le temps où le patron de notre banque centrale, Jean Claude Trichet expliquait que jamais le FMI ne débarquerait en zone euro au motif théorique que les interventions du FMI étaient destinées à sauver les pays d’une crise de balance des paiements ce qui ne pourrait jamais arriver sur notre bon vieux continent puisque avec l’euro tous les pays de la zone sont justement à l’abri d’une crise des paiements extérieurs…Trichet oubliait juste qu’avec des budgets séparés, les pays peuvent continuer à faire défaut individuellement sur leur dette….. Le deuxième problème est monétaire Que peut faire la BCE, dont la seule arme est celle des taux directeurs, dans une zone économique où les taux longs vont de 2,6% pour l’Allemagne à plus de 10% pour la Grèce…Quelle est l’efficacité de cette arme ? Prenons un exemple « en l’air », au hasard. L’inflation s’est établie à 1,9% en rythme annuel dans la zone euro le mois dernier. Si elle était cohérente avec elle-même, la BCE remonterait son taux directeur, fixé à 1%, pour éviter que les prix ne dérapent de plus de 2% tel que l’impose son mandat. Mais ceci est impossible. Comment expliquer aux portugais ou aux irlandais, dont les taux sont de respectivement 6,50% et 7,80%, qu’il faut les relever encore pour éviter le risque d’inflation ? Ce scénario d’économie fiction peut être évité si l’Europe se résout enfin à mettre en place une agence pan européenne d’émission de la dette, ce qui signifie regrouper les budgets nationaux, ou du moins les intégrer davantage, donc mettre en place une fiscalité commune. »

  34. Mercredi 14 novembre 2010 :

    – Panique bancaire en Grèce : c’est la courbe bleue sur le graphique. Les épargnants grecs retirent leurs dépôts de plus en plus.

    – Panique bancaire en Irlande : c’est la courbe marron sur le graphique. Les épargnants irlandais retirent leurs dépôts de plus en plus.

    Zerohedge.com

  35. Plan de rigueur irlandais:

     » … l’Irlande maintiendra son taux d’imposition sur les sociétés à 12,5 %. Par ailleurs, les dépenses courantes seront réduites de 7 milliards d’euros d’ici à 2014. »

    La France n’ a qu’à la mettre en veilleuse, that’s all ! ( Sarkosy avait demandé une contre partie avec la hausse de la fiscalité irlandaise sur les entreprises …. ) . Guère suivi notre Président .

  36. Où va le monde, Emprunt à 10,15,25,30 ans, obligation pour l’humanité de se plier plus longtemps au seul dictat supplémentaire venant du créancier, sous peine de voir ces taux revus
    à la hausse, c’est bien connu qui alignera le plus de chiffre dirigera davantage l’esprit du monde demain, fera les lois, l’actualité, la météo du ciel et de la terre.

  37. Les marchés financiers.

    Les marchés financier : attaquer la France sur les taux, je n’y crois pas un instant !

    En effet, Les Anglo-Saxons ont vus ce que donne la force de frappe du peuple français pour ce qui concerne la  » Réformette » des retraites.Et ce qui risque d’ arriver si le marché du travail dans l’ensemble se rebelle suite à une réforme inacceptable!

    Le gâteau européen risquerait de se gâter…
    Couperaient-ils le gâteau sur laquelle ils se goinfrent !

    Les pays périphérique leurs suffiront.

    @+

    1. J’ose espérer que vous plaisantez lorsque vous parlez de la force de frappe des français !!

      Maxi 3 millions de manifestants sur une population de 60 millions d’habitants cela fait …5% !!
      Quant aux grévistes , ils représentent moins de 1% du salariat.

      La force de frappe des français, ce fut lorsqu’ils décidèrent de partir en vacances …rouspétant de ne pas avoir de carburant et laissant quelques groupuscules de grévistes irréductibles tenter d’arracher quelque chose.

      Pas de quoi impressionner.

    2. Mon statut ne me laisse pas beaucoup de choix…

      Mais, même; si je n’ai pas participé à aucune manif, nous étions de tt cœur avec les gens qui manifestaient.

      Vous savez les sans grades et autres..

      Je suis ulcéré par les financiers qui se permettes de nous dirent après leurs incompétence avérer  » Pas assez dé-régulé »

      Amicalement

    3. Pensez vous que l’€ survivrais si la France sortait de l’€.. 🙂

      Alors je m’arrête a la périphérie et le bénefs faits sur le dos des européens suffirons!

      Sinon je ne donne pas chère (Chaire)de leurs peaux!

      @+

  38. http://www.youtube.com/watch?v=ZBPu6ezZcLI

    Un brin d’humour (potache) et de poésie, d’Obaldia. La fin n’est pas sans rapport avec l’air du temps ! Entreprise de lutte contre l’oubli, cette scène fait partie, je me demande bien pourquoi par moment, de mon anthologie personnelle :).

    La pièce explore très peu les rapports sociaux, elle questionne l’avènement de la Machine, et cherche à brouiller les frontières vivant / mécanique. Remplacer l’inhumain de l’homme par la création géniale, ex nihilo, est le but de l’artifex….

  39. Les nouveaux rois du pétrole… à Paris ?!
    Des milliards de barils sous Paris…
    Qui aurait pu imaginer que nous avions de quoi remplir 2,54 millions de piscines olympiques de pétrole ou encore faire le plein de 6,58 millions d’Airbus A340 — dans le bassin parisien ?

    … sous la Tour Eiffel !

  40. Les détails du plan d’ultra rigueur Irish…une vraie destruction en règle de la sécu et une forte pression fiscale sur les ménages (les pigeons)..corporate tax finalement scandaleusement maintenue à 12.5 pct, le dumping fiscal peut continuer…merci l’UE…aucune mesure sur le capital.

    Et le 1er ministre (sans rire) ose annoncer une croissance soutenue de 2.75 pct dés 2011!! La blague du siècle!!

    http://www.irishtimes.com/focus/2010/fouryearplan/index.pdf

    http://www.irishtimes.com/newspaper/breaking/2010/1124/breaking47.html

    En résumé c’est le mauvais élève qui gagne, nous les cochons qui payons et de plus on les encourage à continuer de plus belle, aucune morale….nullement une surprise à l’image du reste.

  41. LA CRISE DE TROP</blockquote

    Il choisit souvent de bon titres le monsieur si je peux me permettre de lui en suggérer d'autres,

    LA HAUSSE DE TROP

    UN GRAND NOMBRE DE FERS

    UNE AUTRE ILLUSION DE PLUS

    LE BANQUIER EST LA DERRIERE TOI

    LA PRATIQUE DE L'USURE SE PORTE BIEN

    LE PREMIER VOL DU MONDE EN CHUTE LIBRE

    L'USURE CULTIVE UN POIDS EN PLUS, MAIS NE LE SENT PAS

    LE MONDE D'EN BAS SENT DEJA LE SOUFRE MAIS MOI JE JOUE AU GOLF

    C'EST BIEN DU PIPO BANCAIRE QUE L'ON PREFERE VOUS JOUER

    AIMER ET SAVOIR FAIRE ACCEPTER LA FILOUERIE

    UN REQUIEM POUR MR. JEMENFOU

    POURVU QUE CA TIENNE

    LE DICTAT DE PLUS

  42. Bank run, mode d’emploi.
    Pour des raisons évidentes, les agences bancaires ne détiennent plus que le cash dont elles ont absolument besoin pour, selon leur taille et la fréquence de passage négociées aves les transporteurs, un jour ou, au maximum, une semaine.
    Ensuite, leurs conditions générales précisent aux clients quel est le montant maximum que ceux-ci sont en droit de demander sans « préavis ». C’est très peu. De l’ordre de 5000 euros.

    Ce qui veut dire que ceux qui pensent débarquer le 7 décembre (et d’ailleurs : pourquoi le 7 décembre ?) dans leur agence et resortir avec leurs économies ont des soucis à se faire.

    Ils doivent donc prendre contact avec leur agence et donner le préavis indispensable. Et ceci, pour être sûr, au moins une semaine à l’avance.

    A ce stade, je pense que l’épisode restera assez anecdotique mais je suis curieux de voir quel média, belge ou français, aura le culot de l’évoquer.

  43. Quelques réactions sur l’Irlande : source irishtimes.ie

    Bond yields are falling slightly. We’re now at 8.86%, compared to a high of 8.914% at 3.43pm. That’s still up 0.471% today though.

    Citigroup says the Government’s growth forecast is « probably too optimistic » given the planned cuts, high private debts and the weakened state of Irish banks. It says we will probably won’t meet fiscal targets by 2014

    In 2014 we will be paying annual interest of €8.4 billion on state debt. €2.5 billion in 2009

    Fintan: ]
    I’m on the Dole, made redundant from the construction industry. How will cutting my jobseeker benefit incentivise me to take up non-existant jobs in either construction or any other sector. It’s a complete joke!

  44. Il est préférable de ne pas voyager avec un homme mort . (Henri Michaux)

    N’est-ce pas ce que le monde fait depuis 2008 ?

  45. Vous aurez noté cette déclaration du gouverneur de la Banque Centrale Patrick Honohan dhier :«La première étape sera de réaliser des stress tests détaillés sur les institutions financières pour s’assurer que leur situation capitalistique est suffisamment robuste». Remise dans la perspective des « stress tests » réalisés en Europe l’été dernier, cette déclaration du gouverneur de la Banque Centrale Patrick Honohan a de quoi surprendre. Outre le fait qu’aucune des institutions financières Irlandaises ne figurait en effet dans les sept banques recalées à ces tests de résistance, ces propos viennent surtout confirmer que les-dits « stress tests » ne portaient en fait que sur les portefeuilles de trésorerie des banques, laissant de côté leurs portefeuilles d’investissement qui abritent l’essentiel de leurs actifs financiers toxiques devenus non liquides.
    Bis repetita non placent ? Apparemment non. Ce qui est répété deux fois peut encore séduire si l’on se réfère aux nombreuses institutions financières détentrices de ces actifs invendables qui ont déjà fait faillite ou ont été absorbées en 2008, justifiant des plans de sauvetage utilisant des fonds publics, tant en Europe qu’aux Etats-Unis et accentuant davantage encore un transfert de risques du secteur bancaire vers le secteur public.

  46. Wolfgang Münchau plaide lui aussi pour la restructuration immédiate, sofort, dans le Financial Times Deutschland:
    Restrukturierung als Lösung

  47. Bonjour,

    il faudrait enquéter sur les achats de machine et matiéres premiéres servant à l’impression des billets de banques et à la fabrication de piéces de monnaies.

    Ce serait trés instructifs pour se faire une idée sur notre avenir à moyen terme.

    Ces matériaux seraient peut être même déjà sous la main de certains états précautionneux et possédant alors leur réserve stratégique ?

    Cordialement

  48. finalement quoi de plus normal, l’angleterre est le centre d’une alliance plus ou moins tacite en europe et les pays de l’ue les plus touchés par la crise sont ceux qui ont des liens antérieurs à l’ue (désirés ou non) forts avec la grande-bretagne. d’ailleurs je suis surpris que l’on entende si peu parler de la hollande.

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