L'actualité de la crise : "Haro sur la Chine !", par François Leclerc

Billet invité.

« HARO SUR LA CHINE ! »

Où espèrent-ils en venir ? Une impressionnante levée de boucliers a lieu en Europe et aux États-Unis, en lever de rideau des réunions de ce weekend à Washington, où tout le monde qui compte sera réuni afin de tenir un G7 finances, puis les assemblées annuelles du FMI et de la Banque mondiale.

« Haro sur la Chine ! » s’exclament avec un bel ensemble les représentants des gouvernements occidentaux et du FMI, dans le but de forcer ses dirigeants à réévaluer le yuan. Herman Van Rompuy et José Manuel Barroso ont joint leurs efforts en ce sens, en publiant un communiqué commun à la suite d’un sommet sino-européen de trois heures – toasts crispés compris  : « Nous avons souligné qu’il était important de rééquilibrer la croissance globale et de réduire les déséquilibres globaux ». On en reparlera les 11 et 12 novembre, au G20 de Séoul, vient d’annoncer de son côté Lee Myung-Bak, le président Sud-coréen.

Tout se présente comme si cette issue était la dernière porte de sortie dont disposaient ces gouvernements, qu’ils voulaient à tout prix forcer. Suscitant la résistance opiniâtre des Chinois, afin de ne pas déclencher dans leur pays la crise sociale qui ne manquerait pas selon eux d’en résulter. Un point de vue partagé par les connaisseurs du pays.

« Je prends très au sérieux la menace d’une guerre des monnaies, même larvée » a déclaré Dominique Strauss-Kahn, directeur général du FMI, après avoir pris dans un premier temps la chose à la légère. Il va falloir en dire plus pour la désamorcer ! Car les conséquences de cette guerre vont bien au-delà des frontières chinoises.

Cette offensive est à plusieurs titres douteuse, permettant à ceux qui la mènent de tout résumer à ce qui les exonère de leur responsabilité, en faisant porter la faute sur la Chine, pour déplorer sa rigidité s’ils n’obtiennent pas satisfaction. Elle prend les problèmes par le petit bout de la lorgnette, en vue d’une solution qui se révélera illusoire, au lieu de s’engager clairement sur le seul chemin qui tôt ou tard s’imposera : celui d’une réforme d’ensemble du système monétaire international.

A ce propos, comment ne pas se rappeler que le précédent grand chamboulement, Bretton Woods, a été décidé dans la foulée de la seconde guerre mondiale, laissant à penser aujourd’hui qu’il faudra que de grands événements – à ce stade indéfinis – interviennent dans l’avenir pour que cette réforme soit possible.

S’en tenir à cette seule perspective serait néanmoins persévérer dans l’erreur, car une telle réforme serait loin de tout régler (1). Cela consisterait à une fois de plus préconiser un remède monétaire à une crise dont les raisons sont toutes autres. Alors que les États-Unis, le Japon et la Grande-Bretagne s’orientent déjà – chacun de leur côté et tous ensembles, mais à l’exception de l’Europe – vers une tentative de relance économique en remettant en route la planche à billets. Une solution qui suscite de forts doutes quant à son efficacité, et qui va aviver la crise monétaire. La seule certitude est que les Américains vont accroître un problème pour tenter d’en régler un autre.

Les Chinois ont donc en attendant bon dos, car si les tensions monétaires se sont ces derniers temps exacerbées, c’est principalement en raison de l’émission monétaire américaine massive qui est annoncée. Celle-ci va accentuer encore la dépréciation du dollar et l’appréciation en sens contraire des autres monnaies. Elle est donc à double détente, soulageant dans l’immédiat le financement de la dette américaine, mais induisant également une nouvelle dépréciation du dollar.

Les surplus commerciaux chinois ne posaient pas de problèmes tant qu’ils finançaient la dette américaine. C’est toujours le cas, mais les priorités américaines sont autres, voilà tout.

Tout se passe donc comme si les Américains avaient maintenant choisi de forcer un rééquilibrage monétaire qu’ils n’obtiennent pas des Chinois : « puisque ceux-ci ne réévaluent pas, nous dévaluons ! ». Un jeu dangereux, car il étend la crise à l’ensemble des pays émergents dont la croissance était à l’épisode précédent censée relancer celle des pays développés ; tandis que dans le camp de ces derniers elle attise les difficultés économiques des Japonais et des Européens.

Au-delà de l’épisode de ce weekend – qui aura au moins l’avantage de faire passer au second plan les nouvelles prévisions pessimistes de croissance du FMI, en particulier concernant les États-Unis, ainsi que le désaccord entre Européens et Américains sur la nécessité d’une relance – une nouvelle donne mondiale s’esquisse dans les interventions des représentants des pays développés.

Si l’on résume leur argumentation, celle-ci consiste à dire aux pays émergents : « laissez votre monnaie se réévaluer et vos exportations diminuer, afin de permettre aux nôtres de se développer, allez chercher sur votre marché intérieur un relais de croissance ! ». Une injonction signifiant qu’eux-mêmes ne sont pas prêts à favoriser la croissance de la consommation dans leurs propres pays, ou bien n’en ont plus les moyens.

C’est un total renversement de situation qui est demandé avec insistance, un tournant à 180 degrés venant après des décennies de mondialisation favorisant le développement de la production agricole ou industrielle des pays émergents en vue de répondre à bas prix aux besoins des pays développés, financés de plus en plus par l’endettement des particuliers. Il est maintenant envisagé, comme derniers recours, de s’appuyer sur le développement de la consommation intérieure des premiers pour favoriser la relance de la production des seconds. A vos ordres !

Une vue de l’esprit dans l’immédiat, car les moyens de production des pays émergents, orientés à l’exportation, ne peuvent pas être d’un simple coup de baguette magique détournés de leurs objectifs initiaux et réorientés vers une production adaptée à leurs marchés intérieurs. La voiture low cost et l’ordinateur à 200 dollars n’y concernent que les classes moyennes, toujours minoritaires, qui seraient durement secouées au passage. Suscitant dans un premier temps d’importants dégâts pour l’emploi et de vives résistances en provenance de tous ceux qui ont construit leur bonne fortune sur le modèle précédent. Un changement de modèle de développement est une affaire d’envergure qui touche toute la société en profondeur, et pas seulement son appareil de production.

Ce changement serait d’un autre point de vue un tournant : la chute de l’Union soviétique a permis de dégonfler le mythe de l’opulence capitaliste pour tous, une fois son expérience faite dans les pays du glacis. On demande maintenant aux pays < émergents de prendre la suite. Le capitalisme vole de victoire en victoire.

Dans l’immédiat, la « guerre des monnaies » que Celso Amorim – ministre brésilien des affaires étrangères – a dénoncé avec fracas, pourrait même à l’occasion dégénérer en de véritables affrontements dans certains pays émergents.

Cela permet de comprendre pourquoi les attitudes du FMI et de la Banque Mondiale divergent à propos d’un point capital à court terme : l’adoption ou non par ces pays de mesures de contrôle des flux entrants de capitaux, qui déstabilisent leur économie. Le premier n’y voit – après avoir tenu un autre discours, avant que les Américains ne prennent le mors aux dents – que l’expression normale du jeu du marché, auquel il ne faut donc pas s’opposer. Naoyuki Shinohora, directeur adjoint du FMI, a ainsi déclaré à Reuters qu’il était « naturel et bienvenu » que les capitaux se déplacent vers les économies à forte croissance, et que les gouvernements ne devraient pas essayer d’infléchir ces flux en intervenant, afin de poursuivre des objectifs monétaires propres.

La Banque Mondiale émet pour sa part de sérieuses réserves à ce raisonnement, qui fait la part belle à la demande insistante que vient également de formuler Tim Geithner, le secrétaire d’Etat au Trésor US. Sévèrement critiqué pour son interventionnisme, Robert Zoellick, le président de la Banque Mondiale, a même déclaré à propos des Japonais : « Je ne les appuie pas plus que je ne les critique »… A propos de la Chine, il a précisé : « J’ai dit que je croyais que les Chinois devaient apprécier leur monnaie… Mais j’ai aussi dit que je pensais que cette appréciation n’était pas une panacée [a silver-bullet solution] ».

La palme de l’hypocrisie revient sans nul doute au secrétaire d’Etat américain au Trésor, qui vient de déclarer : « Il est important que l’on voie à l’avenir davantage de progrès de la part des plus grandes économies émergentes en direction de systèmes de taux de change plus flexibles et suivant les mécanismes du marché », les Américains étant particulièrement bien placés pour donner des leçons en raison de leur interventionnisme sur le dollar !

Tim Geithner a été plus explicite encore, conditionnant l’attribution aux pays émergents de sièges supplémentaires au conseil d’administration du FMI, à leur adoption d’ »une politique de taux de change plus conforme aux mécanismes du marché, [d’]une réduction de leur dépendance aux exportations et [d’]une demande intérieure plus solide ». L’intention est de favoriser les exportations américaines, mais le résultat va être l’exportation de leur crise. Une nouvelle version de la phrase célèbre d’un prédécesseur de Tim Geithner : « Notre monnaie, votre problème !».

Courage, fuyons !

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(1) P J : d’autres auteurs de billets sur le blog – moi y compris – ont une position plus nuancée à ce sujet.

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96 réflexions au sujet de « L'actualité de la crise : "Haro sur la Chine !", par François Leclerc »

  1. en gros ,le dollar va se dissoudre dans l’économie des pays émérgents et le yuan sert de solvant , les posssédants étatsuniens espèrant que ce processus s’étalera sur 50 ans essayent de faire avaler la pilule aux pays immergents et aux chers contribuables ?

  2. ça fait du bien de vous lire.Merci Monsieur François Leclerc.
    J’ai une interrogation:est-il possible d’envisager une production en quantité illimitée de monnaie-papier sans tomber sous le coup du bon sens humain, sans craindre une période « trouble » voire inédite dans l’histoire de l’humanité…que peut-il se passer par exemple aujourd’hui si l’économie mondiale est bloquée… ne serait-ce que quelques jours…?

    1. Simple rappel historique : l’Allemagne à un moment de son histoire a produit beaucoup de papier monnaie.
      Le monde entier se souvient de ce qui a suivi.

    2. On parle d’achats de T-bonds pour 1000 milliards de (faux) dollars. La Fed deviendrait le premier prêteur au Trésor US, devant la Chine. Second devant le Japon c’est fait depuis peu. Apparemment c’est la dernière cartouche, qui ne servira pas à sauver le dollar mais à lui donner un peu de répit avant un très beau crash.
      La manoeuvre suivante ne pourra plus être monétaire, s’il y en a une elle pourrait être militaire. L’idée serait de détruire un pays quelconque pour créer un évènement mondialement mobilisateur, mais avec l’Irak et l’Afghanistan sur les bras c’est peu crédible, tout le monde a déjà donné. Reste un opportun débarquement de Martiens mais je n’y crois pas trop.

      En déclenchant une dévaluation compétitive du dollar le point de non-retour est dépassé, la relance des exportations ne suffira pas à rembourser les intérêts de la dette extérieure (hors Fed) via une augmentation du PIB. La Fed ne pourra pas acheter indéfiniment des T-bonds pour faire baisser les taux, la confiance dans le dollar diminue à mesure que la Fed injecte des milliards bidons et c’est irrattrapable.

      Autant dire que les chinois et japs ne sont pas content de cette dilution de leur avoir, en attendant une forte perte de valeur, et les autres commencent à penser que c’est l’occasion de se débarrasser d’un fameux casse-pieds et peu loyal concurrent.

      La livre anglaise étant dans la même situation que le dollar mais ne bénéficiant pas de la qualité de monnaie d’échange mondiale ni du volume de l’Euro, je pense que c’est le pays à observer pour voir ce qui va se passer. Le gouvernement conservateur-ultralib est en train d’imposer une rigueur sans précédent pour tenter de masquer ses petits soucis budgétaires aux marchés, mais la livre devrait quand même être la première grande économie à faire appel au FMI.

    3. Si on regarde l’évolution récente du prix du baril de pétrole, très variable en dollars US, il reste relativement constant en Euro autour de 60 € le barils. Cela me fait dire que l’Euro est une monnaie de référence dans ces échanges.
      Une relance économique relance aussi la consommation d’énergie. Les US paieront donc tout de suite l’énergie au prix fort en poursuivant leur dévaluation du Dollar. Ils ont besoin d’importer pour fonctionner, cela leur coûtera plus cher et réduira leur pouvoir d’achat.

  3. La politique « terroriste » des USA qui consiste pour l’oncle Sam à entrer chez tout le monde muni de multiples ceintures bourrées de dollars imposés en échange de tout ce qu’il peut souhaiter emporter met complètement à mal les anticipations de la Chine qui ne peut plus, d’une part, compter sur le temps long pour reconvertir progressivement son économie vers son marché intérieur (horizon dix à quinze ans) en acceptant de glisser graduellement de son point d’ancrage au dollar US ni, d’autre part, se désengager sur le temps court (deux ans) de ses énormes actifs libellés en USD.

    Pour la zone EURO, il n’y a que deux issues: soit suivre les USA dans les opérations terroristes, avec nos très modestes moyens, en pratiquant une politique de « quantitative easing », soit s’entendre avec tous les autres et surtout avec la Chine. Il est vrai qu’en soulevant à nouveau la question des « droits de l’homme » dont on voit la bonne maîtrise que nous en avons impressionner les pays émergeants par sa redoutable efficacité à tout point de vue, les européens ont bien aplani le chemin menant à des discussions positives avec le « reste du monde »… Il est vrai que nous avons toujours « raison ».

  4. François nous explique des mécanismes fondamentaux.
    Je vais essayer de reprendre et aller plus loin, ce qui n’engage que moi,
    mais très profondément…

    Le capitaliste individuel, tout en pressant au maximum le coût de reproduction de ses ouvriers (salaire),
    a toujours été favorable à l’augmentation du pouvoir d’achat.

    Et pour cause, pour faire du profit, il ne suffit pas d’exploiter le travail,
    il faut que la marchandise trouve une demande sur le marché.

    Autrefois, fondamentalement le marché national.
    Aujourd’hui, fondamentalement le marché mondial, du fait de la liberalisation des échanges.

    Alors chaque bourgeoisie veut que l’autre « relance son marché intérieur » sans augmenter elle les salaires,
    ce qui réduirait son taux de profit.

    Le capital nous mène à la guerre des monnaies, ouvertement déclarée,
    ou commerciale (protectionnisme),
    puis à la guerre tout court.

    Pour la paix entre nations, qui ont tant à échanger de richesses culturelles,
    pour éviter la fin de l’humanité par la guerre,
    pour éviter un emballement de la crise écologique,
    les êtres humains doivent prendre leur destin en main,
    se débarasser du capital, comme il a fallu dépasser la monarchie de droit divin.

    La démocratie ne peut se limiter au choix de qui se mettra au service du capital,
    inéluctable dévelopement, mais devenu monstre,
    comme nous le proposent les politiciens professionnels.

    1. Ajoutons que le salarié à 500 euros face au consommateur à 5000 euros, ça marche tant que la majorité gagne 5000 euros, quand c’est l’inverse qui se passe ça ne marche plus.
      Comme tous les concepts de ce genre en général, cela tient tant qu’une minorité en profite, quand tous veulent en profiter cela ne marche plus. Et de la mondialisation entrainant la baisse des salaires nous voyons maintenant les dégats, au tout début c’était des gains pour la majorité au niveau monopole c’est des gains pour une minorité et des pertes pour tous.

    2. Charles A.7 octobre 2010 à 18:54
      Les aristocrates européens avaient beau s’épouser entre eux, quand ça bardait il leur fallait choisir leur camp, leur patrie. Ils étaient bien identifiables. La bourgeoisie, c’est moins clair. Entre la grande, devenue internationale et apatride à l’image de ses capitaux en temps de paix, et le reste plus empêtré dans ses intérêts et identifications locales il n’y a pas toujours convergence d’intérêts.

    3. « dépasser la monarchie de droit divin »
      tiens c’est amusant, c’est exactement ce à quoi je pensai en début de semaine : après avoir détrôné le Roi de droit divin, il faut détrôner le Roi de droit financier. C’est la nouvelle étape de la révolution.

    4. « Alors chaque bourgeoisie veut que l’autre « relance son marché intérieur » sans augmenter elle les salaires, ce qui réduirait son taux de profit. »

      Très bien vu !

    5. Autrement dit vous parlez des contradictions fondamentales, contradictions qui ne seront pas résolues sans casse.
      Nous sommes d’accord, au moins sur l’essentiel.
      Pour le dire autrement, nous sommes mal barrés !

    6. Très souvent les blogueurs ne comprennent pas qu’il faut comprendre, puis expliquer,
      et surtout échanger, et rester ouvert à tout apport scientifique
      et demandent à Paul ou à François, mais que faire.

      Paul a répondu pourtant souvent: nous sommes en 1788,
      autrement dit la bifurquation est possible,
      à nous de la saisir.
      Entre les appels en boule de neige à la grève générale,
      et la déferlante de la jeunesse, tout est possible:
      http://bellaciao.org/fr/spip.php?article107358#forum407002

    7. autrement dit ; le capitaliste veut un salarié à 500 euros et un consommateur à 5000 euros ; avec comme objectif de la création de valeur pour les actionnaires , comme ils disent

      tout cela n’a qu’un temps et ils s’étonnent de la profondeur de la crise.

      Comme les idéologues libéraux mènent la barque, nous ne sommes pas sortis de l’ornière ; car ce sont toujours les mêmes idélogues qui depuis trente ans nous vendent leur soupe

      seil l’inversion du rapport de force entre le salariat et le capital peut changer la donne ( oulala les gros mots ! )

      et même ça c’est une vision dépassée car il nous faudra repenser totalement le vivre et travailler ensemble ; autant dire que le plus probable , malheureusement, ce sera la guerre.

    8. « le capitaliste veut un salarié à 500 euros et un consommateur à 5000 euros »

      c’est exactement ce que je pense … en fait les néolibéraux veulent faire fabriquer, par exemple, des voitures dans des pays à bas couts, pour que nous, les chômeurs ou futurs chômeurs puissions les acheter : mais avec quels sous ? là je m’interroge encore. Et c’est pareil pour tous les produits puisqu’il n’y a quasiment plus d’industrie en France.

      Mr Leclerc, ne pensez vous pas que finalement nous sommes déjà devenu un pays pauvre ?
      (pas pour tout le monde bien sur, puisque les hotels de très grands luxe fleurissent à Paris, pour les nababs.)

  5. « n’est pas une panacée », je pense.

    WASHINGTON Oct 7 (Reuters) – World Bank President Robert Zoellick said on Thursday China’s currency should appreciate but that is not a « silver bullet » in …

  6. Cela suit son cours. Et c’est le principal.

    Pour les intérêts, voir la case Madof, génial commercial, ou la case répudiation, vu le montant total des dettes.

    1. Puisqu’on parle de Bernie…
      La justice est mal faite. Madoff a été condamné à la prison à vie pour avoir volé des riches.
      Par contre, quid des riches qui dévalisent des peuples entiers?

      Non, franchement, je signerait bien une pétition pour sa libération.
      Après, on pourrait le nommer à la tête du FMI ou de la Fed, il y ferait des merveilles. 😀

  7. Prévisions du FMI pour l’année 2011 : la Chine est en tête. Ensuite, l’Inde.

    Quant à la zone euro, elle est dernière, avec le Japon.

    – Chine : croissance de + 9,6 %.

    – Inde : croissance de + 8,4 %.

    – Afrique subsaharienne : croissance de + 5,5 %.

    – ASEAN (Indonésie, Malaisie, Philippines, Thaïlande et Vietnam) : croissance de + 5,4 %.

    – Moyen-Orient et Afrique du Nord : croissance de + 5,1 %.

    – Nouvelles économies industrielles d’Asie : croissance de + 4,5 %.

    – Russie : croissance de + 4,3 %.

    – Production mondiale : croissance de + 4,2 %.

    – Brésil : croissance de + 4,1 %.

    – Mexique : croissance de + 3,9 %.

    – Canada : croissance de + 2,7 %.

    – Etats-Unis : croissance de + 2,3 %.

    – Royaume-Uni : croissance de + 2 %.

    – Japon : croissance de + 1,5 %.

    – Zone euro : croissance de + 1,5 %.

    http://www.imf.org/external/french/pubs/ft/weo/2010/02/pdf/textf.pdf

    1. C’est bien, BA, d’être en âge d’adolescence et d’avoir besoin à ce point de croissance.

      Notes, vu la connerie des adultes, je te comprends.

    2. Personnellement, je n’ai pas besoin de croissance, mais j’ai besoin de rafraîchir la mémoire de certains.

      Vous vous rappelez ce que les ouistes nous répétaient depuis 1992 ?

      Depuis 1992, les ouistes nous répétaient :

      « La zone euro, c’est la prospérité. La zone euro, c’est la croissance économique. Et patati, et patata. »

      Nous avons été trahis.

    3. La croissance c’était un mauvais rêve pour ne pas voir la réalité de l’épuisement de la planête et des défenses immunitaires de la race humaine.
      De plus la croissance alimentait la dette, qui a son tour alimentait la croissance, qui a son tour alimentait la dette…
      Le manège tournait inlassablement, et les enfants, tant qu’ils ont l’espoir de tirer la queue du Michey, veulent faire un tour de plus.

      « Zut, le manège est cassé. »

    4. BA,

      Faut aussi réaliser les calculs en valeur absolue et ramener par tête de pipe. Sous cet angle, croyez moi, vaut mieux être né sous le soleil couchant même encore aujourd’hui malgré les 1,5% annoncé bon dernier. A croire que les « riches » pleurent de s’enrichir moins vite que les pauvres en vous lisant… Si ce n’était ridicule, ça serait affligeant !

      Et comme la croissance n’est pas un système soutenable, qui donc croyez-vous qui a été réellement trahi sur cette planète de maboules ? Arrêtons un peu de raconter des conneries plus grosse que notre bêtise.

  8. Les USA n’ont que deux options: un dollar moins cher pour doper les exportations ou la déflation et mortification lente de son économie. Le Japon le fait déjà, il augmente sa masse monétaire en yen pour cobattre son cours élevé. C’est du « chacun pour soi » dèsormais.
    Je me demande combien de temps l’euro survivra aux tempêtes, aux incohérences au sein de l’UE. Je pense que les gens ne seraient pas malheureux de le voir disparaître. J’étais récemment en Italie: les gens se plaignet que le coût de la vie serait significativement plus élevé depuis l’existence de l’euro, que le pouvoir d’achat aurait baissé, des salaires de misère, que les dyssymétries sociales se creusent…..Mais l’Allemagne exporte comme rarement dans son histoire récente….c’est le principal, non?

  9. ce qui m’étonne, dans cet article, c’est l’idée qu’il y aurait quelque part un pilote dans l’avion!
    Il semble plutôt que le désarroi soit général!
    On essaye de se débrouiller avec une monnaie qui n’en est pas!
    Autrement dit, on essaye de survivre à court terme. Les QE des USA et du Japon ressemblent surtout à une façon d’éviter une déflation violente.
    Quant à la Chine, elle essaye de survivre face à une menace de crise sociale intérieure.
    Si un seul espace monétaire, ne serait-ce qu’un seul, émettait des signes monétaires nouveaux, marqués par le temps, la crise se résoudrait rapidement, car cette monnaie circulerait parfaitement

    1. « ……une monnaie qui nen est pas »
      Là, vous dites vrai. Depuis le décret de Nixon (fin de la convertibilité dollar/or), l’argent au sens commun n’existe plus; c’est du crédit, rien d’autre, des promesses de payement. C’est la raison pour laquelle nous assistons à une série de crises et sécousses économiques. Des promesses de payement, on en peut donner tant on veut.

    2. Il y a des pilotes dans l’avion, mais ils ont respiré un coup de trop l’oxygène survolté du libéralisme.

    3. …ou alors, que les pilotes ont trouvé leur brevet dans une pochette surprise.

      Vu leurs brillantes compétences, ça me parait une hypothèse plausible. 😀

  10. Dollars ma douleur, la notre la leur… Euro record et après ? la tombe ?
    DSK baille et s’exprime : « Attention ! Guerre des monnaies au loin  » …
    Qu’est-ce à dire ? A quoi jouent-ils à la fin ?
    « Anne, ma sœur Anne, ne vois-tu rien venir ?
    Je ne vois rien que le soleil qui poudroie, et l’herbe qui verdoie »

    – Fiona Lindron – Avant la catastrophe Après la catastrophe –
    http://www.bandits-mages.com/site2008/goEvt.php?l=fr&c=G%E9n%E9ral#art510

  11. Et si la Chine profitait de l’opportunité pour accélérer la chute du dollars en vendant une grande partie de son très gros matelas de dollars: c’est à sa portée. Il est vrai qu’elle se priverait de son meilleur client pour les exportations soutient de sa croissance mais l’avantage politique serait énorme car dans le même temps le yen avec une banque du Japon gavée de dollars mettrait également à genoux l’économie japonaise. Le but ne serait pas de faire sombrer le système monétaire et l’économie mondiale mais de devenir le maître du jeu et le vainqueur déclaré avant k.o des 2 adversaires. Finie l’hégémonie du dollar, fini l’empire américain, la Chine aurait le champ libre pour s’imposer comme première puissance mondiale avec en face la zone euro qui est bien partie pour éclater toute seule. Bien sûr tout ceci est de la fiction mais peut-être pas tant quand on sait à quel point la Chine rêve de devenir la 1ère puissance mondiale : plus qu’un échelon à gravir.Selon Alternatives économiques la Chine aurait perdu 430 milliards de $ chez Fannie Mae et Freddy Mac.. L’empire du milieu n’a surement pas apprécié et se dit que cette manne étant devenue du papier, le maximum ayant été recyclé dans les acquisitions de pétrole, terres agricoles et ressources diverses, le jeu en vaut sans doute la chandelle.

    1. Alors se serait la guerre, car la premiere puissance militaire mondiale n’accepterait pas, fermerait ses frontières aux produits chinois et couperait les routes maritimes de la chine (plus de matieres premieres ni d’exportation).

    2. Pensez « cyberwar » aussi !
      Ce sera un « Key factor » dans le futur ! et je me demande qui sera le meilleur…

  12. Merci à cet article qui a le mérite de clarifier les choses et de remettre un peu les pendules à l’heure. J’ai une question à poser. Si quelqu’un pouvait y répondre, merci 🙂 :
    Pendant encore combien de temps les Etats-Unis vont-ils inonder le monde de leur monnaie de singe sous prétexte qu’ils sont « too big to fail » (sic), ou indispensables à la survie économique des pays développés ou en forte croissance (re-sic) ?

  13. L’irresponsabilité de l’Empire d’Occident est sans équivoque. Je ne suis plus très loin de penser: Aujourd’hui nous sommes tous chinois. Je dis cela bien que je sois le premier à condamner l’attitude impérialiste qu’a eu la Chine vis-à-vis des tibétains et je suis infiniment respectueux de la sagesse de ce peuple qui a su rester digne sous l’oppression.

    Puisse la sagesse triompher !

    1. Une théocratie qui mutilait les opposants au clergé tout puissant sous le regard compatissant du Dalaï-Lama ? Vive la sagesse tibétaine !
      Un chef religieux financé pour la CIA pour déstabiliser politiquement l’opposant communiste ? Vive la sagesse tibétaine.
      Le bouddhisme tibétain est plein de complots, d’intrigues, d’empoisonnements, de meurtres et de magie noire. Vive la sagesse tibétaine.

    2. @ yoananda

      Nous voyons le monde à travers le filtre des nos a priori, à nous de faire la part des choses pour essayer d’observer le monde tel qu’il est.

      – Pour avoir étudié le bouddhisme tibétain (Kagyupa) pendant plusieurs années je peux vous dire que je n’ai pas trouvé dans cette philosophie ou religion quoique ce soit de rétrograde. Une chose très frappante chez les bouddhistes tibétains est qu’ils ne font rien pour vous attirer quand vous voulez vous inscrire dans la voie du bouddhisme. A l’inverse des sectes et des religions du livre (sauf judaïsme) qui procèdent par la séduction et le prosélytisme (tu fais maintenant partie de la fraternité qui a compris, tu es dans le bon, va apporter la bonne parole), les bouddhistes insistent sur le fait qu’aspirer à l’éveil est contraignant, ils ne cessent de confronter les égos des aspirants bouddhistes à leurs incohérences. Combien de fois n’ai-je pas entendu des sages dire aux aspirants bouddhistes occidentaux d’en revenir à leur propre tradition pour y chercher le meilleur au lieu de courir après l’exotisme. A ce propos je conseille vivement le livre merveilleux de Chogyam Trungpa « Au delà du matérialisme spirituel » où il confronte certains moines à leur hypocrisie de fuite de la société. Les choses sont loin d’être simples et les apparences sont souvent trompeuses. Par exemple pour progresser, celui qui veut devenir moine doit peut-être ne pas le devenir, et inversement celui qui ne veut pas l’être doit peut-être le devenir. Je ne me suis plus investi dans la pratique depuis quelques années et cela me manque bien que ma rencontre avec le bouddhisme a été pour moi une vraie source de bonheur et de réconfort. La félicité que j’ai effleurée en méditant a inscrit en moi quelque chose d’indélébile. J’y reviendrai !

      – A propos de la société tibétaine je dois reconnaître que je la connais très mal et j’ai du mal à faire la part des choses entre les multiples propagandes historiques. Je crois que les chinois ont bel et bien massacré des milliers de moines tout comme je crois que les américains ont massacrés des centaines de milliers d’amérindiens. Je suis infiniment respectueux que ces peuples en voie d’extinction n’aient pas utilisé l’arme du terrorisme pour défendre leur cause. Le dalaï-lama a d’ailleurs toujours tout fait pour que les extrémistes tibétains n’aient pas le dernier mot ce qui est très sage. Je ne doute pas que le Tibet des dalaï-lamas ait été un système féodale fait d’intrigues de couloirs (d’ailleurs mis en évidence dans le film de Scorsese : Kundun). Je crois aussi que toutes les logiques de pouvoirs quelles qu’elles soient sont sources d’intrigues et de manipulations que ce soit dans la peuplade, le village, le royaume ou l’empire. Par rapport à cette logique de pouvoir, je pense que le dalaï-lama est plus à plaindre qu’autre chose car il n’aspire qu’à une chose ; être un simple moine et méditer (pour comprendre cela il faut avoir goûté aux délices de la méditation).

      – Je trouve vos attaques envers les tibétains très tristes et très faciles. Je ne comprends pas très bien cette démarche qui consiste à s’attaquer aux tibétains parce que ce peuple reconnaissait un pouvoir temporel bouddhiste et féodal. J’ai parfois l’impression qu’attaquer les tibétains est devenu un truc à la mode. Selon ma vision a priori et limitée des choses il n’y a pas un peuple que ne reconnaisse pas de pouvoir et je crois aussi que chaque culture est fondée sur un système de croyance. Donc avant d’attaquer les autres interrogeons-nous sur le pouvoir et le système de croyance que nous reconnaissons. De plus à part les dérives de pouvoir somme tout classiques dans la plupart des féodalismes, force est de constater que l’horreur dont les tibétains auraient été les artisans n’arrive pas à la cheville de l’horreur de la civilisation moderne que nous brandissons comme un trophée. Selon ma vision a priori et limitée des choses l’horreur de grande envergure a surtout été le fait des impérialistes modernes qui en concentrant le pouvoir et en surfant sur les logiques de masses ont industrialisés les massacres. L’effet de la masse n’est pas étranger de la déshumanisation des hommes, car plus on est plus il y a des intermédiaires et plus y a des intermédiaires il est facile de ne pas se sentir responsable. A méditer.

      Sinon sachez que j’ai autant de respect pour les chinois que pour les tibétains et je suis très triste que les chinois aient été manipulés à ce point pour au final faire autant de mal à leurs frères.

      Pour ne pas vous contrarier je conclurai par :
      Vive la sagesse, la compassion et l’amour inconditionné de quelque tradition que ce soit !

    3. J’ai juste tiqué sur le terme « sagesse d’un peuple ». D’autant que cette sagesse n’est pas du tout prouvée à moins qu’on ne la confonde avec l’image publique de son leader religieux.
      Après je ne crache pas sur le bouddhisme ni même sa version tibétaine (encore que cette « adaptation » soit plus discutable). Perso j’aime mieux la version très épurée de Vipasana.
      Lisez ceci : http://www.pcr-rcp.ca/fr/arsenal/4d/
      Et on reparle de la « sagesse d’un peuple » … ou même d’une culture …

  14. Dans l’hypothèse d’une réforme du système monétaire international, est ce que l’occident et en particulier les Etats Unis auraient beaucoup à perdre, et le poids des dettes dans l’établissement de la nouvelle monnaie, n’aurait il pas une incidence telle que cela ne serait tout simplement pas envisageable ?

    1. C’est le statut du dollar qui pose problème car les USA perdraient de facto leur dîme sur le commerce international qui a fait leur fortune et leur obésité.

    2. mais au contraire, ils perdent tout s’ils perdent le dollar.
      Perdre le dollar, c’est perdre le pétrole et donc le DoD à moyen terme.
      C’est perdre le 4×4 et WallMart, c’est perdre les villes étalées en longueur.
      C’est perdre l’american dream et american way of life.
      C’est tout perdre.

    3. @yoananda

      Je crois que je m’exprime très mal …

      A mon avis dans ce cas de figure, ils ne perdent pas tout ou du moins, pas plus que tout le monde.

      Il a été plusieurs fois question d’achat de pétrole dans une autre devise, wallmart n’existe qu’avec la collaboration de la Chine etc.

      Non, si une réforme du système monétaire était engagée, je crains bien que leur situation économique actuelle ne pèse trop sur leur avenir, et qu’ils prennent la position de départ, avec un lourd handicap, par rapport à beaucoup d’autres.

      Mais il faudrait pour cela en connaître plus sur les conditions d’évaluation d’une monnaie mondiale et sur quels principes bien précis elle serait déterminée.

  15. Ou la recherche du bouc émissaire face à l’inconcevable incompétence du FMI,Geithner, etc…
    Au fond c’est pitoyable de voir qu’on cherche un alibi au « ralentissement » de la « reprise »…
    Faut rire ou pleurer?
    C’est pathetique d’entendre des gens dire:
    « La crise financière est derriere nous »
    Hahahhhaha! Mais jamais elle n’a été réglée!
    On est encore en plein dedans et c’est pourquoi des cretins disent: « C’est une croissance sans emplois ».
    Hahhhaaaouaf! Y at-il des abrutis dans la salle qui croient à de telles conneries?
    La crise des dot-com était une crise boursiére, celle-ci est une crise obligataire.
    Obligataire. Ce qui veut dire que des CDO toxiques mettent du temps avenir à échéances, 4 ans, 8 ans…
    Vous comprennez enfin?
    La FED et la BCE ont commencé a preter aux banques pour payer les coupons des obligations toxiques. Sauf qu’en 2008, des échéances sont survenues et hop…Faillites.
    Désormais les banques font des reserves pour essayer le payer les prochaines échéances de leurs bidules « innovants ».
    En clair, trappe à liquidité.
    Quand tout aura été payé, selon la morale bourgeoise on aura une hyper inflation.
    Total=Débile.
    J’ai écouté sur France Culture: Meme le keynesianisme ne marche plus.
    Ouafffff! Et pour cause! Parachuter des dollars par le haut, pour la finance et les rentiers n’a rien à voir avec Keynes!
    C’est du total n’importe quoi…
    Alors la Chine dans tout ça, hein?
    Faut bien rigoler face au délire médiatique, savent meme plus ou ils habitent…

    1. Ne vous faites pas du mal en écoutant France Culture. C’est les grosses têtes qu’il faut écouter. De la crise les choses intelligentes ont été dites, et ils (F.C) n’invitent que des crétins bon pour l’asile (à part Jorion), comme toutes les radios et télé du monde. Ce sont tous des menteurs patentés, le seul qui sache quelque chose c’est vous et moi, – et chacun de nous.
      Il faut écouter ces médias avec l’idée qu’une minorité s’y exprime, qui ne représente que ses intérêts, qui ne sait rien. Harvard = krash. J’ai plus de culture que si l’on fait l’addition de la culture de France culture, car nous sommes des gens sérieux. Pas de pathétiques études de journalisme, ou d’avocat. Ont-il lu Bourdieu par exemple ? bien évidemment non, ils ne lisent jamais aucun livre. analphabètes incultes, et bonimenteurs de foule.

    2. C’est-à-dire qu’ils ont renvoyés, peu à peu, les esprits, non  » frappeurs », mais « dérangeurs » …et, il reste un neo-con.( pas pour faire allusion douteuse au Tibet, mais son argumentaire est du style moulin à prières ) et un homme plus intègre, certes mais nettement libéral …informations inaudibles là aussi …il ne reste plus grand’chose …
      quelques émissions « tiennent » encore …et, il y a le web, pour le moment …

      Après, il faudra être inventif pour trouver comment s’informer …

  16.  » Nous avons souligné qu’il était important de rééquilibrer la croissance globale et de réduire les déséquilibres globaux »

    Franchement, au cours des dernières decennies, lorsque les déséquilibres globaux généraient plusieurs milliards de sous alimentés en afrique ou en chine, le rééquilibrage était bien le dernier des soucis des occidentaux !

  17. Il y a L.A. 2013 avec Kurt Russell qui passe en ce moment sur Direct 8, il y a encore 3 ans, je le voyais comme de la science fiction, et bien ce soir ce film a des faux airs de futur proche.

    1. « Appelez-moi sneake ? » K R acteur préféré, avec… Nicholson, et H Fonda, dans le rôle du méchant. Fonda aurait pu devenir président des USA. Le regard du patriarcat, de vieux mâles au regard de fer. Rome… des assassins peuvent-ils être sympathiques ? bien il faudrait en connaitre.

      Kurt Russel, eh bien… l’image d’un « héro » tellement beau qu’il ne pourra jamais vraiment être amoché, par l’alcool etc. sorte d’idole subversive teintée d’humour.

  18. Bon, enfin, les « zélites » viennent de comprendre que les pays émergents ne peuvent rien dans cette histoire !
    Tout arrive !
    Je pensais que la Chine abandonnerait la partie et se renfermerait sur elle-même, mais sans doute a-t-elle dépassé le point de non-retour, à moins qu’elle ne se sente assez forte pour contrôler manu militari, tous les biens (terres, mines…) qu’elle a acheté de par le monde.

    J’aimerais bien voir l’ambiance dans les « hautes sphères » !

    1. Ils en sont réduits à améliorer leur maquillage, et peaufiner les « éléments de langage », pour parler dans lémédias …
      Cela me fait penser lors de l’ expo. »Traces du Sacré » à Pompidou, +2 ou 3 ans =) trés dense /…il y avait, dans un coin, un petit « automate-pantin » de l’époque surréaliste, émettant des onomatopées totalement hilarantes, et vides de sens :
      on aurait dit un homme politique ou un chef d’entreprise en flag de novlangue !
      Quand on décortique, ça ne veut rien dire !

  19. Eh les mecs ! On en tient un !

    Un riche à peu près intelligent !

    Ouais, ça existe ! Ouais ouais j’vous jure, y’en a un !
    Oh la vache j’en crois pas mes yeux, un riche qui veut payer des impôts. Il a dû se prendre un lingot sur la tête çuilà. En tout cas c’est sûr, ce lascar faut pas qu’y se pointe chez la mère Bettencourt, elle va le tuer l’asticot, a coups de dictaphone !

    http://www.meliz.org/article-impots-garrett-gruener-58101889.html

    1. C’est singulier mais réconfortant de voir des riches dont le moteur n’est pas uniquement la cupidité.
      Si cette prise de conscience pouvait faire tâche d’huile ce serait déjà un bon début.

  20. La question qui me turlupine en vous lisant et la suivante :

    Somme nous en 1788 comme le disait récemment Paul Jorion, ou bien sommes nous en 1939 comme d’un coup cela est possible avec cette espèce de dingos ? Waow, ça fout les jetons ces sauts dans le temps non ? !

    1. Décidons d’être en 1788 ! c’est plus stimulant !

      Après 1939, il y a eu l' »étrange défaite »/ M.Bloch …( avec des grands patrons, qui disaient « plutôt Hitler que le Front Populaire » …) =) là, on peut être inquiets …
      Mais, ne pas oublier qu’en 1939, ceux qui avaient survécu à la guerre de 14-18 ( première boucherie à l’échelle industrielle ), qui avaient 18 à 20 ans lors de cette guerre, et qui n’avaient « tenu », qu’en se disant « c’est la Der des Ders »! – de trés nombreuses familles, dans le moindre patelin, se sont arrêtées là :ex. trés courant : 3 fils morts dans la fleur de l’âge, avant d’avoir pu avoir des enfants ..( voir les monuments aux morts dans le moindre village, même du » bout du monde », en bord de frontière .
      …-imaginez : une petite génération après = 21 ans : cela recommence : là, moral trés bas : cela a dû intervenir aussi …
      Là, notre vie a été aisée -globalement – le tout, c’est de retrouver la pêche : nous n’avons pas le même traumatisme moins d’une génération avant ….

  21. La DGTPE (une des directions du Ministère français des finances, devenue la DGT depuis) a réalisé une étude en 2005, sur les déséquilibres financiers internationaux .
    cette étude peut être trouvée ici :
    http://www.economie.gouv.fr/directions_services/dgtpe/dpae/pdf/2005-052-72.pdf
    Elle faisait l’hypothèse que le déficit commercial des USA à 3% de leur PIB pouvait être compensé par les revenus financiers de ce pays (hypothèse qui paraît aujourd’hui optimiste).

    La monnaie chinoise devait être réévaluée par un facteur 2,5.
    Les monnaies sud coréennes et japonnaises par un multiplicateur inférieur.

    On y est!

  22. « HARO SUR LA CHINE ! »

    Pourquoi en vouloir à la Chine et à d’autres grands pays émergeants alors que nous les avons si bien formés à fonctionner principalement comme nous dans l’empressement d’avancer.

    Dans un monde ou c’est principalement l’esprit de richesse et des intérêts marchands qui prédominent, les conflits bien évidemment ne tardent jamais tôt ou tard d’arriver ou de réapparaître entre les nations dites plus civilisés qu’hier, c’est-à-dire par le seul usage prioritaire du langage diplomatico-marchand dans l’esprit des êtres, bien évidemment quand tout cela se bloque, s’enraye, explose, on fait déjà beaucoup moins les fiers et les malins à l’antenne aussi bien d’ailleurs en politique.

    Qui recherche d’abord à esclavager la vie humaine, pour toujours plus de richesses, de pouvoir, de raison, de commerce, de stagiaires, d’assistés, de mendiants, de mécréants, d’orgueil et de vanité de plus sur terre, qu’il s’attende bien lui aussi à en subir le même revers dans sa propre histoire, comme pour sa propre culture en panne.

    Moi bien sur ça ne me touche déjà plus, car j’en fais déjà bien l’amère expérience de vie au quotidien, par contre pour nos élites bien entretenus dans le confort matériel et les beaux restaurants de ce monde ce n’est peut-être pas encore bien rentrés dans les esprits. Oui ils ont quand même un sacré train de retard sur le monde comme sur l’ensemble de leurs concitoyens.

    Naturellement à l’usure tout cela ne sent plus très bon pour le monde, mais attendez vous n’avez encore pas vu le meilleur du commerce mondial.

    Pourtant dans les écritures saintes de Jérémie il est dit que le tout commerce sur terre ne pourra pas toujours illusionner éternellement le monde et l’esprit des êtres à l’antenne.

    Bien piètre culture humaine de l’esprit marchand c’est tellement partout visible.

  23. Le Retour du Roi

    « Que disait Maddison ? (1) Tout simplement que, aussi loin qu’on pouvait remonter dans les statistiques, et à l’exception d’une « brève » parenthèse de deux siècles, l’Asie avait toujours été la région économique la plus puissante de la planète et la Chine la première puissance mondiale. En l’an mille, la part de l’Asie dans le PIB mondial était d’environ 70 %, de 65 % en l’an 1500 et de 59 % en 1820. C’est seulement à cette date, parce qu’elle loupe la révolution industrielle et se referme sur elle-même, que l’Asie dégringole dans les classements. Et que la Chine s’effondre : 29 % du PIB mondial en 1820, 14 % en 1880… moins de 5 % en 1950. A cette date, la Chine est le seul pays au monde où le revenu par habitant est inférieur à son niveau de 1500. Puis, après la seconde guerre mondiale, l’Asie redémarre, lentement d’abord, tirée par le Japon, puis de plus en plus vite, depuis trente ans, avec une Chine qui se réveille plus qu’elle ne s’éveille. Et avec une faim de croissance aiguisée par deux cents ans de diète. »

    Pierre-Antoine Delhommais

    (1) Il y a douze ans, l’économiste britannique Angus Maddison avait pronostiqué ce bouleversement dans la hiérarchie économique mondiale (« Chinese Economic Performance in the Long Run, 960-2030 », http://www.ocdebookshop.org). Il avait souligné que celui-ci n’était, dans une perspective historique longue, qu’un simple retour à la normale. Ses travaux à l’OCDE avaient fait grincer des dents en Europe et aux Etats-Unis, mais soulevé l’enthousiasme en Asie et notamment à Pékin.

    1. Au début du XVIIIe siècle, la ville de Jingdezhen dans la province de Jiangxi sous la dynastie des Qing, est devenue le premier centre de production mondial de vaisselle en porcelaine. Trois mille fours y brulaient à longueur d’année, on comptait dix-huit mille familles de potiers pour une population globale d’un million d’habitants. La chaine opératoire de fabrication montre qu’un vase en porcelaine passait par les mains de plus de soixantes ouvriers aux taches bien précises. Les porcelaines parcouraient 900 km par voie d’eau pour être acheminées au port de Canton à destination du marché européen.
      Aucun centre de production de céramique en Europe n’a jamais égalé un tel de niveau de production et de commercialisation.
      Voilà un des aspects de la Chine, avant sa brève éclipse du XXe siècle.

      Un petit jeu amusant: superposer à partir de photos aériennes le château de Versaille et la Cité interdite de Pékin, pour prendre conscience des différences d’échelles.

  24. Je suis particulièrement sidéré de cette focalisation sur cette guerre des devises. Qui peut croire que la sortie de crise de l’Occident viendra de nos exportations vers les pays émergents ? Il suffit de regarder les flux de marchandises, leurs rétrécissements quand les distances s’allongent pour comprendre que la croissance dans les pays émergents sera au mieux un moteur d’appoint. Ne serions-nous pas en train de chercher un bouc émissaire ? il nous serait grandement profitable de regarder à l’intérieur de nos économies, de notre modèle de croissance, les racines du mal et les solutions à nos problèmes au lieu de compter sur les autres.

  25. bonjour Paul
    votre site n’est pas accessible ce jour sur mon mac???
    Je vous signale le merveilleux livre de MARC ROCHE »LA BANQUE COMMENT GOLDMAN SACHS DIRIGE LE MONDE »
    Allez voir également WALL STREET 2

  26. Le Nobel de la Paix à Liu Xiaobo, une belle claque à la Chine, qui trouve « obscène » qu’on rappelle au monde entier que c’est une dictature qui emprisonne ses dissidents.

    1. Espérons que les Chinois soient plus démocratiques qu’aux USA et qu’il ne connaisse pas la même fin que le dissident américain Martin Luther King, lui aussi Prix Nobel de la Paix.
      Au fait, où en est le précédent Prix Nobel de la Paix avec ses guerres coloniales aux frontières de la Chine?

    2. La chine est une dictature obscène, d’autant plus obscène qu’elle a réussit une parfaite synthèse entre ce qu’il y a de pire dans le communisme et dans le capitalisme. Mais l’argent n’a pas d’odeur et force la respectabilité, c’est une dictature qui, contrairement à Cuba, ne subit ni blocus économique ni opprobe médiatique. Pourquoi?

    3. où que ce soit, et à travers les époques, c’est beau un Homme Debout !

      http://www.mediapart.fr/club/blog/jean-philippe-beja/081010/liu-xiaobo-ou-le-retour-de-la-morale
      juste un petit extrait de l’article :

      Liu Xiaobo a, dès le début, écrit pour faire connaître le mouvement de défense des droits civiques (weiquan yundong) qui voit des avocats, des journalistes et des universitaires aider des paysans ou des ouvriers victimes d’abus à attaquer les décisions injustes devant les tribunaux. Il a écrit de nombreux articles pour faire l’éloge des intellectuels qui commencent à comprendre à quel point il est important d’aider les simples citoyens à défendre leurs droits. Ces événements montrent que certains membres de l’intelligentsia sont capables de résister à la philosophie du porc.

  27. Voir, pour confirmation, l’avis d’un de nos chers québécois : http://www.lesaffaires.com/videos/chroniques/crise-aide-crise-aide-crise/519142.

    Partout montent les mécontentements, non plus simplement contre des gouvernants, mais contre un système économique. Ceci explique que, en France, la gauche de gouvernement, ralliée à l’économie de marché, n’en profite que peu.
    C’est tout à fait inédit ; l’espoir est mort.

    Aux USA, le candidat Reagan serait aujourd’hui « out » dans les rangs républicains : trop à gauche.
    On voit les résistances en France à un simple réajustement des retraites (efforts demandés très injustement répartis, il est vrai), les manifs qui montent, la jeunesse qui tousse.
    En Grèce et en Espagne, le gouvernement ne tient qu’à un fil.
    L’Islande juge ses dirigeants.

    Après quelques velléités d’imposer des plans de rigueur irréalistes pour solder des dettes hors de portée de tout remboursement, après le constat que le quantitative easing n’agit qu’à la marge sur la croissance, c’est la panique.
    Panique à bord, les gouvernants ont peur et n’ont plus d’options rationnelles.

    Les américains ne semblent même plus redouter l’utilisation de l’arme de désintégration massive que constitue l’hyper-inflation. Tout plutôt que le renoncement à la superpuissance. Il fallait être naïf pour penser qu’ils allaient renoncer à leur statut au profit des chinois. Les américains (ce drôle de peuple qui plante des drapeaux dans les jardins) sont, avant tout, ultra-nationalistes.

    Les rodomontades chinoises récentes (affaire maritime avec le japon, « débarquement » tonitruant en Grèce, menaces contre la Norvège, Yuan,…) ne peuvent qu’activer le processus. De drôles d’adeptes de Confucius qui ne manquent pas de foncer sur tous les chiffons rouges.
    N’oublions pas qu’en Afghanistan, ça tourne au vinaigre et qu’au Pakistan ce n’est guère mieux.
    En dernier lieu, à l’intérieur, le Tea party tire à boulets rouges sur Obama et le gouvernement fédéral.
    Situation idéale pour des faucons.

    Quand tout se délite, le pire est souvent sûr.
    C’est le retour des nations, celles de 1914, prêtes à en découdre.
    Quelques espoirs : Obama himself et des peuples qui ne sont plus aussi enclins à se laisser berner et transformer en hamburgers.

  28. USA : accélération des pertes d’emplois en septembre

    Et la guerre des monnaies ne va pas s’arrêter de si tôt:

    « USA : accélération des pertes d’emplois en septembre.

    Les Etats-Unis ont perdu des emplois en septembre pour le quatrième mois d’affilée, et à un rythme bien plus rapide que le mois précédent, selon des chiffres officiels publiés vendredi à moins d’un mois des élections législatives.

    L’économie a détruit 95.000 emplois de plus qu’elle n’en créait ce mois-là, indique le rapport officiel sur l’emploi du département du Travail.

    Le nombre des emplois perdus a progressé de 67% par rapport à août. »

    http://www.boursorama.com/infos/actualites/detail_actu_marches.phtml?num=53e7da028596a20792035ff24b24fbe1

  29. M. Leclerc, bien évidemment si on ne se place que sur le point de vue de la finance, cette crise peut sembler critiquable.

    Maintenant si on se base sur un point de vue économique :

    Pour acheter, pour payer ses dettes, payer ses impôts, il faut une source de revenue.

    Dans nos pays occidentaux le gros des revenus vient du travail – 1ère partie de l’équation

    Dans le passé, la croissance des pays en voie de développement était lente, internet, le développement de la communication fait que là où il fallait construire des routes, des infrastructures de communications, route et phone, pour permettre la construction des usines, désormais avec les satellites et le net, on peut fabriquer même dans le village le plus reculé du monde – 2ème partie de l’équation le temps qui va vite

    Dans le passé, il y avait un décalage entre la montée en puissance économique et disons la montée en puissance des connaissances et du niveau de formation des habitants de ces pays, la Chine forme aujourd’hui plus d’ingénieurs que toute l’Europe, la culture chinoise est de faire aussi bien voir mieux que le professeur, bref les chinois sont nos égaux tout en étant encore considéré comme pays sous développé.
    On peut étendre cela à d’autres pays, la technologie pouvant se substituer à un certain manque de formation ——– ceci est la 3ème partie de l’équation

    le développement du transport de masse, rapide en plus permet de transporter quasi à coût nul, pour info, le plus grand des écrans plats vient de chine pour 5 euros. – 4ème partie de l’équation

    Comme je l’ai souvent dit et pensé, nos pays vivent dans leur acquis, balayer ce n’est plus de notre niveau, nous voulons tous être cadre et avoir les mains propres ———– 5ème partie de l’équation

    le niveau de l’endettement et surtout le niveau élevé des déficits des balances commerciales fait que les pays ne peuvent plus vivre à crédit ——– 6ème partie de l’équation

    la mondialisation, Mittal a pu produire à des coûts ridicules en Inde pour commencer tout en vendant aux prix occidentaux, sa rentabilité est telle qu’il est devenu en 20 ans le 1er sidérurgiste mondial, au niveau du téléphone, le 1er chinois avec 300 millions de clients est en tout juste 10 ans devenu le 1er au monde —- 7 ème partie de l’équation

    Dans la formation d’un prix, il y a surtout la plus value donnée au prix de la matière 1ère ou du prix d’achat du produit à valoriser, la plus value donnée par un salarié dont le coût est de 10 est la même que celle d’un salarié payé 1000, la seule différence est que celui qui a des salariés dont le coût est de 10 facturera bien moins cher sa plus value, qui plus est le suivant achétera un produit moins cher dans cette condition, bref à l’arrivée, avec des salaires à 10 au lieu de 1000 on arrive à des prix de revient irréaliste, voir ci-dessus l’effet Mittal, bref si la technologie suit, nous y sommes en Chine, à très court terme, aucune entreprise européenne ne pourra concurrencer la Chine qui a de plus un réservoir énorme pour augmenter sa production —- pas forcément le dernier élément de l’équation à résoudre …!!!

    Bref tel que nous sommes partis, dans 10 ans, plus aucune entreprise produira des produits concurrentiels en europe, la rentabilité des entreprises Chinoises leur permettra d’acheter toutes les entreprises de la terre, n’ayant plus de revenus dans les pays occidentaux, n’oublions pas que les non productifs, les emplois du service sont financés par la fabrication et la vente, sans fabrication, la vente disparaitra et donc plus aucun emploi ne substitera dans nos pays…

    Cela n’a rien à voir avec la finance, désormais c’est l’équilibre mondial qui est en cause, il aurait fallu créer une TVA sociale à l’import pour remettre à niveau les prix de revient des pays à bas salaires, cela n’a pas été fait, l’effet de la mondialisation est la destruction de tous les emplois à salaires élevés, et cela n’a rien à voir avec un problème de capitalisme, nous sommes dans des coûts de production qui n’ont pas les même référence mais dont la sanction à la même référence.

    Ce n’est pas tant le problème de l’export qui pose problème même s’il est crutial, le problème est de continuer à fabriquer sur notre sol, cela les USA ont pris conscience que ce n’était plus possible.

    Maintenant bien évidemment en changeant la valeur du Yuan, cela remettra certaines choses en place, l’allemagne sera alors dans une position extraordinaire, quant à nous et aux USA, nous n’avons dans bcp de domaine, même plus la technologie, l’expérience et le savoir faire pour tout refabriquer sur notre sol…

    Disons que la crise actuelle sur les taux de change est la prise de conscience que la mondialisation a passé le cap du non retour, les chinois sont allés trop loins, quasi ils nous ont déjà tout pris, ce me semble maintenant la question est comment arrêter les chinois et si cela doit passer à une explosion chez eux, ce n’est pas un problème, nous nous approchons du sauve qui peut général….

    Je ne me suis pas relu, mais tout ramener à la lutte du capitalisme est une vision étroite de la crise actuelle, le monde est déséquilibré par la montée hyper rapide de la puissance de la Chine, nous sommes tous concernés, quand on achète une Renault, quasi que 15% de réellement fabriqué chez nous, on ne peut tenir avec une telle dégradation de l’équilibre mondial.

    Je dirai que tout le monde revient à 1929 et le » blocage du commerce mondial, bien évidemment cela ne représente que 15% de notre PIB, il n’y a aussi que 15 % des français qui produisent encore quelque chose hors ce sont ces 15% qui finance le reste, sans doute serait il bon plutôt que de lire Keynes de tout simplement tenter de comprendre comment vit et produit une nation, et là je vous l’accorde, la finance occupe une place qu’elle n’a aucune raison économique d’avoir.

    Il y a création de richesse par la plus value mise sur la production, c’est cela la vraie création de richesse et disons le tout net, la Chine à travers ses usines à quasi pris la totalité de la création de richesse de la planète ….

    Excusez ma longueur, mais arrêtons de parler de ceux qui ont trop d’argent, actuellement c’est la survie de nos usines, de nos emplois et de nos revenus qui est en cause … la finance c’est un autre problème mais pas celui des taux de change.

  30. Les Chinois ont une vertu immense, celle de ne pas compter le temps. Alors ils vont prendre deux décennies, voir plus mais ils vont gagner. Le Tigre américain n’est plus pour eux qu’un tigre de papier et aujourd’hui on peut prévoir la mort du « Dieu Dollar ». Fini le temps où le cynisme américain pouvait faire dire à son secrétaire d’Etat au Trésor « Le Dollar c’est notre monnaie…mais c’est votre problème ».

  31. « Nous avons souligné qu’il était important de rééquilibrer la croissance globale et de réduire les déséquilibres globaux ».

    Ah si seulement nous pouvions toujours accuser les autres en premier en matière de forte inégalité sociale de plus ou globale pour le monde.

    Crise de confiance ou de panique pour nos élites ? Et c’est alors que les grands de ce monde se mettent soudainement à avoir la chiasse allez donc mieux savoir pourquoi en coulisses.

    Et puis voilà qu’une grande crise universelle s’installe carrément sur la durée, ce monde dans lequel vous vous étiez si bien construit et bien établi jusqu’à maintenant, hélas au fil du temps et de l’usure le grand édifice trompeur sur lequel tant de gens avaient si bien construits leurs vies, chancelle à la moindre petite variable climatique ou pas de plus tout va si vite de nos jours.

    La plus grande dictature pour l’esprit humain ce n’est pas du tout celle que l’on montre régulièrement du doigt, pour mieux encore fonctionner partout comme des machines où d’autres esclaves de plus au rabais, mais celle qu’on ne voit pas encore en soi. La censure du monde !

    Ô mais qui pourra encore soigner le monde demain et à moindre frais surtout à ce grand rythme d’auto-destruction des choses de plus ?

    C’est pas beau quand même tous ces estropiés de plus des folles industries de croissance.

  32. 1) Ce soir je comptais manger Chinois, finalement ce sera Japonais (je ne vais jamais au restaurant américain – celui qui fait des hamburger).

    2) Avez vous des nouvelles de la santé d’Obama ? Un site fait état d’une profonde dépression, ce qui serait – entre autres – en en liaison avec de récentes démissions.

    3) Je suis aussi inquiet des capacités auditives de Mr Trichet, qui aurait entendu que les autorités US sont pour un Dollar fort.

    4) Je n’ai pas entendu récemment Mme Lagarde ; idem pour Mr Noyer. Comme il ne nous donnent plus de bonnes nouvelles, mon pessimisme contrariant à de mal (pas trop de mal quand même) à s’alimenter.

  33. Une question sans doute naïve car j’ai des connaissances plus que limitées dans le domaine :
    les Chinois n’ont-ils pas la possibilité de ménager la chèvre et le chou en réévaluant le renminbi/yuan comme les Etats-Unis le leur demandent mais en continuant d’exporter en dollars de Hong-Kong qui restent toujours « pegged » au dollar américain ? Evidemment, cela ne changerait rien à la situation mais leur permettrait de s’en tirer par une pirouette .

  34. Haro sur le Japon. En lisant Barthes, je tombe sur le Pachinko :

    Wikipedia :

    Le succès aidant, des salles de pachinko sont ouvertes dans tout le Japon, souvent à côté d’un petit nombre de machines à sous. Le pays compterait aujourd’hui environ 15 000 salles de pachinko équipées de 2 000 000 de machines. Un Japonais sur 4 y jouerait régulièrement

    Importance économique :

    Le chiffre d’affaires du pachinko est énorme puisqu’il se situe au troisième rang de l’économie des loisirs japonais derrière les restaurants et le tourisme.

    =============================================

    => 1/4 des japonnais passe son temps à jouer dans des salles remplies de bandits manchots…

    Barthes : le chiffre d’affaire des pachinko est égal ou supérieur à tous les grands magasins du Japon, p 43.

    1. Houla ! le temps s’accélère encore !!
      19 h passées ???????
      L’horloge parlante m’indique 18h 28 mn 20 s 21 22 23 et zut !!

  35. En 1973 A. Peyrfitte nous avait prévenus avec son livre « Quand la Chine s’éveillera (le monde tremblera) »
    Mais à l’époque cette prévision n’arrangeait personne. On l’a donc ignorée, puis oubliée. Jusqu’au jour où nos banquiers, devant leurs coffres vides, ont commencé a gémir. (les gémissement d’un banquier sont un spectacle atroce, ça arracherait des larmes à un crocodile élevé Dutroux.)
    Alors, seulement alors nos « grosses tête » ont compris que Peyrfitte avait raison, mieux tard que jamais.

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