L'actualité de la crise: le marché a toujours raison mais ne dit pas en quoi…, par François Leclerc

Billet invité.

LE MARCHE A TOUJOURS RAISON MAIS NE DIT PAS EN QUOI…

Avec un bel ensemble, toutes les bourses européennes, japonaises et américaines viennent à nouveau de louper une grosse marche. De son côté, l’euro continuait de descendre par rapport à toutes les monnaies, à l’exception de la livre anglaise. Dans le monde entier, les dirigeants s’alarment de la situation de l’Europe, depuis Pékin et Tokyo jusqu’à Washington. Timothy Geithner, secrétaire d’Etat Américain au Trésor, est à nouveau dépêché en ambassade auprès des Allemands, des Britanniques et de la BCE, à peine finie sa mission à Pékin. Barack Obama s’entretient une fois encore au téléphone avec Angela Merkel.

Plus la crise européenne se poursuit, moins son issue s’éclaire, plus elle acquiert une dimension internationale.

Pour tous, les sujets d’inquiétude sont en effet multiples. La chute de l’euro et la perspective d’une récession européenne viennent freiner les ambitions commerciales de tous ceux qui voient dans le développement de leurs exportations la seule opportunité de développer leur croissance. Le danger d’une déstabilisation du système bancaire européen, provenant de défauts jugés inévitables de certains des pays de la zone euro, pourrait menacer le système bancaire américain et déclencher un nouveau cataclysme, sévère rebond d’une crise qui ne manque pas d’occasions à cet égard.

Le Peterson Institute for International Economics estime que les banques américaines seraient globalement exposées à hauteur de 1.500 milliards de dollars dans l’Union européenne. Citigroup, pour sa part, évalue à 190 milliards de dollars l’exposition des cinq plus grandes banques américaines à la Grèce, l’Irlande, l’Italie, le Portugal et l’Espagne.

De leur côté, Les marchés continuent de se manifester sans équivoque, sans que l’on comprenne exactement pourquoi. Craignent-ils le niveau atteint par la dette publique en Europe, et pour quelle raison vu qu’elle est la plus faible de tout le monde occidental ? Redoutent-ils la perspective d’une entrée de la région dans une longue récession économique ? Réagissent-ils, qui plus est, à la mesure allemande d’interdiction sur son territoire de certaines spéculations financières ?

Le marché à toujours raison, certes, mais qu’exprime-t-il avec tant d’insistance ? Qu’il faut couper brutalement les déficits à l’allemande, ou ne pas faire obstacle à la relance, comme vient le demander Tim Geithner en Europe, qui a besoin de celle-ci aux Etats-Unis pour réduire la dette ? La réponse est qu’il semble vouloir tout à la fois, signe de l’impasse dans laquelle la crise générale est en train d’entrer, en venant à demander l’impossible. On retrouve d’ailleurs ces mêmes exigences contradictoires, ce même flou qui laisse pantois dans les communiqués du FMI. Qui se traduisent toutefois, sur le terrain, par l’énoncé des mêmes conditionnalités avec lesquelles sa réputation s’est bâtie.

Au coeur des inconnues qui se manifestent depuis maintenant des mois se trouvent des interrogations sur la politique suivie par le gouvernement allemand. Seule stratégie qui s’est affirmée, alors que chez les autres elle brille par son absence. A ce titre critiquée, tant en raison de ses atermoiements que de ses surprises, de son rigorisme et de ses conséquences, si celui-ci devait l’emporter. Avec comme seule certitude que l’euro, à ce régime, ne tiendra pas les chocs à venir, fruits de cette stratégie considérée intenable. De fait, les Allemands sont déjà enlisés à Bruxelles, Herman van Rompuy, président de l’Union européenne et José Barroso, président de la commission, prenant leurs distances avec leur plan.

Sur la lancée de la crise grecque, et de l’exemple qu’elle a donné, les gouvernements européens brûlent leurs premières cartouches sur le front de l’austérité, entraînés par les Allemands. Les Britanniques s’y lancent, les Grecs, les Espagnols et les Portugais en tirent de nouvelles, les Italiens s’y engagent, les Français commencent à s’y risquer. Les Allemands, de leur côté, tiennent à montrer l’exemple en alliant le geste à la parole.

Mais il apparaît de plus en plus que chaque pays à ses propres problèmes à résoudre, réclamant des mesures particulières. Les Espagnols, suivants sur la liste selon les mauvaises augures, doivent faire face à leur bulle immobilière et à l’état catastrophique qui en a résulté de leur réseau de caisses d’épargnes, qui par son importance représente la moitié du système bancaire du pays.

Le FMI se fait désormais pressant à leur égard, il vient de réclamer ce qu’il appelle non sans euphémisme « un rééquilibrage en douceur de l’économie », avec un programme en trois points : consolidations du budget et du secteur bancaire pour les deux premiers. Le troisième est lui seul décrit dans le détail, consistant à « rendre le marché du travail plus flexible pour favoriser l’emploi et sa redistribution entre secteurs », le coût du licenciement devant être abaissé « au moins aux niveaux moyens en vigueur dans l’Union européenne », l’indexation des salaires avec l’inflation abolie, et la fixation des salaires « décentralisée ».

Voilà une feuille de route sans ambiguïtés. Sans détour, elle exprime la crainte que l’Espagne voit très prochainement son tour venu d’être attaquée par les marchés. Car les commentateurs lui font porter, en raison d’un fort soubresaut de la crise des caisses d’épargne, la responsabilité de la poursuite de la chute de l’euro.

Les Italiens, de leur côté, viennent sur le devant de la scène et reconnaissent tardivement que leurs régions du mezzogiorno sont financièrement à bout de souffle alors que se profile un fédéralisme fiscal qui ne pourra qu’accentuer les déséquilibres régionaux et que leurs collectivités sont minées par la bombe à retardement d’emprunts toxiques à hauteur de plus de 33 milliards d’euros. Un collectif budgétaire de 24 milliards d’euros sera adopté mardi, comprenant « des sacrifices très lourds, très durs », selon Giani Letta, le bras droit de Silvio Berlusconi.

Les Allemands continuent de discrètement tenir à bout de bras leur réseau de banques régionales et annoncent avec plus d’ostentation 10 milliards de coupes budgétaires sur leur budget de l’année prochaine. Les Anglais, qui font face au plus important déficit public de toute l’Union européenne, viennent d’annoncer 6,2 milliards de livres de coupes budgétaires pour commencer, en attendant fin juin la divulgation d’un nouveau projet de budget pour l’année fiscale en cours (qui se termine en mars prochain).

Enfin, cette énumération serait incomplète si l’on ne faisait état de la situation dans de nombreux pays dits de l’Est, où le retrait des capitaux de l’Ouest a brutalement retiré le tapis de sous leurs pieds, amenant la BERD a procéder à une augmentation de capital de 10 milliards, afin d’augmenter ses investissements et de partiellement s’y substituer.

La crise européenne n’est pas uniquement une crise de la dette publique, comme elle est présentée abusivement. Elle résulte d’une combinaison de celle-ci avec la poursuite de la crise de la dette privée, rendant son approche d’autant plus compliquée. C’est d’ailleurs ce qui explique que le gouvernement allemand cherche à appuyer sa politique de diminution à marche forcée des déficits publics par des mesures de régulation de la finance, bien placé pour apprécier les dégâts qu’elle a causés dans leur propre système financier et pour savoir qu’ils ne sont pas résorbés. Cherchant à ce qu’au moins cela ne s’aggrave pas.

Il y a beaucoup de duplicité dans l’utilisation de l’une pour masquer l’autre.

Sans doute faut-il le redire, la volte-face opérée par la BCE en s’engageant dans le financement du déficit des Etats a comme principal objectif d’à nouveau sauver le système bancaire européen par ricochet. L’objectif est de le prémunir des conséquences du défaut des pays qui ne peuvent parvenir à se financer sur les marchés, car cela le secouerait durement. Dans l’urgence et presque la débandade, le choix a été fait de venir une nouvelle fois à son secours, avec comme conséquence de rendre encore plus douloureux – et aléatoire – l’accomplissement de l’objectif fixé dès le départ : faire payer le coût de la crise non pas aux pollueurs mais aux pollués.

Dans un article publié lundi matin par le Financial Times, Wolfgang Münchau met en doute la solvabilité de l’ensemble de l’Union européenne, prenant en compte non seulement le niveau atteint par la dette publique de ses membres, mais aussi les engagements tous confondus qui y ont été pris, tant envers les Etats que les établissements bancaires. Il en tire comme conclusion la grande fragilité de l’ensemble. Rappelant l’état du système bancaire européen, il fait en particulier état de la situation des banques allemandes et françaises, qui sont loin d’avoir réglé le problème posé par les actifs toxiques qu’ils détiennent. Les Allemandes en possédant, selon le Bafin (l’organisme régulateur), pour une valeur de 800 milliards d’euros à elles-seules, un énorme montant encore sous-estimé selon Wolfgang Münchau.

Dans ces conditions, provocateur, il se demande quelle sera la note que les agences pourront bien attribuer à la structure chargée de gérer le plan de sauvetage européen, la SPV (Special Purpose Vehicle) dont le fonctionnement fait toujours débat et qui n’a pas encore été crée. Au final, il ne voit pas comment l’édifice pourrait ne pas s’écrouler comme un château de cartes, faute d’une croissance salvatrice, à l’émergence de laquelle la politique allemande s’obstine à tourner le dos, si les banques n’apurent pas leurs bilans.

Venant ajouter à la confusion ambiante, mais tirant sur une autre cible, Olivier Blanchard, l’économiste en chef du FMI, estime pour sa part dans une interview à La Tribune de mardi qu’il est nécessaire que la BCE « clarifie sa communication »; afin de convaincre les marchés qu’elle continuera, « si nécessaire », à acheter des obligations d’Etat. Il met en garde contre le risque que « sous la pression des marchés, certains pays fassent du zèle dans l’austérité ». Tout le contraire, en somme, de la politique préconisée par les Allemands.

Enfin, Simon Johnson, ancien chef économiste du FMI et pourfendeur aux Etats-Unis du projet de loi sur la régulation financière, développe une toute autre analyse dans un article co-signé avec Peter Boone et publié dans le Telegraph. Il considére qu’une restructuration de la dette des pays les plus fragiles doit être organisée et un changement de destination des fonds européens du plan de stabilité financière opéré. Afin de les utiliser non plus pour sauver les Etats mais les banques qui payeront les pots cassés, après avoir du consentir à une décote de leurs créances. Car cela coûtera moins cher et créera une porte de sortie sans cela introuvable.

Toutes ces analyses divergent sur la stratégie à adopter mais ont donc en commun de mettre en doute la viabilité de celle que les Allemands tentent d’imposer. La dynamique de la crise se chargera de dénouer ce noeud, mais dans la douleur car ce n’est pas au final un débat d’idées. Dans l’immédiat, l’euro continue de baisser, le marché interbancaire de donner des signes de défiance accrue entre les établissements, sans que rien ne parvienne à arrêter la glissade continue du premier et ne vient contribuer à rétablir la confiance entre les seconds.

Le dossier de la taxe financière revient pour sa part à la surface, la commission de Bruxelles ayant semble-t-il l’intention de le réactiver, avec comme objectif de réunir ainsi le financement permettant d’octroyer des garanties au banques ou de créer des bad banks provisoires, voir d’aider au démantèlement organisé d’établissements, via des fonds nationaux.

Dans un mois, le sommet de Toronto des 26 et 27 juin risque d’être agité à ce sujet, il est prévu qu’il ne sera pas conclusif. C’est pourquoi celui de Séoul, qui le suivra en novembre prochain, est déjà dans la ligne de mire de ceux qui veulent faire avancer ce dossier, les Allemands en première ligne, les Français très restrictifs. Il y a en effet de la dénonciation de la distorsion de la concurrence dans l’air, les canadiens étant opposés à une telle mesure et les Américains venant d’inscrire dans leur projet de loi, par Sénat interposé, l’interdiction de toute aide gouvernementale aux banques en cas de problèmes de celles-ci ! En Europe, les débats promettent d’être tumultueux sur le montant et l’assiette de la taxe. Qu’en pense l’Institute of International Finance, le lobby des mégabanques ? Il n’est pas opposé dans son principe à une telle taxe, mais à la condition qu’elle ne soit pas préventive, car elle fortifierait alors l’aléa moral…

Pour mieux saisir la partie qui est en train de se jouer, il est intéressant d’observer de plus près le marché obligataire, là où se retrouvent pour y chercher leurs financements les Etats, les collectivités locales, les entreprises et les établissements financiers. Il est en panne ces derniers temps, le volume global des émissions ayant chuté. Les entreprises et les banques peinent désormais pour attirer les investisseurs. L’inquiétude monte à ce propos de partout, car si ce grippage devait se poursuivre, il atteindrait les émetteurs privés, banques et entreprises, ainsi que les collectivités. Une crise du crédit bancaire ne suffisant pas, une autre du crédit obligataire se profile.

Une interview au Financial Times de lundi de Corrado Passera, le patron d’Intesa Sao Paulo (une banque commerciale fleuron du système bancaire italien), apporte un éclairage au dossier. Moins parce que celui-ci s’oppose aux position défendues par l’Institute of International Finance (IIF), sur des sujets aussi chauds que l’interdiction des structures hors bilan ou l’utilisation obligatoire de chambres de compensation pour les produits dérivés, mais parce qu’il réaffirme que le plus important dans ce qui est attendu du Comité de Bâle sont les règles régissant la liquidité disponible des banques, qui doit selon lui être très renforcée. Stephen Green, le PDG de HSBC qui préside l’IIF, défend pour sa part l’idée que les ratios de liquidité doivent pouvoir être modifiés par le régulateur (on devine que c’est à la baisse). A l’arrivée, l’enjeu s’exprime en milliards de d’euros et de dollars, ceux que les banques devront aller chercher sur le marché pour se conformer à la réglementation – dite de Bâle III – quand elle sera adoptée.

L’accès dans les meilleures conditions au marché obligataire est vital pour tous ceux qui s’y rencontrent, il est en passe de devenir l’objet d’une compétition farouche. La crise européenne en est un des épisodes, rien de moins. Les marchés – juge et partie quand on considère les mégabanques qui en sont d’éminents membres- ne font qu’exprimer leurs priorités et intérêts en faisant pression sur les Etats pour qu’ils diminuent leurs ponctions sur le marché obligataire.

Mais il est une autre approche instructive de la crise de la dette publique, qui concerne les Etats-Unis, la mise à nu d’un mécanisme essentiel de base de la gestion de la dette américaine. L’Etat et les mégabanques américaines ont partie liée dans la défense d’une activité financière très profitable à n’entraver à aucun prix : la spéculation sur les produits dérivés. D’où la plus visible des carences de la loi qui va être adoptée. La raison en est que l’Etat américain a un besoin vital : les investisseurs américains, qui contribuent au financement de la dette publique pour un tiers de son volume, doivent pouvoir continuer à faire leurs affaires afin de continuer à jouer le rôle qui leur est dévolu par le Trésor: assurer à court terme le roulement de la dette.

Leur en laisser les moyens, c’est un prêté pour un rendu. Lire à ce propos l’analyse éclairante de la structure de la dette fédérale sur le blog d’Onubre Einz intitulé « Economie et crise aux USA ».

Les américains disposent ainsi d’un mécanisme donnant de la souplesse à la gestion de leur dette publique, faisant appel pour la financer en premier lieu aux investisseurs américains, qui achètent des obligations à court terme, avant de restructurer ensuite leur dette dans des obligations à long terme auprès des investisseurs étrangers ou des « trusts ». Ce n’est pas le cas des Européens, qui dépendent des marchés plus étroitement, expliquant qu’ils font en priorité les frais de la crise de la dette publique.

Mais le dispositif stratégique américain, qui pourrait s’inscrire dans celui relatif à la sécurité nationale du pays, résistera-t-il longtemps si la croissance économique n’est pas au rendez-vous ? A bien y regarder, d’où vient le danger principal, des Chinois ou des investisseurs américains eux-mêmes ? Dans une envolée assez audacieuse, Larry Summers, le conseiller économique de Barack Obama, vient de mettre sur le même plan la sécurité nationale, le changement climatique planétaire et la réduction du déficit budgétaire comme autant de problèmes « qui ne sont pas insolubles ». Ajoutant devant son auditoire d’étudiants de Washington : »La première mesure est de faire tout ce que nous pouvons pour permettre la reprise ». C’est exactement ce que les Européens ont dit, avant de devoir en faire leur deuil.

Où trouver un tel gisement de croissance ? S’inscrivant dans l’orthodoxie du moment, Robert Zoellick, président de la Banque Mondiale, croit le déceler dans l’exportation. A propos de l’Europe, dit-il, « Il ne s’agit pas que d’avoir une austérité à toute épreuve, mais de trouver des voies durables vers la prospérité ». Où doivent-ils les chercher, selon lui ? « Ils ont besoin de saisir les occasions venant de la croissance dans les pays en développement pour éviter leur propre décennie perdue ». En d’autres termes, il n’y a de salut que dans l’exportation, nous revoilà en vue du même butoir. Quand allons-nous entendre que, pour y parvenir, il faut réformer le système monétaire international ?

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155 réflexions au sujet de « L'actualité de la crise: le marché a toujours raison mais ne dit pas en quoi…, par François Leclerc »

  1. Bonjour,
    je lisai quasiment en même temps ces deux infos :
    http://www.lemonde.fr/economie/article/2010/05/25/tokyo-et-wall-street-moroses-l-euro-en-berne_1362482_3234.html
    http://bugbrother.blog.lemonde.fr/2010/05/25/la-grande-bretagne-enterre-la-societe-de-surveillance/#xtor=RSS-32280322
    Et je n’ai pas pu m’empêcher d’y voir un lien. Celui d’un Royaume Uni qui décide de changer son système, faisant par là peser une menace plus que certaine sur l’industrie financière dont les britanniques sont les principaux hôtes. Car qui dit changer le mode de gouvernance sociale dira obligatoirement changer les règles de la répartition des richesses. Je ne serais pas étonné que les « marchés » l’aient perçu de la sorte.
    A une semaine d’intervalle, les intitiatives allemande sur la régulation financière et britannique sur le changement de cap politique sont des signes que j’espère être annonciateurs de grands changements…

    1. J’aime bien votre observation. Elle lie la puissance des marchés financiers à la surveillance des péquins de mon acabit. Si le monde est dominé par les financiers, ils ont besoin de tout savoir pour faire les meilleures prévisions et opérations possibles. Il est donc rationnel de surveiller la populace.

    2. Hhmm…

      Le premier grand changement qui semble se profiler risque d’être la fin de la coalition du gouvernement britannique…
      La culture de la délation est une réalité, chez nos agréables voisins.

    3. Je n’y crois pas du tout. Ce qu’ils enterrent, (si enterrement il y a), c’est un mode de surveillance plutôt débile, mais pas son principe. On verra surgir d’autres formes qui seront d’autant plus imparables qu’on les dira « rationnelles », et qu’elles seront masquées : incolores, inodores et sans saveur eu égard aux libertés individuelles. Lire IBM et la société de contrainte. Je cite (page 4, colonne de droite du fichier pdf) :

      Pourquoi tout optimiser ? Pourquoi tout confier à la machine ? Pour se conformer aux lois de l’efficacité séparée qui, de l’économie, s’imposent à
      la vie entière et colonisent les esprits. Efficacité séparée puisque coupée du reste de la vie, exclusivement économique, sans vue d’ensemble : valeur en soi, recherchée pour elle-même, jamais questionnée sur sa finalité.

      Cette notion d’efficacité séparée, très puissante, est l’un des piliers du capitalisme. Elle justifiera que, par la convergence des nanotechnologies, des objets communiquants et des bases de données gigantesques, on mette en place des systèmes de surveillance par les données, des systèmes qui seront autrement plus « intelligents » que ceux d’aujourd’hui. Les individus y seront « traçables » comme des steaks…

    4. @crapaud rouge
      vous avez tout à fait raison. Et c’est bien de voir enfin soulever ici le problème des nanotechnologies, des puces RFID, de toutes les applications à base de géoréférencement et des bases de données qu’elles alimentent etc… La vidéo-surveillance ? c’est la préhistoire du contrôle des masses et pour un ratio coût/efficacité modéré ; çà reste surtout assez voyant. Or ces nouveaux jouets sont formidables : inodores, incolores, invisibles et très précis.

    5. @ Crapaud rouge
      Tout à fait d’accord. Il y a bien longtemps que je suis convaincu de la volonté du système en place de se maintenir par tous les moyens. Dussent ceux ci priver de manière durable, voire définitive, la population de ses droits élémentaires.
      J’entrevois même, au-delà de la « société de contrôle » envisagée par Deleuze en fin de son ouvrage sur Foucault, une « société de conditionnement » propre à faire intégrer ce contrôle par chaque membre de ladite société.
      Je puis même penser, à l’observation de ce qui se met en place sous nos yeux, que ce principe de gouvernement est en cours d’élaboration. Sans qu’il soit pour autant le fruit d’un complot. Mais consiste en la simple application d’un processus mené à son extrémité, quels qu’en soient les dégâts, et pour la raison qu’il ne peut connaître d’autre issue. Un « TINA » valant pour lui-même en quelque sorte.

    6. @ Mendia,
      Pas du tout d’accord avec vous sur l’association systématique nanotechnologie- société de contrôle. Mais bon ce n’est pas le sujet du blog alors j’en reste là.

    7. Crapaud Rouge,

      Cette notion d’efficacité séparée est nouvelle pour moi. Je la comprends comme un transfert de la responsabilité des actions aux machines. Tout doit devenir de plus en plus automatique, algorithmique. L’humain est à éliminer des relations. Tout cela est le programme de Descartes et de La Mettrie mis en application sur une échelle beaucoup plus grande que ces deux personnages pensaient imaginables. Tout cela relève de cette vision de l’individu isolé qui reconstruit le monde selon son idée et qui va le conquérir. Tout cela relève de cette hypothèse qu’une construction de l’esprit est supérieure à la réalité.

      Tout cela est hors-la-vie. Tout cela exige un contrôle absolu de tout et de tous. Vous appelez le système de contrôle débile. Il va s’améliorer selon ce programme. Les caméras de vidéosurveillance ne sont vraiment que l’amuse gueule avant les apéritifs. Tout cela rend les rapports de force inéluctables. La vision de la réalité qui sera utilisée sera celle du plus fort. Après, il aura les moyens de la faire respecter.

      Demain ne chante pas.

    8. Bonsoir,
      Je viens raconter une anecdote vraie, la mienne, qui colle bien avec l’actualité décidément. En fait, ce doit être commun à de nombreux chômeurs mais je n’en ai pas encore la preuve.
      Je pense qu’il y a de nombreuses façons de surveiller les gens à leur insu. Personnellement, j’ai reçu un compte-rendu d’un rendez-vous fictif provenant de pôle emploi. Au cours d’une soi-disant entrevue, on s’était aperçu que je n’avais pas créé mon espace internet sur le site de pôle emploi donc on m’a inscrit à un atelier dans le but de m’aider à créer cet espace.
      Cet atelier est une convocation obligatoire avec menace de radiation si je m’y rends pas. Les « cours » sont desservi par une entreprise privée pour un coût que je ne connais pas.
      Une personne qui a créé cet espace m’a parlé de bugs fréquents mais surtout du fait que dès qu’elle se présente sur le site, elle est appelée par son prénom sans même s’être identifiée même après suppression de cookies, fichiers temporaires ou historique. Ce serait l’adresse IP qui serait automatiquement reconnue.
      Dans un autre registre, ma banque me demande, photocopie de carte d’identité, de feuilles de paie et quittance de loyer suite à une loi qui se réfèrerait à une surveillance luttant contre le terrorisme et le blanchiment d’argent. Comme mes revenus sont nuls, je me demande si ce n’est pas ça me problème. Est-ce que tout cela est bien légal?

    9. @débat techno plus haut

      La bêtise de la télé-réalité n’a eu qu’un modeste besoin de nanotechnologie.

      (le défrichage de l’Europe au Moyen âge n’a pas eu besoin des sales tracteurs polluant du XXe siècle,
      bref distinguons causes et effets).

      Que nous soyions « victimes » intoxiquées des « industries de programme » ou industries culturelle, c’est une relative évidence, mais nous avons appris à la tolérer , à croire qu’on peut s’en abstraire, faire la nique à NIKE le jour où on en aura envie.
      C’est néanmoins là que ce fait le plus grand formattage, avec le lancement de cohortes de produits dérivés par les jeux vidéos, etc.

      Tout cela repose sur de bon vieux ordinateurs en silicium décrits partout et qui n’ont pas de gros mystère « nanotechnologique » en leur centre, juste la puissance de calcul du Pentium ou de l’Atom, et quelques capteurs d’un taille pas nano du tout (matrice de vision CMOS, 2Mpix au pas de 3 micron ca fait 4*5 mm, accéléromètres de la Wii, la douzaine de microns, pas nano du tout.

      Encore pire pour la RFID qui descend jusq’au demi-mm mais sûrement par moins (ca suffit pour être implantable sous la peau, je ne le nie pas, c’est déjà le cas pour les chevaux) mais la portée de la RFID est ridicule, en raison de la physique des antennes : il faut quand même charger à distance la puce RFID par l’induction de la bobine émettrice du lecteur dans la microscopique bobine autour de la puce , et ce sans griller aux radio-fréquences le gentil porteur du RFID. Il s’agit donc de puissance faiblardes et de portées minimes (<1m), et par ailleurs, il est assez facile de faire un détecteur de lecteur RFID ou d'isoler sa puce dans une feuille de type mumétal pour la soustraire aux champ magnétique oscillant des radiations).

      En bref, ne nous trompons pas d'ennemi, la dose de bêtise qu'on nous impose est analysable socialement.
      Elle est analysable ainsi autant que l'était la domination des fortunés propriétaires des aciéries du temps de Marx, à ceci près que la denrée "culture" touche à la singularité des êtres sous une forme plus totale que la prolétarisation du XIXe siècle. Celle-ci se contentait de mécaniser les gestes et ne demandait pas en prime à l'ouvrier d'adhérer à la béatitude devant la star'ac. Même les sociaux chrétiens fin XIXe début XXe laissaient la pédale douce sur le "chrétien".

    10. @timiota
      « En bref, ne nous trompons pas d’ennemi, la dose de bêtise qu’on nous impose est analysable socialement. »
      Je suis bien d’accord avec vous, sur les supports (masse-média, informatique etc.) comme sur les résultats induits. Mais ce nivellement vers le bas est complémentaire des outils d’analyse développés de nos jours.
      Et je voulais surtout mettre en avant le « potentiel » de ces outils. Les RFID par exemple. Je n’évoque pas une puce placée sous la peau à notre insu pour un traçage. Bien entendu. Mais il existe bien des puces à longue portée et tout un tas d’applications possibles (cartographies sociologiques très poussées etc.). Les systèmes de géoréférencement par IP ou par tél. portable, si formidables pour faciliter notre vie quotidienne (!), complètent à merveille ce dispositif.
      Alors si je reste optimiste, je me dis que si la seule industrie publicitaire utilise (déjà) ces ressources, alors effectivement ce n’est pas bien grave. Le témoignage d’ @anastasia37 l’est déjà un peu plus…
      Mais si la situation se complique comme beaucoup semble le pressentir dans ce blog, si les tensions deviennent très fortes, alors ces outils « inoffensifs » ne le deviendront-ils pas beaucoup moins ? Les licenciements récents par contrôle indirect de réseaux sociaux ou l’utilisation d’historiques internet par les DRH ne sont-ils pas les prémices d’une pression technologique utilisée par un « camps contre un autre » (pour résumer) ?
      Juste une aparté : je ne relance pas le débat sur le progrès, d’autres le font bien mieux (Pourquoi j’ai mangé mon père, Roy Lewis). Au contraire, une foule d’applications sont extraordinaires. D’autant plus que leur ouverture au grand public (au bien commun) peuvent aussi permettre un essor individuel très stimulant. Vive les logiciels LIBRES !

  2. Vous incriminez, à juste titre, la politique allemande qui empêche par excès de rigueur le retour d’une certaine forme de croissance mais je vous trouve bien silencieux sur les politiques espagnole et française de maintien du statut-quo immobilier qui me semble tout autant préjudiciable à une reprise véritable.

    1. Bernique, c’est impossible.

      L’Espagne est le pays du château… (blague vaseuse, mais…) et la France a, grâce à son extraordinaire président, décidé de privatiser l’immobilier afin de privilégier le rentier immobilier.

      Tout sera ainsi fait pour éviter que la classe supérieure perde son jackpot.

  3. « réformer le système monétaire… » dites-vous.

    La nationalisation du secteur bancaire, en France, ne serait-elle pas 1 commencement pour dompter les pressions des « marchés »?

    1. Nationaliser d’accord , à condition d’exproprier les actionnaires . Parce que si on leur rachète leurs actions rubis sur l’ongle, pour dans quelques années les leur revendre à prix bradé , merci !

    2. @frederic.lechanu : bravo ! D’autant plus qu’en ce domaine les politiques n’ont pas plus de mémoire que mon chat. (Qui ne rentre à la maison que pour sa gamelle…)

    3. La question de la nationalisation des banques est lancinante. Je l’avais posée à F. Leclerc il y a quelques jours et sa réponse sibylline fut « cela pose pas mal de problèmes ». Je comprends pourtant à la lecture du bouquin de Stiglitz que cette éventualité n’est pas tout à fait stupide et que si AIG a été nationalisée, CityBank aurait du l’être. Alors pourquoi cette question ne vient elle pas sur la tapis de la part d’économistes « sérieux », je veux dire pas aux ordres, à commencer par ce blog ?

    4. Merci pour vos réponses concernant la nationalisation ! J’espère toujours la réaction de l’auteur de l’article….
      cordialement
      TM

    5. Je n’ai pas le souvenir d’avoir été aussi laconique, mais c’est effectivement regrettable !

      Régulièrement, j’ai l’occasion de rappeler le montage qu’avait exposé Willem Buiter, ancien contributeur du Financial Times devenu chef économiste de Citigroup.

      Créer, grâce au transfert des dépôts des banques sinistrées, et sur fonds publics, des good banks et laisser à leur triste sort les actionnaires des bad banks en tête à tête avec les fruits de leurs talents.

      Lui proposait ensuite de privatiser ensuite les good banks, mais c’est après tout une option  !

      Quand à la raison pour laquelle cette hypothèse n’est pas reprise, la fréquentation des médias nous permet tous les jours de mesurer la distance qui sépare toujours, à de très honorables exceptions près, les apôtres de la science économique des fâcheux mécréants que nous sommes.

    6. Ah Monsieur Leclerc, vous me poussez à la provocation !
      Pourquoi cette option des « good banks » nationalisables ne ressort elle pas plus souvent, pourquoi n’est elle pas plus débattue alors que l’interdiction des ventes à découvert à nu a fait l’objet de tant de notes ? Cette dernière mesure aussi importante soit elle si je suis l’avis de Paul Jorion n’a quand même pas le même poids qu’une nationalisation de banques ? Excusez cette remarque de mécréants mais je me sens confortable sur ce blog à cet égard 😉

  4. le fait est que je ne vois plus de gisement de croissance dans aucun secteur à la hauteur de la demande!
    peut-etre la lune ou mars en matuiere de gisement?!(ce n’est pas une blague)

    1. Il reste encore la ressource des normes, l’obligation d’un détecteur de fumée, les nouvelles normes électriques, les nouvelles normes d’isolation ….

    2. J’y reviens toujours, la guerre malheureusement. Détruire pour reconstruire. Vieiliot comme analyse, mais si vrai !

    3. L’un des principaux gisements de la croissance économique est la démographie : dans un pays à faible démographie, le potentiel de croissance est faible. En France, ne nous leurrons pas le potentiel de croissance est de 1,5% environ, peut-être 2% grand maximum.

    4. Bonsoir,

      il me semble que le secteur de la santé est en croissance continue depuis trés longtemps !

      Cordialement

    5. à babypouf
      en cours : prélèvement de 0.77% sur les cotisations mutuelles en vue de financer la campagne de vaccination et les énormes indemnités à payer aux laboratoires pour l’annulation des commandes de vaccins H1N1
      (si l’on convient que le montants des primes payées par 38 millions de cotisants représente environ 29 milliards d’euros, la facture H1N1 est d’un peu plus de 200 millions d’euros)

      à l’albatros
      la démographie est un gisement ….. ???
      mais comme par hasard, très bizarement, elle ne l’est pas toujours comme par exemple dans certains pays, à très forte natalité, mais des populations très très pauvres, en Afrique …
      (d’ailleurs pourquoi seulement les enfants et non pas aussi nos vieillards seraient un gisement …?
      dès fois je me demande si les économistes ne nous promèneraient pas un peu, beaucoup avec leur démographie à la petite semaine ….

    6. On peut aussi coloniser des territoires vierges , comme la Sibérie . Je doute que les Russes soient d’accord !

    7. oui le secteur de la santé est en croissance constante depuis les années soixante
      cette croissance correspond précisément à la dette accumulée provenant d’un certain trou de la sécu.

      n’est pas madoff qui veut mais çà y ressemble

  5. Faute d’avoir développé des infrastructures de transport qui nous permettraient de nous passer du pétrole cher, les exportations n’ont pas l’avenir que certains voudraient leur donner.
    En essayant de continuer comme avant nous sommes en fait au point ou nous détruisons notre capacité à mettre un jour en place une alternative.

    Les seuls gains à faire sont dans l’anticipation de la décroissance et dans la construction d’infrastructure orientée vers une autosuffisance et une organisation locale. C’est le seul moyen de minimiser les dégâts. Est-ce que nous en prenons le chemin ?

    Les peakistes ont par ailleurs toujours dit qu’il fallait éviter une chose en particulier à l’arrivée et après le pic ; avoir des dettes ! Et bien pour le moment on aggrave notre cas à cause de notre incapacité à reconnaître ce qui se passe au niveau du réel.

    Nous, les occidentaux, nous sommes une bande d’enfants gâtés en train de geindre ne voyant pas que notre comportement nous mène à la perte de contrôle généralisée. Sale … !

    1. Peakeur. Vous semblez oublier qu’un humain possède deux bras dont la valeur marchande va se reprendre une côte non négligeable.
      Mais bon. C’est le cerveau pollué par la propagande de la destruction de la valeur travail qui dira à ses bras s’ils doivent servir à une construction ou une destruction.

      Et comme la valeur principal du capitalisme est la destruction….

    2. Strauss Kahn aurait dit que la principale menace qui pèse sur la croissance mondiale est le problème de la dette européenne. Mais quelle blague ! Effacer la dette et vous constaterez que le système mondial est tout autant dans la mouise !

      Imaginez quelle serait la couleur de l’économie mondiale avec un baril stabilisé à 10$ et maintenant imaginez la même chose avec un baril stabilisé à 150$. Je suis sidéré que les économistes soient tellement à côté de la plaque, et pourtant ils ont le nez dessus.

      Imaginez que les USA tombent par hasard sur un nouveau Ghawar ou alors que l’Iran bloque le détroit d’Hormoz, on se rendrait vite compte que l’argent n’est qu’un outil pour s’échanger de l’énergie, ce qui compte le plus.

    3. Youri, tu sembles être un colonialiste sur le tard, Camarade.
      Certes, faire travailler les autres est plus rentable. Mais cela a des limites que nous allons bientôt découvrir…

    4. 10$ ou 150$ ?
      Cette comparaison est susceptible de ne pas être indicative
      de l’ état des réserves. De fait, elle n’indique rien
      sauf la spéculation.

      Si le prix des 159 litres oscille entre 65$ et 150$
      c ‘est que le pétrole, en passe d’être
      rare et d’un emploi obligé, est l’objet d’une spéculation intense.
      Point barre , si je l’osais. Je n’ose pas, donc la suite:
      Il a été montré sur ce blog que le pétrole excite les traders
      et est la source ( de mémoire, à 150$, à ce moment) de
      ‘récompenses’ très importantes. Lire extorsions scandaleuses.

      La rupture d’avec une organisation tout pétrole suppose
      une rupture d’avec un capitalisme de prédation.
      Employer des critère empruntés à l’ innommable,
      pour montrer que le pétrole devient rare est illogique,
      et erroné.

      L’ ère du tout pétrole s’achève. La cause est géologique.
      La variable temps impose une action: il est urgent
      de changer. Et comme l’ innommable et le pétrole
      sont liés de toutes parts, changer les deux
      est une condition de réussite.
      On a une comparaison historique: la prédation
      de l’ ancien régime s’établissait par des impôts
      sur le sel. La fin de la discrimination prédatrice sur le sel
      est contemporaine de la Révolution. C’ est
      une synchronie sans hasard.
      Le sel est resté une nécessité biologique.
      Les hydrocarbonés liquides resteront encore un temps
      le mode de stockage de l’ énergie le plus efficace.
      ( A mon avis, il sera synthétique et mesuré.
      le temps sera long-, sauf avancées techno.
      stockage de l’hydrogène ? )

    5. @Yvan : colonialiste, moi ??? ^^ Par contre, j’apprécie le « Camarade » ! 😉

      Ce que je veux dire, c’est que, quand tu parles de nos deux bras comme solution au peak oil, moi je veux bien, mais ça implique une baisse du « niveau de vie » (pas forcément de la qualité !) simplement insupportable pour la majorité d’entre nous ! Surtout si on y est pas préparés…

      Voilà pourquoi il serait de prendre en considération cette question primordiale de la réduction massive de notre accès à l’énergie pas chère dans les 3 à 10 ans et entamer les changements nécessaires pour que ça soit le moins douloureux possible quand ça sera inéluctable.

    6. Salut Peak et tous les autres

      Je suis heureux de voir que quelques uns placent l’épuisement des ressorces au même niveau que la dette, car je pense que les deux vont de pair.
      On ne résoudra pas le problème de la dette sans résoudre le problème du pic tout comme on ne résoudra pas le problème du pic sans résoudre le poblème de la dette.
      En définitive, il est plus que temps (et bien plus que cela) d’investir massivement dans les économies d’énergie, dans la relocalisation de l’activité économique pour la rapprocher du citoyen afin de réduire les déplacements etc…
      Je ne suis pas économiste, mais je deviens énergéticien par la force des choses, de plus je travail dans une petite entreprise qui installe des pompes à chaleur et force est de constater de visu tous les jours la dificulté de remplacer le pétrole dans une société capitaliste industrielle.
      Le problème est le EROEI et sans voir les choses sous un autre angle on ne peut résoudre le problème ni de la dette ni du pic.
      Bien cela!!! Mais comment financer tout cela quand le système va dans l’autre sens? Prendre l’argent chez les riches en les distribuant aux pauvres? Je pense que Robin des bois c’est fini et de toutes manières cela ne marchera pas sans une prise de conscience des pauvres, on est loin du compte.
      Comme le disait Paul lors d’un autre billet plutôt qu’un effondrement brutal du capitalisme nous avons besoin d’une transition économique qui puisse préparer l’après pétrole et l’après capitalisme.
      Le capitalisme, c’est comme une bicyclette, si on s’arrête de pédaler on tombe.
      Le fait de pédaler est la croissance mais pour cette croissance, il faut de la croissance énergétique et notamment du pétrole qui conditionne toutes les autres, le hic, c’est que la croissance pétrolière est égal à zéro.
      Alors comment financer tout cela, et bien en changeant les règles et je pense que notre ami Paul s’y emploi de tout son coeur et nous devons l’y aider en débattant constructivement.

    7. @michel. Bonjour et merci pour votre bon état d’esprit.

      Je pense que la dette ne devrait plus cesser d’augmenter et cela quoi que l’on fasse car la descente du pic devrait commencer entre maintenant et moins de 5 ans.

      Supposons que la décroissance pétrolière soit de 5% dès aujourd’hui et supposons qu’elle corresponde dans les grandes lignes à l’évolution du PIB. Si un pays a une dette correspondant à 80% du PIB, combien de temps faudra-t-il pour qu’il soit en faillite ? En fait je devrais dire, combien de temps faudra-t-il pour qu’il soit considéré en faillite (pour sûr) ?

    8. @daniel.

      Après réflexion … et pour éclaircir ma pensée dans mon post plus bas (pas toujours très claire).

      Je suis bien sûr d’accord pour dire que le problème posé par le pic est d’abord géologique mais il y a malgré tout une interaction entre le système et la limite physique, une interaction qui va dans les deux sens. Le prix reste un signal même si il se comporte maintenant plus que jamais de façon chaotique.

      En fin de compte je trouve que vous avez quelque part raison de dire que la crise provient de notre insolvabilité croissante. On est insolvable à partir du moment où on n’arrive pas à vivre de ses moyens et il semble que l’on n’y soit presque jamais arrivé, c’est notre premier problème. Le pétrole a simplement amplifié ce problème car il a permis de le mettre de côté un temps.

    9. Les fameux 80$ la baril – le lien entre la crise de 2007 et de 2010.

      « One way to make sense of the collision between the brittle front end of industrial civilization and the hard surface of nature’s brick wall is to compare the spring of 2010 with the autumn of 2007. Those two seasons had an interesting detail in common. In both cases, the price of oil passed $80 a barrel after a prolonged period of price increases, and in both cases, this was followed by a massive debt crisis. In 2007, largely driven by speculation in the futures market, the price of oil kept on zooming upwards, peaking just south of $150 a barrel before crashing back to earth; so far, at least, there’s no sign of a spike of that sort happening this time, although this is mostly because speculators are focused on other assets these days. »

      http://www.energybulletin.net/52923

  6. Si je comprends quelque chose à tout ça, il est demandé aux états et aux collectivités de se serrer la ceinture pour permettre aux banquiers et aux financiers de lever de l’argent pour qu’ils puissent faire face à leurs dettes. Nous allons payer une troisième fois les erreurs des banquiers.

    Je suis en train de me demander si les bénéfices actuels des banquiers ne servent pas à masquer le fait qu’ils jouent avec des dettes et en touchent des commissions. Ces dernières sont leurs bénéfices. Comme ils doivent lever beaucoup d’argent pour faire face à leurs dettes arrivant à maturité, ils ont besoin d’afficher de très gros bénéfices. Cela les rend crédibles pour se procurer de l’argent sur le marché. Nous payons tout cela.

    Nous payons par la rigueur imposée aux états par la théorie des gens qui vivent au dessus de leurs moyens. Nous payons par l’argent que les banquiers vont lever pour eux et que nous ne reverrons jamais. Les banquiers doivent faire des dettes plus grandes pour se faire de plus gros bénéfices. Nous avons payé pour sauver ces derniers et pour nous remercier ils jouent contre les états car leurs dettes publiques ont explosé. Cela se traduit par la déflation pour nous. C’est encore une façon de nous faire payer.

    Totalement déconnectés de la vie en bas de l’échelle sociale, ces gens ne voient rien, ne savent rien, n’entendent rien. Je les vois même disposer d’une excellente opinion d’eux mêmes et d’une grande fierté de la qualité et la moralité de leur travail. Ils n’ont rien appris, se sont dédouanés de toute responsabilité dans cette crise et ont retrouvé leur très belle confiance en eux. Les gouvernements ne voient, pensent et agissent qu’à travers leur prisme de la réalité.

    Nous, on paye pour eux. Coluche disait quelque chose comme : « L’argent doit être pris là où l est. Dans les poches des pauvres ! » C’était bien vu. C’est le statut social qui décide qui paye et qui est payé. Le modèle du marché avec sa main invisible qui régule de façon optimale les échanges est mort.

    La rigueur niée l’affirme. Les besoins insoutenables des financiers en argent l’affirme. La contradiction entre relance et rigueur l’affirme. L’évolution des taux d’intérêts l’affirme. La puissance des agences de notation l’affirme. La puissance du secteur financier aux USA (plus du tiers du PIB) l’affirme. La méfiance interbancaire l’affirme. Je suis certain d’en oublier.

    1. Le tragique de l’histoire, la nôtre, est de comprendre clairement qu’on nous laisse tomber : l’argent est roi partout et cependant nous sommes nus ou démunis (les gens simples – le peuple). On voit venir depuis des mois et puis et puis… Comment s’organiser, comment faire face, comment combattre ? ; en dehors des mots si je peux dire.

    2. Malheureusement , les plus modestes , lorsqu’ils se révoltent se font systématiquement sabrer .
      De Paris en juin 1848 , à Bangkok aujourd’hui , l’histoire se répète .
      Le sursaut ne viendra que lorsque la majorité de la population se retrouvera acculé . D’ici là , les plus démunis ont le temps de crever . A moins d’un effondrement très brutal et très rapide .

    3. L’argent ne sera pas pris dans la poche des pauvres :

      Pièce de théâtre « Le diable rouge » d’Antoine rault :

      Dans l’extrait ci-dessous, Claude Rich (Mazarin), enseigne à Colbert l’art de gérer les finances du royaume.

      « Colbert : Pour trouver de l’argent, il arrive un moment où tripoter ne suffit plus. J’aimerais que Monsieur le Surintendant m’explique comment on s’y prend pour dépenser encore quand on est déjà endetté jusqu’au cou…
      Mazarin : Quand on est un simple mortel, bien sûr, et qu’on est couvert de dettes, on va en prison. Mais l’Etat… L’Etat, lui, c’est différent. On ne peut pas jeter l’Etat en prison. Alors, il continue, il creuse la dette ! Tous les Etats font ça.
      Colbert : Ah oui ? Vous croyez ? Cependant, il nous faut de l’argent. Et comment en trouver quand on a déjà créé tous les impôts imaginables ?
      Mazarin : On en crée d’autres.
      Colbert : Nous ne pouvons pas taxer les pauvres plus qu’ils ne le sont déjà.
      Mazarin : Oui, c’est impossible.
      Colbert : Alors, les riches ?
      Mazarin : Les riches, non plus. Ils ne dépenseraient plus. Un riche qui dépense fait vivre des centaines de pauvres.
      Colbert : Alors, comment fait-on ?
      Mazarin : Colbert, tu raisonnes comme un fromage ! il y a quantité de gens qui sont entre les deux, ni pauvres, ni riches… Des Français qui travaillent, rêvant d’être riches et redoutant d’être pauvres ! C’est ceux-là que nous devons taxer, encore plus, toujours plus ! Ceux-là ! Plus tu leur prends, plus ils travaillent pour compenser… C’est un réservoir inépuisable. »

  7. Monsieur Leclerc, je dois encore reconnaître que vous avez fait un article excellent du point de vue vision globale avec le recul qui vous est habituel.
    (pourriez-vous faire un jour un article complètement orienté et très mauvais comme savent le faire les journaleux des massmédia à leur habitude.
    Juste histoire qu’on goute la différence 😉 )

    Le marché obligataire…
    Ne sont-ils pas en train de voir venir une vague d’hyper-inflation, ces « pros » du profit maximisé…???

    1. Tout va très bien, nous contrôlons parfaitement la situation et sommes tous d’accord entre nous.

      Pensez à l’été sur la plage ou rêvez-en devant la télévision.

      Ne retirez pas trop d’argent de votre banque d’un seul coup, elle est sensible et le prendrait mal, car elle pense toujours à vous et en a besoin.

      Ne cherchez pas midi à quatorze heure et tenez vous en à ce que l’on vous explique, ce sont des affaires très compliquées et il y a des spécialistes pour cela qui ne pensent qu’à votre bien.

      Dites vous que vous avez de la chance, qu’il y a plus mal loti que vous, et n’oubliez de fermer votre porte à double tour.

      Méfiez-vous de la délinquance juvénile, et aussi de celle des vieux, elle se développe depuis que le prix des aliments pour chats a encore augmenté.

      Ne tombez pas malade, retenez-vous, pensez au déficit de la sécu, vous vous soignerez plus tard, sinon votre assurance décès soulagera de la peine votre famille.

      Travaillez plus pour payer plus d’impôts locaux, vous ne le méritez pas mais on vous l’accorde, car la vie n’est pas faite que de sacrifices.

      Nous en savons quelque chose.

    2. So true François! J’ai eu l’impression de lire le Figaro l’espace d’un instant.

    3. bien justement, je pense que je vais retirer tous l’argent que j’ai sur mes compte en banque.

    4. « le prix des aliments pour chats a encore augmenté… »

      MDRRR…

      Vous êtes dur, mais….

      Mine de rien (à ne pas confondre avec gisement épuisé), la délinquance « courante » à base de petits vols augmente ces temps-ci.

      Le « tout sous contrôle » de l’ordolibéralisme (autre dictature mais cette fois de l’argent) risque de ne jamais voir le jour, au train où vont les sphères phynancières. Et tant mieux.

      Je reconnais, vous pouvez faire aussi du mauvais. Mais je voulais tester. Je suis un grand gosse, quelque part.

      Bien à vous.

    5. Excellent en effet.
      C’est le genre de texte qu’il faut tendre à la pensée unique, comme un miroir…

    6. Crapaud Rouge,

      J’ai lu en diagonale l’article dont vous donnez le lien. Cette « humanisation » des marchés est cohérente avec l’autre article que vous citez plus haut et traitant entre autres de cette efficacité séparée. Je vois dans ce fétichisme un souci d’efficacité sans humains.

      Une théorie des marchés efficients ou des analogues donnent aux marchés le rôle d’un collecteur de toutes les informations possibles et d’un distributeur optimal des ressources disponibles. Tout cela se fait hors de l’action humaine. Tout cela se fait spontanément avec des échanges d’informations gigantesques.

      Le tout donne le titre de F. Leclerc « … le marché a toujours raison.. » Soutenir la valeur des marchés revient dans ce cadre à soutenir quelque chose d’optimal et même d’idéal. En plus, il est possible de se remplir complètement les poches. Le modèle de société qui en résulte est séduisant de simplicité et de bénéfices. Le reste est hors modèle, donc invisible. Les humains sont hors modèle. La vie aussi.

    7. Très bon article sur le langage éco en effet. Surpris qu’un tel article n’ait pas fleuri plus tôt tant cette crise (je l’ai déjà dit quelque part sur ce blog) est aussi une crise du langage. Si chacun veut bien réfléchir aux expressions qu’il emploie au quotidien, il verra que lui-même est infesté par ce type de mot: « gagner » sa vie, « profiter » de la vie, un employeur considère le salaire de ses employés comme une « charge », j’en passe… Dans notre vie tout va dans ce sens. Et pour cause, les idéologies s’appuient bien davantage sur le langage (auquel on ne fait plus attention) que sur les images (qui ont toutes leurs critiques qu’elles soient cinématographique, picturales ou télévisuelles). Viktor Klemperer, brillant linguiste, avait déjà noté cela à propos de la langue du 3ème Reich: son journal, écrit pendant toute la période nazie en Allemagne, fait le relevé précis des efforts du parti unique pour imposer toute une série d’expressions qui ont enraciné le mal. C’est dans le langage que s’enracinent les idéologies; elles le font de façon insidieuses donc de façon efficace: les images ne font qu’enfoncer le clou, quand il est trop tard.

    8. @olivier : « elles le font de façon insidieuses donc de façon efficace » : oui, c’est pourquoi il serait efficace, pour combattre le capitalisme, de décortiquer son langage et de montrer comment il est orienté. Dans « Les mensonges de l’économie », Galbraith père s’y est essayé avec succès mais trop brièvement. Sous régime capitaliste, des millions de personnes travaillent dans des bureaux, (à commencer par les traders), mais il n’y a aucune bureaucratie. La bureaucratie est le propre des pays communistes, et des administrations publiques de manière générale.

    9. On dit LES marchés alors qu’on les veut uniques, et LA mafia alors qu’on la sait multiple.
      Vous avez en tête des noms de parrains, mais vous ne connaissez pas celui de votre banquier…..
      Que les dieux uniques nous protègent dans leurs multitudes de nos contradictions langagières!

  8. Mardi 25 mai 2010 :

    La Banque centrale européenne (BCE) a alloué mardi environ 106 milliards d’euros aux banques implantées en zone euro dans le cadre de son appel d’offre hebdomadaire.

    Au total, 83 établissements ont demandé des liquidités, au taux fixe de 1 % au cours de cette opération, précise la BCE dans un communiqué aux marchés.

    Toutes les demandes ont été honorées, comme le veut la règle depuis la fin 2008.

    Après la faillite de la banque américaine Lehman Brothers, la BCE avait décidé de mettre à la disposition des banques autant de liquidités qu’elles le souhaitaient afin d’éviter une asphyxie du marché monétaire, et par ricochet une pénurie du crédit.

    Romandie

    1. par contre si vous êtes entrepreneurs allez donc demander un crédit à ces mêmes banques à 99% c’est niet…

    1. Je serais même amusé de voir dans les règles internationales, un éventuel délit d’association de malfaiteurs entre pays…

    2. Et c’est ainsi que, la Chine privilégiant le BRIC (pas la cuisine délicieuse Nord-Africaine, mais l’autre) plutôt que le commerce avec un pays en déliquescence, rallia ses 3 partenaires pour en finir avec lui.

  9. Le marché a toujours raison d’avoir un pet de travers,
    de n’être pas rassuré par-ci, de demander qu’il soit conforté par-là
    et de vouloir que la voie lui soit bien dégagée, et d’exiger la sécurité sur ses arrières.

    Le marché veut le beurre, l’argent du beurre, le sourire de la crémière,
    et les faveurs de ses fils et de ses filles.

    Ou bien, est-ce aussi simple ?

  10. depuis le début de la crise le yoyo monnaitaires semble etre devenu le jeux favori des investisseurs. Se jeux de vase communiquant d’une zone Euro vers une zone US et vice versa, pourrait aussi être vue comme un moyen pour les banquiers de demontrer que dans de telles situation de fluctuations les dérivés monnaitaires sont indispensable.

    Hors depuis que l’allemagne a prétendu que les dérivées monnaitaires étaient indispensable, dans le seul cas ou il ne devient pas un outils de spéculation. Certains spéculateurs semble fachés.

    M’enfin comme se sont des spéculateur, une fois que l’euro sera bas et le dollar haut, il leur suffira d’inverser le mouvement et de spéculer de nouveaux sur la crise de états du sud US a cause de la marré noire et de la perte d’activité.

    C’est ça le marché, un outils qui en plus de la finances a dans ses mains les médias et les offices de notations, qui ne pourraient vivre sans lui.

    Ont pourrait résumer par  » tant que la spéculation va tous va « , mais jusqu’a quand ?

  11. il n’ y a pas de ‘main invisible’ il n’y a que wall-street et ses décideurs. et à wall-street l’heure semble être à ‘i want my money back’.

    maintenant nous allons voir qui des ‘marchés’ ou des politiques européens profitent le plus de cette constructions européennes.

    sans oublier la thaïlande, il parait qu’en espagne la grève générale est pour bientôt? et ensuite? l’italie? un embrasement général? apparemment si j’ai bien compris les bourses mondiales n’attendent que cela, au-delà des effets d’annonce médiatiques… cette fois la Réalité risque de s’imposer à tous, et cette Réalité est très inégalitaire depuis trop longtemps.

    bye bye american ‘dream’

  12. Tout cela est si complexe maintenant et si inextricable que la seule solution semble être d’effacer ce système pour le remplacer par un autre dont la première qualité devra d’être compréhensible par tous pour être au service de tous.

    Le latin a été utilisé longtemps pour rendre le sens de la messe incompréhensible pour les croyants de base. Le croyant de base dans notre système actuel est dans la même position. Merci de vous essayer à la traduction citoyens Jorion et Leclerc.

    1. Si si, avec ces mots bien sur, j’attends avec impatience ce vocabulaire dans la bouche de des journalistes-animateurs-brosse à reluire de nos TV et radios « Nationales-Libérales »….

    2. @ Ddier : « Le latin a été utilisé longtemps pour rendre le sens de la messe incompréhensible pour les croyants de base. » Comparaison n’est pas raison car si j’en crois la lecture de l’excellent Mille Ans de Langue Française d’Alain Rey (Perrin – 29.90€ hélas !), ça ne c’est pas tout à fait passé comme cela et sans défendre l’Eglise pour autant, elle a fait elle l’effort de faire sa « promotion » souvent dans le dialecte local 😉

    3. Ddier,

      Je ne résiste pas au plaisir de mettre mon mot ici pour avoir les 3 Didier du blog réunis.

      Pour ce qui est du latin, ma théorie est que l’empire romain (de langue latine) s’est converti au catholicisme puis s’est effondré. L’Eglise a gardé le latin quand ses ouailles ne le parlait plus. Je n’y vois aucune volonté de rendre la messe incompréhensible, plutôt une volonté de conserver la langue d’origine.

    4. Y’en manque, mais ça commence par un ‘d’:
      latin conservé, plus simple:
      Eglise est l’ hétitière de l’Empire.
      Elle en conserve un max.
      dont un attribut de puissance.
      L’ imposition du latin est comme
      le maintien de l’ horaire d’été.
      Ne sert à rien mais indique qui est
      en haut.

    5. Les effets ont pu être complexes et les intentions diverses tout en étant non intentionelles.

      Je pense que la langue étrangère à son petit coté magique-sacré et qu’une part de non-sens peut avoir son importance dans ce genre d’entreprise.
      De plus le fait que certains possèdent les clés du language sacré peut leur donner un pouvoir.
      Cela me fait penser vaguement a une anecdote que relate Levi Strauss dans « Tristes Tropique » ou un chef de tribu fait semblant, devant quelques uns de ses congénères, de maitriser la langue écrite de l’anthropologue, ce qui semble d’après LS, avoir pour effet d’accroitre sa ‘puissance » auprès du groupe.

    6.  » intentions diverses tout en étant non intentionelles. »
      ………..Mouais….en latin cette tournure impressionerai plus (les non-latinistes en tout cas, et encore)
      mais vous m’aurez compris.

    7. A mes yeux, la principale raison de la conservation du latin fut la structure sociale de la période 400-1200, structure sans états-nations, Europe délitée entre cité-états, où la logique de réseau de l’Eglise et des Ordres (Bénédictin, etc.) constituait leur force.

      Le latin était la langue de ce réseau, le html de l’époque. Après ces 1200 ans de chrétienté, il n’allait pas disparaitre comme ça. D’autant que ce n’est que vers 1200 qu’émerge tout juste un embryon de savoir qui n’a encore que modérément vocation à s’émanciper de la tutelle théologique, comme un certain Abélard en fera l’expérience.

      Ceci dit , la merveilleuse maxime « nous sommes des nains sur les épaules des géants » est attribuée à Bernard de Chartres, un peu avant 1200 de mémoire (cité par Jean de Salisbury). (précédée de, « si nous voyons plus loin, ce n’est pas parce que notre vue est plus perçante »,…)

    8. les romains imposaient que les actes, les lois, … fussent écrit en latin pour avoir une valeur, …. à les populations locales ne parlant, ne lisant, ni n’écrivant le latin …
      soit de la part de l’empire romain, une conduite des affaires pratiquée dans une visée rien de moins que très basiquement colonialiste

  13. C’est marrant ce monde.
    Les structures politiques, financières et économiques jouent avec autant de sérieux que des enfants.
    Il y des « règles ».
    Tout le monde s’autorise à les transgresser avec le plus grand calme dans un chaos décisionnel jamais vu auparavant.

    Les petites filles jouent à la marchande.
    Les grands se revendent avec leurs petites pelles des petits seaux de boues toxiques avec conviction en faisant semblant de croire que l’incroyable croissance perdue est LA SOLUTION à tous les maux.

    La croissance était l’erreur, persister à la soutenir est « diabolique ».
    Perseverare diabolicum…et tempus fugit.

  14. Les marchés ne disent rien de spécial, les baissiers ont tout simplement le dessus en ce moment alors la sphère médiatique trouve des explications à posteriori.
    Quand ils remontront on ne saura pas non plus pourquoi, mais les médias ne manqueront pas d’explications rationnelles, comme les marchés.

  15. La méthode Coué ça fonctionne toujours chez certains visiblement….

    La Grèce va sortir de la récession « d’ici la fin 2011, après deux années difficiles, lorsque les mesures de rigueur adoptées apporteront des résultats », a affirmé mardi la ministre du Développement et de la Marine marchande, Louka Katséli. « Ce qui est maintenant important, c’est de travailler dur pour que l’on cesse dans quelques années de parler du problème grec et que l’on commence à parler du miracle grec », a souligné Mme Katséli dans un entretien accordé au quotidien financier grec Naftémporiki. L’économie grecque doit se contracter, selon les prévisions, de 4 % en 2010, ce qui complique la tâche titanesque du gouvernement de ramener le déficit public, actuellement à 13,6 %, sous les 3 % d’ici 2014, conformément au pacte de stabilité de la zone euro.

    1. C’est beau comme de l’antique (sic) ! et en plus elle est Ministre de la marine marchande. Notre vénéré Président n’aurait pas mieux dit.

  16. Bonjour,
    En lisant le titre, je me dis, je vais enfin savoir, et puis déception.
    Dans mon article, je répondais par « Les marchés n’en ont rien à cirer des querelles de clocher des autres interlocuteurs. Ils ont l’habitude de réagir au quart de tour avec un temps d’avance déjà et pensant à l’attaque suivante du maillon le plus faible. Ils évoluent à leur propre vitesse, parfois en automatique, et de manière souvent inédite pour les yeux d’un humain. »
    Qu’est-ce qui a changé? La rupture numérique, cela ne vous dit rien? L’ordinateur…
    Tout va plus vite aujourd’hui, plus le temps de penser. On agit après coup.
    Jean-Louis Servan-Schreiber signait « Trop vite » en s’intéressant à cette volonté du court-termisme à tout craint en croyant pouvoir suivre la vitesse des ordinateurs. On ne résoud rien dans l’obligation de trouver des solutions dans l’urgence. La préoccupation des politiques se résume à ce que va dire l’électeur, aux sondages et à la manière dont les médias vont faire passer les messages. Pas mal du tout le bouquin, il remonte à la source des problèmes de notre temps.

    1. Je ne l’ai pas lu, mais l’angle d’attaque est forcément sympa.
      Pour embrayer sur le temps long et le respect des singularités de l’esprit et du savoir-vivre porté par tout humain, une dose de Bernard Stiegler (Bien que vous, l’Enfoiré, vous allez le trouver compliqué du cerveau)

    2. Timiota,

      Pour Bernard Stiegler, la question politique fondamentale est celle-ci : comment sauver le « capitalisme » et la productivité de la consommation contre tous les phénomènes destructeurs qui les menacent et conduisent à ce que le philosophe appelle la « guerre ». La mondialisation et le phénomène d’uniformisation des comportements et des modes de vie s’attaquent ainsi à la singularité des individus et des cultures. C’est par le biais de la technique numérique, de l’américanisation du monde, des monopoles et du contrôle de la distribution, que le capitalisme s’autodétruit en niant le concept de singularité, et la vocation combative des cultures.

      Dit wikipedia sur le personnage. Parfaitement correct. Aucune contestation de la part de l’enfoiré 🙂

  17. Je me régale de lire les billets écrits sous les plumes de Paul Jorion et de François Leclerc.

    Ca sent bon l’air du large, contrairement à celui confiné et irrespirable des cercles « entendus »

    1. les prophètes gestionnaires ( l’imposition de la main invible du marché par lequel est signifié le don .. se signe d’une main crochue , les cinq doigts agités frénétiquement de mouvements de préhention….. exprimant cette vocation  » tout pour moi, rien pour les autres » ….

    2. une file discontinue d’attente bip bip cette patiente musique Slow down (John Wolfington)
      http://kmskma.free.fr/?p=2915
      les 474 agences des curés de Cajasudes et ses 3 114 employés qu’on voit tomber des échafaudages sur la Costa del Sol que mon dieu tout abandonne
      ho sueurs froides à l’instant de john down à – 1.90% qui rafraichissent mais pas la mémoire.

    3. Vous auriez une transparence totale, la plus-value de la gratuité, le désir prêt à consommer, la légèreté offerte dans un élégant écrin de velours moelleux, la caresse du silence, l’or de l’immortalité, mille soleils pour vous seul, mais il y a de la friture sur la ligne ou s’embouteille toute cette merde
      la péninsule coréenne l’Europe l’Eyjafjallajökull les chemises rouges BP l’Iran l’ancien bloc soviétique la Palestine les assistés les chômeurs de la terre, la déloyauté des protections sociales et l’insécurité des privilèges et des persécutés du fisc, l’ignorance des lois de la jungle et des éternels à quoi bon…

  18. Spéculation: l’Allemagne enfonce le clou

    (L’Echo) – L’Allemagne avait prévenu qu’elle n’en resterait pas là dans sa guerre contre la spéculation. Elle semble tenir parole. Et enfonce le clou.

    Pour calmer la fièvre spéculative qui met à mal la stabilité de la zone euro, le régulateur financier allemand avait décrété, la semaine dernière, l’interdiction de ventes à découvert à « nu » (« naked short selling ») pour plusieurs mois. Cette mesure touchait les actions de dix établissements financiers d’outre-Rhin, les obligations émises par les pays de la zone euro et les CDS relatifs à ces dernières. Lire à ce sujet: Nous-as-tu tout dit Angela?

    Une deuxième salve d’interdiction est en préparation. Selon l’agence de presse Bloomberg, le ministre des finances compte étendre cette mise à l’index des ventes à découvert à toutes les actions allemandes cotées en Bourse et à certains produits dérivés liés à la monnaie unique. Cette nouvelle législation imposera également des obligations de transparence en matière de « short selling ».

    L’Allemagne semble donc continuer, en solitaire, sa croisade contre les spéculateurs. Son annonce précédente avait jeté le trouble parmi les marchés et parmi les autres Etats-membres qui lui reprochaient l’absence de concertation. Il en faut, apparemment, davantage pour ébranler la détermination d’Angela Merkel.

    S.W.

    1. Vive l’Allemagne !

      Ca y est, enfin ! La spéculation est interdite, les financiers mis en prison, le système bancaire épuré de ses dettes et « socialisé » au bénéfice de tous (plutôt que nationalisé : si c’est pour en payer les pertes, non merci…).
      L’économie est prête à repartir sur des bases saines afin de commencer de profondes mutations, tant au niveau du social que de l’écologie ou du vivre-ensemble.

      Non, je suis en plein délire, c’est ça ?

  19. La Corée du Nord a décidé mardi de rompre toutes ses relations avec la Corée du Sud ainsi que les communications entre les deux pays, a annoncé l’agence officielle KCNA.

    Romandie

    1. et cette agitation tombe à pic , des toutes prochaines élections en Corée du Sud, une véritable aubaine pour certains politiques sud-coréens,

    2. Bon, sérieux.

      Ba n’a pas compris une chose FONDAMENTALE. Tout simplement.

      Ainsi, dans la mondialisation géniale qui nous entoure, PLUS PERSONNE n’a le droit de ne plus payer ses dettes.
      Et ceci, du particulier à l’état.

      On « étale »… dans le cas des pays, sur des dizaines de générations comme en Islande, sur le particulier, il n’est pas certain que les dettes ne puissent plus être refusées par les enfants au train où vont les choses…

      MAIS. Ce système aura ses limites et chacun ici voit bien que si le FMI nous ressort ses DTS régulièrement, c’est qu’une fois que ses caisses seront vides, il faudra bien inventer de l’argent par un autre moyen.

      On traite les effets, ou on s’attaque vraiment à la cause…????

    3. Mon pronostic :

      des défauts de paiement en cascade.

      Les années qui viennent seront des années durant lesquelles les défauts de paiement vont se multiplier.

      Même les Etats que l’on pensait invulnérables feront défaut.

      Voilà mon pronostic. On verra bien.

      Entre 1501 et 2002, quels sont les Etats qui ont été en défaut de paiement ?

      Réponse :

      1- L’Espagne : l’Espagne a été 13 fois en défaut de paiement.

      2- L’Equateur : 9 fois en défaut de paiement.

      3- Le Venezuela : 9 fois.

      4- La France : 8 fois. Rappel : le dernier défaut de paiement de la France remonte au 30 septembre 1797 (les historiens l’appellent « la banqueroute des Deux Tiers »).

      5- L’Allemagne : 8 fois.

      6- Le Mexique : 8 fois.

      7- L’Uruguay : 8 fois.

      8- Le Brésil : 7 fois.

      9- La Colombie : 7 fois.

      10- Le Liberia : 7 fois.

      Crottaz-finance

    4. Ces chiffres sont repris au livre de Carmen M. Reinhart & Kenneth S. Rogoff, This Time Is Different. Eight Centuries of Financial Folly, Princeton : Princeton University Press, 2009. Ça va encore mieux en le disant.

    5. et la Prusse, et l’Empire otoman ???
      (les pays changent parfois de géographie, parfois de nom propre ….

  20. Voila une commaentaire que j’ais trouvé :

    Commentaire de el gringo le 23/05/2010:

    Le putsch historique d’Obama contre Wall Street

    La loi votée vendredi matin par le Sénat américain est la plus sévère depuis 1929. Les grandes banques américaines retombent sous le joug de la réglementation.

    Le lobby bancaire américain avait jeté toute son énergie dans la guerre. Et son argent, surtout. Selon le Wall Street Journal, les grandes banques américaines – en tête desquelles Bank of America, JP Morgan Chase ou Goldman Sachs – ont dépensé quelque 4 milliards de dollars en opérations de lobbying pour tenter de mettre à terre le projet de régulation du système financier.

    Perdu! Car hier, au petit matin, Barack Obama a gagné. Sa nouvelle loi, visant très clairement à abaisser la puissance de Wall Street, est passée haut la main au Sénat américain, le plus difficile à convaincre. Par 59 voix contre 39 – donc avec plusieurs votes républicains – la muselière présidentielle a été adoptée. Près de trois ans après l’explosion de la bulle financière du subprime, la réglementation du «plus jamais ça» prend forme. Et en ce sens, les Etats-Unis en sont les pionniers, ils vont dicter leur loi au reste de la planète.

    Après quelques aménagements avec la Chambre des représentants, le président Obama aura signé cette loi au plus tard le 4 juillet prochain. Pour beaucoup, cette dernière est tout simplement la plus importante jamais votée, pour le secteur, depuis le krach de 1929.

    La détermination du président américain a été à la hauteur des sommes absolument hallucinantes dépensées par les Etats de la planète pour sauver leurs ban ques. Selon un tout récent rapport de la Banque centrale d’Angleterre, «en deux ans, les gouvernements ont injecté 14 000 milliards de dollars pour renflouer le système financier mondial».

    Vous avez bien lu: les Etats américains, européens ou japonais ont emprunté plus de 14 000 milliards de fonds publics, les conduisant aujourd’hui au bord de la faillite.

    En quoi, dès lors, consiste la muselière de Barack Obama qui fera sensation, à la fin du mois de juin à Toronto, lors de la prochaine rencontre du G20? La mesure la plus spectaculaire consiste à faire sortir le négoce des produits dérivés de l’opacité la plus absolue dans laquelle elle évolue, alors même que, depuis dix ans, ce négoce plonge tous les cinq ans environ l’économie réelle mondiale dans le chaos.

    Et pour cause: le marché de gré à gré – ou marché noir – de ces produits spéculatifs, reposant sur des actifs réels, atteint annuellement les 615 000 milliards de dollars, selon la Banque des règlements internationaux (BRI). Oui, là aussi vous avez bien lu: le marché des dérivés, en valeur optionnelle, atteint 615 000 milliards de dollars chaque année. A la moindre explosion d’une bulle spéculative, on mesure mieux dès lors l’impact que cette déflagration a sur le système financier mondial, aujourd’hui totalement interconnecté et entièrement interdépendant.

    Plus question donc, à l’avenir, de s’échanger ces fortunes dans le secret le plus total. La seconde mesure concerne les grandes banques de Wall Street elles-mêmes. Barack Obama ne veut plus entendre le patron de Goldman Sachs, Lloyd Blankfein, accusé d’avoir entraîné des petits épargnants dans l’aventure du subprime, déclarer avec l’arrogance de celui qui sait que Washington ne dynamitera jamais sa banque: «Nous sommes très importants. Nous aidons des milliers d’entreprises américaines à lever du capital, à s’agrandir et donc à créer des milliers d’emplois.» Sous-entendu: «Vous ne pouvez pas vous passer de nous!» Goldman Sachs, même si elle ne s’en vante pas, a tout de même reçu une aide publique de 60 milliards de dollars.

    Dorénavant, le contribuable américain ne sauvera plus une banque en faillite: les géants de Wall Street seront contraints à contribuer à un fonds de sauvetage à hauteur de 120 milliards de dollars, qui servira à reboucher les trous. Les banques seront également contraintes de se vendre par étages, pour se refaire. Enfin, et pour éviter que le séisme de 2008 ne se reproduise, elles n’auront plus le droit de jouer au casino pour leur propre compte aux Etats-Unis! L’élément le plus profitable des banques d’affaires – et donc, forcément le plus risqué – vit donc ses dernières heures.
    http://www.tdg.ch/actu/economie/putsch-historique-obama-contre-wall-street-2010-05-21

    Les principaux points du texte du Sénat :

    Pour la première fois, les derivatives, ces instruments financiers en partie responsables de la crise financière, feront l’objet d’une surveillance par le gouvernement et les banques devront désormais créer des filiales pour ces produits. Les derivatives devront être assurés.

    Création d’une autorité fédérale pour superviser les consommateurs de produits financiers.

    Création d’un conseil de réglementation pour évaluer les risques systémiques. La Federal Reserve se voit dotée de pouvoirs étendus sur les sociétés financières.

    Création d’un système permettant au gouvernement de liquider des institutions financières menaçant de s’écrouler, sans que les contribuables aient à en supporter la charge.

    Oblige les entreprises à fixer la compensation de leurs dirigeants avec l’aide d’un conseil indépendant, extérieur à l’entreprise.

    Interdiction aux banques de faire des investissements dont ne profiteraient pas leurs clients. Cette provision concerne également les hedge funds, ces fonds dont les banques d’investissement tirent une grande partie de leurs profits. La loi vise en particulier Goldman Sachs.
    http://www.nytimes.com/interactive/2010/05/20/business/20100520-regulation-graphic.html?ref=business

    23 mai 2010 à 00:06

    1. Il s’agit, comme le lien permet de le découvrir, d’un article paru dans La Tribune de Genève, écrit par une journaliste dont on taira le nom, qui témoigne d’une incontestable distance avec les faits, à l’appui d’une analyse qui en conséquence fera date.

    2. Vous êtes d’une prudence de lynx!
      Que diable : « on en taira le nom »
      « distance d’ avec les faits ».
      C ‘est grave. Solidarité journalistique ?

      A mon avis , elle est tombée amoureuse
      d’ Obama ( rien d’ équivoque; je connais
      des hommes que l’ amour d’Obama aveugle),
      ou bien elle croit aux fables,
      Perette et le pot au lait par exemple,
      ou bien suissesse hors norme, le réalisme critique la fatigue,
      ou bien, nouvelle et disciplinée,
      elle a écouté son rédacteur en chef:
       » tu vois, notre opportunité c’est de devenir le F.T.
      du bassin lémanique. Mais en mieux: institutionnel.
      Le putsch, c’est l’ Etat qui le mène  »

      Et, contrairement à la coutume,
      pas d’info sur la réaction des bourses,
      pas de citation d’un cabinet (privé) d’ etudes,
      genre  » Truc et Gnome S.A. Assets management ».

      C’est un cas amusant, brut de toute manipulation.

    3. M’enfin si les bourses vendent c’est qu’elle savent qu’elle ont besoin de liquidité pour évité d’y perdre des plumes au prochain grand Krack.

      de toute façon les US n’ont plus de budget pour racheter les banques. le prochain coups elles sautent et nous avec.

  21. Que s’est-il passé à 16H52 à la bourse de Paris sur l’indice CAC 40, contre vents et marées?

    1. La communication des statistiques de la confiance des consommateurs américains, plus élevée que prévue?

  22. Bon … vivement le « Game Over » qu’on puisse recommencer une partie et redistribuer les cartes. parce que là franchement ça sent le Game Over, plus de crédits, plus de partie, de moins en moins de joueurs qui se partagent de plus en plus de fric. La planète s’est transformée en un immense plateau de jeu et les perdants sont éjectés sans pitié. A quand le nouveau jeu « La Crise » offert pour Noêl histoire de partager un bon moment autour d’un « jeu de société »…

  23. Je me pose la question de savoir jusqu’à quand les gouvernements européens vont pouvoir naviguer dans cette zone de « mou » avant que les citoyens se révoltent. Visiblement, les gens sont capables d’encaisser une certaine dose d’austérité. Ils le feront dans un premier temps sans broncher puis, quand çà ira un peu plus loin, en rouspétant un peu (manifestations, grèves). Je me demande jusqu’à quel point les peuples des démocraties d’Europe occidentale peuvent résister, eux qui n’ont plus connu de guerres (civiles ou autres) ou de (vraies) batailles rangées avec les forces de l’ordre depuis bien longtemps. Curiosité morbide ? Peut-être… Mais depuis quelque temps, je regarde les passants, mes collègues, mes amis, ma famille en me disant : « le jour où la crise devient sans issue, sont-ils capables de manifester violemment leur révolte au point de se mettre en danger physiquement ? ».

    1. Actuellement tout cela est virtuel car pas un seul Grec ou autre européen n’a encore reçu la moindre fiche de salaire ou de pension diminuée…cela sera le premier choc..ensuite la re récession progressive(à cause des plans de rigueurs partout)…la montée du chômage dans un cercle vicieux infernal..les jeunes seront les premiers à réagir…déja 25/30/40 pct de chomeurs dans leurs rangs dans certains pays..le moindre incident peut dégénérer rapidement (genre mai 68)…et faire tache d’huile…mais surement pas avant l’automne ou le printemps prochain…2011 sera cruciale…..car année sans élection dans un pays majeur….d’ici la :coupe du monde de foot,vacances (les dernières pour certains?)soleil….la rentrée sera chaude….ensuite après les élections US en novembre tout est possible …le prochain ‘accident’ à la Lehman causera la chute du système car cette fois les caisses des états sont vides…pas de ‘bail out’ en vue ou alors avec éffacement de dettes privées et publiques(et pertes cette fois ci)….au préalable….d’après Fr Lordon tout cela prendrait environ 18 mois …

    2. @dissy

      Pourriez-vous donner le lien menant à cet article, je ne parviens pas à remettre la main dessus.

      Par ailleurs, je suis totalement d’acord avec vous quant à la virtualité de la rigueur annoncé.
      Pour le moment elle n’est que théorique.
      L’être humain a besoin de voir pour croire, je le constate au quotidien autour de moi.

    3. Merci pour votre point de vue : nous serions donc dans une période de « drôle de guerre », en somme. Vu de Belgique, la situation est Kafkaienne (pas surprenant, me direz-vous) : les élections sont en vue mais la campagne reste au point mort, comme anesthésiée. Sauf un peu ce matin : la ministre des PME (droite) a, à la radio publique, stigmatisé l’Espagne, le Portugal et la GB, victimes, selon elle, des socialistes qui ont creusé les déficits inconsidérément et entrainé ces pays dans le chaos ! Pas un mot sur la Grèce, évidemment, les méchants socialistes n’y étant pour rien. Toujours selon elle, la solution miracle passe par « une réduction des charges patronales pour favoriser l’embauche ». On croit rêver : un discours archi-entendu, complétement déconnecté de la réalité économique. Le Belge sera-t-il dupe ? En attendant, aucun politique ne dira la vérité sur ce qui attend les électeurs après les élections, peu importe le gouvernement qui sera élu : la fameuse « austérité » qui, comme vous le dites si bien messieurs, sera virtuelle seulement un temps.

    4. En fait tous ces plans de rigueur à part en Grèce,sont surtout de vastes effets d’annonce…combien de ces mesures seront réellement appliquées et de quelle manière?Quand?Les politiciens sont passés maitres dans ce genre d’annonces…un très faible pourcentage de leurs promesses (bonnes ou mauvaises)sont en général appliquées..leur seul crédo  »gagner » du temps, ‘tenir’ juqu’à la campagne électorale suivante ou il vont se remettre à promettre tout et n’importe quoi….le nouvel art de masquer et truquer les statistiques (à gauche et à droite)est aussi une de leurs spécialités..ils sont très créatifs….W Bush a réussi a enfumer tout le monde après le 11 septembre et a tenu jusqu’en 2008..laissant le douloureuse à Obama….idem en France.En Belgique il y a tellement de gouvernements et de ministres que l’on s’y perd encore plus dans leurs effets d’annonces et leurs mensonges…la plupart des politiciens sont des ex avocats d’ailleurs ..serait ce un hasard?Je n’ai rien contre les avocats mais disons qu’avec les arracheurs de dents mentir pour défendre une fois le ‘bon’ une autre ‘le mauvais’..est leur fond de commerce.Je n’ai d’autre part JAMAIS rencontré un ex politicien au chômage ..vous en connaissez vous ?

    1. Il faudrait que des informaticiens fassent ce type de tableaux évolutifs pour tous les pays du monde .

    2. Ca y est, c’est fait…

      Ca me rappelle quand on klaxonne au passage des 100.000 km en voiture. C’est un moment de liesse sur le moment, mais on se rend vite compte, que ca veut aussi dire qu’on se rapproche de la prochaine vidange, du changement de courroie de distribution… Au passage des 200.000km, on a encore un petit moment de plaisir, mais cette fois on se dit qu’il est temps de changer de véhicule, qu’il peut tomber en panne a tout moment, certaines pannes seront réparables mais couteront de plus en plus cher. A ce moment là, la question que tout un chacun se pose est la suivante : Est-il judicieux de dépenser pour réparer ce qui est devenu un tacot, ou ne faut-il pas mieux investir sur un nouveau véhicule ?

  24. Je reviens sur la fin de votre billet et la coincidence de la visite ‘européenne’ de Tim Geithner,
    grand expert en matière de stress-tests, qui préconise le meme exercice pour l’Europe: on a vu ce que cela donné avec un ‘bon à valoir’des plus minces lors de la dernière réunion Ecofin de 2009.

    Je trouve que vous avez grandement raison, mais l’illusion absolue est de penser, comme le ministre des Finances allemands (i.e sur la taxe financière ) que ce problème puisse trouver sa solution lors du prochain G20, le FMI entre autres devait avoir rendu sa copie, que fait ou qu’a fait le FSB ? le ministre des Finances canadien a fait comprendre à Mme Merkel en fin de semaine dernière qu’en raison de la relative stabilité du système bancaire canadien, elle pouvait elle aussi oublier la ‘taxe financière’.

    Quand on vient de voir le déroulement du débat sur la régulation financière américaine, et la manière dont le meme Geithner en fin d’année dernière leur a autorisé le ‘mark to model’ au lieu du ‘mark to market’ pour éviter que l’on constate qu’elles sont insolvables, on se demande s’il n’y aurait pas lieu d’envisager une réforme à l’échelle européenne du système bancaire et financier, qui permettrait de ‘dégeler’ le crédit et toute les activités bancaires liée au ‘crédit export’, priorité
    parmi les priorités de la non-rentrée en récession de l’eurozone ?

  25. Bonjour ma tribu, Brice Couturier vient d’associer dans « le grain à moudre », l’internet à la tribalité, car l’on y recherche toujours ce qui nous ressemble, et l’on forme donc des clans, ou des tribus au lieu de se confronter à l’autre !

    Critique très très forte, puisque dans la vie réelle il est bien connu que tous se mélangent.

    1. Comme tout support de mémoire, Internet est un « pharmaka », c’est la dose qui fait le poison.

      Je pense que nous allons voir un régime de 5 à 20 ans assez déprimant où les « bonnes » initiatives ne marcheront pas bien, et se casseront la figure (c’est la tendance pour Agoravox : la qualité n’y est plus).

      Ce n’est que dans quelques décennies (2040 ?) qu’on aura réinventé un « format » qui fait la part belle au « milieu associé » qu’est l’Internet, un peu comme le Livre relié n’est pas né du codex sur parchemin ou du rouleau sur vélin du jour au lendemain. Un « bookiscaphe », qui plonge dans la toile et vous rapporte les meilleurs repères pour vous orienter dans la lecture, ou autre fantasme….

    2. Oui internet fait peur aux « zélites médiatiques » car il semble moins contrôlable et dilue les média traditionnels. Un monde change…

  26. http://www.usatoday.com/money/economy/income/2010-05-24-income-shifts-from-private-sector_N.htm

    Paychecks from private business shrank to their smallest share of personal income in U.S. history during the first quarter of this year, a USA TODAY analysis of government data finds.
    At the same time, government-provided benefits — from Social Security, unemployment insurance, food stamps and other programs — rose to a record high during the first three months of 2010.

    1. L’article apporte au moins un bel exemple de la théorie aristotélicienne des prix : « Les plus défavorisés paient plus cher biens et services pour une qualité souvent inférieure. A Bombay, montre Prahalad, les habitants riches d’un quartier résidentiel paient 35 fois moins cher leur eau que ceux d’un bidonville ; ils ont accès à des prêts à des taux 60 fois moins coûteux que ceux pratiqués dans les quartiers pauvres. »

    2. @yvan : « C’est beau, la solidarité. » : oui, d’autant plus qu’elle sera financée par les contribuables. Pour eux, c’en est fini de l’individualisme…

  27. @Daniel – 25 mai 2010 à 21:23 et suite à votre post du 21 mai 2010 à 11:12

    En effet, le passage de 10$ à 150$ est le fait de l’innommable mais pas seulement, il est aussi le fait de l’inenvisageable (limites physiques). Faire la part des choses est compliqué mais tout indique que le premier signal soit venu de l’inenvisageable. Sinon, je suis d’accord avec vous pour dire que le système ne peut plus fonctionner tel quel et qu’il faut mettre un terme au capitalisme prédateur.

    Quand baril s’est envolé de 20$ à 80$ sur la période 2000-2006, on peut considérer qu’il s’agissait essentiellement du jeu de l’offre et de la demande, quand on est passé de 80$ à 150$ sur la période 2007-2008, on peut considérer que la finance a essentiellement joué. Quoiqu’il en soit, la première hausse de 400% jusqu’en 2006 a été un véritable coup de massue pour l’économie réelle (pêcheurs, agriculteurs, camionneurs, transporteurs). Les hausses qui se sont répercutées à toute l’économie réelle ont alors affecté sensiblement les dépenses des ménages. L’endettement a explosé jusqu’au point où les ménages qui ont atteint les limites du crédit ont commencé à limiter leurs dépenses discrétionnaires. Les habitations excentrées ont commencé à perdre de la valeur. Le cercle soi-disant vertueux de la consommation futile a alors été mis à mal.

    Vous avez dit que la crise a été causée par l’insolvabilité croissante, c’est selon moi prendre le problème à l’envers. La baisse du pouvoir d’achat mondial a été une conséquence de la crise. Pendant les émeutes de la faim qui ont touché de nombreux pays, les gens sont descendus dans la rue à cause de la hausse des prix. On parlait beaucoup d’agro-carburants à cette époque et on se souvient que Bush était allé supplier l’Arabie-Saoudites de bien vouloir ouvrir les vannes alors qu’elles étaient déjà au max. L’insolvabilité vient de la perte de rentabilité qui vient elle-même de l’inflation pétrolière (chaotique), le pétrole change de statut, il passe du statut de subside à celui de taxe pour les secteurs dépendants du pétrole. Il y a les secteurs gros consommateurs (l’aviation) et d’autres qui le sont en cascade, ils dépendent de beaucoup d’intermédiaires (l’alimentaire). Il y a aussi une insolvabilité plus fondamentale qui vient de notre incapacité à vivre de nos moyens. C’est frappant quand on voit notre incapacité à nous autogérer dans un contexte de croissance molle voire même dans un contexte de croissance soutenue (on s’est endetté pendant les trente glorieuses).

    Conclusion : – De 20$ à 80$, la production de pétrole baisse et les investissements et les entretiens baissent. – A 80$, l’économie ne croît plus car c’est le prix limite pour rendre notre économie viable mais c’est également le prix moyen pour rendre la production viable – Au dessus de 80$, les investissements sont possible mais on rentre en décroissance.

    Concernant le transfert massif des pauvres vers les riches, je pense que cela perd de son impact quand on assiste à une envolée de 400% des prix et qui touche les pauvres autant que les riches. Nous assistons à l’effondrement d’un système mondial qui avant d’être un système en faveur des riches et un système en faveur de l’homme, la croissance démographique étant l’indicateur premier de ce cadeau empoisonné que l’humanité a fait à l’humanité. Que tout le monde s’accroche à ses acquis, pas de doute là-dessus, mais au final nous allons tous tout perdre si on ne régule pas l’homme. Il faut donc responsabiliser tout un chacun.

    Une petite remarque par rapport à l’idée que la révolution aurait libérée certaine force créatrice. Je suis définitivement pour la démocratie mais il semble que ce système tel qu’il a été appliqué pousse à une irresponsabilisation de haut niveau (peut-être à cause de la chaine des intermédiaires ou comme le dit Asimov – voir plus bas). L’homme n’a jamais été autant prédateur que depuis 2 siècle, donc on peut se demander si derrière le mot ‘Liberté’ de ‘Liberté Egalité Fraternité’ ne se cachait pas un peu le droit au pillage … C’est à voir.

    – Je suis tout à fait d’accord avec Mendeleïev que dit que le pétrole est un trésor chimique d’une richesse inévaluable (merci de me l’apprendre).

    – Je suis d’accord avec Einstein qui dit qu’il faut se méfier de 3 bombes, la bombe atomique, la bombe cybernétique ou de l’information, et la bombe génétique qu’il appela plus tard la bombe démographique.

    – Je suis d’accord avec Edison qui a dit : « J’investirais mon argent dans le soleil et l’énergie solaire. Quelle source d’énergie ! J’espère que nous n’aurons pas à attendre l’épuisement du pétrole et du charbon pour nous en occuper. »

    – Je suis d’accord avec Asimov qui fait une critique très néo malthusienne de la démographie.

    « Moyers: What happens to the idea of the dignity of the human species if population growth continues at its present rate?

    Asimov: It will be completely destroyed. I will use what I call my bathroom metaphor. Two people live in an apartment and there are two bathrooms, then both have the freedom of the bathroom. You can go to the bathroom anytime you want, and stay as long as you want, for whatever you need. Everyone believes in the freedom of the bathroom. It should be right there in the Constitution. But if you have 20 people in the apartment and two bathrooms, no matter how much every person believes in the freedom of the bathroom, there is no such thing. You have to set up times for each person, you have to bang at the door, « Aren’t you through yet? » and so on.

    The same way democracy cannot survive overpopulation. Human dignity cannot survive it. Convenience and decency cannot survive it. As you put more and more people into the world, the value of life not only declines, it disappears. It doesn’t matter if someone dies. The more people there are the less one individual matters. »

  28. @ Cécile
    Certains pays africains ont à peine commencé leur transition démographique (très forte mortalité infantile) : avec une espérance de vie de 40 ans dans certains pays, ce gisement est nul. Ces pays sont (exemple : Somalie) dans la même situation que la France en 1770…j’exagère à peine…les autres pays ceux qui ont commencé leur transition démographique et qui ne sont pas touché par des guerres civiles connaissent déjà une plus forte croissance du PIB…
    La France du fait de sa démographie peut se contenter d’une croissance plus faible (1% peut-être) mais ça demande de repenser la société. On peut avoir une faible croissance et et avoir une société moins inégalitaire assurant le bien-être. Dans les 30 glorieuses, on avait une croissance économique de l’ordre de 5% et dans les 30 piteuses, elle fut en moyenne de 2%…ce n’est pas cette croissance moindre en rythme qui est la cause de « nos malheurs », c’est la répartition des richesses de plus en plus inégalitaire…la population a augmenté grosso modo de 30% ces quarante dernières années, le PIB en monnaie courante a été multiplié par deux et on va me faire croire qu’on devrait être forcément plus pauvre ! Non, c’est tout simplement faux. Certes cette croissance est en partie due à l’endettement des ménages mais bon même sans cette endettement excessif, on aurait un PIB qui aurait crû au moins deux fois plus vite que la population…
    Beaucoup d’économistes refusent de voir le lien entre démographie et croissance économique…néanmoins, mettez côte à côte les deux courbes et sans être totalement corrélé, il y a des évolutions assez analogues.
    Enfin, il faudrait préciser que la guerre n’a jamais relancé la croissance : c’est la reconstruction, qui suit la guerre, qui permet de retrouver la croissance économique. Dans le cas des USA, s’ils essayent à nouveau de faire une guerre à 10000 km de chez eux en Iran, ça les mènera directement à la ruine…avec 13 000 000 000 000 de dollars de dettes publiques, ils ne vont pas aller loin.

    1. Pour mettre en perspective ce que vous dites, 1% de croissance c’est un doublement en 70 ans, et 10% c’est un doublement en 7 ans. Un pour cent se révèle donc non négligeable.

      La répartition des richesses inégalitaire commence, je trouve, dès le moment où l’homme s’approprie tout, à partir du moment où il ne se fixe plus de limites. C’est quelque chose que l’on connait bien et depuis longtemps. Le mal est profond. Quand on n’est pas inégalitaire entre nous, on est inégalitaire avec notre environnement. Il faut agir sur le deux fronts.

      Par rapport aux économistes, j’irais un peu plus loin que vous. Je pense que beaucoup d’économistes refusent de voir le lien entre croissance de la consommation d’énergie fossile, la croissance démographique et la croissance économique. Ils refusent de voir comment ces forces se sont autoalimentées l’une l’autre. J’ai un peu l’impression que les économistes sont d’accord entre eux pour dire que ce sont des choses dont on ne parle pas. Un chose est sûre, beaucoup d’économistes aiment bien le hasard, le laissez-faire, et peut-être aussi leur charabia.

      A propos de la guerre, ne perdons pas de vue que la guerre est étroitement liée à l’énergie disponible, nécessaire et convoitée. Espérons surtout que les hommes ne gaspilleront pas les restes à faire la guerre pour les restes.

  29. Rectificatif la population a augmenté de 20% ces quarante dernières années ce qui accentue cette anomalie d’un sentiment d’appauvrissement : avec une augmentation du PIB de 100% (même à 40% ce serait identique) sur la même période et une politique travaillant pour le bien-être général, on ne devrait pas avoir ce sentiment qu’on vivait mieux (ou aussi bien) il y a 30 ans…

  30. Je me pose quelques questions sur les interprétations, entendues dans les médias de façon générale, sur ce que veut Monsieur le Marché. Qui peut prétendre être le porte-parole du Marché ? Qui prétend avoir la vraie interprétation ? Les analystes économiques ?…
    C’est facile d’établir une analyse à la fin de la journée, une fois que la bourse dégringole ou monte de façon inconsidérée : on entend dire alors que c’est pour telle ou telle raison. Si ces analystes ont effectivement raison, pourquoi ne pas faire les pronostiques en début de matinée, juste avant l’ouverture des bourses ?
    Quand on entend qu’il faut entamer une politique de rigueur budgétaire, qui a émis cette idée ? Ces analystes qui nous ont conduit vers la situation actuelle ? Qui peut prétendre réellement que c’est ce que veut le marché ? Quand on observe l’orientation aléatoire que prend Monsieur le Marché chaque semaine, j’en doute fortement…

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