L'actualité de la crise : L'EUROPE DANS UN CERCLE VICIEUX, par François Leclerc

Billet invité.

Une épreuve de force est en cours en Europe, qui a pour champ de bataille le marché obligataire. Les taux des obligations irlandaises et portugaises, et dans une moindre mesure grecques et espagnoles, continuent de grimper pour atteindre à nouveau des records. Le taux des emprunts irlandais à 10 ans s’établissait ce mercredi matin à 8,165%, le Portugal ayant de son côté placé 686 millions d’euros à 10 ans à 6,806%, contre 6,242 lors d’une émission similaire intervenue le 22 septembre. En conséquence, l’euro continue de descendre par rapport au dollar, les marchés arbitrant en faveur de la monnaie considérée la moins risquée relativement.

Ce nouvel accès de fièvre anticipe les dangers qui se profilent dans les mois qui viennent, notamment lorsque l’Irlande va devoir réemprunter. Les pays entrés dans la zone des tempêtes sont assassinés à petit feu et la pression ne fait qu’augmenter. Cette fièvre s’appuie sur la conviction que la barre qu’il leur est assigné de franchir est trop haute, et qu’il sont irrévocablement engagés dans une spirale descendante. Elle exprime également un clair et catégorique refus d’être mis à contribution dans le cadre de futurs plans de sauvetage, comme cela est désormais envisagé dans son principe. Les éclairages apportés par le ministre allemand des finances montrant que, bien que la peine envisagée soit bénigne, son principe fait à lui seul réagir brutalement.

Il se confirme également que, dans ce calendrier rapproché, le seul parapet existant sur une route devenue très sinueuse et pentue est le fonds de stabilité financière (EFSF). Dont les moyens potentiels – 440 milliards d’euros maximum, qui doivent être trouvés sur les marchés – apparaissent sous-dimensionnés par rapport aux besoins conjoints de ces quatre pays.

Ces développements donnent rétrospectivement raison – mais de quelle manière ! – à Jean-Claude Trichet, lorsqu’il a tout dernièrement tenté de s’opposer à l’idée d’une restructuration de dette ordonnée, impliquant d’une manière ou d’une autre les créanciers. Cette perspective, comme il n’a pas voulu le dire explicitement, est proprement insoutenable pour les banques créditrices, dont les bilans sont gavés d’obligations d’Etat achetées en utilisant les prêts de la BCE, et qui ne sauraient plus vers où se tourner si ces actifs n’étaient plus porteurs des garanties d’antan.

Il est à remarquer que, non d’ailleurs sans logique, Wolfgang Schäuble, le ministre des finances allemand, justifie la menace d’une éventuelle décote des obligations souveraines d’Etat en faillite en la présentant comme une mesure devant dissuader les Etats d’en émettre et les banques d’en acquérir. Renvoyant donc au credo de la rigueur, alors que les marchés n’y croient pas, ce qui crée un parfait cercle vicieux.

Après le fonds de stabilité financier (EFSF), voici donc de nouvelles dispositions dont la principale caractéristique est de ne pas être destinés à servir !

Le ministre précise que, dans son esprit, ces dispositions n’entreront en vigueur qu’à l’occasion de nouvelles émissions obligataires, les règles du jeu clairement établies au préalable, et ne concerneront pas les titres déjà détenus. Afin d’adoucir encore la peine, il décrit un mécanisme en deux temps, une première étape pouvant consister en l’allongement de la maturité des obligations, seule la seconde aboutissant à une décote. Enfin, il envisage de confier la surveillance de l’ensemble du processus au FMI, exprimant ainsi sa très relative confiance dans les institutions et les Etats européens. Il faut que le juge soit inflexible et hors d’atteinte…

Rien cependant n’y fait, à consulter l’évolution des taux obligataires. Comme si le problème était compris comme étant celui de la solvabilité des Etats, incapables de faire face. Les Irlandais, en attendant de nouvelles dévalorisations des actifs immobiliers, en sont à devoir supporter une dette de 150 milliards d’euros, alors que le PIB a chuté de 3% en 2008 et 7,1% en 2009.

S’efforçant de garder des munitions, la BCE se réserve pour intervenir à nouveau sur le marché obligataire en achetant des obligations au moment crucial, quand les Etats en difficulté devront y retourner. Mais les marchés font cependant savoir, en manifestant leur impatience, que cela revient à monétiser la dette de ceux-ci et que c’est à l’EFSF et au FMI d’intervenir sans plus tarder. Cette porte là est aussi fermée.

Que reste-t-il d’autre à entreprendre, si ni les Etats ni la BCE n’interviennent ?

On est désormais entré au cœur des contradictions. Même avec le soutien financier du FMI – devenu incontournable – il n’y a pas de solution au problème de la dette qui ne repose sur un traitement conjoint de la dette publique et privée, le jeu de la patate chaude entre les Etats et les banques ne fonctionnant plus. Et de cesser de financer des dettes par un nouvel endettement, enchérissant le coût de l’ensemble. Ou bien d’exiger des Etats les plus vulnérables qu’ils trouvent seuls les ressources permettant de régler une addition, dont les plus fortunés ne veulent pas entendre parler.

Le temps, cet habituel allié des politiques – qui le mettent à profit pour différer le règlement des problèmes sur lesquels ils butent – n’est pas en leur faveur. Alors qu’ils ont fondé toute leur politique sur sa ressource.

Afin de tenter de débloquer leur propre situation, les Etats-Unis se sont lancés dans une opération destinée à éviter de sombrer dans la déflation, passant aux profits et pertes ses effets, justifiant leur choix comme étant celui du moindre mal. Les Européens de la zone euro n’ont ni les moyens ni l’intention affichée de les suivre et sont placés devant un mur qu’ils ne peuvent franchir. Les Britanniques, de leur côté, bénéficiant de la dépréciation de la livre, s’accrochent à la perspective d’une reprise modérée, sans préciser la contribution des services financiers à celle-ci. La Bank of England restant sur le pied de guerre, prête à suivre la Fed dans sa politique d’assouplissement quantitatif.

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63 réflexions au sujet de « L'actualité de la crise : L'EUROPE DANS UN CERCLE VICIEUX, par François Leclerc »

    1. Chaque année on y a droit, c’est comme les magazines, les mêmes articles reviennent rien de neuf sous le soleil. Mais comparativement à la fraude des gros c’est peanuts!!!

    2. Bonjour,

      HS

      Pour le rayons gabegie à tous les étages …

      plus d’un tiers du deficit des hôpitaux en France revient aux seuls huits hôpitaux militaires Français ! ah oui ils sont « stratégiques » dans les ordres de batailles.

      Le déficit de la sécu étant dûe pour une trés grande part aux bilans de nos hôpitaux ….

      cordialement

    3. L’armée, dont les militaires et leurs familles se font rembourser immédiatement, comme tout le monde, les frais médicaux par la Sécurité Sociale, accumule-t-elle toujours DES DIZAINES D’ANNEES DE RETARD dans le reversement des cotisations à la Caisse, bien qu’elles soient prélevées à temps chaque mois sur la solde des personnels. C’était l’une des causes essentielles du « trou de la Sécu », bien avant les multiples exemptions de charges accordées aux employeurs de jeunes ou moins jeunes précaires et stagiaires qui font baisser artificiellement les chiffres réels du chômage . Est-ce toujours le cas ?

  1. Par comparaison avec les Etats-Unis « justifiant leur choix comme étant celui du moindre mal », on ne voit pas pourquoi « Les Européens de la zone euro n’ont ni les moyens ni l’intention affichée de les suivre »…
    A vouloir rester entre deux maux, l’Europe de la zone euro ne risque-t-elle pas de subir les deux ?

  2. Cool, les paris sont ouvert!
    je mise sur un défaut des pays suivi d’un défaut de payement des banques qui leurs ont prêter, tiens!? ça ressemble a un jeu de domino.
    Ou s’arrêtera t’il?

  3. « Deux banques françaises à sauver coûte que coûte.

    BNP Paribas et Société Générale figurent, selon le Financial Times, parmi les institutions financières d’importance mondiale à sauver impérativement en cas de risque de faillite. Cette liste des établissements «too big too fail» devrait être entérinée lors du G20, qui se tiendra à Séoul demain et vendredi. »

    Le reste de la liste:

    « Une banque allemande (Deutsche Bank), quatre établissements britanniques (Barclays, HSBC, Royal Bank of Scotland, Standard Chartered), deux italiennes (Banca Intesa, UniCredit) deux espagnoles (Santander, BBVA), les deux suisses Credit Suisse et UBS ainsi que la néerlandaise ING devraient ainsi compterégalement parmi les banques d’importance mondiale. Les établissements américains sont minoritaires puisque la liste compte cinq établissements américains (Bank of America-Merrill Lynch, Citigroup, Goldman Sachs, JPMorgan Chase, Morgan Stanley) et un canadien (RBC). En Asie, seules quatre banques japonaises font partie du classement : Mitsubishi UFJ, Mizuho, Nomura et Sumitomo Mitsui. »

    http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2010/11/10/04016-20101110ARTFIG00435-deux-banques-francaises-a-sauver-coute-que-coute.php

  4. Nous sommes en pleine prophétie auto réalisatrice : les investisseurs craignent le non remboursement de leurs prêts aux États et font monter les taux à des valeurs qui entraineront ces défaillances qu’ils craignent. (Mais que d’autres apprécient : les opérateurs de marché profitent surement des ces mouvements de yoyo pour empocher commissions et plus-values).

    Et si on inversait la prévision.

    Pourquoi tous les États endettés (Union Européenne + USA) ne décréteraient-ils pas simultanément que toutes les banques et tous les investisseurs basés sur leur territoire auraient l’obligation de souscrire X% (5? 10?) de leur capital en emprunt d’Etat à 2%.

    les emprunts forcés ne datent pas d’hier et ils peuvent être efficace. Dans le cas que j’évoque on créerait un mouvement inverse : tant d’investisseur agissant de concert pour faire baisser les taux y arriveraient surement. ET tout le monde y gagnerait (sauf les spéculateurs purs) :

    Les État, parce que leur dette étant enfin financée à un taux raisonnable, pourraient redresser leurs comptes.

    Les investisseurs parce qu’ils préfèrent détenir une obligation à 2% sans risque à une autre dont le taux élevé finit par ne plus rien signifier tant la probabilité de revoir son capital est faible.

    Mais voilà ! Il faudrait interférer avec le marché ce qui est vu comme un péché ou un crime de lèse majesté……

    1. Encore une pédale de frein qui accélère tout autant qu’elle freine.
      La machine économique est bourrée de pédales à double emploi :
      par crainte de non remboursement , les taux augmentent à un point tel qu’ils provoqueront à terme le non remboursement .

      Et personne pour dire : « donnez aux taux un maximum calculé pour ne pas rendre le remboursement impossible ! »?

    2. Vi!
      La déconfiture du système global est telle que TOUTE DECISION a maintenant des EFFETS PERVERS (et même papillons)…
      Quand le malade est à l’extrêmité tout remède l’empoisonne.
      Il faudra bien renoncer au mondialisme, l’humanité n’est pas mure.
      Cà sent le cul de sac Mr De Montfessier.

    3. @ Sieur de Monfessier
      Si haut que l’on soit placé, on n’est jamais assis que sur son cul (Montaigne).

    4. Mais si. En France ce sont les taux de l’usure, calculés par la Banque de France pour les emprunts souscrits par les particuliers. Pour le moment, il n’y a pas d’équivalent sur le marché obligataire.

    5. Bonjour,

      c’est ANTILIBERALE , ANTILIBERALE, ANTILIBERAL;
      Bonsang, à quoi ça sert de discuter et de vouloir continuellement en parler.

      Cordialement

  5. La dette c’est :
    – des crédits d’impôts accordés en dépit du bon sens (celui de l’intérêt général) pour satisfaire la cupidité croissante d’une oligarchie de plus en plus décomplexée.
    – Beaucoup de fraude fiscale
    – La privatisation des profits et la socialisation des pertes de ceux qui nous ont plongés dans la panade.
    C’est effectivement un cercle vicieux, une spirale infernale qui annonce la barbarie et un terrible recul de civilisation (appauvrissement des classes populaires, casse des systèmes de retraites par répartition, de la santé, de l’éducation, des services publics, de toutes les solidarités qui font le lien social…..).
    Comment sortir de cette logique? La France, pays immensément riche avec beaucoup de talents et de potentiel, peut-elle sortir de cette logique, seule ou bien avec ses partenaires Européens? Personnellement j’ai tendance à le penser.
    A mon sens, il est temps de faire un « reset » sur cette dette (en spoliant ceux qui se sont déjà suffisamment gavés, au casino on ne peut pas gagner à tous les coups), et d’établir l’imposition ad hoc pour qu’il n’y ait plus de dette à l’avenir.
    Alors bien sur, il y en a qui vont « foutre le camp » si l’état décide de recouvrer ses créances (car c’est bien l’état le créancier dans cette affaire), mais qu’ils s’en aillent, on n’a pas besoin d’eux pour faire tourner la machine économique. Qu’ils s’en aillent en Chine là où les normes sociales et environnementales leurs sont plus favorables, mais qu’ils y restent avec leur production.
    Mais pour que l’état providence fonctionne, il ne suffit pas de collecter des ressources, encore faut-il produire suffisamment de richesses pour pouvoir prélever ces ressources. Il est donc vital d’engager un vaste plan de reconquête du tissu industriel et agricole (donc forcément un peu de protectionnisme, si possible coordonné avec d’autres peuples).
    Je ne pense pas qu’il y ait une autre solution pour sortir « du cercle vicieux ».
    En 2012 il y aura probablement ce type de proposition sur la table, il nous appartiendra de dire stop ou encore…..

    1. Bonsoir,

      Bien sûr qu’il faut repartir à la conquête des milieux productifs ; et ce d’autant plus dans l’urgence que la richesse provient aujourd’hui plus des banques et de la finance que de l’industrie.

    2. Mais la richesse des banques et de la finance est virtuelle, elle n’est « métabolisable » que si elle ne dépasse pas un certain niveau.

    3. @ Bernique,

      Bien sûr, c’est d’ailleurs la raison pour laquelle nous avons un gros problème, qui deviendra énorme si l’on tarit tout d’un coup cette fausse richesse sans avoir trouvé ou retrouvé d’autres moyens de créer des choses (richesses mais pas au sens financier du terme).
      Comme dirait Liervol : in « bubbles » et cavalerie « we trust ».

      Cordialement,

  6. Reste que toutes ces manipulations financières interétatiques et entre finances souveraines et privées mélangées et brassées ad lib…sont « légales » du point de vue de la « bonne » gouvernance.
    Je comprends mieux maintenant pourquoi les miliardaires ne payent pas d’impôts.
    Leurs conseils sont des avocats d’affaires, les mêmes probablement qui murmurent aux oreilles du G20 et du FMI, de la BCE et de la FED.

    Le Peuple international est le spectateur passif et résigné de ce cirque …mais lui a payé sa place.

    1. Et certains de nos soit-disant représentants du Peuple, cumulent avec la fonction d’avocats d’affaire ….appel à juriste constitutionnel ! : ne serait-ce pas interdit cette chose là ? une sorte d’intuition citoyenne aurait tendance à me dire que « ah, c’est pas joli, ah, c’est pas poli ! »….
      Enfin, ce que j’en dis ….

      sérieusement, celaCeci dit : si au sein de l’estimable corporation du site, quelqu’un pouvait me répondre m’intéresserait .
      Merci d’avance.

  7. la MGM aurait mieux fait d’embaucher les auteurs, scénaristes et acteurs de ce méchant film dramatique.

    Bien sûr on connaît d’avance la fin du film : le casse pipe pour les populations et les nations

    Mais il faut reconnaître qu’ils n’ont pas lésiné sur les moyens.

    La seule différence avec la Goldwin Mayer, c’est que sa faillite a eu lieu, celle des nations encore à venir.

    1. kerkorian, l’un des K de KKK (Kravis K… Kerkorian) racheta la MGM une première fois en 1969 pour la purger à son profit d’une grande partie de ses actifs (dont humains), puis une deuxième fois en 1996, il a gagné des milliards de dollars en partie sur le dos de cette entreprise qui fit rêver des millions de personnes.

    1. + précis l’article de l’AFP
      http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5hEblxzVlsF3nwlj7wNXEyj2nkQ5Q?docId=CNG.a5eb7c745edada2ba4030795d929043e.211
      + l’UBS en France
      http://www.letemps.ch/Page/Uuid/1ff7b156-ec4a-11df-9222-e39158337393/Des_ex-employ%C3%A9s_d%C3%A9voilent_les_secrets_dUBS_en_France
      lorsque les voiles tombent, j’ai bien peur qu’un gant de fer se referme: on peut se demander bien cruellement quels avantages auraient à tirer nos politiques à casser la dominance de la logique financières (casser les règles, renverser les dogmes ). Le voudraient-ils le pourraient-ils ? Après le déclin de l’église et du rêve individualiste sur quoi la propagande va t-elle s’appuyer; la norme et le contrôle contre la guerre civile ? réjouissons-nous, MALI SADIO Toumani Diabaté/Mangala Camara clip de Sophie Comtet Kouyaté 2002
      http://www.youtube.com/watch?v=bTEEdkRHNYU&feature=related

    2. Oui, l’austérité drastique pour les uns : les obligeant, même en menant une vie frugale, à s’endetter …pour survivre …
      L’oligarchie veut voir tous les peuples bloqués par leur endettement/ [ voyant les parfaites réussites du modèle US : cela nous éblouit chaque jour d’avantage ! on fait du copié-collé : privatisations de tout et n’importe quoi, capitalisation retraite, effondrement du système de santé public,remplacé par assurances et fonds de pension, et dégringolade de l’éducation nationale ] =) comme ils ne sont pas tous stupides, c’est donc qu’il y a une raison : je vais me lancer dans la théorie du complot : le pire, c’est que je suis trés en dessous de la réalité : à ce point, elle était inimaginable / et pieds et poings liés …la société du contrôle est bel et bien avancée …: ça a un nom : totalitarisme …
      Quand on fait croire qu’on est sorti de l’Histoire, ça permet de ne pas l’étudier, et donc de ne pas en tirer les conclusions ….[ les responsables des grandes boucheries du XX° siècle étaient les oligarques de l’époque …mais, ça, c’est passé sous silence ]

      En tout cas, solidarité avec les étudiants anglais !

  8. Les mesures d(austérité sont conçues pour fragiliser les états endettés. Ainsi le spread sur la dette peut augmenter…Par ici le bon beurre.
    Nous avons toujours la bonne tactique de Goldman Sachs: Pourrir la situation pour augmenter fictuvement le risque et augmenter les taux…
    Bien entendu le FMI est complice et DSK le pseudo socialiste ne pipe mot.
    Vous dites que les banques font comment avant….Bien sur! Voila le résultat!
    Sauver BNP-Paribas? Qu’imprte il faut démanteler ces banques, et ensuite il n’y a plus de too big to fail…
    Pourquoi non? C’est interdit?

    1. 99% de ceux qui savent comment faire sont déjà employés par ses mêmes mégabanques.
      Parce que vous croyez que Christine Lagarde and cie a les compétences pour jouer à ce jeu là surtout avec les nœuds de la finance mondialisé.
      Je ne dis pas que c’est impossible, je dis que c’est difficile et qu’il faut du temps car déjà les contrôles internes je ne vous dis les surprises dans les placards.

  9. Mercredi 10 novembre 2010, vers 20h45 :

    Tous les G20 n’ont servi à rien.

    Tous les soi-disant « plans de stabilisation de la zone euro » n’ont servi à rien.

    Toutes les centaines de milliards d’euros mises sur la table depuis deux ans n’ont servi à rien.

    Si le Portugal lançait un emprunt à 10 ans, il devrait payer un taux d’intérêt de 7,036 % !

    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GSPT10YR:IND

    Si l’Irlande lançait un emprunt à 10 ans, elle devrait payer un taux d’intérêt de 8,636 % !

    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GIGB10YR:IND

    Si la Grèce lançait un emprunt à 10 ans, elle devrait payer un taux d’intérêt de 11,551 % !

    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GGGB10YR:IND

    Conclusion : il y a aujourd’hui plusieurs groupes de pays dans la zone euro.

    Nous devons bien séparer deux groupes, notamment :

    1- Le groupe des Etats européens qui arrivent à emprunter à des taux très bas, pour le moment. Ce sont les Etats « centraux ». Ces Etats sont la France et l’ancienne zone mark.

    2- Le groupe des Etats européens dont la dette publique est devenue incontrôlable (Portugal, Irlande, Grèce, …). Ce sont les Etats « périphériques ». Ces Etats empruntent à des taux de plus en plus exorbitants. Ces Etats se surendettent de plus en plus.

    Ces deux groupes de pays s’éloignent l’un de l’autre de plus en plus vite.

    Cette divergence est de plus en plus intenable : ça va mal finir.

  10. Le poulet décapité ne va plus courrir bien longtemps.
    Le G20 en donnant la liste de plusieurs banques représentant un risque systémique ne donne t’il pas un coup de pied de l’âne?
    20 banques à surveiller de près
    Voilà donc l’hypocrisie des tests de résistance officiellement avouée, toute honte bue.
    Du coup les bancaires se prennent une belle gamelle à la corbeille: je m’en réjouis ce qui est idiot.
    Je vous parie une bouteille de chartreuse verte (qui nous aidera bien à avaler la pilule, la tartiflette de Piotr et l’andouille de Dissonance) que les mots suivants vont être bientôt frappé de tabou: « nationalisation » et « démentèlement ».

    En tout cas que la Société Générale soit dans le peloton d’élection ne peut pas vraiment surprendre le salarié que je suis.
    Figurez vous que ladite banque a fait « évoluer » un FCPE de notre plan d’épargne entreprise
    et ainsi le FCPE baptisé « sécurité », censé être le plus « sur », moins « risqué » et moins rentable est un bel inventaire à la Prévert:
    – Titre d’états de la zone Euros à court terme
    – Bons du trésor et obligations à d’états de la zone euros à court terme
    – Certificat de dépôts
    – London CD’s (Beatles?)
    – Billet de trésorerie de la zone Euro
    – FRN et obligations
    – Des BMTN (gné???)
    – des EMTN (gné bis???)
    Et surtout on m’informe que 20% de l’actif pourra être constitué d’Asset backed Securities (abs) et Mortages Back Securities (MBS). Soit du subprime « Top qualité ».
    Voire 2% de l’actif constitué de fonds émis par des « entités » notées « speculative grade », mais on me tranquilise en me disant que c’est du « haut rendement ».
    Enfin c’est presuqe une oeuvre charitable puisque « le fonds applique une stratégie ISR (Investissement socialement responsable) ».

    Donc je résume, une part du salaire est abondée si le salarié la mets dans ce PEE il ya donc intérêt.
    Et donc de l’ouvrier à l’ingénieur, tout le monde va verser au pot, pour à l’autre bout de la chaine, faire cracher Espagnol, Portugais Irlandais et autre Grecs (car les taux courts ça doit bien suivre la tendance des taux longs à 10 ans non?), et racheter des créances pourries et faire tourner des fonds vautours…..Tout ça avec la bénédiction de l’état qui nous consent même une réduction d’impôt.

    J’ai demandé à la dite banque de m’en dire plus sur les ABS et MBS mais pour l’instant silence radio.

    Ceci m’amène Je rajouterai donc au « prix de mon vote », l’interdiction non seulement des stocks options, mais également l’épargne salariale, ou toute substitution du salaire par un produit financier.

    J’ai appris pas mal de trucs ces temps ci.

    En vous écrivant j’écoutais ça… in the backseat. en regardant les paroles j’ai été frappé avec le parallèle de la situation.
    Ici on essaye de prendre le volant des mains du conducteur, j’espère qu’on y arrivera et qu’on finira pas dans le platane.

    1. oui, l’actionnariat des salariés ( salaires petits et moyens) était un piège dès le départ, mais en plus, vu le contexte, il mouille les « gueux » dans des affaires douteuses ….
      Et, de plus, voilà ce qui nous attend :
      exemple du retraité britannique : fonds principalement placés dans une valeur sûre, soit BP, entreprise multinationale offrant toute garantie … quelques x temps plus tard : cata du Golfe du Mexique …( due à un forage sous-marin à des profondeurs extrêmes =) on peut penser qu’il y a eu analyse du risque …mais n’a-t-on pas voulu gagner du temps ? time is money! + pression des actionnaires pour les dividendes ) / étant donné que c’est ce qui se pratique partout, ce ne serait pas étonnant : la quantité, avant la qualité …A-t-on écouté l’Ingénieur sécurité ? Les Fonds à prévoir en cas de problème n’étaient pas provisionnés, semble-t-il …=)
      résultat, en dehors de la catastrophe écologique,et des problèmes de santé qui vont suivre , pour ceux qui ont démazouté la zone, les petits pêcheurs ruinés, l’éco-système bousillé pour longtemps..: ( sans compter les conflits d’intérêt au sujet des produits employés pour disperser )
      Les salariés britanniques se voyant ruinés, ne pensent absolument pas que la pression pour de gros dividendes, a pu intervenir dans cette affaire . Ils s’en moquent ….
      Voilà comment, par ce système pervers, tout le monde se retrouve « contaminé » …
      Le processus de peur et de haine de l’autre est en marche …
      Et, qu’on ne me dise pas que ces cols blancs ( je parle des gros décideurs ) n’ont pas de sang sur les mains ! Ils en ont bel et bien !

    2. @Arnaud
      Je vous approuve, vous avez parfaitement raison de demander la suppression de l’épargne salariale qui permet aux banques de spéculer et d’engager le salarié dans le jeu de la finance. Cette action est bien décrite par Frédéric Lordon dans son blog sur les retraites complémentaires par capitalisation qui sont proposées pour compenser la réforme , à la baisse, des retraites par répartition qui vient d’être mise en place.

  11. Je voudrais ici remercier Francois pour sa ténacité et sa capacité à nous débusquer les lièvres
    et les serpents `sonnettes que la grande presse et ses phares oublient d’éclairer, ainsi que ceux et à celles outre-Atlantiique qui accomplissent le même travail quotidiennement, tout particulièrement Yves Smith, animatirice du blog ‘Naked capitalism’, dont le texte sur la ‘capture’ régulatoire du G-20 et du FSB est un modèle du genre, que Adair Turner approuverait sûrement Yves Smith, dont l’ouvage ‘Econned’ n  »est incrompréhensiblement toujours pas
    disponible en traduction fnançaise :

    G20 Proposes Fig Leaf Regulatory Regime for Biggest Banks

    et souhaiter bonne chance à un nouveau blog http://www.triplecrisis.com, crise de la finance,
    crise du développement et crise de l’environnemnt, aux objectifs amnitieux donc:

    Spotlight G20: The G20, Global Recovery and Global Rebalancing

  12. La mise en place du agence européenne du trésor capable d’émettre des bons du trésor européen va s’imposer d’elle même.

  13. L’IRLANDE? Je croyais que ce pays modèle de néolibéralisme était à l’abri d’une telle banqueroute. L’ Irlande endettée? Pincez-moi, je rêve, un pays aussi « modernisé », « réformé », avec un code du travail d’une dizaine de pages, un régime fiscal des plus doux en Europe. Mais comment on-t-il fait? Comme disait Serge Halimi (« le grand bond en arrière ») , la potion néolibérale, lorsque le patient ne la supporte plus, ses prescripteurs recommandent d’en doubler la dose, car si le patient en est moribond, c’est qu’il n’en a pas pris assez!
    Hayeck akbar!

  14. « S’efforçant de garder des munitions, la BCE se réserve pour intervenir à nouveau sur le marché obligataire en achetant des obligations au moment crucial, quand les Etats en difficulté devront y retourner. Mais les marchés font cependant savoir, en manifestant leur impatience, que cela revient à monétiser la dette de ceux-ci et que c’est à l’EFSF et au FMI d’intervenir sans plus tarder. Cette porte là est aussi fermée. »

    Ce n’est pas très clair pour moi.
    Qu’est-ce que cette  » manifestation d’impatience » des marchés qui devrait empêcher la BCE de relancer une politique qu’elle a déjà menée récemment ?

  15. Encore un bon article de votre part, mais vous ne citez que les chiffres du PIB Irlandais entre les années 2008 et 2009 ? Les chiffres ne seraient-ils pas plus différents lorsqu’on sait que le taux de chômage est passé de 4,6% fin 2007 à 9,20% au mois de janvier 2009 et 13 % en mars 2010, quels seront donc alors les chiffres pour 2011, 2012, 2013 ? Les derniers chiffres du PIB Irlandais ne seraient-ils pas plus conséquents en réalité et sur le moment présent ? Avec en prime le poids de la dette en millards d’euros tout cela ne va pas faire plus boule
    de neige sur d’autres pays proches et ayant quelques liens commerciaux avec L’irlande ?

    Autre chose hier encore je me disais, mais où va donc le monde dans sa triste et bien folle
    joie de plus à l’antenne, lorsqu’on regarde par exemple toutes ces publicités de plus en plus idiotes et abrutissantes pour le monde, c’est sur tout le monde ne pourra pas être sauvé, seule bien évidemment une toute petite minorité en réchappera,

    Mon Dieu, Mon Dieu, faites que cela ne soit pas toujours les mêmes qui en patissent le plus sur terre surtout en ce moment, c’est la modeste prière que je vous adresse pour les autres,
    et je sais que vous répondez parfois à la prière des hommes pour les secourir, les sauver, les réconforer, et les protéger comme d’un plus grand danger à venir si rien n’y est réellement fait et mis un terme avant !

    La prière a un plus grand pouvoir que les hommes ne l’imaginent. [Lord Alfred Tennyson]

    La prière commence où les seules capacités humaines finissent. [Marian Anderson]

    Le sourire est la prière même de chaque petite cellule. [Gitta Mallasz]

    La prière est le plus grand rempart de l’âme. [Saint Augustin]

    Courtes prières pénètrent les cieux. [Proverbe breton]

    Seul plusieurs choses pourront sauver le monde.

  16. j’ai envoyé hier un lien tiré du « temps » désormais en lecture abonné, j’ai retrouvé son contenu semblable dans un autre journal suisse le matin@, ne trouvant pour l’heure à ma requête « UBS Charlie Hebdo » que ça sous Google:

    A la pêche aux riches
    Selon l’hebdomadaire Charlie Hebdo, UBS a employé des méthodes agressives en France pour mettre la main sur des clients fortunés. Du beau monde est concerné.
    Les Etats-Unis, l’Allemagne et maintenant la France. Selon une enquête publiée hier par Charlie Hebdo, intitulée «Les banquiers suisses nous piquent nos riches», UBS aurait mené des opérations agressives dans l’Hexagone pour dégotter de nouveaux clients fortunés.
    Ce sont des ex-employés de la banque, en procès avec leur ancien employeur, qui sont à l’origine de ces révélations. Des gagnants du loto, des footballeurs, des représentants du show-biz, les chargés d’affaires de l’établissement auraient ratissé large. But des manœuvres selon un ancien cadre cité par l’hebdomadaire satirique: «faire ouvrir un compte en Suisse ou vendre des produits financiers non autorisés à la commercialisation en France».
    Les envoyés spéciaux auraient approché leurs cibles dans des clubs nautiques huppés, des concerts organisés par la banque, des défilés de mode, des dîners de charité (je souligne) ou encore des tournois sportifs. Très discrets, les démarcheurs possédaient des cartes de visite sans autre indication qu’un numéro de téléphone, ne descendaient jamais dans le même hôtel et n’avaient jamais de noms de clients sur eux. Car la loi française est très claire. Pour démarcher des clients en France, il faut tout un tas d’autorisations et déclarer cette activité au fisc. Ce qui n’aurait pas été toujours le cas, et de loin, selon Charlie Hebdo, qui cite un ex-employé. «Evidemment, ce n’était pas pour faire du tourisme. UBS n’a rien d’un tour operator.»
    Parmi les prospects, soit les people à approcher, on trouve les noms de footballeurs célèbres comme Michel Platini ou Zinédine Zidane. Une note concernant le premier parle d’«un rendez-vous long et difficile» et souligne qu’il a présenté au chargé d’affaires «un certain nombre de patrons de clubs présents pour le tirage de la Coupe UEFA». L’employé conclut son rapport par: «beaucoup de relationnel, distribution et récupération de cartes de visite». En ce qui concerne Zizou, l’émissaire fait preuve d’une très bonne connaissance des propriétés détenues par la star. Il explique dans son rapport que son objectif consiste «à récupérer une partie des actifs dans le cadre de son retour en France». A l’époque, le sportif résidait encore en Espagne. Le nom du Bleu Laurent Blanc apparaît également. L’employé d’UBS en charge du dossier remarque qu’il l’a aidé à réserver ses vacances au Club Med. Le journaliste Charles Villeneuve, le mannequin Estelle Lefébure ou encore l’ancien PDG de TF1 Patrick Lelay figurent parmi les «proies» potentielles du géant bancaire.
    La banque réfute
    Réagissant à l’article de Charlie Hebdo, un porte-parole de la banque rappelle «qu’UBS s’est dotée de règles particulièrement strictes visant à respecter le droit des pays dans lesquels elle opère». Et le porte-parole de conclure: «UBS se réserve le droit de donner à cette affaire les suites qu’elle jugera opportunes.»

    il n’en reste pas moins que chaque jour est un jour nouveau! Bonne journée à Tous!
    It’s A Mad World
    http://www.youtube.com/watch?v=idmpLmPeYZ8&feature=related

  17. Simple , tout est simple , depuis des lustres la réglementation de l’assurance vie est faite pour que l’état puise dedans sans rien vous demander , sans en laisser aux héritiers , d’ailleurs les sommes en assurance vie correspondent exactement à la dette de la France.
    Alors mettez votre épargne chez les assureurs vie….et transmettez des cacahuètes.

    1. Creuser plutôt un autre trou de plus dans le jardin et mettez tout cela sous la niche de votre chien le plus enragé, fidèle, défense ou permission d’entrer, les temps deviennent si durs, faut voir aussi
      le prix des croquettes de nos jours, pauvres gens, ah s’il pouvait y avoir davantage de chiens et de niches en plus sur les marchés, le prix du blé et du riz serai déjà moins cher.

  18. Jeudi 11 novembre 2010, vers 10 heures :

    Si le Portugal lançait un emprunt à 10 ans, il devrait payer un taux d’intérêt de 7,139 % !

    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GSPT10YR:IND

    Si l’Irlande lançait un emprunt à 10 ans, elle devrait payer un taux d’intérêt de 8,651 % !

    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GIGB10YR:IND

    Si la Grèce lançait un emprunt à 10 ans, elle devrait payer un taux d’intérêt de 11,559 % !

    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GGGB10YR:IND

    C’est incroyable.

    Ce qui se passe en ce moment, c’est incroyable.

  19. Mardi 9 et mercredi 10 novembre 2010, la Grèce et le Portugal ont lancé des emprunts sur les marchés internationaux : la Grèce et le Portugal ont été obligés de payer des taux d’intérêt record.

    Jeudi 11 novembre 2010, vers 11 heures 30 :

    Si le Portugal lançait un emprunt à 10 ans, il devrait payer un taux d’intérêt de 7,191 % !

    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GSPT10YR:IND

    Si l’Irlande lançait un emprunt à 10 ans, elle devrait payer un taux d’intérêt de 8,857 % !

    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GIGB10YR:IND

    Si la Grèce lançait un emprunt à 10 ans, elle devrait payer un taux d’intérêt de 11,691 % !

    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GGGB10YR:IND
     
    François Leclerc, dites-nous quelque chose !

    1. Aux condamnés, on fait parfois creuser leur propre tombe !

      La décision de la chambre de compensation LCH.Clearnet d’augmenter ses appels de marge – dans un premier temps démentie – a incité des investisseurs à solder leur position, contribuant à la hausse des taux des pays de la zone des tempêtes.

      Après ceux de l’Irlande, du Portugal et de la Grèce, qui crèvent les plafonds, les taux espagnols jusqu’à maintenant plus sages se tendent nettement. Le dispositif de soutien européen (EFSF) n’est pas outillé pour y faire face.

      Les CDS, qui expriment le coût des assurances contre la dette, suivent le mouvement. Ceux des Portugais ont dépassé les 500 points, pour la première fois, ceux des Irlandais sont montés à 620 points de base et ceux des Espagnols à 294 points.

    2. Les marchés mettent à nouveau la zone euro au défi de relever le gant de son endettement commun et de sa gouvernance globale, comme avec la Grèce il y a quelques mois. La création de l’agence européenne du trésor et l’émergence une réelle gouvernance deviennent de plus en plus d’actualité, tant mieux, il va falloir abattre son jeu. Peut être même est-ce une bonne chose, l’Europe n’a jamais aussi vite avancé qu’au pied du mur.

  20. EU ready to support Ireland: Barroso AFP – European Commission president Jose Manuel Barroso said Thursday that the EU stood ready to support Ireland …
    – Thu Nov 11, 1:22 am ET

    Apparemment, cela n’a pas convaincu.

    1. Après le tour de cet homme, de cette femme, de ce jeune, de cette famille, de ce pays, ce sera alors le tour d’un autre pays, encore et encore s’en prendre principalement d’abord aux gens
      les plus faibles, les moins protégés et défendus au monde, leur faire principalement la dure
      leçon de travail en plus et non de morale et d’équité pour tous. Telle sont surtout les meilleures valeurs de travail que les grands de ce monde veulent principalement faire rentrer par force dans la tête des gens, bien sur cela conduira davantage le monde à un plus grand mal-être de vivre.

    2. Nous sommes le 11 Novembre 2010 : en pleine guerre économique …
      En hommage à ceux qui n’ont eu d’autres choix que de « participer » à la première grande boucherie à l’échelon industriel : le texte d’une chanson de 1917 – interdite =) 1975…
      émission de Mermet, ce jour …archives de novembre 2007 , sur là-bas.org.
      La chanson de Craônne.
      Quand au bout d’huit jours le r’pos terminé
      On va reprendre les tranchées,
      Notre place est si utile
      Que sans nous on prend la pile
      Mais c’est bien fini, on en a assez
      Personne ne veut plus marcher
      Et le cœur bien gros, comm’ dans un sanglot
      On dit adieu aux civ’lots
      Même sans tambours, même sans trompettes
      On s’en va là-haut en baissant la tête

      Refrain
      Adieu la vie, adieu l’amour,
      Adieu toutes les femmes
      C’est bien fini, c’est pour toujours
      De cette guerre infâme
      C’est à Craonne sur le plateau
      Qu’on doit laisser sa peau
      Car nous sommes tous des condamnés
      Nous sommes les sacrifiés

      Huit jours de tranchée, huit jours de souffrance
      Pourtant on a l’espérance
      Que ce soir viendra la r’lève
      Que nous attendons sans trêve
      Soudain dans la nuit et le silence
      On voit quelqu’un qui s’avance
      C’est un officier de chasseurs à pied
      Qui vient pour nous remplacer
      Doucement dans l’ombre sous la pluie qui tombe
      Les petits chasseurs vont chercher leurs tombes

      Refrain

      C’est malheureux d’voir sur les grands boulevards
      Tous ces gros qui font la foire
      Si pour eux la vie est rose
      Pour nous c’est pas la même chose
      Au lieu d’se cacher tous ces embusqués
      Feraient mieux d’monter aux tranchées
      Pour défendre leur bien, car nous n’avons rien
      Nous autres les pauv’ purotins
      Tous les camarades sont enterrés là
      Pour défendre les biens de ces messieurs là

      Refrain

      Ceux qu’ont le pognon, ceux-là reviendront
      Car c’est pour eux qu’on crève
      Mais c’est bien fini, car les trouffions
      Vont tous se mettre en grève
      Ce s’ra vot’ tour messieurs les gros
      D’monter sur le plateau
      Et si vous voulez faire la guerre
      Payez-la de votre peau

  21. Mortgage debt forgiveness is essential to recovery

    THE BURSTING of the boom has left tens of thousands with debts they will never be in a position to repay. These debts are poisoning the balance sheets of Ireland’s banks, preventing the emergence of an economic recovery, as well as causing untold social misery. As a society, we must face up to this.

    Two main problems exist: first, hundreds of thousands of people now find themselves in negative equity, where the value of their primary residence is less than the loan secured on it; and second, more than 100,000 also find themselves in difficulty paying the interest costs on their personal home loans.

    With house prices continuing to fall, interest rates set to rise, after-tax disposable income falling and unemployment remaining high, there is a massive socioeconomic problem to be addressed.

    http://www.irishtimes.com/newspaper/opinion/2010/1111/1224283092835.html

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