L'actualité de la crise : tourner la page ! par François Leclerc

Billet invité.

TOURNER LA PAGE !

Durant toute la journée de lundi, les démentis ont plu de toute part, ne faisant qu’accréditer la rumeur dont avait fait état le Frankfurter Allgemeine Zeitung, un journal qui ne passe pas particulièrement pour faire partie de la presse à sensation. L’Espagne serait au bout du rouleau, un plan d’activation du fonds de stabilité financière européen en préparation. Les mauvais esprits – il n’en manque pas – remarquant que ce scénario rappelait fâcheusement celui de la Grèce, avant qu’elle ne bénéficie d’un soutien longtemps dénié de toutes parts.

Une conférence téléphonique des ministres du G7 avait opportunément eu lieu dans la matinée, dont il était juré qu’elle n’avait pas été consacrée à l’affaire qui mobilisait toutes les attentions. Décidément !

Les rares banquiers et financiers espagnols qui acceptaient de s’exprimer faisaient entendre un tout autre son de cloche : ils reconnaissaient que les banques espagnoles étaient devant le marché international des capitaux comme devant porte close. Plus personne ne voulant se risquer à prêter à un secteur bancaire en pleine crise, sans désormais même faire trop le détail entre ses composantes, faute de visibilité. L’opacité du système financier se retourne contre lui dans les mauvais jours : il est dans l’incapacité de lui substituer la transparence, car elle rendrait encore plus vulnérable.

La BCE s’affirme plus que jamais le seul recours de la quasi totalité des banques espagnoles pour se maintenir à flot, tandis qu’est annoncée pour jeudi une émission obligataire de l’Etat, celui-ci risquant de devoir faire appel aux faveurs de la banque centrale, afin que la souscription se fasse dans des conditions acceptables, faute de mieux. Selon le quotidien El Pais, 16,5% de la totalité des prêts de la BCE sont désormais consentis à l’Espagne, un pourcentage en très rapide progression depuis le mois de mai dernier.

Le sommet européen des chefs d’Etat, convoqué jeudi prochain dans le cadre de la préparation du G20 des 26 et 27 juin, ne se saisira pas nécessairement officiellement du dossier, mais il devra impérativement le traiter. Car c’est non seulement l’Espagne qui est en cause, mais une nouvelle fois tout l’édifice européen. En raison cette fois-ci de l’éclatement de la dette privée espagnole, qui secoue son système bancaire et en impose la restructuration forcée à toutes enjambées, afin d’éviter qu’il ne sombre. Une perspective qui ne fait qu’ajouter aux tensions provoquées par la désastreuse dégradation de la note de la Grèce par Moody’s, qui anticipe par ce geste la nécessité d’une restructuration inévitable de la dette du pays.

Les rapports pleuvent tout autant, qui s’efforcent de chiffrer les expositions des banques européennes au risque. Que celui-ci résulte des obligations d’Etat dont ils regorgent et dont les prix baissent au fur et à mesure que leur rendement croit – en particulier des pays désormais dits à risque – ou des prêts de toute nature qu’elles y ont consenti au secteur privé. Tour à tour, la Royal Bank of Scotland (RBS) et, à tout seigneur tout honneur, la Banque des règlements internationaux (BRI), ont dévoilé des chiffres convergents qui montrent, en particulier, l’énormité des engagement des banques allemandes, britanniques et françaises. Un millier de milliards de dollars auraient été prêtés par ces dernières en Espagne, Grèce, Portugal et Irlande, non compte-tenu de tous les prêts effectués à ceux-ci par un système bancaire européen qui compte un millier d’établissements.

Les marchés, qui sont bien placés pour le savoir, n’ignorent pas par ailleurs que le système bancaire européen est loin d’avoir purgé ses bilans des actifs toxiques résultant du démarrage de la crise financière aux Etats-Unis.

Deux constatations sont tardivement faites à propos du système bancaire européen. Il se révèle extrêmement interconnecté, pris dans des rapports qui ne peuvent qu’évoquer une dangereuse consanguinité, et donc globalement très sensible aux crises nationales. Tous les indicateurs sonnent par ailleurs en même temps l’alarme, annonciateurs de la montée des périls. Chaque jour plus fréquentés, les facilités de dépôt de la BCE, sont tous les soirs un havre pour les liquidités bancaires, le pire des signaux possibles. Il est également à noter que les compagnies d’assurance, qui semblaient étonnement épargnées, en viennent à manifester à leur tour des accès de faiblesse. C’est le cas d’Axa, qui a annoncé vendre des actifs britanniques auparavant considérés comme stratégiques, afin de se renflouer.

La glissade engagée avec la Grèce se poursuit donc en Europe, dans la crainte qu’elle finisse par devenir incontrôlée. Mais la riposte engagée par les gouvernements continue de ne pas être à la hauteur des enjeux et à se tromper de cible.

Le gouvernement italien vient à ce propos de briser un tabou, que la crise espagnole rendait de toute façon de plus en plus impossible à respecter. Dans le cadre de la préparation du sommet européen de jeudi, Franco Frattini, ministre des affaires étrangères, vient de déclarer que « L’Italie est prête à refuser de donner son accord (au texte de la déclaration finale) s’il n’y a pas une référence à la dette globale, pas seulement à la dette publique, mais aussi à la dette privée ». « Ne parler que de la dette publique reviendrait à se priver de nombreux éléments qui devraient renforcer cette stratégie », a-t-il ajouté. Contrairement à l’Espagne, l’Italie a en effet une dette privée relativement contenue, alors que sa dette publique est parmi les plus élevées d’Europe, 115,8% du PIB.

A ce sujet, la grande question des stress tests des banques continue d’agiter le monde de la finance. Josef Ackerman, P-DG de la Deutsche Bank, vient de déclarer qu’il serait extrêmement dangereux de rendre public leurs résultats. Et pour cause ! Ce n’est en effet pas uniquement par respect au culte du silence qui prévaut hors du sérail dans le monde financier que celui-ci est réclamé. Rien qu’en Allemagne, le réseau des banques régionales (des Länder) continue d’être très atteint en raison de sa détention en grande quantité d’actifs toujours en attente d’être dévalorisés.

Quand, par ailleurs, la Société Générale française annonce que son plan stratégique, intitulé en toute modestie « Ambition », vise les 6 milliards d’euros de bénéfice net en 2012, doublant son objectif 2010, et que parallèlement les actifs gérés en extinction (c’est à dire invendables) n’auront un impact que de 0,7 à 1 milliard sur le résultat net en 2010, on est en droit de s’interroger sur la valeur de ces projections. Surtout quand il est précisé par la banque que la taille de ce portefeuille d’actifs toxiques sera réduite d’uniquement 60%, et ce d’ici seulement 2015.

Enfin, il ne peut être mis entre parenthèses dans l’évaluation de la situation des banques qu’elles seraient bien en peine de lever sur les marchés les capitaux que nécessiterait la reconstitution de leurs fonds propres, si les stress tests devait en révéler la nécessité. Frilosité des investisseurs oblige, qui constatent la dégringolade des valeurs financières intervenue en Bourse ces derniers temps.

Sur le devant de la scène, nous assistons pendant ce temps-là à de bien curieux spectacles. En premier lieu celui de l’aveugle qui à Berlin a soutenu la paralytique, la principale préoccupation de Nicolas Sarkozy et d’Angela Merkel semblant être de camoufler à tout prix leurs désaccords et non de rechercher une issue convaincante à la crise européenne. Se concentrant sur les compromis qu’ils peuvent passer, tout en évacuant ce qui reste irréductible et qui est l’essentiel.

Mettant en avant à peu de frais un accord à propos de la taxation des banques et des transactions financières – dont ils savent pertinemment qu’il sera retoqué à Toronto lors du G20 – ils se réfugient derrière une gouvernance économique de l’Union européenne, qui a pourtant fait dans la dernière période la preuve flagrante de sa paralysie, sinon de son inanité. Une capitulation sans gloire de Nicolas Sarkozy, dont on se demande si la contrepartie obtenue ne serait pas une certaine mansuétude allemande à propos des mesures d’austérité floues qu’il a fait annoncer par son premier ministre. L’heure est aux effets d’annonce, une fois de plus.

En alternance, un autre spectacle nous est présenté par la commission de Bruxelles, qui annonce le lancement d’une consultation publique. L’idée est que, « en cas de développements négatifs qui constituent une menace sérieuse pour la stabilité financière ou pour la confiance du marché envers un pays membre ou l’UE », les autorités nationales pourraient de manière temporaire « interdire ou imposer des conditions » pour les ventes à découvert et les transactions sur les CDS. Afin de diminuer encore la portée de cette éventuelle mesure, il est proposé de donner un rôle de coordination à la future autorité européenne chargée de superviser les marchés financiers (ESMA), qui est censée être constituée l’année prochaine, afin qu’elle donne son avis à ces mesures qui seraient limitées à trois mois dans tous les cas. Encore un effort !

En retard d’une crise, Herman Van Rompuy, le président de l’Union européenne, a mis en cause les « excès d’indulgence » qui ont prévalu durant les onze premières années d’existence de l’euro, dans un entretien au Financial Times. « Cela a fait l’effet d’un somnifère. On ne s’est pas rendu compte des problèmes sous-jacents », a-t-il estimé, voulant évoquer par là les facilités que la monnaie unique avaient offertes aux Etats sur le marché obligataire, oubliant ou ne voulant pas voir le reste du panorama, du côté du privé, comme s’il portait des oeillères. Il regrette maintenant que les marchés « surréagissent », selon lui, exprimant non sans naïveté la position des hommes politiques qui se sentent dépassés ou trahis par ceux-ci et qui voudraient les punir, mais tout de même pas trop sévèrement. Se raccrochant à des valeurs sures, comme l’austérité, ne se rendant pas compte, tout à leur stratégie d’occupation du terrain, qu’ils appuient eux-mêmes ainsi sur la détente du mécanisme auquel ils ne savent pas ou ne veulent pas faire face.

Récitant sa leçon afin de justifier cette stratégie reposant sur le miracle annoncé de la réduction des déficits publics, Christian Noyer, gouverneur de la Banque de France, estime qu’il faut aller jusqu’à l’équilibre. Le déficit zéro, si on le prend au pied de la lettre. Car sinon, « on ne ramènera pas la confiance chez les entreprises et les particuliers ». Et, « si on ne ramène pas la confiance, on ne réussira pas a retrouver une croissance solide ». A ce niveau pénétrant d’analyse, les esprits se figent, les corps se tendent.

Un rapport de l’OCDE et la Cnuced (ONU), qui vient d’être publié, pourrait s’il en était tenu compte remettre les idées en place. Analysant les politiques anti-crise des gouvernements du G20, il estime que, « en date du 20 mai, le montant total des engagements publics – à travers des actions, des prêts et des garanties – dépassait les mille milliards de dollars », précise-t-elle. On est loin devant du montant des aides directes aux banques, dont le remboursement – quand il est intervenu – sert de prétexte à leur donner quitus.

Aujoud’hui pas encore entreprise, la digestion de ces mille milliards en est au stade des voeux pieux. Pour accompagner celle de la bulle privée, qui n’est qu’en cours et plus douloureuse que prévue. Les placards sont pleins d’actifs dont on ne sait pas quoi faire, car ils empoisonneraient l’air libre s’ils en étaient sortis. On les trouve dans les banques centrales, les banques et compagnies d’assurance ou encore chez Fannie Mae et Freddie Mac, aux Etats-Unis.

Un nouveau tour de passe-passe va-t-il être trouvé pour gagner du temps, tel un accommodement de plus avec le Seigneur ? Ou bien faudra-t-il, dans la douleur, se résoudre à un jour entrouvrir ces portes pour tenter de sauver le grand malade qu’est le capitalisme financier en le réformant profondément ? Ou bien encore, celui-ci, faute de s’y résoudre ne va-t-il pas continuer à imploser, nous gardant en otage ?

Il restera toujours une autre issue : tourner la page !

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224 réflexions au sujet de « L'actualité de la crise : tourner la page ! par François Leclerc »

  1. Monsieur Leclerc, en dehors du fond du billet, dont, comme vos précédents, j’apprécie les informations présentées avec votre éclairage, je voudrais que vous en gardiez la longueur.

    S’il est vrai que pendant des années les blogs ont été alimentés de billets courts, la situation dans laquelle nous sommes aujourd’hui demande à ce que de véritables articles les remplacent.

    C’est ce que vous faites, en ce qui me concerne j’en suis totalement satisfaite.
    Il m’a suffit tout simplement de m’adapter, et c’est chose faite.

    Merci

  2. Tourner la page, c’est faire Reset

    Nous en sommes loin, ils s’évertuent encore à sauver ou à camoufler ce qui peut l’être encore.
    En vérité, ce capitalisme là est insolvable.
    Combien de temps va pouvoir encore durer l’illusion ???
    Avant l’implosion finale qui ne manquera pas d’arriver ???

    1. Combien de temps, demandez à J Attali, « à la vitesse d’un piano qui tombe du 15 ème étage » sur Public-Sénat. Pourquoi un tel acharnement contre les pianos de la part de non musiciens, sans doute la revanche des sourds ?

      La jolie polysémie de « sourd » :

      L’écriture donc, sourd du plan d’inscription parce qu’elle se fait depuis un recul et un décallage non regardable … (L’empire des signes, p 79, cite Sollers)

      Nos subprimes se trouvent en Espagne ? Une bulle s’y est crée assurément, dans l’immobilier.

    2. Hors sujet pour répondre à Lisztfr (désolé c’est encore moi) sur la symbolique des destructions de pianos.

      François-René Duchâble avait fait des adieux à la scène par diverses destructions spectaculaires (et assez grotesques amha) de pianos. Voici sa justification (trouvée ici) :
      « Pourquoi détruire ainsi des pianos (inutilisables, je vous rassure) ? Parce que c’est un symbole d’une certaine société bourgeoise et industrielle dominatrice qu’il faut détruire. Utilisé comme cette société le fait, le piano est un instrument arrogant qui exclut de la musique ceux qui « ne savent pas ». »

      Il y a aussi l’avis de mon beau-frère déménageur : « un piano, p’tin c’est lourd. »

    3. Cher Franzfr
      Attali est un peu musicien.
      Il sait la différence de masse entre un Bösendorfer Impérial et un Steinway Grand.
      Qui tombent cependant à la même vitesse du 15° étage…
      « Il a également dirigé l’Orchestre universitaire de Grenoble, dans des pièces aussi diverses qu’une symphonie de Benda, des concertos pour violon de Bach, une messe de Mozart, l’Adagio de Barber et le double concerto pour violon et piano de Mendelssohn, et l’orchestre Lamoureux lors d’une soirée de gala à Paris pour le Technion, partageant le pupitre avec son ami, le généticien Daniel Cohen. »
      http://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Attali
      Ceci dit je ne doute pas des multicompétences de JA.

    4. Je n’avais pas été présent au concert.
      J’ignore si les musiciens dirigés par JA se sont félicités de sa prestation.
      Difficile de vérifier sur GOOGLE s’il y a eu standing ovation.

    5. Analyse transcendantale comme les études….

      F. R Duchable est un grand interprête et j’ai parfaitement compris le pourquoi il renonçait au piano public…

      Est-ce que le piano est bourgeois ? J’en sais fichtre rien…Oui , un quart de queue dans les salons au début du XXème siècle ( Renoir ).

      Non, quand on pense aux grand pianistes américains de jazz à partir de Scott Joplin jusqu’à Télonius Monk (je me suis arrêté au free jazz de même que j’ai du mal avec la musique très contemporaine )

      Bon , revenons à nos préoccupations : supposons que ces satanés marchés ne prêtent pas à l’Espagne (après tout ils ont emmagasiné suffisamment de richesses ) , que se passerait il ?

    6. Mince, à force de trop secouer le bazar, on a fait « Tilt » et « Game Over »

      Il faut remettre une pièce dans la fente …

      « it’s more fun to compete » en effet !

    7. @ lisztfr dit :
      Pourquoi un tel acharnement contre les pianos de la part de non musiciens, sans doute la revanche des sourds ?

      Et François-René Duchâble, alors ?

  3. Où s’arrête l’hypocrisie, où commence la mauvaise foi ?
    L’évidence, à mon avis, c’est que nous devons tous apprendre à vivre avec moins d’argent pour faire face aux conséquences mécaniques et inéluctables de la globalisation – la croissance qui n’est plus en Europe, est ailleurs et y restera.
    Ceci est socialement jouable si tous les acteurs de la société accepteraient de partager les moins-values à encaisser – baisse de salaires, baisse des actifs financiers, baisse des prix immobiliers etc.
    Mais les investisseurs et opérateurs apparemment ne sont pas prêts à accepter les revers des politiques économiques globales qu’ils prônent et défendent. Voyant que les rendements du marché des actions ne vont plus ête capables de leur offrir du 15% de ROI ( dans une zone économique où la croissance était de 3-5 % ) ils ont organisé un haro sur la dette publique des pays européens qui leur a permis de s’offrir un retour sur capitaux de 5 – 12 % avec les emprunts d’etat ( sans risque et dans une zone euro avec inflation à 0 – 1 %) ! C’est merveilleusement bien joué !! Et avec les médias et personnages politiques qui accompagnenet cela en chantant l’absence d’alternative à qui mieux mieux !
    Applaudissons ! Franchement, j’admire !

    1. J’ai vu passer l’information selon laquelle la richesse en Europe a augmenté de 12 % en 2009. Pour qui ?

  4. LEAP a raison. Ils ne savent que faire.
    M.Attali est hyper optimiste avec sa foi en la création d’une gouvernance européenne, car:
    L’Allemagne cherche à se rapprocher de ses terres de prédilections: l’Est.
    Elle a déjà oublié l’Europe et ne cherche qu’à y sauver ses banques ou ce qui en restera sous peu.
    Comment peut-on trouver un accord économique entre la Grèce et la Pologne?
    Comment peut-on trouver des remèdes quand il n’y a plus de potentiel de croissance?
    Les marchés d’équipements ayant disparus sur notre continent.
    Nous en sommes aux pièces de rechanges…chinoises en plus.
    Sauf révolution technique fort improbable.
    Reste l’inflation totalement inacceptable pour les Allemands et pourtant déjà perceptible.

    1. L’EST
      une illusion de plus,
      à part vendre de gros 4/4 aux russes qu’ils ont déjà je ne vois pas.

      sinon qu’à Varsovie, il y a plus de banques qu’à Paris, cela me fait souvenir que c’était idem au Portugal et en Espagne il n’y a pas si longtemps le grand rush du crédit

      Sauf que l’Est, n’est pas mieux loti que l’Ouest, et que sauf les Russes, les autres n’ont pas de matières premières.

      Donc l’Allemagne rêve…
      Elle est aussi perdue que les autres dans ce monde qui n’a plus rien à voir avec les années 70.

  5. Bonjour M. Leclerc, bonjour à tous.

    Quoi de neuf? – What’s up doc?
    De Zero hedge aujourd’hui:61% Underfunded Illinois Teachers Pension Fund Goes For Broke, Becomes Next AIG-In-Waiting By Selling Billions In CDS

    du Telegraph: un article sur AXA citant Mme Theodora Zemeck très pessimiste sur l’euro.

    A part celà Mme Lagarde n’a pas changé d’avis depuis l’été 2008: la crise est désormais derrière nous!
    C’est écrit dessus: c’est port salut! Et en plus vu à la télé! Vous pouvez donc y aller en toute confiance!
    Cordiales salutations.

    1. Tu l’as trop écrasé César ce port Salut….

      Pourquoi donc ai-je écrit ça ?

      Un camembert au lait cru AOC, made in Laval pour la première bonne réponse..

      A garder précieusement pour les temps de disette qui nous attendent…. Quoi que je doute que ce bon vieux clacos puisse tenir encore 6 à 12 mois ….

    1. le marché est opportuniste, il fait le beau avec le capitalisme vert, les permis à polluer, … et de tout ça il faudrait lui faire confiance, se devoir de compter sur lui pour gérer l’économie, nous faire advenir à l’avenir d’une vie meilleure et tous les patati-s et patata-s à rêver du nouvel ordre mondial ….
      pourtant dès qu’il n’y a plus de fromage à gratter, et qu’il a déjà fallu tellement gratter, gratter, gratter, sur le ci, sur le là, pour leur plaire, que … le vin vire au vinaigre, rien ne va plus…
      et c’est là que les rats quittent le navire, …

      et les politiques sont encore d’écouter leur violons, de leur porter des fleurs en offrande, de leur offrir des promesses de multiplier les pauvres hères en sacrifice ……

  6. Ni hypocrisie, ni mauvaise foi !
    Pure et simple rationalité dès qu’on souscrit au système de référence dont le pivot central est la cupidité débridée. Tout le reste n’est qu’exégèse ou vaticination stérile. Comme l’écrivait « Josef Honeck » la crise est dans la tête des hommes, la cupidité surtout aussi. La quête d’accumulation pathologique conduit notre civilisation, construite sur la surexploitation des hommes et de la nature, à sa perte.

    1. il reste néanmoins que l’argent, -soit l’appat du gain- est dit le nerf de la guerre …. bien plus que celle de la raison -du don, d’un talent, .. je ne sais pas dire le mot juste, (mais il n’est pas en coïncidence d’être ou de naitre sous le strict ressort de l’appat du gain ) qui fait les grands noms de l’histoire

  7. Je propose d’appeler cette Economie, l’Economie Abiotique, économie de magma caractérisée par le fait que Toute Vie y est Impossible (…le Pétrole Abiotique du Golfe du Mexique), par opposition à l’Economie Fossile, celle qui suppose l’existence d’êtres vivants .

    1. Le pétrole abiotique, c’était surtout une invention soviétique pour faire fantasmer l’Occident…

      Quant aux milieux incompatibles avec la vie, plus on cherche, et moins on en trouve. Rien de tel que les coins extrêmes pour être tranquilles, entre soi…

      Les océans sont farcis de bactéries et levures qui boulottent allègrement les hydrocarbures. En 1992, 14 ans après la catastrophe, il restait pas une molécule des 250 000 T du pétrole de l’Amoco Cadiz sur le site de Portsall ou sur les 300 Km de côtes souillées. Y compris dans les sédiments marins ou au plus profond des sables des plages. Les nettoyeurs auxiliaires sont tous les animaux fouisseurs, mollusques ou vers marins, qui renvoient le pétrole enfoui dans la mer, à disposition pour les micro-organismes nettoyeurs, aérobies.

      La vie peut se nicher partout et profiter des conditions les plus extrêmes sur cette planète.

      On vient de découvrir cette année en Grèce, à 3000m de profondeur dans la « Mare Nostrum » un animal pluricellulaire d’à peu prés 1mm, proche d’autres d’un type commun vivant dans les sédiments sous marins, qui n’a même pas besoin d’oxygène pour son énergie! Pas de mitochondrie! Une aberration scientifique! un animal pluricellulaire qui fonctionne comme un unicellulaire anaérobie! Une insulte aux catégories biologiques! Un Alien c’est sur!

      C’est désespérant d’obstination, cette vie qui veut jamais céder…

    1. il y a aussi ce court-métrage là, qui fait toujours plaisir à revoir
      http://www.arthurdepins.com/crabes_film.htm
      (et puis il y aurait pu être rajouter aussi le principe de Peter mais bon, il semble qu’il faille d’abord passer à la caisse ….)
      donc peut-être une valeur sûre (certe un peu long peut-être les 2h mais …. tellement bien )
      la conférence gesticulée de Franc Lepage
      http://tvbruits.org/spip.php?article981
       » … »L’éducation populaire, monsieur, ils n’en ont pas voulu… » ..
      ….« Avant, j’étais prophète… Prophète salarié. Mon travail consistait à dire la vérité. (La vérité officielle). Et puis un jour, je me suis mis à mentir, et ils ont adoré. On me faisait venir de plus en plus souvent. On me disait que cela mettait de l’animation et de la démocratie. Quand ils ont trouvé que j’allais trop loin, ils m’ont viré. Depuis, …

    2. Belle résonance avec la charte graphique d’ici.

      Je pense à Altamira
      ou à une profusion comme un torrent, ou comme une bonne polyphonie.

    3. @Cécile
      J’ai lu votre commentaire hier et comme c’est bizarre, je viens de découvrir un certain Franck Lepage cet AM et ce nom a fait tilt.
      C’est un artiste qui serait devenu cultivateur de poireaux, il est plus que sérieux et en connaît un sacré morceau sur la culture et même son ministère. En tous cas il m’a conforté sur mon opinion au sujet de l’art contemporain.

      Son passage chez Daniel Mermet est très riche d’enseignements et prête à réflexion, je conseille donc d’écouter à plus d’un titre. Il faut un début à tout pour se cultiver et plus encore.
      Avant : « je mettais du fumier sur la tête des pauvres pour les cultiver »
      Maintenant : il permet à des retraités d’exprimer ce qu’ils ont vécu.
      http://www.la-bas.org/mot.php3?id_mot=236

  8. La BCE n’est pas décidée à faire tourner la planche à billet. M. Trichet laisse un peu faire de ce coté là, tout en le niant. Il faudra beaucoup de persuasion pour l’amener à accélérer la cadence. Sans parler de l’opposition résolue et publique du gouverneur de la Bundesbank à un tel « laxisme ».

  9. Et voici les créances bancaires de chaque pays envers le pays financé
    (en Milliards de dollars)

    ITALIE financé par :
    France: 511 Md$
    Allemagne : 190
    G-B : 77
    Espagne 47
    Irlande 46

    GRECE financé par :
    France: 75 Md$
    Allemagne : 45
    G-B : 15
    Irlande 8
    Italie 6
    Portugal 9,6

    IRLANDE financé par :
    France: 60 Md$
    Allemagne : 184
    G-B : 188
    Espagne : 16
    Portugal : 17

    ESPAGNE financé par :
    France: 220 Md$
    Allemagne : 238
    G-B : 114
    Irlande 30
    Italie 31
    Portugal 28

    PORTUGAL financé par :
    France: 45 Md$
    Allemagne : 47
    G-B : 24
    Espagne : 86

    1. Et bien nous constatons que notre pays est un gros contributeur ! Tout cet argent qui nous est passé sous le nez avec ces pauvres riches qui ne cessent de se plaindre , ça me laisse rêveur !

      Hommage à Schubert ! (mort dans la misère ).

    2. Je te tiens, tu me tiens par la barbichette,
      Le premier qui rira aura une tapette !
      …………………………………………………………………………………

    3. Bonsoir,
      je recherche une « good bank » une qui prête que à des particuliers ou à des entreprises de bout de coin.
      Merci par avance

    4. Quelles sont les sources? Les chiffres sont suspects.

      Voir l’étude d’Artus pour Natixis du 23 mars 2010 qui compare la structure de détention des dettes risquées espagnoles et grecques (1250 Mrds$) avec celle des RMBS et obligations Fannie/Freddie (9000 Mrds$).

      Conclusion d’alors d’Artus (en gros): L’Espagne et la Grece détiennent la bombe atomique, ils peuvent faire danser le monde!

      http://cib.natixis.com/flushdoc.aspx?id=52279

  10. « Cela a fait l’effet d’un somnifère. On ne s’est pas rendu compte des problèmes sous-jacents »,

    heureusement que tout est fait désormais pour que les yeux se décillent !

  11. Merci François pour cet humaour anglais au sujet des talents d’analyste de CH. Noyer:
    « A ce niveau pénétrant d’analyse, les esprits se figent, les corps se tendent.  »
    Les corps se tendent en effet en faisant le constat que les professionnels les mieux payés de la banque et de la finance sont de lamentables gestionnaires des biens qui ne leur appartiennent pas..
    Les esprits vont aussi finir pas se tendre à force de constater qu’aucune mesure efficace ne règle le problème de la dette caméléon.
    La gestion par la dette…tout le monde sait faire, même moi; et j’avais même prévu qu’un jour il faudrait rembourser…

    La solution française est remarquable.
    Fillon prétend récupérer € 100Mds en 3 ans.
    D’abord 45 par des mesures genre rabotage de niches fiscales…boulot de menuisier amateur.
    Le reste soit, je suppose, 55 Mds grâce un truc personnel qu’il révèle pour nous faire plaisir.
    C’est simple.
    Les 55 Mds qui manquent se retrouvent couler en gros bouillons grâce à la croissance retrouvée!!
    CQFD.
    C’est mieux que de la croissance négative d’avocaillon femelle de Chicago çà.
    Très pro!!

    1. @TARTAR
      Le reste soit, je suppose, 55 Mds grâce un truc personnel qu’il révèle pour nous faire plaisir.
      C’est simple.

      une piste peu être ,
      mon comptable viens de m’envoyer un mail me disant qu’il y avait des contrôles fiscaux
      au hasard en ce moment .

  12. Je me pose une question basique.
    Combien de temps une « notation » AAA est-elle valide?
    Est-ce qu’un signe « + » quelque part signifie qu’elle tient plus de 3 jours (3 heures?)?
    Car à la vitesse où l’histoire accélère on peut douter non seulement de la « réalité » des chiffres fournis aux agences pour établir les notes, mais ensuite on doit s’interroger sur la fréquence des notations pour coller à l’état ou à l’avenir court terme des boîtes ou des états sujets à notation.

    1. Ils vont nous sortir un truc genre « nanotation » pour suivre le flash trading.

      Finalement ce sera comme le firmament, impossible de savoir si ce que l’on voit existe encore.

  13. Il faudrait donc ne pas rappeler ce qui a été mal fait et seulement faire comme s’il n’était rien arrivé. Il faudrait être « convenable » et ne pas rappeler les errements des responsables. Il est assez comique que les coupables demandent des solutions et non des remontrances comme si ceux qui avaient le mauvais goût d’insister méritaient ipso facto un mauvais point ! J’appelle cela du culot qui sert uniquement, comme disait Paul Jorion, à essayer de disqualifier les autres intervenants. On attend bien sûr des solutions même de la part de ceux qui essaient de disqualifier les contestataires ! S’ils en sont capables, puisqu’ils sont ceux qui ont des prétentions ! Il ne faudrait pas confondre dialectique et créativité. Cela me rappelle, évidemment, le baratin de l’émission dont on a parlé !

  14. Y aurait-il une page à tourner? N’est-ce pas plutôt d’évidence la fin d’un livre, et pour allez encore plus loin, la fin des bibliothèques telles que nous les avons conçues dans le veille espace temps de nos temps historiques multiples?
    Le vieux monde en est réduit aux commentaires. Babel s’effondre et son voile se déchire.
    Le temps humain est mort, vive le nano-temps pour une nano-économie!!!!!
    Signé : « Front de Libération des Nanos de Jardin »

    1. Chers YBabel et Paul Jorion,

      C’est effectivement très drôle. Mais seriez vous prêts à jurer que tout ce qui est dit est faux ?

    2. Attention, les sous-titres en français ne correspondent pas à ce qui est dit effectivement en chinois mandarin.
      Par contre les sous-titres en chinois sont fidèles mot pour mot.

      Pire, le propos en chinois mandarin exprime un message contraire à celui de la traduction en français, puisque interrogé sur ce que la Chine pourrait apporter de plus qu’elle n’apporte, l’invité répond que dans un monde où l’humanité est en crise il faut maintenant produire des produits qui seront utiles pour la communauté ce qui contribuera à la paix.

      Observant ce qui a été fait ces vingt dernières années dans les relations internationales il ajoute que deux types d’attitude ont prévalu : la première qui consiste à vouloir corriger l’autre, la mauvaise attitude, et celle qui consiste à trouver des intérêts communs.

      Bref, vous l’avez compris, cette vidéo dans sa version française est de la propagande, de la désinformation pure et simple.

    3. Mon grand-maître d’aïkido, marié à une Chinoise depuis plusieurs décennies, me confirme le canular de cette vidéo.

    4. Merci Pierre Yves.
      Tout les mandarins ne parlent pas forcément la langue de bois….. Ils peuvent parler la langue de terre, de feu, d’eau ou d’air.

    5. Franchement, certains s’imaginaient des chinois pouvoir tenir les propos du sous-titre? Malgré la course au fric, ils ont encore honte d’être anti-sociaux là-bas. Ceux qui le seraient, ne l’avoueraient pas aussi ouvertement. C’est toujours le marxisme l’idéologie officielle, pas l’égoïsme.

    6. Ha !

      La question n’est pas de savoir si la traduction est fidèle ou pas.

      La vraie question est de savoir si ce que disent les sous-titres français est vrai ou pas.

      Alors, qui peut prétendre que tout ce qui est dit dans les sous-titres est faux ?

      … grand silence en perspective …

    7. Effectivement cette vidéo passe beaucoup sur la toile…

      Certains pensent que c’est une farce , un hoax…Je pense que c’est une grossière erreur car beaucoup l’entendent au premier degré .

      Personnellement ce canular ne me fait pas rire , car il véhicule l’idéologie libertarienne , celle qui nous est rabâchée , celle que ses prosélytes veulent nous imposer , dans le cadre d’une junte militaire s’il le faut , comme celle de 1973 au Chili après le renversement et l’assassinat de S. Allende , n’ayant aucun scrupule à vanter les qualités à Pinochet…!

      Si c’était de l’humour , il y aurait multiplication des paradoxes , on aboutirait à la mise en évidence de l’absurdité du système tel que nous l’analysons ou le dénonçons sur ce blog…

      Non , il s’agit de pure propagande , de la part de groupes offensifs et souvent payés pour , par des lobbys libéraux , comme il est déjà arrivé dans l’histoire , au 19éme siècle et probablement 20 éme .

      Propagande qui entre de plus en plus dans la doxa économique qui légitime la politique en cours , et que l’on retrouve développée sur certains blogs très « ouverts « …

      Cela incite à beaucoup de vigilance , et il est bon et nécessaire que cela soit repéré et analysé sur le blog de P. Jorion…

      PS : vous pouvez vous faire une idée de leur profond humanisme en allant sur un de leurs sites comme contre points.fr . Mais ne comptez pas sur moi pour vous le donner directement..Il vous faudra Goggliser .

    8. C’est drôle à regarder mais ce n’est pas inoffensif, c’est de la propagande libertarienne bien faite : c’est d’extrême-droite, c’est dangereux.

    9. Merci Paul , nous sommes bien d’accord sur les détournement que l’on peut faire sous couvert de la notion de « liberté « …P. Eluard doit se retourner dans sa tombe .

    10. J’appelle ça le syndrome « Droséra », du nom de la plante carnivore bien connue. La qualité d’une propagande doit être inversement proportionnelle à celle de l’idéologie qu’elle sert. Ce rapport est multiplié par un coefficient égal au besoin de nouveaux disciples nécessaires à la survie de cette idéologie.

      Brevet (non déposé) par le Docteur en philologie Paul Joseph GOEBBELS.

      Droséra: « Pour attirer les insectes vers le piège, les droséras utilisent en priorité le sens de la vue des insectes: au soleil, le mucilage permet à la feuille de briller comme si elle était recouverte de rosée ou de nectar. Ses sécrétions sont de plus en plus abondantes avec la durée du jeûne ». Wikipédia

      La bonne vieille beauté du Diable…

    11. Bonjour,

      Ce serait très intéressant d’avoir la traduction exacte. En tout cas, ce serait intéressant de savoir ce que pensent les chinois (enfin quelques uns). Si quelqu’un sait…

    12. Cette vidéo nous induit en erreur parce qu’elle part du principe que le système néolibéral mondialiste restera en place … dans ce cas, il ne resterait en effet qu’une seule solution : nous devrions obligatoirement devenir comme la Chine, cad aussi concurrentielle et compétitive qu’elle, ce qui implique que nous devrions adopter leur système afin de survivre, à moins que nous nous prenions pour plus intelligents (comme certains semblent le croire) en pensant que l’innovation et les nouvelles technologies resteront notre domaine exclusif. J’ai des difficultés à le croire… (dans nos universités, les Chinois sont souvent parmi les meilleurs).
      Par contre, si nous limitions (réglementions) le système mondialiste, en d’autres termes que nous pratiquions le protectionnisme (capitaux –industries), nous serions peut-être capables de forcer les Chinois à adopter notre système (avec une protection sociale….) mais vu l’évolution rapide de la Chine, il sera bientôt trop tard… Alors, il ne restera plus que deux scénarios : nous adopterons le système chinois ou nous serons soumis à la Chine.

    13. Je crois que quiconque revendique la liberté sans DANS LE MEME MOUVEMENT faire la critique de l’économie industrielle et marchande et du système d’illusion qu’elle a mis en place doit être systématiquement considéré comme suspect.

    14. Voilà le texte intégral des sous-titres de la vidéo :

      Bonjour, aujourd’hui dans notre rubrique d’économie, nous allons nous intéresser au déclin de l’Europe.

      Bonjour vénérable professeur Kuing Yamang. Vous êtes chercheur en macroéconomie, microéconomie, et en économie du développement.

      Vous avez vécu en Europe, plus précisément en France, pouvez-vous nous en parler ?

      La société Européenne actuelle est en train de s’auto-détruire. Tout à fait.

      Leur modèle social demande beaucoup trop d’argent, mais en même temps ils ne veulent pas travailler, seules trois choses les intéressent: les loisirs, l’écologie et le football à la télé.

      Ils vivent donc bien au dessus de leurs moyens, car il faut payer tous ces rêves d’enfants.

      Leurs industriels délocalisent car ils ne peuvent plus supporter le coût du travail en Europe, les impôts et les taxes pour financer leur assistanat de masse.

      Oui, on voit bien ici qu’ils délocalisent.

      Donc ils s’endettent en empruntant, ils vivent à crédit, c’est logique ! Mais leurs enfants ne pourront pas payer.

      Les Européens détruisent finalement leur qualité de vie en se paupérisant.

      Donc en fait, ils choisissent de dépenser beaucoup plus que ce qu’ils gagnent. Oui, ils votent des budgets toujours déficitaires.

      Mais ainsi on leur prête. On leur prête beaucoup trop, ils sont asphyxiés par leur dette. Mais en plus de s’endetter, ils ont un autre vice:

      Leurs gouvernements saignent les contribuables ! L’Europe et en particulier la France détient le record mondial de la pression fiscale !

      C’est un véritable enfer fiscal pour ceux qui créent de la richesse. Ils n’ont pas compris qu’on ne produit pas des richesses en les divisant mais en travaillant.

      Car plus ils divisent cette richesse limitée, moins il y en a pour chacun. Ceux qui produisent et créent des emplois sont punis par l’impôt et les taxes.

      Et ceux qui ne travaillent pas, sont encouragés par des aides. Oui, je vois … C’est l’inversion des valeurs. Donc leur système est pervers et va imploser ? Par étouffement et suffocation ?

      Oui tout à fait. Je parlais tout à l’heure de la délocalisation de leurs entreprises: leur niveau de vie baisse mais le notre augmente. Dans une ou deux générations nous les auront dépassés. Et ils seront devenus nos pauvres, nous leur donneront des sacs de riz.

      Il existe un autre cancer en Europe. Et particulièrement en France. Ils ont beaucoup trop de fonctionnaires: un emploi sur cinq. Ces fonctionnaires sont assoiffés d’argent public, ils sont d’une grande inefficacité, ils veulent travailler le moins possible.

      Et malgré leurs nombreux avantages et acquis sociaux, ils sont très souvent en grève. Mais les décideurs pensent qu’il vaut mieux un fonctionnaire inefficace qu’un chômeur.

      Donc l’état paye ces fainéants.

      Merci bien vénérable Professeur Kuing Yamang de nous avoir expliqué si clairement le déclin imminent de la vieille Europe. Comme je le disais, ils sont vraiment insouciants.

      Tout à fait, il ne se rendent pas compte qu’ils vont droit dans le mur et qu’ils y vont très vite …

    15. Merci Paul’, mais ces sous-titres nous les avions déjà. C’est ceux en mandarin qu’il serait marrant d’avoir.
      Parfois le hasard fait des miracles. Et disons nous bien que certains chinois lisent parfaitement le français…..
      Je serais curieux de savoir comment cet « humour » passe dans l’autre sens.
      Vive la mondialisation! Vive inter-net!

    16. Le plus drôle, c’est qu’il y a un intervenant qui trouve cela « vrai », comme si la défense du capital, même au prix des pires dictatures, relevait du vrai ou du faux…

      Merci à la modération de laisser s’exprimer ceux qui défendent la dictature du capital, même sous ses pires formes. C’est la force des démocraties.

    17. Voici une traduction de la version originale en chinois mandarin. Cette vidéo, si je me fie aux incrustations en chinois, provient d’une émission de la télévision chinoise CCTV. (émission dont le thème est les relations extérieures et le commerce international.)

      Il s’agit d’une interview de Monsieur Wu Jianmin le 1 janvier 2010, interrogé par Yan Song.
      Wu Jianmin a été successivement ambassadeur de Chine à Genève, aux Pays-Bas et en France. Il est actuellement président du bureau international des expositions et président de l’Université chinoise de la diplomatie. Il est également membre de la conférence consultative du peuple chinois.

      Yan Song :
      Nous voici en 2010. Désormais la Chine est puissante, elle est parvenue à une position centrale, mais les produits qu’elle offre au monde n’ont rien d’extraordinaire. En dehors des produits que nous pouvons toucher et voir de nos yeux, quelles sont encore ces choses que nous pourrions donner au monde ?

      Wu Jianmin :
      Eh bien s’agissant des défis auxquels l’humanité est confrontée il est un domaine, par exemple celui du changement climatique, dans lequel nous pouvons fournir encore un peu plus de produits d’utilité publique, des produits qui contribueront au développement pacifique.
      Pour ce qui est de la question du maintien de la paix dont je viens de parler, ne pourrions-nous pas faire plus que nous ne faisons ?
      Premièrement, je pense que nous devons mettre en lumière quelques une de nos préconisations, ceci est très important. Yan Song, je ne sais pas si vous l’avez remarqué, depuis ces 20 dernières années, si l’on passe en revue les différents axes des relations internationales, il y a deux approches. La première qui consiste à vouloir changer les autres : « tu dois faire ce que je te dis, si tu ne le fais pas, je te frappe. »

      Yan Song :
      Mais entre-temps Obama a pris le pouvoir, ce qui représente une correction (par rapport à la situation antérieure.)

      Wu Jianmin :
      Une correction, oui, tout à fait.
      L’autre approche c’est : je ne veux pas changer les autres mais je recherche les points communs, l’accord dans la différence. Nous recherchons des points communs, des intérêts communs, en découvrant des points communs, en développant des intérêts communs, pour que ces intérêts communs prennent de l’ampleur.

      Yan Song :
      Avez-vous pensé à l’approche de l’année 2010 à certains changements qui pourraient intervenir et que vous souhaitez vous-même ?

      Wu Jianmin :
      En 2010 aura lieu l’exposition universelle de Shangaï, c’est une affaire considérable. En venant en Chine le thème de l’exposition est la ville pour la première fois. Je pense que c’est important pour les chinois. Nous sommes au coeur d’une grande vague d’urbanisation, or comment faire cette urbanisation ? Il n’y a pas de modèle unique, de plus, ceux qui dirigent les villes n’ont pas tous la même approche de la question. C’est pourquoi j’espère que les chinois pourront trouver dans l’exposition universelle de quoi tirer les enseignements aussi bien des expériences positives que des échecs du passé, du présent, de la Chine et de l’étranger, et trouver ainsi une voie adéquate pour urbaniser la Chine.
      Deuxièmement, nous sommes le pays hôte, on prévoit 70 millions de visiteurs. Quand tout le monde vous observe, que faites-vous ? C’est alors que j’ai pensé à une chose, lors de l’exposition universelle de Aichi au Japon j’étais président du bureau international des expositions. L’exposition de Aichi fut une réussite. Vous y êtes allé, non ?

      Yan Song :
      Oui.

      Wu Jianmin :
      Plusieurs dizaines de milliers de japonais suivaient les files d’attente dans un jardin public. A la fin, quand quand l’exposition fut terminée tout fut enlevé, la préservation de l’environnement était une idée très ancrée ; Le logo de l’expo était d’ailleurs de couleur verte. Les japonais ont donc fait la queue car tout le monde voulait venir voir l’exposition universelle qui n’avait qu’une courte durée de 184 jours. Eh bien ces dizaines de milliers de japonais qui devaient faire la queue pendant plusieurs heures s’avançaient dans les files d’attente sans jamais quitter la la bande de papier déroulée sous leurs pieds. Comment ne pas être admiratif devant la discipline et le civisme des japonais. ! Que l’on pense maintenant aux chinois devant faire la queue pendant plusieurs heures et entrant en compétition dans les files d’attente, est-ce que cela ne serait pas une cohue indescriptible ? Je pense que les autres n’y consentiraient pas. Tout le monde fait attention à ce point, les délégués et juges de chaque pays qui se trouvaient à Aichi dont moi-même, tout le monde a été admiratif, tout le monde a pu voir la qualité foncière d’un peuple. Je pense que la qualité foncière de notre peuple est en train de s’élever. J’espère sincèrement qu’à l’occasion de cette exposition universelle nous allons pourvoir élever un peu plus le niveau, car lors des jeux olympiques j’ai pu constater qu’il y a eu une amélioration. Vous dites d’ailleurs que la qualité du service dans nos espaces publics s’est beaucoup améliorée. Bref il faut profiter de cette chose pour étudier ce qu’il y a de bon, il ne faut pas regarder les mauvaises, en tant que pays organisateur on ne peut pas non plus seulement se satisfaire d’un sentiment de fierté qui nous amènerait à négliger les détails.

      Yan Song :
      Désormais il est tout à fait possible que l’avenir de la Chine soit au progrès dans le détail.

      Wu Jianmin :
      Ce que vous dites concernant les détails est très important. Pour observer le développement d’un pays, pour voir la qualité foncière d’un peuple, souvent ce sont les détails qui éclairent les problèmes.

    18. après avoir vu la vidéo, je souhaite bon courage à ceux qui la croit, car croire ces balivernes ne peut ni ne mènera jamais à rien, …
      tant qu’à faire, c’est autant foncer les yeux grands ouverts, la tête la première et directement droit dans le mur
      c’est pas terrible, mais ça comme finalement ça revient au même, …
      au moins cela fait qu’on sait déjà à quoi s’attendre …

      bref, j’espère qu’ils ont d’autres grands professeurs d’économie, parce que si l’on regarde en France, en Europe, aux USA, …
      les catatrophes que cette propagande a générées …
      c’est pas de la suivre qui peut mener à quoi que ce soit d’autres qu’une gestion catastrophique de l’économie

    19. Merci Pierre-Yves pour ce « travaille de chinois »!
      Quand l’humour se révèle être une escroquerie…… Quand placé hors contexte.
      Ne reste plus qu’à faire le sous-titrage exact pour une « contre vidéo »…..
      Vu le succès de la première auprès de certains « premierdegréristes » ça devrait buzzer!

  15. Le pire c’est que toutes ces notes données ne servent à RIEN, les mauvais élèves sont toujours diplomés puisqu’ils restent en place ou bien file les commandes à quelqu’un du même sérail.

    1. les notes ne veulent rien dire, elles sont visiblement arbitraires …
      mais même en admettant qu’elles soient vraies, le monde ne marche pas comme cela, ne peut, ni marchera jamais comme cela …
      l’argent n’est qu’un moyen d’échange, sa valeur n’est que symbolique …
      c’est ce que l’on en fait qui compte, en fin de compte ….
      (par ex les économies de bouts de chandelle de BP sont entrain de se retourner contre l’appât du gain de ceux là-même qui les ont encouragées …

    1. Il est établi depuis longtemps qu’un « expert » dit n’importe quoi en le disant n’importe comment, et aussi le contraire le lendemain.

    2. Roubini dit quoi au juste ??? (en gros, en français ..
      c’est juste seulement pour se faire une idée…)

    3. Correction: Roubini prévoit bien une récession en W pour l’Europe, et comme il l’a prévu avec d’autres, un ralentissement de la croissance à moins de 2% pur les US au 2ème semestre. Soit plus que ce qu’anticipe par exemple Goldman Sachs, d’où l’impression de retournement de veste de Dr Doom.

      Alors qu’en fait c’est exactement le contraire, puisqu’il prévoit toujours aujourd’hui pour demain ce qu’il avait déjà prévu hier pour après-demain! OK?

      De même il reste toujours très pessimiste pour la suite aux US, puisque ce simple ralentissement de la croissance entrainera d’après lui, conjugué à une hausse du chômage américain- inévitable à ces niveaux d’activité- et à la récession en Europe, le Double Dip pour 2011.

      Girouette peut-être, mais toujours imperturbablement installée sur la direction vents mauvais!

    1. Bon rappel. Voici notamment ce qu’on peut y lire:
      « On est bien loin des déclarations officielles d’il y a un an sur un G20 nouvel organe central de la gouvernance mondiale; et on est au contraire en plein dans le « chacun pour soi » que notre équipe avait anticipé faute de remise en cause du Dollar US comme devise mondiale de référence. En fait plus personne ne veut jouer le jeu global en fonction des règles américaines (5). Et faute de nouveau « jeu commun », la solidarité internationale s’effrite à vue d’oeil. Cette situation ne va faire que s’amplifier dans les mois à venir, entraînant plus qu’un découplage, une vraie désynchronisation politique, sociale et budgétaire des principales puissances économiques de la planète entrainant en particulier des conséquences tragiques pour les opérateurs et les marchés dépendant du « bon fonctionnement » du système international. S’il y a bien une nouvelle phase de récession économique synchronisée (comme le montre le graphique ci-dessous), les contextes de chaque grande puissance sont désormais tellement différents qu’il ne peut plus y avoir de réponses communes; d’autant plus que les Etats-Unis ne sont plus capables d’imposer un leadership. »

      Dans cette perspective, François a bien fait de souligner la déclaration du ministre italien achevant de clouer le cercueil espagnol…Depuis l’intérieur, mais il pense que personne ne s’en rend compte…

    1. Solution pour le moment : faire légalement de l’accaparement de richesses un crime >
      voir les propositions de Madame Bugault…

    2. @Laurence : excellente solution, réclamer que celà soit inscrit dans la déclaration universelle des droits de l’homme : ce serait là un fabuleux étendard capable de soulever la multitude, car le thème est profond, et son expression simple.

    3. @Ultec

      C’est bien ce que demandait notre cher Maxou, l’Elliot Ness du Salut Public!
      Mais certains de ses frères d’arme se sont bizarrement avisés que l’ascétisme sentait décidément le soufre et, de ce pas, ont rabattu sa morgue de quelques 25 cm.

  16. Merci, Monsieur Leclerc, pour ce billet qui prouve une fois de plus que nos dirigeant sont dépassés, indécis et ne font que rafistoler une maison qui est en bien mauvais état.
    Hier soir, j’ai encore entendu Mr Bayrou (Modem) dire que nous allions nous en sortir … dans 20 ans ! En effet, si on veut suivre la même voie, c’est-à-dire s’accrocher coûte que coûte à l’Euro, à la mondialisation, au marché, au libre-échange….bref, au même système, en se contentant seulement de quelques mesures cosmétiques (pensions-rigueur), la crise risque de durer très longtemps pour les classes moyennes et les pauvres, au contraire des élites politico-financières qui parviennent en grande partie à sauvegarder l’essentiel de leur « fortune »
    Il faut dire que le centre a souvent été synonyme d’immobilisme, de technocratie et de manque de créativité… D’ailleurs, proposer 20 années de crise, cela ne va pas rendre les électeurs très enthousiastes !…
    Le centre a d’ailleurs très souvent perdu les élections en raison d’une campagne morne, sans relief, alors qu’un peuple latin vote toujours pour l’enthousiasme et l’ « émotion »…
    Et, logiquement, si une maison (comme l’Europe) a été mal construite, on la démolit en gardant ses fondations, et on construit une maison plus forte et plus sûre…
    La mondialisation est aussi une de ces « vérités » auxquelles on ne veut pas toucher, alors que tout le monde sait (sans vouloir le dire) que l’Europe devrait pratiquer le protectionnisme vis-à- vis des pays (bric) qui lui font une concurrence déloyale…. Tant que l’Europe ne pratique pas le protectionnisme au niveau des capitaux et de l’industrie, l’Europe reculera (ceux qui prétendent qu’améliorer la maison du voisin est positif pour nous se trompent, surtout dans une jungle qui s’appelle le marché ou le capitalisme)…
    Et enfin, il faut s’attaquer sérieusement au « casino » (le marché des produits dérivés) afin de remettre le système financier en état.
    Tant que des mesures radicales ne seront pas prises, nous continuerons à aller de crise en crise… Beaucoup de gens disent la même chose que moi, et ces idées ne font pas de nous des extrémistes….

    1. @Marlowe

      Voir la réponse de Jean-Luc

      Jean-Luc dit :
      12 juin 2010 à 16:56

      Dans:
      Le temps qu’il fait, le 11 juin 2010

  17. Mardi 15 juin 2010 :

    Après la note du pays, Moody’s dégrade les principales banques grecques.

    Moody’s a annoncé mardi avoir dégradé la note des principales banques grecques, en raison des doutes de l’agence de notation sur la capacité d’Athènes à soutenir son système bancaire, 24 heures après avoir abaissé la note de la Grèce.

    http://www.romandie.com/ats/news/100615145733.rsrfwj2m.asp

    1. Et pourtant, impertubables, les bourses montent… alors qu’elles avaient dévalé la pente pour moitié moins que çà les dernières semaines. A lire les forums de « joueurs en bourse », eux-mêmes n’y comprennent rien.

  18. Je propose une délocalisation de Wall Street + la city à… Las Vegas..ils vont pouvoir y faire tous les paris possible et imaginables…et nous ficheront la paix …

  19. A suivre votre regard sur le monde, François, on se voit pris dans une toile d’araignée de plus en plus obscure en même temps qu’on s’entortille ne serait-ce qu’à force de vouloir comprendre. A mesure que la crise produit ses effets la cause s’empire de n’être pas vue. En même temps que les décisions tardent à remettre la finance à sa place (laquelle ? en tous cas seconde) les résistances s’affaiblissent ; de cette impasse la finance s’écroule peu à peu d’elle-même, de tout son poids cette fois franchement matériel, l’idole mis à nu, au goût franchement amer; qui n’a pas de parole (discours de substitution ou de détours, ententes de façade et combat silencieux), et qui donc ne conçoit aucune place pour l’interlocuteur (voir récemment El Kabach avec Jorion). Tourner la page dites-vous quand nous n’avons pas la main…
    « On croit reculer à l’infini le moment – pourtant inéluctable – où l’existence effective reprendra ses droits et donnera sa sanction à l’algèbre abstraite qui pensait la rendre inutile. Les spéculateurs malheureux savent bien que la ruine est la revanche du fait sur le jeu des relations quantitatives. C’est la chose la plus réelle du monde. Mais quel est le moyen de convaincre l’intelligence que son entreprise ressemble à une spéculation malheureuse?
    Telle est sans doute la raison pour laquelle les mathématiques substituent leurs séries réversibles et leurs relations réciproques à l’ordre irréversible de la vie. Une série réversible est une série qu’on peut prendre par n’importe quel bout, parce que tous les termes en sont interchangeables, équivalents et homogènes. Au contraire l’ordre irréversible de la vie nous oppose d’emblée un certain absolu et comme une constante élémentaire, à savoir son orientation: car la vie a un sens, un sens unique et obligatoire. Il y a une façon de la prendre à l’endroit, et une façon de la prendre à l’envers; nous ne sommes plus tout à fait libres de commencer par où nous voudrions. » Jankélévitch, Henri Bergson, p. 162

  20. Bonjour,

    Malheureusement, la planche à billet pour l’euro serait une catastrophe qui le ferait dégringoler au dessous de 0.80 dollar …

    La plancha (ha!) à billet américaine ne marche que parce que toute transaction financière à terme est convertie en dollar. C’est comme cela que ça marche. les banques ne sont pas folles. La pompe à vide ne marche que s’il n’y a qu’une seule monnaie de référence.

    La BCE a été créée pour faire illusion, tant le dollar est monnaie de référence, l’euro ne sert qu’a canaliser les flux financier européens vers le dollar en fin de compte.

  21. « D’ailleurs, proposer 20 années de crise, cela ne va pas rendre les électeurs très enthousiastes !… »
    Si c’est la solution, il faut la proposer. Si ce n’est pas la solution, il ne faut pas !
    S’il faut démolir les fondations, qu’on le fasse !
    Ce qui irrite la plupart d’entre nous qui paraissons fâchés, c’est justement que pendant des décennies, on n’a précisément pas fait ce qu’il fallait à notre grande désapprobation qui se trouve justifiée actuellement ! Alors, si, à chaque fois, on remet la question sur la table, c’est justement pour qu’on fasse ce qui n’a pas été fait jusqu’à présent ! Est-ce possible ? Si ce n’est pas le cas, c’est que nous sommes, alors, prisonniers soit d’un ennemi intérieur qui utilise la démocratie à ses fins propres, soit qu’il s’agisse d’un ennemi extérieur qui nous a imposé sa direction des choses depuis après la Deuxième Guerre mondiale en nous imposant un système qui ne nous est pas favorable.
    Il ya probablement un mélange des deux !
    N’oublions pas le phénomène des stock-options qui est symbolique d’une direction aberrante ! Il doit y avoir d’autres choix tout aussi aberrants !

    1. « nous sommes prisonniers soit d’un ennemi intérieur qui utilise la démocratie à ses fins propres, soit qu’il s’agisse d’un ennemi extérieur … »

      Un peu les deux non…..?

  22. appel à l’entraide :

    j’ai vu sur un site la semaine dernière une excellente page, avec 2 tableaux, un où on voyait quels pays possédaient les dettes de grece, espagne, portugal et italie, mais surtout un second où on voyait l’exposition des principaux assureurs (Axa, Generali, etc), ce dernier étant évidement sur-exposé sur la dette italienne a des dizaines de milliards d’euros

    Quelqu’un aurait-il le lien vers cette page très utile svp ?

    Merci de votre aide…

    1. Oui, j’ai vu ces tableaux sans les sauvegarder et malgré mes recherches, je n’ai pas pu les retrouver, je massocie à l’appel à l’aide…

  23. La nouvelle unité de mesure est le « mille milliard » !
    de sabords aurait dit le Capitaine Haddock

    Aujourd’hui pour mille milliards t’as plus rien !

    1. les sabords sont des fenêtres, ça c’est plutôt sympa…, mais elles ne s’ouvrent pas, et là …

  24. La ‘fausse alerte’ déclenchée par le FAZ faisait suite à un article de la même tonalité vendredi du Financial Times Deutschland qui a contraint le gouvernement espagnol à un démenti officiel

    Même type d’imbroglios dans les voyages successifs de Mr Van Rompuy et du président de la République à Berlin; la semaine dernière on plie les cannes, ce matin il est question selon El Pais que l’Allemagne et la France seraient partisans de retirer le droit de vote aux pays avec des déficits trop élevés, le WSJ rapporte un débat sur des conclaves à 27 ou à 16..

    Les faits donnent raison à W.Münchau qui voit le syndrome du petit pays s’ appliquer à l’UE et qui fait remarquer justement, que ce soit à propos de l’Allemagne ou de l’UE que la croissance est envisagée comme une réforme structurelle..et qui conclut lucidement que le message que l’UE envoie au reste du monde est qu’elle ne se préoccupe pas de la croissance, mais qu’une réduction durable de la dette est extrêmement difficile en l’absence de croissance.

    Je recommande vivement l’analyse de Satyaijit Das: Nowhere to run, nowhere to hide qui rejoint votre analyse sur les effets d’annonce en examinant les effets de manche et illustre parfaitement les raisons du ‘déficit de confiance’ face à l’Eurozone.

    1. Le FAZ (Frankfurter Allgemeine Zeitung) et le Financial Times Deutschland ne sont pas des journaux qui se laissent facilement intoxiquer ! Ce n’est pas non plus le Spiegel lançant des ballons d’essai.

    2. Le Süddeutsche Zeitung s’étant ajouté à la liste, vous faites bien de signaler la qualité de ces ‘sources
      Cependant les spéculations abondent dans la presse allemande et étrangère ( The Guardian, The New
      York Times ) sur la proche fin de la coalition. Amha, les Espagnols sont au travail sur leurs réformes
      structurelles: les finances publiques, les retraites et la santé, la réforme du marché du travail, la restructuration du système financier, sans doute pas à la vitesse nécessaire pour rassurer les investisseurs étrangers…

    3. Oui, on dit en Allemagne qu’Angela Merkel est désormais prisonnière de ses alliés libéraux, afin d’éviter l’éclatement de la coalition. Mais, à bien y regarder, la coalition britannique va-t-elle se révéler plus solide, quand il faudra entrer dans le vif du sujet ?

      La situation politique espagnole fait aussi réfléchir: les sondages donnent la droite gagnante si des élections anticipées devaient avoir lieu, mais les mêmes sondages disent que les Espagnols ne veulent pas de celles-ci…

      Tout cela ne fait que refléter le désarroi : vers qui se tourner ?

    4. @François Leclerc

      J’ai l’impression qu’en GB une partie importante du jeu à court terme va se jouer avec la succession de Brown au Labour.
      Si Miliband, son ancien Ministre des Affaires étrangères, prend le relais, on risque d’avoir une quasi alliance nationale « de fait » avec la coalition au pouvoir. C’est le choix de la City.
      A moins que la gauche des travaillistes, avec M. McDonnell et Miss Abbott qui s’unissent, arrive à prendre la main, et là les choses pourraient se tendre très vite…

    5. Un gouvernement d’union nationale a été la solution que préférait avant les élections la City, pensant que lui seul serait en mesure de faire passer les mesures anti-populaires qu’elle estime nécessaire.

      C’est désormais un recours.

  25. Le projet de gouvernement économique qui se met en place lentement pose deux questions :

    En Mars tous les économistes préconisaient une lente sortie de crise, et excluaient un retour rapide vers l’équilibre budgétaire qui, selon eux, tuerait la croissance. Aujourd’hui la rigueur et la maîtrise de la dette sont prioritaires. Comment aurait réagi un « gouvernement économique de l’Europe » en pareil cas ? A 2 mois d’intervalle il aurait envoyé des consignes contradictoires aux États Membres?

    Si on réunit demain un tel gouvernement économique, il se trouvera beaucoup de gouvernements européens pour dire à l’Allemagne : « cette rigueur qui se répand sur le continent, ne vous l’appliquez pas à vous même car vous avez encore un peu de marge de manœuvre budgétaire et l’Europe a besoin d’une croissance de votre consommation intérieure pour croître et rééquilibrer ses échanges avec vous ». Cette opinion pourrait être entérinée par un vote à la majorité qualifiée au Conseil Européen. Que ferait l’Allemagne ? Pourrait-on cla contraindre à abandonner son plan de rigueur ?

    1. Si les états jouaient franc-jeu, par ex déjà si les USA levaient un peu le voile des difficultés dans lesquelles ils sont englouties, peut-être que l’Allemagne … ?

    1. Sortir de notre société un capitalisme financier qui a fait son temps et ses ravages  !

  26.  »Ou bien encore, celui-ci, faute de s’y résoudre ne va-t-il pas continuer à imploser, nous gardant en otage ?

    Et dire qu’il n’y a pas si longtemps, les grèvistes des services publics étaient accusés de prendre les usagers en otage …
    Au moins avec des grévistes on peut discuter alors qu’avec le capitalisme … c’est cause toujours.

    Une lueur d’espoir lors de l’émission  »A vous de juger » avec François Coppé.
    A la journaliste qui lui faisait remarquer que le  »travailler plus pour gagner plus » avait fait long feu, il eu cette formule (de mémoire) : A l’avenir il faudra travailler plus pour gagner plus … ensemble. Un avenir radieux nous est promis là.

    Cela commence dès demain avec les annonces sur les retraites.
    Nous aurons la joie de travailler plus pour payer leurs bonus.

    A bien y réfléchir je préfère encore être  »otage » des services publics en grève.
    Depuis que le service minimum est instauré, les réformes  »modernistes » passent les unes après les autres.
    Une relation de cause à effet ? Assurément.

    1. Il y a 20 fois moins de grèves depuis 25 ans que durant les « Trentes Glorieuses ».
      Cela ne signifie pas que les rapports sociaux s’arrangent.
      Cela montre tout simplement que le néo-libéralisme est passé par là.

  27. Tourner la page, solutions radicales, erreurs flagrantes, système en perdition, Europe à la dérive….
    Bien, pédagogique, clair, mais…
    Auriez-vous des propositions alternatives ??

    1. @ anco

      Il faut lire ou relire les propositions constructives inscrites sur ce blog depuis un an …
      Un des trés rares qui concentre autant de réflexions,de suggestions,de propositions ouvertes bien sûr.
      Je pense que ce blog ou plutôt son contenu peut fournir,à qui veut bien entendre,des balises menant à une possible voie de résolution de la « crise »…quand celle-ci ,initiée et enrichie par qui nous le savons tous, verra ses auteurs démunis de pouvoirs illégitimes achetés.

    2. @ Anco

      Le mérite de ce blog, et c’est sans doute ce qui en a fait le premier blog économique francophone, c’est qu’il rassemble des centaines de participants très ou assez actifs déterminés à faire circuler informations et analyses sur la crise. Pas les analyses des apologétiques du système, mais de ceux qui veulent en sortir. Dont se nourissent de plus en plus de gens. Des milliers chaque jour. Ou des dizaines de milliers par jour peut-être ?

      Les analyses sont diverses, heureusement. Les alternatives discutées aussi, allant de la régulation du secteur financier, jusqu’à la régulation du capitalisme, ou sa suppression. Bref, ce n’est pas le blog d’un homme ou d’un parti taillé sur la mesure des ambitions d’un autre.

  28. Mr Leclerc,
    Vous écrivez :
     »Une conférence téléphonique des ministres du G7 avait opportunément eu lieu dans la matinée, dont il était juré qu’elle n’avait pas été consacrée à l’affaire qui mobilisait toutes les attentions. Décidément ! »

    Décidément vous êtes incorrigible. Vous n’avez tout de même pas la prétention d’en savoir plus que les ministres du G7 et connaître leur sujet de discussion de la matinée ?

    En Espagne, tout va bien.
    Les fraises espagnoles, les oranges … sont bien présentes sur les étalages.
    Alors où est le problème ?

    Ce n’est tout de même pas la courbe ci-dessous qui vous perturbe autant ?

    http://www.bloomberg.com/apps/cbuilder?ticker1=GSPG10YR%3AIND

  29. Le système part en vrille et ces c… continuent une action qui l’accélère…
    Qui pilote ces machins !!!!

  30. Bonjour,

    la gouvernance semble le problème de l’Europe, mais qui est capable d’assurer se rôle?
    Doit -on abolir le peu de souveraineté nationale qui reste?
    Les experts qui n’ont rien vu venir sont ils crédibles aujourd’hui?
    Un gouvernement élu démocratiquement ou une assemblée de ploutocrates?

    A+

    EB

  31. pas envie d’en rajouter dans la déprime, vous encombrer plus encore, mais pour ceux à qui la musique même mélancolique ressaisi, oppose au non sens le goût de vivre;
    par Thom Yorke, Analyse (Analyse)
    http://vimeo.com/181751

    A self-fulfilling prophecy of endless possibility
    You roll in reams across the street
    In algebra, in algebra

    The fences that you cannot climb
    The sentences that do not rhyme
    In all that you can ever change
    The one you’re looking for

    It gets you down
    It gets you down

    There’s no spark
    No light in the dark

    It gets you down
    It gets you down
    You traveled far
    What have you found
    That there’s no time
    There’s no time
    To analyse
    To think things through
    To make sense

    Like cows in the city, they never looked so pretty
    By power carts and blackouts
    Sleeping like babies

    It gets you down
    It gets you down
    You’re just playing a part
    You’re just playing a part

    You’re playing a part
    Playing a part
    And there’s no time
    There’s no time
    To analyse
    Analyse
    Analyse
    (trad; « Une prophétie qui s’accomplit d’elle-même d’une infinité de possibilités / Tu roules sans arrêt dans la rue / En algèbre, en algèbre /Les barrières que tu ne peux gravir/Les phrases qui ne riment pas/Pour tout ce que tu peux changer à jamais/La seule que tu cherches/Cela te déprime/Cela te déprime /Il n’y a pas d’étincelle/Pas de lumière dans l’obscurité
    /Cela te déprime/Cela te déprime/Tu as voyagé loin/Qu’as-tu trouvé ?/Qu’on n’a pas le temps/On n’a pas le temps/D’analyser/De réfléchir à fond sur les choses/Pour donner du sens
    /Comme les vaches dans la ville, elles n’ont jamais semblé aussi jolies/Par des charrettes puissantes et des défaillances/Dormant comme des bébés/Cela te déprime/Cela te déprime/Tu joues juste un rôle/Tu joues juste un rôle/Tu joues un rôle ? joues un rôle/Et tu n’as pas le temps/Tu n’as pas le temps/D’analyser/Analyser/Analyser)

    1. @yoananda

      C’est pas joli joli…

      C’est quand des États ne peuvent plus rembourser, ou « faire courir », leur dette, et agissent avec leurs créanciers comme les les emprunteurs immobiliers américains surendettés: ils retardent les remboursements ou font carrément défaut.
      Résultat: les créanciers se retrouvent avec des titres- obligations d’États- très fortement dévalorisés, donc des problèmes de solvabilité vis à vis de leurs propres créanciers, c’est à dire vous, par exemple, si vous avez des assurances-vie chez AXA ou Generali ou autre société fortement exposée au risque de krach obligataire.
      Les banques et les Fonds de pension (retraite capitalisée…) sont les plus exposés avec les assurances, les fonds d’investissement divers, mais aussi des ménages, sociétés non financières et autres.

    2. Oui BA, ce sont ces tableaux, merci.

      PS : sans vouloir vous juger, je pense que vous avez de bonnes fréquentations …

  32. Bonsoir !

    @ Mr LECLERC :
    Je rejoins votre réflexion ( inquiétude…????) relative à l’information d’AXA.
    Le secteur de l’ASSURANCE nous ( moi et les miens) inquiète particulièrement.
    – Il y a quelques mois ( déjà …!!!), sous la bénédiction de Mr NOYER, la décision « d’harmoniser » le secteur bancaire et assurantiel, via leurs  » fédérations » respectives, nous avait mis la puce à l’oreille.
    – Ensuite, il y a eu le désengagement de CNP assurances du portugal ( il ya quelques semaines….).
    – Désormais AXA , avec son actif stratégique, devenu non stratégique….

    Nous croyons que l’avènement médiatique de la difficulté du secteur de l’ASSURANCE, constituera une « ETAPE » , plus exactement , un « PALIER » significatif et décisif dans le cycle en W, de l’effondrement du système!
    A ce sujet, un billet complet, avec chiffres et ratios à l’appui, serait très instructif…
    FOCALISER son attention sur le secteur financier, avec toutes ses composantes est une nécessité …

    Bonne soirée !

    1. Rendons à César ce qui est à César, Attali avait annoncé un krach pour les assurances il y a 18 mois. Bon avec un peu d’avance, mais de cette hauteur…

  33. Bonsoir à nouveau !

    – Pour exemple , j’allais oublier la « fusion – absorption » des 3 mutuelles rassemblant la MATMUT, la MACIF et la MAIF.
    – S’interesser à ce secteur, permettra d ‘effectuer certaines « REVELATIONS », qui porteront à réfléxion, les clients de ces institutions…..

    Bonne soirée !

    1. Votre terme client ne me sied nullement, j’adhère et je cotise pour une très bonne qualité de prise en charge à l’une de ces trois mutuelles depuis plus de trente ans, elle a toujours répondu présent au delà de mes attentes, quoi demander de plus. J’attend vos  »arguments révélationnels ».

    2. @jeannot14

      Pas de souci pour la couverture des risques voiture, habitation ou autre, leurs services sont excellents.
      Bien sur tant qu’elles n’auront pas à répercuter leurs « déconvenues » sur leur produits financiers qu’elles ont vendus à tour de bras. Les obligations d’État, c’est quand même la grosse part du gâteau pour ficeler leurs épargnes-retraite ou leurs assurances-vie, non? Bien sur ya des réserves règlementaires, mais bon…
      Quand on voit la situation de notre bonne grosse banque mutualiste, toute grassouillette de « bon sens près de chez vous », le mutualisme…

    3. @Vigneron que doit-on attendre d’un vigneron, qu’il fasse le meilleur vin possible, pour les assureurs qu’ils assurent. Quant on voit les privés, ils encaissent mais la couverture des risques est aléatoires.
      Si chacun faisait son métier correctement , y compris le métier de  »CLIENT », la société serait peut être en meilleure santé.
      Le client est roi, même la mutualité est bien obligée de rentabiliser ses fonds pour venir abonder les cotisations, ou proposer des rendements hauts.
      En clin d’œil, votre déconvenu est faible, la déconfiture semble proche, çà va couler par tous les trous de la tartine, comme le pétrole chez BP, les Anglais pleurent leur capitalisation investissement retraite sans risque BP.

  34. Je ne pense pas que l’euro sert a être reconverti en dollar, c’est plutot que l’euro sert a soutenir le dollar comme un vase communiquant qui peut baisser puis remonter, un yoyo d’équilibrage.

    J’avoue que je n’est pas encore bien compris comment cela fonctionne, mais ça viendra.

    L’interet me semble en tout cas commun il me semble même si pour le momment tout est fait pour faire croire le contraire.

    N’oublions pas que le monde occidentale, chrétien, se n’est pa que les états unis, il y a aussi l’europe et la russie. Le jeux me semble de toute façon se jouer bien au dela de tous se que l’on veux bien nous dire. M’enfin ce n’est qu’un point de vue personnel, que je ne pourrais pas vraiment étayer autrement que par le fait que de toute façon se qui se passe est civilisationel se n’est pas que financier.

  35. J’éprouve une impression bizarre, en tant que « rêveuse », « chercheuse » ( mais je ne suis pas du tout économiste, ni scientifique), à force de lire tous ces développements de la crise du capitalisme mondial pris dans ses propres contradictions, en particuliers ses oppositions, apparentes du moins, entre politique et finances.

    On dirait que le système capitaliste, aux abois, aurait presque intérêt( au point où il en est de se garotter lui-même en affamant sa poule aux oeufs d’or, le prolétariat mondial), pour mettre de l’ordre dans ce chaos, à une sorte de « révolution », à condition de continuer à tirer les ficelles bien sûr… la bureaucratie stalinienne a déjà joué cette fonction dans l’histoire, en accaparant la victoire du peuple pour elle seule grâce au culte de la personnalité de Staline et à la mise en place d’un régime dictatorial, Hitler, de son côté, a trouvé aussi une « solution » (quelle horreur que ce mot pour évoquer la chose), le génocide et l’extermination…

    Quelle sera la solution du capitalisme aujourd’hui? Telle est la seule question? Et va-t-il y survivre ou s’autodétruire en la cherchant, l’appliquant…?

    Mais je pense que le capitalisme sait mesurer sa chance de gagner, et que pour l’instant, il a peur de perdre… vu le nombre de mécontents, il pourrait bien déclencher le plus grand cataclysme guerriers de la création s’il ne procède pas avec ordre et méthode… pas sûr qu’il gagne à combattre et à « révolutionner » son propre système de l’intérieur…

    Etrange affaire… à suivre…

    Mais peut-être que ces interprétations vous sembleront à tous complètement farfelues… désolée alors de ne livrer que des « impressions »…

  36. amusement ou consternation?
    Je n’ai pas ouvert le blog pendant quelques jours, car je travaille à la publication prochaine d’un petit livre consacré au SMT, alors je suis venu voir par curiosité.
    Les analyses se suivent et se ressemblent!
    Austérité publique = la dette privée explose, le insolvabilités basculeraient dans le secteur privé
    Manque d’austérité= les insolvabilités sont publiques
    Alors, au fond, on s’en fout un peu, il n’y a aucune chance que tout cela s’équilibre tant que las banques centrales ne modifient pas le mode d’émission de la monnaie centrale qu’elles seront, comme c’est une habitude désormais, CONTRAINTES d’effectuer.
    Si nous avons jusqu’ici pataugé autour de mille milliards supplémentaires qui sont allés exclusivement dans la thésaurisation et la spéculation,
    il faudra, sans doute que lors de la très prochaine crise systémique, que les banques centrales proposent des interventions -toujours « contre leur gré et contraintes et forcées » dans lesquelles nous trouverons des montants de l’ordre de 10.000 Milliards!
    A quoi ça rime?
    Sauf pour visiblement admettre que les créanciers, pour ne pas assister au fait qu’il s’agit d’une monnaie papier sans contre valeur réelle, vont tout faire pour l’empêcher de le faire circuler, étant donné que la menaçante hyperinflation détruirait leurs gigantesques avoirs fictifs…
    Jusqu’où tout cela ira-t-il?
    Nous sommes visiblement dans une situation inédite, car il reste finalement trop dangereux de « réaliser » la perte…

  37. « En retard d’une crise, Herman Van Rompuy, le président de l’Union européenne » ??

    Voulez-vous donc conserver le système actuel qui est un système dominé par les caprices des traders qui fait que tout est décidé dans la précipitation !
    Voilà précisément ce dont je ne veux plus et je pense que c’est ce que veut dire Herman Van Rompuy, qui est un Sage dont nous avons besoin.
    Continuer à se laisser mener par de petits aventuriers sans éthique ni raison n’est pas ce que nous appelons de la bonne gouvernance.
    Je suppose que je suis clair : il faut refuser, désormais, le système qui nous met régulièrement dans le fossé, involontairement ou volontairement, ce que je n’exclus d’ailleurs pas. La rouerie de ces gens est infinie et constitue leur essence même de par leur formation à contourner les arcanes de la Loi, même divine !
    Est-ce clair ? Le président Van Rompuy n’est donc pas un retard d’une guerre. Il ne veut plus de ce système de joueurs de casino ! Et la plupart de nous non plus.
    Qu’ils fassent ce jeu entre eux, mais pas à nos dépens.
    Ce PARASITISME a montré ses limites éthiques et financières. Il a assez duré. Qu’on les renvoie à leurs petits jouets, dans leur coin à eux. Et pour cela, il pn’est as nécessaire de jouer dans la précipitation. Qui mène le jeu ? À nous de décider ! Nous voulons que le jeu ne soit plus mené par ces parasites qui ont, suffisamment montré leur génie de la catastrophe.

  38. Car, pour éviter désormais que les dirigeants ne soient plus en retard d’une guerre, il faudrait alors mettre des traders à la tête des pays ! Ridicule ! Voilà qui montre bien à mène cette option de nécessaire rapidité ! Qui mène le jeu : à nous de reprendre le pouvoir ! C’est la Sagesse qio doit commander et non la précipitation. Ne nous laissons pas mener par le bout du nez par de petits boutiquiers. Même s’ils brassent de grosses sommes d’argent, ils gardent la mentalité du petit boutiquier, qui marchande par plaisir et selon son humeur, et c’est cela qui ne va pas. Remettons nos valeurs en tête au lieu de nous laisser imposer celles de joueurs de poker qui ont plein d’atouts dans leurs manches !

  39. Tourner la page ? Oui, il s’agit bien de cela mais ce n’est certainement pas nous qui la tournerons, vu notre incapacité à voir l’évidence et donc à pouvoir élaborer un début de commencement d’action concrète . Vous êtes nombreux ici à parler de l’imminence de l’effondrement du capitalisme, alors que je « vois » personnellement exactement l’inverse, je pense que c’est ce capitalisme prédateur qui va tourner la page de la démocratie .
    Regardez l’évolution de la situation en Grèce, le gouvernement va privatiser les services publics, réduire les salaires, les retraites, précariser l’emploi . Le « marché » va dépouiller les individus à l’aide de la dette, du traité de Lisbone et de gouvernements corrompus.
    Pendant que nous perdons du temps à observer nos élites qui soit disant ne comprennent rien à la situation, le programme se poursuit .

    1. Vous avez sans doute raison!
      Pour stopper cela il faudrait une révolution mondiale.
      Un homme providentiel?
      Une sorte de messie venu d’ailleurs, comme par exemple d’une position morale du genre écologie mondiale.
      Mais un incorruptible avéré, un Robespierre vert…
      Qui?
      Pa

    2. « … imminence de l’effondrement du capitalisme…  »

      De la grande dépression à la grande guerre (1873-1914 ) :

      p.204 : la concurrence entre les capitalistes s’aiguise , notamment dans les secteurs de la première industrialisation ; la rivalité des capitalismes nationaux se durcit ; les classes ouvrières s’organisent et contraignent le capital à d’appréciables concessions ; les crises s’élargissent ; certains voient proche la mort du capitalisme. ( M.Beaud/ Hist. du capitalisme )

  40. Pourquoi le monde entier devrait-il payer pour les erreurs « involontaires » et volontaires de quelques-uns ? Qu’on les mette hors la loi et qu’on se passe désormais de leurs services !

  41. «  »les grandes banques sont devenus indestructibles. Les grandes banques qui ont pris des risques énormes et ont été à l’origine d’énormes pertes ont bénéficié du soutien public. (…) Les banques plus conservatrices ont été privées des parts de marché qui auraient été les leurs si l’on avait permis aux banques mal gérées de fermer boutique (…) On pourrait dire que les banques conservatrices ont dû affronter une concurrence soutenue par l’Etat

    Nouriel Roubini, dans un entretien avec TruthOut, était encore plus clair. Il disait que si les banques étaient « trop grosses pour tomber », alors elles devenaient aussi « trop grosses pour être sauvées, trop grosses pour être renflouées et trop grosses pour être gérées. Aucun directeur ne peut suivre en détail les pertes et profits et les performances de milliers de banquiers et traders différents. C’est une dimension du problème. (…) «  »

    N’est-ce pas défendable ? Voilà qui nous change de la précipitation qu’il ne faut pas confondre avec la vitesse d’exécution, comme on dit en football !

    1. Et la France, curieusement absente de beaucoup de graphique (même chez Natixis) ? Est-ce parce qu’on ne tire pas sur une ambulance ?

    2. Alerte météo
      Apparition d’un nouveau type de nuage : le cumulopianonimbus !
      Il va pleuvoir des pianos !
      Tous aux abris !
      🙂

    3. Le coup du piano, c’est cousu de fil blanc! Vaste campagne de Pub orchestrée par le monstre tentaculaire Nestlé! Juste pour relancer les ventes de sa Nespresso! What Else?
      Sans conspirationnisme aucun!

    4. Que cela explose et qu’on en arrive à la restructuration, nous n’en sortirons que comme ça.
      Qu’on arrête de vouloir nous faire rembourser des dettes fictives qui ne sont que le produit de bulles et non de la réalité, que les actionnaires et tous ceux qui ont parié sur ces milliards de produits à risques ( les dettes des bulles ) prennent leurs responsabilités et acceptent de s’assoir dessus.
      Nul ne doit être tenu à rembourser ce qui n’existe pas, j’entends par là le produit de ces bulles.

      C’est comme si on demandait aux Hollandais aujourd’hui de continuer à payer pour que ceux qui ont spéculé sur les bulles de tulipes ne perdent pas un centime,

      Il faut en finir, la mauvaise dette n’a pas à être remboursé, ainsi l’immobilier espagnol par exemple n’a pas à être assumé par l’Europe pour le prix de la bulle, mais à sa juste valeur, les pertes doivent être assumées par les banques…

    5. quand même, c’est gros un piano..

      des prévisions par date? avant l’été? à la rentrée?

      glups

  42. En visionnant de vieux films des années 70 ou 80, l’on réalise à quel point le monde développé s’est métamorphosé, en particulier à partir des années 80. En parallèle apparaissaient pourtant les premiers problèmes d’emploi. Mais aussi le développement du crédit.
    Assurément, seule l’ingéniérie financière a pu porter une telle explosion de la richesse, largement déconnectée d’une réalité infiniment plus terne.
    Dans ce contexte, laisser ouvertes les vannes du crédit et le laisser inonder le monde fut un acte criminel. Nos élites en porteront la responsabilité devant l’histoire.

    1. Il y aurait un parallèle à établir entre la montée de la financiarisation de l’économie et la multiplication
      des jeux d’argent « grand public ».

      Dans les années 70 n’existaient en France que le tiercé et les bons de la loterie nationale.
      A partir des années 80 apparaissent le quarté puis le loto après lesquels suivront toute une série de nouveaux jeux. A la télévision se multiplient également les émissions lors desquels des sommes d’argent récompensent les joueurs. Enfin, aujourd’hui, en 2010, peu après qu’un certain président ait annoncé à la face du monde qu’il est temps de moraliser le capitalisme, les jeux en ligne sont autorisés.

      Bien entendu les jeux dangereux demeurent les jeux de la bourse et plus particulièrement ceux qui sont relatifs aux paris sur les fluctuations de prix.
      Mais tous ces jeux « grand public » n’ont-ils pas accompagné, préparé le terrain du recul de la notion de bien commun, partagé et décidé en commun, tandis que le lieu privilégié où l’on questionne et résout les questions d’argent devenait la sphère privative ? Quand un individu place plus d’espérance dans ses éventuels gains aux jeux d’argent — même s’il ne se fait pas trop d’illusions sur les chances de gros gains — que dans sa participation active à la vie sociale et politique, d’une certaine façon il consent à l’inégalité sociale ou du moins ne fait rien pour lutter contre elle.
      Et le plus grave dans l’affaire c’est que ce sont les puissants, qu’il s’agisse de la puissance publique avec la Française des jeux, ou de société privées, qui organisent ces jeux, jeux dont les principales cibles sont les couches populaires.

    2. Il fallait bien écouler quelque part les milliards de dollar de déficit américain que la Fed alignait.
      Ne nous trompons pas, c’est bien la planche à billet de la monnaie de réserve qui a alimenté le monde en crédit. Sans les déficits us pas de planche à billet et d’impression électronique à tout va de monnaie. Pas de crédit, pas de croissance comme celle à laquelle nous avons assisté.
      C’est uniquement le pouvoir du dollar de s’imprimer à tout va qui a permis l’explosion du crédit par la quantitée de monnaie mise en circulation qui n’exista jamais avant.
      Seulement dans le même temps, cette monnaie était de plus en plus confisquée par une majorité profitant du progrès technologique pour accroître ses bénéfices sans rien distribuer.
      Avec une autre distribution nous n’en serions pas là, les banques seraient moins riches et les peuples moins esclaves.

    3. @Pierre-Yves D

      Le principe du vrai bon joueur est toujours le même depuis la nuit des temps: tricher bien sur, mais surtout toujours perdre avec l’argent des autres.
      Par contre le règlement des dettes de jeu, ça a toujours posé problème à la justice… Les vrais joueurs ont plutôt recours alors à la coercition expéditive! La Finance est à peine plus civilisée.

    4. @Pierre-Yves D.

      Très juste, Pierre-Yves! Je suis comme vous frappé par la libéralisation des jeux d’argent, justement maintenant. On n’a pas vu d’intellectuel flamberge au vent contre cette mesure, c’est le moins que l’on puisse dire. C’est passé comme une lettre à la poste! Les promoteurs de cette petite crapulerie on pu parler la bouche en coeur de charte d’éthique, de vigilance contre l’addiction, sans que personne ne leur tende un miroir… Pas de grand moment d’éloquence à l’assemblée nationale non plus!

      Quand une société modifie une règle, surtout de nature morale comme celle-là, qui avait cours depuis des décades ou des siècles, ça dit quelque chose de profond sur cette société.

      Le jeu est un vice socialement destructeur. L’état le canalisait par un monopole, pas très glorieux, mais c’était mieux que d’en laisser l’exploitation aux mafias. Désormais, elles peuvent en faire la promotion, par des publicités à la radio et à la télé.

      Nous aurons du mal, ensuite, à faire comprendre qu’il faut interdire le jeu en bourse!

    1. Encore de quoi alimenter un peu plus des armées de milices privées et de mercenaires de tout poil!

  43. « Le Financial Times assure que les banques espagnoles ont emprunté des montants records en mai à la Banque centrale européenne (BCE), ce qui confirme qu’elles ont les plus grandes difficultés à se financer sur le marché interbancaire. Selon des chiffres cités par le journal, les banques espagnoles ont emprunté 85,6 milliards d’euros à l’institution francfortoise en mai. C’est plus du double de ce qu’elle leur avait prêté avant l’effondrement de Lehman Brothers en septembre 2008, en pleine crise du crédit, et cela a représenté 16,5 % des prêts accordées le mois dernier par la BCE aux établissements de la zone euro, relève le FT.

    Ce montant représente également un record depuis le lancement de la zone euro en 1999, et constitue une part disproportionnée des prêts effectués par la BCE, les banques espagnoles ne pesant que 11 % du système bancaire de la zone euro, a ajouté le FT. » Le Monde.fr

    Ça sent le sapin noir d’Autriche pour les banques espagnoles… A noter que le rapport Natixis de Patrick Artus estimait que le montant de la dette espagnole en « repo » à la BCE représentait, début 2010, 33% du total de cette dette, soit autour de 240 Mrds d’Euros…

  44. En 2010, nous avons tout à coup l’impression de vivre un mauvais rêve. Que nous est-il arrivé? En effet, malgré les voix qui commençaient à se faire entendre dans les années 70-80 et même dans les années 90, je pense par exemple à Jacques Ellul, Ivan Illich, Jean-Marie Pelt en France, E. F Schumacher ou Christopher Lasch aux USA, Hans Achterhuis, Ton Lemaire, Andreas Kinneging, B. Goudwaard et H. de Lange (auteurs du livre « Genoeg van te Veel, Genoeg van te Weinig » écrit en 1986 (ed. Ten Have, Baarn) et traduit en anglais sous le titre « Beyond Poverty and Affluence: Toward an economy of Care », publié en 1995 (ed. Wm.B. Eerdmans and WCC Publications)) ou encore Feitse Boerwinkel aux Pays-Bas, Charles Taylor en Grande-Bretagne, aucune remise en question au niveau politique et économique ne semble avoir réellement été entreprise. Au contraire, la machine néolibérale s’est emballée. Incompréhensible. Il est évident qu’en voyant le prix de l’immobilier monter aussi rapidement dans les années 90, on pouvait être amené à se poser des questions, d’autant plus que les politiques, après la parution du Rapport du Club de Rome au début des années 70, ne pouvaient qu’être conscients des problèmes à venir, notamment en matières énergétique, écologique et démographique. Nous avons été trahis par une élite aveuglée ou bien impuissante face au pouvoir de la finance et de l’argent. Une question que je me suis toujours posée est la raison pour laquelle justement à la fin des années 70 et au début des années 80, alors que le chômage chez les jeunes et les seniors augmentaient, on a justement incité les femmes à entrer massivement sur le marché du travail. Et en effet, au milieu des années 80, la croissance reprenait… Pourrait-on m’éclaircir sur ce point précis. Merci.

    1. 1/ Les femmes n’étaient pas censées prendre des « emplois » aux hommes car exerçant des professions différentes.
      2/ Surtout c’était augmenter le pouvoir d’achat des ménages donc la consocroissance..
      3/ Accessoirement augmenter la rentrée d’impôt direct…et indirect.

    2. @Tartar
      « 1/ Les femmes n’étaient pas censées prendre des « emplois » aux hommes car exerçant des professions différentes.
      2/ Surtout c’était augmenter le pouvoir d’achat des ménages donc la consocroissance..
      3/ Accessoirement augmenter la rentrée d’impôt direct…et indirect. »

      ce qui va suivre est une tentative de réponse, et n’exprime aucunement un avis contre le travail des femmes bien au contraire.

      Pour votre 1 je ne sais pas sur quelle statistique à l’époque cette idée est sortie mais il était évident qu’il y aurait compétition entre homme et femme (en plus de la complémentarité)

      Pour votre point 2, dans ces années là un seul revenu permettait à une famille de vivre de manière correcte, le fait de faire rentrer les femmes à simplement dilué le marché du travail par la pression de la demande et donc les revenus disponible par unité, donc du coup cela à fait
      augmenter les prix à la consommation (en plus de la crise énergétique) bref, un calcul discutable.

      Pour votre 3, Oui et non à partir du moment ou la part de revenu disponible par unité dans une famille baissant il est illusoire de croire que les revenue de l’impôt direct ou indirect augmenterai.
      En revanche le besoin d’un second véhicule + consommation de carburant à lui sans doute augmenté par la nécessité de partir travailler.

      J’exprime une approche par rapport au fait énoncé et la période 70/80/90 il faudrait se baser sur les tableau de l’INSEE (si il sont réellement représentatif) pour avoir une approche fine du sujet, j’avais suivis une conf en fac qui en parlait justement et qui mettait en branle les concept de part de revenue disponible par unité dans le cadre d’une famille entre les « époques ».

    3. Et surtout augmenter l’offre de main d’oeuvre disponible sur le marché du travail et donc augmenter la pression baissière sur les salaires et la précarisation des contrats de travail. Mais quelle formidable autonomie offerte enfin à la gent féminine!
      Seule avec deux enfants et un smic quand ça va bien… Chère, très chère liberté.

    4. Les femmes ont aussi le droit de ne pas dépendre financièrement jusqu’à la fin de leurs jours d’un papa ou d’un mari.

    5. à Mianne
      oui, mais est-ce une raison pour ne pas voir les enjeux qui s’en sont joués -et continuent d’être joués…

    6. @ Mianne

      Tout à fait, malheureusement il faut regarder la vérité en face et comprendre comment cela à impacté le marché du travail, je pense qu’il serait intéressant de regarder l’évolution du travail et de la richesse au court du temps et de le comparer avec l’évolution du cadre familiale.

    7. @ Anne dit : 16 juin 2010 à 12:42

      Je ne crois pas que les femmes ont été incitées à travailler hors de leur foyer. Je pense qu’elles ont travaillé pour se libérer de leur dépendance financière aux hommes. Les courants féministes y ont largement contribué. Pour être une femme vraiment libérée il fallait qu’elle ait son indépendance financière.

      Cette évolution a eu des conséquences très graves, parce que cela a fragilisé la cellule familiale de base dans la société humaine. Traditionnellement cette cellule s’incarnait dans le mariage dont les femmes étaient antérieurement prisonnières à cause de leur manque de ressources propres.

      Dès lors qu’il a eu autonomie financière des femmes, la famille a pu se faire ou se défaire au gré des envies et des pulsions, pour un oui ou pour un non. Le mariage qui était célébré devant les hommes à la mairie et devant dieu à l’église au temple ou ailleurs, a perdu son caractère d’engagement fort, pour toute une vie. Cette cellule de base n’a plus été fondée avec l’idée de réaliser et ensuite de « rentabiliser » sur la durée ce qui était une forme d’investissement social.

      Le mariage est devenu l’occasion d’une fête, d’un spectacle, d’un rassemblement éphémère portant même en lui certaines fois, par bannières interposées, l’idée de division, d’opposition plus large. D’autres fois ça n’est qu’une pure façade de légalisation dans le but de tirer des profits en abusant la société.

      Face à cette tendance, répondant à des souhaits individuels, les politiques sont toujours attentifs à se placer dans le sens du vent afin de s’attirer le plus possible d’électeurs.

      Cette cellule de base fragilisée, de moins en moins structurée, génère cependant des enfants qui sont livrés à une éducation familiale forcément très tolérante, voire laxiste, puis au système éducatif.

      L’enseignement national, extrêmement plus politisé que du temps des hussards de la république ou même du temps de mes instituteurs dans les années 40, ne façonne plus des individus en les incitant au travail et à l’humble effort soutenu pour acquérir les bases nécessaires à une intégration facile et utile dans la société. Il ne vénère pas le travail comme du temps où l’on faisait apprendre par cœur et avec parfois beaucoup de peine, le laboureur et ses enfants ou la cigale et la fourmi. Non, comme si la vie était un jeu et qu’on avait du temps à perdre on aborde l’activité scolaire par la voie ludique, le plaisir de la découverte personnelle qui n’est profitable qu’aux plus doués. On veut de toute force que règne l’utopique loi de l’égalité comme si c’était ainsi que fonctionnait la nature. Il ne faut pas qu’une tête dépasse les autres, pas même par le mérite. Surtout, pas de notes, pas de classement cela pourrait susciter l’émulation, l’esprit de dépassement. Il vaut mieux voir tout le monde au même bas niveau que d’inciter chacun à se dépasser soi-même car il pourrait ainsi dépasser son voisin. Chaque jour les résultats scolaires globaux déclinent, voila le résultat.

      Du fait de l’activité professionnelle des mères, le premier niveau d’éducation des enfants qui était donné traditionnellement au sein de la famille, essentiellement par les femmes au foyer, s’est trouvé en partie reporté hors de la famille qui a ainsi perdu son rôle de premier creusé d’élaboration identitaire. L’absence de partition franche des responsabilités dans ce domaine entre la famille et le système éducatif a engendré une dérive telle que de nos jours, ni les enseignants, ni les parents ne maîtrisent les enfants.

      Bien évidemment, le travail des femmes a aussi eu des incidences multiples au plan économique, notamment en terme de possibilités d’emprunt au niveau des couples, avec ce que cela implique comme conséquences lors des séparations. Tout cela a conduit à accroître la consommation y compris celle des ressources non renouvelables.

      Tout compte fait, si les femmes ont en général trouvé par le travail hors du foyer un moyen de mieux se réaliser et en ont tiré de légitimes satisfactions personnelles, la société dans son ensemble n’y a pas forcément gagné.

      Dans ce domaine comme ailleurs, la satisfaction d’un droit personnel fait perdre de vue les devoirs collectifs qui s’imposent individuellement à tous, hommes et femmes confondus : celui de perpétuer l’espèce, aujourd’hui et pour toujours.
      Tout ce qui les éloigne de ce devoir fondamental, même en s’appuyant sur ce qui apparaît légitime, présente des risques pour l’évolution de notre civilisation. Si la femme est l’égal de l’homme, ils n’ont pas été créés à l’identique ni dans leur être ni dans leurs fonctions, il n’est donc pas illogique qu’il faille être très vigilent quand on s’écarte des modes de répartition des missions qui régissent le fonctionnement de l’humanité depuis la nuit des temps.
      http://generationsfutures.chez-alice.fr/petrole/olduvai.htm

    8. @jducac
      Houlala! Attention à ne pas confondre bien commun et lieux communs…

      Rien que pour l’instruction publique, vous n’avez pas idée de la pression disciplinaire, élitiste, arbitraire, hyper-concurrentielle, bachôteuse, et sous évaluation chiffrée permanente subie pas un lycéen ou un collégien aujourd’hui. Je peux en témoigner pour mon fils… La production en masse de bons petits soldats du libéralisme prêts à broyer la concurrence et à se faire broyer…

      L’éducation nationale, c’est pas le modèle pédagogiste Meyrieux, qu’on prétend voir sévir partout, non c’est purement et simplement le modèle Starac’.. hélas!

    9. De toute manière nous devons passer un cap important d’une civilisation basée sur l’argent, à une civilisation basée sur l’économie de ressource.

      J’irai même plus loin nous sommes à un moment clé qui fait que, soit nous nous adaptons et comprenons que l’on est sur une route de non retour, soit nous disparaissons purement et simplement. C’est très Darwinien comme raisonnement, mais j’ai bien peur que cela ne soit pas plus compliqué que cela.

      Quelle choix de société avons nous devant nous ? Quel est notre avenir en tant qu’espèce?

      Notre prof d’histoire de l’économie en fac (remonte an 98) nous disait déjà à l’époque qu’un monde centrée sur l’argent serait un échec, car il ne prendrait plus en compte les contraintes réel et physique de l’environnement (il n’y a qu’a voir le résultat dans le Golf du Mexique), mais serait par nature même de la dépendance à cette construction incapable de se projeter dans une autre dimension pour évoluer sur un nouveau modèle de civilisation.
      Il nous disait que la leçon n’avait pas été retenu de notre passé (Cicéron) concernant la chute de Rome et ce qui à immédiatement suivit le DarkAge (Moyen-âge en Français) mais le mot Anglais est plus fort en lui même pour décrire la période.

      C’est une crise globale que nous subissons et la partie économique de celle-ci n’en est que son stigmate le plus visible.

    10. Les femmes se sont battues et continuent à le faire, avec l’appui des hommes qui les aiment vraiment, contre le « Kinder, Kirche, Küche » symbole du 3ème Reich, décliné en « Travail, Famille, Patrie », imitation par le colonisé.

      1. Au Portugal, sous la dictature de Salazar : Fado, Fatima, Futebol (valable pour les hommes également).

    11. @ vigneron dit : 17 juin 2010 à 11:00

      Nous n’avons pas le même référentiel d’information. Le vôtre est plus direct.
      Votre fils, est donc soumis à un régime qui l’aguerrit en vue de son insertion dans le monde réel tel qu’il se développe depuis toujours où ce sont les plus performants et les plus adaptés à l’évolution du milieu, qui s’en sortent le mieux. C’est cruel et on peut rêver de mieux. Mais ça n’est pas un autre monde qui se dessine dans les pays qui s’imposeront demain, par leur économie et par l’importance numérique de leur population.

      @ sébastien dit : 17 juin 2010 à 11:03

      Je partage votre avis. Pour moi ça n’est pas l’argent qui pose problème en tant que moyen d’échange. C’est l’usage qu’en font les financiers qui, en complexifiant leurs « produits » ont fini par mettre en place un immense système d’arnaque dans lequel ils ont piégé tout le monde et ont fini par se piéger entre eux.
      En fait se sont les dettes qui posent surtout problème. Elles représentent un travail à réaliser qui ne pourra pas l’être, par manque de compétitivité dans les pays développés. Ces pays sont un peu dans l’état où se trouve plongé quelqu’un qui perd son emploi alors qu’il a contracté des dettes.

      L’épuisement des ressources viendra bientôt et compliquera la situation des pays comme l’Europe dont le sous sol a été épuisé depuis longtemps. Nos créanciers n’auront plus qu’à se servir sur nos biens en nature qui, en pareil circonstance, ne sont pas estimés très chers.
      Notre Etat vend son immobilier dès maintenant. Avec le Louvre d’Abou Dabi il pourra faire des prêts faciles à saisir si besoin. Que pourra-t-il vendre demain ? Ses forêts domaniales dont les arbres, si on s’y attaque, représenteront l’énergie du désespoir ?

      Il n’y a plus qu’à espérer dans l’aboutissement rapide des travaux comme ceux d’ITER qui, curieusement ne semblent pas être menés avec l’urgence qui conviendrait.

      Nos responsables y croient-ils vraiment ? Pensent-ils que c’est trop tard ?

    12. @Charles A.

      Je ne vois pas le rapport, entre les deux mais peut-être pouvez-vous m’éclairer plus en détail?

      De mon coté j’essaie juste d’analyser les conditions économiques et sociales pour comprendre l’évolution de notre société.

      @Jducac

      Sur la partie vision d’avenir et technologique je pense que nos hommes politique ont bradé 30 ans de temps qu’ils avaient à leur disposition en vivant sur les acquis…. en espérant un miracle qui tombe du ciel.

      Ce que je veux dire par là c’est que l’on a fait du non-investissement régulier dans notre avenir technologique, pire nous avons laissé des technos se faire démantelé pour les mauvaise raison (superPhénix?). C’est par là que je pense que nous sortons de l’histoire et que nous traversons une crise de sens de notre civilisation, qui chemin faisant est poussé plus fortement par une crise de ressource qui ne fera qu’exacerber l’ensemble.

      Il suffit de voir comment est traité la crise du Golfe du Mexique, presque 2 mois que le forage est entrain de cracher entre 4000 et 120.000 Barils par jour (estimation la plus basse à la plus haute), nous n’arrivons même pas à avoir un avis tranché des experts, le gouvernement Obama semble avoir des difficultés à se faire entendre de BP … La commission d’enquête à laisser entrevoir de grave manquement en matière de sécurité pour des raisons uniquement financières (est-ce vraiment surprenant ?)
      Alors que, l’océan est une ressource commune de tous, une crise de cette ampleurs est plus que dangereuse pour la nature et l’humanité.
      La gestion de tout cela est identique à celle de notre crise financière : tâtonnement / essaie / modification / on avance puis on recule etc…. la dynamique de crise parfaite.
      Au vu de tous ces arguments je crains le pire nous sommes rentrée dans un monde de mouvement d’inaction … il n’y a plus que la finance qui ai une certaine dynamique de mouvement, pour combien de temps?.

  45. Je vais quelque fois sur ce blog et je ne vois rien de bien différent dans le traitement réel et caché de l’information.
    Cela fait 20 ans que j’habite l’Espagne et je ne comprends absolument rien aux statistiques et divinations que prévisionnistes, presse financière et bloggeurs en tout genre diffusent sur l’Espagne.
    1- Il est de notoriété publique que l’économie souterraine espagnole est importante. Le ministère de l’économie reconnaît officiellement 23 %. En réalité elle est beaucoup plus proche de 30 % voire plus. Donc on se fonde sur un PIB fictif, le réel est beaucoup plus important.
    2- Autre réalité concernant les fameux 20 % de chômage : au début des années 2000 le chômage, structurellement important et bien entendu en relation avec l’économie souterraine (mais il n’y a pire aveugle que celui qui ne veut pas voir), avait été ramené vers les 11 % grâce aux « contratos basura » (contrat ordure) d’une durée de 3 ans. Avec l’arrivée de la crise fin 2008, les entreprises n’ont pas attendu les mauvais résultats pour licencier en un tournemain mais maintenant l’emploi au black. Attention je ne dis pas que cela correspondant à la différence mais ce que je dis c’est qu’en réalité c’est très inférieur à ce qui est présenté. Mettez simplement en ligne 20 % de chômeur, 25 % d’économie souterraine…
    3- La dette publique espagnole sera selon l’OCDE de 68,2 % de son PIB officiel en 2010 contre 127 % pour l’Italie, 106 % pour la Belgique, 94 % pour la France, 89 % pour la grande Bretagne, 84 % pour l’Allemagne, 89 % pour la Zone Euro… Quelle analyse en fait-on ?
    4- La dette privée représenterait 178 % de son PIB. Si la dette publique est remboursée par la fiscalité (et quand l’espagnol consomme que ce soit avec de l’argent ayant payé l’impôt ou non, il paie la TVA), la dette privée elle est remboursée par l’ensemble des revenus quelque soit leur provenance. Et que je sache l’Espagne concentre à elle-seule plus de 50 % des billets de 500 € en circulation. La vraie question : la dette privée espagnole peut-elle être remboursée ?
    Tout ça pour dire que toutes vos statistiques, raisonnements et prévisions sont règlementés par un code qui se fonde sur la facilité des chiffres officiels car la réalité est plus difficilement appréhendable et sur une amnésie quant à s’interroger sur qui a intérêt à cette mascarade (je l’utilise comme masquer la réalité). Et bien entendu à force de crier au loup…
    Résultat : les capitaux chinois vont s’investir massivement en Grèce dans l’aéroportuaire, la construction navale, la logistique… à quand leur arrivée en Espagne ?

    1. Comme je l’ai écrit il y a quelques jours, j’ai rencontré dans un hôtel à côté de Vigo un groupe de chinois qui venaient pour acheter une usine.

    2. Les prêts et les investissements doivent se référer à des chiffres.
      Même faux ils sont validés par leur annonce officielle.
      Il y a peut-être une grosse part souterraine et non dite de l’économie espagnole, celle qui résulte de l’immigration sudaméricaine et maghrébine.
      Cà fait du monde sousterrain importé lors de la bulle immo et lors des bulles saisonnières de cueillette.

    3. Et sur les 1,6 millions de maisons et apparts vides, vous n’en parlez pas? Sur la situation critique des banques en général et des Cajas de Ahorros en particulier, non plus? Et sur le coût astronomique des 17 autonomies?

      Sur la situation de l’Espagne, lisez ça:

      http://www.gestionsuisse.com/2010/espagne-la-chute/

      Et sur les vrais chiffres de l’économie espagnole, lisez ça:

      http://www.cotizalia.com/disparate-economico/semana-hacia-abismo-20100531.html
      http://robertocenteno.es/disparates/disparate090410.html

    4. J’ai du mal à saisir le sens profond de votre post.
      Que l’Espagne, comme l’Italie ou la Grèce, ait conservé une tradition bien ancrée d’économie parallèle qui lui offre une avance relative pour amortir provisoirement la chute de l’économe officielle, c’est pas un scoop!
      Le revers étant que les chiffres officiels donnés en pâture au marchés s’en trouvent dégradés d’autant…
      Quant aux billets de 500 E, tous les experts du TRACFIN et les policiers de la section financière de la PJ savent très bien que leur nombre en circulation est strictement corrélée avec l’activité immobilière. Et là effectivement, l’Espagne sort d’une période hors norme, toutes époques ou régions du monde confondues! Si on rajoute ceux issus des traffics de stupéfiants pour lesquels l’Espagne et très dynamique, ça fait du gros bifton en pagaille…
      À moins que vous ne préfériez peut-être une éventuelle réalisation de vos actifs en Espagne en liasses compactes, je vois mal pourquoi vous vous plaignez de la diffusion de chiffres, qui effectivement vont attirer des d’investissements chinois, sûrement guère plus toxiques que les soutiens allemands, français ou hollandais aux bulles immobilières…

    5. Mais vous n’y songez pas !
      Comment Wall Street va-t-elle prélever sa dîme sur une économie sous-terraine (grise) ?

    6. Et tous ces yatchs sous pavillon britanique -uniquement pour ne pas avoir à déclarer son équipage…. ?

  46. Pourquoi, alors que tout semble aller si mal (Espagne, Grèce), tout apparaît aller si bien (Euro, Marchés actions, données économiques US) ?

    Je ne comprends décidément plus rien à ce système….à regarder la courbe des marchés financiers, tout va pour le mieux, une reprise solide est là.

    Or, je sais que le bon sens indique tout l’inverse!!

    Serait-ce là une ultime opération « kamikaze » des « marchés » ?

    1. Le conte (compte?) de la folie ordinaire.
      Les bourses , le (les) marché(és)…liquidité,solvabilité,volatilité, rapidité.
      Certains jours les variations de cours reposent sur des échanges trop faibles pour être significatifs.
      Tout est plus ou moins bidon au point que les masses monétaires sont non mesurables.
      On ne sait qui est à quoi et on confond les millions et les milliards (M€ Vs Mds€) sans s’en rendre compte, comme dans l’étude trop rapide des tableaux de Money Week.

    2. Quand tout va mal dans le monde réel -> tout va bien sur les marchés boursiers
      Donc quand tout va bien dans le monde réel -> ???

      Énigme à résoudre – prenons un peu de recul:

      En réalité c’est tout simplement dû au fait que les médias sont contrôlés par la finance. Une succession de bonnes puis de mauvaises nouvelles font fonctionner la VOLATILITÉ.

      C’est quand les cours varient que la finance gagne de l’argent, pas quand ça monte.

      Cela marche comme une pompe.

  47. La bouée de sauvetage « mirage kamikaze » en preparation :

    Zone euro: reprise du marché de la titrisation est « cruciale » (responsable BCE)

    Francfort (awp/afp) – La reprise du marché de la titrisation, une pratique bancaire qui s’est trouvée au coeur de la crise financière, est « cruciale » pour relancer le crédit mais plus de transparence est nécessaire, a estimé mardi un haut responsable de la BCE.

    « La reprise du marché de la titrisation est cruciale » pour soutenir le besoin de refinancement des banques et in fine l’allocation de crédit à l’économie réelle, a dit José Manuel Gonzalez-Paramo, membre du directoire de la Banque centrale européenne, dans un discours à Londres communiqué à l’avance à Francfort.

    Les 20 plus grands instituts bancaires de la zone euro ont environ 800 milliards d’euros de dettes de long terme devant être refinancées d’ici fin 2012, soit plus de la moitié de leurs dettes d’une maturité de plus d’un an arrivant à échéance, a rappelé l’Espagnol.

    La titrisation consiste à transformer des actifs financiers tels que des créances en titres financiers émis sur les marchés de capitaux: on parle ainsi de titres adossés à des actifs (+asset backed securities+, ou ABS).

    Cette pratique est indispensable aux banques pour se refinancer et ainsi dégager des fonds pour le crédit.

    Ce marché s’était effondré pendant la crise financière commencée à l’été 2007 avec la débâcle des crédits hypothécaires (+subprime+) aux Etats-Unis.

    Il a été maintenu en vie grâce notamment aux banques centrales comme la BCE, qui a massivement accepté des ABS comme garantie (collatéral) des banques désireuses de se refinancer auprès d’elle.

    Mais cet interventionnisme de la BCE ne saurait être une stratégie à long terme, selon M. Gonzalez-Paramo.

    Même si des signes de reprise de la titrisation se dessinent depuis le début de l’année, le marché reste marqué par la faiblesse de l’offre et de la demande, a constaté M. Gonzalez-Paramo.

    Il faut développer des titres « transparents, comparables et simples » adossés à des actifs « avec des critères de qualité élevée », a insisté M. Gonzalez-Paramo.

    Des initiatives du secteur public mais aussi du privé sont requises pour restaurer la confiance sur ce marché, a ajouté l’Espagnol…..

    http://www.romandie.com/infos/news/201006161330050AWP.asp

  48. C’est bien de parler d’argent virtuel, mais l’argent, que les épargnants ont déposé à un guichet pour acheter des obligations ou des actions, était bien de l’argent en bonne et due forme.
    Ce sont les papiers qu’on leur a donnés en échange qui ne valaient rien ! Il s’agit donc bien d’argent vrai qui a changé de poche ! Quand on parle d’argent virtuel, cela a l’air de relativiser les choses. Pourtant, les épargnants ont vu bel et bien s’évaporer 30% de leurs économies. Si cet argent est aussi virtuel que cela, qu’on le remette sur leurs comptes en banque et on n’en parlera plus !
    Quant aux valeurs en papiers équivalant à de la monnaie de singe que les banques ont encore dans leurs coffres parce qu’elles les ont achetées à Wall Street et qui ne valent rien, qu’elles envoient des hommes de main réclamer leur argent en monnaie sonnante et trébuchante ! C’est ainsi qu’on réglait les choses à une certaine époque. Ils seraient peut-être déjà moins fiers, les vautours qui se moquent des Européens ! Les agences de notation pourraient alors quantifier le risque pour les banquiers de Wall Street de se faire casser la figure. Ce serait probablement plus efficace en cette période d’impunité à tous les niveaux !

    1. Il semble, en effet, y avoir 2 mondes : celui des travailleurs avec de l’argent « vrai » lié à la réalité et celui des financiers avec de l’argent « faux » basé sur du virtuel.
      Intriquer et faire coïncider les 2 relèvent de la névrose !

    2. Merci Senec de participer à cet oeuvre alchimique qui transmute l’argent virtuel des banques en balles réelles sur le champ de bataille.
      Nous manquons d’homme de main de votre trempe.
      Je suppose que vous disposez de l’adresse de Wall street? C’est comme le Portsalut, c’est marqué dessus.

  49. On n’a encore rien vu.
    Car si les états font défaut les 1300 milliards d’assurance-vie souscrites chez les assureurs et les banques françaises qui sont composés d’obligations seront aussi virtuels.
    Or cet « argent » est en général utilisé comme complément de retraite;sommes thésaurisées par précaution par les fourmis qui pensaient avoir une retraite trop faible.
    La recommandation faite par certains de rayer la dette d’état est de ce fait caduque.
    De nombreux citoyens ignorent que leurs actfs sont en réalité composés d’obligs que les zinzins acquièrent à leur place…en euros.

    1. Les assurances vies sont cuites comme les fonds de pensions, après tout ce n’était pas acheter un actif mais acheter une dette, qui raisonnablement peut penser que ce système va tenir indéfiniment dans un monde où les jeunes n’ont plus d’avenir sauf à être des serfs, et où les retraites vont disparaître pour la grande majorité pour devenir un nouvel RMI ?

  50. C’est bien ce que dis : l’art de la divination et des chiffres faux pour corroborer une thèse. Le stock d’appartements en vente en Espagne est d’environ 700.000 et je veux bien admettre quelques centaines de milliers supplémentaires mais de là à arriver à 1.6 millions !vaya! et il ne reste presque plus rien sur le marché en ce qui concerne les appartements de protection sociale. Quand on veut tuer son chien…À ce niveau d’imprécision, il est vraiment inutile d’essayer d’appréhender la réalité et c’est perdre son temps! un petit tour pour rien.

    1. C’est pas trop dur de passer du paradis hispanique à la parade hispanique puis au paradis s’panique? Ça à l’air un peu dur l’atterrissage pour vous…

    2. Puisque vous savez lire l’espagnol, lisez ça:

      « Para Business Insider, “el inventario de viviendas sin vender es seis veces peor que en América” -si se tiene en cuenta el nivel per cápita-. Y es que hay en estos momentos 1,6 millones de casas colgadas en España…

      http://www.cotizalia.com/noticias/nueve-razones-espana-economia-muerta-viviente-20100616.html

      Et en anglais:

      9 Reasons Spain Is A Dead Economy Walking

      http://www.businessinsider.com/why-spain-is-a-dead-economy-walking-2010-6#1-over-20-of-the-workforce-is-unemployed-1

    3. Que faites vous des contructions qui ne sont pas achevées et qui ne le seront jamais, et par seulement dans les zones touristiques ?

    4. Juan Lucas, vos chiffres sont ceux du gouvernement?

      (Je trouve étrange votre intervention. Vous travaillez pour l’Ambassade d’Espagne à Paris et vous avez peur des vérités qui se disent sur le premier blog économique de France?)

  51. Il n’y a pas que le Frankfurter Allgemeine, « Die Zeit », journal hebdomadaire important, est assez pessimiste en ce qui concerne la situation de l’Espagne, des papiers confidentiels font une analyse analogue arrivent à la même conclusion: la situation pathogène de ce pays s’enlise, sans que les autorités soient en mesure de trouver une issue à court ou moyen terme. Il y a encore de nombreux bombes à retardement dans le paysage économique de l’Espagen (et ailleurs). Le grand breakdown serait peut-être déjà réalité, mais les gouv. font tout pour gagner du temps, mais du temps pour quoi faire?

    1. La solution pour l’Espagne existe mais elle ne peut pas être envisagée dans le cadre intellectuel et juridique de notre époque.

      Il faut renoncer à rembourser une partie des dettes, remettre le prix du marché immobilier à un niveau accessible à tous, augmenter les bas salaires, nationaliser les banques, exproprier les riches, cesser de produire des fruits et légumes qui empoisonnent les populations avec les produits chimiques achetés dans le monde entier, abandonner l’euros.

      Rien de cela ne pourra se faire sans le retour de la Révolution espagnole.

      Je me réveille : rien ne va se faire et la récession va s’installer durablement dans ce qui aurait pu être un bel endroit pour vivre et qui est devenu une sorte d’enfer, comme ailleurs.

  52. USA: Gates et Buffett incitent les riches à donner la moitié de leur fortune

    NEW YORK — Les deux Américains les plus riches, Bill Gates et Warren Buffett, ont annoncé mercredi qu’ils allaient tenter de convaincre leurs paires millionnaires et milliardaires de donner, comme ils comptent le faire, la moitié de leur fortune à des oeuvres de charité.

    Dans un article publié par le magazine Fortune, MM. Gates et Buffett révèlent que l’idée a germé lors d’un dîner organisé à New York en mai 2009, auquel ont notamment participé le maire de la ville Michael Bloomberg et l’animatrice de télévision Oprah Winfrey.

    http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5jNaTiXGtQFPqdJxcQINKi0Y8EHnw

    Y en a qui font leur nuit du 4 août … ou se donnent bonne conscience.

    1. Ils ont juste la trouille !
      Ils pensent que les pauvres hères leur seront reconnaissants.
      Il leur eut fallu cèder 90% de leurs $Mds et vivre sans yachts depuis longtemps pour être considérés comme bienfaiteurs.

    2. Donner ce qui ne sert à rien à des oeuvres de charité, ou le faire croire, ce ne serait pas pour acheter le salut de leurs âmes ?

  53. Ou l’on en apprends de belles!

    «  » » »Immixtions de l’Elysée

    Mais les révélations de Mediapart ne s’arrêtent pas là. Car le site signale que ces enregistrements dévoilent des « opérations financières destinées à échapper au fisc », des « relations avec le ministre Woerth et son épouse » (celle-ci a géré entre 2007 et 2010, au sein de la société Clymène, la fortune de Liliane Bettencourt) et « des immixtions de l’Elysée dans la procédure judiciaire ».

    On apprend ainsi qu’Eric Woerth a permis à l’Institut d’obtenir un bâtiment de l’Hôtel de la Monnaie, où doit être construit un auditorium ‘André Bettencourt’, du nom du défunt mari de Liliane. On apprend aussi que Liliane Bettencourt, à la demande de Patrice de Maistre, le gestionnaire de sa fortune, a signé des autorisations de paiement à Valérie Pécresse, Eric Woerth et Nicolas Sarkozy, car, précise le gestionnaire, « en ce moment, il faut que l’on ait des amis ». » » » »

    http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/societe/20100616.OBS5617/les-enregistrements-prouvent-que-bettencourt-est-sous-emprise.html

  54. Spanish banks are borrowing record amounts from the European Central Bank.

    According to FT, Spanish banks borrowed €85.6bn ($105.7bn) from the ECB last month. This was double the amount lent to them before the collapse of Lehman Brothers in September 2008 and 16.5 per cent of net eurozone loans offered by the central bank.

    “If the suspicion that funding markets are being closed down to Spanish banks and corporations is correct, then you can reasonably expect the share of ECB liquidity accounted for by the country to have risen further this month,” said Nick Matthews, European economist at RBS.

    Bottom line: This is nothing but a sign of a run on Spanish banks. They can’t get funding in the markets and there is a steady withdrawal of funds from the banks. For all practical purposes, the ECB is supporting the Spanish banking system with life support measures. This means that the ECB will have to drain funds from elsewhere in the system to sterilize this rescue operation. Without sterilization the effort becomes very inflationary, with sterilization the effort distorts the entire EU economy. It’s all destabilizing.

    The only reasonable alternative is to allow the Spanish banks to go into bankruptcy and restructure.

  55. C’est inquiétant l’humour noir est monté d’un cran depuis quelques semaines sur le blog.
    Pierre et Vigneron, et même François, insensiblement de plus en plus caustique, s’en donnent à coeur joie, si j’ose dire.
    Curieusement Paul en fait moins qu’avant sur ce terrain, se fait plus grave, devons-nous craindre l’imminence d’un désastre ?

    AH si les révolutions pouvaient être pacifiques ! J’y souscrirais dare dare.
    Les puissants, autrement appelés décideurs, mettent un peu d’eau dans leur vin, pour nous faire avaler l’amère potion, pour qu’on se tienne tranquilles. Poudre aux yeux. La colère est grande. Ne baissons pas la garde. La gravité et l’humour pour seuls viatiques.

    1. Les révolutionnaires sont des être humains pacifiques que la dictature, aujourd’hui du capital, a obligé à se taire, se vendre ou se défendre.
      Question de circonstance et d’intégrité.

    2. Le flot perpétuellement renouvelé des émigrants fit régner la panique dans I’Ouest. Les propriétaires tremblaient pour leurs biens. Des hommes qui n’avaient jamais connu la faim la voyaient dans les yeux des autres. Des hommes qui n’avaient jamais eu grand-chose à désirer voyaient le désir brûler dans les regards de la misère. Et pour se défendre, les citoyens s’unissaient aux habitants de la riche contrée environnante et ils avaient soin de mettre le bon droit de leur côté en se répétant qu’ils étaient bons et que les envahisseurs étaient mauvais, comme tout homme doit le faire avant de se battre. Ils disaient : ces damnés Okies sont crasseux et ignorants. Ce sont des dégénérés, des obsédés sexuels. Ces sacrés bon Dieu d’Okies sont des voleurs. Tout leur est bon. Ils n’ont pas le sens de la propriété.

      Et cette dernière assertion était vraie, car comment un homme qui ne possède rien pourrait-il comprendre les angoisses des propriétaires? Et les défenseurs disaient : ils apportent des maladies avec eux, ils sont répugnants. Nous ne voulons pas d’eux dans nos écoles. Ce sont des étrangers. Vous accepteriez que votre sœur fréquente un de ces êtres-là?

      Les indigènes se montaient la tête et s’excitaient mutuellement jusqu’à n’être plus que haine et cruauté implacables. Alors ils formaient des sections, des escouades et les armaient de matraques, de grenades à gaz, de fusils. Le pays nous appartient. Il faut leur serrer la vis à ces maudits Okies. Et les hommes auxquels on avait donné des armes n’étaient pas des propriétaires, mais ils finissaient par se figurer que le pays leur appartenait. Les petits employés. qui faisaient du maniement d’armes la nuit n’avaient rien à eux, les petits boutiquiers ne possédaient qu’un plein tiroir de dettes, mais une dette c’est encore quelque chose à soi, et une bonne place c’est quelque chose à quoi on tient, L’employé se disait : je gagne quinze dollars par semaine. Si jamais un de ces sacrés Okies accepte de travailler pour douze dollars. Je serai frais; et le petit boutiquier se disait : jamais je ne pourrais lutter contre un homme qui ne serait pas endetté.

      Les émigrants déferlaient sur les grand-routes et la faim était dans leurs yeux et la détresse était dans leurs yeux. Ils n’avaient pas d’arguments à faire valoir, pas de méthode; ils n’avaient pour eux que leur nombre et leurs besoins. Quand il y avait de l’ouvrage pour un, ils se présentaient à dix — dix hommes se battaient à coups de salaires réduits.

      Si ce gars-là travaille pour trente cents, moi je marche à vingt-cinq.

      Il accepte vingt-cinq? Je le fais pour vingt.

      Attendez… c’est que j’ai faim, moi. Je travaille pour quinze cents. Je travaille pour la nourriture. Si vous voyiez les gosses, dans quel état ils sont — ils ont des espèces de clous qui leur poussent; à peine s’ils peuvent remuer. Leur ai donné des fruits tombés et maintenant ils ont le ventre enflé. Prenez-moi, je travaillerai pour un morceau de viande.

      Bonne affaire. Les salaires baissaient et les cours se maintenaient. Les grands propriétaires se frottaient les mains et envoyaient de nouveaux paquets de prospectus pour faire venir encore plus de monde. Les salaires baissaient sans faire tomber les prix.

      D’ici peu, nous serons revenus au temps des serfs.

      Là-dessus, les grands propriétaires et les Sociétés Foncières eurent une idée de génie : Un grand propriétaire achetait une fabrique de conserves, et dès que les pêches et les poires étaient mûres, il faisait baisser les cours au-dessous du prix de revient. Et en qualité de fabricant, il se vendait à lui-même les fruits au cours le plus bas et prenait son bénéfice sur la vente des fruits en conserve. Mais les petits fermiers qui n’avaient pas de fabriques de conserves perdaient leurs fermes au profit des grands propriétaires, des Banques et des Sociétés propriétaires de fabriques. Les petites fermes se raréfiaient de plus en plus. Les petits fermiers allaient habiter la ville, le temps d’épuiser leur crédit et de devenir une charge pour leurs amis ou leurs parents; et finalement ils échouaient eux aussi sur la grand-route, où ils venaient grossir le nombre des assoiffés de travail, des forcenés prêts à tuer pour du travail.

      Et les Sociétés et les Banques travaillaient inconsciemment à leur propre perte. Les vergers regorgeaient de fruits et les routes étaient pleines d’affamés. Les granges regorgeaient de produits et les enfants des pauvres devenaient rachitiques et leur peau se couvrait de pustules. Les grandes Compagnies ne savaient pas que le fil est mince qui sépare la faim de la colère. Au lieu d’augmenter les salaires, elles employaient l’argent à faire l’acquisition de grenades à gaz, de revolvers, à embaucher des surveillants et des marchands, à faire établir des listes noires, à entraîner leurs troupes improvisées. Sur les grand-routes, les gens erraient comme des fourmis à la recherche de travail, de pain. Et la colère fermentait.

      John Steinbeck, Les raisins de la colère, Chapitre XXI

    1. Il y a une unique solution : ne pas faire de nouveaux emprunts, c’est à dire ne pas rembourser les anciens !

      Le jour où cela va se produire est de toute manière pour bientôt.

  56. D’après le Daily Mail (ok, ce n’est pas le FAZ ou le FT), Barroso aurait évoqué devant des responsables syndicaux les risques d’émeutes et de coups d’état militaires qui peuvent survenir dans les pays du sud de l’Europe, dus aux envolées des taux et à l’effondrement des services publics au cas où ces pays ne puissent plus se financer. D’après lui, ils n’ont d’autre choix que de sortir leurs plans d’austérité.

    Sale chantage ou réelle inquiétude ?

    A lire ici.

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