DEMAIN SERA VENDREDI !

En raison d’une contraction dans l’espace-temps, dont la manifestation pourrait être liée aux expérimentations en cours du LHC (Grand collisionneur de hadrons), l’apparition in vivo du vendredi de Paul Jorion devrait être remise à demain samedi.

La SEC américaine a par ailleurs annoncé avoir lancé une enquête sur de possibles interférences crées par des programmes de High Frequency Trading utilisés via son Blackberry par un trader de Goldman Sachs en villégiature sur les bords du Lac Léman. Les autorités des Emirats suivent l’affaire de près.

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30 réflexions au sujet de « DEMAIN SERA VENDREDI ! »

  1. Bonjour Mr Jorion,

    Je, on, commençait à s’inquiéter. Nous voilà rassurés, juste avant de passer à table!

  2. Excellent le coup de la bande-annonce, pour appâter les curieux! Je m’attends à des records de visionnages pour demain; et pour un plein mois d’aout qui plus est!
    En attendant c’est l’espace-temps des « c’est vendredi-addicts » qui est passablement perturbé…

    Les données expérimentales obtenues grâce aux énergies très élevées du LHC permettront de repousser les frontières du savoir, mettant au défi ceux qui cherchent à confirmer les théories actuelles et ceux qui rêvent à de nouveaux paradigmes.

    1.  » En faisant entrer en collision frontale les deux faisceaux à une vitesse proche de celle de la lumière et à de très hautes énergies, le LHC va recréer les conditions qui existaient juste après le Big Bang. »

      C’est encore une hypothèse de plus car qui peut être certain que c’étaient les conditions qui existaient , à partir de quoi, au bout de quel processus aussi hypothétique, juste après un Big Bang qui n’est pas prouvé puisqu’on ne sait rien d’autre que ce qui se trouve à notre portée de microbes de l’univers, des univers, de l’ensemble des univers ….

      Tel le battement d’aile du papillon, le cyclotron franco-suisse provoque la tempête bretonne qui pousse la voile du bateau de Paul vers son lieu de pêche favori . Espérons que son périple soit moins long que celui d’Ulysse, surtout si la maman de Théodore n’aime pas trop la tapisserie .

      Bonne journée Paul, et à demain .

    2. Ces expériences sont en effet fascinantes… Recréer des conditions proches de celles qui ont théoriquement existé au moment du Big Bang. C’est Fabuleux…

      Un peu d’humour à ce propos: Un écrivain de science fiction doué pourrait en tirer un Roman passionnant: et si cette expérience, au delà de la possibilité d’analyser quelques nouvelles particules inconnues jusqu’à présents, recréait tellement bien les conditions du « Big Bang » qu’il recréeait réellement un nouvel univers?

      Le problème c’est que nous ne le saurions jamais, engloutis que nous serions dans un chao d’énergie et de particules élémentaires à des températures de l’ordre du million de degrés…

      Espérons que les scientifiques qui ont lancé cette expérience ne se soient pas trompés dans leurs modèles…

      Même en science fiction il va être difficile d’imaginer comment un observateur pourrait survivre à cet événement cosmique pour raconter son histoire (je rappelle que c’est souvent ce qui rend un roman de science fiction totalement inacceptable…

      Certains se rappelleront la très courte nouvelle de Fredric Brown, « Answer »: des savants en informatique qui ont finalement réussi à connecter tous les ordinateurs de l’univers par des connections « hyper spatiales » instantanées, qui appuient sur le bouton « démarrer ». L’un des savants dit à son collègue « Nous allons enfin pouvoir poser la question la plus importante pour l’humanité… »
      Le savant tape sur le clavier la question :
      « Dieu existe-t-il ? »

      Réponse de l’ordinateur connecté aux milliards d’ordinateurs de l’univers :
      « Dieu existe maintenant. »

      Se rendant compte de leur méprise, ils se précipitent vers le gros interrupteur de sécurité rouge pour couper l’arrivée du courant et à ce moment un éclair sorti d’on ne sait où, les foudroie avant qu’ils n’aient atteint le gros bouton rouge…

      Pas sur qu’il y ait un gros bouton rouge pour l’expériendce de recréation des conditions du Big Bang… Et encore moins que les savants aient le temps de l’atteindre…

      C’était juste pour se distraire un peu bien sur…

      Paul

    1. Qu’est-ce qu’on va se marrer s’ils ne trouvent aucun boson de Higgs, hein ?
      Ils seront repartis pour définir un nouveau modèle standard, grosse porte ouverte…
      …Et en même temps, quelle rigolade ! XD

    2. A moins qu’ils ne fassent que redécouvrir le fameux bozon-verduraz , ce qui doperait les actions d’un fabricant de nouilles.

  3. Il est deux types d’hommes: ceux qui, pour avoir la puissance, obéissent au temps, et ceux qui, pour avoir la connaissance, s’en déprennent.
    (Raymond Abellio)

  4. Produire des biens de la meilleure qualité possible, au coût le plus bas possible, en payant les salaires les plus élevés possible,voilà la règle qui doit guider les industriels, affirmait Heny Ford
    cela n’aurait pas du changer
    voilà ou on en est
    la GB diffuse ses documents sur les ovni et paul change d’espace-temps
    (c’est le jeu,ma p’vre lucette)

    1. Oui, Henri Ford a eu des moments de clairvoyance au niveau des salaires mais le Fordisme a aussi poussé à l’extrême l’analyse et la décomposition des temps de travail, les déshumanisant par là même encore plus que ne l’avait fait le Taylorisme… Par ailleurs l’idée de bien payer ses employés était en fait soustendue pr l’idée d’en faire des consommateurs, Henri Ford est même allé jusqu’à prêter de l’argent à ses employés pour qu’ils puissent acheter des voitures Ford… Ce faisant, il les attachait à son entreprise par une chaine d’autant plus forte qu’elle était immatérielle: au moins en tant que chaine, car la dette des employés était bien matérielle…

      Petit rappel, Les idées du taylorisme et du fordisme sur un travail scientifiquement conçu ont trouvé en Union Soviétique des amateurs tels que Staline qui les a adaptées à la rationalisation du travail et de la production industrielle en URSS. Mais Staline n’a pas repris la seconde partie du fordisme: celle de distribuer de bons salaires. Ni bien sur celle de faire des travailleurs des consommateurs et des emprunteurs(sur ce dernier point il n’avait peut-être pas totalement tort), cependant pour fidéliser les travailleurs il a du avoir recours à des méthodes et à des chaines bien moins souples que la dette vis-à vis du patron…

  5. Pour les gens qui débarqueraient pour la première fois sur ce blog ,sachez qu’il n’est pas exclusivement consacré aux phénomènes para-normaux…
    Encore que s’agissant de finances….
    Voir affaire Kerviel;chérie j’ai rétréci la banque!

  6. J’apprecie l’humanisme de Monsieur Jorion. Je voudrais simplement le mettre en garde contre toute tendance a glisser dans l’anecdotique (genre le Blackberry du trader de Goldman instrumentalisé en syndrome du battement d’aile de papillon …) et surtout a se laisser emporter sur le terrain de la manipulation de cours pour expliquer l’inexplicable a ses yeux , i.e ce qui contredirait ses anticipations personnelles de marché .
    La main invisible qui agit par « strangulation » est aussi peu pertinente pour expliquer le fonctionnement des cours de bourse que la théorie de l’efficience de ces memes marchés soit-disant gouvernés exclusivement par la main invisible d’Adam Smith…..

    Le « behavioral trading » est peut-etre un peu plus subtile que cela; et je preconise sincerement a Mr Jorion d’explorer cette approche des marchés pour bien les comprendre et donc bien les expliquer .
    Amities d’un trader formé au krach de 87…!

  7. Profitons du second jeudi de cette étrange semaine… La bouillonnante activité du blog de Paul Jorion en témoigne : la crise bancaire qui n’en finit pas aura au moins eu comme mérite de favoriser la prise de conscience de la proximité malsaine entre les classes politiques et les hauts dirigeants du monde financier. Il est désormais banal de dire que les seconds tiennent d’une main les premiers par la barbichette et de l’autre les média complices. Par rapport aux crises de tous ordres dans lesquelles les sociétés s’enfoncent, la faible réactivité et la duplicité du monde politique alimentent de plus en plus les colonnes des journaux et les blogs spécialisés où les termes de chaos, révolution, changement de paradigme se font de plus en plus fréquents.

    Cependant, avec l’aide des grands média dans leur rôle de chauffeur de salle, les citoyens ont souvent espéré un sursaut salvateur par une prise de conscience nouvelle des responsables politiques élus. Qui n’a pas attendu des mesures radicales du sommet de Copenhague en 2009 pour le climat et des G20 après G 20 pour le monde financier ?

    A ceux qui malgré cela seraient encore tentés de croire que la solution passera par le monde politique, il est bon d’attirer l’attention sur un mécanisme trop rarement mis en lumière sur la manière dont se constitue cette même classe politique dont on attend tout., en tous cas qui tient la barre et les leviers.

    Commençons donc par le commencement, les élections. Peu importent ici les différences entre les systèmes mis en place dans nos démocraties. La question à examiner serait plutôt: QUI est LE candidat ? Un élu a forcément été un bon candidat. Posons-nous alors la question de savoir quel est le minimum requis pour être un bon candidat, les atouts et caractéristiques qu’il est bon de posséder, à formation professionnelle et bagage intellectuel équivalents par ailleurs.

    D’abord et avant tout, une solide dose d’ambition personnelle (on ne dira pas ego démesuré) et le désir d’assumer des responsabilités (on ne parlera pas de soif du pouvoir). Pour l’aider à vaincre ses adversaires, membres ou non de son propre parti, une certaine habileté (qu’on ne qualifiera pas de manipulatrice) en relations sociales et une bonne aptitude à l’opportunisme (parler d’art de la traîtrise serait exagéré) constituent des plus importants. Pour séduire enfin les électeurs, un minimum de charisme (le charmeur médiatique est trop vulgaire) et un maximum de promesses (qu’on n’osera étiqueter de mensongères) sont les bienvenus. (On n’évoquera pas ici les traits de dominance caractérisée ni de narcissisme autoritaire peut-être plus adaptés au monde militaire). Assez curieusement, ce sympathique profil est souvent héréditaire, ou au minimum, correctement partagé par les membres de la même classe sociale.

    Penchons nous maintenant un instant sur les qualités naïvement mais légitimement attendues d’un homme politique, d’un chef de gouvernement, voire indispensables à un véritable homme d’état au sens le plus noble du terme. Grande sagesse. Vision large et à long terme. Sens du bien commun, esprit de justice et indépendance d’esprit. Intelligence et culture véritables. Profondeur de pensée et capacité de synthèse. Solide expérience de la chose publique. Désintéressement personnel avéré, courage et grandeur d’âme. Empathie réelle avec le peuple et les moins favorisés. Capacité à s’entourer de collaborateurs efficaces de même profil et aptitude concrète au travail d’équipe. Etc. Etc.

    Conclusion : le profil d’un bon candidat, c’est-à-dire le plus apte à l’emporter sur tous les autres, est-il le plus compatible avec celui qu’on se fait d’un homme d’état ? Chacun pourra chercher dans l’Histoire ou l’actualité des personnages qu’une improbable métamorphose aurait miraculeusement fait passer d’un état à un autre.

    Comme l’écrit l’excellente Agnès Maillard sur son blog Le Monolecte ( http://blog.monolecte.fr/post/2010/07/15/La-lecon-de-morale-de-monsieur-Attali ), « la question importante est donc : la nature de fonctionnement des institutions, la manière dont sont sélectionnés ceux qui ont en charge la gestion commune, la structure même des pouvoirs et des contre-pouvoirs sont-elles de nature à écarter les individus exploiteurs pour favoriser l’émergence des profils plus aptes à se dévouer pour le bien commun ? Est-ce que le fonctionnement de notre société tend à favoriser les brutes épaisses profiteuses, menteuses ou opportunistes ou à privilégier les comportements responsables, attentifs au bien commun ? Est-ce la structure de notre organisation humaine neutralise les bas instincts ou les flattent ? Est-ce que l’utopie que je porte est apte à prendre en compte cette diversité de la vie humaine et à ne pas être naïve, permet-elle de produire du vivre-ensemble qui comprend les inévitables crapules sans s’appuyer uniquement sur leur exclusion ou leur élimination physique ? Mon système incite-t-il à mieux se comporter à aspirer au meilleur tout en sanctionnant efficacement les trous du cul ?
     »

    Le véritable chantier, le plus urgent, serait alors d’instaurer ENFIN la démocratie. Pas moins. Et de rendre d’abord le pouvoir au peuple comme le dit Yves Sintomer dans son excellent ouvrage ( http://www.amazon.fr/pouvoir-au-peuple-Yves-Sintomer/dp/2707151483/ref=sr_1_1?s=books&ie=UTF8&qid=1281097256&sr=1-1 ). Il n’y aura pas de changement de paradigme sans un changement radical de la manière dont sont sélectionnés celles et ceux qui auront la mission de l’initier et de le conduire. N’y aurait-il alors, pour les citoyens militants, que perte de temps à réfléchir et à discourir sur les solutions à mettre en œuvre (par les hommes politiques !) et qui ne le seront jamais tant que l’on ne sera pas sorti du piège mortel de l’illusion démocratique ?

    1. Il me semble que vous suggérez que les candidats et conséquemment les élus sont produits par l’époque et qu’ils la produisent en retour.

      Ce tango là mérite d’être comparé au tango mortel de la croissance et de la dette, dont on ne sait jamais avec certitude qui mène la danse mais dont nous sommes obligés de constater que le rythme s’est d’un seul coup accéléré.

      Attention cependant de ne pas trop prendre parti pour la cause du peuple, sinon vous allez être taxé de populisme !

    2. Remarquable exposé ! Je vais me le mettre en réserve en lieu sûr afin de le présenter à nouveau à chaque fois qu’il sera nécessaire de réexpliquer cette évidence pourtant mal acceptée par les optimistes !
      Ceci me fait penser qu’on n’a pas encore inventé la vraie démocratie dans la plupart des pays dits démocratiques. On en est manifestement resté à la duperie (si, si) des célèbres dites « révolution populaire » qui ne furent que des révolutions bourgeoises, du moins pour ce qui concerne les instigateurs et les bénéficiaires ! Nous vivons actuellement le résultat presque final, si pas encore l’agonie (hélas, le fauve blessé est encore vigoureux) de cette étape.
      Qui va avoir le courage d’affronter la bête ?

  8. L’économie US perd encore des emplois en juillet et les chiffres de juin revus en forte hausse

    July Non Farm Payrolls miss expectations, coming in at -131,000, way below the consensus of -65,000, yet the unemployment rate drops once again to 9.5% as even more people drop out of the labor force. Total Private Payrolls rise only 71k, on consensus estimates of +90k. The June Jobs report is revised majorly downward to -221K, from -125K, as the double dip gets yet another validation. The 2 Year Treasury just hit another fresh all time low of 0.5136%. More as go through the report.

    http://www.zerohedge.com/article/disappointing-nfp-private-just-71k-consensus-90k-total-down-131k-consensus-64k

  9. Vous vous méprenez, le LHC qui redémarre (comme la chenille ?) est l’instrument qui va permettre de prouver que la création monétaire se fait du néant ! Et Paul Jorion vient d’en prendre conscience, il en est tout retourné et cherche une parade ! Zêtes cuit cette fois !

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