L'actualité de la crise: l'Islande payera ! par François Leclerc

Billet invité.

L’ISLANDE PAYERA !

Depuis hier lundi, 45 comédiens se relayent sur la scène du théâtre de Reykjavik afin de faire une lecture des 2000 pages du « Rapport Vérité » sur l’effondrement du système financier islandais en octobre 2008. Le site Internet du théâtre relaye cette manifestation inédite pour des événements dramatiques, qui a trouvé non sans logique un plateau de théâtre comme lieu d’une catharsis. Il fallait semble-t-il cette mise en scène d’un rapport parlementaire très attendu pour contribuer à aider les 320.000 islandais à surmonter le traumatisme qu’ils ont subi, telle une déroute collective. Ou pour les inciter à en accepter les conclusions afin d’endiguer leur colère.

Celles-ci sont doublement à charge, pour les principaux responsables politiques et financiers de l’équipe de droite précédemment au pouvoir, limogée à la faveur d’élections, ainsi que pour les trois principaux banquiers. Les premiers sont accusés d’ « extrême négligence » et d’avoir sciemment dissimulé la situation au sein même de leur gouvernement, les seconds de s’être octroyé, parachevant l’édifice qu’ils avaient construit avant qu’il ne s’écroule, des prêts personnels très avantageux.

La question d’éventuelles poursuites pénales est laissée par le rapport à l’appréciation des parlementaires. L’ordre de mission à l’origine du « Rapport Vérité » était de  « révéler des faits et fournir une vue globale des principaux événements qui ont conduit à la chute des banques islandaises, et en identifier les causes ». Au vu des compte-rendus disponibles, il n’est pourtant pas certain que les causes en aient été identifiées. La « négligence » des principaux acteurs du drame, qui ont consacré à la situation financière islandaise de discrètes réunions entre eux (premier ministre, gouverneur de la banque centrale, ministres des affaires étrangères et des banques), est pour le moins le minimum de ce qui pouvait leur être reproché. Un procès en incompétence, exprimé également dans le rapport, serait certainement un moindre mal.

Johanna Sigurdardottir, la première ministre du nouveau gouvernement islandais, a commenté le rapport : « Des erreurs ont évidemment été faites. Les banques privées ont échoué, le système de surveillance a échoué, les politiques ont échoué, le gouvernement a échoué, les médias ont échoué, et l’idéologie du marché libre a totalement échoué ». A la tête de la première coalition de gauche au pouvoir dans toute l’histoire du pays (entre l’Alliance social-démocrate et le Mouvement des verts et de gauche), elle a poursuivi : « Dans ce contexte, la démocratie, la force du droit et une coopération internationale étroite ont été et continueront à être nos meilleures armes ».

Cette énumération des leviers dont disposent les Islandais ne doit rien au hasard, alors qu’ils ont massivement rejeté par referendum un accord de remboursement des gouvernements britannique et hollandais, suite à la déroute de la filiale de la banque Iceland. Négocié par le gouvernement actuel, il a pour but d’obtenir de meilleures conditions financières, les initiales impliquant de la part des islandais un effort déraisonnable. Rien n’a pour l’instant abouti. Ceci justifie la référence à l’arme de la démocratie.

Concernant le droit, la première ministre fait référence à la position du gouvernement dans ces négociations, qui estime que le dossier juridique n’est pas aussi clair que ses interlocuteurs voudraient le faire croire, ce que de nombreux experts en droit international confirment. La référence à la coopération internationale se justifiant, à ses yeux, par la nécessité d’une solution négociée à la crise.

Demandant à être confirmée, l’annonce d’un déblocage possible de fonds par le FMI est venue conforter cette analyse. Il s’agirait de la troisième tranche d’un prêt de 2,2 milliards de dollars au total accordé en novembre 2008, pour un montant de 159 millions de dollars, que le conseil d’administration du FMI pourrait entériner le 16 avril prochain.

Un tel déblocage donnerait aux marchés un signal positif, alors que la crainte était grande en Islande que les agences de notation continuent de dégrader la note du pays, que Fitch a déjà abaissée au dernier cran avant « spéculative », Standard & Poor’s et Moody’s risquant de lui emboîter le pas. Où l’on voit resurgir le spectre des agences quand elle sont à la manoeuvre.

Avec la Grèce, l’Islande était le deuxième test de départ de la crise de la dette publique en Europe. Le chômage qui s’y est installé en a été le premier résultat. L’acharnement mis par les gouvernements britannique et hollandais dans cette affaire n’est pas avant tout une histoire de gros sous. Elle résulte d’une intention clairement exprimée : il s’agit de faire symboliquement plier un pays et au travers lui une volonté populaire qui s’est démocratiquement exprimée. Un refus, non pas de rembourser, mais d’entériner des conditions considérées comme léonines. « L’Allemagne payera ! » avait-on dit au lendemain du Traité de Versailles…

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181 réflexions au sujet de « L'actualité de la crise: l'Islande payera ! par François Leclerc »

  1. Hormis que je ne pense pas que l’armée islandaise, si tant est qu’elle existe, puisse représenter une menace pour l’Angleterre et l’Écosse … 😉

  2. Seul le peuple dans la rue pourra alors se faire entendre et respecter.

    Quand, une fois pour toute, allons-nous le comprendre ?????

    1. @reveil : Ce n’est pas une question de compréhension, tout le monde comprend qu’il s’agit d’un rapport de force, c’est une question de courage d’y aller, et de croire que les autres vont y aller ensuite, c’est bien plus compliqué en pratique !

  3. Casino Royal.
    Dette estimée « avouée » 9 553 milliards de couronnes islandaises.
    PNB 1 279 milliards en 2007 année relativement bonne économiquement.
    320 000 habitants.
    Une austérité maximum = explosion de la dette extérieure publique de l’Islande qui atteindrait 250% du PIB.
    Elle paiera comment ?

    1. De plus, avec 320.000 habitants, je pense que son PNB est probablement plus proche des 6 milliards, chiffre que l’on croise sur Google, que des 1279 annoncés par Wikipedia. Avec 6, ça nous fait 18.750 dollars par habitant, ce qui est honorable, alors qu’avec 1279 on s’envole à 4 millions de dollars par habitant…

    2. On parle couronnes et pas d’euros ni dollars effectivement si vous mélangez tantôt couronnes islandaises € et $, une truie n’y retrouverait pas ses petits.
      Même en ce cas le rapport n’est aucunement de 749%
      Mais reste tout de même un record.
      7,0 milliards de dollars des États-Unis PNB 98
      A la suite de l’effondrement des banques, la dette publique totale est passée de 310 milliards de couronnes (1,76 milliard d’euros) en 2007 à 1.176 milliards (6,67 milliards d’euros) à la fin de 2009
      PIB = € 8,5 milliards
      Ce qui donne une dette de 16 700 € par tête de pipe étonnant non ?

    3. Population :2009-) 304694 h
      Pib en en millions de dollar US -) 19020 en 2008
      Pib par habitant -)39900 $ en 2008
      Sauf erreur…pour la dette ?

    4. Au fait question idiote comment se fait-il que les Britishs aient conservés leur £ tout en faisant partie de l’euro ?

  4. Comme quoi, quels que soient les pays, une dette est à faire payer par les populations ;

    que cette dette provienne d’un « dysfonctionnement » (joli mot politiquement correct pour éviter la réalité de la chose) du système financier
    ou qu’elle provienne d’un déficit public.

    Tous les moyens sont bons pour presser le citron et en utiliser la peau ….

    Oui, mais l’histoire ne s’arrêtant pas là, quelle sera la suite ……

    une monnaie mondiale dont on parle depuis quelques années et le fmi banque mondiale ?

    1. « une monnaie mondiale dont on parle depuis quelques années et le fmi banque mondiale ? »

      Ils auront donc gagné, un système totalement globalisé et intégré et sous la joute des financiers de ce monde …. Peut-être que le peuple français réputé par sa culture de la rupture populaire montrera la voie, encore cette fois-ci

    2. @ coucou

      Jacques Attali ne dit pas autre chose dans son blog :

      i[ En toute logique, la mise en œuvre de cette proposition déboucherait sur la transformation du FMI en banque centrale planétaire assurant la liquidité de tout le système financier international avec une monnaie unique mondiale.
      Cette idée rejoint celle du Bancor qu’avait proposé Keynes au moment de la création du FMI en 1944 et que les Américains avaient alors refusé, pour ne pas remettre en cause la suprématie du dollar ni se trouver contraints eux-mêmes à une discipline. ]i

      J’attends avec impatience la chronique de Paul Jorion au sujet du « bancor ».
      J’espère d’ailleurs qu’il y aura d’autres billets plus détaillés, car lorsque l’on voit là où nous ont menés l’euro et la BCE à un moindre niveau, je suis plus qu’inquiète à l’idée d’un tel modèle au niveau mondiaL

    3. honnêtement on ne peut pas croire à une monnaie mondiale parce que justement ce qui fait la richesse des un c’est la pauvreté des autres, qu’auraient à gagner les Bookmakers de la finance mondiale avec une monnaie unique ?
      Fini les spéculations sur les taux de change…non ça ne tient pas le cap, parce que l’esprit des financiers voyez-vous c’est assez inversement proportionnel à l’équité.
      Et que les paris sur les fluctuations des monnaies sont bien trop important en terme de gain.
      Sauf peut être £ à la City 2ème où 1er place financière mondiale et l’euro zone comme dominion.

  5. L’Islande devrait se rapprocher de la Grece et tenter une coalition meme symbolique. Ils sont commes des idiots pour le moment a se debattre chacun dans leur coin avec des problemes juridiques sans interet puisque le probleme est systemique. C’est l’union des peuples et de leurs gouvernements qui leur donnera la force de denoncer et de s’elever contre l’appauvrissement organise et legalise par l’union des banques.

    1. Face aux financiers, vous pouvez dénoncer tout ce que vous voulez, ces messieurs vous écouteront poliment. Ce ne sont pas des sauvages, encore moins des barbares. Et ils ont du savoir vivre.

  6. Au fond, si l’Islande ne payait pas?
    Cela voudrait dire que ses créanciers vont devoir passer des provisons d’autant. Merci pour les épargnants hollandais et britanniques et d’ailleurs.
    Reste la solution débattue dans « le marchand de Venise »: Découper une livre de chair de chaque islandais? Ou l’occupation militaire? Comme la France en Allemagne pour la Ruhr?
    Et les américains? Payeront-ils, ou alors, les chinois leur appliqueraient aussi la règle de la « livre de chair »,
    Et les grecs?
    Et tous les autres débiteurs?
    Si on applique la récession et la déflation générale à tout cela, cela finira très mal!
    Et c’est bien une sorte d’application de la « livre de chair ».
    Un moratoire général?
    Résultat: un blocage immédiat de tous les circuits monétaires du monde.
    Solution possible:
    Emission immédiate d’une monnaie nouvelle en Islande, sur un mode SMT.
    La stabilisation de la conjoncture islandaise serait instantanée, son économie tournerait en plein régime, les rentrées fiscales remonteraient, et l’Islande pourrait payer aisément et en quelques années avec des SMT, sans faire défaut. Cela entamerait évidemment les rendements d’intérêts, mais le principal serait ainsi garantie.
    Par extension, les autres pays débiteurs pourraient dès lors imiter le procédé, et,même les grands pays, rès lourdement endettés, ne pourraient pas rester à l’écart d’une telle voie, relativement paisible et indolore!

    1. Et si l’Islande ne payait pas ? Et si la Grèce, et si l’Espagne, etc..
      Eh bien je pense au contraire qu’il ne se passerait pas grand-chose, du moins au niveau des peuples. Car à qui ces pays (ces peuples ?) sont-ils censés payer leur « dette » ? A des banques d’Etat, à des fonds publics ? Non, à des fortunes privées, tout simplement. Ca ne ferait que quelques malheureux et beaucoup de soulagés. En revanche, ça ferait prendre conscience aux sphères publiques que l’industrie de la finance n’est peut-être pas toute puissante. Ca ferait prendre conscience aux peuples de leur faculté de se libérer de l’emprise de cette industrie sur leurs états. Ca permettrait, peut-être, de renverser le rapport de forces entre l’économie et la finance, entre les peuples et les cercles de pouvoir.
      L’exemple islandais est le meilleur laboratoire d’observation pour nos démocraties vieillissantes et démobilisées. La réaction du peuple islandais peut-être celle du peuple grec et par la suite le mouvement de dominos. C’est pour ça que les financiers sont très inquiets à son propos et surtout très agressifs. Ils DOIVENT plier, sinon, c’est en fini de nous…

    2. Que disent les créationnistes monétaires à ce sujet ? Rien !
      Que disent-ils au sujet du SMD et du SMT ? Rien comme d’habitude !
      Le débat leur est pourtant offert régulièrement ici.

    3. Pourquoi il n’y aurait pas création de monnaie valable un certain temps mettons 3 mois et au bout de ces 3 mois les banques seraient tenues d’échanger les billets de banques pour de nouveaux billets eux aussi valable jusqu’à date de péremption cela permettrait à l’argent de circuler au lieu d’être thésaurisé ?

    1. Mr Mélanchon fait, comme beaucoup, des constats à posteriori sur les propos d’un prisonnier pour escroquerie. J’espère qu’il lit le blog de Paul (plus instructif) et qu’il a pris contact avec Johannes Finckh pour les propositions sur la monnaie !
      Ce serait dommage qu’il l’ignore. Mais on dit que les hommes politiques sont des individus à tout faire : certainement encore une rumeur !

  7. A une voyelle muette, la voix du non sera t’elle entendue, ou les voies financières auront elles gain de cause.

    L’Allemage paiera (dommages de guerre), oui mais n’était elle pas une et indivisible avant les événements. Et il faut bien reconnaitre que les résultats étaient tangibles, que du concret, il fallait reconstruire.

    La finance c’est quoi, ou sont parti les sous, les gens vivent toujours, pas facile de mobiliser, surtout avec le tampon de nos « avantages socialisés » qui sont usurpés par l’autre!!!!!!!

    Comment faire respecter la souveraineté du peuple si même une consultation référendaire est sans valeur.

    « dans ce contexte, la démocratie, la force du droit des peuples » c’est de disposer d’eux même, de leur destin. La coopération internationale surtout financière attendra des jours meilleurs. Il faut arrêter de tourner autour du pot et leur dire M….., comme le dit Réveil, debout et tous dehors, on sera au moins deux. Advienne que pourra.

    Citoyennement votre à toutes et tous.

    1. que peuvent faire les peuples contre le chantage qu’exercent les financiers? Tant que nous avons un monnaie faite pour les maîtres chanteurs (les capitalistes), la démocratie ne fera pas le poids, hélàs.
      cela ne changera qu’en changeant le mode d’émission du signe monétaire et en passant au SMT.

  8. Impéritie des politiques pas seulement islandais:
    Nos chers Etats se sont lancés dans l’hyper-dépense publique, boulimique, effrénée, démesurée, sans limite… Arrêtons donc de confondre les causes et les conséquences.
    La démocratie représentative a encore un problème .
    Comme si la démagogie électoraliste n’était pas sa seule tare…il y a l’irresponsabilité de fait due à la non nécessité de se représenter aux suffrages populaires…quand on craint la vindicte.
    Un échec (ou une faute grave) est ainsi « pardonné » .
    On peut donc faire n’importe quoi en terme de dépenses budgétaires.

    1. Oui on peut faire n’importe quoi tant que la monnaie tient le choc. La seule chose qui retient nos oligogestionnaires c’est qu’il ne savent pas localiser le point de rupture.

  9. Et les gouvernements sociaux démocrates vont devoir gérer l’ingérable , c’est à dire les conséquences des égarements ,de l’incompétence ou de la corruption de ses prédécesseurs…

    Ce qui risque de tuer la démocratie avec les conséquences que l’on peut envisager….

  10. Il y a quelques siècles tout cela se serait terminé par une bonne vieille guerre des familles et quelques milliers de morts .Aujourd’hui c’est un peuple dans sa totalité qui va déguster pendant quelques décennies .C’est ça le progrès.A moins que ce peuple dise non. Au fait ,pourquoi les responsables financiers et politiques de cette faillite ne sont-ils pas en taule ?

    1. Il n’y a que deux prisons en Islande. Une au Sud, une au Nord. Pour moins de 400 places, il me semble…

  11.  » Il s’agit de faire symboliquement plier un pays et au travers lui une volonté populaire qui s’est démocratiquement exprimée. Un refus, non pas de rembourser, mais d’entériner des conditions considérées comme léonines.  »

    A force cela me met de plus en plus mal à l’aise face à nos gouvernants.

    Le pauvre de plus en Grèce où en Islande payera, mais si d’ailleurs il n’a plus rien en poche et l’estomac vide, même si d’ailleurs il n’y croit plus trop en ces valeurs. Toute cette crise sur la Grèce sur l’Islande n’a pas plus d’importance sur le moral des banquiers de Wall Street que de
    la City, c’est comme ça aussi pour la plupart des politiciens les mieux payés de nos jours !

    Il n’y a pas lieu d’en faire davantage de commentaires et de remous surtout en période de crise morale, de toutes manières il y a toujours eu partout dans le monde des gens très pauvres et des gens très riches alors pourquoi ça devrait changer dans le pays ?

    Fermons les yeux, divertissons encore les gens avec d’autres jeux d’argent, d’abord nos mêmes valeurs, faisons encore la pluie et le beau temps, par exemple parlons davantage de nucléaire aux gens, prenons de la hauteur, prenons surtout l’avion Mme la marquise pour faire du shopping dans les paradis fiscaux, loin du pauvre qui nous gène de voir au loin, sans les frontières, sans les lois.

    Un peu d’histoire et de littérature quand même le 26 avril 1803 une petite météorite de rien du tout tombe du ciel au-dessus de la ville de l’Aigle en basse normandie et une pluie de pierres plus de 3000 se met alors à tomber subitement dans une zone de 600 hectares quelle grande panique parmi les villageois de l’époque et parmi les plus grands notables de la ville qui ne s’y attendaient pas non plus du tout dans leur emploi du temps. Ne vivre d’abord que pour l’argent en société !

    Pas bon pour les affaires lorsque le ciel se met alors à jouer de temps en temps contre nous. Je me demande quand même lorsque le prochain ballon jaune de la bourse éclatera que feront d’abord nos banquiers et nos politiciens pour se sauver d’abord les premiers ?

    Nous comprenons votre douleur mais soyez-en sur braves gens, nous serons toujours là pour vous aider, pour vous servir les premiers à l’antenne, nous travaillons beaucoup, la preuve plus personne ne s’en porte guère mieux partout, mais quelle grande rupture entre les plus touchés et les moins touchés par la crise se faire d’abord servir dans des beaux hôtels de luxe et puis après ?

    Que la justice des puissants est belle à voir de nos jours et oui c’est comme ça avec nous, le ciel finira bien par favoriser toujours les plus grands destructeurs de la terre, mais ça ne tiendra pas à l’usure ça fera trop mal.

    1. Onubre,

      Avez-fait vous fait, ou faites-vous, le même travail sur l’immobilier commercial? Ce serait une donnée précieuse.

  12. Evidemment, du moment que les responsables ne sont pas coupables et ne doivent en rien modifier leur train de vie…

  13. Effectivement à quoi sert à la Grèce de faire partie de la zone euro si cette monnaie se révèle incapable de venir soutenir la Grèce ? De deux choses l’une, où la Grèce fait partie de la zone euro où elle n’en fait pas partie, Si elle en fait partie, est-elle une néo colonie Allemande ? Si elle n’en fait pas partie alors endettée pour endettée elle n’a qu’à reprendre sa monnaie le drachme. En effet, maintenir un euro fort pour les pays du « club med » appelés cyniquement par la city les cochons et un cochon n’est bon qu’à être saigné. Un euro fort pénalise fortement les exportations des pays sud euro puisqu’ils n’ont pas les gains de productions comparatif à l’économie Allemande qui réalise la majeure partie de ses échange avec les pays de la zone euro. En ce cas l’Euro pour ces pays s’avère être une hérésie. Mais admettons que la Grèce fasse réellement partie de l’Europe et qu’elle n’est pas seulement une victime de la finance, dans ce cas pourquoi ces Messieurs du parlement n’établissent pas une chambre des compensation sur les banques commerciales afin de corriger et rétablir un peu d’équilibre pour ces pays de la zone euro ? Rappel historique. Athènes était en pleine crise politique et sociale lorsque les adversaires se mettent d’accord pour choisir Solon père de la démocratie, comme arbitre. Archonte de -594 à -593, législateur, auteur d’un code de lois, il aurait effacé les dettes, interdit l’esclavage pour dettes et confirmé les lois draconiennes.

    1. En effet, le parallèle est saisissant entre cette « plaie » de l’antiquité sur fut l’esclavage pour dette
      (on venait d’inventer la mémoire écrite ,( enfin vers -2000 -1500 elle se répandait)…
      pour en faire un instrument d’asservissement sur les générations, )

      et la situation actuelle de « l’esclavage par les marchés » qui refusent d’assumer les errements de leur propre passé.

      Avec donc la stupidité de maintenir des pays en notation BBB— quand ses citoyens savent individuellement se retrousser les manches.

      Comme autrefois les esclaves pouvaient faire mieux hors de l’asservissement.

      (Les « abiru » agro pastoraux de Palestine furent sans doute des « fuyards de la dette », profitant du relatif retrait de l’Egypte impériale, et furent sans doute parmi les ancêtres des hébreux (Marco Liverani dixit …))

      Bref :
      Il nous faut un Archonte moderne !

  14. «Des erreurs ont évidemment été faites. Les banques privées ont échoué, le système de surveillance a échoué, les politiques ont échoué, le gouvernement a échoué, les médias ont échoué, et l’idéologie du marché libre a totalement échoué ».
    Voilà exactement la raison pour laquelle je hais les sociaux-démocrates : ce sont les plus grands menteurs.
    En réalité, bien sûr, aucun des acteurs mentionnés n’a « échoué ». Ils se sont tous gavés, énormément. Jamais ils n’auraient raflé autant d’argent s’ils n’avaient pas agi ainsi, et ils ont opéré efficacement selon leur propre logique. Les sociaux-démocrates, l’équipe des coiffeurs, vont maintenant remettre un peu d’ordre et préparer le terrain propice au retour des financiers, le temps que les choses se calment, que les gens oublient. C’est leur sale petit boulot et ils le font bien.

    1. Je suis bien d’accord avec vous. Ils ont echoue dans leur mandat publique, mais ils ont personnellement mieux reussi que le reste de la population.

    2. « je hais les sociaux-démocrates : ce sont les plus grands menteurs. » : et les fascistes, vous croyez qu’ils disaient la vérité ? Et les communistes de Staline ? Et Pol Pot ? etc. etc. ad libitum.

    3. @Crapaud Rouge
      Hitler, à quelques détails près avait bien annoncé la couleur. Pour Staline, c’était plus compliqué, son ennemi étant son propre peuple. Les sociaux-démocrates sont effectivement un peu filous. Quand on n’arrive pas à choisir entre la gauche et la droite, on reste au centre, mais un centre sans idéologie ni conviction. Reste plus qu’à enfumer les électeurs.

  15. J’aime beaucoup la référence à 1918 !
    Il est terrible de constater que malgré tous les exemples, toutes les leçons de l’histoire, on continue à reproduire les mêmes erreurs. Le seul résultat d’une démarche aussi extrême des anglais et hollandais sera de pousser le peuple islandais à se tourner vers les extrémistes, de gauche ou de droite, et de s’orienter vers le totalitarisme. Le chemin le plus rapide étant le peuple dans la rue…
    Bon, j’ai aussi été étudiant, participé à des manifs, et toujours volontiers enclin pour la « révolution ». Mais plus j’y réfléchis, et plus je pense qu’il faut privilégier les actions douces: plus elles sont calmes, et plus elles sont impressionnantes! N’oublions pas que la violence n’engendre que la violence (cf révolution de 1789, pour prendre un exemple lointain et dépassionné).

    Sinon, pour revenir à l’Islande, je ne connais pas le montant des bénéfices qu’ont obtenu les banques, leurs dirigeants et leurs cadres, mais il me semble logique qu’ils soient les premiers à mettre la main à la poche pour rembourser, avant même que le peuple islandais ne paye quoi que ce soit. J’avoue que c’est un raisonnement simpliste, qu’il faudrait modifier la loi et qu’elle ne peut pas être rétroactive, mais quand même, dans la même veine que pollueur-payeur, il faudrait instaurer un spéculateur-payeur. Car les anciens dirigeants, qui ont mis plein d’argent de côté, doivent bien rire de la tournure des évènements… Il serait temps qu’ils arrêtent de croire qu’ils sont à l’abri une fois leur forfait commis, eux et leur famille!!!
    Plutôt que de descendre dans la rue, le peuple ferait mieux de s’organiser pour faire des sittings dans les rues où habitent les familles des spéculateurs, pour réclamer le remboursement intégral des sommes indûment touchées (salaire, bénéfice, prêt, dividende, action). A ce niveau-là, personne n’est innocent: l’argent ne tombe pas du ciel, donc tous les dirigeants, même s’ils ne faisaient que fermer les yeux, savaient pertinemment ce qu’ils faisaient! Et leur entourage profitait aussi de l’argent, et ont consciemment préféré fermer les yeux sur son origine pour en profiter aussi: ils sont tous à condamner, pour responsabilité ou culpabilité ou avoir laissé faire et profiter (vous voyez bien que je suis quand même un révolutionnaire dans l’âme).

    1. @Duran: Juste un petit aparté: la violence, nous sommes dedans, en plein. Peut-être pas vous, ou pas encore, mais voyez ces millions de gens qui ne savent pas s’ils vont pouvoir manger jusqu’à la fin du mois, qui sont grillés à tous les guichets de la société de consommation, qui restent chez eux parce que c’est encore ce qui coute le moins cher, qui guettent avec anxiété dans la boite au lettres le courrier déclencheur du désastre, qui ont abandonné tout espoir pour eux et espèrent encore un peu pour leurs enfants qui le leur reprochent tous les jours…

      Ce monde existe et, vous n’allez pas me croire, il est juste à côté de chez vous. Tous ces gens vivent quotidiennement une violence atroce, celle de la non-existence. Ils existent tellement peu que personne ne les voit, c’est vous dire.

      Tout ça pour dire que quand on pousse les limites de ce que peut accepter une société, l’exutoire ne peut être que violent et je crois savoir qu’au pays des Gaulois, nous avons quelques dispositions dans ce domaine.

      Sur le fond, moi aussi je voudrais bien que les malfaisants qui nous dirigent dégagent sans faire de bruit, mais je crains que cela relève du vœu pieux.

    2. Absolument d’accord, Roland.

      Mais là, par contre, j’aurais aimé que le peuple américain prenne conscience de s’être fait berner.
      Hors, ce sont les tea party qui capitalisent sur la haine.

    3. Cela paraît difficile qu’un jour les Américains se réveillent: si vous êtes venus du Mexique où vous avez vu des gangs se battre en plein jour; du Nigéria ou du Congo où le matin au réveil vous trouvez quelques maccabés sur le trottoir résultat d’une guerre inter-tribale de la veille; de Haïti où entre deux catastrophes vous n’avez jamais pu trouver un boulot; d’Irak, où vous avez eu votre famille massacrée par X ou Y; de Chine, où on vous a proposé de l’argent pour les organes de votre fille car vous préfereriez avoir un garçon, alors, vous êtes super content d’avoir une Green card et vous souhaitez surtout qu’on vous oublie. De toute façon, dans les endroits susnommés, personne ne s’est préoccupé de vous donner une éducation critique. C’est bien trop dangereux pour le pouvoir en place.

  16. Il faut admettre qu’à ce jour la Banque est propriétaire de la planête et de ses habitants et si ce n’est pas la Banque avec un B majuscule désignant le CONCEPT de banque et l’ ENSEMBLE des banques, c’est bien le Capital.

  17. Les peuples, quand on les interrogent ou les analysent, sont de plus en plus dans le refus et la colère. Du courrier des lecteurs de USA Today (!) aux 90% de non du referendum islandais, les blocages, négations, révoltes montent… Va t-on vers une mondialisation de la révolte? Les colères nationales ne suffisent plus à faire peur au système et à ses maîtres/esclaves les hyper-possédants qui abusent de plus en plus. On atteindra un jour le seuil de rupture, c’est inéluctable comme la marée de Victor Hugo (je vais chercher le texte).

    1. Acutisation de la crise,ou installation du marasme en douceur ?
      Dans le premier cas il faut s’attendre à des sautes d’humeur ,dans le deuxième ,je ne sais pas.

  18. Il est de bon ton de faire passer les margoulins qui ont fait cela pour des incompétents (idem en Grèce avec Mr Karamenlis). Je constate une généralisation universelle de l’incompétence, qui plus est dans des domaines très précis.

    Deux explications possibles: Soit le secteur financier international et les milieux politiques libéraux recrutent des bac -2 depuis 25 ans, soit tous ces gens sont tout à fait compétents et ils ont fait leur travail, qui n’était bien entendu pas celui que les peuples attendaient d’eux, mais ce qui leur à été ordonné par leurs commanditaires.

    La naïveté a ses limites.

  19. Je trouve intéressant que vous y consacriez un billet, tant l’histoire me parait ‘symptomatique’, parce qu’il en faut en outre savoir deux choses:
    – les épargnants-investisseurs britanniques et néerlandais ont été indemnisés. Quand on connait
    les montants dépensés par les deux gouvernements pour le sauvetage de leur système bancaire,
    le montant apparait comme la cerise sur le gateau, pour le meilleur et pour le pire. Et que
    ‘Gordo’Brown cherche une victime expiatoire, en menacant de bloquer l’adhésion de l’Islande, à l’UE, relève du scandale intellectuel ( de fait depuis Tony B() Air, les britanniques se sont habitués )

    – Par ailleurs une commission parlementaire néerlandaise a interrogé les principaux acteurs début 2010 et il s’est avéré que le propre chef de la Banque Centrale Néerlandaise,N.Wellink, a admis publiquement le laxisme en matière de régulation

    – De l’autre cote, au Royaume-Uni, ils ont privilégié par ordre d’antériorité, le travail de la Commission Chilcot.

    Cette ‘enquete parlementaire’sur la crise financière, parait inévitable, après les élections, et sera une très intéressante occasion d’entendre le ministre des Finances de l’époque et la FSA sur le dossier. Là, on assistera à l’enterrement définitif du « New Labour »

    – Enfin, du cote de l’anecdote, ATTAC Allemagne a monté tout récemment à Berlin, avec un grand succès populaire, un ‘procès fictif’ sur les responsables de la crise financière: Mme Merkel, Axel Weber, Joseph Ackermann

    1. Le rapport fait 2000 pages et son texte Anglais n’était pas encore disponible ce matin. Le simple déroulé de la crise risque d’être très instructif, car nous manquons encore beaucoup de ce type de récits. Ils vont peu à peu sortir, notamment à la faveur des actions qui vont continuer d’être engagées contre des responsables financiers.

      La proposition d’un Tribunal contre les crimes financiers (ou une formulation équivalente), déjà formulée sur le blog, prendra peut-être corps également.

    2. Dejà les auditions de la FCIC sont un modèle du genre, cette semaine seront entendus les responsables de « WaMu », évidemment on peut regretter le retard, et le décalage prévisible entre
      certaines conclusions, le rapport devant, dans mes souvenirs, etre livré pour le 15 Décembre et le
      texte de loi de réforme du système financier ( enfin, espérons ! )

      Mais l’audition des ‘responsables’ coté britannique, devant une commission parlementaire ad hoc, devrait etre particulièrement instructive….C’est un peu comme la note souveraine du pays, il vaut mieux atttendre l’issue des élections avant que tout le monde n’avale the ‘bitter medicine’, comme ils disent aux E-U à propos de la Grèce…

  20. 1) si on fait le rapprochement avec l’allemagne qui proposait d’annexer quelques iles , on trouvera sans doute quelques mecenes pour racheter une petite part de l’islande (le 5eme de la superficie france)

    2) Serieusement , combien de financiers faudrait il arreter et mettre au frais pour que la situation redevienne normal (on va quand meme pas laisser une poignee d’individus emmerder tout le monde)
    Sachant qu’ils ont tous mordus la ligne jaune un jour ou l’autre il serait tout a fait possible de le faire en totale legalite

    1. Si on imagine mal la Grande-Bretagne et les Pays-Bas exprimer des prétentions territoriales sur quelques ilôts volcaniques pelés, il ne faut pas oublier que la principale activité économique de l’Islande est (était ?) la pêche. Quand on connait les tensions actuelles sur les ressources halieutiques et la politique des quotas internationaux, on peut penser que les négociations futures sur la dette prendront en compte ces ressources.

    2. Ayez une pensée indulgente pour les millions de petits souscripteurs d’assurance-vie qui vont se trouver tondus dans les charrettes de « collabos » de la haute finance.
      Les petits épargnants qui pensaient améliorer leur maigre retraite vont trinquer mais pas les Soros et les Stern (si il en reste, réchappés des soirées sado-maso).

    3. Perceval 78. point 1 : vous ne croyez pas si bien dire.

      Le milliardaire Al fayed (pas sûr de l’orthographe) a proposé officiellement à l’Ecosse de reprendre son indépendance et de le nommer président en échange de leur donner sa fortune pour les sortir de la crise économique.

    4. Perceval78. Point 2 : vous vous trompez.

      Ces financiers nous ont fait bénéficier de MILLIONS de MILLIARDS de dollars d’argent virtuel depuis la fin des trentes glorieuses.
      NOUS avons été berné, c’est clair. MAIS nous en avons profiter pour vivre au-dessus de nos moyens.

      Là, c’est aussi clair que les malaises du manque vont venir et les financiers ne vont peut-être plus être aussi heureux.
      Mais bon. Tout cela est on ne peut plus humain..

  21. Tellement d’états aux USA, tellement de villes US … sont dans une « déroute Gréco-Islandaise & co » … et si jamais il y avait une responsabilité partagée : comment la départager ?

    Matt Taibbi writes:
    How the nation’s biggest banks are ripping off American cities with the same predatory deals that brought down Greece
    http://www.marketoracle.co.uk/Article18573.html

    « JP Morgan was far from alone in the scam (…) The crazy thing is that such arrangements — where some local scoundrel gets a massive fee for doing nothing but greasing the wheels with elected officials — have been taking place all over the country. (…) In the end, though, all this bribery and graft was just the table-setter for the real disaster. In taking all those bribes and signing on to all those swaps, the commissioners in Jefferson County had basically started the clock on a financial time bomb that, sooner or later, had to explode. »

    Comme un schéma assez général au delà de cet exemple : banque, corruption et bombe à retardement optimisée par les nouveaux produits financiers … le pire : on va devoir y recourir de plus en plus ?

  22. C’est un scandale, une honte, une infamie !

    On laisse entrevoir la possibilité d’emprunter une autre voie en organisant un referendum, histoire de donner l’illusion qu’on est en démocratie. Puis, lorsque le résultat n’est pas conforme aux attentes, on rappelle avec force et autorité qui sont les maîtres et qui sont les esclaves.

    Le déni de démocratie affiché est de plus en plus à la mode. Cela en devient vraiment inquiétant et n’inaugure rien de bon pour l’avenir.

  23. AVIS AUX COMMENTATEURS

    Je sais que ce n’est pas mon boulot, mais je me permets de demander aux commentateurs éventuels de ne poster que des questions ou des posts apportant un éclairage ou une documentation nouvelle.
    L’avis de tout un chacun est inintéressant et nuisible à la qualité d’un blog comme celui ci.
    Merci donc d’éviter de bavarder pour rien.

    Si MM Jorion ou Leclerc ne sont pas d’accord avec ce propos, je les invite à oblitérer ce post. Mais je trouve dommage de constater une baisse très sensible de l’intérêt et de la qualité des posts depuis quelques jours.

    Merci.

    1. @Kerjean: Personne n’est soumis ici et est libre de ses propos, qui ont tous un intérêt. Bref, ce n’est pas encore l’UMP, désolé.

    2. Tout à fait d’accord avec Kerjean : une trop grande partie des posts présente un caractère critique et partisan et rien que çà , et ce coté radical me gène un peu, même si je sais qu’il est inévitable et dans une certaine mesure normal. Je pense que la fin du capitalisme, parfaitement analysée, et sur laquelle naturellement je je reviendrais pas, a amené certains à se « défouler » en perdant le sens initial de ce blog, CAD donner des explications le plus possible objectives. En outre je pourrais faire cette même critique sur les billets, dans une moindre mesure. J’espère que çà ne nuira pas à la notoriété de ce blog.

    3. Pour qui vous prenez-vous pour dicter vos directives sur un blog qui n’est ni le votre, ni un de ceux apportant des plus clairvoyants commentaires ????

    4. « C’est pas parce qu’on a rien à dire qu’il faut fermer sa gueule ».
      La crise perdure ,se chronicise ; il va devenir difficile de ne pas être dans la redite.
      Thème et variations…

    5. Du jugement dont vous jugerez, vous serez vous-même jugés, Mathieu 7:2 (version biblique)
      C’est celui qui dit qu’y est (version cour d’école)

    6. Kerjan,

      « L’avis de tout un chacun est inintéressant et nuisible à la qualité d’un blog comme celui ci. »

      Vous vous rendez bien compte de ce que vous écrivez ?
      Nuisible, ça rime avec quoi chez vous ?

    7. « ne poster que des questions ou des posts apportant un éclairage ou une documentation nouvelle. » : encore et toujours ce sens de l’utilitarisme immédiat ! Comme si tout devait être soumis à des objectifs clairs et précis, avec délais et contrôles de qualité à la clef…

      « je trouve dommage de constater une baisse très sensible de l’intérêt et de la qualité des posts depuis quelques jours » : en fait, vous commencez déjà à vous lasser, tout s’explique plus simplement comme ça.

      « L’avis de tout un chacun est inintéressant et nuisible à la qualité d’un blog comme celui ci. » : je dirais plutôt que l’avis de tout un chacun est strictement nécessaire. Car si l’on remarque un post pour être de qualité supérieure aux autres, comme au faîte d’une pyramide, c’est parce qu’il y a tous les autres pour constituer l’édifice.

    8. @Roland : chacun est effectivement libre de ses propos ici, Kerjean a exprimé son point de vue qui consiste à penser que les posts de ce blog sont de mauvaise qualité.
      Vous avez exprimé le votre, tout aussi respectable, et c’est bien votre droit que personne n’a d’ailleurs contesté. Ici ce n’est donc ni l’UMP, ni le PS, ni aucun parti.

    9. @Pascal Bloch-Eisenstein: vous avez raison, sauf que, SI l’on suivait l’avis de l’ami Kerjean, ce serait effectivement l’UMP comme le dit Roland, ou quelque chose d’approchant. Avec discipline, sermons, rappels à la ligne, etc., car viser la qualité des commentaires ne pourrait que conduire à ça.

      Les propos de Kerjean me font penser à ceux de Lisztfr qui, opposant texte et musique, se livre à une plaidoirie de la musique où le texte, – pour moi la littérature -, en prend plein son grade. Emporté par son enthousiasme pour le duo Jorion-Leclerc, la seule vraie source de la qualité de ce blog, il me semble que Kerjean a sous-estimé les commentaires. Ce n’est pas très convivial.

    10. Aux déçus: apprenez à utiliser une souris à molette, laquelle permet de faire défiler aisément le texte. Si ce que vous recherchez est de l’information économique, vous devriez pouvoir arrêter de faire défiler lorsqu’il y a des chiffres et des pourcentages. Si vous vous intéressez à la sociologie, la philosophie, ou la politique, alors vous devrez tout lire.

    11. Je rappelle que je ne demande pas qu’on interdise quoique ce soit, je propose une auto-modération pour une question de lisibilité. Que Gégène pense que « ha que c’est pourri ce qui se passe » est sociologiquement peut-être fort intéressant. Il n’empêche que 150 Gégène débarquant sur ce site assez précieux par son sérieux, la qualité de l’information(y compris celle des posteurs) et sa spécialisation et noyant les apports vraiment techniques ou les questions, toujours intéressantes elles risquent de pourrir ce forum aussi sûrement qu’une invasion de trolls.
      Je me permets donc de demander à chacun de tourner sept fois la main autour du clavier avant de dire ce qu’il pense du temps.
      Comme beaucoup de monde, je n’ai pas forcément le temps de trier au milieu d’une kyrielle de considération d’ordre général pour trouver le post recelant une info ou un angle vraiment nouveaux ou une question pertinente.
      Merci.

    12. « je n’ai pas forcément le temps de trier au milieu d’une kyrielle de considération d’ordre général pour trouver le post recelant une info ou un angle vraiment nouveaux ou une question pertinente » : là, je préfère me taire. Comment qu’on insère un smiley qui fait la gueule ?

    13. @Kerjean: Je voulais vous répondre, dire le haut le cœur face au mépris d’autrui que vous affichez, et puis non, je ne vais pas rentrer dans votre jeu. Pour moi, votre intervention est nulle et non avenue.

    14. @Roland: ooooooh ! Vous exagérez un tantinet ! Monsieur (ou madame ?) KERJEAN est juste une personne HAUTEMENT préoccupée par tant et tant de HAUTES responsabilités qu’il est tout à fait légitime de sa part d’exiger le maintient de la plus HAUTE qualité à nos commentaires. L’exigence, monsieur ! Vous n’allez tout de même pas reprocher à monsieur (ou madame) KERJEAN de se montrer exigent(e) ! Regardez Van Gogh, (le peintre), serait-il parvenu au sommet de l’art si la plus HAUTE EXIGENCE ne l’avait pas sans relâche travaillé au corps ? Que nenni ! Il serait resté ce qu’il faillit être, un petit pasteur anonyme dans une paroisse paumée. Non, l’exigence ne mérite pas de tels haut-le-coeur mais le plus HAUT respect.

    15. @Crapaud Rouge: Je crois que vous et moi faisons partie des 150 Gégennes… Faisons profil bas, nous polluons.

    16. Drôle de réflexion. La « France d’en bas » celle qui n’ a rien à perdre a aussi le droit de s’exprimer. J’ adore lire les articles de Paul Jorion et François Leclerc et je trouve que les commentaires apportent un plus, même si tous ne m’intéressent pas. Sinon venir sur ce blog serait comme lire un article de journal papier ou un livre. C’est l’ensemble qui rend ce blog passionnant.

  24. « Le gouvernement a échoué, les médias ont échoué, et l’idéologie du marché libre a totalement échoué ». Savoureux, ce « totalement » réservé au seul marché libre, cela laisse supposer qu’il a plus échoué que les autres mentionnés, ce dont on peut douter étant donné que l’interventionnisme est au moins autant coupable.

    1. Savoureux, en effet, je l’ai bien noté aussi. Il faut l’imputer au fait qu’on ne peut trouver d’excuse à « l’idéologie du marché libre ». Les hommes capables de la concevoir, de la mettre en pratique, de l’imposer, et d’en louer les vertus, étaient tout aussi capables d’en cerner les failles, les mensonges, les subterfuges, les injustices. Ils ne l’ont pas fait alors que c’était dans leurs possibilités : aucune excuse. Echec total et radical.

  25. La Grèce emprunte à court terme, facilement mais cher.

    La Grèce a facilement placé mardi pour 1,2 milliard d’euros d’obligations à six et douze mois, passant avec succès son premier test sur les marchés depuis que les détails de l’accord entre la zone euro et le FMI sur un programme d’aide ont été dévoilés.

    L’agence publique de gestion de la dette grecque PDMA a adjugé les titres à 52 semaines avec un rendement de 4,85 %, contre 2,20 % lors pour une précédente opération de même maturité, le 12 janvier.

    Cette tranche a été couverte 6,5 fois, contre 3,05 fois en janvier.

    Pour la tranche à 26 semaines, le rendement ressort à 4,55 %, contre 1,38 % en janvier.
    La PDMA a par la suite adjugé pour 360 millions de titres supplémentaires, portant le produit total de l’opération à 1,56 milliard.

    Ce succès pourrait inciter la Grèce à tenter de continuer de se refinancer elle même au lieu de recourir à des prêt d’urgence, même si le coût de l’emprunt reste extrêmement coûteux.

    Boursorama

    1. @ BA :
      C’est actuellement ‘facile’ (surtout sur des petites sommes et à très court terme : 1 an, 2 ans) mais qu’en sera-t-il pour des sommes autrement plus importantes et sur des durées bien plus longues (10 ans, 20 ans), avec des taux d’intérêts bien plus importants ?

      Surtout, il manque la structuration de la dette grecque par type d’obligations sur la durée. Et là on en saurait un peu plus sur ‘le temps qu’il reste’ …

      L’auriez-vous par devers vous ?

      Cordialement.

  26. « cette affaire n’est pas avant tout une histoire de gros sous. Elle résulte d’une intention clairement exprimée : il s’agit de faire symboliquement plier un pays et au travers lui une volonté populaire qui s’est démocratiquement exprimée. » : oui, et cela ne laisse pas de m’interpeller, d’autant plus qu’à l’origine rien n’obligeait Britanniques et Hollandais à se substituer à Icesave pour rembourser 4 petits milliards. Il semble que la « realpolitik » cède parfois le pas, sans crier gare, à une politique des principes. Mais face à plus faible que soi, of course, le principe de réalité reste sauf…

  27. Bilan de l’emprunt grec :

    – Emprunt à 6 mois :

    En janvier 2010, la Grèce a lancé un emprunt à 6 mois. La Grèce a dû verser un taux d’intérêt de 1,38 %.

    Aujourd’hui, elle lance de nouveau un emprunt à 6 mois, mais elle doit verser un taux d’intérêt de 4,55 % !

    – Emprunt à 12 mois :

    En janvier 2010, la Grèce a lancé un emprunt à 12 mois. La Grèce a dû verser un taux d’intérêt de 2,20 %.

    Aujourd’hui, elle lance de nouveau un emprunt à 12 mois, mais elle doit verser un taux d’intérêt de 4,85 % !

    Conclusion : la Grèce se surendette de plus en plus. La dette publique grecque est en train de s’emballer.

    1. @ BA :
      C’est exactement le commentaire d’AGEFI : « La Grèce paye tout de même le prix fort: lors de l’émission précédente elle s’était financée à 2,20 % sur un an et à 1,38% sur 6 mois. »

      En gros, tout le monde crie ‘Youpi, on n’a pas eu à activer le plan d’aides !!’ mais personne ne se pose la question suivante : à quel prix ?

      La question suivante serait : pour combien de temps ?

      En mai, un autre emprunt mais à long terme cette fois (autrement plus ’emmerdant’ pour l’Etat grec) devra être fait. Et pas pour 1,5 milliards d’euros …
      On verra bien alors ce qu’il adviendra.

      Dernière question : jusqu’à quel niveau de notation le plan d’aide est-il valable ? Je veux dire, jusqu’à quelle note, décernée par les agences de notation, ce plan d’aides est-il valable ?
      Car la note décernée par Fitch conserve une perspective négative. A BBB-.
      Encore un peu et tout bascule …

      Mais de cela, personne ne se soucie, tant il est vrai que, Deo Gracias !!, nous avons échappé ‘au pire’ …
      Grotesque.

      Cordialement.

      PS : dernière dernière question. Qui se soucie de savoir comment va se (re)financer maintenant une banque certes petite mais néanmoins nationalisée partiellement comme ATEbank, maintenant qu’elle est notée BB+ ?

    2. Du 4,35% sur 6 mois: moi aussi, si j’avais des sous, j’investirais sur la Grèce (qui tiendra bien encore 6 mois…).

    3. Une petite question : est ce que ça arrive qu’un pays emprunte pour un autre ?
      Je veux dire par exemple, l’Allemagne qui a un taux d’interet plus avantageux, peut elle emprunter pour la Grèce? celle ci lui rembourse alors le montant au même taux qu’a pu avoir l’Allemagne ?
      Le seul gain serait du coté grecque qui bénéficie donc d’un taux d’intérêt plus intéressant…

      Je conçois parfaitement qu’en faisant cela les risques systémiques sont très important en cas de défaillance d’un pays. Donc ma question est seulement « cela se fait-il en zone euro ? » (ou ailleurs ?)

  28. « un procès en incompétence, exprimé également dans le rapport, serait certainement un moindre mal. »

    Entendre parler d’incompétence devient insupportable.

    Dès qu’on ouvre un peu les yeux et qu’on prend un minimum de recul, on comprend très vite que ce n’est pas d’incompétence qu’il s’agit.
    Qu’il y ait eu incompétence de ci de là, de la part de certains experts ou certains politiques, c’est fort possible.

    Mais l’immense majorité des analystes, des économistes et des politiques (ceux qui se sont vus autoriser l’accès aux grand médias de propagande toutes ces dernières années), savent très bien ce qui se joue en coulisse = ils nous ont trompé, ils ont menti, ils ont dissimulé, ils ont cherché à nous faire regarder ailleurs.

    Et quand tout ce beau monde riait au nez de celui qui essayait d’alerter, ce n’était pas parce qu’ils trouvaient le propos risible, c’était pour que nous pensions que le propos était risible.

    Tromperie, dissimulation, manipulation, mensonge, fraude, mépris, cynisme, déni de démocratie…
    Tout ça pour tenter de construire quoi ?
    Tout ça pour servir quels intérêts ?

    Je veux bien, dans un souci d’apaisement, leur accorder le doux qualificatif d’incompétents et leur épargner le peloton d’exécution
    mais à condition qu’ils en assument les conséquences de leur nouveau statut
    = étant frappés d’incompétence manifeste dans l’exercice de leur profession, qu’ils perdent le droit de continuer à l’exercer !
    Qu’on ne les entendent plus et qu’ils libèrent la place pour ceux qui placent le bon sens avant une quelconque idéologie.

    Et le monde pourra panser ses plaies en regardant autrement l’avenir.

    1. Incompétence ?
      Sur le plan tactique, il vaut mieux critiquer au nom de cette « qualité ».
      Nous savons tous que l’ incompétence n’est pas le seul
      reproche à formuler. Pour ma part, je pense que le défaut
      de base réside dans la pulvérisation des barrières morales
      ( morales et non pas éthiques) : ces gens ont disjonté
      et disjonctent encore. « Ils » se sont mis hors du chemin
      moral que toute humain doit respecter.
      Mais les contre-arguments à l’aspect morale sont infinis et semblent
      ( apparaissent pour ce qu’ils ne sont pas) fondés. Songez au
      slogan selon lequel les marchés ne connaissent pas la morale.
      Attaquer sur ce plan n’est pas productif ( du moins en France.)
      Le mot cynique, très chargé, dans la culture anglo-américaine,
      n’est, lui non plus, pas compris pour ce qu’il est réellement.
      Au final, l’ argument compétence est le plus rationnel (parce qu’il
      laisse supposer que la critique est interne.)

      Si vous le voulez bien, ce mot incompétence dans notre contexte
      est un mot-code commode pour désigner une faillite humaine, sociale
      et professionnelle. N’oublions pas que les « marchés » ont
      un comportement panurgique, qu’ils sont insatiables,
      et au final suicidaires. Ses « meneurs » et ses représentants
      sont en majorité des bancals de la tronche, usurpateurs
      et sans crèdit.

  29. Nous, qui formons le peuple, que nous faut-il encore et pendant combien de temps,
    pour nous rendre compte que nous ne vallons strictement RIEN, humainement parlant,
    pour tous ces gens qui nous gouvernent, ou qui détiennent l’argent!!!
    Nous faisons partie d’un élevage, qui doit rapporter, point!
    Affranchissons-nous nous-même, sans attendre qu’un autre le fasse avant nous!
    Détournons- nous de ses systèmes qui s’autodétruisent; arrêtons de nourrir
    un quelconque espoir sur un éventuel retour « à la normale », d’un système qui ne l’est pas,
    puisque destructeur (pillage, saccage, irrespect total de La terre, de l’humain, de l’animal,
    du végétale) ce qui pourrait laisser la place à l’émergence de nouveaux systèmes, corres-
    pondant mieux à cette prise de conscience et du choix qui en découlera; des systèmes viables
    car issus d’une pensée « nouvelle », purifiée,expérimentée (merci la crise!) débarrassée de ses
    anciennes croyances( adieu ancien système!)!
    L’évolution est naturelle, donnons-lui une forme joyeuse!

    1. Vous m’avez fait penser à Varvalia Lodenko, alors voilà:

      « Devant nous s’étend la terre des pauvres, dont les richesses appartiennent exclusivement aux riches, une planète de terre écorchée, de forêts saignées à cendre, une planète d’ordures, un champs d’ordures, des océans que seuls les riches traversent, des déserts pollués par les jouets et les erreurs des riches, nous avons devant nous les villes dont les multinationales mafieuses possèdent les clés, les cirques dont les riches contrôlent les pitres, les télévisions conçues pour leur distraction et notre assoupissement, nous avons devant nous leurs grands hommes juchés sur leur grandeur qui est toujours un tonneau de sanglante sueur que les pauvres ont versée ou verseront, nous avons devant nous les brillantes vedettes et les célébrités doctorales dont pas une des opinions émises, dont pas une des dissidences spectaculaires n’entre en contradiction avec la stratégie à long terme des riches, nous avons devant nous leurs valeurs démocratiques conçues pour leur propre renouvellement éternel et pour notre éternelle torpeur, nous avons devant nous les machines démocratiques qui leur obéissent au doigt et à l’œil et interdisent aux pauvres toute victoire significative, nous avons devant nous les cibles qu’ils nous désignent pour nos haines, toujours d’une façon subtile, avec une intelligence qui dépasse notre entendement de pauvres et avec un art du double langage qui annihile notre culture de pauvres, nous avons devant nous leur lutte contre la pauvreté, leurs programmes d’assistance aux industries des pauvres, leur programmes d’urgence et de sauvetage, nous avons devant nous leurs distributions gratuites de dollars pour que nous restions pauvres et eux riches, leurs théorie économiques méprisantes et leur morale de l’effort et leur promesse pour plus tard d’une richesse universelle, pour dans vingt générations ou dans vingt mille ans, nous avons devant nous leurs organisations omniprésentes et leurs agents d’influence, leurs propagandistes spontanés, leurs innombrables médias, leurs chefs de famille scrupuleusement attachés aux principes les plus lumineux de la justice sociale, pour peu que leurs enfants aient une place garantie du bon côté de la balance, nous avons devant nous un cynisme tellement bien huilé que le seul fait d’y faire allusion, même pas d’en démonter les mécanismes, mais d’y faire simplement allusion, renvoie dans une marginalité indistincte, proche de la folie et loin de tout tambour et de tout soutien, je suis devant cela, en terrain découvert, exposée aux insultes et criminalisée à cause de mon discours, nous sommes en face de cela qui devrait donner naissance à une tempête généralisée, à un mouvement jusqu’au-boutiste et impitoyable et de reconstruction selon nos règles, loin de toutes les logiques religieuses ou financières des riches et en dehors de leurs philosophies politiques et sans prendre garde aux clameurs de leurs ultimes chiens de garde, nous sommes devant cela depuis des centaines d’années et nous n’avons toujours pas compris comment faire pour que l’idée de l’insurrection égalitaire visite en même temps, à la même date, les milliards de pauvres qu’elle n’a pas visités encore, et pour qu’elle s’y enracine et pour qu’enfin elle y fleurisse. Trouvons donc comment le faire, et faisons le. »

      Antoine Volodine, Des anges mineurs.

  30. « Des erreurs ont évidemment été faites. Les banques privées ont échoué, le système de surveillance a échoué, les politiques ont échoué, le gouvernement a échoué, les médias ont échoué, et l’idéologie du marché libre a totalement échoué ».

    Tout le monde a échoué en beauté.

     » C’est lui !  »

    « Non non c’est pas moi, c’est l’autre !  »

    Et l’autre disant :
     » Non non je vous assure c’est pas moi, je viens juste de me laver les mains  »

     » C’est donc l’autre mais surtout pas moi le premier, oh ça non alors je suis trop bien payer !  »

    Bien des fois j’ai voulu porter plainte contre les puissances de plus en plus riches et tyranniques de l’argent contre même l’associé du diable à Wall Street, mais c’était peine perdue dans le pays et sans un meilleur avocat pour me défendre et connaissant le droit et la justice.

    Y’a pas de honte – Michel Berger :
    http://www.youtube.com/watch?v=TcIHg9ivN0w

    Bien des fois j’ai voulu porter plainte dans le même temps contre les puissances bureaucratiques de plus en plus complaisantes et dures de nos politiciens, mais c’était peine perdue aussi dans le pays et sans un meilleur avocat connaissant le droit et les textes de lois changeant tous les trois quatre matins.

    Ils ont beau en vouloir toujours plus pour des paradis fiscaux que ce soit sur les marchés, dans une grande banque ou en politique ce n’est guère mieux à constater dans les faits et dans la réalité des gens au quotidien, quelle image ces gens là préfèrent-ils d’abord montrer de l’homme ou de la femme en société et au travail ? Les excès de liberté des uns entraînant continuellement à tour de rôle les excès de sécurité des autres pour mieux paraît-il éviter que cela se reproduise demain.

    Enfin qui vivra verra, comme quoi la fonction la plus haute et la mieux rémunérée en société ne grandit pas toujours mieux l’autre, ne lui apporte pas non plus une meilleure liberté et dignité en retour, surtout pas non plus avec davantage de chaînes speudo-démcoratiques et de conditionnel aux pieds, taisez-vous, payez-nous d’abord nos intérêts jusqu’à la soufrance de plus de l’homme en société et fichez-nous encore la paix de l’esprit.

    Nos meilleures valeurs à suivre du moment quoi !

  31. Voilà, j’essaye, tant bien que mal, de suivre depuis ce matin, le déroulement
    de la lecture du Rapport Vérité.
    Cependant je bute sur un mot plusieurs fois prononcé dans un même paragraphe
    – six ou dix fois il me semble – et la signification de ce mot : janklodtryshey, ou
    quelque chose comme ça, m’échappe toujours aussi cruellement.
    Quelqu’un peut m’aider, une bonne âme ?

    1. Alain A, merci,
      C’est du français sans doute, et de souche moyenâgeuse je suppose ;
      étant donné le caractère archaïque de la langue islandaise, où l’on dit,
      pour écran d’ordinateur : (j’invente) parchemin de lumière, par exemple.
      Encore merci, je poursuis mes recherches dans ce sens.

  32. Voici un texte tiré de l’excellent site sur la Grèce antique http://www.musagora.education.fr/citoyennete/citoyennetefr/historique-avant-clisthene.htm

    Il se rapporte aux réformes politiques du VIe siècle avant JC qui favorisèrent l’émergence la première démocratie du monde…

    « Les paysans pauvres travaillent généralement comme métayers de quelques riches familles. On les appelle aussi « hectémores » ou « sizeniers » parce qu’ils doivent donner un sixième de leur récolte à leur propriétaire. Dans l’incapacité de payer leur fermage et sans ressources, ils sont parfois contraints de s’endetter en mettant en gage leur propre personne. Ce « gage sur les corps » fait finalement d’eux et de toute leur famille les esclaves de leurs créanciers qui peuvent alors se les approprier ou les vendre. Une pratique aussi inhumaine se révèle aussi désastreuse sur le plan économique. La concentration des terres entre les mains de quelques grands propriétaires accentue les disparités et prive la cité d’une partie de ses forces vives, contraintes de s’exiler ou vendues aux frontières de l’Attique. En effet, contrairement à beaucoup de cités grecques, Athènes (comme Sparte) n’a jamais fondé de colonie et ne peut par ce biais exporter son trop-plein de population vers d’autres rivages de Méditerranée. Les mouvements de révoltes se multiplient donc et vont provoquer, par étapes, la chute de l’oligarchie. La tradition attribue la paternité des réformes qui vont suivre à quelques individus, auxquels est associée la notion d' »eunomia » qui signifie « bonne législation » mais aussi « ordre bien réglé », « bonne observation des lois » et, tout simplement, « équité », « justice »
    L’eunomia de Solon (début du VI° siècle)
    La réforme de Solon permettra de sortir une partie importante de la population de l’Attique du « fardeau » de la servitude. C’est le sens exact de la « sisachtie ». La loi promulguée annule les dettes publiques et privées, supprime toutes les bornes (« j’ai arraché les bornes à la terre noire ») qui marquaient les propriétés hypothéquées et interdit de recourir désormais à la pratique du gage des corps. Mieux, elle prend un effet rétroactif et autorise les victimes réduites en esclavage à retrouver leur liberté et leurs droits civils.
    Cet effacement de la dette constitue une étape importante dans l’évolution d’Athènes vers une citoyenneté démocratique. Si la mesure a avant tout un caractère économique, elle témoigne aussi, pour la première fois, d’une préoccupation sociale associée à une volonté politique.
    La nouvelle citoyenneté s’accompagne d’une série de réformes : la nouvelle législation porte sur la famille, les droits de succession, la circulation et le commerce des biens de première nécessité. Solon ne cherche pas à réduire les inégalités de fortune – les citoyens rétablis dans leurs droits civils ne récupèrent pas les biens qui leur avaient été confisqués – mais ses lois ont un double objectif : rétablir l’homogénéité du corps social dans toutes ses composantes et permettre aux plus pauvres de participer effectivement à la vie de la cité. »

    1. L’ostracisme, un rempart contre la tyrannie.

      L’atimie (sanction de tout un genos), est remplacée par l’ostracisme. Volonté d’éviter le retour de l’oligarchie ou de la tyrannie. Il établit une mesure d’éloignement personnel (bannissement pendant 10 ans) qui remplace une sanction collective qui frappait l’ensemble d’un clan, qui s’appelait donc l’atimie. Ce mot d’ostracisme vient du « tesson de céramique. » On utilise des tessons de vieille céramique sur lequel on grave son vote. Ce tesson sert de bulletin de vote, exemple à gauche.

      A – La procédure : l’ostracophorie ; catéclésia:

      Chaque année, au mois de janvier, il est prévu systématiquement une assemblée du démos qui doit se prononcer sur la question suivante : « Est-il opportun cette année de prononcer un ostracisme ? », C’est-à-dire d’éloigner un leader politique dangereux pour la démocratie.
      La décision est prise sans débat et sans donner de nom. C’est une réelle question d’opportunité. Le vote est secret comme tous les votes à Athènes concernant tel ou tel individu (pas pour les lois par exemple) Si la prytanie (36 jours après, donc) suivant le démos a dit oui, alors une deuxième assemblée se tient, assemblée élargie qui a un corps minimum de 6 000 citoyens : la catéclésia. Si les 6 000 citoyens sont là, un orateur se prononce pour l’éloignement, l’autre contre. Sans débat. On vote ensuite à bulletin secret, il faut la majorité absolue.

      B – La sanction : l’ostracisme:

      Il s’agit d’un vote de défiance politique. Manifestation de l’absence de confiance. C’est aussi une mesure d’éloignement dans les dix jours et pour dix ans. Ce n’est pas un exil, la personne ostracisée n’est pas assignée à résidence : elle peut voyager, elle ne peut simplement pas paraître en ville et exercer ses droits politiques (simplement suspendus.) La mesure est le plus souvent temporaire. Mais que les circonstances rendent opportun le retour du leader, on le rappelle et on le porte à des fonctions élevées !
      -> Il s’agit d’un homme qui « paraît trop grand » : donc si la cité en a besoin il est rappelé.
      http://www.cours-univ.fr/licence-droit-histoire-droit-3.html

    2. « Cet effacement de la dette constitue une étape importante dans l’évolution d’Athènes vers une citoyenneté démocratique. »

      Tout à fait. Et le processus est le même qu’en France (et dans l’Europe entière). Solon a fait une révolution amenant la bourgeoisie au pouvoir au détriment de l’aristocratie. Pour ce faire, il lache un peu de lest au peuple et de fil en aiguille (en passant par Pisistrate, le Napoléon athénien) on arrive à la démocratie. Point qui n’est pas encore tout à fait atteint en France, qui attend toujours son Clisthène. 🙂

  33. Attirer l’attention des lecteurs sur cette « nouvelle presse Internet » qui vient de se voir attribuer un
    prix Pultizer pour un reportage sur la Nouvelle-Orléans et publie ces jours-ci un autre article édifiant-symptomatique-fruit de sept mois d’investigation sur les activites du hedge-fund Magnetar, article qui fait beaucoup de bruit aux Etats-Unis

    http://www.propublica.org

    The Magnetar trade: How one hedge fund helped keep the housing bubble going

  34. Avant cette grande crise ,les trois pays dont la part de la finance dans le PIB était très importante , étaient le Royaume-Uni ,l’Irlande et l’Islande .A ce jour seule l’Islande a coulé.Le Royaume-Uni s’en ait sorti ( pour l’instant en dévaluant ,lui il peut le faire ) et l’Irlande a d’une part été « protégé  » par l’Euro et a du entamé un plan de rigueur.Mais les banques de ces deux derniers pays ne sont-elles pas en fait dans un état aussi lamentables que les islandaises ? Car les dettes anglaises ne sont évidemment pas toutes libellées en Livres et la dévaluation n’a fait que la gonfler (comme en Islande ). En fait le Royaume-Uni ne serait-il pas le prochain pays européen a appeler à l’aide , peut-être avant le Portugal ?

  35. Bon, néanmoins, y’en a marre.
    Les Chinois me font augmenter le prix de MON gazole et je vous propose donc une action commune afin de faire baisser le prix.
    Voilà. Vous devez avoir vu ça :
    http://contreinfo.info/breve.php3?id_breve=9269
    « Chine : importation de pétrole en hausse de 29% (a/a) en mars, avec 5 mb/j (Bloomberg) »
    Et pour le charbon, c’est la même chose.
    Explication, le barrage des trois gorges est à sec.

    Je propose donc que nous fassions TOUS bouillir de l’eau à l’extérieur afin de remplir leur foutu barrage et qu’ils arrêtent d’assécher les marchés d’énergie actuel.

    1. Yvan, les chinois n’ont pas de pétrole mais pas mal de charbon.
      Depuis 2007 ils mettent en route une centrale par semaine (ils ont la semaine de 7 jours).
      Petites et moyennes et moins polluantes que jadis en CO² mais quand même.
      Pour leur manque d’eau hydroélectrique je vous laisse les aider avec votre bouilloire,pour ma part je n’ai pas que çà à faire.

  36. « L’Allemagne payera ! » avait-on dit au lendemain du Traité de Versailles…

    Et la même année, les Bolchéviques répudient les emprunts russes…

  37. Rassurez-vous, l’Islande ne paiera pas! Je ne serais pas autrement étonné que les Britanniques et les Néerlandais, après de longues tractations (peut-être judiciaires), se retrouvent le bec dans l’eau.

  38. « L’Allemagne payera ! » avait-on dit au lendemain du Traité de Versailles…

    ————->

    Tout commentaire qui n’apporte pas un éclairage nouveau, une documentation nouvelle n’est pas forcément négative pour le blog, pour l’autre n’ayant pas le même niveau de compréhension élitiste que moi sur le monde de la finance et ses arcanes secrètes.

    Comme si le monde n’était pas suffisamment dirigé et manipulé comme ça par des statistiques et des donneurs d’ordres c’est le calcul partout. Je n’ose imaginer le monde avec davantage de gens comme ça demain mais quel grand film d’horreur Américain et ce n’est pas de la fiction.

    Tout ça pour servir d’abord les intérêts de quelqu’uns au dessus de tous, il faut bien reconnaître ma petite dame que la crise ne touche pas uniquement les gens vivant en Grèce où en Islande.

    Si si je vous assure la grande crise morale du monde de la finance comme de nos élites ne touche pas uniquement les gens comme vous et moi mais bien d’autres corps intermédiaires elle se propage bien évidemment partout comme chez les gendarmes, les militaires et la police.

    Vous vous rendez compte même ces gens là ont le moral en berne, si demain les choses devaient de plus en plus se gater à nos frontières, allez donc savoir pourquoi ha si seulement tout le monde n’avait pas le même devoir de réserve et de soumission caractérisé.

    Si j’étais un grand magistrat, un militaire, un policier, un gendarme ne me sentirais-je pas un tout petit peu écoeuré, floué, trahi au regard de tout ce qui se passe, le petit voleur à la tire lui il ira bien en prison mais alors le plus grand filou et démon en bourse lui il échappera bien encore demain à la justice des plus grands de ce monde, quand bien même vous auriez fait le serment autrefois de mieux rendre service à votre pays dans la droiture et la loyauté, mais le devoir de réserve, de carrière n’a-t-il parfois ces limites lorsque cela touche de plus en plus les fondements même de nos démocraties ? Le bien des peuples, des Etats, des Institutions ?

    Mais jusqu’à quand nos gouvernants vont-ils encore se laisser conduire par le bout du nez et par se faire passer davantage aux yeux des peuples pour des incapables et des gens plus durs ? C’est donc un peu comme ça que le monde va de nouveau basculer dans la tyrannie, tout le monde a bien échoué même parmi ceux les mieux rémunérés sur terre.

  39. Le plan européen a « clairement désamorcée une situation particulièrement difficile », a estimé Ewald Nowotny, responsable de la banque centrale autrichienne et membre du conseil des gouverneurs de la BCE. « Nous avons mis en place quelque chose de nouveau, ça montre ce que nous pouvons faire ensemble », a de son côté déclaré Christine Lagarde, ministre française de l’économie et des finances, estimant qu’il pourrait être utilisé en cas de crises similaires futures. « Je suis rassuré par les réactions des marchés » a soupiré Jean-Claude Junker, chef de file de l’Eurogroup.

    Curieusement aucune voix allemande n’est venue se joindre à ce concert de soulagements.

    Les commentaires des analystes sont plus dubitatifs. Ils font remarquer qu’il n’était pas particulièrement difficile de lever des obligations à 6 et 12 mois quand le plan européen est à trois ans. Que le montant total des deux émissions était modeste (1,56 milliards d’euros) et que les taux qui ont du être consentis restaient élevés : 4,55% et 4,85%. Ils étaient en janvier dernier de 2,2% pour les titres à 12 mois et à 1,38% à 6 mois.

    Certes, Georges Papaconstantinou, le ministre des finances, a déclaré que « Notre objectif reste de continuer à emprunter sans problème sur les marchés, comme nous l’avons fait aujourd’hui avec les bons du Trésor ». Mais on peut penser que l’idée est d’essayer de passer le cap des élections régionales allemandes avant de demander l’activation du plan de sauvetage financier.

    Il est estimé que la Grèce doit se refinancer pour environ 11 milliards d’euros en mai, encore 32 milliards d’ici à la fin de l’année.

    1. Nouvelles du matin, nouvelles du soir de l’Euro-telenovela

      Wolfgang Münchau, dans le Financial Times Deutschland, donc à usage interne si j’oserais dire, se fend d’un article destiné à avertir ses compatriotes sur les dangers de la’ politique financière avec du scotch ‘…, rappelant à l’Allemagne que, dans les conditions actuelles, elle court le risque de perdre deux fois sa mise si la Grèce déclarait son insolvabilité: son aide via l’UE et les pertes pour ses banques.

      Finanzpolitk mit Tesafilm

  40. Les rendements des obligations d’Etat grecques sont repartis à la hausse mardi, malgré une émission réussie de bons du Trésor (T-bills) qui a suscité une forte demande sur le marché.

    A 18H00, le taux de l’obligation d’Etat grecque à 10 ans est remonté à 6,815 %, contre 6,637 % lundi.

    Le différentiel (« spread ») avec le Bund allemand à 10 ans, qui sert de référence sur le marché, est remonté également à 367 points de base, contre 346 points de base la veille.

    Romandie

    Je suis en total désaccord avec cet article de Romandie : « une émission réussie de bons du Trésor ».

    En réalité, cette émission de bons du Trésor a montré que la Grèce se surendette, avec des taux d’intérêt qui explosent.

    – En janvier 2010, pour emprunter à 6 mois, la Grèce avait versé 1,38 % de taux d’intérêt. Aujourd’hui, la Grèce doit verser 4,55 %. Ce n’est donc pas une émission réussie.

    – En janvier 2010, pour emprunter à 12 mois, la Grèce avait versé 2,20 % de taux d’intérêt. Aujourd’hui, la Grèce doit verser 4,85 %. Ce n’est donc pas une émission réussie.

    Et pour les emprunts à 10 ans ?

    Pour emprunter à 10 ans, la Grèce devait verser 6,637 % de taux d’intérêt hier, lundi 12 avril. Aujourd’hui, c’est reparti à la hausse : la Grèce doit verser 6,815 % de taux d’intérêt.

    Cette semaine, nous allons voir le taux de l’obligation grecque à 10 ans repartir à la hausse, puis repasser au-dessus des 7 %.

    La propagande médiatique, la propagande de la BCE, la propagande de Jean-Claude Juncker, la propagande de Christine Lagarde, etc, n’y pourront rien changer. Leur méthode Coué atteint ses limites.

  41. Tiene que pagar el doble que en enero
    Les journaux espagnols font moins de propagande il me semble que certains institutionnels …

    Et dans quelques jours, ce sera l’émission d’obligations à 7 ans. Un ‘test’ bien plus proche des obligations à 10 ans et donc des taux à comparer.

    A noter : le gouvernement a déjà choisi les 5 banques mandatées, dont 2 grecques (Emporiki et Alpha Bank) et la Société Générale.
    http://www.pdma.gr/%28S%28yssx5oitpr5sno4553vd2h45%29%29/NewPage.aspx?pagenb=590

    1. A noter qu’au vu des commentaires de l’article de ce journal, les espagnols commencent à bien percevoir l’arnaque euro pour ces pays qui n’ont plus la possibilité de dévaluer et qu’il sert avant tout les intérêts allemands.

    2. Exact. Et bien qu’ils aient conscience qu’en dehors de l’euro cela risque d’être pire, ils prennent aussi conscience du prix, élevé, qu’ils payent à l’Allemagne, en termes de balance commerciale et monétaire. Bien que cela ne les exonère pas de leurs propres responsabilités (notamment la ‘bulle immobilière’ des années 90 et le crédit ‘gratuit’), les ‘PIGS’ comme les avait appelé dédaigneusement certains commencent à prendre conscience de leurs ‘poids’, tant pour ce qu’ils apportent à l’Allemagne qu’en termes de capacités de négociation y compris ‘négative’ : l’Allemagne commence à savoir qu’elle ne peut se permettre ni un bail out pour tous les pays en mauvaise posture (et ils le sont majoritairement) mais ni non plus de laisser tomber des pays comme l’Espagne, pour les raisons évoquées. Sans compter que les banques allemandes possèdent entre 30 et 35% des banques dans ces pays. Et ça, c’est du lourd …
      No one is innocent.
      Il faudra bien que l’Allemagne sorte de son orthodoxie pour trouver une solution. Politique. La seule qui vaille.
      Cordialement.

      PS : toute la question est de savoir combien de temps il faudra pour que les allemands prennent conscience de cette nécessité. Plus le temps passe, et plus on s’en éloigne. Le temps joue en la faveur des spéculateurs.

  42. Y a-t-il une mesure de l’impact des commentaires de ce blog sur la variation des taux d’intérêt ?

    Parce qu’alors nous pourrions manipuler l’économie mondiale en choisissant les commentaires ad hoc…

    1. « On parle parfois de « guerre des classes » pour évoquer la résistance passive des défavorisés vis-à-vis de leurs maîtres mais la « guerre des classes » cela peut être aussi la guerre des nantis contre les dépossédés, avec les moyens disproportionnés dont ils disposent alors, et c’est une guerre de ce type, « versaillaise », que Margaret Thatcher menait. »
      ….. et continue a mener.
      http://www.pauljorion.com/blog/?p=169

    2. @Ah mais
      Ah Ah, dès qu’on croit avoir un peu d’influence, on commence à réfléchir comme les manipulateurs qui font l’opinion dans les gazettes à grand tirage.. 🙂

  43. La bourse d’Athènes a aussi chuté aujourd’hui, après avoir laissée passé « l’euphorie » d’hier (+5%), avec une baisse de -2,21%. Le lendemain.
    Pire, l’indice Athex 20 (équivalent CAC 40) a chuté de -2,85% et surtout l’indice des valeurs bancaires (CS banking) a chuté de -4,14%, où toutes les valeurs bancaires étaient en chute.
    http://www.ase.gr/content/en/MarketData/Indices/Prices/default.asp
    Seul Emporiki, filiale du Crédit Agricole n’a chuté que de -1,25%. A croire qu’être filiale d’une banque française préserve …

    Bref, pour des marchés qui devaient être ‘rassurés’ d’avoir eu tellement de commandes d’obligations d’Etat grec hier, on peut dire que le jour où ils seront ‘complètement rassurés’, la bourse d’Athènes fermera.

    1. Une analyse de Mélanchon sur le sujet des « marchés » sur son blog :

      Quant aux créanciers, présentés sous le vocable magico mystérieux de «marchés», cela vaut la peine de leur mettre un visage. Car ils en ont un. Commençons par les localiser, ces « marchés ». La dette grecque est détenue à 85 % par les pays de la zone euro et à 50 % par six pays de la zone euro. Donc, la dette grecque c’est une affaire totalement européenne ou presque ! La France est le premier créancier de la Grèce avec 17 % de sa dette, soit 55 milliards. L’Allemagne vient ensuite avec 10 % soit 30 milliards. Puis l’Italie 6 %, 080420103562la Belgique 6 %, les Pays-Bas 5%, le Luxembourg 5 %. Les établissements bancaires et des compagnies d’assurance françaises et allemandes sont les principaux créanciers de la Grèce. A eux seuls, ils détiennent 60 milliards de dette grecque dans leurs actifs ! Ce n’est pas tout. En dehors de la dette d’Etat négociable sur les marchés, les banques européennes sont lourdement engagées dans l’économie grecque. Les prêts souscrits auprès de banques françaises représentent 22 % du PIB grec, ceux auprès de banques suisses 18 % du PIB, ceux auprès de banques allemandes 12 % du PIB. Et voila ! En cas de défaut de paiement de la Grèce, c’est donc avant tout la France, et dans une moindre mesure l’Allemagne, qui subirait le contrecoup financier lié à la dévaluation des actifs de dette grecque que détiennent les banques et compagnies d’assurance. On voit aussitôt quelles sont les priorités que portent les gouvernements concernés. Elles sont d’abord doctrinales : la rente plutôt que le peuple. Donc le peuple doit soutenir la stabilité de la rente. Mieux, il l’engraisse. Ne l’oublions jamais : les «marchés » se refinancent à 1% auprès de la banque centrale européenne. Tout ce qui est au-delà de 1% est pour la poche des créanciers !

    2. Mélenchon oublie deux choses : la Suisse (3ème ‘investisseur’ en Grèce) et la BEI/Fonds structurels.
      Il faudrait revérifier les chiffres, je ne suis pas sûr qu’ils soient exacts mais je pense que c’est globalement ça.
      Il oublie aussi de préciser que les ‘peuples’ risquent de payer par deux fois le risque pris par les ‘investisseurs’ : une fois en cas de déclenchement du plan d’aides (puisque les pays de la zone euro interviendront au prorata de leurs poids financiers dans le montant de l’aide) et une seconde fois si l’aide s’avère non suffisante (ce qui risque d’être le cas), en cas de défaut grec, qui aura des impacts sur le secteur bancaire dans les pays concernés.
      Enfin, on oublie aussi que les banques grecques ne sont pas que ‘détenues’ par des ‘investisseurs’ étrangers : elles détiennent aussi une bonne partie des investissements bancaires réalisés dans des pays de l’Est, de l’UE (la Roumanie notamment) ou hors UE (Serbie en particulier), sans compter les impacts sur Chypre, autre membre de l’UE.
      Bref, c’est bien pire …

    3. Et pourquoi la Grèce ne pourrait-elle pas se refinancer auprès de la BCE directement et à 1%
      Parce que et maintenant il faut le dire on à obligé les états à emprunter sur les marchés auprès des banques privée qui prennent au passage leur commission sur le dos des peuples et que ce FAIT constitue en lui même une escroquerie pour les populations.
      Même désormais les citoyens de base commence à comprendre que l’argent n’est pas quelque chose de magique crée par des extra terrestre et que l’endettement généralisé est une volonté qui date pas d’aujourd’hui.
      Rappel historique la solde des officiers en 1914 était payée en francs or ensuite comme on s’est aperçu qu’on n’en disposait pas suffisamment et que le conflit s’éternisait et bien on est revenu au billet de banque et on a continué la production sans problème.
      L’or comme le reste est un objet fétiche qui joue son rôle d’aliénation.
      Je rappelle la formule d’Aristote
      A = argent M = marchandise
      La formule de l’échange M A M la finalité c’est l’échange
      La formule du capital A M A la finalité c’est l’accumulation de capital.

  44. Mercredi 14 avril 2010 :

    ce matin, j’ai écouté quelques radios et j’ai lu quelques journaux de la presse écrite. C’est absolument scandaleux. Les grands médias mentent. Les grands médias continuent à endormir les citoyens. Comme au début de l’année 2008.

    En clair : ce matin, les grands médias poussent un « ouf » de soulagement. Selon eux, la Grèce est sauvée. Selon eux, la Grèce est sauvée car les prêteurs sont de plus en plus nombreux à vouloir investir dans les emprunts d’Etat grecs.

    Or, c’est le contraire qui s’est produit hier : l’emprunt d’hier a prouvé que la Grèce ne contrôle plus sa dette publique. La Grèce se surendette de façon accélérée. Les taux d’intérêt explosent quand la Grèce emprunte.

    – En janvier 2010, pour emprunter à 6 mois, la Grèce avait versé 1,38 % de taux d’intérêt. Mardi 13 avril 2010, la Grèce a dû verser 4,55 %.

    – En janvier 2010, pour emprunter à 12 mois, la Grèce avait versé 2,20 % de taux d’intérêt. Mardi 13 avril 2010, la Grèce a dû verser 4,85 %.

    – Lundi 12 avril, pour emprunter à 10 ans, la Grèce devait verser 6,637 % de taux d’intérêt. Le lendemain, ces taux à 10 ans étaient repartis à la hausse : 6,815 %.

    Cette hausse est de très mauvais augure : elle signifie que les marchés internationaux n’en ont plus rien à foutre des réunions européennes, des accords européens, des engagements européens, des promesses européennes, des grandes déclarations européennes.

    Tout ça, c’est du pipeau.

    Au sommet de l’Etat grec, plus personne ne contrôle plus rien. Voilà ce qui se passe. La dette publique grecque est devenue incontrôlable. La Grèce emprunte à des taux d’intérêt qui explosent. Le surendettement de la Grèce devient de l’hyperendettement.

    1. Il y a de quoi effectivement en rester pantois. Ce grand silence ou plutôt ce tonitruant « tout va très bien Madame la marquise » est consternant.
      Je tenais à vous remercier pour la très haute tenue de vos commentaires et des infos « mine d’or » que vous nous donnez. Super.

    2. @BA,
      Merci pour ce suivi et vos informations.
      Je vous suggère des les relayer à différentes rédactions notamment radios et télévision.
      Ca ne prend pas trop de temps, ne coûte rien.

    3. Le sommet de l’état Grec n’est pas du tout débordé il accomplit sa tâches c’est dur à dire mais c’est comme ça certainement ils seront récompensés une fois leur besogne accomplies par des prébendes bureaucratique consulting groups and ingeenering financière et autres titres bananier, ou maître conf dans d’autres c’est aussi sordide que ça.
      Le reste tout le boulot de ces soit disant élites c’est de faire passer la pilule et c’est grotesque car ce n’est pas en créant la déflation que cela va permettre à l’économie et à la population de s’en sortir, les Grecs hélas ont un long chemin de pauvreté qui les attends.
      C’est une tyrannie financière qui à été mise en place et organisée par tout un cortège de loi.

    4. Mais comment expliquer ce: » la dette publique Grecque est devenue incontrôlable » et ce
       » plus personne ne contrôle plus rien »? Comment est-il possible que personne ne puisse
      contrôler un système né de la volonté humaine, car rassurez-moi ce sont bien des gens
      vivants qui ont crée ce système et qui l’alimente?
      Comment un « système », qui n’a pas d’existence, de pensée, de volonté propre, arrive à
      devenir incontrôlable, telle une entité doué de conscience, conscience faite de ce pour-
      quoi elle a été « crée?
      Peut-on envisager que des « systèmes » échappent au contrôle de ceux qui les ont imaginés
      et appliqués? Et quelle explication concrète donner à cela?
      Peut-on parler d’égrégores?

  45. Non les islandais ne paieront pas.

    La bonne solution: un procès pour escroquerie* avec condamnation des coupables à rembourser; décision, comme toute décision de justice (à l’exception des peines de détention), inapplicable faute de pouvoir être mise en oeuvre de manière concrète. L’important reste l’état de droit, pas l’état des « victimes ».

    *Néologisme moderne pour le moyen-âgeux sorcellerie.

  46. L’affaire islandaise est très atypique et très éloignée de la déficience grèque.

    Au cas de l’Islande, les « victimes » sont des particuliers ou des fonds de pensions qui ne seront jamais remboursés et si les islandais payent jamais quelque chose ce sera uniquement des intérêts supplémentaires versés aux financiers qui achèteraient leurs bons du trésor.

    Si l’Islande paye, c’est encore plus immoral que si elle ne paye pas ! (question démocratie mise à part)

    1. Ce sont les gouvernements Britannique et Hollandais qui ont décidé de rembourser leurs ressortissants et réclament leur propre remboursement aux islandais dont la banque privée à fauté.

      Ce qui fait se rejoindre la Grèce et l’Islande, c’est qu’elle sont toutes deux des tests par rapport à une même interrogation: comment et par qui faire payer les faux frais de la crise ?

  47. @ KERJEAN

    Vous mettez le doigt (je parle par clavier interposé) sur la différence entre presse écrite et blog.
    On attend de la presse écrite une information argumentée de commentaires, mesurée et vérifiée.
    On attend d’un blog aucune vérification a priori. La rapidité de la sortie d’une information pertinente et qui modifie la donne a pour contrepartie une masse de non information et de commentaires de toutes natures peu contrôlée (un modérateur dans le meilleur des cas).
    C’est toujours difficile d’avoir simultanément le beurre et l’argent du beurre…

  48. Dans une étude, adressée aux gouverneurs des banques centrales, la Banque des règlements internationaux (BRI) montre que les Etats développés ne pourront jamais rembourser leurs dettes.

    Celle-ci devrait atteindre 100 % en 2011 pour des pays comme les Etats-Unis et la France, puis s’accumuler brutalement pour atteindre rapidement un niveau d’insolvabilité certain (plus de 400 % vers 2040 si aucun paramètre ne change).

    Ce n’est pas la première fois que des Etats ont souscrit des dettes massives, mais c’était en temps de guerre et avec une forte démographie. Dans la période actuelle la dette est le fruit d’un système dont le déséquilibre s’accentue d’autant plus que la population vieillit.

    La BRI souligne que lorsque les créanciers exigeront d’être payés, ils placeront les Etats en faillite. Seuls les pays qui auront allongé la durée de la vie active pourront espérer amortir l’inévitable choc.

    A vrai dire, la question des retraites n’est qu’un paramètre parmi bien d’autres et elle n’est désignée comme variable que pour préserver le déséquilibre du système, lequel fonctionne d’abord par une sous-rémunération du travail par rapport au capital.

    Sur l’insolvabilité des Etats développés, lire l’intégralité de l’étude de la BRI (en anglais) : « The future of public debt : prospects and implications », par Stephen G Cecchetti, M S Mohanty et Fabrizio Zampolli : http://www.bis.org/publ/work300.pdf

    Commentaire: toujours plus pour les banques qui vont prélever des taux d’intérêt abusifs, toujours moins pour les 90% de travailleurs et leurs familles. La BCE pourrait très bien prêter aux ‘Etats à 0,5% comme aux banques privées au lieu de 3,5 à 7% aujourd’hui.La crise a couté en moyenne 30% du PIB de dette publique en plus. Et les banques sont prêtes à recommencer à n’importe quel moment leur hold-up anti-populaire (Pile je gagne, face tu perds) si une règlementation sociale et la nationalisation des banques ne sont pas mises en place.

  49. Grèce : une aide de 90 milliards d’euros évoquée, au lieu de 30 milliards.

    Les ministres des Finances de la zone euro n’excluent pas la nécessité d’un volume de crédit total de 90 milliards d’euros sur plusieurs années pour aider la Grèce, loin du plan de 30 milliards d’euros annoncé dimanche, affirme le Handelsblatt mercredi 14 avril.

    Les 30 milliards d’euros ne constituent qu’un « premier pas », écrit le journal en citant un membre du conseil des ministres allemand. Au bout du compte, le montant final pourrait être « au moins deux fois plus élevé », selon cette source.

    « Un volume de crédit allant jusqu’à 90 milliards d’euros n’est pas exclu », ajoute le journal en citant cette fois des sources proches de la Commission européenne.

    Lors de leur conférence téléphonique, les ministres des Finances ont discuté d’un soutien à la Grèce « sur une période de trois ans », le temps que la Grèce mette en place solidement son programme d’assainissement des finances publiques, précise le Handelsblatt.

    En cas d’aide prolongée à la Grèce, la facture pour l’Allemagne, qui sera la plus lourde au sein de l’UE, serait donc nettement supérieure au chiffre de 8,4 milliards d’euros annoncé lundi par un porte-parole du ministère des Finances, souligne le journal.

    Dépêche AFP

    1. C’est le principe du « total control » des US, en effet.
      Facilement explicable car laisser filer le cours de l’or plairait largement aux « investisseurs » (qui ont toujours faim) et déclencherait une hyper-inflation qui tuerait les plus riches. Et les plus pauvres, vu le futur déluge.

      Il y a par contre 2 signes qui laissent apparaître que la reprise est bien là. La reprise de la crise. Car plus personne n’ignore que la chute d’une banque US assez importante peut bloquer la finance mondiale. Hors, là, la deuxième vague liquiderait les derniers espoirs de le maintenir par socialisation des pertes.
      http://contreinfo.info/breve.php3?id_breve=9274
      « Quatre banques US pourraient devoir provisionner 30 mlds USD pour couvrir de nouvelles pertes sur les crédits hypothécaires – ce montant est égal à celui des bonus distribués en 2009 (Bloomberg) »
      http://www.latribune.fr/entreprises/banques-finance/20100414trib000498538/coup-de-tonnerre-avec-une-enorme-perte-immobiliere-chez-morgan-stanley.html
      « La banque d’affaires américaine s’attend à perdre près de 5,4 milliards de dollars (3,95 milliards d’euros) sur un très grand fonds de placements immobiliers mondiaux, selon le Wall Street Journal. »

      Il ne faut jamais perdre de vue que nous sommes dans un 1929 amplifié par deux choses :
      – les montants en jeu. (dans tous les sens du terme)
      – la mondialisation et ses géniaux échanges à la vitesse de la lumière.

      Maintenant, il ne faut pas non plus oublier que l’état US reste disposé à ouvrir grand ses caisses (soit l’argent piqué sur l’avenir du peuple)(mais s’endetter est avoir « confiance » en l’avenir…) pour sauver la première grosse banque qui sera attaquée dans le style de Lehman.
      Et que ce même gouvernement pourrait même être capable d’interdire maintenant (de façon discrète) à tout spéculateur de les attaquer. Lehman ayant servi d’enseignement.

      Nous restons toujours dans la même logique d’endettement pour les frais généraux, les dépenses courantes et non l’investissement réel avec retour calculé.
      Mais bon. Je dois être un peu trop gestionnaire « bon père de famille »…
      La politique d’ « après moi, le déluge » semble être bien ancrée depuis quelques siècles. Ainsi soit-il.

  50. Et je voudrais ajouter une chose, une petite chose. Mais qui fait réfléchir.
    Si une personne vient à écrire sur ce blog, c’est déjà arrivé, qu’à la moitié du mois elle n’a plus rien dans son réfrigérateur : on ne va quand même pas lui dire d’aller voir ailleurs. Tout ce tient, la parole d’une telle personne devrait éclairer les analyses des économistes de haut vol.

  51. J’aime l’état d’esprit de ce blog, où Paul Jorion et François Leclerc nous parlent formidablement bien d’économie et … d’humanisme,
    je voudrais faire partager un regard sur le vécu des Islandais confrontés à cette crise.

    Peu d’infos évidemment car les chiffres et analyses politiques et économiques triomphent sur la toile, aussi, bien que cet article du monde date de novembre 2009, je vous le soumets :

    …Tout le monde ne souffre pas également de la crise. Dans les villages qui vivent de la pêche, loin de la capitale, c’est presque l’euphorie. A prix égal en euros, le poisson se vend deux fois plus cher en couronnes islandaises. Les salaires sont bloqués, mais l’activité est soutenue. Quelle revanche pour une population rurale qui, il y a deux ans encore, croyait avoir raté le train de la modernité !
    Les très riches ? Ils n’habitaient déjà plus en Islande. Ils résidaient à Londres ou à Copenhague, voire aux deux endroits, d’où ils passaient leurs ordres à distance. Des jeunes en colère ont peinturluré en rouge les 4 × 4 et les villas de ceux qui se sont risqués à revenir, et la plupart sont prudemment restés à l’étranger. Ils laissent derrière eux le chantier inachevé de résidences secondaires de plusieurs centaines de mètres carrés, souvenir de leur mégalomanie passée. …

    http://www.lemonde.fr/la-crise-financiere/article/2009/11/24/les-islandais-s-adaptent-au-dur-regime-d-apres-crise_1271310_1101386.html

  52. Un article intéressant de FT Alphaville sur « l’opinion des marchés sur la Grèce » :
    http://ftalphaville.ft.com/blog/2010/04/14/202351/bored-with-greece-bnp-paribas-is-too/

    « The credibility of the EU is damaged each time we go round the same boring course. It must stop. No more spikes in spreads. Flash the cash. Now. »

    Et d’autres, comme zerohedge (http://www.zerohedge.com/article/greece-beginning-consider-strategic-default), se demande si en gros il n’y aurait pas une sorte « d’acharnement thérapeutique » de la zone euro quant à la situation de la Grèce : ne pas laisser ‘mourir’ le pays financièrement (plan d’aides) mais ne pas lui laisser non plus la ‘chance’ de survivre (avec des taux assez élevés, qui ne résolvent rien, sans restructurer la dette, sans compter les mesures d’austérité et la déflation qui va avec).

    Bref, on ne comprend rien à cette situation et à l’intérêt de celle-ci pour les autres pays de la zone euro, notamment l’Allemagne et la France, si on n’intègre pas le fait que les deux plus grands de cette zone sont bien embourbés dans la situation grecque mais qu’ils le sont aussi par ailleurs en Espagne et au Portugal. L’Allemagne et la France n’ont pas ‘intérêt’ à ce que la Grèce s’en sorte car cela signifierait qu’ils devront aussi intervenir pour les autres pays : ils n’en n’ont ni les moyens ni la volonté politique. Mais ils ne peuvent pas non plus renoncer au fait de devoir maintenir en ‘vie financière’ la Grèce, sans quoi l’effet de domino jouant à plein, cette ‘solution’ serait la pire de toutes les autres mauvaises solutions qu’ils envisagent.
    Bref, tenir, en espérant le retour de la croissance …

    A priori, les marchés sont las de ce ‘jeu’. Et dans un cas comme dans l’autre, la fin semble approcher. La Grèce semble l’avoir compris, qui envisage le FMI en lieu et place d’une mort lente au ‘profit’ de ses créditeurs, la France et l’Allemagne. Et que l’UE se débrouille avec ses inconséquences !!
    Un peu comme une victime de vampires qui aurait décidé de leur sauter à la gueule : perdue pour perdue …

    La France et l’Allemagne se préparent à des ‘nervous breakdown’, à des éparpillements ‘façon puzzle’, comme diraient les Volfoni.

    Et plus tôt que prévu.

  53. @ Daniel

    « Incompétence ?
    Sur le plan tactique, il vaut mieux critiquer au nom de cette « qualité ». »

    Sans reprendre mon argumentaire d’hier à 15h,
    et sans nier une certaine valeur tactique à l’emploi de ce terme,
    la critique sous l’angle de l’incompétence m’inspire 2 réflexions :

    1/ dans le privé, l »incompétence est un motif de licenciement.
    Que tous ces lobbyistes mondialistes, poussant au « tout privatisé », s’exonèrent de cette règle est quand-même un comble qu’il convient de souligner.

    2/ Rentrer dans l’hypocrisie du dédouannement moral des »pseudo-élites » sous prétexte d’incompétence, aussi diplomatique que soit la démarche, présente l’inconvénient de complexifier et fausser -donc d’affaiblir- une argumentation qui ne pourra plus faire feu de tout bois.

    Admettons que ces pseudo-élites veulent nous amener qques part coûte-que-coûte.
    Disons vers une gouvernance mondiale privatisée, pour faire simple. avec des structures (type ONU, OMC, FMI …) dirigées par des responsables non élus et sur lequels les peuples n’ont pas de prise.

    Leur objectif réel est alors d’amener le « public » à désirer ces structures, capables de décréter, par exemple, une taxe carbone mondiale pour lever un impôt, ou de décréter une terrifiante pandémie qui aboutit à l’organisation d’opérations planétaires massives et contraignantes et portant atteinte à la liberté individuelle…

    L’affaiblissement des Etats croulant, sous les dettes et devant recourir au soutien d’une superstructure transnationale, est-il à mettre au compte de l’incompétence ?

    1. Hhmm… le « théorie du complot » avec pour but une gouvernance mondiale.
      Je n’y crois pas. Et pour plusieurs raisons assez simples.

      Entre autre, l’abaissement des impôts de tous les pays du monde pour essayer de garder leurs milliardaires…
      Et n’oublions pas que le bon père de famille patriote libéral qui se croit riche alors qu’il n’a que quelques millions serait dur à convaincre…Tout comme en 1789, il a aidé au soulèvement du peuple contre la monarchie.

      Je pense que bien involontairement, le dirigeant chinois, en fin 2008, a sorti la phrase qui révèle notre chance à tous : « Nous sommes dans un bateau où chacun a son propre gouvernail ».

      Par contre, penser au complot par le fait que le capitalisme est mondial, il est clair que l’expression de « main invisible » n’est pas de rien.
      Et changer notre façon de penser implique de vouloir virer cette main invisible. Soit, ne plus être obsédé par le matérialisme…
      Mais que ça se fasse en douceur, il y a peu de chance.
      L’humanité n’est pas adulte. Ca se saurait.

    2. @Yvan
      il ne s’agit nullement de complot ni de théorie. Juste de la bête geostratégie. Je me permets de vous recommander la lecture d’un ouvrage tout bête qui s’appelle d’ailleurs bêtement « le nouveau rapport de la CIA » (pocket). Il s’agit du rapport public du Conseil national du renseignement américain sur les tendances dans le monde à une échéance de quinze ans. Ce rapport est réactualisé tous les cinq ans.
      Il explique simplement qu’il y a des tendances favorables et d’autres non souhaitables. Qu’il convient de favoriser les premières et de bloquer les secondes. Lisez ces 250 pages, elles sont très instructives.

  54. Et voilà !

    http://fr.news.yahoo.com/4/20100414/twl-islande-volcan-bd5ae06.html

    Qui sème le vent… (EOLE) récolte etc.

    Il croit me souvenir que, historiquement, les fortes éruptions volcaniques en Islande sont sources de refroidissements climatiques importants et durables sur l’hémisphère nord… avec des rejets de matières obscursissantes qui vont encore dégrader le rendement de vos panneaux solaires.

    Rien ne vaut l’énergie tirée du moteur EOLE lien !

  55. Désolé, c’est complètement hors sujet, mais cette info a été reprise deux fois dans la presse française ce jour (Les Echos, Le Monde),; à la suite d’un article publié dans le Wall Street Journal. Je mets le lien du Monde:

    http://www.lemonde.fr/economie/article/2010/04/14/morgan-stanley-pourrait-subir-d-enormes-pertes-a-cause-de-l-immobilier_1333422_3234.html

    Paul J. et François L. parlent depuis longtemps de la menace que font peser les investissements dans l’immobilier commercial. L’annonce concernant les pertes de Morgan Stanley arrive plus tôt que prévu…

  56. Bonjour,

    A en croire Bill Bonner un Etat peut très bien ne pas payer ses dettes :

    « A quoi ressemble un défaut de paiement sur la dette ? Regardez l’Argentine. Les Argentins ont réussi le défaut de paiement sur une dette souveraine le plus gros de l’histoire. En 2001, ils ont manqué de payer 132 milliards de dollars de prêts. Plus tard, ils ont négocié un accord qui a littéralement tondu les prêteurs.

    Mais les créanciers se sont sûrement amusés, au moins. Ils sont venus à Buenos Aires en mettant tout sur leurs notes de frais. Ils ont logé dans des hôtels quatre étoiles. Ils ont mangé des steaks plus épais que la banquise… et les ont fait passer avec un véritable rio de malbec. Ils ont probablement aussi assisté à quelques spectacles de tango. La visite leur a peut-être coûté des milliards mais que diable…

    … ce n’était pas leur argent. »

    http://delor.bullionvault.fr/Argentine_Avenir_Or

    1. Pas mal, en tout cas c’est instructif. J’ai bien aimé la phrase: « En 1992, il fallait environ 100 milliards de pesos de 1992 pour faire un seul nouveau peso. »

  57. La demande de la Finance à l’égard du Politicien
    —————————————————————————

    Ce jour là au même moment, un autre grand financier de Wall Street était en pleine réunion de travail, tout le monde était présent, pas un dans sa peur ne manquait à l’appel, depuis que le nouvel homme de l’ombre avait pris ses fonctions, le chef d’orchestre de cette grande banque Américaine prit la parole :

     » Je pense que la partie touchant principalement nos intérêts dans d’autres pays demande un peu plus de vigilance quand à la conduite à suivre dans notre emploi du temps qu’en pensez-vous ?  »

    Tout le monde asquiesca sans broncher, sur cette parole si souvent prononcée machinalement un peu partout, c’était donc le programme si différent de la réunion du jour dans cette compagnie.

     » Avons-nous aujourd’hui de meilleurs résultats à se mettre sous la dent et concernant surtout et d’abord nos intérêts particuliers par rapport à hier ?  »

    Sur ce le plus jeune premier diplômé à Harvard et de cette si flatteuse assemblée prit la parole :

     » Honorable Président, nous pouvons directement avoir en ligne et en visuel le principal intéressé en question dans son pays  »

    Dans la seconde qui suivit, le temps comme c’est d’abord de l’argent et de l’impatience, l’hologramme du nouveau politicien du jour apparut comme par enchantement dans la salle.

    Après les formules de politesse oblige :
     » Oui Mon Maître que voulez-vous mon nouveau Maître le banquier ?  »

     » Avez-vous mon jeune ami réussit à faire gagner davantage de gens à notre cause ?  »

     » Et bien c’est-à-dire que je rencontre encore quelques petits problèmes au sein de mon peuple, mais rassurez-vous les mesures de contrôle de masse se durcissent un peu partout et d’ici quelques temps tout le monde finira même par trouver cela tout-à-fait normal à l’antenne  »

    Le grand décideur :
     » Très bien comme vous faites très bien votre travail de politicien ! Venez donc prochainement passer des vacances chez nous dans l’ile de Jersey où partout ailleurs dans nos paradis fiscaux  »

    Le politicien :
     » Je compte d’ailleurs sur vous pour pouvoir mieux me faire réélire en beauté la prochaine fois  »

    Le grand décideur :
    « Très, très bien mon jeune ami le politicien nous sommes très fiers de votre réussite, je pense donc que cette nouvelle partie d’échec à l’égard des plus pauvres de la terre, appelle à une partie un peu plus wagnérienne si vous saisissez ce que je veux dire, quelque chose par exemple d’un peu plus affirmatif pour les peuples en mal de sensation forte, allons, allons un peu d’imagination, ne palissez donc pas comme ça, nous finirons bien par y arriver avec un peu plus de corps, de profondeur marchande aussi.  »

    La nouvelle secrétaire intérimaire interrompit subitement le Président par interphone :

     » Monsieur, un appel urgent de Mr Obama votre nouvel ami le politicien de couleur  »

    Le grand décideur :
     » Oui et bien il attendra son tour comme les autres lui aussi il n’a pas non plus été soutenu financièrement lors de la denière élection présidentielle pour qu’ils nous mettent davantage de pression et de batons dans les roues  »

     » Voulez-vous que je lui dise qu’il vous rappelle Monsieur le Président ?  »

    La nouvelle secrétaire intérimaire :
     » Oui, oui c’est bien cela dites lui bien surtout qu’il reparle davantage de terrorisme, de Mars et de la Lune à l’antenne mais qu’ils nous fichent surtout la paix dans notre emploi du temps  »

    Puis la fin de la réunion approcha :
     » Bien je pense que tout le monde est d’accord pour le progrès n’est-ce pas mes chers collègues ?  »

    Tout le monde palit y pas de honte à aimer ça plus durement en société. Tout le monde était d’accord, sur ce la partie était gagnée à l’égard des plus touchés par la crise.

    L’Islande payera, la Grèce payera comme un autre pays de plus demain mais lequel sur la liste ? Et selon d’abord le bon plaisir de nos décideurs mondiaux.

    Le temps des nations.

  58. Bonsoir,

    Je m’interroge sur la différence considérable entre les analyses, notamment lues sur ce site, et les performances mirobolantes des principales bourses qui semblent voler de record en record….Y-a-t-il une explication rationnelle ? Les rédacteurs sont-ils tout simplement alarmistes ? Ou alors, le marché est-il frappé de cessité?

    Je ne qualifie personne de Cassandre, mais les faits semblent contredire les raisonnements, au demeurant très intéressants, lus ici ou là…J’ai pourtant l’impression que cette vision pessimiste est la plus réaliste…

    1. Je comprends votre interrogation et votre étonnement, cela vient peut-être du grand paradoxe médiatique du monde dans lequel nous vivons.

      Un gouffre béant semble en effet se creuser davantage entre les uns d’un coté et les autres de l’autre, quand bien même le quotidien de l’autre deviendrait de plus de plus conditionnel et marquant à vivre, mais non on préfère encore fermer les yeux et se boucher les oreilles comme
      la plupart de nos politiciens et de nos élus une fois en place.

      Si encore vous étiez le seul à vous interroger et à le constater, vous pourriez encore vous dire
      que cela vient uniquement de vous, de votre manque de compétence, hélas nous devons bien nous rendre à l’évidence lorsque nous constatons que cela touche pas uniquement votre vie mais aussi celle d’un autre, comme des millions d’autres partout ailleurs comme quoi il y a bien quelque chose qui ne va plus, sans doute encore trop de faux semblants de réussite, de richesse, d’hypocrisie, de mensonge, de vanité, de mondanité, de langue de bois.

      Mais bon ce n’est pas grave y pas de honte à aimer ça, en plus si votre position dans la société ne menace pas trop l’échelle sociale des autres, de celui ou celle qui vous jugera encore demain alors bien évidemment votre propos ne passe pas. Pourquoi je crie pourquoi j’écris, pourquoi nous écrivons, peut-être bien afin de ne pas trop vendre notre Ame au Diable quand même.

      Dans quel monde voulons-nous surtout vivre et travailler d’abord, dans le même genre de monde par exemple que celui de nos politiciens à l’antenne ? Dans un monde ou l’homme se montrerait de plus en plus insensible, distant et froid à l’égard de l’autre la fuite en avant dans l’abime ? C’est ça rendre meilleur témoignage de la religion ou des évangiles aux autres, décidément nous allons tout droit à un plus grand mal-être de plus pour l’humanité ! Enfin si cela peut faire jusqu’au bout les affaires de quelqu’uns, à quoi sert surtout la policle et la gendarmerie de nos jours sur les routes ?

       » Ou alors, le marché est-il frappé de cessité ?

      Le marché peut-il vraiment bien voir et à la micro-seconde le mal supplémentaire qu’il peut causer davantage à la société et à travers tant de chiffres qui défilent et qui défilent à toute vitesse sur les écrans, ça monte on fait de nouveau les fiers et les malins en bourse mais lorsque cela chutera sévèrement demain, croyez-vous vraiment qu’ils feront de nouveau la fête avec des putains ?

       » Je ne qualifie personne de Cassandre, mais les faits semblent contredire les raisonnements, au demeurant très intéressants, lus ici ou là…J’ai pourtant l’impression que cette vision pessimiste est la plus réaliste… »

      Quels sont surtout les mêmes faits bien peu rassurants que l’on préfère de nouveau montrer et cacher aux gens dans le même temps et pour faire bonne figure. Des gens si responsables !

  59. Mercredi 14 avril 2010 :

    A 18H00 (16H00 GMT), le taux de l’obligation d’Etat grecque à 10 ans est remonté à 7,034 %, contre 6,815 % mardi vers 16H00 GMT, et le « spread » (différentiel avec le Bund allemand à 10 ans) s’est rapproché des 400 points de base, en s’établissant à 390 points contre 367 la veille.

    Romandie

    Lundi 12 avril : le taux de l’obligation grecque à 10 ans était de 6,637 %.
    Mardi 13 avril : le taux de l’obligation grecque à 10 ans était de 6,815 %.
    Mercredi 14 avril : le taux de l’obligation grecque à 10 ans était de 7,034 %.

  60. Serge Demoulin, merci de repercuter cette bonne nouvelle, je suis comme Bill Bonner, de surcroit laîque j’affirme (il croit) que le peuple souverain à toujours le dernier mot.

    C’est, il me semble la jubilation suprême du capitaliste de tout perdre, l’apesenteur totale du néant puis de se consoler avec les miettes qu’ils retireront après négociation.

    De toutes les façons, nos richesses sont là autour de nous, les infrastructures sociétales, nos biens, c’est de l’acquit, la monnaie se remplace facilement entre nous et peu importe la « valeur » alouée aux transactions internationales.

    Votre, ce n’était pas leur argent, mais ce n’est pas le mien non plus.!!!!!!!!!!!

  61. Si les chiffres sont vrais (l’auteur du calcul a fait une estimation à partir de deux sources), la Grèce a effectivement du souci à se faire étant donné la structure de sa dette qui arrive à échéance sur un an et les nouvelles émissions à réaliser : http://ftalphaville.ft.com/blog/2010/04/14/202516/greece-its-not-that-different/
    50% des émissions sont des nouvelles émissions sur un an. Mais seuls 16 à 17% de la dette est à échéance sur un an.
    En comparaison, l’Irlande a 26% de sa dette à échéance d’un an, dont … 17% (2/3) en nouvelles émissions !!

    Mais qui a entendu parler de l’Irlande ?
    Tout ‘simplement’ parce que ce pays a ‘accepté’ de mener une politique de déflation très tôt et très importante, dès février 2009. Et malgré les -12% (!!) de baisse de PIB sur 4 ans et la probabilité que la dette atteigne 96% du PIB en 2012, les spreads sont assez faibles en termes de taux.
    http://lupus1.wordpress.com/2010/03/07/trappe-a-dettes-l%E2%80%99irlande-ou-le-douloureux-exemple-de-la-rigueur/
    En clair : si la Grèce avait ‘pliée’ comme l’Irlande il y a un an, elle n’en serait pas là !!
    La déflation, qu’on vous dit, y a que ça de vrai …

    Si la Grèce est un ‘test’, alors l’Irlande est un ‘exemple’ in vivo de ce qu’on souhaiterait nous voir appliquer. Dès lors, quel ‘modèle’ choisir pour l’UE ?

    1. @ Charles :
      Merci mais je ne suis pas si fluent english que vous … Snif. Rien que le sommaire fait 18 pages. Vais essayer de le lire néanmoins.
      Cordialement.

    1. Vive l’Islande !! Les enfumer et se faire la malle ! Mais avec des goujats comme la Grande-Bretagne et les Pays-Bas, espérons qu’ils ne vont pas sortir une loi de leur chapeau pour obliger l’Islande à leur payer des dommages et intérêts ! Ils ont quoi comme assurance-volcan les Islandais ?

  62. L’Islande payera,

    L’un de ses volcans vient d’ailleurs d’entrer en éruption quelle étrange coincidence, serait-ce un signe adressé aux hommes de la part de Dame nature?

    http://www.lefigaro.fr/international/2010/04/15/01003-20100415DIMWWW00434-un-volcan-islandais-perturbe-le-trafic-aerien-en-europe-du-nord.php

    L’Islande payera aussi, si son deuxième volcan entre en éruption et touche plus durement sa population ? Evidemment tout ce qui fait souffrir de plus en plus l’autre à distance et qu’on ne voit plus très bien sur les marchés, finira bien tôt ou tard par retomber sur nous que ce soit d’ailleurs par un petit nuage de cendres ou pas venant des enfers. Quel dommage que ce Volcan qui vient de rentrer subitement en éruption gène déjà quelque peu l’emploi du temps des gens très affairés en Angletterre et prenant souvent l’avion !

    Pas bon pour les affaires, pour le climat, pour le commerce mondial, pour la croissance si Dame Nature se met elle aussi à se révolter contre les hommes les plus entêtés et obtus de la terre.

    1. Étranges coïncidences : en 1783 le volcan de laki entra en éruption. Celle-ci dura plus de six mois et ravagea l’Islande. Cette éruption provoqua des nuages de fumée qui touchèrent notamment la France. Après cette éruption, les hivers qui suivirent furent très rudes ce qui engendra une très forte baisse des récoltes et des famines dans les campagnes. Ces événements furent l’une des causes de la révolution françaises. N’oublions pas qu’une autre cause de la révolution fut le très fort endettement de l’état français…que devons-nous penser de cela ? L’histoire se répéterait-elle une seconde fois (sous forme de farce ??)?

  63. Il suffit de vendre l’Islande aux enchères au Royaume Uni et réduire ses habitants en esclavages à concurrence du remboursement de leur dette. Après tout, si le peuple islandais a élu des truands qui l’ont gruger, il doit en assumer les conséquences…..non, sérieusement, souhaitons de tout coeur que les islandais refusent de payer les racketteurs (banquiers), les conséquences d’un refus ne pourrons être pire, qu’une cure d’ultra-libéralisme sauvage.

  64. Bon, la « nature » semble avoir décidé que l’Islande est en Europe…

    Après ça, que j’avais prévu dès le 14/04 14:15h, que vont préconisernos bons écolos contre cette infâme polution vengeresse qui n’en est peut-être qu’à ses tout débuts?
    Si ça continue pendant quelques mois, une fois que le « nuage » aura fait plusieurs fois le tour de notre hémisphère, on aura sûrement gagné quelques décennies sur le réchauffement climatique en contrepartie d’une sur-consommation énergétique. On a bien des malheurs… On pourra même plus aller bronzer au soleil de l’hémisphère austral puisqu’on aura plus de vols. Peut-être un regain de la croisière s’amuse pour faire face?

    Tout ça a comme un parfum (excusez l’expression) de métaphore en mirroir du système financier dans lequel nous sommes plongés. Il y a des forces qui nous dépassent et l’on ne sait plus à quels saints se vouer…

    Je constate que j’emploie beaucoup trop « ça »; ça doit être freudien.

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