Opinion: à la recherche du paradigme perdu, par François Leclerc"

Billet invité.

A LA RECHERCHE DU PARADIGME PERDU

A croissance économique proche de zéro durable – ainsi que cela est prévisible – il n’y a pas dix mille manières de diminuer l’endettement, à moins de dégager de nouvelles sources de financement d’une dette dont on accepterait qu’elle soit reconnue comme éternelle (ce qu’elle est déjà de facto pour les pays les plus endettés). Il n’en reste que deux : augmenter les impôts et taxes ou diminuer les dépenses. Car si la tendance est à la quasi-stagnation de la croissance, a fortiori si l’on en exclut la contribution empoisonnée des services financiers, rien n’est à attendre de ce côté-là.

Le principal danger aujourd’hui à notre porte n’est plus l’inflation du prix des produits et des services, mais une déflation dont l’évocation semble redoutée à elle seule, puisqu’elle est soigneusement tue. La question étant bien de savoir si les pays occidentaux, Etats-Unis compris, vont ou non s’engager dans l’ornière déflationniste dans lequel le Japon est coincé depuis plusieurs années sans parvenir à en sortir.

En tout état de cause, l’économie des pays occidentaux est globalement entrée dans une nouvelle période, appelée à durer une ou plusieurs décennies, dont les paramètres ont changé du tout au tout par rapport à la précédente. La Grande Crise a sonné la fin de la partie précédente et il va falloir s’adapter à une nouvelle donne, dont tous les effets ne sont pas encore mesurés.

La première voie – l’augmentation de la pression fiscale – pourrait concerner les hauts revenus, mais elle est pour le moment résolument écartée par les gouvernements occidentaux, à quelques nuances près, qui montrent ainsi savoir parfois faire preuve de détermination. Il serait néanmoins envisageable d’améliorer le recouvrement de l’impôt. Pas uniquement en luttant contre l’évasion fiscale des riches particuliers, ou en supprimant des niches fiscales, mais aussi en modifiant les conditions dans lesquelles l’impôt sur les sociétés est perçu (en combattant à la racine l’utilisation des « prix de transfert » au sein des groupes transnationaux). Cela ne semble pas davantage à l’ordre du jour.

Par voie de conséquence, les coupes budgétaires sont à elles seules à l’affiche. Deux considérations pouvant en limiter l’ampleur et les rendre relativement moins insupportables. Elles ont en premier lieu comme conséquence, en boucle, d’amoindrir le pouvoir d’achat, et donc en cascade la consommation, la croissance économique, et au final les recettes fiscales. Et de faire entrer les économies occidentales dans une spirale descendante. En second lieu, d’approfondir une crise sociale encore largement occultée, mais dont le spectacle va finir par s’imposer au grand jour, dans toute son étendue, ne pouvant plus être comme aujourd’hui souvent ignoré. Le phénomène, qui résulte de l’aggravation d’un chômage devenu structurel (c’est à dire permanent), étant aggravé par la détérioration des comptes sociaux en raison de l’évolution prévisible de la pyramide des âges (qui a bon dos).

Quelles pourraient être les conséquences d’une telle politique, si toutefois elle est réellement engagée, puis poursuivie ? Ce qui a été appelé la fracture sociale en sortira alors approfondie et élargie. Précipitant dans le monde d’en bas – celui ont on ne peut désormais plus remonter – des pans entiers de la société qui bénéficiaient jusqu’à maintenant de la prospérité à crédit, leurs rémunérations ne suivant pas l’accroissement global de la richesse. Accroissant un sentiment général de précarité et d’insécurité déjà installé, qui faisait dernièrement évoquer au médiateur français de la République le caractère anxiogène ambiant régnant dans la société. Amplifiant la recherche individuelle d’issues collectives de plus en plus bouchées, l’évasion vers des dérivatifs qui ne peuvent de ce point de vue être comparés qu’aux jeux du cirque, accentuant la marginalisation et la résignation, générant enfin, sporadiquement, des révoltes lourdement criminalisées.

Il est également possible de voir en filigrane dans la Grande Crise actuelle et ses conséquences une sorte de tiers mondisation des sociétés occidentales, en réalité déjà très avancée pour qui par exemple parcourt les Etats-Unis, ou bien ouvre grand les yeux en Europe et ne s’en tient pas à la vision passablement déformée de la société que lui présente les médias qui font majoritairement référence. Un phénomène qui n’est pas attribuable à l’immigration, chargée de tous les pêchés par commodité pour ne pas voir le reste, mais qui résulte d’une polarisation sociale irréversible de la société. Avec comme corollaire la montée de cette économie de survie que l’on appelle informelle, criminalisée à outrance pour mieux la démoniser.

Les effets de la mondialisation – telle qu’elle a été engagée – n’ont été en premier lieu perçus qu’au travers les délocalisations d’entreprises et de la production, puis en second en raison de l’arrivée massive sur les marchés occidentaux de produits provenant des pays émergents, accentuant une désindustrialisation engagée au nom d’impératifs financiers. Il est aussi possible de prédire que, de la même manière que des modes de consommations identiques de produits similaires se sont imposés sur toute la planète (au sein des couches sociales disposant d’un revenu y donnant accès), des structurations sociales de même nature – sinon de même ampleur – vont se développer dans ces deux mondes hier parallèles mais désormais de plus en plus liés que sont les sociétés développées et émergentes. Des mondes dont les rapports sont en train de considérablement évoluer et dont l’interconnexion se développe, les seconds jouent un rôle économique de plus en plus prépondérant, les échanges de toute nature entre eux se multipliant, commerciaux mais aussi culturels et humains.

Nos sociétés évoluent donc à grande vitesse sous les effets de ce changement d’axe économique du monde, qui n’est pas encore achevé et va se poursuivre, ainsi que sous ceux de la Grande Crise, qui ne fait que débuter. Tracer cette perspective ne signifie cependant pas qu’elle est inéluctable.

Lui faire obstacle suppose qu’au sein de nos sociétés, condamnées sous leur forme actuelle, surgisse avec force une alternative qui ne soit pas uniquement faite d’un repli illusoire sur son pays, sa région, ses proches ou encore soi-même, mais qui prenne en compte non seulement nos besoins mais aussi ceux des autres. Que soit ouvertement lancée la grande aventure que pourrait être la naissance non pas d’une nation mais d’une autre société, rompant avec l’actuelle qui donne tant de signes d’épuisement et de détresse. Prenant en compte non seulement l’accomplissement des solidarités humaines, mais également l’établissement d’un rapport respectueux envers la nature, dont nous sommes incontestablement un des éléments les plus précieux mais tellement menacé.

Le pire n’est heureusement pas toujours sur. Car le système a commencé à s’auto-détruire avec beaucoup de conviction et de constance, et tout montre qu’il n’a pas fini le travail. Ouvrant un espace dont il est possible de bénéficier pour faire valoir une autre logique, ou tout simplement un autre espoir.

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161 réflexions au sujet de « Opinion: à la recherche du paradigme perdu, par François Leclerc" »

  1. comment tuer le capitalisme?contrainte : une seule régle à changer!
    reponse (d’un humble systemien): supprimer le profit!
    transformer les sa en sa à but non lucratif,developper les mutuelles,les cooperatives,suppression de la speculation puisque le profit est supprimer
    c’est simple,juste,republicain et çà élimine toutes les questions de croissance,décroissance,etc

    1. Le profit, c’est la carotte.
      Comment comptez-vous faire avancer les ânes ? Au bâton comme dans les régimes communistes ?
      Allez-voir les tribus d’Océanie où tout est réparti « selon les besoins de chacun » dans le village. Allez-vous imposer ce mode de vie s’il vous convient aux autres et venir nous parler de démocratie ensuite selon un discours trop connu ?

    2. Dans les tribus de l’Océanie où « tout est réparti selon les besoins », ce n’est pas si mal après tout.

    3. Le profit, c’est la carotte.
      Comment comptez-vous faire avancer les ânes ? Au bâton comme dans les régimes communistes ?

      bof , bof pour ce genre de commentaire , relisez vous et demandez vous si vous ne faites pas parti de ceux que l’on dois faire avancer

    4. @Nemo3637
      Sur ce blog, il y a pas mal de personnes qui n’ont pas besoin qu’on leur dicte des conseils de conduite surtout précédés de bof bof bof !
      Le drame du XXème siècle a été qu’au nom d’idéologies certains ont voulu imposer leur vision du « bonheur « à d’autres humains.
      On peut espérer que le XXIème siècle sera le siècle de la tolérance du « laissez les vivre ».
      Le bouddhisme n’a jamais reçu un accueil aussi grand en occident que depuis 15 ans.
      Le grand défi sera justement de conserver un espace de liberté individuelle dans une société ultra violente et ultra uniformisée en 2 classes : les élites et les autres

    5. @Albin

      certe le profit est la carotte, mais dans ce cas, pourquoi ne pas la partager avec tout le monde? pourquoi ne pas imposer que cette carotte soit équitablement partagé entre tout les acteurs de chaque entreprise?

      après tout, c’est bien des lois qui ont imposés le salaire minimal, les charges sociales, etc…donc faisons pareil pour le profit

  2. « Lui faire obstacle suppose qu’au sein de nos sociétés, condamnées sous leur forme actuelle, surgisse avec force une alternative qui ne soit pas uniquement faite d’un repli illusoire sur son pays, sa région, ses proches ou encore soi-même, mais qui prenne en compte non seulement nos besoins mais aussi ceux des autres. Que soit ouvertement lancée la grande aventure que pourrait être la naissance non pas d’une nation mais d’une autre société, rompant avec l’actuelle qui donne tant de signes d’épuisement et de détresse. Prenant en compte non seulement l’accomplissement des solidarités humaines, mais également l’établissement d’un rapport respectueux envers la nature, dont nous sommes incontestablement un des éléments précieux mais si menacé. »

    Cette force alternative existe. Par contre la dernière fois que j’y ai fait référence ici, le post n’est pas passé…

    1. La forme sociétale qui a la plus grande probabilité de concrétisation viendra des pays où il y a la plus forte densité humaine associée à la puissance économique: La Chine, l’Inde, les USA et dans une moindre mesure la Russie qui est une puissance militaire. Quelle est donc le « trend » ?
      Une société clivée entre ceux qui ont une forte compétence technique tirée d’une instruction « cosmopolite », donc une élite mondialisée interchangeable et une masse prolétarienne.
      Une société dirigée par une caste politique autoritaire autant que technocratique pour laquelle la notion de démocratie est un artifice destiné à amuser les prolétaires. Une police toute puissante pour faire régner l’ordre propice à l’enrichissement des 2 élites.
      La Chine apporte l’exemple du libéralisme autoritaire aux ordres du parti
      Les USA apportent la notion du mépris des minorités par une élite financière
      L’Inde apporte la notion de société de castes
      La Russie apporte le modèle de la toute puissance de la police
      Les européens vivent certainement la fin d’une ère d' »état de grâce démocratique »

  3. Bjr.

    Retour de vacances, les dernieres avant longtemps sous cette forme, tant j’observe au quotidien a travers mon activite professionnelle le delitement de ce qui caracterisait notre societe.

    La rapidite de ce qui se passe est aussi impressionante, et comme les postulats et les institutions, petites ou grandes, sont grosso modo indentiques a celles qui etaient en place il y a 10 ans, alors meme que je les trouvaient depassees, la course a l’abime est entamee.

    Ho, cela risque quand meme, malgre la vitesse ou le monde change, de prendre quelques années, mais il me semble que te temps nous est compte et qu’il ne nous reste pas tant de tamps pour, non pas inverser la tendeance, mais rester maitre a minima de notre destin.

    J’ai neanmoins bien peur, realiste que je suius, que l’europe quitte l’histoire, et que l’UE soit definitivement une ilusion, toutes les federations explosant a un moment ou l’autre de leur histoire.

    Il vas nous faloir changer, profondement, non pas retourner dans les cavernes, mais aller (retourner?) a l’essentiel, se depouiller, du paraitre.

    Tout cela ne signifie pas la fin du capitalisme ou plutot du marche, mais un marche autrement, plus divers, car il ne fait aucun doute dans mon esprit que les geants qui se constituent sous nos yeux, se leurent sur leur chance de survie, comme dans le regne animal, c’est les rapides qui prennent des risques qui evoluent et survivent, hors la nature du geant est d’etre lent et timoree, sur de sa taille et de l’illusion de sa force.

    Bref, si la potion est, pour le moment amere, il y a encore de l’espoir.

  4. Bizarre, et la 3° solution ? La monétisation de la dette au profit de la collectivité ? (Sans passer par l’endettement). Ce n’est pas une mince différence !
    Elle permet de ne tailler ni les dépenses, ni d’augmenter les taxes.
    Personnellement, je pense que les fusils vont partir tout seuls…

  5. @ Monsieur Leclerc,

    votre humour macabre arrive à me faire sourire en dépit de votre cruelle lucidité…

    Mais la question est posée.

    Quels vont être NOS CHOIX ?

  6. Tout à fait d’accord.

    Une seule chose : hormis la hausse des recettes et la baisse des dépenses publiques, il y a aussi le recours à l’émission monétaire (rachat de la dette publique par la banque centrale) comme moyen de diminuer la dette.

    Mais Maastricht nous en empêche ! Nous allons dans le mur à cause de Maastricht.
    J’avais 8 ans quand ce traité a été voté ! En tant qu’économiste et au vu de l’ombre de la crise qui plane sur les finances publiques, je voterais non et je ferais campagne activement pour le non s’il fallait le revoter.

  7. Merci François pour ce billet, : la tiers mondialisation de nos sociétés dites « pays riches » ou « occidentales » est effectivement en marche. Le livre récent de Florence Aubenas en est un éclairage singulier saisissant.
    La paupérisation d’une strate de plus en plus importante de la société n’est pas inéluctable mais bien engagée; mais, pour qui garde présent à l’esprit les phénomènes d’auto-émergence à partir du chaos, il existe une possibilité d’espérer: mais dans combien de temps ??? grande question, qui n’a qu’une seule réponse : que faisons nous maintenant, là, aurons nous assez d’intelligence et serons nous assez nombreux pour faire éclore qq part un petit bout de force alternative. Ou mieux, donner une petite chance que s’agrègent toutes les petites forces alternatives déjà présentes mais non connectées. La grosse affaire : inter connexion des acteurs d’espoir.

  8. Il existe une troisième manière, très efficace, de diminuer la dette : c’est la nier. Cela ne saurait tarder car c’est plus facile, quitte s’il le faut à en découdre. Casser la gueule au créancier (ou le liquider) c’est vachement plus efficace, là au moins c’est sûr si on est le plus costaud y reviendra pas vous emmerder d’autant que tant qu’à faire il convient de lui piquer le reste de ses avoirs, histoire d’être à flot pour un bon bout de temps.

    Si vous perdez vous serez esclave mais ça ne change pas beaucoup lorsqu’on doit trainer une dette irremboursable…

    1. La dette de la France est en obligations dans nos assurances vies.
      Répudier la dette c’est spolier ses propres citoyens, les plus « honnêtes », pas les spéculateurs.

    2. @tartar

      spolier les assurances vie des français? cela représente quel pourcentage de la population? une part minoritaire

      les autres solutions impacte beaucoup plus de monde, mais il est vrai que les détenteurs d’argent ont beaucoup plus de pouvoir et peuvent ainsi empêcher la répudation de leur dette (qui, comble de la schizophrénie, est une dette injuste imposée par des français à d’autres français qui paieront par l’impôt) ou l’utilisation de l’inflation pour réduire cette même dette

  9. Si la crise devait durer plusieurs années une décennie par exemple, c’est sur cela ne va pas du tout arranger les affaires de nos politiciens.

    La femme enfante souvent dans la douleur et en plus la météo qui s’y met, comme pour nous dire qu’il n’y a peut-être pas non plus que le matériel dans la vie et que le plus concret à voir dans une société ce n’est peut-être pas non plus 100% ce genre de valeurs si rapidement périssables sous les eaux. Mais non on ne comprend toujours rien à rien et recommence de nouveau à réclamer partout de l’argent en urgence et à reconstruire rapidement sur du sable. Dettes sur dettes, taxes sur taxes pas étonnant que le monde s’en porte pas mieux au fil du temps qui est encore spirituel de nos jours sans doute pas le plus grand nombre hélas ….

  10. Bravo comme toujours,
    la mondialisation est enfin banalisée en tiers mondialisation en cours pour nous.
    Mais pour d’autres:

    La Chine en tête… à bien des égards, par Addison Wiggin
    http://www.la-chronique-agora.com/articles/20100301-2540.html
    (…)
    – pas d’impôts sur les bénéfices ;
    – pas d’impôts sur la propriété ;
    – pas d’impôts locaux ou nationaux ;
    – un impôt raisonnable de 35% pour ceux qui gagnent le plus ;
    – des impôts sur les entreprises de 0% pendant trois ans puis de 15% par an ensuite.
    « Et surtout, ce n’est pas une économie casino comme les Etats-Unis. La Chine va vendre 30% de véhicules de plus cette année que ce qu’il va se vendre aux Etats-Unis… 93% de ces véhicules vont être payés cash ».
    « Pour un prêt immobilier, vous avez besoin d’un apport de 30%. Pour qu’une entreprise privée obtienne un prêt, il faut justifier des actifs de la compagnie, c’est-à-dire le site et les équipements. Il n’y a pas d’effet de levier ici ».
    « C’est un pays dans lequel il n’y a qu’un parti, mais au moins il se concentre sur son peuple. [Aux Etats-Unis], nous avons un système à deux partis, qui nous ont tous les deux laissés tomber.
    (…)
    « Des systèmes de trains à grande vitesse qui fonctionnent, 50 nouveaux aéroports au cours des cinq dernières années — il faut le voir pour le croire ».

    1. Pour les 50 nouveaux aéroports, il va falloir trouver beaucoup de kérosène pour les faire fonctionner d’ici 15 ou 20 ans, voir le site de Jean Marc Jancovici; c’est pas gagné même pour la Chine…..

    2. L’économie est comme une course, aux ressources en l’occurence.
      Presque tout le monde arrive au bout … l’ordre change radicalement.

      L’Angleterre a été la première puissance industrielle, la Belgique 2e … actuellement c’est au niveau de continents entiers que les places se courent.
      La déplétion des ressources joue pour tout le monde : certains régressent, d’autres avancent d’une manière impressionante alors qu’ils remontent de bien loin.

      Nous arriverons au bout de l’étape … mais à une place rabaissant l’arrogance toujours aussi étonnante de nos Nations. Et dans quel état pour la suivante ?

    3. c’est un nouveau courant politique trés tendance : vanter le developpement economique des dictatures.
      D’ailleurs, Mr Poutine regarde son grand frére chinois avec un vif interet pour justifier sa propension à de futurs tours de vis des libertés individuelles, sur le mode « donner moi le pouvoir absolu, et je régle tous vos problémes ».

      On commence à voir poindre ici ou là des commentaires, des reflexions sur le théme « la dictature aide au developpement ». Nul doute, que leglissement sémantique va etre rapide et vite ressembler à « vous ne trouvez pas que la democratie est un frein à l’economie ? »…
      On sait pourtant où cela méne.

      On oppose souvent pays emergeants et pays occidentaux.

      je me demande parfois, paradoxalement, si tous ces peuples n’ont pas une communauté de destin :
      les pays emergents (ou plutot explosants) ne devront-ils pas gérer l’accroissement brutale de la richesse avec comme corollaire les soulevements populaires pour sa répartition, l’environnement et la conquete de la liberté ?
      quand à nous, pays occidentaux ne devrons-nous pas gérer la paupérisation invasive et … les soulevements populaires pour la repartition de la richesse, l’environnement et la RE-conquete de la liberté ?

  11. Un autre espoir ?
    Un INDISPENSABLE espoir, oui, c’est ça ou une dépression durable avec addiction aux anxiolytiques.
    C’est l’espoir qui me fait bêcher mon jardin (bientôt), qui permet de construire sur le long terme, qui donne envie d’éduquer ses enfants le plus convenablement possible.

    Mais il est dur de le garder cet espoir, quand les faits, jours après jours, montrent que le pire est toujours dépassé, dans le bêtise, la cupidité, l’ignorance.

    Ce sont des petites bulles comme ce blog qui permet de cristalliser cet espoir, merci aussi pour cela.

    1. « becher son jardin  »
      c’est terre à terre , mais là, je suis carrément envieuse

  12. Merci François de mettre en forme si parfaitement, pour mieux le dépasser, ce pessimisme qui sourd de partout

  13. En écho cette analyse de Zygmunt Bauman ( né en 1922 et toujours socialiste )

     » Plus que tout autre chose, ‘l’Etat-providence'( que je préfère appeler l’etat social, un nom qui déplace l’accent mis sur la redistribution de bénéfices matériels vers leurs motifs partagés et buts de leur fourniture ) a été un arrangement de solidarité humaine inventé, précisément, comme pour empecher sa tendance actuelle,i.e tous les efforts de la ‘privatisation’, la tendance à effondrer les réseaux de liens humains et miner les fondations sociales de la solidarité humaine, alors que l’état social visait à unir ses membres dans une tentative de protéger chacun et chacune de la moralement dévastatrice compétition de la guerre ‘tous contre tous’  » ( Living on borrowed time, 2009 ) IL NOUS FAUT CHANGER LE PARADIGME

    1. Oui difficile d’avoir encore de l’espoir de nos jours.

      Un jour j’ai même pensé à contacter personnellement un élu histoire d’avoir mieux à témoigner de mon quotidien sans guère d’intermédiaires de plus, hélas par la suite comme j’ai bien regretté cette démarche, bizarrement j’ai même eu l’impression d’avoir perdu davantage ma dignité d’homme, il est vrai que lorsque vous vous adressez à ce genre de personnes faut voir à qui vous avez affaire, oui, des gens qui se moquent pas mal de vous en fait, et qui préfèrent souvent vous juger de haut, voire même parfois vous rappeler bien plus tard, à quand le jugement dernier à l’égard du chômeur certainement pas non plus venant de cette gauche actuelle dans laquelle je ne me reconnais plus du tout, ne parlons même pas non plus de cette droite ce n’est pas mieux non plus à voir, pourvu que ça dure pire même en période de crise.

      Et dire qu’il y a encore des gens qui s’adressent à eux pour les faire mousser à l’antenne, oui je dois dire que je suis un peu en colère moi aussi aujourd’hui et pas seulement contre les gens du capitalisme …

  14. Merci pour ce texte débordant d’humanité, François. Je devine au nombre inhabituel de fautes de frappe qu’il a été rédigé dans un moment de colère et d’angoisse devant la tournure que prennent les événements et l’aveuglement de nos gouvernements. Colère et angoisse que nous sommes nombreux à partager avec vous.

    Vous terminez sur une note d’espoir, puisque nous en sommes arrivés à ne plus voir comme seule et unique lueur au bout du tunnel que l’auto-destruction de cette « société » aberrante dans laquelle nous vivons.
    Disons que tant qu’il y a de la vie il y a de l’espoir. Et j’ajouterais qu’il n’y a plus eu autant d’espoir depuis longtemps dans nos contrées. Que ce système mortifère finisse de s’effondrer, et vite… Que nous puissions enfin recommencer à nous investir dans un projet qui ait de l’avenir au lieu de contempler ce spectacle dégradant qui n’en finit pas de nous faire vomir.

  15. « Lui faire obstacle suppose qu’au sein de nos sociétés, condamnées sous leur forme actuelle, surgisse avec force une alternative… » : j’approuve le diagnostic et l’image fort suggestive de tiers mondisation de nos économies dites « avancées », mais pourquoi faudrait-il que nous sachions d’ores et déjà identifier une autre solution ? A mon avis, les sociétés humaines évoluent comme les espèces de Darwin : il est impossible de prédire dans quel sens elles vont évoluer, donc on ne peut pas décrire comment elles seront plus tard, donc on ne peut pas décrire comment elles pourraient devenir ce qu’elles seront plus tard, donc il n’y a ni solution ni alternative descriptible. Ce qui ne veut pas dire qu’il n’y a ni solution ni alternative « tout court ».

    1. à crapaud rouge : 100% d’accord, mais FL parle d’émergence d’une force alternative, sans rien préciser, à juste raison et en accord avec vos propos, de ce que donnera cette puissance émergente mais encore immergée pour le moment ….

    2. On peut toujours espérer mais c’est une posture.
      C’est ainsi que fonctionne le mental des politiques:
      Il préparent la « reprise », ils l' »espèrent » mais ne savent absolument pas la « provoquer ».
      Vieux voeux pieux.

    3. @ Crapaud Rouge : François leclerc évoque un espoir, un projet , un projet conceptualisé qui viendrait, et qui serait partagé en masse. Il ne s’agit pas de prédiction, on a déjà donné dans les prédictions « scientifiques » de type marxiste et ça ne passera plus (ça c’est mon opinion). Votre parallèle avec le darwinisme ( le vrai, c’est à dire la biologie actuelle dépassant le génétisme des dernières décennies du dernier siècle) qui est anti-détermiste est séduisante. Cela laisse la voie libre au projet politique.
      Ce type de projet a vu le jour dans l’histoire récente, c’était le projet ouvrier/socialiste/libertaire et il a réussi ( mais oui !), en Europe et en Amérique sous la forme intégrante des politiques social-démocrates démocratiques et syndicalistes, jusqu’à l’avènement des libéraux. Une réussite qui s’est payé au prix fort de la soumission aux politiques impérialistes et de l’auto-écrasement des espoirs internationalistes, certes…

  16. Démondialiser l’économie, démondialiser la monnaie . De toute façon, la mondialisation devra, sous la pression des « événements », être triée au peigne fin. Sachant bien que par exemple le pétrole, le gaz, le charbon, et tout ce qui est associé à ce type d’énergie (produits énergétiques d’origine fossile), ne peut être que mondialisé. Mais comme la consommation de pétrole, vaille que vaille, devrait décliner sur le long terme pour de nombreuses raisons à peu près convergentes (trop longues à développer ici), ce serait là la « remise en place », la remise à SA place, de la mondialisation et son interdépendance, qui n’est qu’une dépendance tout court. Une dépendance camouflée par des intérêts économiques et financiers dont on assiste à présent à la crise déterminante, une dépendance camouflée par les idéologies qui vont avec et qui nous égarent (et pour cause), une dépendance accrue à la centralisation financière qui constitue un « gouvernement » qui ne dit pas son nom et dont il devient impératif de se soustraire car cette centralisation « mondialiste » pervertit par en haut ce qui reste encore d’organisation sociale. Le contrôle de la monnaie tel qu’il existe actuellement échappe aux sociétés qui se retrouvent lanternées. Si nous ne réagissons pas, ce sera la liberté pour la mondialisation contre celle des individus. C’est à dire tout le contraire du principe de subsidiarité qui, lui, protège, par nature, la liberté des individus en construisant une structure viable et saine.

  17. Je lève mon verre à la naissance de la civilisation sororale et fraternelle
    des connaissances partagées sur la planète tout entière
    À vous à nous chaque jour et chacun à son niveau selon ses dispositions
    et ses possibilités
    Envoyer

    1. je léve mon verre et trinque avec vous !
      on verra bien pour la gueule de bois demain matin

  18. Actualité de la crise et perspectives, merci de nous aider à décoder les panneaux du carrefour des directions incertaines auquel nous nous situons. Avons-nous une chance de nous orienter vers un monde pacifié et plus respectueux de notre cadre et des autres? Votre réalisme ne vous autorise pas à donner trop de crédit à une telle issue, mais vous ne vous résolvez toutefois pas à sombrer dans un trop grand et peut-être même entrevoyez-vous une chance pour que nous sortions de ce monde épuisé et écoeurant.
    Votre sensibilité sociale apparaît clairement dans vos billets, toutefois, je n’ai pas jusqu’ici, réussi à décoder quelle société vous appelleriez de vos voeux. Quelle est votre vision pour demain, la société que vous aimeriez voir se construire?

    1. Je n’entre pas davantage dans le sujet, car il s’agit d’ouvrir une perspective et non pas de la fermer par ce qui pourrait être ressenti comme des a priori. Il y a de la place pour une large variété de points de vue au sein de celle-ci !

  19. Puisqu’un peu marionnette d’un jeu d’aliénation gagnants gagnants y a t-il lieu de reprendre l’histoire là où vraiment c’est trop opaque je veux dire les impôts – qu’on paye utilement même si c’est pas facile- et comment se débrouillent nos méritants maîtres du jeu.
    a propos des prix de transfert, pour qui aime fouiner dans le droit financier (bras ô combien politique de la finance!). du « Réseau pour la Justice Fiscale »; « taxez-nous si vous pouvez »:
    http://www.taxjustice.net/cms/upload/pdf/TUIYC_-_edition_francaise_-_30_Aout_2005.pdf
    + un site pour signer pétition, si ça peut y faire… http://www.stopparadisfiscaux.fr/
    bon courage!

  20. Merci pour ce billet et votre ouverture finale. Ne perdons pas espoir.

    « Le principal danger aujourd’hui à notre porte n’est plus l’inflation des prix des produits et des services »

    Si c’était seulement le cas… Hélas sans revenus conséquents, étudiants, retraités et sans emplois sous le seuil -symbolique- de la pauvreté ne se réjouiront guère de la déflation. La vie restera dure.
    Serres dit « la pauvreté est une vertu, la misère est un malheur ».
    Le pire, en fait, c’est que les nécessiteux des pays riches (nous sommes tous les riches capricieux de quelqu’un) jalousent encore les breloques brillantes de l’élite.

    S’agissant des biens mobiliers: stocker et détruire, gaspiller en leur prévoyant une durée de vie minime, voilà des raisons à la surproduction et à la déflation. Pas de croissance sans gâchis. Combien de vos vêtements sont réellement usés avant que vous ne couriez (moi le premier hélas, ma femme ne supporte plus mes guenilles) en racheter? Rien à dire, elles bossent bien, les gamines bangladeshis.
    Quant à l’immobilier… Tant que la pression démographique ou les lois iniques ne reculeront pas, pas de déflation en perspective. Des squats, des expulsions, des tentes, oui.

    « Car le système a commencé à s’auto-détruire avec beaucoup de conviction et de constance, et tout montre qu’il n’a pas fini le travail »
    Et si c’était le cas, si le système était déjà fini, mais qu’il tentait de survivre en tant qu’esprit, qu’idéologie, que forme sans contenu? Une sorte de charogne tenace dans laquelle nous devrions puiser pour évoluer?

    « accroissement globale de la richesse »
    Je suis obligé de rebondir sur l’expression. Si nous parlons bien d’un point de vue global, sphérique, il existe un accroissement -G20- qui est la contrepartie directe d’un pillage -G faim-. Non?

    1. Citation :

      « Hélas sans revenus conséquents, étudiants, retraités et sans emplois sous le seuil -symbolique- de la pauvreté ne se réjouiront guère de la déflation. La vie restera dure. »

      La déflation étant la conséquence du manque de la demande globale, donc du revenu, c’est parce que la vie est dure qu’il y a déflation, tandis que la déflation en elle même n’est pas une cause, mais une conséquence de ces étudiants, retraités, pauvres.

      Les pauvres ne se réjouissent pas de la déflation mais de l’inflation, qui est le signe d’une demande solvable en augmentation. Il n’y a pas d’inflation sans augmentation de la demande globale, sauf cas exceptionnel d’entente sur les prix, d’inflation par les coûts que cite Jacques Généreux (matières premières en inflation, salaires en augmentation… réclamations de « second tour » tant redouté)

      L’inflation et la déflation ne sont d’abord que des conséquences du rapport de force entre offre et demande, vendeurs et acheteurs. On ne peux pas se réjouir de la déflation puisque c’est parce qu’on n’a pas d’argent que cet indicateur s’allume. La déflation n’est donc pas un cadeau qu’on reçoit mais la traduction d’un manque de solvabilité de la demande, donc c’est un indicateur de la pauvreté.

      Je n’envie pas les breloques des riches, l’envie est une passion triste dirait Deleuze. Il faut maitriser une puissance, comme van Goght le Jaune, au risque de la folie.

  21. Chapeau!

    Mais comment arriverons nous à nous arracher à cette torpeur?
    Comment accepter de se reveiller?
    Comment accepter de revenir à la réalité aprés un aussi long et aussi beau rêve?

    C’est tellement dur de sortir de son lit douillet quand il fait si froid dehors.

  22. Ah si, le pire est toujours sûr. Par exemple que nous allons tous mourir, milliardaires y compris. Il n’y a pas d’exception comme il est dit dans un film de Bergman, même pour les artistes. L’argent n’empêchera pas le milliardaire de mourir, démontrant en ce point l’inutilité totale de l’accumulation. Il faudrait abolir la mort, au lieu de quoi l’on poursuit de vains objectifs !

    Une autre chose est certaine : l’équation de Says est fausse. En conséquence, réguler ne suffira pas. Les salariés ne peuvent pas acheter ce qu’ils produisent. Tant que ce problème n’est pas résolu, nous ne sommes pas sortis de la crise.

    la spirale déflationniste, Stacy X la dénonce sur une video de Keiser chez Steve Keen. Elle note une quantité d’indices déflationnistes.

    1. « Le pire c’est de mourir » n’est que le point de vue de la peur. Sans la mort, pas de vie possible. Tout meurt et se transforme, les étoiles, les êtres, les sociétés… Ce qui serait pire, c’est que la mort, donc le changement, donc la vie, disparaisse : tout serait alors figé, pétrifié. Heureusement, aucun risque ! A se demander finalement si les troubles économiques dont on parle ici, ne sont pas fondamentalement causés par une recherche pathologique de sécurité éphémère (accumulation effectivement inutile et grotesque des richesses matérielles quand elles dépassent le cadre de la survie et du confort élémentaire). Cette quête maladive de « richesse », de « pouvoir » et de distractions n’est-elle pas l’antidote illusoire et dérisoire à la peur de mourir, donc à la peur d’accepter de vivre vraiment, de mûrir, de vieillir, ouvert, curieux, en acceptant notre fragilité et notre vulnérabilité, notre finitude. Aurions-nous ces mêmes problèmes économiques et autres si l’idée acceptée et intégrée de la mort nous accompagnait plus tout au long de notre vie et de nos choix ?

    2. On a beau se dire que la mort nous attend tous, pauvres ou milliardaires et qu’un linceul n’a pas de poches, on sait bien que la vieillesse est encore plus dramatique pour le vieillard pauvre . Après la perte de ses forces , il ne peut que subir son environnement et souffrir de plus en plus jusqu’à la fin sans pouvoir changer sa situation. La baisse des remboursements des frais médicaux et l’individualisme croissant de nos sociétés occidentales n’est pas là pour nous rassurer sur nos vieux jours. C’est sans doute ce qui motive cette peur de manquer qui, devenue pathologique, pousse certains nantis à une accumulation insensée d’argent et de biens, au détriment de l’humanité toute entière .

  23. Merci pour ce blog et ses informations toujours aussi justes.

    C’est évident que gagner de l’argent deviendra de plus en plus difficile. Et que nous allons vers un tiers mondialisation.
    Mais ça ne signifie pas qu’on vivra moins bien, au contraire. On sera obligés de revenir à un mode de vie plus simple, où les valeurs humaines domineront les valeurs matérielles.
    Nous inventerons une nouvelle société et ça prendra du temps.

    1. On ne pense pas assez à une certaine forme de nocivité du groupe. La trop grande concentration de personne génère une sécrétion d’hormones de stress, les corticoides. Le panopticon, dispositif emblématique où le centre surveille la prériphérie peut se recréé de façon décentralisé dans une foule où tout le monde surveille tout le monde, à égalité.

      On a coutume de séparer, en sociologie, agrégat et groupe, agrégat étant un groupe d’homme rassemblés par une situation, une « foule » autour d’une ressource.. etc. une file d’attente…

      A mon avis il n’y a pas d’agrégat, car une groupe, vivant, organique, fantasmé, consistent se forme quasi instantanément. Il n’y a pas d’anonymat au sens psychologique, tout le monde participe, ou se défend de participer…

      Le blog de P Jorion est un groupe, un petit groupe comme on dit pour le différencier des populations. Il n’y a pas « au sein du bloc de marbre, un étang de poissons » pour paraphraser Leibniz. Nous sommes « poreux » au groupe, aux phénomènes de groupes. Nos fenêtres contrairement aux monades, sont ouvertes.

      Donc inventer une nouvelle société supposerait qu’on diminue la concentration des populations, entre autres.

  24. La tiers-mondialisation et la paupérisation des sociétés occidentales sont inévitables. Elles sont également prévues et assumées par nos élites. Cela va se passer plus ou moins vite, il n’y aura pas chute du capitalisme, ou du libéralisme, seulement un pourrissement de plus en plus « dur ». Une sorte de retour à un moyen-âge social, 85 % de pauvres et très pauvres, 15% de riches et très riches, moyen-âge mâtiné de haute technologie de contrôle, puces, implants, caméras, etc.. un avenir et une Europe à la Rank Xerox de Liberatore. La résistance est inutile, les moyens policiers sont trop sophistiqués. Jeux du cirque à profusion, comme l’écrit Leclerc, drogues égales et illégales, marché du travail complètement libéralisé, violence entretenue et contrôlée.
    Pour les plus riches, percées médicales permettant de vivre 200 ans et plus. Pour les plus pauvres, turn over rapide ( 45 ans max) au bénéfice du marché des esclaves.

    1. Il ne restera, pour spéculer, que les Rembrandt, valeur sûre pour J.C Casanova qui ne spécule que sur les tableaux de maitres.

      Je ne pense pas du tout que des décénies de stagnation soient possibles, car le système porte autour du cou comme corde la fausse équation de Jean baptiste Says. La sortie du libéralisme est certaine, et la vitesse de cette sortie est fonction de la productivité, variable fondamentale de l’économie puisqu’elle détermine le cout salarial, et par conséquent la demande possible.

      Nous sommes déja sorti du libéralisme puisque les pertes sont cachées et plus personne ne comprend ce qui se passe dans le système financier, où

      1) le cours des bourses ne reflette plus la valeur d’un actif, l’interventionisme sur les marchés est tels qu’ils sont sans signification économique,

      2) voir 1)

    2. À Nol

      Ce que vous dites Nol est terrible. Cependant je pense que votre réalisme est d’actualité, c’est bien ce genre de société qui se met petit à petit en place. À la vue de cette perspective sordide, nous devons – coûte que coûte – redéployer notre passion sous peine de perdre à jamais le sel de la vie.

  25. @ François Leclerc, merci de cet éclairage particulièrement saisissant

    je rentre d’Inde, et peu avant, de Chine (3x) : 4 voyages en moins de 6 mois
    oui, le plus dur est à venir en Occident.
    oui, des services à haute valeur ajoutée (juridique, marketing, etc) me sont proposés en Inde au quart de leur valeur la plus basse dans nos vieux et chers pays.
    oui, j’ai vu la qualité de la production et l’efficacité des infrastructures chinoises et aussi la détermination et la tranquille assurance de mes interlocuteurs qui proposent leurs produits à des prix à faire exploser le plus modeste des systèmes de protection sociale en Europe de l’Ouest.
    oui, le réveil est déjà brutal mais rien ne préfigure ce qui pourra advenir à défauts de réactions adéquates.

    Il y a plus d’un an, j’avais évoqué sur ce site Giuseppe Tomasi di Lampedusa, et son fabuleux Guépard.
    Le Prince Salina ne s’y contente pas de sa phrase célèbre: « il faut que tout change pour que rien ne change » Il ajoute, en gros, qu’en terme de rapports sociaux, leur immutabilité aura pour effet une aggravation de la situation et une substitution des lions par les chacals.

    Vous aviez réagi et apprécié avec sympathie ce petit rappel.

    Votre billet d’aujourd’hui signe – une fois encore – la possibilité toujours grandissante de ce nouveau monde.

    Il va falloir réagir, retrouver toute sa souplesse neuronale, entrée en léthargie sous les coups répétés de la société de l’hyperconsommation conjugués à une autre forme de léthargie, moins coupable, celle du confort mérité mais trompeur de la protection sociale.

    Je ne vois pas comment nous ne passerons pas – à peu près tous – par une belle remise à plat des certitudes de deux générations précédentes.

    Merci de nous éclairer encore

    Il faut établir un ordre de priorité de ce qui doit être sauvé ou en tout cas défendu : que pèsent les droits fondamentaux, et leur dérivés que sont les droits issus de la sécurité sociale face à des ensembles économiques intégrés puissants même si faiblissants?
    Que pèsent des préoccupations environnementales lorsque les temps pourraient se définir en une forme pitoyable de sauve-qui-peut?
    Merci de votre point de vue

    1. Gatto ,en chine c’est l’année du tigre.En Europe ça serait plutôt l’année de la marmotte ,même pas sur qu’on se réveille au printemps…

    2. Vos interlocuteurs ont tort de se poser comme tranquilles, car dans la mondialisation, si vous comprenez bien ce mot, tout est lié, à savoir que s’ils nous font perdre, ils perdent. Qui va acheter leurs services, et leurs produits d’exportation ? personne. C’est pourquoi ils aurait tort de se sentir assuré de quoique ce soit.

      Il faut réagir mais pas se lancer dans une concurrence qui est perdue pour le gagnant comme pour le perdant, car il n’y a dans ce monde qu’une seule économie c’est ce que signifie au sens strict le mot mondialisation, et la réalité n’est pas si éloignée de certaines caractéristique de cet « idéal »

      Le marché est le monde. Ni le FMI, ni la Chine, ni personne ne sauvera ce système économique. On ne peut pas toujours tout sauver.

      « Alles was lebt, ist wert das es zu grunde geht. »

      c’est tout.

      C’est foutu, et vos héros chinois sombreront avec nous;

    3. @ Lisztfr

      Les Chinois ne sombrerons pas.
      Ils n’auront pas besoin du Monde.
      Le marché Asie-Pacifique leur suffira pour croître pendant de longs siècles.

    4. @ Arkao et François Leclerc,

      en effet, la Chine développe de manière régulière une immense classe moyenne (env. 400M en 2010) en même temps qu’une infrastructure de qualité.

      la question du découplage des économies émergentes et de l’Occident présente quelques similarités avec le ‘oil peak’ : on n’en fixera pas le moment avec certitude mais on sait qu’il se produira (ou s’est déjà produit)…

      je suis convaincu sur base de ce que j’ai pu observer que nous allons au devant de problèmes angoissants si nous estimons que les émergents auront indéfiniment besoin de nous pour faire tourner leurs usines

      il faut aborder le problème sous un autre angle et être inventifs, surtout … et vite!

      merci à ce blog

    1. Excellent lien, toute la première partie de l’interview plaira aux décroissantistes du travail, dont je fais partie. je suggère également le débat dans arrête sur images (accès libre), animé par Judith Bernard, autour du livre « le droit à la paresse ». J’ y ai appris de la bouche de Filippetti, que l’allocation universelle de subsistance était à l’étude au PS.

  26. @BLAKE

    Je prends et je fais passer. Dans les comportements des rats de H. LABORIT, en résumé, il n’y a que deux comportements pour rester vivants : la fuite ou la lutte. (film mon oncle d’Amérique)
    stopaparadisfiscaux me donne l’impression de lutter car l’impuissance est DESTRUCTRICE.

    1. Paul Jorion et Henri Laborit, voici bien deux esprits indépendants, tous deux aux frontières des disciplines, tous deux avides d’une avidité qui ne ruine personne mais nous enrichit tous, avides de savoirs en lieu et place des croyances.

      « Alors? Dans ce monde humain si complexe, on se demande comment les masses peuvent encore écouter, sans sourire, les homélies politiques dont on abreuve nos oreilles chaque jour.
      Comment elles peuvent voir à la télévision, sans être soulevées par un rire cosmique, ces représentants des fractions populaires gesticuler et grimacer comme des clowns sans en avoir l’humour, avec des vocalises, des modulations harmoniques de leur discours, attendant de façon rythmique les applaudissements forcenés d’une foule éblouie.
      Peut-être après tout, ces foules ont-elles un sens aigu du comique, en regardant l’air satisfait de l’orateur qui quitte la tribune, persuadé qu’il a prononcé des phrases et des concepts essentiels qui vont changer le destin du monde, impressionné lui-même par la puissance de son pouvoir charismatique.
      Les jeux du cirque étaient plus cruels, pour ceux qui pénétraient dans l’arène, moins drôles aussi. Mais les jeux de l’arène politique, ceux de ce qu’il est convenu d’appeler aujourd’hui la «guerre économique», aboutissent à des tueries autrement plus redoutables que celles des gladiateurs et des triomphes romains.  »

      Un texte assez bref résume bien la pensée de Laborit, c’est:
      La colombe assassinée

      Voila une lecture bien roborative.

    2. Aîe Laborit ! le penseur en blouse blanche des années 70 ! Ses expériences n’ont pas décrit le comportement des rats, mais des rats de laboratoire, ert surtout de son laboratoire ! (et son propre comportement diraient les défenseurs de animaux). Son objectif était de rechercher les signes chimiques du stress dans le cadre de travaux médicamenteux, qui n’ont pas donné de résultats probants les découvertes réelles se sont faites par hasard ( neuroleptiques, antidépresseurs).
      Pour ce qui est des chances de rester vivant de toute façon, le vrai message est que la stratégie recommandée est la soumission, pas la fuite (elle déclenche l’agressivité), ni la lutte ( elle peut nuire grave à la santé).

  27. Bonsoir François Leclerc,

    Vous ne mentionnez pas, en « solutions » alternatives, deux possibilités que beaucoup ont, hélas, en tête :

    « A ce niveau d’endettement, il n’y a que deux solutions : l’hyperinflation, ou la guerre! »
    Alain MINC, au cours d’un débat avec Jean-Luc Melenchon

    Mélenchon avait marqué le coup, en insistant : « Ecoutez-le bien, car, là, il est sérieux! »

    1. Il ne m’appartient pas de porter un jugement sur les fulgurantes analyses d’Alain Minc.

    2. A F. Leclerc,
      c’est bien dommage, ça serait surement intéressant…
      En attendant ce bon moment, je me risque à quelques mots:

      L’omniprésence de Minc dans le champs médiatique français ne peut pas se justifier à mon sens que par ses « copinages » multiples (bande du Fouquet’s entre autre…). J’hésite alors sur la raison profonde:

      1- sa capacité à exposer de manière pertinente et visionnaire autant la réalité présente que les évolutions importantes à venir

      2- sa capacité sans limite à dire « ce qu’il faut, quand il faut » dans des objectifs qui resteraient à éclaircir.

      Plus sérieusement, c’est quand même un gros problème pour nos démocraties que cette incapacité que nous avons d’analyser ce qui a été dit pour juger de la pertinence possible de ce qui est dit….

      bien à vous tous

    3. La crédibilité d’Alain MINC est, pour moi, très faible. Mais pas pour d’autres, qui sont aux commandes. Ce n’est pas sa personnalité que je mettais en avant, c’est son propos.

    4. @guillaume
      C’est anecdotique mais pour comprendre l’influence d’un « minc », on peut lire le livre de Laurent Mauduit « petits conseils »
      http://www.amazon.fr/Petits-conseils-Laurent-Mauduit/dp/2234059976.
      En gros, si j’ai bien compris, ce monsieur « minc » fait gagner de l’argent à des « individus » type zacharias et autres en mangeant à tous les rateliers, en n’hésitant pas à changer de gamelle quand la soupe est froide et en se servant au passage.

      A+

    5. Oui, c’est très curieux, personne n’ose entrevoir la possibilité d’une guerre (civile et/ou mondiale) et pourtant, elle existe, CAD n’est pas improbable. Elle fait peur, mais çà n’est pas une raison pour ne pas en parler.
      Mais beaucoup sont en état de souffrance, et de ce fait, ils ne peuvent pas voir ce qu’ils ne veulent pas voir.

    6. @Francois Leclerc

      vous dites : « Il ne m’appartient pas de commenter les « fulgurantes analyses d’Alain Minc ».

      quel oxymore ! votre commentaire gagne en hilarité sous la forme de non-commentaire.

    7. @F. Leclerc, concernant Alain Minc, auteur de la Mondialisation Heureuse :

      mais considérant son alternative réductrice, votre opinion peut être utile, au moins pour la communauté du blog, et les passants, puis les autres.
      nous savons que vous n’êtes pas un partisan de l’inflation, vous estimez la déflation rampante en place, alors reste-t’il autre chose que la guerre ???
      c’est important, très important.

  28. Dans la lignée de ce que vous écrivez, pour ceux qui ne l’ont pas encore lu je recommande ce texte d’Edgar Morin:

    Manifeste pour la métamorphose du monde

    « Les réformes sont interdépendantes. Les réformes morale, de la pensée, de l’éducation, de civilisation, de la politique, celle de la réforme de vie s’entr’appellent les unes les autres. Par là même leurs développements créeraient une synergie, une dynamique nouvelle qui serait plus que leur somme.

    Ceci est une énorme potentialité, mais nous devons aussi être conscients de leur limite. Homo est non seulement sapiens, faber, economicus, mais aussi demens mythologicus, ludens… On ne pourra jamais éliminer la capacité délirante, on ne pourra jamais rationaliser l’existence (ce qui serait au demeurant, la normaliser, la standardiser, la mécaniser…) On ne pourra jamais réaliser l’utopie de l’harmonie permanente, du bonheur assuré.

    Ce qu’on peut espérer c’est non plus le meilleur des mondes, mais un monde meilleur.

    Revenons au point de départ : nous allons vers l’abîme. Mais il y a des milliards de chrysalides végétales, animales, humaines qui sont en métamorphose. Ce sont des forces immenses potentielles mais conditionnées à leur environnement. Concernant l’humanité des forces, encore virtuelles pour l’essentiel, doivent se mobiliser. L’abîme comme la métamorphose ne sont pas fatals. »

  29. Juste une question a monsieur Leclerc ou monsieur Jorion:
    La crise de la Livre Sterling est-elle vraiment politique -hung parliament- ou voyons nous agir les financiers face a la Grande Bretagne?

    1. Il y a de quoi être impressionné par la baisse de la livre sterling : en une semaine, elle a perdu environ 7% de sa valeur par rapport au dollar.

      L’explication la plus souvent avancée est que les prochaines élections risquent de ne pas être concluantes, laissant le Royaume-Uni sans gouvernement majoritaire capable d’instaurer la rigueur et lutter contre le déficit.

      On commence donc à entendre des appels à la constitution d’un gouvernement de coalition, qui vont se multiplier si les sondages persistent à donner comme tendance la perspective d’un « hung governement » (un gouvernement minoritaire). Et l’on va assister à la poursuite des attaques contre la livre. Car les marchés sont dotés pour l’occasion d’une capacité d’analyse que l’on ne leur reconnaît pas en toutes circonstances.

      Il peut toutefois leur être attribué qu’ils agissent partout dans le même sens, afin que soit menée à son terme le règlement en cours de l’addition de la Grande Crise. Il faut, de leur point de vue, dégager le champ sur les marchés obligataires pour leur laisser de la place et ne pas y tendre les taux à leur détriment.

      En attendant, le terrain de jeu ouvert avec la crise de l’euro s’est élargit à celle de la livre. Les mises sont faibles par rapport aux gains potentiels, qui peuvent être énormes et sont bons à prendre. Il était prévu que l’Espagne soit la prochaine victime après la Grèce, les marchés en ont décidé autrement, mais ce n’est que partie remise.

      L’instabilité monétaire se développe, tandis que des rumeurs persistantes font état de l’étude par les autorités chinoises d’un réajustement possible à la hausse du yuan par rapport au dollar. Ses conséquences pour l’industrie nationale seraient actuellement évaluées, afin de voir si cela serait soutenable.

      D’autres rumeurs contradictoires circulent à propos du volume des nouveaux achats chinois de T-bonds américains, qui sont invérifiables. On parle de baisse importante de celui-ci, mais rien n’est établi car ce jeu est également joué masqué. L’hypothèse selon laquelle le Japon a ravi aux Chinois la première place au palmarès des détenteurs de la dette américaine, affirmée un moment, est depuis contestée.

    2. Greece Now, U.K. Next as Scots Ready for Pound Plunge, by Rodney Jefferson
      http://www.bloomberg.com/apps/news?pid=20601087&sid=aVDvzOH9wSks&pos=4

      – investors in Edinburgh are busy preparing for the U.K. to be next.
      – expects the pound to lose between 20 percent and 30 percent against the dollar
      – The U.K.’s budget deficit is roughly the same as Greece’s, both exceeding 12 percent of economic output.
      – Brown’s government in December increased its planned gilt sales for the financial year ending this month to a record 225.1 billion pounds
      – The pound may come under further pressure with the Bank of England resuming its quantitative-easing program
      – etc.

      “My strong view is the government is trying to create inflation and devalue the currency.”

  30. Bonsoir François,

    Pour une fois, je suis obligé de m’élever en faux contre vos écrits excessivement négatifs et pessimistes.
    J’ignore d’où vous tirer vos sources pour arriver à de telles conclusions alors que nos gouvernants ont fait le nécessaire afin de conjurer les effets de la crise.

    Ne voyez-vous pas les prémices de la reprise ?
    Le premier personnage de l’Etat a récemment annoncé lors d’une émission télévisée que le chômage allait baisser. Et c’est bien ce qu’il s’est passé n’est-ce pas.
    Et surtout n’allez pas me contredire, je suis certain que vous êtes manipulé par quelques mauvaises fréquentations à la célébrité croissante.

    La voix de la France fut entendue au G20, avec force. Les paradis fiscaux par exemple : Ils ont disparu, c’est notre ministre du budget qui l’a dit récemment avec force et conviction. C’est passé à la télé. Informez-vous François.

    NS avait dit dans sa campagne qu’il mettrait les meilleurs des meilleurs au gouvernement. N’avez-vous pas confiance au meilleur des meilleurs ministres du budget que nous ayons jamais eu ?
    Vous ne mesurez pas la chance que nous avons d’avoir les meilleurs des meilleurs. Paul nous envie, il est belge et n’a pas cette chance d’être dirigé par l’élite de l’élite. Ressaisissez-vous François.

    Et il ne faut surtout pas changer d’équipe gouvernementale car nous avons les meilleurs, ce qui signifie que les suivants seront forcément moins bons…

    Quant à la Grèce, parlons en de la Grèce. On devrait prendre exemple sur eux.

    « Nous demandons aujourd’hui aux hommes et aux femmes de Grèce de faire corps avec notre cause commune qui est de sauver notre pays et l’écrasante majorité de nos concitoyens est prête à le faire en dépit du prix (à payer) et du fardeau… Tout le monde dit oui », a dit George Papandréou.

    http://www.boursorama.com/infos/actualites/detail_actu_marches.phtml?num=911bf4da25f849647ba6260e16a9408c

    Tout le monde a dit  »oui » a déclaré Mr Papandréou. Presque avec enthousiasme.
    Il paraît même que ce week-end les perceptions seront ouvertes pour accueillir les dons généreusement offerts par la population enfin convertie aux règles de l’économie de marché.

    Ce n’est pas ici que l’on verrait cela. Un peuple exceptionnel que le peuple grec, un peuple qui a compris que le monde bouge, qu’ils ne pouvaient pas rester à l’extérieur du mouvement de globalisation de l’économie sous peine d’être marginalisés.
    Il faut faire preuve de réalisme et de courage politique, mettre la main à la poche, que tout le monde se serre les coudes. Particulièrement les riches.

    Et des riches, il y en a en France, croyez moi.
    Ils sont reconnaissables à leur  »bedaine » prohéminente. L’embonpoint n’est-il pas un signe extérieur de richesse ?
    Trop de banquets et voilà le résultat.

    La véritable richesse, il faut savoir la reconnaître. Elle n’est pas toujours là où on la croit. De mauvais esprits la situeront à Neuilly, Rue Montaigne… Que neni.
    Etes-vous déjà allés flâner autour d’un Mac Donald ? Vous avez bien compris, ils sont là, c’est là qu’ils se rassemblent.
    Bedaine en avant (signe évident d’opulence, de réussite sociale), des familles entières de riches, se pressent en semaine, le week-end dans ces restaurants.
    On leur a même construit des voies spéciales d’accès pour qu’ils puissent s’approvisionner tout en roulant. Quant on est riche, le temps c’est de l’argent. Pas une minute à perdre pour gérer son business.

    Et en plus, ils bénéficient d’un taux de TVA réduite sur la restauration. Avouez que c’est une injustice sociale flagrante.
    Leur richesse s’étale parfois au grand jour avec indécence. C’est insupportable surtout lorsqu’ils arborent le célébrissime crocodile sur un tee-shirt délavé (C’est pour mieux tromper le fisc, ne pas trop étaler ses signes de richesse).

    Alors, oui, il faut comme en Grèce taxer les plus riches et surtout ramener de la justice sociale.
    On pourrait, au nom de l’équité (les femmes vivant plus longtemps que les hommes) les faire travailler plus longtemps. Cà c’est de la justice sociale.
    Une femme vivant en moyenne 7 années de plus qu’un homme, elles pourraient travailler un peu plus longtemps.
    La gent féminine française de ce blog n’appréciera pas ces propositions courageuses mais il s’agit de sauver le pays. Louise, Laurence et  »compagnie », faîtes preuve de courage, de responsabilité.
    Ne laissez pas cette terrible facture sur le dos des générations futures.

    L’heure est grave, les grecs nous montrent la voie. Tout le monde dit oui », a dit George Papandréou.

    1. Je vous signale que je commence un travail salarié à l’âge où d’autres prennent leur retraite !
      🙂

    2. Monsieur,

      Vous me rappelez un personnage signant des messages extraordinaires sur le site Marianne2. Il savait lécher les bottes de NS avec beaucoup de talent. Il savait aligner les flatteries hypocrites comme des perles sur un collier. En plus, c’était vraiment bien écrit. J’ai donc un doute sur vos déclarations.

      Est ce vous ? Vous léchez très bien les pieds de NS. Vous savez répéter avec souplesse les déclarations les plus tartes du gouvernement. Vous osez faire des déclarations stupides sur les clients du MacDonald sur un ton qui pourrait me laisser croire que vous êtes sincère.

      Mes félicitations. Êtes vous membre des fatals flatteurs ?

    3. @jeanpaulmichel

      merci de rappeler ce fait.
      Aussi, partons donc sur cette base de 7 ans de gain de longévité pour les femmes.

      selon les stats, les femmes travaillent 40% de plus que les hommes. La cause en est bien connue : la fameuse double-journée (emploi, enfant, famille, maison etc….)

      donc, 40ans de Vie Active pour un Homme = 56 ans de Vie Active pour une Femme

      donc, les hommes doivent cotiser 9 ans de plus que les femmes

      c’est fou les stats comme c’est pratique :=)

    4. Merci de lire le message suivant car certains d’entre-vous n’ont pas saisi le fond de ma pensée, probablement mal exprimée.

      http://www.pauljorion.com/blog/?p=8685#comment-61787

      Nulle intention d’aller chercher la solution chez les grecs et encore moins faire travailler la gent féminine 7 années de plus…
      Simplement pour montrer l’absurdité d’un système lorsqu’il atteint son paroxysme.

      Il semble que les grecs se dirigent vers des mesures draconoiennes qui – selon Mr Papandreou – seraint acceptées par tous…
      Je crains que ce qui se prépare là-bas soit une répétition de ce qui pourrait se passer ici.

  31. Une brillante prospective mais qui pointe à quel point personne ne dispose de solution alternative concrete. Sommes-nous condamnés à laisser la catastrophe se produire et un nouveau servage apparaitre?

  32. Ce qui me fascine depuis l’avènement d’internet et la vitesse de diffusion des informations, c’est que l’homme de « pouvoir », le dirigeant politique est confronté à ses propres mensonges de plus en plus rapidement.

    Cela va-t-il le rendre plus sage, plus avisé, ou va-t-on assister à la mise en place de systèmes de surveillance totalitaires, façon glaciation Big Brother ?

    Ou à la mise en place de structures « horizontales » – non hiérarchisées – et non plus pyramidales, mais là je délire complètement…

    1. Vous pensez à quoi avec des structures horizontales ? des commissaires de quartier ? ou des comités citoyen ? ou ….
      C’est marrant, en écrivant ces 2 expressions, je pense d’une part au régime de l’URSS pour lequel j’ai relativement peu de sympathie, d’autre part à « Porto Allègre » pour lequel j’en aurai plus à priori, mais à lire les 2 expressions, cela peut être si proche que je ne sais plus bien.

    2. Surtout pas de commissaires, malheureux!

      Je pense qu’il est temps de réduire au maximum les rapports de dominance, de s’inspirer de certaines analyses de « La nouvelle grille » de Henri Laborit.

      Je n’ai pas de solutions toutes faites, juste des pistes de réflexions de ce genre:

      http://le-revenu-de-base.blogspot.com/

      En résumé: réduire la « pression sociale » quant au sacro-saint « Travail » érigé en bonheur suprême.

      Un revenu minimum sans contrepartie pourrait être instauré afin que les plus défavorisés aient la possibilité d’avoir une vie plus intéressante. Et pour que ceux que le travail détruit, qui ne le supportent plus qu’à l’aide d’antidépresseurs, anxiolytiques, « coaching » et autres catastrophes puissent consacrer leur existence à des projets à l’issue moins désespérante.

    1. Amusant. C’est exactement ce que je lui ai écris après avoir lu quelques-uns de ses textes. Je le pense toujours. Il a même son Engels (suivez mon regard). 🙂

    2. A quoi servira-t-il à l’homme d’avoir un nouveau Karl Marx ?

      Le petit garçon:  » Es-tu capitaliste ? »
      La petite fille:  » Non; nous autres, on appartient à Karl Marx. »

      De quoi mon esprit est-il fait, en fait les gens ne veulent surtout pas penser en société, ils veulent surtout qu’on pense de nouveau à leur place.

      Serait-ce parce qu’il ne soit plus guère possible de parler de la crise autrement malgré tout le respect que je porte envers Mr Jorion pourquoi vouloir ramener les choses à de mêmes choses, comme si l’homme qui avait déjà écrit des livres devait souvent se sentir contraint de s’identifier
      à cela surtout si la crise perdure, encore plus si la plupart de ses lecteurs lui en font souvent mention, oh comme j’ai tellement adoré ce que vous avez pu écrire si la crise du capitalisme et puis après.

    1. Au moins deux batraciens sur le blog…
      Quand je vous dis qu’il faut éviter l’anthropocentrisme…

  33. En apparté, concernant la tempète du week end dernier, force est de constaté qu’on se laisse là aussi aller à la cupidité généralisée en vendant des terres à but agricole, situées en dessous du niveu de la mer, protégées par des digues quiont leurs limites, pour construire en zones inondable. Les naïfs, les personnes agées, qui se sont laissés bernés, en toute confiance dans les élus et gestionaires du projet, y on laissé leur vie.
    Pour moi cela relève d’une même attitude généralisée d’irresponsabilité. Il faudrait condaner ceux qui ont laiser faire de tell bétises.

    On pourrait ainsi citer d’autres anomalies dans d’autres domaines, comme le contrôle de la commercialisation des graines (agriculture), donnant un quasi monopole à des sociétés qui dominent les marchés, voire les OGM, et qui finalement sous couvert de l’amélioration des semences conduisent à la disparition des semences d’origines dont les qualités ne sont pas dans les rendements mais dans leurs adaptation locales, leur variétés et leur qualités nutritives.

    Je ne parle pas de la déforestation, des pollutions en tout genre partout dans le monde….Heureusement il y a des prises de conscience des populations qui après s’être faites « couillonnées » (au prix de leursz santés, voire de leurs vies) font marche arrière toute. Exemple les pollutions chimiques en Inde, Bopal et autres.

  34. M. Leclerc, votre billet est comme toujours remarquable de pertinence , mais je constate que vous n’êtes pas tout seul dans votre analyse; je vous joins les liens de la réunion qui s’est tenue le 13 Février 2010 au CNIT sous la présidence d’Eva Joly avec messieurs Stiglitz, Morin, Larouturrou et Dufumier.

    Introduction : http://www.lekairos.fr/2010/02/22/compte-rendu-du-debat-du-13-fevrier-introduction/

    Partie I : http://www.lekairos.fr/2010/02/23/compte-rendu-du-debat-du-13-fevrier-comment-sortir-de-la-crise/

    Partie II : http://www.lekairos.fr/2010/02/27/compte-rendu-du-debat-du-13-fevrier-comment-faire-naitre-une-nouvelle-societe/

    1. Excellent,
      Eva Joly, de bons participants et de bons compte-rendus.

      Etonnant que les lecteurs ne s’y comptent qu’en centaines.
      En tout cas merci pour ces liens aux contenus revigorant.

    2. Merci de me rappeler à ce débat remarquable que j’avais suivi sur le site du Monde, hélas j’avais loupé 1/4 des interventions, je vais pouvoir combler ce manque.
      A l’époque j’avais juste récupéré le document PPT élaboré par Pierre Laroutouru mais l’intégralité du débat n’était pas encore disponible. Comme on ne peut être au four et au moulin et que les journées n’ont que 24 heures on peut passer à coté de quelque chose d’essentiel.
      Et maintenant quelle sera la suite ?

  35. François a écrit tiers mondisation mais les internautes distraits l’ont repris en tiers mondialisation. Le premier néologisme renvoie au « modèle » bien connu des pays dits du « tiers monde », pauvres et exploités par les riches, tandis que le second est une chimère formée sur « tiers monde » et « mondialisation » qui évoque on ne sait quoi au juste, un avenir aussi vague qu’incertain, en tout cas rien de précis.

    1. Bonjour Crapaud Rouge.
      J’ai un avis différent. En effet, si l’on reprend le terme tiers monde, il s’agit d’une part des pays du monde.
      Hors, là, nous sommes bien dans un mouvement qui touche tous les pays… Tout comme la mondialisation.

      Maintenant, il est certain que la pauvreté a toujours existé dans tous les pays. Pour la montée de celle-ci, c’est un autre sujet…

  36. « En tout état de cause, l’économie des pays occidentaux est globalement entrée dans une nouvelle période, appelée à durer une ou plusieurs décennies »

    On se rapprocherait d’un cycle dit « long » de Kondratieff, si tant est que la théorie des cycles est pertinente.
    Pour l’historien, un tel cycle dit « long » par les économistes, serait plutôt de taille moyenne.
    Ne sommes-nous pas en train de vivre le début de la fin d’un cycle pluri-séculaire, celui de l’ère industrielle dominée par les occidentaux ?
    Cela-dit, la conception cyclique de l’histoire des sociétés humaines est dérangeante. Quelque part, elle sous-entend qu’à l’instant T où nous nous situons, tout est déjà joué.
    Il reste à concevoir (ou à retrouver) pour l’avenir un modèle de société a-croissant.

  37. En contre-point de ce que François exprime:
    . « [les coupes budgétaires] accroissant un sentiment général de précarité et d’insécurité déjà installé »:
    cette politique se met en place dans les esprits et ne saurait tarder dans les faits, avec les conséquences certaines que vous envisagez: sentiment de précarité et précarité accrus.
    . « [cette politique] amplifiant la recherche individuelle d’issues collectives de plus en plus bouchées, l’évasion vers des dérivatifs qui ne peuvent de ce point de vue être comparés qu’aux jeux du cirque, accentuant la marginalisation et la résignation, générant enfin, sporadiquement, des révoltes lourdement criminalisées. « :
    je penserais exactement l’inverse. C’est par l’épuisement des recours individuels que l’évidence du recours collectif devrait s’imposer.
    La société du spectacle me semble atteinte dans ses tréfonds: ses mécanismes sont éventés, elle ne croit plus en elle-même.
    Le système développe inexorablement des maladies auto-immunes: ses acteurs, tout à leur cannibalisme, n’arrivent plus à renouveler l’essence de ce qui a été pendant des décennies, le discours dominant.

    . « [la tiers mondialisation des sociétés occidentales] avec comme corollaire la montée de cette économie de survie que l’on appelle informelle, criminalisée à outrance pour mieux la démoniser »:
    je pense, compte tenu du haut niveau de connaissances et d’intelligence qui caractérise la société européenne, que le décor planté par les oligarchies en place épaulées efficacement par des clercs qui ont trahi, sera abattu. Personne n’aura le courage de le ravauder.
    Ainsi toute tentative de criminalisation devrait de facto se retourner contre des accusateurs durablement déconsidérés.

    . »Le système a commencé à s’auto-détruire avec beaucoup de conviction et de constance, et tout montre qu’il n’a pas fini le travail. Ouvrant un espace dont il est possible de bénéficier pour faire valoir une autre logique, ou tout simplement un autre espoir. »
    La mondialisation tire sa puissance, dans sa version actuelle, de sa capacité à avoir instrumentalisé le sentiment universel de solidarité aux fins que l’on connait.
    Un espace est désormais ouvert pour faire prévaloir « d’autres logiques et d’autres espoirs »: nous avons effectivement des moyens intellectuels, matériels et organisationnels à faire valoir.

  38. @ tous,

    mais d’où va donc venir – madame la fée, bonjour- l’E S P O I R ??????

    Il n’ y a pas besoin d’espoir. Il y a ou il n’y a pas d’envie irréductible.

    d’ aller de l’avant sans plus même parler du passé -passé de servitude consentie-

    Des mots comme ‘tiers monde’ etc.. n’avait d’ usage que dans une société pourrie par l’absence de Valeurs autres que celle de l’argent.

    La force alternative, c’est nous. Maintenant.

    C’est notre détermination et notre conviction intime qui seront porteuses d’un monde de la connaissance et du partage.

  39. Désolée d’être un peu contrariante. mais le sort du Japon est-il honnêtement la catastrophe qu’on décrit souvent. Plus de 20 ans de déflation ou quasiment mais un PIB qui se redresse plus vite qu’en Europe, une industrie qui reste solide et continue à innover, des exportations qui explosent de nouveau et continuent à soutenir la croissance, une population qui vieillit et consomme peu , c’est bien naturel, une dette publique de 200 % du PIB mais qui se refinance à un taux les plus bas du monde. L’argent de la dette publique provient de l’assurance vie, elle est donc financée par les retraités et leur revient ensuite. Et si ce pays avait finalement appris à vivre plus raisonnablement. Le Japon n’est pas un pays décrépi, malheureux. Et c’est même lui qui souscrit à la dette américaine. Alors modèle japonais ou ex-modèle américain ?

  40. Monsieur Leclerc.
    D’abord, une parenthèse : DSK du FMI vient d’annoncer une croissance de 3,9% en 2010. (pas 4%, ça aurait fait moins « calculé »…)

    Je me demande quelque part si la concentration de richesse ne pouvant que continuer, et qu’il devient dangereux de trop prendre aux classes moyennes, les caisses des états ne vont pas être encore plus sollicitées…??
    Non…??

  41. Le purgatoire retrouvé

    @François Leclerc

    Je crois que nous allons pouvoir échanger nos pseudonymes tant votre billet d’hier soir était sombre…

    Je retiens néanmoins que le pire n’est pas sûr.

    Il a été question les jours passés de l’Islande et de la Grèce qui pouvaient être des « tests » du devenir de nos sociétés. Peut-être faut-il aussi porter l’attention à un 3ème pays, qui a été très en avance de phase en termes de crise : le Japon.

    Celui-ci, après des performances flamboyantes, s’est trouvé aux prises avec une bulle immobilière (vers 1992), puis une longue phase de stagnation, que d’aucuns qualifient de « déflation ». Je n’ai pas en mémoire le taux de croissance de PIB, mais je pense qu’il est resté assez plat pendant ces 20 dernières années.
    Suite à des relances plus ou moins efficaces, la dette de l’Etat s’est envolée à près de 200% du PIB. Bref, c’est l’enfer économique si l’on suit les indicateurs « classiques ».

    Et pourtant, on y trouve une société qui reste debout, des trains qui partent toujours à l’heure (plus largement des infrastructures d’un niveau inchangé), le sourire à l’étranger n’a pas changé lui non plus. Le taux de chômage reste cantonné à 5% de la population active (indicateur qui m’intéresse bien plus que les précédents).

    Peut-être n’ai je vu qu’un pays à la veille d’un écroulement (on fait grand bruit autour des affaires récentes : problèmes de Toyota, liquidation de JAL – là aussi le legs d’un gouvernement conservateur battu…). Néanmoins, pour l’heure, le Japon me fait plutôt l’effet d’un purgatoire que celui d’un enfer.

    Comprenons-nous bien bien : je ne préconise pas que nous adoptions un éventuel modèle japonais (pour cela, d’ailleurs, il faudrait qu’au préalable nous comprenions vraiment ce qui s’y passe…). Ce qui m’étonne, c’est le peu de curiosité envers lui, et les mécanismes qui lui permettent de contenir le chômage. Les économistes « classiques » se fatiguent assez vite de la question, et concluent souvent en substance que  » les Japonais sont…Japonais » (et réciproquement, sans doute).

    Ainsi, si je vous rejoins pour estimer que l’enfer n’est plus tout à fait improbable pour nos sociétés, il se peut que certaines formes de purgatoires soient encore possibles…

    1. Effectivement. On présente en général les « chiffres japonais » comme catastrophiques, alors qu’il semble, de loin, que la société ne s’est pas effondrée, loin de là.

      Est-ce un sursis, ou ne regarde-t-on pas au bon endroit?

    2. Il me semble qu’il y ait peut-être une différence dont j’ignore la portée : la dette nationale est détenue par le pays (enfin, ses structures)
      Ce qui n’est pas le cas de beaucoup de pays, je pense.

      De plus, comme ils sont exportateurs, ils peuvent supporter les intérêts de leur dette.
      Et en France, coté exportations, hormis des armes et avions (l’assemblage final, d’ailleurs), nous n’avons pas grand chose…

    3. pourquoi le japon tient,parce que c’est un systeme de « clan » ,à la fois ouvert sur le monde et refermé sur lui-meme
      en d’autre terme,le systeme est protectionisme implicitement,par essence
      sa dette est 100% japonaise (en france,1/3 est française)
      à méditer

    4. Faute de temps, je me limiterai à conseiller de regarder du côté du système bancaire japonais et de la Bank of Japan pour mieux éprouver la solidité du modèle japonais !

      Où se trouve concentrée la dette publique ? Dans les banques qui achètent les obligations d’Etat avec l’argent de la banque centrale. Que faut-il penser du bilan de la BoJ ?

  42. Inéluctablement, à partir du passage d’une économie de chasse, cueillette et pêche à une économie d’agriculture et d’élevage, l’accaparement des richesses, produites ou extraites est un fondement des rapports sociaux.
    Produire ou extraire exige une organisation plus ou moins complexe et donc une contrainte économique et juridique pour le moins. Même si cette contrainte se traduit sous une forme contractuelle qui n’est jamais que la reconnaissance réciproque de privations de « droits ».
    S’accaparer des richesses, c’est prendre sans contrepartie apparente ou avec des contreparties qu’on estime dérisoires. Cet accaparement permet simultanément d’acquérir un pouvoir de produire ou d’extraire plus et mieux (face claire) mais aussi un pouvoir accru de contraindre socialement, juridiquement et économiquement (revers sombre).
    La question morale du « comment s’approprier les richesses » est depuis longtemps résolue : « au moindre effort » (guerre, vol, exploitation humaine et/ou minière, taxe, colonisation, assujettissement, capitalisme, spéculation, etc.). Le rapport de forces est toujours une donnée primordiale en interaction avec l’accaparement.
    La civilisation vise juste à réguler ces moyens (ou à les imposer selon les circonstances si tant est que le droit n’est crédible que par la dissuasion) pour des groupes humains de plus en plus larges et nombreux, aujourd’hui pratiquement à l’échelle planétaire. Bien évidemment, cette régulation, généralement juridique, est toujours en retard sur la créativité de moyens d’accaparement.
    Ces considérations basiques s’imposent à toutes les utopies qui s’expriment sur « la fin du capitalisme ».
    Mettre fin aux déséquilibres majeurs qui résultent de la spéculation implique une force d’autorité. Les instances internationales pourront-elles mettre juridiquement à temps cette force en œuvre ? Devront-elles user de parades de nature comparable à celles utilisées par les spéculateurs ? Si elles n’y parviennent pas, alors on risque la dislocation en cascade des niveaux d’intégration de la société humaine jusqu’à celui qui permettra une parade efficace, au prix certain de la perte de liens estimés aujourd’hui fondamentaux aux niveaux supérieurs d’intégration. Tout ce qui en amont n’aura pu faire face en sera discrédité et disparaitra non sans convulsions préalables (voir la liste non exhaustive des opérations du « moindre effort »). Et il nous faudra remettre l’ouvrage détricoté sur le métier.
    « Solve coagula » dit le diable du tarot.

    P.S.: cela fait quelques décennies que la citation suivante d’E. MORIN m’interpelle par sa réversibilité: « l’homme est culturel par nature parce qu’il est naturel par culture » (in un paradigme perdu: la nature humaine)

  43. Bonjour à tous

    La chute de l’empire romain a duré. Si on la date symboliquement de la prise de Rome par Alaric en 471, nous devons attendre l’an mille pour voir renaître un grand mouvement civilisateur ( le blanc manteau d’églises comme signe).
    Différence: nous sommes aujourd’hui plus de six milliards et les ressources s’épuisent.
    C’est intéressant comme la discussion sur la croissance ou la décroissance « zappe » la croissance ou la décroissance de la population: la situation serait assez différente avec un france revenue à 20 millions d’habitants ! et les autres pays dans une proportion semblable…
    Une des solutions pour résoudre un problème c’est de l’éliminer! Qui veut de débarrasser de son chien l’accuse de la rage. Qui veut se débarrasser de son peuple le pousse à bout pour pouvoir mieux le criminaliser et donc le réduire sans complexe ….
    Le pire n’est point là tant qu’on peut dire voici le pire…
    les nazis n’ont pas disparu.
    On a « sorti »Hitler du champ humain : » c’est le mal absolu » pour mieux éviter de s’interroger sur notre propre mal. Et si le troisième reich n’avait été qu’un coup d’essai?

    Effrayant n’est ce pas et proprement inhumain ! mais les états ne sont ils pas des monstres froids?
    Et n’y a t’il pas assez d’esprits pervers se réjouissant d’être des prédateurs?

    Un temps pour naître un temps pour mourir, un temps pour la paix un temps pour la guerre, un temps pour jeter des pierres un temps pour rassembler des pierres pour bâtir….
    les temps des peuples et des civilisations ne sont pas le temps des individus.
    D’ici là gardons notre humanité, nul mal ne peut détruire la vérité….
    Donc soyons optimistes envers et contre tout!
    Notre univers vivant n’a t’il pas, selon le modèle standard, suivi le chemin de MOINDRE probabilité pour arriver jusqu’à nous?
    Cordialement… Et bonne semaine!

    1. Vous oubliez la technologie. L’Empire romain a chuté a technologie constante, et non pour des raisons d’un système économique défaillant (mais pour des raisons politiques). Comme le dit… quelqu’un, il a chuté parce qu’il était de plus en plus ressenti comme exclusivement répressif et encaissant des impôts.

      La chute actuelle a lieu de façon mathématique. Il n’y a rien à faire… Le système n’est pas politique (sur le politique, on peut agir), il est de l’ordre de la machine. Il périt de sa boucle d’atténuation, de même que dans un circuit, la perte d’énergie conduit à l’arrêt du courant. Voir les oscillateurs :

      Vous avez une self, un condensateur. L’ensemble est un circuit oscillant. Si vous introduisez une résistance, l’amortissement sera important.

      Peu importe, l’empire romain n’a rien à voir avec le périclitement d’un système économique qui meurt alors que tout le monde souhaite le sauver. L’empire romain a périt de ses ennemis, alors que actuellement on périt grâce aux amis.

    2. Plus précisément, la lente chute de l’Empire Romain a débuté par la crise IIIe siècle après J.C., avec pour conséquences la dette des finances publiques, la crise monétaire, l’éclatement du pouvoir civil et militaire. Le redressement du IVe siècle a été très inégal selon les régions de l’Empire, jusqu’à l’effondrement radical du Ve siècle (pour l’Empire Romain d’occident).
      Pour la suite, les historiens débattent encore pour savoir si la période allant du Ve siècle au IXe siècle peut être rattachée à une « Antiquité tardive » ou à un ‘haut Moyen Âge ».
      Quoi qu’il en soit, il faut attendre le Xe siècle pour voir renaître une certaine forme de dynamisme démographique et économique (cinq siècles de dépression, c’est long).
      La suite est mieux connue: deux siècles de croissance jusqu’aux années 1280 et une crise de grande ampleur au XIVe siècle dont il faudra encore deux siècles et demi pour s’en remettre définitivement (mais là encore avec de grandes variabilités selon les régions de l’Europe de l’ouest).
      Bien sûr, il s’agit là de grandes tendances un peu réductrices de la complexité des événements. Aussi, durant la grande crise du XIVe siècle, une génération a pu avoir la malchance de connaître les plus grands tourments alors que la suivante a pu bénéficié d’une légère acalmie avant la rechute.

  44. A propos de ULTEC (1 mars 2010 à 19 : 36) et de son allusion au livre de Florence Aubenas.
    On peut penser ce qu’on veut de cette dame, mais son livre, d’après les interviews que j’ai pu voir, a le mérite de montrer enfin la réalité de ce qu’est la société en France.

    Et à plusieurs niveaux.

    -Sur l’immense gouffre,( que dis-je, ce n’est même plus un gouffre, Padirac c’est rien à côté, ce ne sont même pas deux mondes différents, ce sont carrément deux planètes distinctes !Il y a nous et les martiens !) qui sépare « le peuple » d’une planète « intello-politico-financiaro-artistico-parisiano-gens d’en haut »!
    En effet, une « artiste » (que je ne connais ni des lèvres ni des dents, mais certainement ultra célèbre dans son milieu) ne pouvait admettre que ce livre soit objectif, pour la simple raison qu’il était IMPOSSIBLE, ABSOLUMENT IMPOSSIBLE que F. Aubenas N’AI PAS ETE RECONNUE par les gens qu’elle a cotoyés lors de son enquête !

    -Sur le fait que ces gens là sont intimement persuadés que du travail il y en a et que les chômeurs ne sont que de grosses feignasses vivant sur le dos de la société.
    F. Aubenas elle-même a été extrèmement surprise de ne pas trouver de travail immédiatement !!!
    1 MOIS et 1/2 pour trouver quoi ???
    2 h de MENAGE !!!!!!
    Ah bon ???
    Alors c’est vrai ? Ya plus de boulot ??????????
    Sidérée qu’elle était, la journaleuse !!!!

    -Enfin, lorsque j’ai entendu parler du livre, j’ai tout de suite pensé à ce reportage d’il y a déjà quelques mois, sur les travailleurs pauvres aux US, qui se levaient à 4 h du mat et se couchaient à minuit, après avoir couru toute la journée de petit boulot en petit boulot.
    Oui, mais bon, c’est aux states çà, c’est pas chez nous !
    Et bien si ! C’est en France !
    Ce sont les fameux ETP ! Equivalents Temps Plein !!!
    ETP ça veut dire un temps plein divisé par X personnes employées !!!
    35 personnes pour 35 h par semaine !
    1 h de boulot par personne !
    pensez-y, PENSEZ-Y TRES FORT chaque fois que vous entendrez un ministre vous annoncer la création de 200 ETP!!!

    1. Bien vu, Louise.

      Et je l’ai vu dans un bed and breakfast (2 chambres quasi à temps complet) déjà en 2002.
      Un couple, dont l’homme était retraité, la femme temps partiel, prenait du boulot à domicile pour « arrondir les fins de mois ».
      En fait, leur train de vie n’était pourtant pas énorme…

    2. « pensez-y, PENSEZ-Y TRES FORT chaque fois que vous entendrez un ministre vous annoncer la création de 200 ETP!!! »

      Qui a déjà vu un ministre expérimenter d’abord sur lui et le premier ses lois ?

      Ce qu’on ne désire pas pour soi, ne pas le faire à autrui. » Confucius

      « Tout ce qui te répugne, ne le fais pas non plus aux autres. »Zoroastre

      « Ne faites pas aux autres ce que vous voudriez qu’ils vous fissent.  » G B Shaw

      « Tout ce que vous voulez que les hommes fassent pour vous, faites-le vous-même pour eux, car c’est la loi et les prophètes. » Matthieu 7.12

      Qui a déjà vu un fier ministre souffrir d’abord le premier de ses lois et bien loin de l’autre dans le confort matériel de plus ! Ces gens là n’ont bien sur aucun problème de sommeil !

    3. @Louise
      vous dites : « qui sépare « le peuple » d’une planète « intello-politico-financiaro-artistico-parisiano-gens d’en haut »!

      je crois que c’est pire que ça Louise. Si ce n’etait QUE la planéte « intello-politico etc… » qui était coupée des grands précaires ETP.

      le fossé devient abime entre ceux qui ont un CDI ou un CDD long ou missions interims regulieres , meme payés au SMIC, et ceux qui vivent la relégation dans des ETP de misére (si ils sont subis) avec des amplitudes horaires de 12 à 14h/jour pour quelques heures de boulot.

      personnellement, je ne fais pas partie des ETP, je sais pourtant ce que ça veut dire essayant d’aider au reclassement des allocataires du RMI et des chomeurs depuis 15 ans.

      Tous les jours, je contiens des bouffées de révolte. Je suis prete à payer plus d’impots pour que cette misére cesse pour ceux de tout en bas , silencieux et résignés.

      Je salue la tentative de Florence Aubenas d’etre leur porte-voix et leur projecteur.

    4. Relire « Dans la dèche à Paris et à Londres ». Ca ressemble, mais c’est encore plus définitif. Donc, le sort fait au plus démunis, ce n’est quand même pas une découverte, mais ça peut faire des bons succès de librairie, même pour la bonne cause.

      J’ai le plus grand respect pour Florence Aubenas. Ce n’est pas évident de passer six mois à nettoyer les chiottes d’un ferry par définition plein de dégueulis, surtout sur le transmanche (présence de houle)). Mais son écrit serait encore plus fort si elle cédait une partie de ses droits d’auteur à ses collègues d’infortune. Peut-être l’a-telle fait.

    5. erratum.

      « Dans la dèche à Paris et à Londres », c’est de George Orwell, évidemment!

  45. Un jour un homme complétement écoeuré par le monde de la finance, de la politique et du vocabulaire ambiant prit la décision de se retirer vers la montagne, en passant par la forêt et
    les rivières, non faute d’avoir voulu souvent essayé de prévenir les gens de la grande ville.

    Il se prépara en conséquence à partir à la recherche du paradigme perdu, son petit sac était presque prêt, il lui resta néanmoins à prévenir quelques gens de son prochain départ le monde semblait même devenir de plus en plus fou à cause de la fumée noire qui se rapprochait au loin.

    Crier jusqu’au bout afin d’avoir à éviter une plus grande douleur, si je persiste encore à crier comme le prophète Jérémie autrefois, c’est pour empêcher qu’eux me changent, me déforment, j’ai l’impression que plus la crise perdure et plus les mesures mises en place ne semblent guère mieux arranger les choses paradoxalement, pourquoi vouloir continuellement faire peur aux gens au nom d’une aide qui n’en ait pas vraiment une ? A quand les prochaines coupes budgétaires ?

    Pourquoi aider, convoquer et contrôler régulièrement l’autre de plus dans une société, si déjà je n’aime pas avant tout payer et traiter l’homme autrement, cela n’a pas de sens cela sonne faux, encore plus si vous vous montrez guère plus capables de faire la leçon et la morale aux gens les plus riches et les plus influents de ce monde. Au début j’avais encore cet espoir de trouver un employeur différent, une société différente mais là je dois reconnaître que cela commence à faire beaucoup.

    Un jour un homme complétement écœuré prit la décision de se retirer dans un vieux temple abandonné complétement en ruine, l’homme se dit alors là peut-être il me laisserait au moins un peu en paix quelques heures pour reprendre des forces, guérir mes blessures, mais non il aurait encore fallu que l’homme pense et se conduise comme eux les premiers, ce n’est bien sur jamais assez suffisant pour renflouer les caisses publiques.

    « Non merci répondit l’homme, j’ai déjà reçu toute l’aide nécessaire dont j’avais besoin, est-ce encore permis de méditer et d’être aidé autrement de nos jours et par rapport au collectif se souciant bien évidemment comme vous de seules préoccupations matérielles de plus ?  »

    Puis-je vous aider ? Puis-je moi aussi vous aider comme Mme Merkel le fait maintenant en Allemagne, jusqu’à même davantage l’intrusion du politicien chez vous, dans votre vie, dans votre, quotidien, à l’antenne, pire même maintenant devant votre frigo qui est vide, devant vos enfants, votre femme, pire même en période de crise comme pour mieux paraît-il renflouer les caisses les premiers en Europe, comme si cela n’était pas suffisamment déjà douloureux à vivre partout, comme pour mieux encore pourrir la vie des gens jusqu’au bout.

    C’est ça faire le bien de l’homme dans une société ? Et bien dis donc nous ne sommes vraiment pas sorti de la fosse, de l’enfer. Mon Dieu, mon Dieu à quand le jugement dernier à l’égard du chômeur de plus surtout si la crise perdure, si la croissance ne revient pas et faute de mieux.

    Pilule rouge ou pilule bleue ? Surtout que beaucoup de médicaments ne sont plus guère remboursés ça coûte encore si chère. Puis-je vous aider monsieur ? Au secours, au secours, sauvez moi Mr Jorion, sauvez moi Mr le Pape si bien sur vous n’êtes pas encore touché le premier par toutes ces choses qui font mal, sans doute encore une autre Âme en détresse si encore j’étais le seul. Quelle chance pour certains intellectuels de renom de pouvoir encore échapper à la petite piqure de rappel chaque mois, pourvu que ça dure …

  46. @ Didier le 02 Mars à 02:15

    Vous m’avez écrit en réponse à mon message publié à 00.00

    « Monsieur,

    Vous me rappelez un personnage signant des messages extraordinaires sur le site Marianne2. Il savait lécher les bottes de NS avec beaucoup de talent. Il savait aligner les flatteries hypocrites comme des perles sur un collier. En plus, c’était vraiment bien écrit. J’ai donc un doute sur vos déclarations.

    Est ce vous ? Vous léchez très bien les pieds de NS. Vous savez répéter avec souplesse les déclarations les plus tartes du gouvernement. Vous osez faire des déclarations stupides sur les clients du MacDonald sur un ton qui pourrait me laisser croire que vous êtes sincère.

    Mes félicitations. Êtes vous membre des fatals flatteurs ? »

    Ma réponse :
    A priori, nous sommes mal compris ou me suis-je mal exprimé.
    Je n’avais nulle intention d’offusquer qui que ce soit et surtout pas de lécher les pieds de NS.
    Je ne suis pas adepte de ces jeux particuliers…Nous ne sommes pas intimes à ce point.

    Plus sérieusement, il y a de cela quelques temps Paul fut qualifié dans une émission télévisée de  »pessimiste » par notre ministre du budget, il ne comprenait pas, la réalité n’était pas ce qu’il disait, etc, etc…
    J’ai posté un commentaire en réponse au billet de François sur le ton de la boutade (j’espère que François et Paul l’ont compris ainsi) qualifiant François de pessimiste et reprenant certains arguments ou explications  »tartes » comme vous le dites mais émises par les plus hautes autorités de l’Etat. Ce qui est particulièrement inquiétant soit dit en passant au vu de l’actualité récente.

    La crise est d’une gravité extrême et je partage les opinions de François et Paul.
    La médiatisation des mesures prises en Grèce et l’adhésion  »enthousiaste » de son peuple me fait craindre le pire pour le reste de l’Europe et de la France en particulier.

    Comme vous le savez, les riches, les vrais riches sont exclus de l’effort supplémentaire national car ils bénéficient entre autre du bouclier fiscal, etc…
    Il va falloir trouver de l’argent et c’est le peuple qui paiera, certaines catégories seront mises en pature à l’opinion publique sur des critères inéquitables.

    Vous avez bien mesuré que je n’étais pas sincère en parlant des clients du Mac Do.
    Par cet exemple volontairement absurde, je voulais dire que le gouvernement cherchera de l’argent par tous les moyens et frappera essentiellement sur le bas peuple, justifiant ses choix par des arguments fallacieux (la bedaine naissante…). Les clients des Mac Do c’est nous tous.

    Demain, vous verrez que comme en Grèce, l’opinion publique sera prise à témoin et certaines catégories professionnelles seront livrées à la vindicte populaire.
    Je citerai les agents SNCF, les fonctionnaires etc, etc, bref, tous ceux qui sont  »privilégiés » et qui devront payer pour redresser le pays car jouissant d’avantages exorbitants.

    Pour précision, je ne suis pas membre des  »fatals flatteurs »

  47. Pour retrouver le paradigme perdu :

    – relire Paul Jorion ( mais beaucoup d’autres) dans  » Comment la vérité et la réalité furent inventées » : … » si la voie illuministe possède un quelconque mérite ,il existe un codeur , et l’intelligence artificielle existe depuis plusieurs dizaines de milliers d’années , car c’est la notre. » (Version optimiste ,avec des laissés pour compte) .

    – ou se contenter de la méthode empirique .(Version pragmatique type sélection pas si naturelle que ça avec beaucoup de laissés pour compte )

    – ou consulter le dictionnaire entre paradichlorobenzéne et paradis .

    Je peux être sans monnaie . Je ne serai plus sans la langue française .

    Pardon , j’ai craqué …

    Vous êtes une bien belle âme Monsieur Leclerc . Avec ou sans paradigme .Tentez de la garder .

    et je repars .

  48. Si l’on considère que ceux qui appartiennent aux tiers mondes maintenant mondialisés, de plus en plus nombreux, sont de surcroît de moins en moins enclins, quand ils en ont le droit, à voter..
    Si l’on considère que ceux à qui le(un?) pouvoir a été confié semblent de plus en plus incapables de trouver une issue à cette crise..(cf. par exemple http://blogs.lexpress.fr/attali/2010/03/une-monnaie-pour-le-monde.php )
    Il y a effectivement du souci à se faire pour la démocratie!
    « Si çà continue, faudra que çà cesse » (HF Thiéfaine)

  49. Le monde diplomatique prone l’augmentation d’impôt pour les plus riches et ecorche au passages les politiques qui ont mis en place ces baisses d’impôts (de droite ou de gauche)

  50. A lire sur cette grave question: « La grande exclusion: L’urgence sociale, symptome et thérapeutique » de Catherine Malabou et Xavier Emmanuelli (2009)
    ‘La grande exclusion est assimilée à tort à la grande pauvreté, à la précarité. Personne ne semble vouloir la considérer pour ce qu’elle est : un syndrome clinique, dont beaucoup de symptômes sont communs à tous les grands traumatisés, détenus, malades d’Alzheimer, victimes de guerre ou d’attentat. Malgré la présence insistante des grands exclus, l’urgence sociale demeure invisible, impensée, incomprise, contestée même en son concept. Né d’une rencontre de pensée et d’action, d’un échange entre Xavier Emmanuelli, médecin, fondateur du Samu social, et Catherine Malabou, philosophe, ce livre explore les raisons de ce déni. Il importe de changer notre regard sur l’extrême souffrance, en cessant enfin de penser que les exclus sont des sortes d’étrangers, en marge de nos vies, de nos villes et de notre culture.’

  51. Le pessimiste dit : ça ne peut pas aller plus mal. L’optimiste répond : mais si, mais si.
    Alexandre Zinoviev.

  52. PENSONS D’ABORD A LA RENTABILITE DU MONDE

    Un jour un politicien zélé se mit en frais et de retour d’un séminaire de motivation en Amérique, appela son secrétaire et lui dit je veux tout de suite des résultats, l’impôt, la justice, l’histoire et la météo c’est moi seul : Désormais, vous serez autorisé à tout planifié selon mes vues, mes ordres, mes exigences et si vous n’êtes pas d’accord prenez la porte c’est moi seul qui commande, appelez moi aussi météo France ce n’est vraiment pas acceptable que le ciel chamboule de nouveau mon emploi du temps. Ce qui augmentera certainement notre productivité, rendement, rentabilité très important de nos jours le merchandising, j’en suis sur il faut aller plus vite. »

     » Est-ce que je gagnerai plus à vous suivre ?  » demanda l’homme un peu gêné.

     » Oui, oui. L’argent a toujours été le meilleur incitatif pour mieux faire avancer le monde, rassurez-vous vous en obtiendrez plus, à prendre des mesures d’austérité supplémentaires.  »

     » Et si la rentabilité et la production augmente de fait, est-ce que je gagnerai plus ? »

     » Écoutez, dit le politicien: vous ne comprenez certainement pas très bien la théorie des richesses par la motivation et la combine de plus venant de l’Amérique. Emportez ce livre et lisez le chaque soir. Il vous expliquera ce qui me motive réellement dans la vie, le fric, le pouvoir et la politique. »

    En le quittant, l’homme se dit en lui:  » Mais si je lis et j’apprends ce livre par cœur, est-ce que je gagnerais plus d’argent comme le politicien soir après soir à l’antenne ? « .

    Si encore ce n’était qu’une pure fiction mais non c’est bien réel vous ne rêvez pas. Oui voilà bien l’état actuel du monde aujourd’hui mais à quoi bon l’écrire.

  53. Bizarre, et la 3° solution ? La monétisation de la dette au profit de la collectivité ? (Sans passer par l’endettement)

    Quelqu’un peut expliquer ?

    1. A cette échelle de dette le choix de la monétisation c’est celui d’une hyper-inflation, non? Alors « au profit de la collectivité », je m’interroge.

  54. Le ralentissement de la machine n’est-il pas un espoir paradoxal (si on veut) pour nos enfants? L’accaparement des parts de marché à l’exportation pour les produits manufacturiés et les services a pour limite les différentiels de coûts de main d’oeuvre et de niveau de droits sociaux et leurs corollaires fiscaux.
    La tiermondisation ne sera-t-elle pas le « début de la fin » d’abord du capitalisme financier, puis des économies basées essentiellement sur l’exportation (Allemagne), puis des délocalisations?
    La Chine, certes, peut se passer de nos marchés, mais nous n’aurons peut-être plus besoin d’elle si nos revenus convergent.
    Une pompe à chaleur ne fonctionne plus quand les températures s’égalisent.
    Mais avant nous aurons attrapé un bon rhume(version optimiste)

    1. Pompe à chaleur, c’est le pire du système capitaliste, explications:

      en France Mr EDF pour facturer 1 KW à l’usager, doit en produire au minimun 3,3 KW (pertes en ligne)

      La pompe à chaleur, dans le meilleur des cas consomme 1 KW pour restituer en équivalent chaleur 3,3 KW.

      production 3,3KW pour 1 de consommer pour 3,3 KW de restitué, que d’énergie dépensée pour un si piètre résultat, exemple même d’hyper-consommmation destructrice, un logement bien isolé fera l’affaire (investissement unique et durable amortissable rapidement)

    2. bien vu
      c’est ce que les résidents du tiers-monde pensent, une égalisation des deux pôles qui jusque-là connaissaient un différentiel de leur niveau énergétique
      et cette chute du ∆ W ne s’obtiendra pas par le mouvement cinétique des migrants les sans-papes
      mais par le transfert des connaissances et des techniques, facilité par la maladie auto-immune terminale du capitalisme occidento-centré
      en effet, comment retenir indéfiniment une supériorité fondée sur la rétention de l’invention de la roue?
      de la numération et de l’alphabet?
      c’est quoi cette machine à vapeur qui a inversé les routes commerciales, est-ce une révolution technique du même ordre que l’invention du chiffre indien et du boulier?

  55. Une chose est sûre : ce n’est pas avec les systèmes de pensée qui posent les problèmes qu’on les résoud (Einstein, je crois). Donc ce n’est pas avec les présuposés économiques libéraux qu’on va résoudre la crise économique libérale, mâtinée de crise écologique, sociale, etc. Je vis dans une ferme collective (mais oui), on est 12 adultes, et on vit avec 1800 euros par mois…sans se priver de rien, que de TV ! La crise sera résolue par ceux qui y ont le plus intérêt, c’est à dire les pauvres, qui n’ont rien à perdre, et qui vont s’organiser autrement. Pouvoir local, communal, on définit les priorités ensemble, on instaure une échelle maximale des revenus, on prend les décisions en assemblée, au vu de tous, on relocalise au plus près toute la production vitale, etc. La première étape est de ne plus participer au système, par notre consommation effrénée, et on peut le faire ! Quand il y aura dix millions de chômeurs, on verra des bandes d’individus reconquérir les campagnes et se remettre à vivre.

    1. On peut toujours espérer ! de plus en plus de gens y songent, certains le font; Mais il faut déjà être éduqué, et ne pas être désespéré pour arriver à cette solution.

    2. C’est chouette ça ! Mais plus un mot à ce sujet dorénavant, si vous voulez mon avis, sinon vous risquez de voir débarquer les dix millions de chômeurs dans votre ferme ! Ça fait désordre, c’est tout une histoire pour l’entretien, l’approvisionnement, la gestion de leurs déjections, et puis il faut les occuper sinon ils deviennent fous -je crois que l’expérience a été tentée, on appelle ça des agglomérations il me semble, ou conglomérations : il faut avant tout du travail, et des loisirs. Oups, pardon…Je me permets quelques rapides conseils si toutefois, malgré votre discrétion, vous étiez envahis…Du travail physique pour ceux qui ont de l’énergie en trop, du travail…normal pour ceux qui pourraient se laisser pervertir par un fonctionnement trop important de la partie non-socialement productive de leur cerveau, les pires soit dit en passant car ils peuvent vous foutre votre organisation en l’air en moins de temps qu’il n’en faut pour reconnecter comme il faut le cerveau d’un enfant sur sa partie socialement productive. Méfiance donc… L’idéal pour vous, par pur souci d’efficacité, serait de régler de manière définitive cette tare présente chez beaucoup d’enfants dans notre société : vous gagnerez ainsi un temps précieux là où d’autres conglomérations perdent de longues années de reformatage. Ah, en parlant de ça : si vous supprimer cette tare de manière définitive, il vous faudra bien évidemment trouver une autre forme d’occupation pour cette progéniture. Là les pistes sont nombreuses et vous trouverez toute une littérature sur ce sujet : monde numérique, robotisation des mécanismes cérébraux, lobotomisation par la faim ou par le désespoir dans certaines tribus…Bref, un maître-mot : anticipation.
      Pour les loisirs : même chose. Sauf que ça passe mieux : normal, ce sont des loisirs.
      Allez, silence radio.

  56. Tout à fait d’accord, mais il est bon de dire, pour les dénoncer, les contradictions et même les mensonges d’un discours « toujours plus »;le changement en profondeur ne peut pas venir des protagonistes du système mais la conviction de sa faillite morale n’atteint pas encore tous ceux qui , sans en être les « profiteurs », n’ont pas encore touché le fond.

  57. Un détail naif: globalement le pays France et les Français
    ne seraient pas endettés. Notre avoir sur l’ étranger est considérable.
    La somme ( débit+crédit) serait proche de 0.
    Il est vrai que débiteurs et créditeurs ne sont pas les mêmes.
    Mais il y a de quoi creuser.

    En 1939, la France, « déficitaire » comme toujours,
    a pu mobiliser 4 milliards de dollars pour lancer les industries
    de guerre aux USA ( et au Canada) sur des critères français.
    Le gouvernement ( ministre des finances: Paul Reynaud)
    a racheté aux français leurs avoirs aux USA.
    Je crois qu’ils ont été payé en Bon de la Défense Nationale.
    Parmi les talentueux lecteurs de ce blog, un spécialiste en
    histoire économique devrait pouvoir nous donner
    des renseignements plus précis.

    En tout cas, ignorer les 2 côtés de la balance pourrait
    restreindre l’ éventail des solutions possibles.
    Et Gordon Brown a montré le chemin, face à un difficile problème
    avec l’ Islande: qualifier l’ Islande et les Islandais de terroristes.
    J ‘aime à penser que les possesseurs d’avoirs français hors zone Euro
    pourraient agir dans l’intérêt commun sans l’ épouvantail
    de la guerre. Un ‘simple’ échange’ dollar contre obligation en Euro…
    Rêveries…

    @ NAIF: « sans se priver de rien, que de TV  » : ne pas avoir de TV
    n’est pas une privation. C’est ne pas avoir de menottes.
    Pour ma part, 35 ans de liberté.

  58. Quelqu’un pourrait-il répondre à cette question : si demain, la banque centrale européenne décidait que un euro = un dollar, que se passerait-il ?

    1. Vu les volumes échangés sur les marchés, même les banques centrales ont perdu le pouvoir d’influer durablement sur les cours des monnaies.

  59. Encore un papier remarquable de Pierre-Antoine Delhommais dans le Monde du 28/02 « Quand les banques sauvent les états »
    http://www.lemonde.fr/opinions/article/2010/02/27/quand-les-banques-sauvent-les-etats-par-pierre-antoine-delhommais_1312244_3232.html

    Je passe à la conclusion en note d’espoir et qui nous révèle un bouquin paru chez Plon, « Le banquier et le philosophe » où, je cite :
    . un philosophe, Roger-Pol Droit, s’intéresse à la finance, chose rare
    . un banquier, François Henrot, qui sait faire preuve d’humilité sans tomber dans la démagogie….
    Et pour finir : le banquier ne croit pas du tout à un monde financier vertueux qui s’autorégulerait, il veut la règlementation pure et dure.

    Alors qu’est ce qu’on attend ? Que le capitalisme se moralise ?

  60. Alors que Paul Volcker semble avoir jeté l’éponge, William White écrit aujourd’hui / FT : « Nous avons besoin d’un plan B face aux vents de la dette  »

    « Les agents de la politique économique ont répondu aux récessions économiques succesives essentiellement de manière keynésienne depuis les années 50.Les déficits ficaux ont été autorisés à augmenter et les taux d’interet ramenés vers 0 pour stimuler la demande. Bien que Keynes ait à peine anticipé un emploi répété de ces instruments macro-économiques, ces politiques ont fonctionné.Résultat: la réponse en terme de politique économique à la crise actuelle a été « plus de la meme chose ». Nombre d’entre eux demeurent confiants que cela engendrera éventuellement une reprise soutenue. Pourtant cela vaut la peine de réflechir pourquoi cette fois cela ne marchera sans doute pas, et quelles politiques publiques pourraient aider à engendre la reprise. En bref, quel est le plan B ? Un niveau insoutenable de dette privée est le facteur principal explicant la sévère dépression actuelle, tout autant que lors de récessions antérieures historiquement. Aujourd’hui le problème se trouve principalement dans le secteur des ménages dans de nombreuses économies
    développées. Dans le Japon des années 80, les sociétés s’ étaient embarquées dans un flux de dépenses, pour la casi-totalité financées par la dette. Cependant, le problème de la dette est qu’elle
    constitue une anticipation de bénéfices futurs, qui ne peuvent etre atteints si les prévisions de revenus ne se réalisent pas. Bien que les problèmes de l’endettement trouvent leur origine traditionnellement dans le secteur privé, le secteur public n’est pas sans reproches.Les
    niveaux insoutenables de la dette actuelle doivent beaucoup avec l’usage répéte’ de politiques monétaires ‘souples’ afin de stimuler la demande des consommateurs en cycles successifs.L’usage répéte de mesures fiscales pour soutenir la demande a rendu la dette privée plus supportable, mais
    inévitablement a accru les niveaux de la dette publique. A l’examen des politiques monétaires et fiscales, le ‘serrage de vis’ dans les croissances cycliques n’a jamais atteint la vigueur de l’assouplissement lors des récessions. Et les politiques monétaires et fiscales pourraient bien avoir trouvé leurs limites de leur efficacité. En matière de politique monétaire,les taux sont tirés à la baisse et se trouvent maintenant proche de zéro.En matière de politique fiscale, les inquiétudes face à la ‘soutenabilité’ de la dette publique a provoqué la hausse des taux de financement de la dette publique dans quelques pays plus petits; et le mouvement pourrait se poursuivre pour des
    pays plus grands. Confrontés à la prime croissante face au risque souverian, l’assouplissement fiscal s’éprouvera moins comme support de croissance que le durcissement fiscal.Le FMI le sait depuis des années. Si l’usage assymétrique des politiques macro-économiques les a rendu ineffectives, quelles autres politiques pourraient aider à gérer le problème de la dette ?
    Une possibilité serait d’essayer de rendre plus soutenable les niveaux de la dette. Encourager
    un ‘deleveraging’ ordonné des comptes, tant privés que financiers, est une route. Mais si les niveaux d’épargne augmentent, les effets multiplicateurs et accélérateurs peuvent interagir pour produire un résultat beaucoup moins ordonnné que prévu.Une autre manière d’augmenter les possibilités de payer la dette serait d’accroitre la croissance potentielle, au moyen de réformes structurelles. Comme une crise agit souvent comme le catalyseur de telles réformes, ellles devraient maintenant etre encouragées avec vigueur.Cependant, au final, les deux routes paraissent résulter en de nombreuses années d’une croissance très lente.Une seconde manière,plus rapide mais plus douloureuse de rendre les niveaux de la dette plus soutenables, est de les réduire.Ceci pourrait avoir lieu soit à travers des faillites ou des démantèlements négociés,
    avec les ressources productives ‘libérées’pour d’autres usages.Ceci pourrait impliquer la restructuration ou la recapitalisation des institutions de crédit. De nouveau, il y a de nouveaux obstacles, particulièrement dans des pays comme les USA où le problème de l’endettement touche des millions de foyers.De plus, des soucis justifiés pourraient etre soulevés au sujet des couts à court terme d’un chomage plus important, le ‘hasard moral’ et le droit à la propriété.De nombreux pays ne disposent pas de dispositifs légaux pour faciliter ce genre de mesures, pariculièrement dans le cas des institutions financières.Les acteurs de la politique économique devraient essayer
    beaucoup plus intensément qu’actuellement de se débarasser les obstacles à une réduction coordonnée de la dette. L’économie est souvent face à des choix difficiles. Si les vents de la dette
    ont dépassé les capacités des instruments de politiques macro-économiques à stimuler une croissance réele, alors d’autres mesures, de caractère structurel, doivent etre adoptées.L’échec
    à stimuler la volonté politique de réformer accroitrait la possiblité d’une solution inflationniste`face
    au problème de la dette.Il y a de nombreux exemples historiques démontrant que ceci est faisable,
    mais peu qui ne se soient pas vu confrontés au problème de l’hyper-inflation.Pourquoi emprunter ce chemin dangereux quand il y a d’autres chemins moins dangereux à suivre ?  »

  61. Coup de colère (lu sur boursorama)

    Car ce genre de nouvelle montre bien que les technocrates de Bruxelles sont en train de nous voler notre démocratie et que l’opinion des populations qui composent l’Europe n’a aucune importance .

    Et quand à ces 6 Milliards , ou le 1,2 Milliard versé cette année si l’UE les possède , elle ferait mieux de s’en servir pour la Grèce
    Cette information doit absolument être médiatisée .

    6 milliards d’Euros de subventions de préadhésion versées à la Turquie et silence des médias !

    La Cour des comptes européenne au Luxembourg a validé le 22 octobre 2009 un rapport indiquant comment la Commission devra verser plus de 6 milliards d’Euros à la Turquie dans le cadre de sa « pré-adhésion » ! Ce rapport de la Cour des comptes européenne intitulé « La gestion, par la communauté européenne, de l’aide de préadhésion en faveur de la Turquie » a été rendu public le 15 janvier 2010 … Il est pour le moins étrange qu’aucun média « officiel » n’en ait parlé, sans doute parce que la communication de ce rapport au grand public risquait d’être embarrassante à plusieurs niveaux et pas que pour les instances européennes

  62. Plus haut, François Leclerc dit :

    « Il peut toutefois leur être attribué qu’ils agissent partout dans le même sens, afin que soit menée à son terme le règlement en cours de l’addition de la Grande Crise. Il faut, de leur point de vue, dégager le champ sur les marchés obligataires pour leur laisser de la place et ne pas y tendre les taux à leur détriment.  »

    Est-il possible d’expliquer le comportement des marchés de manière plus accessible pour le profane en finance que je suis ?

    Merci …

  63. Il ne faut pas rechercher le paradigme perdu, il faut trouver un nouveau paradigme de valeurs. Ne se trouverait-il pas dans cette éthique de l’attention et du soin (gratuit), pris dans un sens très large, à autrui – the ETHIC OF CARE en anglais – ? Bon nombre de Sages, de penseurs et de philosophes l’ont depuis longtemps déjà annoncée.

  64. Pour Francois Leclerc, qui connait déjà mon admiration pour la lucidité ‘iconoclaste’ de William White, le discours donné à l’occasion du 50 e anniversaire de la Bank of India
    William White

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