L'actualité de la crise : UN TRAIN PEUT EN CACHER UN AUTRE, par François Leclerc

Billet invité

Les résultats des élections américaines font la « une » de l’actualité mondiale et vont partiellement occulter l’événement le plus important de la journée de par ses conséquences : la décision de la Fed de relancer ses acquisitions de bons du Trésor à long terme, de monétiser la dette et d’injecter des centaines de milliards de dollars dans le système financier.

La défaite des démocrates aux mid-terms, comme les nouvelles mesures de la Fed, vont avoir ceci en commun qu’elles ne surprendront personne. Dans les deux cas, les interrogations à leur propos ne portaient et ne portent encore pour quelques heures que sur leurs ampleurs respectives. Mais si l’on s’intéresse à leurs conséquences, c’est une autre paire de manches.

Démocrates et républicains vont poursuivre leurs jeux politiques, à la recherche d’une coopération à laquelle ils vont être désormais institutionnellement astreints. Une sorte de paix armée, en attendant la campagne des élections présidentielles qui ne va pas tarder à être engagée. Pour autant, vont-ils être ensemble ce qu’ils n’ont pas su être séparément, porteurs d’une stratégie de relance de l’économie américaine, l’unique objectif que leurs électeurs attendent d’eux ? A y regarder de près, les votants ont exprimé une véritable motion de défiance à leur égard.

Les républicains vont disposer de la majorité à la chambre des représentants et vont pouvoir engager une guerre d’usure contre l’administration Obama, dans l’espoir d’une reconquête de la présidence et du pouvoir dans deux ans. Mais pour en faire quoi ?

Le « moins d’impôts et d’interventions de l’Etat » que réclament les électeurs, mettant dans le même sac et non sans quelques raisons Washington et Wall Street, n’aura comme effet qu’une accentuation de la crise sociale traversée par la société américaine. À commencer par la poursuite et l’intensification des saisies de maisons et expulsions, ainsi que par le déséquilibre grandissant des finances locales, avec pour conséquence de nouvelles coupes budgétaires dans les programmes sociaux et de nouveaux licenciements. Le retour au rêve américain est une vue de l’esprit, une ultime tentative de ne pas se réveiller. Les Américains sont déboussolés, offrant aux manipulateurs de l’opinion animés des pires intentions un vaste champ de manœuvre.

En revanche, la Fed croit ou voudrait faire croire qu’elle a une solution. Contre toute vraisemblance aux yeux des économistes qui le font savoir, elle va à nouveau utiliser la seule arme dont elle dispose, dénommée aux États-Unis QE2 pour Quantitative Easing 2 : la planche à billet. Injecter dans le système financier des sommes massives dans le fol espoir qu’elles vont retomber dans l’économie réelle, favoriser la relance et, surtout, diminuer le chômage. En continuant par contre certainement à faire baisser les taux obligataires, à déprécier le dollar, et à rendre plus attractif le marché des actions, afin que les investisseurs s’y reportent et relancent l’initiative privée, alors que rien n’est moins sûr.

Le malheur veut en effet que des excédents financiers massifs et inutilisés sont déjà enregistrés dans les bilans des banques et des entreprises. Les premières disposeraient en réserve de presque un millier de milliards de dollars et les entreprises d’autant en trésorerie. En rajouter dans ces conditions a-t-il un sens et lequel ?

Les petites entreprises américaines (le small business), qui en auraient le plus besoin, n’en verront pas la couleur, le réseau des banques régionales dont elles sont les clientes affrontant ses propres difficultés et n’allant pas en profiter. Peut-on alors espérer que cela sera un ballon d’oxygène pour les États fédérés et les collectivités locales ?

Si le bénéfice de cette mesure est considéré comme des plus aléatoires, ses méfaits potentiels sont clairement établis. Il n’y a même que l’embarras du choix. Une bulle d’actifs va être créée, avec ses risques inhérents pour plus tard, quand elle éclatera. Le prix des commodities (les matières premières) va grimper sous l’effet du report sur ce secteur de la spéculation. La dépréciation du dollar va avoir pour effet l’appréciation des monnaies des pays émergents, perturbant leurs exportations, et l’accroissement des bulles financières déjà existantes.

Une autre conséquence, plus pernicieuse encore, est inévitable. La baisse des taux obligataires et le danger d’un effet ciseaux sur les taux réels (nets), en raison de leur faiblesse et d’une possible hausse de l’inflation, va inciter les investisseurs qui trouvaient sur ce marché rendement et sécurité à entrer dans des jeux financiers risqués. Source de secousses ultérieures et peut-être davantage.

Les banques, quant à elles, ne vont plus trouver avec les obligations souveraines l’instrument de consolidation de leurs bilans, devant le risque d’éclatement de ce qui est désormais considéré comme une bulle obligataire. Avec comme autre conséquence un brutal renversement de tendance possible sur ce marché et une hausse des taux, fragilisant tout l’édifice de la dette publique.

Devant une telle avalanche, comment comprendre la décision de la Fed ? Elle exprime l’impasse dans laquelle se trouvent les démocrates et les républicains. N’ayant pas les moyens ou ne voulant pas s’engager dans une politique de relance budgétaire, ils n’ont d’autre ressource que le va-tout à laquelle la Fed va se résoudre après de longues hésitations et en dépit de profondes divergences internes. Non sans donner la forte impression d’une sorte d’ « après moi, le déluge ! », vu les chances très réduites qu’une petite relance résulte de son initiative, qui constituerait le mieux qu’elle puisse espérer et dont il faudrait alors se contenter.

A force d’être utilisé – parfois même en forçant le trait, une nouvelle pirouette permettant de repousser les échéances – le terme d’impasse est banalisé. Dans le cours de cette crise, il en est venu à faire partie des meubles, auxquels on se heurte au fil des épisodes qui se succèdent sans relâche. L’impasse dans laquelle se trouve la première puissance économique, financière et militaire mondiale n’est pourtant pas une petite affaire. Non seulement en raison de l’approfondissement de la crise économique qui va en résulter, tant pour les pays développés qu’émergents. Mais aussi à cause de la tentation, risquant de s’accroître, de s’engager dans des aventures.

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109 réflexions au sujet de « L'actualité de la crise : UN TRAIN PEUT EN CACHER UN AUTRE, par François Leclerc »

  1. La victoire des républicains fournit des alliés précieux aux banques américaines
    Par Patrick Aussannaire l’agefi le 03/11/2010
    Avec une majorité à la Chambre des représentants, les républicains vont utiliser leur pouvoir pour s’attaquer à la réforme financière et à celle de la santé

    La déception semble être aussi forte que l’espoir qui était né de l’élection de Barack Obama à la Maison blanche il y a tout juste deux ans. Cela semble ne plus faire de doute: les élections de mi-mandat ont décimé mardi soir, sur fond de saisies immobilières et de hausse du chômage, la majorité démocrate à la Chambre des représentants et gonflé les rangs républicains au Sénat, qui devrait rester cependant sous contrôle démocrate. Les observateurs évoquent un vote sanction sur la réforme de la santé, coûteuse et impopulaire, ainsi que sur les plans de relance n’ayant pas empêché le chômage d’atteindre les 10%.

    «Nous nous mettrons tout de suite au travail pour réduire le déficit en coupant dans les dépenses fédérales l’année prochaine afin de les ramener aux niveaux de 2008», a immédiatement prévenu le républicain Eric Cantor. Dans le viseur de la nouvelle majorité à la Chambre des représentants: la réforme de la santé, trop coûteuse, la remise en cause des réductions d’impôts votées sous l’administration Bush en faveur des américains les plus favorisés, et la réforme financière.

    Goldman Sachs, JPMorgan Chase et Bank of America, qui avaient fait pression contre la réforme financière, tiennent leur revanche. En effet, l’élection permettra au camp républicain de prendre la direction du comité des services financiers, dirigé depuis 2007 par le démocrate Barney Frank qui est à l’origine, avec le sénateur Christopher Dodd, des nouvelles règles pesant sur le système financier. Un changement de direction au sein de ce comité stratégique pourrait permettre aux républicains, proches des milieux bancaires, de revenir sur quelque 240 règles et de faire pression sur les organismes de contrôle des banques pour assouplir les contraintes imposées aux établissements financiers en termes de capitaux propres, d’utilisation des produits dérivés et de limitation des activités de trading pour compte propre.

    Concernant les prêts hypothécaires, les républicains se disent favorables à un désengagement progressif de l’Etat américain dans Fannie Mae et Freddie Mac. Enfin, les républicains pourraient être des alliés précieux pour les géants IBM, Microsoft, Blackstone et Occidental Petroleum dans leur lutte contre la hausse des impôts sur les profits réalisés par les entreprises américaines à l’étranger, souhaitée par l’administration Obama.

  2. En haut, il y a des milliers de milliards distribués, c’est à se demander si en définitive les créances pourries n’étaient pas voulues, la FED le préteur en dernier ressort rachète tout,
    c’est absolution pour les banques.
    Les voilà à la tête d’un joli magot, à quoi vont elle pouvoir jouer maintenant avec ces sommes colossales quand on sait que la réalité économique en fasse n’offre pas le moyen d’écouler ses milliards de dollar supplémentaire sauf à créer d’autres bulles.
    Les milliers de milliards vont rester en haut, les américains vont découvrir ce que chômage structurel veut dire. Inflation des actifs et des produits de consommation comme alimentation et énergie, déflation salariale bienvenue dans le cauchemar américain.

  3. Il doit bien me rester quelques créances clients irrécouvrables, croyez vous que je puisse les ajouter au bilan de la BCE ou de la FED moi aussi contre du cash ?

    1. Hhmm.. ce n’est pas nouveau.

      D’ailleurs, dans le système féodal américain, on est forcément intelligent lorsque l’on est riche.
      Et inversement, aurait dit Coluche.
      Sauf que ce n’est pas l’inverse, mais l’opposé.

    2. Tiens comme c’est bizarre Einstein n’a pas été multimilliardaire ni d’autres d’ailleurs alors si c’était l’intelligence qui confère la richesse exponentielle… il n’y a qu’à voir Berlusconi !!!

  4. Bonjour à Vous et à Tous

    Autant il faut persévérer dans l’effort pour continuer de suivre et d’essayer,grâce à ce site, d’y voir clair ,autant c’est vain in fine.
    Pas ce qui est écrit,loin s’en faut !!!…
    Mais,à observer ces médiocrités universellement répandues et amplifiées chaque jour qui passe , médiocrités commises généralement par des nullités « crasse », j’en suis venu ,pas à la déprime,mais à la manière de Paul Jorion : d’un enthousiasme …hum…disons « modéré ».
    En un mot : Je n’y crois plus .
    Un point c’est tout.
    C’est la cata,on le sait.
    Vivement la chute de l’astéroïde ou je ne sais quel ahmadinejad,séismes et autres et qu’on en finise :
    Parce qu’il ne viendra RIEN de nos « bons » hommes à cigare qui s’agitent en vain.

    1. Monsieur Senior,

      « Je n’y crois plus ». J’ajoute « moi non plus ». La question n’est plus d’y croire. Pour moi, c’est râpé, cuit, terminé, réglé.
      C’est sans enthousiasme que je peux vous donner une idée de piste (celle que j’essaie de suivre) : – nous subissons la médiocrité, nous créons le bien.
      Ce n’est ni simple, ni facile. Notre seul avantage sur ceux que vous nommez « nullités » est que nous ne sommes pas attachés sentimentalement à tout ce cirque. Nous pouvons regarder ailleurs. Passer de consommateur de tout, y compris de désirs, à une personne qui transmet volontairement un bien à une autre personne et qui est capable d’en recevoir n’est ni simple ni facile.
      Une des difficultés est que tout le bien que nous pouvons faire est limité, très limité. En plus, je ne suis pas certain que mon idée ou mon acte est vraiment bon. Pire, si je dois justifier mon idée, j’ai trop souvent de très grosses difficultés. Je suis dans une position incertaine, limitée dans ses possibilités et pas souvent défendable.
      Une autre difficulté est que le discours logique disponible est remarquablement inadapté à décrire ce qui se passe dans une relation humaine. La meilleure description dont je dispose est un jeu de mots « Je et Tu ». C’est dire.
      Et pourtant, c’est la société, le lien entre humains, la nature des échanges qui se trouvent là dedans.
      En deux mots, je n’y crois pas plus que vous. Mais nous pouvons regarder dans une autre direction. Je pense que le critère de « bonne » direction est là où il y a un être humain avec tout ce qu’il est et qu’il est reconnu. Le reste est quelque chose comme « une histoire de fous écrite par des imbéciles pour des idiots ».
      Il y a un ailleurs.

    2. La notion de « milieu associé » de B Stiegler est ce que vous cherchez, un endroit ou le soin pour quelque chose engendre de la réciprocité et du bien sans qu’on ait besoin de se demander si on a raté ou non son coup.
      Le consumérisme est certes un destructeur assez pernicieux de ces milieux associés qu’il nous faudra pourtant refaire autrement.

  5. Les résultats des mid-term américaines ne sont pas une bonne nouvelle, vraiment pas.
    On dit d’ordinaire que ces élections sont le reflet de ce qu’est le peuple américain. Je pense à une boussole qui s’affole, allez savoir pourquoi

    1. Ces élections américaines sont une excellente nouvelle: les Démocrates subissent une déroute bien méritée car leur cher Obama dont on nous a vanté toutes les qualités a fait montre d’une belle incompétence.Il y a des élus démocrates qui n’ont pu sauver leur siège qu’en disant le plus grand mal de la politique du Président. Obama a été fabriqué par mes media et certains lobbies et il a vite fait la preuve de son amateurisme.
      C’est l’échec d’une folle politique pseudo-keynésienne qui conduit les Etats-Unis au désastre.

    2. « Obama a été fabriqué par mes media et certains lobbies et il a vite fait la preuve de son amateurisme.C’est l’échec d’une folle politique pseudo-keynésienne qui conduit les Etats-Unis au désastre ».

      Que le grand cric me croque ! Ça c’est du jugement nuancé et avisé. Qu’on traine son cadavre jusqu’au gibet de Montfaucon et qu’on l’exhibe, pendu par les pieds,… Coligny .

    3. > Coligny
      L’élection de Mc Frites et de Miss Alaska aurait certainement changé la face du monde, je ne sais pas s’il aurait ri à en perdre le souffle ou n’aurait pu cacher une invincible consternation.
      Ce qui est sûr c’est que le programme des républicains est parfaitement ridicule : diminuer les budgets santé et éducation de 20% et guère moins d’autres dépenses sociales qui soutiennent une grande partie du pays sans augmenter drastiquement les impôts (ou pire : les réduires!) c’est se précipiter en courant dans le tiers-monde et une situation à la congolaise a moyen terme.

  6. J’ai comme l’impression que la génération des boomers sera considérée dans l’histoire comme une des plus nocive que l’humanité aura connue, parce qu’elle aura effectivement porté au paroxysme le « après-moi le déluge », au mépris de ses propres enfants.

    Mais, que pouvait-on espérer de mieux d’une génération égoïste, qui n’a connu aucune guerre sur son sol, a inventé le « interdit d’interdire » et a abusé de la majiruana et le free-sex jusqu’à inonder la planète de la plus vile pornographie.

    Qu’espérer de mieux d’une génération voulant prendre une retraite à 55 ans en croyant au père noël, à la spéculation et au « sky is the limit » et sans scrupules face au principe que la paresse des uns sera financée par le travail des autres.

    Les deux ou trois prochaines générations occidentales devront payer pour celle des boomers. On aura pas le choix. Mais on ne fera pas de quartier non plus. On parle déjà de libéraliser l’euthanasie. Si ca continue, on fera pareil avec le génocide 😉

    1. Ha..??
      Vous avez aussi été touché par la propagande..???
      Je t’explique, veau.

      La propagande te monte contre les vieux qui ont vécu une « certaine » période. Tout simplement.
      « Certains n’oublient pas qu’ils ont intérêt à faire oublier » : F.Lordon (1962-2011).

      Il faut avoir vécu une guerre pour savoir ce que c’est. Et surtout pouvoir le raconter ensuite. En réalisant le bol monstrueux que l’on a eu de s’en sortir.
      Après la guerre en Europe, il fallait tout reconstruire. Le travail ne manquait pas et il n’était pas rare de pouvoir quitter un employeur pour aller travailler pour celui en face qui offrait un meilleur salaire.
      Durant cette période de trente années, la télévision, les fringues de marque et les hamburger n’existaient pas. On bossait et on achetait sa maison, principaux buts de la vie.
      Lorsque tout a été reconstruit, on a voulu faire encore mieux. Des structures plus modernes, plus fiables, développer la télé et les moyens de communication. Les états ont commencé à s’endetter pour pouvoir calmer le chômage.
      Mais la finance, qui s’était bien développée, en s’implantant partout, a voulu encore plus.
      D’où les ponzi au niveau des banque et de l’état américain en particulier.

      Le ponzi s’écroule et toi, tu considères que c’est de la faute des vieux.
      Evites de te tromper de cible : les financiers font tout pour te tromper.

    2. Comment peut-on parler aussi légèrement de l’euthanasie ? On voit bien que vous n’avez jamais été confronté aux vrais problèmes. Votre commentaire est un ramassis de rancœurs.

    3. « Générationnaliser » les problèmes a toujours été un truc de vieux. C’est ce qui sert de critère judicatoire à ceux qui ont toujours été vieux sans jamais avoir été jeunes. Ceux-là ne sauront jamais rien du temps, des attentes qu’il suscite et n’auront, conséquemment, aucun sens de l’histoire. C’est dérisoire, mais tout aussi pernicieux que le complotisme : la parano du temps est le pendant de celle de l’espace. Mais, sur ce blog, celle du temps passe la modération… Est-ce parce qu’elle est plus intégrée ?

    4. @ Yannt et Yvan,

      Il me semble que vous avez une vision très manichéenne de la chose. D’un coté c’est la faute aux vieux de l’autre aux financiers (une entité distincte des vieux ou des même des jeunes apparemment…)

      Les financiers n’ont comme pouvoirs que ceux que la génération « nuisible » leur a accordé. Libre à la génération suivante de leur reprendre.

      Veaux de tout âge, dessez-vous !

    5. Il n’y a pas que les papyboomers à mettre au pilori, j’ai deux exemples autour de moi, la génération 1930-1940, qui n’arrive pas à la cheville de la génération 1900-1915.
      Cette génération là 1930-1940, elle a soit disant connue la guerre, mais elle est d’une suffisance d’un manque de curiosité et de culture générale que ses parents bien plus modeste n’avait pas.
      Elle sait aussi être d’un égoïsme sans borne et après moi le déluge et moi qui suit dans la fin des papyboomers puisque de la fin des années 60, je ne me reconnais pas en eux, je suis bien plus en accord avec mes grands parents hélas décédés.

    6. Paul septante huit, la prochaine fois que tu me globalises avec Yann « t », ça va chauffer.
      Et je vais commencer tout de suite.

      « Les financiers n’ont comme pouvoirs que ceux que la génération « nuisible » leur a accordé.  »
      Déjà, cette erreur flagrante, tu devrais être honteux de l’avoir écrite si tu arrives à comprendre les paroles de Lordon sur le site des Economistes atterrés.

      Ensuite, il faut BIEN comprendre que dans une SOCIETE qui va bien, les enfants, les vieux, les malades, des handicapés, les minorités, etc… n’ont pas trop de soucis à se faire.
      Mais je pense que tu as une vue trop REDUITE pour considérer autre chose que ta petite personne.

    7. Il mériterait néanmoins que je lui arrache la tête. Au sens figuré, soit dans la réalité de la réflexion.
      C’est mon boulot, aussi.

    8. @yvan

      Dis donc le boucher ! C’est bien joli l’abattage en série, mais tu laisses des traces de ton passage du sol au plafond. Avec toi on envoie pas les Experts de Las Vegas mais les stagiaires de Saint-Profond des Meumeu. C’est du maculage en règle, la Sixtine de l’art gore. T’es le Pollock des abattoirs. 🙂

    9. @ Yvan,

      « Paul septante huit, la prochaine fois que tu me globalises avec Yann « t », ça va chauffer. »
      Je ne connais pas cette personne hormis le mail ci-dessus. Vous aviez déjà un différend ? Ou est-ce la manière dont vous vous adressez au gens en général ?

      « tu devrais être honteux de l’avoir écrite si tu arrives à comprendre les paroles de Lordon sur le site des Economistes atterrés. »
      Avez-vous un lien précis svp ?
      Je reprenais simplement le terme « nuisible » utilisé par Yannt. En aucun cas je ne cautionne ce terme. Je ne pretends pas détenir toutes les réponses et ne demande qu’à approfondir ma connaissance. Connaissance et certitudes que vous prétendez détenir vu le ton de votre courrier.
      Pour reprendre mon texte, je disais simplement que ce qui a été fait dans le passé peut être défait (ou corrigé) si il y a une réelle volonté. (rien de nouveau sous le soleil)
      Sinon Akoibon venir ici discuter.

      « Mais je pense que tu as une vue trop REDUITE pour considérer autre chose que ta petite personne. »
      D’où me connaissez -vous ?

  7. La création monétaire des Etats Unis vise à rembourser leurs emprunts et à injecter des liquidités dans l’économie pour permettre la reprise locale (américaine). Je me trompe peut-être mais il me semble que cette injections des centaines de milliards de dollar dans le système financier ne peut y avoir que des effets sur les bilans de certaines entreprises (notamment les cotées). Et bien entendu, comme le décrit l’article, il devrait y avoir des effets surtout sur les changes, sur les balances internationales. Par contre je me demande, étant donnée que cette masse de monnaie ne sera pas diffusée directement dans la population, si on doit oui ou non s’attendre à une hyperinflation aux Etats Unis telle que l’a connue la République de Weimar ?

    1. Oui et non, elle va gonfler les actifs financiers, gonfler des bulles dans les émergents, gonfler les prix agricoles et matières premières mais déflater encore plus les salaires et les revenus des PME.

    2. Comparer la situation de l’empire US, du dollar et de la FED en 2010 avec celle de l’Allemagne de Weimar- vaincue, occupée, humiliée, saignée par Versailles, en grève générale et en résistance passive pendant 8 mois, du mark et de la Reichsbank en 1923 est une ineptie économique, historique, stratégique, politique, et, surtout, tout court.
      Alors l’hyper-inflation, j’vous fais pas un dessin.De l »apocalypse à la p’tite semaine. De l’eschatologie à l’encan.Du frisson de colibri.

    3. La masse de dollars dangereux ce ne sont pas ceux que la Fed imprime, ce sont ceux stockés depuis longtemps à l’étranger qui risquent de leur revenir dans la figure. Pétro-dollars, japonais, chinois. Les dollars que la Fed imprime sont les premiers (gros) flocons d’une avalanche. Me semble que les chinois détiennent qlq chose comme 900 milliards de $, comme le Japon. La Fed va en imprimer autant, étalé sur plusieurs mois.
      Le premier qui trahira les autres en vendant ses $ récupère une partie de sa mise, les autres la perdent.
      Pour le moment les capitaux cherchent à s’investir dans les pays émergents parce que ça rapporte et qu’ils ont leur propre monnaie. Quand le dollar commencera à sentir au point de devoir s’en débarrasser ce sera la ruée sur n’importe quoi, et les prix en $ vont flamber. Ce n’est pas pour tout de suite, mais c’est en route.

      Le moment est d’ailleurs idéal pour une opération de petit malin : tout le monde sait que le dollar va s’effondrer. Il suffit d’annoncer une cessation de payement de plusieurs mois pour provoquer une panique et que tous les dollars détenus à l’étranger refassent surface. On peut alors les racheter en or pour presque rien, et dans le cul Lulu, fini la dette extérieure chinoise et japonaise, les soucis de dette etc. L’opération peut ne durer que deux semaines et le dollar perdre temporairement 90% avant de remonter à la moitié de sa valeur, finalement.

  8. Les républicains vont disposer de la majorité à la chambre des représentants et vont pouvoir engager une guerre d’usure contre l’administration Obama, dans l’espoir d’une reconquête de la présidence et du pouvoir dans deux ans. Mais pour faire quoi ?

    Quand la tempête financière est là les rats quittent le navire, mais quand il y a un peu plus d’accalmie dans les coeurs et les esprits, les rats reviennent de nouveau aux commandes
    et aux affaires. Pour faire quoi de mieux ? Le bien du monde pardi et à travers le bel exemple moral de l’Amérique, confettis, belle déco et paillettes, comme il n’y a rien de plus trompeur
    et illusoir pour l’humanité que le faux message de vie de l’Amétique au monde. Tout n’est
    que vanité politicienne de plus et à tour de rôle chacun son tour !

  9. Vigneron, en effet, en prévoyant une hyper-inflation, j’ai maintenant des doutes.
    Vu que les dollars ne touchent pas le sol.

    Nous allons donc attendre un gros mouvement de soulèvement de population qui ne pourra pas continuer de vivre de rêves et de séries télévisées.

    1. Pas sûr !? (ce qui ne veut rien dire, un point d’exclamation et un point d’interrogation ensemble mais bon …).
      Car si la pluie de dollar qui s’en vient risque effectivement de ne pas toucher sol, elle risque surtout de déloger celle qui était placée (c’est le cas de l’écrire) dans les obligations US, ’cause la chute of the dollar, ’cause la chute du rendement (plus connue sous le sobriquet de ‘rentabilité financière’ ou ROI ou ‘fermes ta bouche, je t’ai encore rien montré de mes immenses capacités qu’elles sont rentables’), ’cause la ruée vers les matières premières (ou les actions ou les mouches, si on pouvait, dans un pays enfin libre et débarrassé du volapük étatique américain, créer des ETF sur les mouches ou tout ce qui pourrait créer une ruée : attention, l’âne, c’est déjà pris).
      Et que là, ouida, les dollars risquent de nous tomber sur le crâne, de gauloise façon.

      Mais bon, on va encore me trainer dans la boue, du complot hyperinflationniste, agité par des agités, tout juste bon à s’essuyer les fesses …

    2. Un doute m’habite, Zébu. En plus de la muse.

      Pour l’instant, les liquidités sont destinées à alimenter les pompes à phinances afin qu’elles ne se désamorcent pas. Le boulot d’un riche est de gagner un max, ne l’oublions pas.
      Ceci est dangereux dans le sens où la puissance d’aspiration est amplifiée. Mais passons.

      Hors, en dehors de l’Europe, qui commence à sentir le mouvement, nul autre endroit de la planète ne peut plus être pompé.
      Les « émergents » ne se reposent pas sur leurs lauriers fanés. D’autant qu’ils exploitent un peuple sous-payé. Ce qui fait leur « force ».

      A vue de nez, il va encore falloir que l’Europe monte au créneau pour tuer ce qui nous tue. Je ne vois pas les Ricains faire preuve d’un minimum d’intelligence. Ca se saurait.

    3. @ Yvan :
      Arf …
      La dernière fois que l’Europe est montée au créneau, elle s’est pris un obus de 75 en pleine poire …

  10. …Le loup et le chien

    Un Loup n’avait que les os et la peau,
    Tant les chiens faisaient bonne garde.
    Ce Loup rencontre un Dogue aussi puissant que beau,
    Gras, poli, qui s’était fourvoyé par mégarde.
    L’attaquer, le mettre en quartiers,
    Sire Loup l’eût fait volontiers ;
    Mais il fallait livrer bataille,
    Et le Mâtin était de taille
    A se défendre hardiment.
    Le Loup donc l’aborde humblement,
    Entre en propos, et lui fait compliment
    Sur son embonpoint, qu’il admire.
     » Il ne tiendra qu’à vous beau sire,
    D’être aussi gras que moi, lui repartit le Chien.
    Quittez les bois, vous ferez bien :
    Vos pareils y sont misérables,
    Cancres, haires, et pauvres diables,
    Dont la condition est de mourir de faim.
    Car quoi ? rien d’assuré : point de franche lippée :
    Tout à la pointe de l’épée.
    Suivez-moi : vous aurez un bien meilleur destin.  »
    Le Loup reprit : « Que me faudra-t-il faire ?
    – Presque rien, dit le Chien, donner la chasse aux gens
    Portants bâtons, et mendiants ;
    Flatter ceux du logis, à son Maître complaire :
    Moyennant quoi votre salaire
    Sera force reliefs de toutes les façons :
    Os de poulets, os de pigeons,
    Sans parler de mainte caresse.  »
    Le Loup déjà se forge une félicité
    Qui le fait pleurer de tendresse.
    Chemin faisant, il vit le col du Chien pelé.
     » Qu’est-ce là ? lui dit-il. – Rien. – Quoi ? rien ? – Peu de chose.
    – Mais encor ? – Le collier dont je suis attaché
    De ce que vous voyez est peut-être la cause.
    – Attaché ? dit le Loup : vous ne courez donc pas
    Où vous voulez ? – Pas toujours ; mais qu’importe ?
    – Il importe si bien, que de tous vos repas
    Je ne veux en aucune sorte,
    Et ne voudrais pas même à ce prix un trésor.  »
    Cela dit, maître Loup s’enfuit, et court encor.

    La Fontaine Les Fables, Livre I

  11. Les Etats-Unis se débattent avec une économie moribonde, une dette faramineuse, une monnaie à la dérive, duex enlisements militaires, et une population inférieure de 30% à celle de l’Europe, mais l’UE continue à lui obéir comme au milieu des années 50, quand elle était divisée, soumise à deux empires militaires surpuissants, appauvrie par deux guerres mondiales en moins d’une génération.
    Pire encore, alors que la France dans cette situation pourtant difficile arrivait à générer un dirigeant comme De Gaulle, aujourd’hui elle ne se donne qu’un perroquet de Washington.
    D’un bout à l’autre de l’Europe et de la planète, il faut bien reconnaitre qu’on nous regarde, nous Français, avec stupéfaction et tristesse.
    Au moment où les efforts français de plusieurs décennies pour exister de manière indépendante et peser à nouveau sur la marche du monde, ce grâce à la construction européenne, sont finalement en train d’aboutir, nous lâchons la proie pour l’ombre, le pouvoir pour la soumission, la direction pour le suivisme.
    http://millesime.over-blog.com

    1. « D’un bout à l’autre de l’Europe et de la planète, il faut bien reconnaitre qu’on nous regarde, nous Français… »

      Détrompez-vous Millésime: ça fait très longtemps que le monde ne vous regarde pas, vous, les Français, parce que ça fait très longtemps que la France n’est plus un grand pays. Même en Espagne, pays il y a 30-40 ans très francophile, aujourd’hui personne vous regarde. L’influence de la culture française y a presque disparu. Personne étudie le français en première langue et le nombre de traductions françaises s’est effondré en une génération – deux signes qui ne trompent pas.

      Arrêtez de rêver: la France est devenu un pays banal, il n’y a plus de grands penseurs, ni de grands romanciers, ni de grands cinéastes et encore moins de grands compositeurs. Et n’en parlons pas de politiques…

    2. Le slogan « France = 5ème puissance mondiale » est d’autant plus répété que la France est sur la pente descendante de ce classement…

    3. à Pablo 75,

      Néanmoins, chacun doit faire sa petite part : il y a eu une émission arrêt-sur-images, où des journalistes espagnol, allemande et nordique ( représentait plusieurs pays ), ont dit ce qu’ils pensaient du mouvement actuel en France : il semblerait, contrairement à ce que les medias aux ordres distillent, que ce côté « franchouillard » qui exaspère souvent, intéresse fort l’opinion européenne…
      Nul ne sait ce qui peut advenir …

      quelques mots intéressants et plus que jamais de circonstance :
       » La violence, la guerre ont pour ambition de trancher en un petit temps, et par la dissipation brusque des énergies, des difficultés qui demanderaient l’analyse la plus fine et des essais trés délicats, — car il faut arriver à un état d’équilibre sans contraintes. »
      Paul Valéry ,dans Regards sur le Monde actuel/ des Partis.(1934)

      et aussi,
      « L’essentiel en toute chose est toujours accompli par des êtres trés obscurs, non distincts, et sans valeur chacun. S’ils n’étaient pas, s’ils n’étaient pas tels, rien ne se ferait. Si rien ne se faisait, c’est eux qui perdraient le moins. Essentiels et sans importance. »

  12. Et la fête continue…. :
    http://www.lemonde.fr/europe/article/2010/11/03/le-portugal-vote-un-budget-de-rigueur-sans-precedent_1434803_3214.html
    « Le Portugal vote un budget de rigueur sans précédent »

    Les politiques de tous les pays doivent se dire qu’heureusement que l’hiver arrive. Ca permet une certaine trêve.
    Vivement les beaux jours.. 🙂

    Je lisais des bêtises de perspectives de l’OCDE pour 2012… A pleurer de rire. Ils vont nous faire du « contre toute attente » à ce tarif.

    1. @ Liervol :
      C’est l’empire contre-attaque au Portugal …
      Et pas un jedi qui vient pointer son nez.
      Ah, si, c’est le FMI, mais plutôt vendredi.

  13. « Le retour au rêve américain est une vue de l’esprit, une ultime tentative de ne pas se réveiller. »

    Nous sommes absolument en sympathie sur le fait que les rêves sont les gardiens du sommeil.
    Mais il existe des bons et des mauvais rêves, du moins pour ceux qui ne sont pas anesthésiés (c’est-à-dire artificiellement endormis par la technique) par « l’Empire du moindre mal ».

    Ceux qui féquentent cet endroit savent bien que l’argent ne manque mais qu’il n’est pas là où il serait utile.
    A condition d’admettre que l’argent, comme la technique, serait « utile », alors que l’argent, comme la technique, sont « mauvais » pour le genre humain, ce qui est un autre débat et pour le vieux détective le débat fondamental.

    Je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant d’un monde où les hommes ne sont au service de rien, ni des machines, ni de l’argent.

    1. « De plus en plus souvent
      Je fais ce rêve troublant
      Où je m’appartiens »

      Daniel Bélanger
      Auteur-compositeur-interprète Québécois

  14. Les Chinois sentent que ça sent le cramé.
    http://www.latribune.fr/entreprises-finance/banques-finance/banque/20101102trib000568645/china-construction-bank-va-lever-92-milliards-de-dollars.html
    « China Construction Bank va lever 9,2 milliards de dollars »
    « Le ratio de solvabilité exigé pour les grandes banques s’inscrit désormais à 11,5 % alors que celui de la China Construction Bank s’élevait déjà à 11,64 % à la fin septembre. »

    Les Ponzi de l’OCDE font pâle figure avec leur 2-3%…

    1. Et pendant ce temps là, la Soc Gén innove et va refiler, sous conditions, 40 actions à chacun de ses 161.000 salariés.

      5,4 millions d’actions nouvelles seront créées pour l’occasion, ce qui représente 0,73% du capital actuel de la SocGen . « Ces actions seront soumises à des conditions de performance, principalement des objectifs de satisfaction clientèle », a expliqué Frédéric Oudéa, le PDG de la banque sur Radio Classique. « C’est une première d’un point de vue bancaire en France », s’est-il félicité.
      Sur les 40 actions, seize seront acquises aux salariés si la banque atteint un rendement des fonds propres avant impôts d’au moins 10% en 2012. Les 24 actions restantes seront acquises aux salariés si la banque atteint ses objectifs de satisfaction des clients entre 2010 et 2013.

      (La tribune.fr)

      La carotte véreuse à 1600 euros par salarié et le sac de carottes du même triage à 216 millions pour la Soc Gén.
      Admirez le délicat équilibre si correctement balancé entre la satisfaction des clients chéris, 24 actions soit 60% de l’incitation et celle de l’actionnaire, 16 soit 40% (avec une échéance il est vrai plus précise et rapprochée, faut pas pousser non plus ! )…

  15. …Perso…J’aime beaucoup Paul Jorion et François LeclAIR..Si je peut vous être utile, no problème, demandez et vous recevrez…
    …Donne moi une chance de pouvoir améliorer ton champ de travaille et je le fwerais…

  16. la bankruptcy est dans les tuyaux avec les engagements non désengageables de l’immobilier à crédit qui multiplie le dû avec le temps : 1 spéculé du double = 2………acquis à crédit = 6.
    Il suffit d’attendre que le pipe débouche , c’est imparable , contrairement à l’actif financier qui existe et se volatilise dans les pertes..ce n’est que de l’argent perdu…..il était là , il n’y est plus……tant pis.
    Les engagements de crédit long terme tuent votre avenir pour le terme…………..aurez vous la résistance pour aller au terme de cet avenir miséreux qui se compte en décennies…….c’est impossible…….vous demanderez collectivement la levée du bagne………

    1. …On s’en fout…Que vos spéculateur aillent vivre aillleurs…Qu’ils grèvent une bonne fois pour toute…D’ailleurs…Dieu les regarde et s’en fout aussi…

    2. Hhmm.. pas évident.
      Il est à la mode de rejeter le solutionnement de ses problèmes sur les générations futures. Cela est flagrant pour les déchets nucléaires et autres problèmes tels que l’écologie pour lesquels il est facile de vendre que vu les progrès scientifiques, nos gosses auront des baguettes magiques pour tout solutionner.
      Cette partie de propagande est naturellement développée par les personnes individualistes qui visent le court terme. Après moi, le déluge.
      Nous rejoignons aussi le fameux « rachat » de crédits des sur-endettés, d’ailleurs.

      D’un autre coté, craindre en permanence pour le futur est destructeur, vu notre peur de la mort…
      La religion de l’argent a bien compris le truc. En s’y auto-détruisant, d’ailleurs.

      J’ai lu je ne sais plus où que les dérivés de crédits subprime s’élevaient à 48 000 milliards de dollars grâce à la titrisation et aux reventes multiples du même crédit.
      Rappelez-moi le nom du mec qui multipliait les pains et le poisson. Ca donne envie d’ouvrir un resto.

  17. En Espagne, le chômage continue d’augmenter: + 68 213 chômeurs (au moins) en octobre. Dans les 12 derniers mois: + 277 623. Total de chômeurs: 4.085.976

    http://www.cotizalia.com/noticias/68213-personas-octubre-encadena-meses-20101103-60489.html

    Selon d’autres sites, + 75.725 en octobre, 4.580.699 en tout.

    http://www.libertaddigital.com/economia/el-numero-total-de-parados-vuelve-a-rozar-la-barrera-de-los-46-millones-en-octubre-1276406032/

    À part ça, Zapatero, de plus en plus adepte de la Méthode Coué, continue de dire que l’économie « n’a pas reculé » dans le 3e trimestre et que « la situation économique est mauvaise, mais pas très mauvaise ».

    Et quand on connaît ses qualités de prophète (« Dans le premier trimestre de 2009 on verra une forte progression de l’emploi »-décembre 2008-… »En Espagne il n’y a pas de crise. Sincèrement, je ne la vois pas » -juin 2008-), il y a de quoi trembler…

    1. Laisses tomber la haine contre Zapatero, Pablo.
      Il est obligé de faire du cinéma comme tous les dirigeants politiques à l’heure actuelle.

      Le plus gros malaise de l’Espagne est d’avoir plongé dans l’immobilier. (et j’ai pu le vérifier par le nombre de grues impressionnant dans chaque ville entre 2001 et 2007)
      Châteaux en Espagne, certainement…

      L’important dans l’histoire est de ne pas se mettre à mobylette pour chasser les éoliennes.

      Où sont passés vos Grands d’Espagne qui firent tant de conquêtes..?
      Certainement au même endroit que les penseurs français de la Renaissance, tu me diras.

      Haaa… colonie, que ton exploitation était facile et lucrative.
      Nous n’avons plus qu’à relever la tête et bosser.

    2. En Espagne, comme dans beaucoup d’autres endroits, il existe LA RELiGION DE L’OPTIMISME qui enseigne que demain tout ira mieux.

      La religion de l’optimisme est une variante de la religion de l’argent sous sa forme libérale, mélangée aux vieilles superstitions des religions et des idéologies progressistes (les lendemains qui chantent)

    3. @ Yvan

      La haine contre Zapatero? Tu te trompes, il est de ma ville, je le connais depuis qu’il a été élu député en 1986 à 25 ans et j’ai un frère qui a étudié le Droit avec lui. Donc il m’était sympathique jusqu’à il y a pas longtemps. Depuis la crise, il ment beaucoup et très mal, il a montré sa nullité en économie et un cynisme qui dépasse les bornes. Même les socialistes ne le veulent plus. C’est quand tout va mal qu’on voit la trempe des politiques. Lui il n’est pas du tout à la hauteur, c’est tout.

    4. Pablo… Relis-moi :
      « Il est obligé de faire du cinéma comme tous les dirigeants politiques à l’heure actuelle. »

      Veux-tu en échange un dictateur qui t’envoie à la guerre..???

      C’est LA que nous sommes tous coincés.

    5. ..

      . »À part ça, Zapatero, de plus en plus adepte de la Méthode Coué, continue de dire que l’économie « n’a pas reculé » dans le 3e trimestre et que « la situation économique est mauvaise, mais pas très mauvaise ».

      …La social-démocratie a, partout failli …au point d’en arriver à défaillir ….

  18. personne n’a remarqué que QE2 est le diminutif de Queen Elisabeth II ( le paquebot ou la reine d’angleteterre c’est selon ) …et c’est aussi un album de Mike Oldfield …

    doit on comprendre que la fed nous méne en bateau sur un air de rock progressif ?

    1. bah,yvan , marcher dans un troll , ça porte bonheur … ça te changera de ton aigritude chronique 🙂

  19. Plus l’Amérique continuera dans ses oeuvres plus grande sera la souffrance du monde.

    Je crains le jour, le mois, l’année, l’heure où le monde tournera violemment le dos à
    l’Amérique et à sa petite soeur Européenne enfin elle l’aura bien cherché la première.

    Si beaucoup de gens de part le monde s’attristent sur le coté plus ou moins révolutionnaire encore présent en France, on peut également s’interroger sur les nombreux pauvres de plus en son sein.

    Souffrance de plus en plus terrestre, physique, et morale d’un monde, qui en a bien perdu partout sa culture, sa différence, son Ame comme le souci du spirituel, où tout devient si américanisé jusqu’à la moelle, uniformisé au seul dictat marchand de quelqu’uns.

    La dure loi terrestre de plus des gens de l’Amérique, mieux même partout ailleurs maintenant, sur tous elle qui ne veut en fait qu’à sa tête, voulant tout contrôler et diriger comme une autre.

    A cause d’elle le monde lui devient même de plus en plus semblable, jalouse de tous, jalouse même des autres pauvres mieux traités ailleurs.

    L’Amérique ce n’est en fait que la même image médiatique projeté au monde, dans les esprits, les mêmes comportements, le même langage de cerveau, désolation et faillite d’un monde.

    Voir le grand dessèchement adultère de son âme, courir encore comme une folle de plus
    après l’argent, le succès, la gloire, l’orgueil, la victoire, la guerre, la dette, l’abime, la notoriété,

    Elle qui d’ailleurs n’en connaît toujours pas mieux la Géographie de son monde malgré la
    grande déroute morale du monde grâce à elle et ses nombreux ami(e)s, dévots, adorateurs.

    Oh comme ils sont nombreux les pauvres hères de plus et en haillons chez elle, autres damnés de la terre encore moins visibles à l’antenne sans doute.

    Elle tourne en rond comme une aveugle, comme une sourde comme une autre folle des droits de l’homme, oui je prédis un très grand bonheur médiatique de plus à l’Amérique au monde.

    Déjà au début plusieurs de ses pères fondateurs s’en désolaient beaucoup, et dire qu’elle rêve encore de Paris, de parfums, de pierres précieuses et autres de ces vaines lumières.

    Comme si faute de mieux et sur le fond, elle ne recherchait d’ailleurs plus que ça dans le portrait que l’on préfère s’en faire, alors à qui la faute ma grande ? Juge d’abord l’autre surtout ?

    Si seulement le Ciel pouvait toujours la bénir dans son autre adultère de plus …

    1. @ Yvan

      Comme tu es trop bon Yvan,

      Oui j’ai bien peur qu’un seul cierge ne suffise à la rendre moins laide, moins vénale,

      Moi en tous cas l’Amérique ne me séduit plus du tout, ses propres charmes médiatiques de plus n’opèrent plus du tout sur moi, pour d’autres adorateurs de sa si sainte vertu peut-être.

      Moi en tous cas elle ne me fait plus du tout rêver, je dirais même que j’ai passé l’age d’aller chez Mickey à vrai dire je n’ai plus du tout confiance en elle,

      Oui elle couche beaucoup trop avec le monde je trouve, pas bon pour la santé non plus !

    2. Pourtant, les Ricains sont hyper-religieux, mon bon Jérémie.

      Cela doit te questionner, en principe. Si tu en es capable.

    3. @ Yvan

      Et toi Yvan te montre-tu vraiment plus capable de t’interroger sur ton propre athéisme de plus face à l’hyper religiosité excessive de l’Amérique, et quand bien je m’y prendrais de trente six mille manières de m’exprimer.

      Je me demande d’ailleurs sincèrement comment des matérialistes, des athés, des communistes pourraient-ils vraiment changer les valeurs de ce monde, c’est pas mal aussi à voir dans le même temps je trouve …

  20. Un contre-exemple flagrant :
    http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2010/10/31/arianna-huffington-les-etats-unis-se-delabrent_1432812_3222.html
    « Arianna Huffington : « Les Etats-Unis se délabrent » »

    Dans la série en pire Romains, nous pouvons apprécier cette phrase : « Selon l’historien Arnold Toynbee, les civilisations ne meurent pas d’assassinat mais de suicide. »
    Trop de grandeur amène la décadence… Cartésien, quelque part.

    Dire qu’ils ont assassinés un paquet de présidents au même rythme que des empereurs romains, nom de Jupiter, pour rien !!!

  21. L’Amérique c’est aussi le pays des plus grands escrocs bancaires en liberté, alors pour le reste du monde n’en parlons même pas mesdames et messieurs,

    Celle qui ne perd jamais une bataille comme une guerre dans l’histoire, celle qui ne perd jamais la face bien longtemps, quand bien même la crise du monde s’aggraverait elle n’en ferait pas mieux un meilleur travail d’hygiène et d’économie en son sein,

    Comme avec ses membres les plus influants, et bien installés confortablement dans des bureaux et dans la plupart des rouages de l’établissement, des institutions rendus de plus
    en plus pesantes, décadentes, toujours aussi précieuse pour le monde des affaires.

    La grande Amérique celle qui voulait tant éclairer le monde de ses lumières, comme de sa vaine conception de Dieu marchand, Mamon et compagnie, je me demande si ça ne saurait pas plutôt l’inverse qui se passe actuellement, pourvu que dans sa folle chute elle n’en finisse pas trop par tomber douloureusement sur le reste du monde.

    1. merci Pablo, bon article.
      Cela etant, l’auteur commence son texte par ces 2 phrases:
      « Deux ans ont passé depuis la fin de la crise financière mondiale. L’économie américaine a échappé au désastre. Le cours du Dow Jones est aujourd’hui proche de son niveau d’avant-crise »

      Je lui sugere donc de rajouter une 6e idee-zombie qui refuse de mourir:
      _ les indices boursiers (Dow Jones, CAC40, …) refletent la sante/vitalite de l’economie
      😉

    1. C’est comme ça qu’on gagne de l’argent en étant vieux.

      L’autre solution est d’avoir était président ou premier ministre. Politicien.

  22. Bonsoir,

    si j’ai bien compris la FED achète des bons du trésor us en « imprimant de l’argent » ? C’est de l’auto-endettement en quelque sorte ?

    1. heu … ce que j’ai compris est que la FED imprime des bons du tresor, les vend sur « les marches » puis, avec l’argent recolte, prete aux banques americaines (avec interet bien entendu). Si cela est ainsi, il s’agit plutot d’auto-flagellation.
      Quelqu’un peut il me/nous corriger ?

    2. Affirmatif.

      Et, vis-à-vis des autres, du Ponzi. Car les rares entrées d’argent servent à payer les intérêts.

    3. Naaaannnnnnnn …
      Du loto-endettement.
      1 chance sur des milliards (1000) que les US gagnent.
      100% de chance pour les banques de gagner.
      Du moins, tant qu’ils y a assez d’abrutis pour jouer … (c’est le dernier qui y est).

    4. Krugman argument qu’elle « change la maturité de sa dette », au lieu de la faire « rouler » à maturité plus ou moins constante (terme moyen pondéré des dettes encourues), elle reprend beaucoup de vieille et refait de la dette « jeune »…(voir le blog de Paul Krugman).
      Ca me semble être une vision à comprendre (sinon à partager)

    5. Zébu, tu rejoins un slogan publicitaire d’enfer :

      « 100 % des gagnants ont tenté leur chance ».

      Et, suite à cette campagne de pub, un micro-trottoir avait été fait dans lequel le quidam affirmait que ce n’était pas possible que 100 % gagnent.

      Nous voyons donc ici DEUX phénomènes marrants qui sont :
      – celui qui ne tente rien n’a rien. (apologie de l’entreprise)
      – le quidam français moyen est assez intelligent pour se rendre compte que pour réussir, il faut prendre un minimum de risque. (ce qui est maintenant interdit en finance grâce à la maîtrise du pouvoir des états ainsi que de la Justice)

      Le quidam français se fait rouler par la pub. Mais c’est une autre histoire.

    6. Je crois le mécanisme un peu différent de ce que propose Like :

      Le Trésor (l’État Fédéral) imprime des bons du trésor à faible taux d’intérêt dont personne ne veut. Alors Zorro / La FED arrive et imprime des billets pour les acheter. Grâce à quoi le trésor s’endette à bas prix et inonde ses créanciers de grandes quantité de dollars;

      Il peut poursuivre ses guerres, payer les Medicare/Medicaid, baisser les impôts, aider les banques en cas de nouvelles défaillances et (peut-être) aider les honnêtes citoyens US en difficultés financières…… .

      Il peut surtout faire d’immenses achat à l’étranger. Alors ses partenaires commerciaux lassés de voir cette pluie de billets verts inutiles finiront par lui dire : « nous n’en avons plus que faire, nous ne les prendrons plus que si nous pouvons en nourrir nos chevaux » (cf rubrique assignat, révolution française)•

  23. Lundi 1er novembre 2010 : une information signalée par le site contreinfo.info

    Grèce : une restructuration de la dette n’est pas à écarter, affirme le vice-premier ministre Theódoros Pángalos (en charge du Conseil de gouvernement des Affaires étrangères et de la Défense, ainsi que du Conseil économique et social).

    Greek woes.

    Sunday, Greek deputy Prime Minister Pangalos told a local paper that in theory debt restructuring should not be completely ruled out, though the deficit would need to be dealt with first. He argued against « demonizing » debt restructuring. This obviously has antagonized investors. The Greek 10-year yield rose 18 bp today after rising 120 bp last week. At 10.62 % today, it is the highest yield since late September and this may underestimate the pressure as there is talk that European central banks may have stepped in last week.

    The implication of Pangalos’ comments are clear. Greece will continue to make efforts to cut its deficit. This may be more complicated because of new preliminary findings having to do with how state-owned businesses have been accounted for, point to a larger deficit last year, mean more cuts would be needed this year.

    The deficit cuts may earn Greece some good will and this will make restructuring its debt more palatable.

    Still, the problem and the implication of the crisis resolution mechanism that the EU is trying to work out is how to deal with the large debt burden. It seems there are only three mathematical possibilities once it is agreed the debt is unsustainable.

    1) exit, which under current treaties seems impossible to be imposed on a country ;

    2) bail out, which Germany has strongly indicated is a dead end ;

    and three default/debt restructuring.

    Political considerations appear to be driving to the third option as the least distasteful.

    Marc Chandler | Global Head of Currency Strategy

    http://www.creditwritedowns.com/2010/11/greek-woes.html

  24. J’ai rapidement et distraîtement entendu hier une info qui a été assez peu commentée dans les médias.
    Il s’agit de la décision d’étroite coopération et collaboration militaire entre la France et l’Angleterre visant notamment à réduire le coût des deux armées.
    Je n’ai aucune compétence dans le domaine militaire mais je crains que cela ne lie plus encore la France et l’Angleterre dans des opérations militaires … décidées par les USA.
    Ne serions nous pas obligé d’aller en Iran en cas de conflit si l’Angleterre suivait les USA dans un tel conflit ?

    http://www.contreinfo.info/breve.php3?id_breve=10160

    J’ai le sentiment confus que cela risque de mal se terminer.
    Les attentats redoublent en Irak, ici en Europe, colis piégés en nombre mais qui n’explosent pas …
    J’ai le désagréable sentiment que les autorités préparent lentement l’opinion à quelque chose qui pue, à moins que la stratégie de la peur soit utilisée pour assurer la paix sociale ?

  25. Puisque l’on parle de train, le wagon des chômeurs en fin de droits qui devaient être (généreusement) reconduits (pardon, aidés) vers le plan Rebond (‘James, my name is james rebond’) est partie sur une voie sans issue :
    http://www.liberation.fr/economie/01012300190-selon-la-cgt-moins-de-1-des-chomeurs-en-fin-de-droits-ont-beneficie-du-plan-rebond

    1% …

    Ceux qui ont cru que ce train allait vraiment arriver à destination, et pire, ceux qui y sont montés, devraient ligoter le chef de gare et l’attacher sur les rails, histoire de voir si la locomotive rebon(dit) sur lui.
    A minima (je pensais aussi à l’empalement mais on m’accusera de violence gratuite tandis que nos enfants nous regardent partir vers des destinations improbables où personne ne nous attend en quai …).

  26. Et pendant que des trains se perdent, d’autres foncent droit sur nous.
    C’est le chef de gare principal qui le dit :
    http://www.lemonde.fr/economie/article/2010/11/03/le-fmi-exhorte-les-etats-a-se-preparer-a-une-faillite-du-type-de-celle-de-lehman-brothers_1435136_3234.html

    « gérer les risques de faillite comme celle de Lehman ».
    Ils ont déjà des noms en tête au FMI ?

    Un autre article, sur Bloomberg, est lui plus complet et ne fait pas que reprendre la même info via l’AFP :
    http://www.bloomberg.com/news/2010-11-03/banks-may-shift-risks-need-acute-supervision-imf-staff-report-says.html
    “We will always have failures, we should have failures because that’s the only way to keep market discipline,” said Ceyla Pazarbasioglu, another author.
    There Is No Alternative !!
    ça doit pêter … (in french)
    Mais aussi ça, zehrrrrr intéressant :
    « Using a sample of 62 banks in 20 countries, the report finds that only 10 of them would be below the common equity ration required by 2019. Without earning retentions, the banks in the sample would require about $360 billion additional capital and 48 of them would not meet the 7 percent target, it showed. »
    « Almost $4 trillion in bank debt will mature in the next two years and borrowing costs are likely to rise, IMF economists said. »

    Récapitulons.

    1/ La FED va ouvrir les vannes (mais on le sait quand même depuis un certain temps, fallait juste que les Républicains puissent faire leur show).
    2/ Comme le dit Yvan dans un post plus haut , les chinois sont en train de lever de grandes masses de capitaux, pour augmenter leur ratio de solvabilité. En clair, ils sont en train d’augmenter la taille de leurs digues (bancaires) …
    3/ Le FMI (tout ça le même jour !!) vient de sortir un rapport prédisait un nouveau Lehman (en gros) si rien n’est fait très bientôt, soit demain avant 12h.

    Oui mais non.
    Je peux pas.
    Demain, j’ai piscine.
    (‘justement !’ vient de me répondre DSK).

  27. Mauvais jour pour les cinéphiles:

    « Metro-Goldwyn-Mayer, un des plus anciens studios de cinéma d’Hollywood, a ouvert mercredi une procédure de faillite, après plusieurs années passées à tenter de réduire son endettement.

    MGM détient notamment la franchise James Bond et a produit certains des films américains les plus connus, dont le Magicien d’OZ »

    James Bond en faillite !! Voilà un signe incontestable de que la situation est désespérée….

    1. Après l’immobilier et l’automobile il va falloir que les électeurs paient aussi pour l’industrie du divertissement.

      Réjouissant !

  28. Arianna Huffington : « Les Etats-Unis se délabrent »

    C’est un titre volontairement provocateur, tant les mots Amérique et tiers-monde paraissent contradictoires dans une nation convaincue de tout temps d’être la plus noble, la plus riche, la plus puissante et la plus généreuse du monde. Mais les signaux sont au rouge et je sonne l’alarme tant qu’il est encore temps de contrecarrer cette chute vers le tiers-monde.

    Lorsque j’étais en Grèce, mon héroïne favorite était Cassandre, dont les Troyens ont ignoré les avertissements ; ils l’ont payé de leur vie. J’espère avoir davantage d’écho. Notre pays se délabre : industrie, écoles, infrastructures. La pauvreté gagne partout du terrain (+ 25 % entre 2000 et 2008 dans les banlieues des grandes villes). L’ascenseur social n’est pas en panne, il redescend !

    Près de 100 millions d’Américains vivent dans des familles aux revenus inférieurs à ceux de leurs parents au même âge. Les enfants de parents fortunés qui ne font pas d’études ont plus de chance d’être riches que les enfants de parents pauvres qui, eux, ont entrepris des études. La classe moyenne, sur laquelle a reposé l’essor économique de ce pays, est une espèce en voie de disparition.

    L’une des promesses-clés de l’équipe Obama, pendant la campagne de 2008, était pourtant qu’il « n’oublierait pas la classe moyenne ».

    Eh bien, c’est fait. Elle est dévastée. Et sa disparition est bien plus menaçante pour la stabilité à long terme de ce pays que la crise financière, qui a vu 3 000 milliards de dollars d’argent du contribuable versés à Wall Street. Des chiffres ? Depuis la fin de 2007, nous avons perdu plus de 8,4 millions d’emplois. Un Américain sur 5 est sans emploi ou sous-employé.

    Un crédit immobilier sur 8 mène à la saisie. Un Américain sur 8 vit de bons alimentaires. Chaque mois, plus de 120 000 familles se déclarent en faillite. La crise économique a balayé plus de 5 000 milliards de fonds de retraite et d’économies ! Je ne comprends pas que Washington n’ait pas conscience de l’urgence absolue d’agir.

    D’autant que, parallèlement, des coupes budgétaires massives ont affecté nombre de services publics.

    Quel paradoxe ! C’est au moment où les familles sont les plus vulnérables, menacées par la misère, qu’on leur supprime les services et les aides dont elles n’ont jamais eu autant besoin ! Au moins 45 Etats ont opéré des coupes dans des services vitaux pour les plus faibles : enfants, personnes âgées, handicapés, malades, sans-abri. Sans parler des étudiants, systématiquement affectés.

    Le diable est dans les détails. La Californie vient de supprimer CalWORKs, un programme d’assistance financière aux familles dans le besoin : 1,4 million de personnes affectées, dont deux tiers sont des enfants. Le Maine a sévèrement diminué ses bourses scolaires et les dotations aux foyers pour sans-abri.

    L’Alabama a aboli les services qui permettaient à 1 100 seniors de rester chez eux plutôt que d’aller en maison de soins. Le Michigan, le Nevada, la Californie et l’Utah ont supprimé le remboursement des soins dentaires et ophtalmologiques pour les bénéficiaires de Medicaid, l’assurance-maladie des plus pauvres. Je pourrais continuer l’énumération. Et, pendant que la misère s’installe dans le pays, on continue de dépenser des milliards dans des guerres inutiles.

    Encore le signe, selon vous, d’une mentalité de pays du tiers-monde ?

    Comment ne pas penser à la Corée du Nord, obsédée par son entrée dans le club nucléaire alors que le peuple meurt de faim ? Notre engagement en Afghanistan n’a plus aucun sens.

    Nous avons perdu la bataille des cœurs et des esprits en tuant accidentellement de nombreux civils, on y soutient un régime corrompu, on y engloutit des fortunes qui seraient bien plus utiles dans nos écoles, nos services sociaux, nos infrastructures.

    Selon l’historien Arnold Toynbee, les civilisations ne meurent pas d’assassinat mais de suicide. Il est plus que temps de faire preuve de bon sens et d’inverser nos priorités si nous ne voulons pas mourir de notre propre main.

    Dans les priorités, vous insistez sur l’importance d’investir massivement dans de grands travaux d’infrastructures.

    C’est l’urgence absolue ! Nos infrastructures, qui furent autrefois la force de ce pays, sont dans un état lamentable. Le système de canalisations date de la guerre de sécession ! Le réseau électrique est largement insuffisant, d’autant que la demande d’électricité a augmenté de 25 % depuis 1990.

    Un tiers du réseau routier peut être considéré comme insuffisant, voire médiocre. Le système ferroviaire n’a cessé de régresser depuis 80 ans et paraît grotesque en comparaison des trains ultrarapides qui traversent la France, le Japon, la Chine.Un quart des ponts est, selon le département des transports, « structurellement déficient », ou « fonctionnellement obsolète ». Nos réservoirs – plus de 85 000 – présentent un réel danger.

    Non seulement il nous faut réparer ces installations archaïques, mais il faut investir dans des infrastructures qui nous maintiennent dans la course pour les enjeux du futur. Ce serait une formidable occasion de créer des dizaines de milliers d’emplois, de relancer des industries, de stimuler notre économie.

    Le plan de « stimulus » d’Obama, signé au tout début de son mandat, n’avait-il pas cet objectif ?

    On l’avait espéré. A l’époque, Tom Friedman du New York Times avait même écrit que les mois suivants seraient « parmi les plus importants de l’histoire américaine ». Mais Obama a raté son moment. Il n’a pas osé. Il n’a pas su faire preuve de l’audace, de l’indépendance et du charisme d’un Roosevelt qui, en pleine dépression, avait lancé un programme de travaux gigantesques dont les bénéfices se ressentent encore aujourd’hui.

    Chamailleries partisanes, lobbies, démagogie électoraliste ont eu raison d’un vrai plan de relance. Sur les 787 milliards du plan, seuls 72 ont été alloués aux projets d’infrastructures. Navrant.

    Où en sont les écoles ?

    C’est le secteur le plus dévasté ! Je ne parle pas du triste état des bâtiments publics. Je parle de ce qui se passe en classe.

    Rien n’accélère davantage notre glissade vers un statut de tiers-monde que notre échec à éduquer convenablement nos enfants. C’est pourtant par l’école que passait le rêve américain ! Et pour la classe moyenne, la route vers le succès ! Mais des études montrent que parmi 30 pays développés, les Etats-Unis se situent au 25e rang pour les maths, au 21e pour les sciences. Des résultats lamentables.

    30 % des lycéens quittent l’école sans diplôme. Or on ne cesse de licencier des professeurs, de réduire le nombre d’heures de cours, voire de jours d’école. Des bourses sont supprimées alors que les frais pédagogiques augmentent.

    Pendant ce temps-là, des prisons ont essaimé un peu partout à une vitesse que même McDonald’s pourrait envier. Trop d’écoles américaines préparent plus à la prison qu’à l’université. Quel échec !

    La fin du rêve américain ?

    Oui, pour des dizaines de millions d’Américains, le rêve est brisé.

    Qui l’a tué ?

    Beaucoup pointent un doigt vengeur vers Washington. Et accusent notre système politique de paralysie à cause d’une classe politique clivée en deux camps irréductibles, incapables du moindre consensus.

    Je crois, moi, que les deux partis sont tombés exactement de la même façon dans la poche des maîtres de l’industrie, des banques et des affaires qui remplissent leurs coffres de campagne. Le principe démocratique fondateur, « un homme, une voix », a été remplacé par l’arithmétique de la politique des groupes d’intérêts. Les lobbies et leur déluge de dollars ont envahi Washington. Une vraie prise de pouvoir. Et le gouvernement fixe ses priorités au milieu de ce bazar de trafic d’influence.

    Savez-vous qu’en 2009, plus de 13 700 lobbyistes enregistrés ont dépensé un record de 3,5 milliards de dollars, le double qu’en 2002 ? 26 lobbyistes par membre du Congrès ! Etonnez-vous après cela que les plans ambitieux pour réformer Wall Street, le secteur de l’énergie ou la sécurité sociale aient dérapé ! Que les réformes aient été tuées dans l’œuf ! La classe moyenne n’a pas la chance de disposer, elle, de bataillons de lobbyistes capables d’inonder de cash Congrès et Maison Blanche. Il n’existe pas de lobby du rêve américain…

    Vous dénoncez particulièrement la collusion entre Washington et Wall Street.

    Ah, on peut dire que les grands patrons de Wall Street ont fait très fort ! Au lieu d’assiéger ou de combattre ceux qui faisaient la loi, ils les ont rejoints, investissant eux-mêmes les postes de pouvoir à Washington et intégrant les cabinets de décideurs et législateurs. Y compris l’équipe économique d’Obama !

    C’est ainsi que la pensée Wall Street est devenue la pensée dominante, comme une composante génétique de nos dirigeants. Les banques ont remplacé le peuple au centre de l’univers économique. Au point que, lorsqu’elles ont été menacées de s’effondrer, le peuple des contribuables a été prié de leur porter secours de toute urgence. A coups de milliards. Et surtout : sans conditions !

    Faites-vous partie des déçus d’Obama ?
    Son élection restera historique. Et c’est un homme brillant. Mais il a dramatiquement sous-estimé la crise. Dans son équipe, il a pris des gens comme Larry Summers ou Tim Geithner, qui voyaient le monde avec les yeux de Wall Street et pensaient que le reste du pays suivrait si l’on sauvait Wall Street. Quelle erreur !

    Ils n’ont pas compris que le problème de l’emploi est structurel, et n’ont donc pas pris les mesures adéquates. D’autre part, et contrairement à ses promesses de campagne, Obama n’a pas changé le système grâce auquel fonctionne Washington. Et je regrette son profond respect pour l’establishment. Cependant, je dois admettre qu’il n’y a pas d’alternative. Car les propositions des républicains sont carrément risibles.

    Quel est le sentiment qui prévaut actuellement dans le pays ?

    La peur. Peur du déclin. Peur que les emplois soient perdus pour toujours. Peur de ne plus toucher de retraite. Peur de ne plus pouvoir se soigner ou d’avoir à choisir entre payer ses médicaments ou manger. Peur de voir sa maison saisie. Peur de voir l’Amérique divisée en deux classes : les riches et tous les autres, ceux qui ont et ceux qui n’ont pas. Peur enfin que le pire ne soit pas passé.

    Est-ce ce qui explique la montée du Tea Party ?

    La peur cède légitimement à la colère, laquelle se retourne contre le président, le parti au pouvoir, l’establishment. Il faut toujours des boucs émissaires !

    Dans les années 1880, en pleine crise économique, on s’en est pris aux immigrants chinois du chemin de fer, accusés de pervertir le moral de la jeunesse, dégrader les villes, voler le travail des « vrais » Américains. Dans les années 1930, c’est aux Américains d’ascendance mexicaine qu’on s’en est pris et qu’on a déportés.

    Pas étonnant qu’une paranoïa apparaisse aujourd’hui, et que les plus anxieux, excités par des démagogues de tout poil, soient prêts à croire les rumeurs les plus extravagantes et malsaines : Obama musulman, Obama communiste, Obama nazi… C’est fou, terriblement dangereux. Mais cela témoigne surtout d’une angoisse et d’une insécurité économique majeure dont il est plus que temps de prendre la mesure.

  29. Ben Bernanke avait évoque il y a quelques années, (avant la crise..) l’hypothèse où un plan de relance se révèlerait inefficace. « Pour forcer les gens à consommer -disait-il – il ne resterait qu’ à distribuer des dollars par poignée à tous les américains ». Et il illustrait ce propos en se disant prêt à monter dans un hélicoptère avec un sac de dollars pour les balancer au dessus de New York.

    Nous y voilà ! j’attends la photo de Ben montant dans son hélico.

    Une telle action mérite deux commentaires ; c’est au dessus de New York que le vol était envisagé. Encore une fois on déverserait de l’argent sur Wall Street. Toujours donner à ceux qui ont déjà !

    Des dollars ordinaires seraient peut-être thésaurisés comme les milliers de milliards déjà émis et qui circulent trop peu. Il faudrait des dollars SMT, à valeur décroissante.

  30. le besoin de l argent est le vrai besoin produit par le capitalisme,et le seul besoin qu il produit.
    Nous privant d’heureux peres par son hegemonie,il nous echoue dans l’ephemere de la consom
    ation.

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