L'actualité de la crise, le petit théâtre va recommencer, par François Leclerc

Billet invité.

LE PETIT THÉÂTRE VA RECOMMENCER

Cela fait déjà deux fois qu’une chronique consacrée à la crise monétaire est repoussée au prétexte de l’actualité. La première en raison de la situation irlandaise – ce qui semble a posteriori justifié, de nouveaux éléments montrant à quel point elle est inextricable dans le cadre européen qu’elle est censée respecter, qui est donc mis en cause – la seconde en raison d’une série de première annonces européennes à propos de la régulation financière, qu’il est difficile d’ignorer même si l’on en fait bien peu de cas.

En se demandant, cette fois-ci, si ce nouveau report est bien circonstancié. Car l’ascension irrésistible du yen japonais est en train, sous l’effet de la baisse du dollar américain et à la faveur des gigantesques mouvements quotidiens de capitaux du Forex – le marché mondial des devises – d’enfoncer le Japon dans sa crise déflationniste. Celui-ci n’ayant les moyens ni de s’y opposer, ni d’enrayer la progression de sa dette publique qu’il lui est intimé de stopper, qui seule lui permet de rester en surface. L’immobilisme n’est pas une solution mais il finit toujours par s’imposer, peu ou prou.

Jusqu’où et jusqu’à quand ? C’est la même question que l’on peut se poser vis à vis de la dette américaine.

Pourquoi abandonner provisoirement ce sujet, pour traiter de la régulation financière européenne ? Son destin semblant tout tracé : rejoindre peu glorieusement sur le banc de touche la réglementation américaine qui s’y trouve déjà, dont on sait à quel point elle laisse à la finance un jeu ouvert.

C’est l’effet de la dictature de l’actualité, cette grande oublieuse qui fait se succéder sans répit et sans laisser le temps de les analyser les grands phénomènes dont nous sommes les témoins. Qui mériteraient d’être mieux hiérarchisés.

Certes, on remarque aux Etats-Unis que certains régulateurs tentent, dans le cadre des prérogatives que la loi Dodd-Frank leur a accordée, de durcir ses dispositions. Pouvant faire espérer que tout n’est pas joué. Mais tout cela ressemble à des batailles d’arrière garde, comme vont l’être les tentatives européennes d’encadrer la spéculation sur les matières premières, ou bien de promouvoir une taxe sur les transactions financières, deux campagnes qu’Angela Merkel et Nicolas Sarkozy entendent bien mener à grands renforts de flons flons.

Avec pour objet dérisoire – pour ne pas dire pathétique – de masquer derrière un frêle paravent l’essentiel de la politique qu’ils ont suivie depuis le début de la crise, et qui a spectaculairement échoué. C’est à dire préserver à tout prix le système financier, dans l’espoir insensé et naïf qu’il relancera l’économie et que tout repartira comme avant. On appelle cela une manoeuvre de diversion, une de plus, accréditant l’idée que contrairement à l’adage, gouverner ce n’est pas prévoir, c’est faire semblant d’agir. Diriger les regards vers l’accessoire pour préserver l’essentiel.

Puisqu’il faut encore une fois s’y plonger, remarquons que la première salve d’effets d’annonces est fournie. Depuis la laborieuse mise au point d’un échafaudage pan-européen d’organismes régulateurs, dont la fonction essentielle sera de regarder passer les trains, s’il les voit ou n’en détourne pas les yeux. Que Michel Barnier, le commissaire en charge, appelle un « réseau de supervision financière », qui sera chapeauté par un Conseil européen du risque systémique, présidé par la BCE durant les cinq premières années (cet organisme indépendant qui décide souverainement pour les autres). Jusqu’au descriptif pour l’instant délivré à très grands traits d’une régulation des produits dérivés dont la mise au point commence – à l’américaine si l’on peut dire – par une gigantesque reculade sous la pression des lobbies à propos de l’obligation d’utiliser des organismes de compensation. Cette mesure qui apporterait au moins un commencement de clarté dans cet univers opaque.

A nouveau, on reparle aussi de possibles mesures d’interdiction des ventes à découvert à nu, pour convenir en aparté que tout tient dans la définition précise de ce que signifie à nu, ce qui laisse entendre pour les esprits mal tournés que nous sommes qu’il pourrait bien être aménagé de ce côté-là quelques discrets trous dans la réglementation, les pratiques américaines éprouvées faisant décidément école sur le vieux continent.

Car il existe une telle diversité de méthodes de vente à découvert à nu que si on ne l’interdit pas en tant que telle, il existera toujours une matière de ne pas être formellement en contradiction avec une réglementation qui ne peut prévoir tous les cas de figure, existants à ce jour ou qui seront inventés. Rapporté par l’agence Bloomberg, un expert en la matière a eu cette très belle formule : « ils s’efforcent de mettre au point quelque chose qui pourra être vendu aux Français et Allemands comme une interdiction, et aux Britanniques ainsi qu’aux autres comme une mesure pragmatique. » Il va falloir suivre la piste du diable qui est entré dans le labyrinthe des détails pour nous y perdre … On devrait en savoir plus le 15 septembre prochain, et décider d’y pénétrer ou non à notre tour, des propositions devant être rendues publiques.

Un symbole résume à lui seul ce qui se prépare. Une chaude et on en conviendra décisive bataille a opposé pendant des mois les partisans d’une centralisation à Francfort – où siège la BCE – des trois organismes de surveillance centraux qui sont envisagés (watchdog en anglais, qui sonne plus agressif), un pour les banques, le second pour les assurances et le troisième pour le marché des valeurs. Compromis oblige, il a finalement été décidé qu’ils seraient dispersés entre Londres, Paris en Francfort, étant entendu qu’en régime normal les organismes nationaux resteront à la manoeuvre. Les pouvoirs qui leur seront accordés ne pourront être activés qu’en cas d’urgence – est-il bien précisé – à la demande des Etats, et non pas à l’initiative de la commission de Bruxelles ou du parlement européen. Faudra-t-il que ce soit à l’unanimité ? Sous quel délais une intervention dite urgente sera-t-elle dans ces conditions possible ?

Le triste épisode de la régulation financière européenne va être un remake de ce qui a été présenté aux Etats-Unis, formidable avancée… dans le domaine des rideaux de fumée. Est également entrouvert, pour ne rien omettre, le dossier de la spéculation sur les matières premières, qui risque fort de subir, après de grands effets de manche, le sort qui a été réservé aux paradis fiscaux : l’adoption de mesures formelles accessoires et laissant intact l’essentiel.

Le terrain de la régulation financière est plus propice aux effets d’annonce que celui de la relance de l’économie et de la lutte contre le chômage. Voilà pourquoi il va être arpenté bruyamment dans les mois qui viennent, sans risque d’obligation immédiate de résultat. Comme à la campagne, on va crier des deux côtés du champ pour se faire entendre.

Un pari a été fait et a été perdu, mais comment cela pourrait-il être avoué ? D’autant plus qu’il n’y a pas de stratégie de rechange ? Le système financier est loin d’avoir terminé le très lent désendettement assisté qu’il a engagé, en dépit des facilités renouvelées que la BCE vient de décider de poursuivre hier jeudi. Le désendettement forcé des Etats – mis au premier plan afin de ne pas avoir à purger le système bancaire – va au mieux maintenir la grande majorité des pays européens dans une quasi-récession, même le sort de l’Allemagne étant réservé au vu de la détérioration du contexte international. La crise européenne repartira un jour ou l’autre, sans préavis a prédit le FMI dans une nouvelle étude à propos de la crise de la dette souveraine. Car il reste dans la logique profonde des marchés, pris dans leurs contradictions, à la fois de chercher refuge sur le marché obligataire et de faire pression sur celui-ci pour que les besoins de financement des Etats décroissent rapidement. Afin que la priorité soit accordée, dans les meilleurs conditions de taux, aux besoins qui se présentent des établissements financiers.

Rejoignez vos places, la prochaine séance du petit théâtre va commencer.

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31 réflexions au sujet de « L'actualité de la crise, le petit théâtre va recommencer, par François Leclerc »

  1. il est maintenant évident que les sommes investies en assurance vie-obligations vont être avalées par les états , comme leur montage de base le prévoyait et ainsi que la somme correspond à la dette , si ce n’est à court terme ce sera au terme de chacun , dépéchez vous de mourir.

  2. Amha, les ‘dispositions’ seraient votées le 21 Septembre, le temps peut-etre qu’un euro-parlementaire se souvienne de la FED et son brillant bilan de ‘regulator’, et qu’un directeur de banque centrale n’est pas le président adéquat pour une autorité de régulation pan-européenne ( Comité qui serait,détail piquant, composé de 60 personnes…)

    De toutes façons, comme le soulignez bien, personne n’est dupe, un petit message télégraphié d’outre-Atlantique:

    The European Union is dying

    1. L’intégralité de cet article du WP est ici
      http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2010/08/27/AR2010082702138.html

      Il met l’accent sur la montée en Europe du nationalisme et de la xénophobie.

      Un tournant hier: un responsable de la Bundesbank, T. Sarrazin (ça ne s’invente pas…)
      vient de commettre un bouquin ouvertement raciste et islamophobe.
      Il serait aprouvé, selon les premiers sondages, par la grande majorité des allemands.

      La crise qui commence, à moins que les peuples brisent la loi du capital,
      ne peut conduire qu’à de nouvelles formes de fascisme.

  3. A méditer l’argumentaire de la commission de Bruxelles, qui a exprimé ses « très grandes réserves » à propos de l’instauration d’une taxe sur les transactions financières. Elle considère en effet qu’il en résulterait de nombreux sérieux « effets indésirables ».

    D’après elle, « le coût de financement pour les entreprises et les gouvernements » serait accru et cela « réduirait le nombre de transactions » sur les marchés financiers, ce qui aboutirait à « une plus grande volatilité des prix ». Les fonds de pension et les assureurs seraient affectés. Enfin, le risque serait grand que les transactions en question soient transférées vers des cieux plus cléments.

    1. Une taxe ne résoudrait rien, en effet, car elle affecterait davantage les opérateurs réguliers que les spéculateurs. Par contre, si on veut maîtriser la ‘volatilité’ des cotations, il suffit d’en réduire le nombre et de revenir au système du ‘fixing’. On se demande d’ailleurs pourquoi, quand un état ou une entreprise émet pour la première fois des titres (actions ou obligations), la procédure la plus souvent appliquée est celle de l’adjudication, alors que sur les marchés dits secondaires, on préconise la cotation en continu pour raison de ‘liquidité’.

      Si la cotation en continu est tellement bénéfique, pourquoi n’émet-on pas de la même façon ? (cela se fait sporadiquement, certes (‘au robinet’), mais loin derrière les adjudications). Contradiction rarement relevée par les économistes et autres experts attitrés.

    2. François Leclerc:
      A méditer l’argumentaire de la commission de Bruxelles, qui a exprimé ses « très grandes réserves » à propos de l’instauration d’une taxe sur les transactions financières. Elle considère en effet qu’il en résulterait de nombreux sérieux « effets indésirables ».
      D’après elle, « le coût de financement pour les entreprises et les gouvernements » serait accru et cela « réduirait le nombre de transactions » sur les marchés financiers, ce qui aboutirait à « une plus grande volatilité des prix ». Les fonds de pension et les assureurs seraient affectés. Enfin, le risque serait grand que les transactions en question soient transférées vers des cieux plus cléments.

      Je médite sur l’Europe néolibérale:
      Que la commission tienne ce language démontre de quels cotés ils se trouvent. Au point de vue économique l’analyse est biaisées, nous dirons dans 4 ans que c’est absolument n’importe quoi, du point de vue des peuples bien sur, comme les dites analyses de la dite Commission depuis 4 ans sur la Crise.
      Eliminons la langue de bois et autres sornettes donneuses de leçons et jugement de valeurs débiles de la Commission : « Sérieux effets indésirables… » blabla…Cause toujours.
      Reste de leurs analyses:

      1) Taxe sur les transactions=Surcout de financement. Bien sur les banques n’ont pas l’intention de réduire leurs marges et reporteraient la taxe sur l’entreprise et le public, ce que la Commission semble trouver logique. Mais d’aprés la loi de la concurrence, cette taxe finirait par etre absorbée par les banques sans etre reportée. Par contre une baisse des taxes n’est jamais reportée, comme le prouve la baisse de TVA sur la restauration. La Commission semble donc renoncer à la « concurrence libre et non faussée », en affirmant meme de manière cynique que la concurrence n’étant pas libre et étant faussée, la taxe serait un surcout envers public et entreprises, valorisant ainsi la posture finacière et sa rapacité.
      Remarquons le comportement à trés courte vue de la finance: Plombons les entreprises avec cette taxe, comme si la richesse de tous provenait uniquement de la finance et non pas du travail et de l’industrie. Bref la Commission trouve imparable cet argument: Les banques scieront la branche sur laquelle elle sont installées, argument implacable de cette finance décidement completement à la masse. Bravo pour le n’importe quoi total. O peuple, mais pourquoi élisez vous ces vendus?

      2)Nombre de transactions réduites=volatilité des prix. Trés drole, on se demande comment on va réduire les transactions sur les matières premières, à moins de vouer l’humanité à sa perte! La volatilité sur les poduits dérivés qui s’en soucie? Bien au contraire, cela permettrait aux banques de se détourner de ce type de produits bien dangereux, de manière « naturelle ».
      En fait l’argument est spécieux. La volatilité des prix sur un marché réduit n’a rien à voir avec une quelconque taxe, mais à voir a ce que certains pays sortent du « marché », le jugeant bien trop dangereux et volatil, sans aucune taxe justement! La preuve; la Russie qui décide de garder son blé, pour éviter toute hausse et profit spéculatif à son détriment. Le marché se réduit et devient donc encore plus volatil. Mais pas volatil pour tous le monde. En Russie il n’est plus volatil. La Commission dans sa sagesse proverbiale, devrait retirer l’Europe des marchés de certaines matières premières, puisqu’elle est auto-suffisante, comme la Russie. Plus utile donc de le réguler! La solution est pourtant bien simple!
      Ce serait la mort de ce type de marché, mais les spéculateurs eux, ne sont pas du tout d’accord de voir disparaitre un terrain de jeu. La préoccupation majeure de la Commission en fait, c’est comme le dirait Adam Smith:L’égoisme de la finance profite à tous. Etendons le pour le bien de l’humanité…
      N’importe quoi. Mais qui croit encore à ces crétineries momifiées déja trés largement attaquées et démenties du XVIIIeme au XIXieme siecle?

      3)Transactions vers des cieux plus cléments. Ha bon? Quand une entreprise française demande un financement, il faut bien que l’argent entre en Europe, ou il serait taxé au passage! La finance internationale peut-elle se passer du « marché » européen en le boudant et restant sous des « cieux plus cléments »? En Afrique peut-etre? Bien sur une multinationale pourra passer outre.Surtout par l’absence de réglementation efficace. Qu’importe? Puisque l’on sait, aux USA et en Europe que la majorité de l’emploi non délocalisable se trouve dans les PME nationales?
      A moins d’autoriser l’extraterritorialité définitive de toutes les entreprises, ce qui serait monstrueux et franchement criminel vis à vis des nations et de leurs Etats. Du pur pillage.
      La taxe, obligerait donc à des controles sérieux sur les transactions européennes, ce ne veulent surtout pas les milieux financiers. Ici aussi on a l’argument de la finance repris de manière détournée par la Commission.
      Ces gens ne défendent nullement les interets des peuples.
      Dans leur cynisme, ils nous méprisent en nous racontant des débilités, en brandissant leur Bible Adam Simiesque. Bonne pour les cochons.

    3. @Jean-Pierre Bien sûr, et Frédéric Lordon l’ a déjà demandé.

      La cotation en continu a été dénoncée dès sa création par Allais. Personne n’a jamais avancé un seul bon argument pour convaincre les investisseurs que cette nouveauté était dans leur intérêt. De toute façon ils ne reçoivent les titres ou l’argent que 2 jours plus tard au moment du dénouement de la transaction; l’heure à laquelle elle a eu lieu n’a aucune importance;

      De plus il est évident qu’un prix constaté en rassemblant tous les ordres de la journée est plus significatif (plus juste?) qu’une série de prix résultant de l’apparition aléatoire des ordres des clients.

      Enfin les derniers développements montrent les possibilités de manipulation de marché offerte par la cotation en continu.

      Voilà une innovation financière dont on peut être sure qu’elle ne sert que les intérêts de ceux qui l’ont introduite : les intervenants directs sur le marché?

  4. Encore une perle de natixis …

    Pour les analystes de Natixis, l’économie française ne remplit pas les “conditions” d’un retour à une “croissance normale”. “Conditions” qui, selon eux, seraient au nombre de quatre :

    – que les entreprises exportent beaucoup vers les pays émergents et exportateurs de matières premières

    – que les ménages puissent et veuillent augmenter leur endettement

    – que les entreprises puissent autofinancer un surplus d’investissement

    – que le pays ne soit pas confronté à la nécessité de réduire trop fortement ses déficits

    http://bercy.blog.lemonde.fr/2010/08/28/trois-raisons-au-probleme-de-croissance-de-la-france/

    1. @ Dissy,

      Bonjour,

      Merci pour les chiffres chômage réel et informations fournies régulièrement.

      Natixis et Publicis viennent d’intégrer le CAC40, suite décision du « Conseil scientifique des indices », en lieu et place de Dexia et Lagardère..

      http://www.latribune.fr/bourse/20100903trib000545449/natixis-et-publicis-vont-integrer-le-cac-40.html

      Cac40, next20, SBF120, les antichambres du chômage indexé sur la finance? Indices à suivre..

  5. Vous avez vu la dernière pièce d’Attali, « Blood on the walls » ?
    http://www.lemonde.fr/economie/article/2010/09/03/la-commission-attali-2-prete-a-rendre-sa-copie-sur-la-reduction-du-deficit-public_1406503_3234.html
    ‘Extension du domaine de la lutte’, pourrait être un autre titre.
    Demain, une autre commission 3 (en attendant la quatrième : ‘Alien’ a bien eu 4 films), annonçant, allez, hop, à la hache (ou à la tronçonneuse), 100 milliards de réduction ?
    Car il en faudra bien une troisième l’année prochaine, pour réajuster les prévisions au regard des déficits qui continueront à défiler.

    Prévisionniste, c’est comme garagiste : plus vous faites de devis dans la durée pour une même panne et plus celui-ci augmente …

  6. Mais qui sont ces armées de gens, de besogneux qui nous rédigent des textes de loi imbuvables et opaques de plusieurs centaines de pages ?
    Savent-ils ce qu’ils font ? Croient-ils vraiment aider a réguler la finance ?
    Combien sont-ils payés ? avec quel argent ?
    C’est vraiment nous qui payons pour ça ? avec l’argent des impôts publics ou bancaires ???

    Combien d’argent est détourné par ces gens qui ne font rien d’autre qu’attirer l’attention sans rien produire d’utile à la société, si ce n’est une complexité et une confusion sans cesse grandissante qui ne profite qu’a ceux qui sont aux coeur de l’écran de fumée.

    Sont-ce des gens de conviction, d’éthique, des humaniste, qui pensent vraiment faire le bien ou bien des hommes qui ont abdiqués devant le temple de l’argent ?
    Ou bien est-ce une espère d’hypnose ou d’hystérie collective qui les frappe au point de perdre tout bon sens et de voir qu’ils rament contre courant et qu’ils obligent tout le monde a faire pareil.

    Est-ce parce qu’ils ont vu la cascade qui nous attends et qu’ils savent le bateau fragile et déjà sur le point de se disloquer ?

    Vraiment je m’interroge. J’aimerai bien savoir ce qu’il en est.

    1. « Savent-ils ce qu’ils font ? Croient-ils vraiment aider a réguler la finance ? »
      Ils n’en n’ont rien à cirer … ils se gavent et veulent mourir gras et plein aux as : c’est tout !
      Pourquoi voudriez-vous qu’ils soient compatissant ? le « j’ai mal aux autres » de Brel, c’est pour les poètes et les humanistes, pas pour ces gens là.

  7. moi j’entends tout va bien la crise est finie, c’est la reprise
    l’économie va mieux etc…

    je me demande si on vit dans le même monde
    il y aurait une partie pour eux ça va bien et pour les autres ça va mal

    je pense que ceux qui disent que ça va bien en fait ils savent bien que ça va mal.

    alors Barack Obama ce n’est pas le sauveur du monde
    il ne sauvera pas les usa, il ne sauvera personne
    il peut essayer de se sauver mais ce n’est pas sur qu’il y arrive

    les usa sont au bord de la rupture, on assiste a la fin de l’empire
    ça ne prendra plus beaucoup de temps.

    la France avec Sarko n’est pas mieux non plus
    elle va perd sa note AAA les hausses d’impôts sont inévitables.

  8. Je me demande si on vit dans le même monde.

    Tout va bien (grâce à moi) est le registre de la communication des politiques. Répété à l’envie par les medias, ce message est cousin du fameux Big brother de George Orwell.

    1. Markets ruled by extreme mispricing, By Jeremy Warner (Extraits)

      IF GREECE DOESN’T DEFAULT, ITS BONDS REPRESENT OUTSTANDING VALUE :
      the yield on ten year Greek bonds is again above 11pc, against little more than 2pc for equivalent German bunds.

      … I’m selling the house and piling the proceeds into Greek government bonds.

      UK house prices look likely to fall, or at least stagnate, for some years, while the outlook for Greek debt is in reality much better than generally appreciated: the chances of default, even in the form of an agreed restructuring, are a good deal more limited than the markets seem to imagine.

      Yet to judge by a convincingly argued analysis from the International Monetary Fund published on Wednesday night, the chances of sovereign debt default in advanced economies, even for countries as fiscally challenged as Greece and Ireland, are remote.

      http://www.telegraph.co.uk/finance/comment/jeremy-warner/7976102/Markets-ruled-by-extreme-mispricing.html

    2. « la prochaine séance du petit théâtre » ?

      Assets managed by European UCITS III funds have increased to $52.3 billion over the last two years. These special purpose vehicles are about to kill the traditional hedge fund industry, and are emerging as the new generation of sophisticated investment strategies.
      “Using cautious estimates, projections for 2012 indicate that over €8,000 billion will be invested in UCITS products, an increase of 60% – from €5,000 billion at end 2007.”
      Finally, some happy news for all the bankers who have been living in fear lately of how the new financial regulations – also known as the Dodd-Frank Legislation – will affect their business. I’m proud to announce: Problem solved!

      €8,000 billion prudemment estimé … bigre !
      Quelques éclaircissements sur ce « tueur de Hedge Funds »:

      1. Les UCITS (Undertakings for Collective Investments in Transferable Securities) sont nos OPCVM (Organisme de Placement Collectif en Valeurs Mobilières) … soit SICAV (Sociétés d’Investissement à Capital Variable) et FCP (Fonds Communs de Placement). http://fr.wikipedia.org/wiki/Organisme_de_placement_collectif_en_valeurs_mobilières
      « Valéry GISCARD D’ESTAING … institue les sociétés d’investissement à capital variable (SICAV)(1964)  »
      http://www.economie.gouv.fr/directions_services/cedef/histomin/ministres/fiche072.html

      2. The present regime, known as UCITS III consists of two directives. (NB: bientôt UCITS IV dès 2011)
      EU Directive 2001/107/EC, referred to as the “Management Directive”. EU Directive 2001/108/EC, referred to as the “Product Directive”.
      http://en.wikipedia.org/wiki/Undertakings_for_Collective_Investments_in_Transferable_Securities

      3. UCITs III for Non-Dummies http://www.glgroup.com/News/UCITs-III-for-Non-Dummies-45206.html
      We believe that all large US hedge funds will offer products under the European Union’s UCITs III framework within five years.
      (ce que confirme la suite du « Flight to mystery »)

      I’ve discovered that all the big US, and all global non-European, banks are doing the exact same thing.
      They are in practice outsourcing their investment bank activity to Europe.

      The new financial regulations in both US and EU are aimed at traditional hedge funds (who have been blamed for everything from causing the financial meltdown to climate change) and the well-known tax heavens – also known as offshore banking.
      But the financial industry seems to have found an alternative in EU’s UCITS III Funds.
      And the alternative is about to get even better with the introduction of UCITS IV in 2011.
      In fact, it’s so good that several financial institutions are bringing their offshore accounts from places like Calman Island and Bermuda onshore – inside the EU area. (moi : là bravo, non ? au moins la transparence augmente)
      In other words; the EU countries are now competing to offer the funds the best possible framework, with as few regulations as possible.
      At the moment Ireland and Luxembourg is leading the race.

      Mostly Illegal
      UCITS III Funds are illegal to offer and sell in the US and most other countries around the world, except within the 30 countries connected to the European Economic Area (EEA).
      The idea behind the UCITS is to create a single market in transferable securities across the EU. With a larger market the economies of scale will reduce costs for investment managers which can be passed on to consumers. (…)
      However, the regulation allows an even greater risk taking, in fact, it encourages greater risks. (…)
      Currently, the head office locations of firms that have started the funds are predominantly in Europe, with the U.K. accounting for almost half. (…)
      It is designed so that the UCITS can feasibly supply the represented liquidity, provide an accurate and representative valuation of assets and not carry surprisingly large liabilities on the balance sheet which unexpectedly erode the value of the Net Asset Value.
      How this market will develop over time is still a mystery.
      So, use with care, my friends!

      Flight to Mystery (les USA découvrent les SICAV de Giscard … 1964 !)
      http://thewapper.wordpress.com/2010/09/01/flight-to-mystery/

    3. @Lambert
      Bien que faisant partie des amoindris du cerveau qui ne parlent pas engliche, le niveau du texte est trés loin du français, langue diplomatique jusqu’au XIXieme.
      Néamoins, cher ami, on nous déclare que l’on peut vendre sa maison pour acquerir des obligations d’Etats grecques de 11%, car celles-ci sont assurées par le contribuable allemand et français.(I presume, my dear Watson)
      Histoire de ne pas mettre en faillite les banques idoines…
      Allez-y vendez! Dans quelques années(mois?) la Grece sera obligée de ressustrurer sa dette, et alors vos bons…Vous allez pleurer votre maison.
      La thése de la reprise c’est du bidon, pour parler la langue anglaise.
      Un conseil: Revendez vos bons à temps, et rachetez votre maison à bon prix.
      C’est peut-etre ça la martingale, le but de la manoeuvre pour spéculer jusqu’a la derniere limite?
      Ah la perfide Albion! Le jeu de l’attrape couillon continue?
      Allez va! On a bien rigolé!

    4. La bulle suivante de la série … ça peut encore durer

      « De façon un peu paradoxale, au moment où les grands pays occidentaux sont plus endettés que jamais, les bons du Trésor américains, mais aussi les titres de dettes française, allemande, japonaise ou britannique, sont plébiscités.

      Les investisseurs sont prêts à accepter un rendement médiocre pour s’assurer de ne pas voir leur épargne partir en fumée.

      Pour les Etats concernés, cette angoisse des marchés offre un avantage : elle leur permet de financer leurs déficits à moindre coût.

      Ce phénomène d’aversion au risque poussé à l’extrême fait aujourd’hui planer le risque de formation d’une bulle obligataire. »

      http://www.lemonde.fr/economie/article/2010/08/24/malgre-la-crise-de-la-dette-les-emprunts-d-etat-s-arrachent_1402122_3234.html#ens_id=1198047

    5. @izarn

      Norway, which has amassed the world’s second-biggest sovereign wealth fund, says Greece won’t default on its debts.
      The Nordic nation’s $450 billion Government Pension Fund Global has stocked up on Greek debt, as well as bonds of Spain, Italy and Portugal. (…)
      The 750 billion-euro ($962 billion) package crafted by the European Union and the IMF as speculation a euro member might default undermined the common currency “has proved successful,” Johnsen said. The IMF said in a Sept. 1 report that “current market indicators of default risk seem to reflect some market overreaction.”

      Kremer http://www.bloomberg.com/news/2010-09-08/norway-buys-greek-debt-as-sovereign-wealth-manager-anticipates-no-default.html

  9. un truc que je ne comprend pas c’est pourquoi le japon ne monetise t-il pas sa dette quand le yen augmente

    vous voulez du yen, j’en imprime autant que vous voulez et je rembourse mes dettes avec.

    Est ce par respect pour leur population agée qui détient la dette? on peut en douter dans le monde actuel. y a t il une autre raison?

  10. Daniel Gros:’Les ministres devraient réfléchir à ce qui se passerait si la Grèce décide de déclarer son insolvavibilité . Avoir un plan esr essentiel pour réassurer les invesisseurs que les dommages seront contenus. ëvidemment, cela signifie examiner un résultat dont ils ont tous dit qu’il ne surviendrait pas. Ce qu’ils feront, ajoute-t-il, est d’éviter de contempler la possibilité, à tout prix.’


    EU Finance ministers face tough agenda this autumn

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