L'actualité de la crise: Zorro est arrivé !, par François Leclerc

Billet invité.

ZORRO EST ARRIVE !

La crise du déficit public monte inexorablement, apparaissant de plus en plus sans solution au fur et à mesure que le temps passe et qu’il faut passer des mots aux actes. Tous les gouvernements occidentaux sont placés devant un même dilemme, passé les rodomontades de tribune : comment réduire leur déficit sans plonger franchement dans la récession ?

L’un cherche à associer les républicains à de très impopulaires décisions, mais il n’y parviendra pas, sa stratégie bipartisane étant dans l’impasse dans tous les domaines, à propos de la régulation financière comme de la réforme de la santé. Les autres, en Europe, se sont pris les pieds dans le tapis avec leur démonstration ratée en Grèce, ne parvenant qu’à déclencher une crise majeure de l’euro, à la faveur d’une spéculation qui semble appelée à prendre de l’ampleur.

Figés dans une rigueur doctrinale qui ne les emmène nul part, les Européens s’avèrent incapables, eux aussi, de faire face aux remises en cause qui s’imposent et s’essayent une fois de plus à un vain jeu de constructions institutionnelles à propos de la gouvernance économique. Les Britanniques, quant à eux, jouent les prolongations en attendant des élections qui risquent de se terminer dans la confusion, sans vainqueur et avec deux vaincus. La coalition allemande au pouvoir étant en ce qui la concerne comparée au règne de la discorde.

Les marchés obligataires apparaissent de plus en plus comme allant être très sollicités, avec comme inévitable conséquence une hausse des rendements exigés et un surenchérissement de la dette publique, tandis que les interrogations les plus sombres se développent sur la politique menée par les autorités chinoises en matière d’achat de la dette américaine. Et que les Japonais, franchement entrés dans la déflation, s’inquiètent de l’épuisement de leurs capacités à financer leur dette par leur propres moyens.

Parallèlement à cela, les deux tests européens de la Grèce et de l’Islande ne fonctionnent pas du tout comme prévu. Le plan grec de réduction du déficit est jugé totalement injouable et non crédible, tandis que les gouvernements britannique et hollandais, cultivant l’intransigeance, prennent le risque de mettre l’Islande en situation de faire défaut. Au lieu de montrer la voie, ces deux situations dont on a voulu faire les symboles d’une stratégie générale ne vont bientôt exprimer qu’une seule et même réalité : l’impasse d’une politique d’intransigeance et d’austérité dont ils étaient sensés démontrer que l’on ne pouvait y échapper.

L’affaire des swaps de change montés par Goldman Sachs pour camoufler une partie de déficit grec, ou celle de la spéculation sur le marché des CDS atteignant de plein fouet le marché obligataire public européen, suscitent des réactions dérisoires des gouvernements. La Fed engage une enquête à propos de Goldman Sachs, dont elle gardera probablement les conclusions pour elle, afin de ne pas déstabiliser les marchés. La chancelière allemande fait savoir qu’elle fait étudier l’interdiction des usages spéculatifs des CDS, avec comme précision que celle-ci ne pourra qu’être internationale pour être effective et efficace.

On sent donc que l’on est actuellement à une véritable croisée de chemins. Faute d’avoir engagé une véritable régulation financière, les pays occidentaux subissent les effets de spéculations financières à grande échelle sur tous les marchés : actions, obligations et monnaie. Ils n’en restent pas moins comme paralysés, ne prenant à un rythme d’escargot que des demi-mesures (ou quart de mesures mêmes), aussitôt contestées avec succès par des milieux financiers qui mènent la danse et imposent leurs quatre volontés.

Une lueur, puisqu’il faut toujours en détecter une (quitte à ce qu’elle soit trompeuse), apparaît dans cet univers plongé dans l’aveuglement, le désarroi et l’improvisation (dissimulé sous de mâles certitudes). Prenant acte de la nouvelle dimension de la crise, devenue celle des Etats après avoir été celle de la finance, puis celle de l’économie, le FMI vient de postuler, par la voix de son directeur général Dominique Strauss Kahn, au rôle de sauveur suprême. Il vient de demander que lui soit accordé un mandat élargi de supervision du système financier international, assorti d’un droit d’intervention, en contrepartie duquel il mettrait largement à disposition des Etats des lignes de crédit à court terme (sans qu’ils soient obligés d’aller sur le marché obligataire), comme le fait une banque centrale mais à l’échelle internationale. A plus long terme, le FMI serait susceptible, est-il expliqué, de fournir « un actif de réserve émis mondialement, semblable, mais dans des aspects importants différent, aux Droits de tirage spéciaux (DTS)».

Ceci signifie tout simplement que le FMI, mettant à profit ses capacités inutilisées de création monétaire, serait intronisé – si cette proposition était acceptée – dans une nouvelle fonction. Celle de mégabanque centrale assurant la liquidité de tout le système financier international. Une approche qui supposerait que le dollar soit à terme détrôné de sa position actuelle, ce qui est considéré de toute façon comme inévitable, mais qui présenterait en contrepartie l’irrésistible avantage de donner de l’oxygène financier aux Etats et de trouver, ainsi, une solution à l’équation sans solution de la dette publique.

Les esprits chagrins – il n’en manque pas – feront remarquer qu’un tel dispositif financier revient à faire marcher à l’étage au-dessus de celui à laquelle elle fonctionne actuellement (les banques centrales) une super planche à billets. Permettant – essayant en tout cas- de contourner la problématique, usée sans avoir eu à s’en servir, de la refonte du capitalisme financier. Une illusion de plus, mais comment y résister  ?

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102 réflexions au sujet de « L'actualité de la crise: Zorro est arrivé !, par François Leclerc »

  1. Et si c’était effectivement une « métaplanche » de salut ? J’imagine, (je rêve), que les billets ainsi pondus ne serviraient qu’à rembourser les dettes, et que les états garderaient leur propre monnaie pour leur économie nationale. Quoiqu’il en soit, parvenu à un certain degré d’endettement, il n’y a que deux solutions : ne pas payer, ou payer en monnaie de singe.

  2. Bonsoir.

    Puisque par cet article vous me donnez la réponse à ma question de l’entrée en guerre monétaire, je me permets de corriger certains points que vous donnez.

    « Les marchés obligataires apparaissent de plus en plus comme allant être très sollicités, avec comme inévitable conséquence une hausse des rendements exigés »
    Rendements exigés…
    Saint Madoff, allumons un cierge en votre honneur dans la pyramide que vous fîtes et qui aurait dû servir d’enseignement à ceux qui « placent ».
    Place, rien que le mot m’amuse.
    Mais depuis que nous avons la chance d’avoir des « investisseurs » dans l’ « industrie » financière, tout devient donc possible.
    Et depuis que l’on peut faire pousser 2 fois plus vite un légume que normalement, en le « forçant », on voit la conséquence directe sur le salariat/esclavagisme.
    Le poids des mots, le choc de l’argent.

    « Il vient de demander que lui soit accordé un mandat élargi de supervision du système financier international, assorti d’un droit d’intervention »
    Ceci ne devrait être pertinemment même pas être relayé par vous vu l’intérêt qu’à chaque pays (par l’entremise de son dirigeant ou plutôt du groupe de pression interne) à tuer économiquement chaque autre pays s’il n’entre pas dans sa sphère de pouvoir/captation.

    Colonialiste un jour, colonialiste toujours.

    Ainsi est le sommet de la chaine alimentaire.

    1. J’ai oublié un détail :

      L’industrie financière a tout intérêt à la division des pays comme des dirigeants : cela lui rapporte.

      Tout comme la division de tous les humains, d’ailleurs…

      C’est mieux possible de régner, dans ces cas-là.

  3. François Leclerc écrit : « le FMI vient de postuler, par la voix de son directeur général Dominique Strauss Kahn, au rôle de sauveur suprême. »

    Oui.

    Certes.

    Mais surtout, ça permet à Dominique Strauss Kahn de lancer sa campagne présidentielle.

    1- Dominique Strauss Kahn réussira-t-il à convaincre les militants du Parti Socialiste de voter pour lui lors des primaires du PS ?

    2- Réussira-t-il à vaincre Martine Aubry, Ségolène Royal et François Hollande lors des primaires du PS ?

    Vous comprenez bien que, par rapport à ces deux questions fondamentales, les défauts de paiement de l’Islande et de la Grèce n’ont aucune importance.

    1. @ BA

      DSK est définitivement grillé au PS et, encore plus à la gauche gôche; je doute de plus qu’en dépit des sympathies qu’il inspire, les conservateurs se privent d’un leader « droit dans ses bottes ». Son avenir électoral en france se réduit donc à une peau de chagrin.

      Devenir le patron d’une super-banque-centrale-mondiale chargée de liquider de différentes manières le trop-plein de dettes des Etats, de limiter les effets trop apparents de la spéculation, le rendrait un des hommes les plus puissants du monde.
      Et vous voudriez qu’il substitue à cette mission autoproclammée de « sauveur du monde (capitaliste) » une responsabilité mineure, dans un état en déconfiture, où la décision politique n’a aucun poids ?

    2. Quelle drôle de conclusion franchouillarde vous tirez du papier de François Leclerc, il ne faut pas être obsédé comme cela par les élections présidentielles Françaises……

    3. Non mais qu’est-ce que vous croyez ?

      Vous croyez que DSK ne sera pas candidat ?

      Vous croyez que DSK ne pense pas à sa candidature ?

      Non mais vous plaisantez ?

      Mardi 16 février 2010 :

      Dominique Strauss-Kahn homme politique préféré des Français.

      Le dernier sondage Ifop pour Paris Match sur les personnalités politiques préférées des Français – découvrez le dans ce DIAPORAMA – confirme une tendance importante : c’est Dominique Strauss-Kahn (DSK) qui devient l’homme politique que préfèrent les Français, à égalité avec Jacques Chirac, en moindre progression.

      Un signe fort pour l’ex-ministre socialiste de l’Economie, devenu aujourd’hui directeur général du FMI, le Fonds monétaire international, avec le soutien de Nicolas Sarkozy… qui pourrait être son adversaire lors de l’élection présidentielle de 2012.

      Mais DSK sera-il candidat alors que d’autres ténors socialistes (Martine Aubry, la première secrétaire du PS, son prédécesseur François Hollande, Ségolène Royal et peut-être d’autre) devraient être en lice ?

      Officiellement, son mandat court au delà de l’élection. Il a récemment déclaré sur RTL, lors d’un de ses passages à Paris, qu’il n’excluait pas totalement d’être candidat si des circonstances l’y amenaient. Lesquelles ? C’est là toute la question.

      La Tribune

    4. Si c’est le pouvoir qui l’interesse, il en aura plus a être le superbanquier du monde, qu’a être le président d’un pays endetté jusqu’au cou, tenu par les barons du CAC40 d’un côté, par les syndicats du transport, de la distribution et de la fonction publique de l’autre, par l’Union Européenne et l’Euro par dessus, et la géopolitque des ressources stratégique par dessous.

    5. et malheureusement, il est loin d’être grillé au PS, qui se grillera lui, définitivement lorsqu’il l’adoubera. Le tout sauf Royal faisant dire et faire n’importe quoi.

  4. François Leclerc à écrit:

    « le FMI vient de postuler, par la voix de son directeur général Dominique Strauss Kahn, au rôle de sauveur suprême. Il vient de demander que lui soit accordé un mandat élargi de supervision du système financier international, assorti d’un droit d’intervention, en contrepartie duquel il mettrait largement à disposition des Etats des lignes de crédit à court terme (sans qu’ils soient obligés d’aller sur le marché obligataire), comme le fait une banque centrale mais à l’échelle internationale. A plus long terme, le FMI serait susceptible, est-il expliqué, de fournir « un actif de réserve émis mondialement, semblable, mais dans des aspects importants différent, aux Droits de tirage spéciaux (DTS) (….), mais comment y résister?».

    Alors ce serait le but (?) de ceux-là même qui auront conduit l’économie mondialisée (par eux-mêmes d’ailleurs) jusqu’à la présente crise? Onserait tentés de dire: le tour est joué?

  5. Ce qui se passe, je le répète sans me lasser, même si on ne me répond pas beaucoup, que la cause du problème reste toujours le signe monétaire tel qu’il est émis, car les banques centrales, ni même le FMI, nont pas les moyens de leur politique!
    Emettre de la monnaie via la planche à billets ne suffit décidément pas pour dégripper la circulation monétaire, car le signe monétaire lui-même reste la veleur refuge ultime quand bien même on réussirait à contrôler toutes les spéculations sophistiquées (ce que l’on n’arrive pas à faire, car la menace EST le retrait de la monnaie elle-même de partout).
    C’est bête comme chou et gros comme une maison , mais il n’y a pas plus aveugle que ceux qui ne veulent voir.
    Comment une monnaie peut véritablement fonctionner si elle circule à ce point mal, si elle ne circule que moyennant intérêts, alors que personne ne peut plus emprunter, ni les états, ni les entreprises ni le ménages, car les capitaux sont beaucoup trop concentrés à cause même du signe monétaire durable (SMD) tel qu’il est et qui s’autoagglutine en peu de mains.
    Il ne reste, si on sauver ce qui peut l’être, que l’émission d’un signe monétaire marqué par le temps (SMT), anciennement appelé « monnaie fondante » ou « anticrise », qui pourrait faire redémarrer l’économie un peu partout tout en aboutissant à un désendettement lent, progrssif et général.
    Pourquoi les économistes ne se penchent-ils pas sur cette question?
    Même vous, François Leclerc et Paul Jorion, avec vos analyses impeccables, vous semblez bouder le pas supplémentaire à faire.
    J’insiste aussi vis-à-vis de Paul que l’interdiction des paris sur les fluctuations des prix ne pourra pas marcher, car la monaie se retirerait, dans ce cas, encore plus massivement de la circulation, et la déflation, comme au Japon et même davantage, sera inévitable. ce que cela signifie pour lesdettes publiques, pas besoin de faire un dessin que l’effondrement et les défauts de paiement vont se généraliser dans ce cas.
    Alors, je pense aussi que nous sommes, à la croisée ds chemins, ou bien nous prenons vingt ans de récession voire de DEPRESSION, la Chine basculera encore avant la fin de l’année à son tour en récession, ou alors, la sorie élégante et simple du capitalisme se fait paisiblement avec l’émission du SMT.
    Je rappelle aussi que l’autre sortie possible serait la destruction généralisée via une grande guerre civile, après quoi, tout peut recommencer, un peu comme aprè la seconde guerre mondiale.
    Si on veut ça, alors, ne chageons rein au signe monétaire!

    1. C’est clair que le but de la monnaie est de circuler!
      Je lis avec beaucoup d’attention vos interventions pleines de bon sens.
      Ma question est de savoir comment pouvoir appliquer une monnaie fondante afin de mettre sur pied un développement encore valabe dans mille ans.
      Je pense comme le disait Paul dans « Le Temps qu’il fait » il est nécessaire d’arrêter le massacre de la planète et mettre l’homme au centre des discutions.
      Comme moi vous n’ignorer certainement pas le problème du pic pétrolier, on ne peut plus faire de la croissance économique sans croissance pétrolière.
      Ce « cheval de troie » que sont les limites de la planète n’est pas à mes yeux suffisamment évoqué dans cet exellent blog.
      Je pense que ces limites doivent être intégrées dans votre réflexion, si vous avez des références à ce sujet, je suis preneur.
      Ceci dit, la fin du capitalisme est proche et se précipite de façon exponentielle par l’éviction de milliers de personnes hors du système, mais je reste optimiste, arrivé à un certain seuil les gens vont se prendre en charge.
      Comme le disait Louise, continuez à enfoncer le clou pourvu que les limites de la planète soient intégrées à votre réflexion.

    2. Vous avez raison sur le fond mais sur la forme, je ne vois pas comment mettre en place un tel système alors même que les plus petits détenteurs d’épargne n’y verraient qu’un « vol » de leurs économies sans voir l’avantage derrière ce dernier. Vous prenez les êtres humains pour ce qu’ils ne sont pas: partageurs et intelligents. Ils préféreront crever à petit feu que de comprendre l’intérêt d’un tel système pour l’ensemble des peuples. Ils préféreront conserver leurs maigre acquis plutôt que d’y renoncer et se contenteront de « rêver » et non d’agir pour un monde meilleur.
      Ils sont tous en grande majorité conservateur et sans imagination, c’est pour cela que le système pourri que nous avons tient encore malgré tout.
      Ils ne veulent pas de changement, parce que le changement demande des efforts.
      Ils ne veulent que des certitudes même si elles sont fausses mais tellement vieilles qu’en définitive elles semblent vraies.
      Je suis comme vous, je trouve l’idée fabuleuse mais quand j’en parle autour de moi, je suis prise pour une dingue…

    3. Johannes Finckh

      je voudrais d’abord vous remercier pour votre contribution au blog.

      A vrai dire j’admire votre opiniâtreté, votre capacité à défendre votre position
      sans acrimonie et toujours dans un esprit constructif.
      Je ne sais pas si le SMT serait une solution applicable, toujours est-il que le problème des liquidités dont vous dites qu’elles pourraient être gelées est un problème qui mérite d’être débattu.

      La question que je me pose est : n’y a-t-il pas d’autres moyens que la mesure que vous préconisez pour faire en sorte que la monnaie circule ? N’est-ce pas avant tout une question politique ? Vous l’avez il me semble déjà reconnu vous-même, le rôle des banques centrales est à revoir.

      Il y a un aspect technique évident dans la finance, mais n’est ce pas la question institutionnelle de la démocratisation de la finance qui est la plus importante ? D’où l’on revient à l’idée essentielle d’une constitution pour l’économie. Il ne peut et il n’y aura de sortie de crise que lorsque une nouvelle définition du bien commun s’imposera, qui imanquablement fera le deuil d’un certain nombre de dogmes propres au système capitaliste.

      Bref, votre mesure est-elle envisageable sans nouveau contrat social ?
      Ce que je veux dire par là c’est que ce n’est pas l’aspect technique qui est déterminant, mais le politique, or de ce point de vue votre mesure n’est pas mieux lotie que l’approche constitutionnelle, il me semble.

    4. Un commentaire très bref sur ce sujet de la liquidité et les solutions de monnaie fondante VS interdiction des paris sur les fluctuations de prix :

      Interdiction des paris sur les fluctuations de prix = affaissement sans précédent du poids du monde financier = cessation du prélèvement injustifié accaparé par la finance sur l’économie « réelle » = nécessaire meilleure répartition des richesses produites (fini les stock options et les bonus non justifiés, augmentation des salaires) = de l’argent dans les poches de ceux qui ont BESOIN d’en dépenser plutôt que d’en celles de ceux qui ne savent pas quoi en faire et qu’on ne soulage plus par l’impôt progressif.

      Conclusion : interdire les paris sur les fluctuations de prix revient à renforcer in fine le mécanisme de circulation de la monnaie de façon « naturelle » contrairement à la monnaie fondante ou au SMT qui impose cette circulation sous la forme d’un concept monétaire.

    5. Julien,

      Votre démonstration est la bonne 🙂
      La mienne visait juste à dire qu’il fallait une volonté politique pour enclencher le mouvement.
      Sans doute les financiers et certaines politiques ont-ils trop bien compris tout l’enjeu, les conséquences en cascade de cette interdiction des paris sur les fluctuations de prix, d’où les réticences !

    6. @ Julien :
      Si je comprend bien, la monnaie fondante est pour un drogué ce qu’est la méthadone : un produit de substitution. Tant que le drogué continue à s’empiler des doses phénoménales de spéculation, il ne pourra être guéri.
      L’interdiction de paris sur les fluctuations des prix, lui, équivaudrait à une cure de désintox’. Sévère. Et sans échappatoire. Le drogué en ressort guéri ou s’en échappe. Mais veut-il seulement être guéri ?

      NB : sur ce sujet, il me semble que les DTS du FMI pourraient être de la méthadone pour le système capitaliste (monnaie fondante). C’est mieux que de continuer à se shooter : les prix de la drogue deviennent inaccessibles et les doses nécessaires augmentent d’heures en heures pour obtenir le même résultat. Mais cela ne guérit pas le système.
      http://www.pauljorion.com/blog/?p=8555#comment-61111

    7. @ zébu : c’est une façon de voir les choses, si tant est qu’il soit nécessaire de filer la métaphore pour appréhender le champ des possibles d’une telle mesure.

    8. Merci de me répondre un peu mieux désormais.
      michel lambotte dit :
      26 février 2010 à 22:46
      C’est clair que le but de la monnaie est de circuler!
      Je lis avec beaucoup d’attention vos interventions pleines de bon sens.
      Ma question est de savoir comment pouvoir appliquer une monnaie fondante afin de mettre sur pied un développement encore valabe dans mille ans.
      Je pense comme le disait Paul dans « Le Temps qu’il fait » il est nécessaire d’arrêter le massacre de la planète et mettre l’homme au centre des discussions.
      Comme moi vous n’ignorez certainement pas le problème du pic pétrolier, on ne peut plus faire de la croissance économique sans croissance pétrolière.
      Ce « cheval de troie » que sont les limites de la planète n’est pas à mes yeux suffisamment évoqué dans cet exellent blog.
      Je pense que ces limites doivent être intégrées dans votre réflexion, si vous avez des références à ce sujet, je suis preneur.
      Ceci dit, la fin du capitalisme est proche et se précipite de façon exponentielle par l’éviction de milliers de personnes hors du système, mais je reste optimiste, arrivé à un certain seuil les gens vont se prendre en charge.
      Comme le disait Louise, continuez à enfoncer le clou pourvu que les limites de la planète soient intégrées à votre réflexion.
      jf:
      La seule façon d’obtenir, me semble-t-il, une répartition des revenus convenable sans croissance aucune et même sans pétrole, serait l’abandon du capitalisme, en particulier grâce au SMT qui fera disparaître la rente capitaliste, je rappelle: 40% du PIB versés directement aux plus fortunés. Il me semble que j’ai souvent répondu et démontré que le SMT (que vous appelez « monnaie fondante » -terme qui prête à confusion apparemment) est compatible avec toute forme d’épargne, la facilite très cetainement même, sauf la forme capitaliste et rentière.
      De fait, cette monnaie n’est absolument pas « fondante », car sa masse est censée être maintenue par la BC à tout moment. Il s’agit juste d’obtenir sa bonne circulation.

    9. J’ai gagné 1000 unités de la monnaie fondante au mois de février.J’en ai dépensé 800…
      Reste 200 unités de la nouvelle monnaie .Qu’advient il de cette somme.
      J’ai dérapé avec mon Hummer sur une plaque de verglas et dois remplacer impérativement ce véhicule.On me demande 10000 unités .Je suis obligé d’acheter à crédit.Que se passe-t’il ?
      Peut on aborder la problématique de la monnaie fondante sous cet angle.Est ce une monnaie universelle remplaçant toutes les autres? Ou une monnaie d’échange inter-étatique?
      Je veux bien changer de paradigme mais il faut m’expliquer comment ça marche…
      J’ai troqué mes francs contre des euros et probablement perdu pas mal de plumes sous forme d’une inflation déguisée ou outrageusement maquillée…Qu’en est t’il de la convertibilité de la monnaie fondante…

    10. @Johannes Finckh

      Trois points en forme d’objections :

      1/Mettre la monnaie au centre n’est-ce pas, paradoxalement, le fétichiser davantage ?
      2/Enlever le fétiche au névrosé, que reste-t-il ? La névrose… nous sommes d’accord.
      3/Pourquoi voulez-vous que « ça circule » à tout prix ; au prix fort d’une « vie-à-crédit » ?
      4/Si l’on considère que le capitalisme est une pulsion de mort, il n’en demeure pas moins, rien n’est simple, que l’argument du libéralisme tient dans la rationalité & l’invention de la monnaie comme possibilité de paix sociale. Quel intérêt, dans ce cas, un signe non-durable peut-il bien avoir, sinon celui de renforcer l’angoisse sans pour autant libérer la confiance ? Car la demande de confiance s’obstine, on est bien d’accord. Et ce, malgré tous les zorro + zorro = la tête aux totos. Et voyez-vous, il ne me semble pas que cette confiance puisse être le fruit d’une limitation, ni d’une vitesse de fonte universelle. Sans supplément de justice. Et surtout, sans responsabilités départagées.

      Quatre, points. 😉

  6. Jolie démonstration. Je mise toutes mes économies (c’est pas lourd !) sur l’avènement de ce super programme.
    C’est mon dernier pari, je promets.

  7. Quelles que soient les galipettes et contorsions spectaculaires destinées
    à distraire l’attention afin de gagner du temps, il est regrettable de constater
    que la faillite est irrémédiablement (ô combien) consommée et totale.
    … si j’ai bien compris.
    et l’illusion de plus est celle du pouvoir que procure un régime reposant sur
    le délire total et exclusif du capitalisme tout court, sinon financier.

  8. Tout cela est bien joli dans la théorie, mais que fait DSK du droit de veto des USA ? Car ils en useront à n’en pas douter.

  9. Excusez-moi, mais… en quoi les « liquidités » du FMI peuvent sauver la situation ?

    D’après ce que j’ai pu comprendre, la quasi totalité des monnaies en circulation n’admet plus aucune valeur. Aussi je m’interroge : n’est-ce pas plutôt une énième tentative des pouvoirs de « créer la légitimité », en présentant un semblant de contrôle de la situation ?

    Au vu de l’anarchie bureaucratique dans les institutions mondiales (et du stupéfiant vide politique auto-infligé), il faut être fou à lier pour croire que les créations issues du système sont capables d’empêcher son effondrement.

  10. Bonjour,

    Très intéressante chronique, merci.
    Je me pose une question, vu le rôle de sauveur dont le FMI se pare.
    Qui est le FMI ?
    On ne parle généralement que du nom de son directeur, mais qui en sont les décideurs ? Y-a-t’il des actionnaires ? Qui sont ceux qui le financent ?

    Merci d’avance si quelqu’un a des éclaircissements.

  11. Le F.M.I.

    Si le fmi prête aux états … unis par quoi ? La chine se sentira attaquée car sa devise est sous évaluée, et comment sera établit les différents indexs entre les devises ?

    La seule solution serait de fixer les devises mondiales en fonction de leur masses respectives actuelles …

    Alors la, Le BRIC ne va pas du tout apprécier !!!

    Cela reviendrait tout simplement à reporter les dettes des occidentaux directement sur les émergents, ça risque de chauffer à BLANC …

  12. Quel titre ironique, la politesse du désespoir.
    Mais c’est vrai qu’il y a des milliards de spectateurs à nos pitreries.
    Nous les apercevons à peine.

    La Chine fait un grand pas dans le FMI. C’est le fait important, non ?
    Et derrière, les pays émergents prennent du poids. Beaucoup.
    Dont le Brésil, le Vénézuela etc. le FMI c’est ce qui va changer le plus vite.

    Nous avons difficile à le voir … malgré Internet car nous faisons des ronds entre nous dans la mare francophone.
    Nous blogons entre nous, sans échos Russe, ni Chinois, ni Indien, ni … c’est pathétique.
    Cela indique à quel point nos pays sortent de l’histoire,
    sans même s’en rendre bien compte.

    A ce propos il y a un test à venir aux Malouines.
    Du pétrole évidemment, à nouveau, au bout du monde.
    Cet or noir renflouerait bien le trésor anglais.
    Verrons nous une répétition de la pièce jouée il y a 27 ans quand l’armada Thatchérienne a emporté la décision impérialement, par sa pure force militaire ? (1000 morts)

    La Grande Bretagne a récupéré ses troupes d’Irak (ça a foiré là bas), elles sont disponibles.
    La Grande Bretagne a forcé l’intégration des Malouines dans l’UE (!) … il y a deux mois.
    La GB a insisté pour avoir sa « Baroness Cathy Ashton of Upholland » à la diplomatie de l’UE.
    Maintenant … après 27 ans … la GB lance son exploration pétrolière en pleine zone contestée.
    Evidemment c’est la City à Londres qui tire les ficelles.

    Nous mesurerons l’évolution géostratégique dans les deux années à venir.
    L’Amérique Latine s’unit de manière impressionante.
    Nous verrons la position de la Chine, de l’Indes, etc.
    L’UE est à la botte de la City.

  13. Ah bon ? Ce n’est pas la reprise ? Pourtant l’année dernière au mois de Mars, on m’a susurré de bien regarder les bourgeons, d’écouter les petits oiseaux chanter, et d’y croire. C’était une chronique exceptionnellement intelligente de France Culture, la radio de référence. Juste le matin à l’heure du réveil, du printemps, et donc de la reprise. De Rerum Natura…

    Regardez donc les bourgeons vous voyez bien que ça pousse ! alors quelle crise ?

    L’année dernière on nous a fait le coup des pousses vertes, les green x

    Les pousses vertes, les petits signes de la reprise… voyez les, pauvre insensible aux charmes de la nature… tsss

    Mais oui… c’était quand-même beau cette propagande, on en viendrait presque à la regretter. C’était bucolique… c’était, pour tout dire, génial. N’ayons pas peur des mots.

    1. « Qu’il est doux, quand sur la vaste mer, le vent soulève les flots, de contempler depuis la terre ferme, les terribles périls d’autrui. » Un banquier

  14. Il est vrai que, devant l’incapacité de nos drigeants européens à prendre des décisions , et encore plus grave le désordre quie existe au congrés américain entre républicains et démocrates, le seul qui pourrait s’imposer serait le FMI. Mais avec quelle garantie fonancière, Les DTS. ? Merci à Paul Jorion ou F. Leclerc de nous apporter des précisions et surtout sdes explications que nous « novices économiques » je l’avoue, n’avons, pas.

  15. C’est terrible de voir à quel point les complications s’accumulent,
    s’entassent et s’entremêlent à mesure qu’est obstinément niée et occultée
    l’intrinsèque complexité de tout ce qui, de l’échelle la plus large,
    au détail le plus infime, touche, regarde et a directement a voir à l’humain.
    Mesdames et messieurs, et les enfants des humains, c’est à vous.

    1. La complexité;les angles sous lesquelles nous abordons les problèmes sur ce blog sont -ils pertinents au regard de la complexité?

  16. @ F. Leclerc :
    Question débile (c’est ma spécialité) : si la ‘sortie’ par le haut, imaginée par le FMI, est validée par ses actionnaires( les états, notamment les USA) et que bien que cela ne résolve pas le FOND du problème (à savoir la spéculation), est-ce qu’une fonction de ‘Banque Mondiale’ (d’ailleurs, que fait feu la dite ‘Banque Mondiale’ ?), au sens de banque centrale, pourrait résoudre le problème de la dette publique ?
    Ainsi, si le FMI a le droit d’émettre un ‘monnaie’ virtuelle, le DTS, composée de différentes monnaies, il n’a pas par exemple les contraintes d’une BCE, puisque le FMI, lui, pourra prêter du crédit (de la ‘monnaie’ composée sous forme de DTS) aux états.
    En clair, faire fonctionner un planche à billet ‘virtuelle’ pour ‘solder’ les dettes publiques : tous les états du monde, actionnaires du FMI, pourront ainsi accéder au crédit ‘FMI’ pour ‘échanger’ leur dette en monnaie ‘x’ (dollar, euro, yen, …) en dette ‘DTS-FMI’.
    Ceci permettrait aux états de rembourser par anticipation le capital restant dû et d’annuler le service de la dette, qui plombe les plans de ‘reprise’ par une relance d’investissement ou de solvabilisation d’une demande inexistante. Ainsi que d’annuler la pression des créditeurs que sont les banques (notamment mais plus généralement les détenteurs spéculatifs de la dette des états) sur les débiteurs, soit sur l’augmentation des taux (et donc sur les ressources disponibles, via le service de la dette), soit par la spéculation (via les CDS notamment).

    En clair, n’est-ce pas un moyen gigantesque d’annuler le service des intérêts de la dette et sortir, provisoirement, de la spéculation et de ses effets ? N’est-ce pas non plus une possibilité de réponse mondiale, nécessaire, à une spéculation, dont justement la force est d’attaquer des ‘maillons faibles’ ou de spéculer pays par pays ou monnaie par monnaie ?
    Car qui voudra spéculer contre les ‘DTS’ devra cette fois passer un cran au-dessus : spéculer contre toutes les monnaies.
    Ou plus précisément, toutes les monnaies intégrées dans le panier de monnaies du DTS : plus le panier sera large et incluant ‘toutes’ les monnaies ‘importantes’ et moins le risque spéculatif pourra s’exercer sur les monnaies et/ou les obligations d’états (en monnaie). Car, si j’ai bien compris (mais je comprends fort mal les choses aussi), le ‘DTS’ n’a pas pour ‘vocation’ à devenir une ‘monnaie mondiale’ de réserve : il ne fait qu’établir les rapports entre les monnaies qui composent le panier de devises.
    De ceci, j’en déduis que quelque soit le montant des DTS ou même le rapport entre DTS et une monnaie du panier de monnaies intégrées dans les DTS n’a d’influence sur les cours des monnaies ou la dette exprimée en ‘monnaie régionale’, quelqu’elle soit, puisque le DTS n’est pas ‘côté’ comme monnaie fiduciaire de réserve : c’est une monnaie parallèle, scripturale. Une monnaie de crédit. Sans autre valeur que ce qu’en donne les membres de la communauté ‘DTS’ qui l’utilisent.
    Et tant qu’un DTS ne sera pas convertible en ‘monnaie régionale’, le DTS restera une monnaie parallèle, une monnaie de crédit, sur laquelle d’ailleurs aucun spéculateur ne pourra peser, tant que le DTS ne sera pas côté au FOREX, en tant que ‘monnaie’ (de réserve de réserve).

    Le fin du fin pour le FMI (et ses actionnaires) sera de faire ce que d’aucuns ont proposé et mis en place pour certaines monnaies complémentaires, avec des monnaies ‘fondantes’ : à un moment donné, le FMI (et ses actionnaires les états) pourra décidé que le DTS devient une monnaie ‘fondante’, ce qui ne changera absolument rien quant aux rapports des monnaies régionales entre elles, quelque soit la ‘valeur’ ou le nombre des DTS et évitera donc la déflation ou l’inflation.
    Et à partir de cette date, le DTS perdra de la ‘valeur’, en nombre : il fondra, tout en continuant de conserver les rapports entre ‘monnaies régionales’. Jusqu’à … disparaître.

    En clair, les DTS pourraient être un gigantesque brasero où seront immolées les dettes publiques, jusqu’à extinction complète des dettes.
    Une sorte de ‘RESET’ financier progressif, mais qui laisserait néanmoins 2 choses essentiel à la survie du capitalisme :
    – le capital de la dette à rembourser (pas de défauts en chaine donc pas e remise en cause de la propriété financière),
    – les rapports de force entre ‘monnaies régionales’.

    Le DTS pourrait reprendre les fonctions de feu le SME, Système Monétaire Européen, qui, après le Serpent Monétaire Européen où les monnaies variant dans une fourchette entre elles, faisait varier les monnaies européennes par rapport à une moyenne (un panier). Le SME fut, entre autres, plombé par l’absence d’un Fond Monétaire Européen, renvoyé aux calendes grecques fin 1980 et par le fait que l’ECU devint une monnaie de réserve en mars 1985.
    Le SME et l’ECU prirent fin avec les attaques spéculatives de Soros notamment, contre le franc et la livre sterling. DSK, qui était ministre de l’industrie et du commerce extérieur, quitta le pouvoir en avril 1993, juste avant les attaques spéculatives de Soros contre la livre sterling et la fin du SME.
    DSK, Soros, les mêmes acteurs …

    Qu’en pensez-vous ? Le FMI est-il ou non dans ce type d’orientation ? Est-ce techniquement réalisable ?

    PS : cela ne résout absolument pas le fait spéculatif, inhérent au système actuel. Le DTS n’aurait pour fonction que de relancer la machine mondiale en ‘brûlant’ les dettes publiques et en réduisant l’impact des spéculation sur les dettes et les monnaies. C’est une sortie ‘par le haut’, à savoir comme quand on est piégé par la montée des eaux et que l’on vient de découvrir une trappe pour monter sur le toit. Mais après …
    Il suffira que les mêmes décident que les DTS deviennent monnaie de réserve mondiale et soit côté au FOREX pour que la montée des eaux, après la décrue, reprenne.
    Tant que le fond de l’affaire ne sera pas réglé, à savoir le fait spéculatif.

    1. où ai-je déjà lu que c’était le dernier étage de la fusée ?
      Il leeur faudra combien de temps pour la désintégrer ?

  17. Bien vu Zebu.
    Il faudrait un encadrement contraignant, voire un « gendarme » chargé du respect des engagements nationaux.
    L’ONU n’ayant pas fait ses preuves une cour des comptes « armée » sera nécessaire.
    D’aucuns diront que le Nouvel Ordre Mondial est dorénavant en place…et que les voies et moyens pour y parvenir auront été peu couteuses en vies humaines, toutes choses égales par ailleurs monobstant l’énorme pauvreté induite.

  18. C’est ce que demandent les Chinois depuis un an : mettre à l’échelle mondiale le système actuel de l’Euro, c’est à dire une planche à billets mise au service du plus puissant, qui ne sera évidemment pas le Malawi (ni Haïti )
    Le plus difficile à comprendre, c’est cette obstination à mettre en œuvre ce qui ne marche pas !

    Si par malheur DSK se fait élire Président : tous les désespoirs seront permis.

  19. merci pour
    liervol qui dit :
    26 février 2010 à 23:10
    Vous avez raison sur le fond mais sur la forme, je ne vois pas comment mettre en place un tel système alors même que les plus petits détenteurs d’épargne n’y verraient qu’un « vol » de leurs économies sans voir l’avantage derrière ce dernier. Vous prenez les êtres humains pour ce qu’ils ne sont pas: partageurs et intelligents. Ils préféreront crever à petit feu que de comprendre l’intérêt d’un tel système pour l’ensemble des peuples. Ils préféreront conserver leurs maigre acquis plutôt que d’y renoncer et se contenteront de « rêver » et non d’agir pour un monde meilleur.
    Ils sont tous en grande majorité conservateurs et sans imagination, c’est pour cela que le système pourri que nous avons tient encore malgré tout.
    Ils ne veulent pas de changement, parce que le changement demande des efforts.
    Ils ne veulent que des certitudes même si elles sont fausses mais tellement vieilles qu’en définitive elles semblent vraies.
    Je suis comme vous, je trouve l’idée fabuleuse mais quand j’en parle autour de moi, je suis prise pour une dingue…

    jf répond:
    Merci pour votre témoigange qui est un encouragement bien sûr.
    Il me semble que le débat devrait déjà réveiller les spécialistes et les universitaires qui se trouvent confontés à une réalité pour laquelle toutes les doctrines, y compris celle de Marx, sont à mettre à la poubelle.
    Comment justifier encore qu’ils soutiennent des constructions sans queue ni tête et totalement déconnectées de la réalité concrète?
    Le silence et l’embarras qu’ils m’opposent commence à être assourdissant.
    Comment justifient-ils encore une monnaie émise pour ne pas circuler?
    Il me semble que l’évolution des spécialistes serait néanmoin décisive, car la mise en place concrète du SMT est assez simple. Son efficacité et ses bienfaits quasi immédiats recevrait de la part du public, j’en suis certain, un accueil rapidement enthousiaste.

    1. Le propos de M. Barenton, confiseur, sur la plus sûre façon de ruiner son entreprise est toujours valable et vérifiée (f JM Messier).
      D’un point de vue pratique pour tout ce qui concerne la performance énergétique des constructions, les industriels sont fédérés dans PROMODUL (voir le site).
      La BAO de PROMODUL est un outil exceptionnel qui se décline en « professionel » et grand public.

  20. merci pour ces réponses auxquelles je réponds:

    Pierre-Yves D. dit :
    26 février 2010 à 23:31
    Johannes Finckh

    je voudrais d’abord vous remercier pour votre contribution au blog.
    A vrai dire j’admire votre opiniâtreté, votre capacité à défendre votre position
    sans acrimonie et toujours dans un esprit constructif.
    Je ne sais pas si le SMT serait une solution applicable, toujours est-il que le problème des liquidités dont vous dites qu’elles pourraient être gelées est un problème qui mérite d’être débattu.

    JF: je ne dis pas que les liquidités « pourraient être gelés » mais qu’elles SONT gelées, en zon euro, slon le rapport e la Bundesbank de juin 2009, 90% de la monnaie liquide EST gelée en zon uro ou en dehors et ne circule jamais! Concrètement, la BCE a émis pour au moins 200 milliards d’euros des billets de 500 euros, où sont-ils? En avez-vous eu en main simplement un seul billet?

    Pierre-Yves D. poursuit
    La question que je me pose est : n’y a-t-il pas d’autres moyens que la mesure que vous préconisez pour faire en sorte que la monnaie circule ? N’est-ce pas avant tout une question politique ? Vous l’avez il me semble déjà reconnu vous-même, le rôle des banques centrales est à revoir.

    JF: quel autre moyen? Dites-le! Je rappelle que les techniques de mise en place d’un SMT sont variées et toutes équivalentes, entre des billets datés et replacés régulièrement moyennant frais, les methodes de SMT complémentaires émis par le gouvernement ou encore un méthode ayant une certaine allure qui serait la « révocation d’une sorte de billet par une sorte de loterie, créant la nécessité pour tous, devant l’éventualité qu’une sorte puisse être tirée au sort, de réduire les détentions liquides, le seul but recherché par le SMT. Mais allez-y, proposez ‘autres techniques, y compris électroniques, cela sera davantage dans l’air du temps

    Pierr-Yves D. poursuit:
    Il y a un aspect technique évident dans la finance, mais n’est-ce pas la question institutionnelle de la démocratisation de la finance qui est la plus importante ? D’où l’on revient à l’idée essentielle d’une constitution pour l’économie. Il ne peut et il n’y aura de sortie de crise que lorsque une nouvelle définition du bien commun s’imposera, qui imanquablement fera le deuil d’un certain nombre de dogmes propres au système capitaliste.
    Bref, votre mesure est-elle envisageable sans nouveau contrat social ?
    Ce que je veux dire par là c’est que ce n’est pas l’aspect technique qui est déterminant, mais le politique, or de ce point de vue votre mesure n’est pas mieux lotie que l’approche constitutionnelle, il me semble.

    JF: je veux bin obtenir un consensus majoritaire en faveur du SMT, mais il faudrait déjà, pour cela, que cette question soit thématisée pas la « science » économique.
    D’autre part, la BC a déjà ls moyens légaux et institutionneles pour émettre des SMT, il suffit qu’elle le fasse! Elle pourra facilement justifier cette mesure par le fait que son souci est la bonne circulation de sa monnaie, et c’est pour cette simple raison qu’un te correctif EST indispensable. Et puisque la mesure serait rapidement très populaire de par ses aspects immédiatement bénéfiques pour l’économie, le consensus majoritaire se transformera en plébiscite!

    Julien Alexandre dit :
    26 février 2010 à 23:40
    Un commentaire très bref sur ce sujet de la liquidité et les solutions de monnaie fondante VS interdiction des paris sur les fluctuations de prix :
    Interdiction des paris sur les fluctuations de prix = affaissement sans précédent du poids du monde financier = cessation du prélèvement injustifié accaparé par la finance sur l’économie « réelle » = nécessaire meilleure répartition des richesses produites (fini les stock options et les bonus non justifiés, augmentation des salaires) = de l’argent dans les poches de ceux qui ont BESOIN d’en dépenser plutôt que d’en celles de ceux qui ne savent pas quoi en faire et qu’on ne soulage plus par l’impôt progressif.
    Conclusion : interdire les paris sur les fluctuations de prix revient à renforcer in fine le mécanisme de circulation de la monnaie de façon « naturelle » contrairement à la monnaie fondante ou au SMT qui impose cette circulation sous la forme d’un concept monétaire.

    JF: je veux bien que vous ayez raison, seulement, je sais que vous avez tort! Car le retrait liquide deviendra inévitablement et massivement la recette ultime du blocage absolu du système capitaliste, tant que la thésaurisation reste possible

    Pierre-Yves D. dit :
    26 février 2010 à 23:53
    Julien,
    Votre démonstration est la bonne
    La mienne visait juste à dire qu’il fallait une volonté politique pour enclencher le mouvement.
    Sans doute les financiers et certaines politiques ont-ils trop bien compris tout l’enjeu, les conséquences en cascade de cette interdiction des paris sur les fluctuations de prix, d’où les réticences !

    jf: même objectionqu’à julien

    zébu dit :
    27 février 2010 à 01:08
    @ Julien :
    Si je comprend bien, la monnaie fondante est pour un drogué ce qu’est la méthadone : un produit de substitution. Tant que le drogué continue à s’empiler des doses phénoménales de spéculation, il ne pourra être guéri.
    L’interdiction de paris sur les fluctuations des prix, lui, équivaudrait à une cure de désintox’. Sévère. Et sans échappatoire. Le drogué en ressort guéri ou s’en échappe. Mais veut-il seulement être guéri ?

    NB : sur ce sujet, il me semble que les DTS du FMI pourraient être de la méthadone pour le système capitaliste (monnaie fondante). C’est mieux que de continuer à se shooter : les prix de la drogue deviennent inaccessibles et les doses nécessaires augmentent d’heures en heures pour obtenir le même résultat. Mais cela ne guérit pas le système.
    http://www.pauljorion.com/blog/?p=8555#comment-61111

    jf: vos comparaisons sont intéressantes mais boîteuses, et je souhaite que le terme « monnaie fondante » disparaisse, car il prête au malentendu.
    Ceci dit, la « drogue dure », c’est le signe monétaire durable (le SMD), et c’es lui qui sera, à terme accumulé et retenu, toujours pour entraver l’économie, et cela se produira encore quand on aura interdit les paris sur les fluctuations des prix.

    1. « Rapport de la Bundesbank de juin 2009, 90% de la monnaie liquide EST gelée en zon euro  »

      Serait-il possible d’avoir une référence de ce rapport ?

    2. @ jf :
      Qu’est-ce qui pourrait remplacer le terme ‘monnaie fondante’ alors ? Car l’idée est quand même que la valeur de la monnaie ainsi émise disparaisse progressivement, non ? Y a-t-il des liens (me semble-t-il) avec les lois de la thermodynamique (mesure étalon, transformation, entropie, infini ‘fugace’) ?

      Je suis en train de réfléchir à une monnaie fondante ‘cyclique’, à savoir qu’au lieu de ‘recharger’ la dite monnaie ‘dévaluante’ (au lieu de ‘fondante’) en l’alimentant par des versements/paiements en monnaie fiduciaire régulièrement, la monnaie fiduciaire créerait des ‘flux’ monétaires sripturales.
      Le flux serait continu, tant que « l’énergie » monétaire (fiduciaire) restera présent.

      Qu’en pensez-vous ?
      Cordialement.

  21. Ce qui se passe, je le répète sans me lasser, même si on ne me répond pas beaucoup, que la cause du problème reste toujours le signe monétaire tel qu’il est émis, car les banques centrales, ni même le FMI, nont pas les moyens de leur politique!
    Emettre de la monnaie via la planche à billets ne suffit décidément pas pour dégripper la circulation monétaire, car le signe monétaire lui-même reste la veleur refuge ultime quand bien même on réussirait à contrôler toutes les spéculations sophistiquées (ce que l’on n’arrive pas à faire, car la menace EST le retrait de la monnaie elle-même de partout).
    C’est bête comme chou et gros comme une maison , mais il n’y a pas plus aveugle que ceux qui ne veulent voir.
    Comment une monnaie peut véritablement fonctionner si elle circule à ce point mal, si elle ne circule que moyennant intérêts, alors que personne ne peut plus emprunter, ni les états, ni les entreprises ni le ménages, car les capitaux sont beaucoup trop concentrés à cause même du signe monétaire durable (SMD) tel qu’il est et qui s’autoagglutine en peu de mains.
    Il ne reste, si on sauver ce qui peut l’être, que l’émission d’un signe monétaire marqué par le temps (SMT), anciennement appelé « monnaie fondante » ou « anticrise », qui pourrait faire redémarrer l’économie un peu partout tout en aboutissant à un désendettement lent, progrssif et général.
    Pourquoi les économistes ne se penchent-ils pas sur cette question?
    Même vous, François Leclerc et Paul Jorion, avec vos analyses impeccables, vous semblez bouder le pas supplémentaire à faire.
    J’insiste aussi vis-à-vis de Paul que l’interdiction des paris sur les fluctuations des prix ne pourra pas marcher, car la monnaie se retirerait, dans ce cas, encore plus massivement de la circulation, et la déflation, comme au Japon et même davantage, sera inévitable. ce que cela signifie pour les dettes publiques, pas besoin de faire un dessin que l’effondrement et les défauts de paiement vont se généraliser dans ce cas.
    Alors, je pense aussi que nous sommes, à la croisée ds chemins, ou bien nous prenons vingt ans de récession voire de DEPRESSION, la Chine basculera encore avant la fin de l’année à son tour en récession, ou alors, la sortie élégante et simple du capitalisme se fait paisiblement avec l’émission du SMT.
    Je rappelle aussi que l’autre sortie possible serait la destruction généralisée via une grande guerre civile, après quoi, tout peut recommencer, un peu comme aprè la seconde guerre mondiale.
    Si on veut ça, alors, ne changeons rien au signe monétaire!

    1. M. Flinckh,
      merci beaucoup pour vos réflexions. Je prend un grand plaisir à vous lire. Hélas, n’étant pas économiste, j’ai quelques difficultés à comprendre comment certain de vos concepts peuvent prendre forme dans la vie de tout les jours :

      Comment transformer un SMT en SMD par exemple ? est-ce simplement en donnant mon SMT à une banque, c’est à dire en autorisant l’utilisation de la monnaie par d’autre que moi, que je me soustrais à la diminution de mon capital ?

      Les rennes seraient encore plus fermement tenues par les banques, non ? Ce n’est pas une époque qui m’apparait très propice à l’acceptation de ce genre d’idées.
      En outre, le capitalisme marche peut être « bien » justement parce que les gens disposent de leur argent (ou en ont la certitude…). Avec un signe monétaire fondant, on ne dispose plus que de son travail et de ce que la banque nous permet de retirer de manière ponctuelle, simplement pour l’échanger avec une autre banque. On y perdrait énormément de liberté de mouvement il me semble.

      J’ai cru comprendre que vous concevez la monnaie comme l’échange même et l’argent comme cristallisation de la monnaie (en grosse approximation), et que le fait de garder l’argent pour soit, ces cristaux de monnaie, réduit la quantité de monnaie liquide qui coule dans la rivière de l’économie.

      Il est vrai que dans ce contexte, il est pertinent de vouloir faire fondre les cristaux, même si cela contraint les gens à aller perpétuellement chercher de la monnaie aux puits économiques que seront les banques. Remarquez, c’est déjà comme ça… Mais ça me gêne… Ca voudrait dire que j’ai nécessairement besoin d’une banque à côté de moi en permanence pour retirer de l’argent et l’utiliser dans l’immédiat.

      J’aurai plutôt tendance à proposer le SMT à un autre niveau, que j’évoque ici de manière très maladroite.

      Pour cela, il faudrait concevoir l’argent comme un système fluidique multicouche en quelques sorte. chaque couche aurait une fluidité différente en raison des outils utilisés pour son écoulement. On pourrait alors envisager d’imposer à ces différents niveaux d’écoulement, un taux de thésaurisation différent, contrôlé par une vitesse de dégradation du signe monétaire différente.

      Cela reviendrait à indexer la pérennité du signe monétaire sur sa vitesse de transfert…

      Avec de l’argent solide, la monnaie s’écoule mal, comme vous le dites très justement. Mais il me semble que dans un soucis d’honnêteté envers l’homme de la rue qui l’utilise, c’est tout à fait normal. Les échanges réels entre humains sont très lents en comparaison des échanges monétaires des places financières, et c’est bien, la lenteur est garante d’une stabilité saine.

      Un billet numéroté perrisable me fait donc un peu peur. Je lui préfèrerai un système qui fasse perdre de la pérennité à l’argent qui va vite, à la monnaie virtuelle. Et c’est plus à ce niveau que je conçois votre SMT :

      On pourrait très bien mettre un marqueur (c’est assez simple si on parle ici de transactions électroniques) sur la monnaie virtuelle qui indique comment elle a transité précédemment.

      Plus elle aura transité vite, plus elle sera usée et vieillira vite. Ca réduirait peut être un peu la spéculation : si on joue trop, son jouet s’use… En outre, cela évite d’ajouter des conceptions temporelles (donc virtuelles) à l’argent réelle que les gens utilisent pour se nourrir, ce qui ne ferait qu’ajouter à leurs préoccupations. J’ai l’impression également que cela évite la thésaurisation au niveau spéculatif : Plus on veut mobiliser la monnaie à un niveau haut dans la pyramide des échanges, plus il faut utiliser des moyens rapides, et par conséquent la monnaie se liquéfie d’autant plus rapidement pour redescendre à un niveau plus bas, sans pour autant disparaitre. Elle changerait simplement de « niveau », avec une tendance intrinsèque temporelle à se cristalliser. Cette tendance à la cristallisation serait régulée par les banques centrales. L’état le plus stable étant la reconnaissance de dette du particulier. (le billet n’est pas considéré dans ce système puisqu’il est matériel, et donc ne se périme pas.)

      Mais j’entre par là même en totale contradiction avec ce que vos proposez concernant l’argent imprimée… Cela dit, si on assure aux gens que l’argent placée en banque, que sa reconnaissance de dette direct, est l’état stable du système, ça ne lui posera aucun problème de mettre ses billets en banque et d’ainsi fournir des moyens financiers aux financiers.

      Après, qu’est ce que j’entend par rapidité des transactions ? je ne le sais pas moi même, c’est plus une impression…

      Voilà pour ces considérations de néophyte, j’espère qu’elles ne seront pas trop abérantes. (j’y verrai peut être plus clair quand j’aurai fini de lire « l’argent mode d’emploi »..)

      Cordialement.

  22. Le FMI exigera toujours des plans d’austérité en contrepartie de ses interventions. Pour les populations qu’est ce que ça changera ?

  23. @ Monsieur Leclerc,

    sous votre plume, tous les mécanismes (entourloupes) les pus complexes (ambïgues) deviennent intelligibles.

    Ca peut paraître simple comme ca, mais c’est le fruit d’une absolue maîtrise de sujets hyper-complexes. Vous êtres plus qu’un pédagogue, une étoile.

    Merci pour tout cela .

    Pour le fond, hélàs la profonde refonte du capitalisme ,avec pour 1er article :
    ‘l’interdiction des paris sur la fluctuation des prix’ est, une fois de plus, évitée…

    Or, bien entendu, toutes les liquidités émises -si elles ne sont pas un signe monétaire marqué par le temps comme le préconise avec opiniâtreté et intelligence Joannes Finckh- TOUTES ces liquidités donc seront à nouveau captées ET thésaurisées par la Finance. Elles ne circuleront donc pas. Grotesque.

    Quant aux gens dans tout cela, aux Hommes, on se demande (hum) s’il sera question d’eux …un jour… quelque part…

    1.  » Quant aux gens dans tout cela, aux Hommes, on se demande (hum) s’il sera question d’eux …un jour… quelque part… »

      Vous oubliez les Femmes et les Enfants aussi,

       » Après vous Madame, Mademoiselle, je prendrais bien le prochain canot de sauvetage qui se présentera, vous savez le Titanic est quand même un très grand paquebot de croisière, il mettra bien encore quelques temps et quelques heures avant de couler, non ne vous inquiétiez pas pour moi, je vous assure cela ira bien, pensez plutôt d’abord à vos enfants, allez, allez ne vous inquiétez pas pour moi ou pour les cyniques ils n’ont plus maintenant que ce qu’ils méritent, vous ne croyez pas ?

  24. Et puis il est évident en fin de compte que la PRIORITE ABSOLUE

    du monde désormais devrait être de permettre aux humains de vivre en
    harmonie avec les ressources fragiles qui sont encore (!!) à sa disposition.

    Cela seul devrait nous amener à changer de paradigmes.

    C’est le seul dénominateur commun à TOUS les hommes.

    Cette vérité est sans doute trop aveuglante pour être perçue ??

    1. Peut on refaire le monde?

      Je pense à la série culte ;Le prisonnier

       » JE NE SUIS PAS UN NUMÉRO, JE SUIS UN HOMME LIBRE ! (I AM NOT A NUMBER, I AM A FREE MAN!) »

    2. @ Piotr, @ Laurence

      La prison, elle est dans nos têtes, pas ailleurs. C’est nous qui organisons tout ça.

      Dans Vol au-dessus d’un nid de coucous : la moitié des pensionnaires ne sont absolument pas fous ; un nombre non négligeable d’entre eux sont des lâches. Ou nous situons-nous? Qui sommes-nous, qui aimerions-nous être? Vous avez bien une petite idée, non?

      « La liberté, c’est l’empire que nous avons sur nous-mêmes » -Grotius-

      Amicalement,

      Frédéric

  25. J’ai vraiment adoré ce passage dans votre billet cela vient-il vraiment de DSK ?

     » le FMI vient de postuler, par la voix de son directeur général Dominique Strauss Kahn, au rôle de sauveur suprême. Il vient de demander que lui soit accordé un mandat élargi de supervision du système financier international, assorti d’un droit d’intervention, en contrepartie duquel il mettrait largement à disposition des Etats des lignes de crédit à court terme « 

  26. FMI, FMI ? FMI ! .
    Si , dans vos tourments, l’espoir gagne sur l’expérience,
    et si vous pensez que le passé est le garant de l’avenir,il vous faut
    consulter 2 auteurs et 1 livre:
    Naomi Klein, Jean Ziegler, et « lettre ouverte aux gourous de l’économie
    qui nous prennent pour des imbéciles ». ( et dans une moindre
    mesure, Stiglitz quand il parle de son expérience dans des organismes
    internationaux)

    On en extraiera facilement:
    Le FMI détruit les sociétés où il intervient. Les descriptions de Ziegler
    sur l’ action du FMI en Afrique sub-saharienne sont particulièrement
    poignantes: tant de bonne volonté et d’intelligence formées
    par des civilisations millénaires, détruites, niées et s’ajoutant
    à des handicaps d’une nature sans pitié, c’est à pleurer.
    Le FMI n’a qu’un seul but: sauvegarder les intérêts des spéculateurs
    sans égard pour les peuples et les sociétés.
    Au cours des crises des 15 dernières années ( Mexique, Russie, Asie
    du Sud Est – en particulier Indonésie- et la multitude de plans
    d’ ajustement structurel en Afrique) les seuls pays qui ont surnagés
    sont ceux qui ont refusé la potion libérale du FMI.
    la Corée du Sud a mis en oeuvre des mesures protectionnistes
    et son triomphe,relatif néanmoins, a été éclatant.
    Au vu des résultats du FMI washingtonien en Asie,le Japon
    avait proposé la création d’un FMI asiatique, fonctionnant sur des bases
    rationnelles. Les USA l’ont torpillé.
    Le FMI est une simple extension du Treasury. Washington
    y place ses idéologues et intervient sur une base journalière.
    Stiglitz montre que l’ interpénétration y est perçue comme
    normale. Les statuts du FMI assure la prépondérance US
    et il n’est pas question qu’un européen, dont la doctrine
    et les faiblesses personnelles ont été soigneusement pesé,
    puisse faire autre chose que de la figuration.

    Si vous avez besoin de croire, un besoin profond
    pour une croyance forcément magique, il y a le FMI…

    Le FMI deviendra un organisme au service des peuples
    – ici, il s’ agit simplement d’ activités économiques-
    quand les USA abandonnerons leurs réflexes
    impérialistes et leur besoin de messianisme.
    Ce n’est pas impossible.

  27. On se répète, mais la planche à billet ne peut pas suffire sauf à créer une 3ème grosse bulle financière, de « soulagement ».
    La seule solution qui vaille la peine : c’est la transparence. Car sans elle rien ne peut être contrôlé par personne et y compris une nouvelle monnaie ou des DTS : rien.
    Le défit majeur de ce système : c’est qu’il est opaque. Opacité financière, opacité politique, opacité scientifique, etc… Il n’a pas le courage de jouer cartes sur table, l’aura-t-il un jour ?
    « Une illusion de plus, mais comment y résister ? « 

  28. Alors qu’Andréas Papandréou, le premier ministre grec, vient de rencontrer à Athènes Josef Ackerman, le pdg de Deutsche Bank, et que des rendez-vous sont annoncés pour lui avec Angela Merkel et Barack Obama, un nouveau plan de soutien financier à la Grèce se profile.

    Des banques allemandes, dont il est confirmé qu’elles possèdent déjà de plus importantes quantités de la dette grecque qu’il n’était jusqu’à maintenant estimé (c’est également le cas de banques françaises), s’engageraient à en acheter à nouveau, si l’essai que doit prochainement impérativement faire la Grèce sur le marché obligataire n’était pas concluant (le rendement de la dette grecque continue d’y monter). L’Etat Allemand donnerait auparavant sa garantie aux banques, ce qui change tout.

    Parmi ces banques figureraient KfW et HRE, toutes deux contrôlées par l’Etat allemand.

    Les interrogations se multiplient, par ailleurs, sur le montant détenu par la BCE de la dette grecque ; on parle de 50 milliards d’euros. Garanties par l’Etat Allemand, les obligations qui seraient achetées par des banques seraient-elles toujours acceptées par la BCE en contre-partie de liquidités qui leur seraient ensuite prêtées  ?

    Cela, c’est la face cachée du deal qui s’annonce  !

    1. Un commentaire d’hier sur la BCE et ses mystères : Les grandes inconnues des obligations grecques: la BCE met le couvercle sur sus positions en matière d’obligations grecques / FT

      « Somewhere in the bowels of the mighty European Central Bank, there is a number that many investors would give a lot of euros to see. It refers to the volume of Greek government bonds that are now sitting in the ECB’s coffers, after being lodged there by European banks through central bank repo operations.Sadly, the ECB considers this number far too “sensitive” to release, even after a delay. Nevertheless, as fears about sovereign risk rise, those hidden data are assuming ever-greater importance….A couple of years ago, it was impossible for most observers to imagine that the eurozone ever really would let a country such as Greece default. But the financial and banking crisis has shown investors – often for the first time in their lives – that unimaginably horrible things do occasionally occur. Hence, many investors are now sitting frozen, completely lacking in confidence about their ability to predict what might happen next. I suspect another reason for that illiquidity is the ECB itself. At present it is estimated that Greek banks hold up to €37bn ($50bn) of the outstanding €270bn-odd stock of Greek government bonds and bills. German banks, such as the Landesbank, are thought to hold a slightly lower amount, while French banks also have a significant chunk of Greek bonds. It is a fair guess that many, if not most, of those bonds are now with the ECB. After all, what the ECB’s repo operations essentially do is let banks turn a risky asset (ie Greek bond) into something safer (euros). And that, in turn, means that banks now have fewer Greek bonds to lend to hedge funds, or other traders.

      This has several fascinating implications. For one thing, it casts interesting light on the current debate about sovereign credit default swaps. In recent days, German and French leaders have warned of potential curbs on sovereign CDSs, arguing that these markets have sent out distorted – and alarmist – signals.

      But while those complaints about distortions in the sovereign CDS world may be correct, the illiquidity of the government bond markets hardly makes those markets such a shining paradigm of price signals. If nothing else, that implies that investors and politicians should keep a close eye on both cash and derivatives markets; both are now distorted.

      But another big question raised by the ECB’s holdings of Greek bonds is who might – or might not – be tempted to buy these bonds going forward. In recent years, European banks have been happy to hold Greek bonds since they felt able to use them for repo deals with the ECB. But if the credit rating agencies keep downgrading Greek debt, these bonds may no longer be eligible for that ECB window from the end of this year. That, coupled with the fact that many European banks are now cutting their credit limits to Greece, could damp banks’ appetite.

      Some brokers hope – or pray – that asset managers will step in to plug the gap. After all, Greece is mulling over a new €10bn issue next week. And current yields on Greek debt look pretty tempting, at least for investors, which do not need to mark to market, and which do not think that Greece is about to default. (And personally, I think that remains unlikely, not least because so many German banks and life assurance companies hold Greek bonds that there is a strong incentive for a German rescue.)

      But with Greece’s future looking uncertain – and secondary market liquidity low – it remains far from clear how many long-term private sector investors will buy Greek bonds. While some fly-by-night hedge funds might bid, these are hardly popular in Europe now. Barring some truly deft sales action next week, in other words, a public bail-out looms. All eyes are on Athens; and, for that matter, on the faceless bureaucrats in Frankfurt too… »

    2. @ F. Leclerc,
      @ Terry31 :

      La Caisse des dépôts, j’en avais parlé lorsqu’on avait évoqué les différentes possibilités d’interventions des états en lieu et place de la BCE, puisqu’en terme de ‘banque publique’, il ne restait (imparfait) que La Banque Postale et … la CDC. Je ne sais pas comment c’est en Allemagne, mais cela ne doit pas être très différent : c’est KfW qui s’y collera donc, puisque les autres banques allemandes sont déjà trop exposées pour y aller.
      Article du Figaro

      La source de l’info, sur Bloomberg. On y parle bien de ‘backed by German government guarantees’, mais lesquelles ?

      Autre info, autre pays, l’Islande.
      Le 06 mars, c’est samedi prochain …
      On saura alors si on a le premier défaut financier ‘politiquement décidé’ en Europe ou non. Et qu’elles en seront les conséquences.

    3. Cher Mr Leclerc, une petite erreur factuelle. L’ex premier-ministre Andréas Papandréou est mort en 1996, l’actuel premier-ministre Grec s’appelle George Papandréou, fils d’Andréas et petit-fils d’un autre George Papandréou, lui aussi premier-ministre dans les années 60.

  29. Strauss-Khan en sauveur du capitalisme mondial! Non, mais je rêve… il s’y croit un peu, non, le social-démocrate?
    C’est sans compter le mouvement social mondial qui risque de se réveiller, les tsunamis et mouvements de fond imperceptibles pour le moment, les financiers qui vont trouver d’autres moyens pour détourner les fonds. Il nous prend pour des brêles!… bien sûr, on peut comprendre que le capitalisme cherche à survivre, comme une bête touchée à mort, mais à mon avis, il ne retrouveront plus la confiance, pour longtemps! Ce n’est pas possible, ils ont mangé trop de petits, qui ne sont pas près d’y retourner au râtelier… enfin, moi qui ne suis pas du tout économiste, je vois les choses comme ça. je n’ai jamais voulu être actionnaire non plus, et je sais pourquoi…au moins, je n’ai rien perdu, donc, je suis gagnante.
    Si les êtres sont assez bêtes pour se faire manger deux fois…alors oui, il peut survivre ce capitalisme mondial assassin…
    C’est peut-être totalement inintéressant ce que je dis…ben tant pis…ce sont des ressentis…et peut-être donc des erreurs…
    Mais ça ne m’étonne pas du tout que ce soit la sociale-démocratie qui aide le capital à se relever…elle l’a déjà fait, rien de nouveau vraiment…c’est seulement l’échelle qui est nouvelle…
    A mon avis, Stauss-Khan ferait mieux d’inventer un autre système plutôt que de colmater les brèches d’un système injuste! Il aurait plus de succès international et une carrière mondiale devant lui… mais faut pas rêver! Ce n’est pas avec le vieux personnel qu’on va faire du nouveau…
    Ce sont les jeunes et les femmes, ces forces vives qui comptent pour du beurre au niveau de la parole, du boulot et des responsabilités, qui vont inventer, et on risque d’être surpris.
    Voilà. je pense que tout peut être très neuf en cette période, mais que la confiance, c’est fini, c’est mort.
    Nous sommes dans l’ère de toutes les défiances! Même son voisin finit par devenir une potentielle source de déboires, alors ce n’est pas pour faire confiance aux politiques…
    L’alternance à 2 a vécu! J’te passe le manche, tu m’repasses le manche, c’est fini, c’est « no future »!
    Bon, je vais peut-être un peu vite en besogne, cette affaire là va peut-être encore agoniser pendant quelques années…
    Alors, il y a peut-être une course de vitesse à GAGNER pour remplacer tout ce vieux monde de vieilles pensées réactionnaires, tournées vers la mort et la culpabilité, la répétition morbide de l’échec, dirait-on en psychanalyse!
    Il faut diriger le monde avec d’autres concepts, TOUT changer, voire inverser.
    Quand on regarde les images de la TV, on est frappée par la ringardise de certaines images une trentaine d’années après…c’est parce que déjà à l’époque, c’était ringard, parce que c’était faux, pas mauvais au sans moral du terme, non, FAUX. La mode par exemple, rien de plus démodé que le mode…
    Bon, bref, j’abrège… parce que d’idée en idée, on y est encore demain…

  30. « We need to improve our oversight of systemic and financial risks…I believe the world is ready for a shift to this more “systemic” vision of IMF surveillance. »

    An IMF for the XXI’s century

     » One possibility would be to make the Flexible Credit Line, designed as a backstop for countries with sound economic policies, even more flexible and attractive to remove the stigma, he said. Another is a multicountry credit line that would offer liquidity to groups of countries facing a crisis.

    IMF wants new power to supervize global financial system

    Ces déclarations viennent dans une semaine qui a vu les propos ‘sidérants’ d’Olivier Blanchard,
    la nomination de Zhu Min, ancien membre de la Banque Centrale Chinoise, comme conseilller spécial et la rumorologie sur la possible vente du stock d’or du FMI à la Chine…
    Kenneth Rogoff fait remarquer justement qu’il ne peut y avoir de ‘monnaie’ sans une politique fiscale la déterminant. La proposition de DSK, pour intéressante qu’elle soit en intégrant implicitement la dédollarisation, me parait sauter une ‘étape’, i.e la mission qui
    lui a été assignée par le G20, G vain, la collaboration avec le Financial Stability Board pour la réforme de la régulation et la réforme bancaire, voici un an. Quid de ces travaux et de leurs avancements ? A noter une pré-réunion de cette gence, ministres des Finances et directeurs des BC à Seoul ce week-end, en préparation du prochain sommet du G20…

    Donc arrive Zorro comme le sauveur de l’Eurozone,l’ Union Européenne ayant révisé cette semaine ses prévisions de croissance 2010 à 0,7%, ce que tout le monde comprend, les emmerdes, les déficits publics et le chomage vont continuer à augmenter, et contribuant à un
    nouveau déséquilibre dans le commerce mondial. La planche à billets,le QE
    ( je recommande spécialement le document-plaidoyer de la Bank of England, ‘Putting more money into our economy’,lol, http://www.bankofengland.co.uk/monetarypolicy/pdf/qe-pamphlet.pdf )
    n’ayant produit aucun résultat au Royaume-Uni. Ou alors faut-il considérer la planche à billet, surtout à la vue des derniers chiffres tant en Europe qu’aux Etats-Unis sur l’évolution du crédit bancaire, ou sa régression, comme l’instrument du ‘credit easing’ ?

  31. Bonjour,

    est il possible de confondre le remboursement de la dette des états par de l’argent SMT et les prêts à taux dérisoire des Banques centrales aux banques d’affaires ? (mais quid des obligations détenus par des fonds de pensions ou de retraite de tels ou tels états)

    « je te rembourse en SMT et ma banque centrale ne te prête plus d’argent comme avant » : les états dans la panade sont ils à l’heure qu’il est capable institutionnellement de tenir un tel discour. J’en doute : les régles actuelles de fonctionnement des banques centrales étant marqués par l’idéologie libérale des décennies passées, sans parler des bulles idéologiques des dirigeants politiques qui continuent à divaguer dans l’air du temps.

    Ces SMT à l’échelle mondiale avec le FMI arrangent certains mais bien d’autres pays n’en voudront pas … cessons donc de rêver sur une entente cordiale au niveau mondial !

    Il faudrait mettre à plat tout les détenteurs de dettes souveraines et rembourser qui avec de la smt (les banques d’affaires et les commerciales en fond propre) qui de la smd les fonds consacrés par les caisses de retraites ou pour des prêts à l’économie réelle et cela en fonction des zones monétaires des prêteurs , ou bien des compensations fiscales ou autres afin de donner de la smd aux acteurs utiles socialement … je rêve bien sûr ! c’est trop simple vu du comptoir du café mais vraiment vraiment pas du tout simple vu des pupitres de commande, n’est ce pas ?

    Mais d’abord ! Bon an mal an, les créations monétaires des banques centrales représentent quoi par rapport aux obligations de remboursement des états ?

    Salutations cordiales.

  32. Quoi que l’on puisse penser de la faisabilité des propositions de Dominique Strauss-Kahn, il faut bien admettre que c’est l’un très rares protagonistes qui aient une vision globale de la crise. Personnellement, je pense depuis pas mal de temps que la solution — fût-elle transitoire — passe par une extension considérable des responsabilités du FMI (« banque centrale » mondiale, liberté d’émission de DTS en fonction des besoins urgents des pays menacés, évolution vers un nouveau système monétaire). Le projet de DSK est ambitieux, mais il réfléchit au long terme, et le moment viendra où les chefs d’état seront contraints d’admettre que son raisonnement est le seul qui tienne la route, quoi qu’en disent les USA (pour le moment). Evidemment, DSK n’est pas un révolutionnaire, mais il prépare le terrain en vue de bouleversements politiques profonds ultérieurs.

    En tout cas, c’est le seul haut fonctionnaire français qui ait la tête sur les épaules. Cocorico! On voudrait bien que les chefs d’état actuels lui arrivent à la cheville sur ce plan. Au moins, lui n’est pas mesquin… ou réduit au silence comme Sarkosick-in-the-head, ou d’autres du même acabit.

    P.S. Il y a des échéances électorales proches en France, au Royaume-Uni, et des gouvernements bancals aux Pays-Bas et en Allemagne. C’est là qu’on peut mesurer toute la portée du fameux « crétinisme parlementaire » jadis dénoncé par le père Marx…

    1. ©The powerful DSK’s view.
      Mémo.

      « Le directeur général du Fonds monétaire international (FMI), Dominique Strauss-Kahn, a estimé jeudi 15 mai ( 2008 ), que le pire de la crise financière née aux Etats-Unis était « derrière nous ».
      (…) « Il y a de bonnes raisons de penser que les institutions financières ont révélé l’essentiel (des dégâts), surtout aux Etats-Unis. (…) Les pires nouvelles sont donc derrière nous », a déclaré Dominique Strauss-Kahn devant la commission des Affaires économiques du Parlement européen à Bruxelles. »

  33. @ Flo et Julien Alexandre au sujet de la question : qu’est-ce que le FMI ?

    J’ai suivi le conseil de Julien et suis allée consulter Wikipedia sur le FMI sans trouver de réponses précises aux questions posées par Flo sur le FMI . Après avoir lu Wikipedia , j’en ai retenu que rien n’était transparent dans cette organisation émanant de pays prétendument démocratiques :

    QUI élit les membres de cette organisation, de la base au sommet, et QUAND les citoyens que nous sommes avons-nous été consultés pour leur désignation , celle du plus petit d’entre eux jusqu’à celle de leur président , ainsi que pour l’octroi de ce salaire faramineux de 495 000 euros par an de Dominique Strauss Kahn ? Si je ne m’abuse, c’est bien nous, les contribuables, qui payons , non ? Quel contrôle avons-nous du FMI ?
    Cela me rappelle fâcheusement l’absence de contrôle que nous avons de notre Parlement Européen que nous n’avons pas élu , qui nous impose ses décisions , décisions auxquelles doit se soumettre le président que nous avons élu. On ne nous laisse élire que ceux dont les décisions ne comptent pas .
    De là à penser que nous sommes soumis de tous les côtés , via le FMI, l’Europe …, à un pouvoir occulte, celui des plus gros financiers de la planète . Ils préfèreront, comme toujours, un bain de sang généralisé plutôt que de perdre la moindre parcelle de leur pouvoir financier et freineront des quatre fers pour s’opposer à ce qui pourrait remettre en cause la spéculation effrénée et le capitalisme .

    L’idée d’une interdiction des paris spéculatifs est excellente, mais il faut s’attendre à ce que nos gouvernements , leurs valets, ne veuillent pas la faire appliquer.
    L’idée de la monnaie fondante fera repartir la croissance, mais pour retomber ensuite dans les mêmes ornières et se retrouver tôt ou tard face au même mur, sans résoudre le problème de l’absurdité d’un système qui fait passer la survie de l’être humain après celle d’un simple instrument d’échange, l’argent, que l’Homme s’était créé pour se faciliter la vie.

    Ces gros financiers qui nous dirigent dans l’ombre semblent préparer actuellement une autre guerre pour détruire, reconstruire et pour faire ainsi repartir le capitalisme pour 30 nouvelles années . Ils usent toujours du même procédé : trouver un bouc-émissaire d’abord manipulé ou carrément fabriqué puis désigné au monde par les Etats-Unis, contre qui lancer une guerre « propre » au nom de la démocratie, avec d’innombrables « dommages collatéraux ». Toujours cette langue de bois pour taire l’horreur et mieux déshumaniser les victimes , comme nous y ont préparés des films grand public et les jeux-vidéo .

    Comment peut-on s’opposer DURABLEMENT au système autrement qu’en cessant de consommer et de nourrir les banques géantes ? La raréfaction des ressources de la planète est déjà la meilleure des raisons pour cesser de consommer . De plus, c’est une méthode douce, à la Gandhi, pour démolir l’adversaire .

    Et d’abord quel adversaire ? Qui sont les plus gros financiers du monde, avoués ou cachés qui nous asservissent par l’intermédiaire du FMI, de l’Europe et de leurs marionnettes sans pouvoir que sont nos gouvernements ? Les identifier leur ôterait déjà un peu de leur pouvoir .

  34. « Les marchés obligataires apparaissent de plus en plus comme allant être très sollicités, avec comme inévitable conséquence une hausse des rendements exigés et un surenchérissement de la dette publique »

    Oui, j’ajouterai pour aller jouer les plues values perçues au passage au casino des CDS et autres affriolantes innovations, et une fois à sec vite retourner taper dans les caisses d’Etats avec un taux d’intérêt frisant 0.

    N’oubliez pas enfin que si d’un certain point de vue (celui du corps social), la dette est un problème; d’un autre point de vue, (celui des parasites performants), la dette est une solution.

  35. La bulle du conformisme devrait plus se préoccuper des faces cachées de ses vieilles lunes.
    Merci en tout cas monsieur Leclerc pour ces quelques clichés SGDG en provenance direct de votre satellite Lunar VI, qui c’est certain, pose les bonnes questions.
    Les « dirigeants » naviguent-ils à ce point « à l’estime »?
    Quelle estime pour les peuples qui, à travers les états, apportent leurs garanties à ces deals privés?

    Enfin, ce soir le coefficient de marée est de 108 et ça va souffler à 10 Beauforts, voilà pour les estimations de météo-France. Tous aux abris, le ciel s’y met, ne nous surestimons pas trop!!!

    1. Bilan, aujourd’hui, j’ai les pieds dans l’eau.
      Sans commentaires de mes estimes et sans interprétations de vos silences plus ou moins modérés.

      Les assurances en manque de liquidités pour cause d’inondations? Ou de catastrophes « naturelles »?
      C’est nous les banquiers finaux, à défaut d’être centraux, mes copains. Est-ce hors du sujetde nos dissertations économiques?
      Personne ne pourrait donc, éventuellement, parier sur « la » catastrophe?

    2. Pierre, préparez-vous à un nouveau choc :
      la gent politique tactique, celle du gouvernement
      et l’autre, fait la tournée des sinistrés.

      Bon courage en tout cas.

    1. La Boétie in « Le discours sur la servitude volontaire » : « … il ne s’agit pas de lui rien arracher mais seulement de lui rien donner, alors – écrit-il – si on ne lui obéit point, sans les combattre, sans les frapper, ils demeurent nus et défaits ».

    2. Formidable ! Il paraîtrait -c’est ce qui se dit dans les milieux autorisés- que l’éducation nationale serait sur le point de proposer un projet de loi afin que tous les élèves du primaire voient ce film…
      A suivre !

      Merci.

    1. Je m’intéresse à l’économie sans être économiste et j’écris des articles sans être journaliste.

      J’ai fait trente six métiers et voyagé dans au moins le double de pays. J’ai le temps me permettant d’essayer de mettre en relation tout ce que je lis et ce que j’ai vu du monde. J’aime comprendre comment les choses fonctionnent et en saisir les mécanismes.

      Je vis dans le présent mais me soucie de l’avenir. Je déteste l’injustice et ne croit pas au destin.

      Mais ce que je suis – ou ne suis pas – n’apporte pas grand chose à ce que j’écris. Je le fais sous mon nom, mais seule compte finalement la chronique qui en résulte. Sans savoir, comme c’est également le cas de la crise elle-même, où elle va mener.

  36. @ jérémie,

    Je voudrais vous dire …

    Vous êtes généreux… et attentif et sensible…

    Il faudrait des tonnes de gens comme vous.

    En vous lisant j’apprends toujours quelque chose que seul, vous, savez voir.

  37. A Martine Mounier…
    D’aucuns se plaindront à juste titre de digressions hors sujet rendant la lecture du blog très éreintante,je me permet néanmoins de vous faire remarquer que votre avatar est mal cadré et que vous nous soumettez à une injuste et frustrante torture…

    1. @Piotr

      Au plaignants je répondrais ceci:

      Monsieur Piotr allie sagacité débonnaire, acuité suprême et sens aïgu de la concision apophtegmatique qu’applaudiraient Chamfort, Lichtenberg et le Marsupilami.

      Nenni, que dis-je, il est le super-phoenix des hôtes de ce blog!

      Ses propos sont autant d’étoiles illuminant la pensée des membres de la Taverne du Trader Repenti.

      Il est fameux.

      Profitant d’un samedi soir à l’issue aussi incertaine que l’effet du Z strauss-kahnien sur le cours de nos émotions à venir, je tenais à lui rendre cet hommage et, s’il le permet, à l’embrasser très fort.

      Un peu d’affection ne peut nuire à la compréhension du monde comme volonté et comme représentation permanente.

      Bonne nuit venteuse à tous!

      Amicalementaquin

  38. en empêchant le domino grec de tomber, les chefs d’Etat européens croient pouvoir enrayer l’explosion de l’ensemble de la zone euro. c’est plutôt illusoire, la zone euro, tout comme le reste de l’économie mondiale, est totalement en faillite.
    le système monétaire internationale (que l’oligarchie financière ne voulait pas réformer) fonctionne comme un énorme jeu de cavalerie financière, où chacun vit de l’argent emprunté au précédent, et dans lequel, au bout de cette chaine infinie, il ne reste presque plus de richesse.
    Les problèmes de la Grèce sont moindre que ceux de l’Espagne et surtout du Royaume-Uni ! comme l’a fait remarque, selon le « Canard Enchainé » Nicolas Sarkozy: On sait que sa dette n’est pas de 60% du PIB, comme prétendu, mais de 147% , quant à l’Espagne, le bulle immobilière est en train d’éclater.
    Tant qu’il n’y aura pas de réforme du système monétaire international, il n’y a rien à espérer.
    Il est temps de sortir de la dictature financière de la City et de Wall Street. (voeu pieux???)

    1. Millesime dit : « le système monétaire internationale (que l’oligarchie financière ne voulait pas réformer) fonctionne comme un énorme jeu de cavalerie financière, où chacun vit de l’argent emprunté au précédent, et dans lequel, au bout de cette chaine infinie, il ne reste presque plus de richesse. »

      Pourriez vous donner à une référence qui justifie cette affirmation s’il vous plait. Ou n’est ce qu’un point de vue, qu’une manière de voir les choses ?

    2. @lemar
      demandez donc aux banques de l’oligarchie financière…! (si vous en connaissez bien sûr)
      dans le cas contraire, Paul Jorion se fera un plaisir de vous renseigner je suis certain.

    3. C’est drôle que certains mettent encore en doute la cavalerie financière à l’oeuvre dans nos sociétés, elle est pourtant si évidente.

    4. Bonjour,

      Paul Jorion, « L’argent, mode d’emploi » (Fayard 2009), passim.

      C’est justement le « passim » qui limite ma compréhension. Je ne remet aucunement en doute l’existence de la cavalerie financière, et j’ai lu l’Argent mode d’emploi, livre au demeurant excellent. La première partie n’est pas évidente pour un non initié à l’économie. J’ai trouvé la deuxième partie du livre passionnante et je l’ai refermé avec l’idée de le relire pour mieux le digérer.

      Ce que j’ai retenu de l’ouvrage de Paul, c’est le mécanisme implacable par lequel l’argent va à l’argent avec le principe des intérêts. J’ai bien compris aussi il me semble la notion de pari et tout l’intérêt de la proposition d’interdiction des paris sur les fluctuations des prix. Par contre là où le lien est plus difficile à faire pour moi, qui n’ai aucune formation en économie ou en finance, c’est le lien entre cette masse gigantesque d’argent, de titres, de dettes, et la richesse (réelle) disponible.
      Du coup la phrase de Millesime, qui résume de façon particulièrement claire le mécanisme global de la crise, a allumé une petite lumière dans mon modeste cerveau.

  39. Ah, au fait, puisqu’on parle beaucoup de dette, je tenais à préciser que personne ne me doit d’argent et que je n’en dois à personne – je crois qu’on est assez nombreux dans ce cas, on devrait fonder un grand parti. Alors bon, si vous, les créanciers, et vous, les endettés, pouviez régler vos petites histoires en faisant moins de bruit, ça serait quand même vachement sympa…

    1. Sakhaline
      Je n’en serais pas aussi sûr que vous :
      d’où viennent vos revenus ? n’êtes vous pas salarié d’une entreprise elle même endettée ? n’êtes vous pas commerçant et dans ce cas vos clients dont vous tirez vos ressources qu’est ce qui vous dit qu’ils ne sont pas eux mêmes endettés ? avez vous une assurance vie où c’est la dette qui vous assure un revenu ? Profitez vous de la protection sociale française ? et ainsi de suite.
      La parenthèse que vous faites n’est pas valable dans ce monde où c’est l’endettement qui est à la base de la monnaie en circulation. Vous raisonnez comme les Allemands en oubliant que sans l’endettement des autres pays l’économie allemande n’a plus de clients.
      Nous sommes dans un système où nous sommes tous interconnectés les uns aux autres.
      Le seul moyen de dire aujourd’hui que vous n’avez pas de dette et que personne ne vous doit rien serait que vous viviez dans une de ces peuplades primitives qui subsistent encore où l’argent dette n’existe pas.

  40. @ Monsieur Leclerc,

    mais si, c’est bien sûr tout ce que vous êtes et n’êtes pas qui fait la valeur et la richesse de vos chroniques.

    Et cela nous est précieux.

    Merci de partager ce que vous êtes avec nous tous.

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