L'actualité de la crise: quand le brouillard se dissipe, par François Leclerc

Billet invité.

QUAND LE BROUILLARD SE DISSIPE

« Les marchés manifestent un regain d’aversion au risque vis à vis de la dette souveraine grecque ». Non, vous ne vous êtes pas trompé de blog, ne cliquez pas ! La mention de cette formule passe-partout, et pour tout dire sentencieuse, est là pour faire remarquer qu’elle a – tout du moins momentanément – disparu des commentaires de la presse !

En l’espace de quelques jours, à la faveur de la crise de l’euro, les Credit Default Swaps ont sous leur petit nom CDS acquis une notoriété dont ceux qui en bénéficient se seraient bien passés. L’un des principaux mécanismes spéculatifs par lequel la Grande Crise est arrivée à été démonté en place de Grève. Donnant à la prohibition des paris sur les prix des actifs une actualité qu’elle n’avait pas encore acquis et qui ne va plus la quitter. On parie ?

On a donc vu exposé que, sous prétexte d’assurance, les CDS permettaient de spéculer sur le marché obligataire public (ils sont en fait multi-usages), étant l’indice par excellence du risque attaché à la dette d’un pays. Alors que leur valeur peut être manipulée, car il n’est pas nécessaire pour les acheter de posséder le bien que l’on assure et l’on peut, par des achats massifs, influer sur celle-ci ! C’est un jeu encore plus simple que celui des agences de notation.

Le nom d’une banque d’outre-Atlantique aux moeurs connues pour être dissolues a également été jeté en pâture à l’opinion, évitant l’épineuse question de savoir si des banques européennes – notamment allemandes  – avaient bien pu tremper dans la combine. Amenant jusqu’aux services de renseignements du gouvernement espagnol (CNI), selon des sources très bien informées, à s’engager sur la piste des spéculateurs visant leur pays, comme si la guerre était déclarée et que seuls les hommes de l’ombre pouvaient naturellement intervenir afin de percer les mystères d’une économie qui y baigne également.

Comme si une leçon ne suffisait pas, une fuite, dont a bénéficié le Spiegel puis le New York Times, a été l’occasion d’une seconde révélation, qui a suscité à ce jour beaucoup plus de questions que de réponses. Goldman Sachs a aidé le gouvernement grec en lui avançant un milliard de dollars, moyennant finance et en gageant des recettes futures, sous couvert d’un swap de devises, afin de passer sous la barre des contraintes budgétaires permettant d’accéder à la zone euro. L’histoire est désormais connue mais ne va pas pouvoir s’arrêter en si bon chemin.

Qui était au courant dans les instances communautaires et gouvernementales européennes ? D’autres pays auraient-ils procédé de même  ? D’autres banques se seraient-elles prêtées à de telles opérations  ? Pour répondre à ces questions, il n’est envisagé, aujourd’hui, qu’une banale demande d’information au gouvernement grec de la part d’Eurostat – l’organisme chargé de centraliser les données économiques et financières des pays membres de la zone euro – et qu’une enquête très indécise menée depuis Bruxelles. Les grosses voix qui comptent, celles de Jean-Claude Trichet et de Jean-Claude Junker, ont d’autorité et d’entrée de jeu évacué l’idée que d’autres pays pourraient avoir joué au même jeu interdit que la Grèce (en précisant, à tout hasard, « à ma connaissance »).

Seul, le ministre grec des finances a affirmé le contraire. Faire de la Grèce un cas unique arrangerait donc presque tout le monde, sauf cette dernière, afin de ne pas élargir le camp des coupables, voir les mises en cause se multiplier, et la nécessité d’une sérieuse enquête s’imposer. A nouveau, on parle beaucoup de Goldman Sachs sur cette nouvelle affaire, sans pour autant envisager de lui demander des comptes, et sans chercher à élargir le cercle à d’autres banques ! Bref, on tente de circonvenir le feu, une fois de plus, et à noyer le poisson par la même occasion.

Cela va pourtant vite, quand cela s’y met, dans le domaine des supputations et des révélations, des surprises sont donc possibles ! Simon Johnson envisage déjà que Mario Draghi, candidat à la succession de Jean-Claude Trichet et président du FSB, soit dans l’obligation de retirer sa candidature à la présidence de la BCE et qu’il pourrait même ne pas garder la sienne à la FSB (le Comité de stabilité financière). Les limiers rodent autour du cas de l’Italie, dont il est de notoriété publique que les comptes sont créatifs. Des bouches se décousent, et de vieilles histoires du début des années 2000 sortent, quand les miracles de la titrisation et des Special Purpose Vehicles, ces discrètes structures, étaient vantés aux Etats afin d’habiller leurs comptes. Impliquant non seulement la Grèce, mais également le Portugal et l’Italie. Des noms de banques sont aussi citées : Deutsche Bank, BNP Paribas…

Ce nouveau coin de voile levé sur l’économie de l’ombre ne laisse pourtant pas d’étonner. Car un Etat en est donc venu – censé être un parangon de vertu dans un monde de brutes – à se commettre avec une banque dont la bonne fortune est désormais suspecte afin de manipuler ses propres comptes. Amenant à penser que les Etats eux-mêmes, à y regarder, pourraient être partie prenante de l’économie de l’ombre. Une généralisation bien entendu hâtive et presque sans fondements.

Les banques – encore et toujours les banques, symboles du système financier  ! – sont à nouveau projetées à la une de l’actualité en raison de leurs pratiques. La question d’une légalité qu’elles auraient pu transgresser, dans le second cas, est pour l’instant écartée, sauf par des voix isolées outre-Rhin. Une enquête concernant leurs agissements, ou pire des poursuites, même pas évoquée. Comme si leur impunité était de droit, leurs services par ailleurs requis, leurs intérêts en contrepartie préservés. Veillant à ce que la Grèce ne fasse pas défaut, et que les émetteurs de CDS ne se retrouvent pas avec leur garantie sur les bras. Exigeant de la Grèce une rigueur extrême, pour leur plus grand bénéfice.

Cela a amené John Kemp, choniqueur de Reuters, à proposer sur son blog que le gouvernement grec demande un moratoire et une renégociation de sa dette, afin de soulager la pression et de faire payer aux banques une partie de l’addition. Car, selon lui, c’est encore une dose d’aléa moral qui est distillé à ces dernières à la faveur de la crise grecque, sous forme de garantie donnée qu’elles seront remboursées, la zone euro intervenant si nécessaire en toute dernière instance.

Dans le feu de l’action, des déclarations restées très timides ont été prononcées, notamment par Christine Lagarde (ministre française des finance), à propos de la spéculation contre la zone euro et l’usage à cette fin des CDS, dont on attend un début de concrétisation. Ayant conscience qu’il valait mieux cependant allumer un contre feu, Barclays a pondu un rapport, distribué largement à la presse, cherchant à laver les CDS des pêchés qui leur sont attribués. S’interrogeant gravement sur le fait de savoir si l’on devait les comparer à un canari dans une mine (chargé en mourant d’avertir de la venue du grisou), ou à un matou lâché au sein d’un groupe de pigeons, pour bien entendu privilégier la première de ces deux images, plus avantageuse. De son côté, Angela Merkel (la chancelière allemande), voudrait que de nouvelles règles imposent désormais aux pays et aux banques de dévoiler les opérations de swap obligataires ayant un impact sur les finances publiques.

Petit à petit, le brouillard dans lequel le système financier est enveloppé se dissipe. Plus il affiche ses résultats, dans un monde qui se confirme être en crise économique prolongée, plus ceux-ci deviennent suspects. Plus ses agissements et ses instruments s’affirment comme contribuant au bien-être d’un nombre réduit de privilégiés, sa base sociale devenant de plus en plus étroite, plus il va avoir tendance à s’enfermer dans un monde excluant les autres, pour se protéger hors d’atteinte. Tout en développant un contrôle social de plus en plus lourd et omniprésent. Est-ce une option viable et tenable, si c’est la seule promesse qu’il peut tenir ?

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190 réflexions au sujet de « L'actualité de la crise: quand le brouillard se dissipe, par François Leclerc »

  1. « De son côté, Angela Merkel (la chancelière allemande), voudrait que de nouvelles règles imposent désormais aux pays et aux banques de dévoiler les opérations de swap obligataires ayant un impact sur les finances publiques. »

    Mais si ils vendent toutes leurs positions ? C’est d’ailleurs peut-être ce qu’ils sont en train de faire ? 😉 Ce qui permettrait, soit dit en passant, de soulager quelque peu les finances grecques…

  2. @ Alphonse

    La position européenne par rapport aux propositions d’Obama n’est pas vraiment surprenante. Qu’attendre de l’Europe, aujourd’hui ? Le constat est plutôt triste, mais il est là ! Voyons… quel sera le prix du pétrole, disons, dans 5 ans ? dans 10 ans ? uhm ? Et quelle sera la part spéculative de ce prix ?

    Evidemment, je suis convaincu que les responsables politiques savent ce qu’ils font… N’est-ce pas ?

  3. Mais qu’attent-on pour laisser cete partie de redressement financier à la charge du FMI.? Lui seul, sans arrière pensée politicienne pourra faire ce travail avec justesse et précision. Nous savons tous que nos « Hommes Politiques ne sont que des « couilles molles », plus intéressés à chercher les faveurs de leur électorat que l’intérêt général de l’Europe.
    La dernière arrivée de Vitor Constancio, à la vice présidence de la BCE,l’homme avec ses casserolles financières importées du Portugal, laisse voir la mentalité de cette direction européenne plus que « vérolée et pourrie ». Cohn Bendit a raison de « gueuler » contre cette maffia européenne lors du renouvellement de la commission avec Barroso, autre pantin et guignol de service

    1. C’est une plaisanterie ? Le FMI impose des traitements qu’un médecin du 17ème n’aurait pas renié. Rien de tel qu’une bonne saignée, c’est ça ?

  4. Bravo pour la décoration, peut être bientôt des thèmes?
    François, vous nous décortiquez bien la situation de d’imbrication du politique et des instruments économique. Les éclaircissements que l’on peut entrevoir de l’attitude de chacun montre de profondes divergences, notamment entre l’Allemagne et ses ‘cousins’ latins dont nous sommes partie.
    On peut lire au sujet de l’Allemagne une extrême prudence du gouvernement Merkel sur le sujet, cette coalition de centre droit doit faire fasse à des turbulences à ses extrêmes, certains brandissent le fait de revenir au Mark si l’on renfloue les PIGS. Le jeux des megabanques dans la crise ne fait qu’attiser les braises. Braises, rougissantes, apparaissent plus grand jour et se révelle au plus grand nombre.

    De son côté, Angela Merkel (la chancelière allemande), voudrait que de nouvelles règles imposent désormais aux pays et aux banques de dévoiler les opérations de swap obligataires ayant un impact sur les finances publiques.

    Cette petite remarque de Merkel n’est certainement pas sans rappeler la situation financière des collectivités locales en France, exemple Saint Etienne, avec toute courtoisie de mise.
    Quand vous citez « Les marchés manifestent un regain d’aversion au risque vis à vis de la dette souveraine grecque », en peut parler de marchés en tant que champ de bataille aussi.
    Le fait de s’attarder sur l’attitude le duo franco-allemand dans la crise Grecque nous dira jusqu’où pourrons aller les politiques pour sauver l’euro au sein d’une zone ou les stratégies de dumping social en ont déjà bien affaiblit l’unité. Espérons que les divisions ne l’emportent pas en Europe.
    Quand à Goldman Sachs et ses condisciples européens, ils participent directement au champ de la ‘grande’ politique, ce sont des mercenaires.

  5. Ces échanges de bons procédés expliqueraient le peu de zèle des états pour mettre au pas la Finance. Tu me tiens, je te tiens par la barbichette…

  6. « on tente de circonvenir le feu, une fois de plus, et à noyer le poisson par la même occasion ».

    Avec la même eau? C’est sportif. Et le poisson est-il noyé ou trop cuit?

    A part ces billevesées du matin, un excellent édito de Yves de Kerdrel le noblio breton du Figaro sur BFM. Je résume. je pense que c’est podcastable, mais pas sur)

    je résume (grosso-modo): « BNP PB va publier ses résultats, ça risque de provoquer un tollé général dans le population. Les Français sont ignorants du rôle économique de bienfaiteur de l’économie (et sous-entendu de l’humanité) joué par ces banques. Les Français n’ont aucune culture économique, il serait bon de leur en donner » dixit le sang bleu.

    Non, ce n’est pas un sketch des clowns Alex et Francini. Si on compte sur lui pour donner des cours d’économie à la population, on est mal barré. En fait, il ne pense pas pédagogie, il pense info-intox, comme la plupart des journalistes qui « font » l’info grand public. En d’autres temps, il aurait eu toute sa place à Radio Paris.

    Quel mépris de la part de cette caste de nantis vis à vis de leurs concitoyens. Malgré cet univers d’infos chiens écrasés viols de petites filles ils ont cependant compris, même confusément, que la banque-finance était responsable de cette crise au premier chef, et que la dégradation progressive de leur mode de vie en était-serait la conséquence.

    Cette manière de prendre les gens pour des C… est insupportable. Ceux là devraient faire gaffe à leur popotin, gare à la Grande Fessée en public place du Champ de Mars.

    1. @Philippe de saint Naz :
      Cela fait longtemps que les journalistes des grands médias ne se préoccupent plus d’informer, mais de « conscientiser » leur auditoire depuis qu’il s’agit d’une caste produite par les mêmes écoles. Et c’est valable sur tout le spectre politique : Un journaliste féru d’écologisme pourra utiliser des données scientifiques non fiables pour « sauver la planète », avec un argumentaire digne de l’artillerie lourde pour faire peur aux gens et élever leur conscience de bobo écolo. Dans un autre genre, un journaliste qui sert la soupe aux experts économistes se doit de conscientiser le public avec cette fausse science qu’il est le seul à comprendre avec ses co-religionnaires.

      C’est logique dans une civilisation libérale : le journaliste n’a pas la vocation d’informer un lecteur mais de justifier moralement nos choix de vie pourvu qu’ils célèbrent l’idéologie des lobbys en place. Nos vices privés ou notre ignorance sont la finalité du bien public dans cette civilisation, sans les médias célébrant cette religion, l’humanité ne l’aurait sans doute pas trouvé « naturelle ».

    2. la critique des médias et de la machine à produire l’information est plus que nécessaire. La prendre par le biais de celle des journalistes n’est pas à mon sens le plus éclairant.

    3. à François Leclerc

      Il ne s’agit évidemment pas de faire un prix de gros pour « la » presse ou « les » journalistes ». Cependant, quelques réflexions:

      Comme dans tous les métiers, les journalistes ont un métier, des compétences avérées, mais c’est un truisme de dire qu’ils ont des sensibilités diverses. Je ne parle pas sensibilité politique, mais plutôt de la manière dont les journalistes conçoivent leur métier.

      La plupart ont la volonté soit d’en rester à l’anecdote qui fait du bruit dans le Landerneau de leurs lecteurs attitrés, des « clients » de leur média, de conforter »le positionnement de leur organe » (sous-entendu compris). D’autres, par culture, ont choisi de prendre de la distance et écrire parfois des choses qui dissonnent aux oreilles de leur lectorat. Leur stature est en général reconnue et ils font autorité.

      Il va sans dire que la profession des premiers a plus de rapport avec la « science » du marketing qu’avec le journalisme, et ces professionnels se prêtent parfois avec complaisance aux vues étroites de leur patrons. Sinon: gare! Le fait que Génestar ait été viré à cause de la proximité du propriétaire de Paris-Match avec le Président prouve à contrario que ceux qui marchent dans la combine sont complaisants, même si on peut comprendre qu’ils n’ont pas envie de perdre leur boulot.

      Ces mêmes journalistes pratiquent également volontiers l’information tautologique. Le matin, l’important c’est de savoir ce que les collègues ont mis à la une, quelle sorte d’information ils traitent. Du coup l’information ressemble à l’aboiement des chiens à la campagne. L’aboiement est repris par un chien, par un deuxième et à partir du troisième, aucun chien ne sait plus qui a provoqué cet aboiement. Et croyez-moi, je connais personnellement ce dont je parle.

      Si j’ai évoqué l’intervenant de BFM, c’est parce qu’il provoque régulièrement chez moi des hauts le coeur. Il représente tout ce que j’ai appris à détester, Neuilly et la noblesse bretonne parisienne. Il est évident que c’est un coup de gueule personnel. On a tous des choses qui nous gâchent le petit déjeuner.

      Mais je suis d’accord avec vous, ne nous en prenons pas « aux » journalistes, le problème ne vient pas forcément d’eux, comme les gardes à vue n’ont pas comme raison première la police. Mais quand même, un petit peu, parfois.

    4. Les journalistes économiques (en tout cas une partie d’entre-eux), sont aux dérives médiatiques ce que les traders sont à la dérive financière. Ils ne sont pas les créateurs du système, ils n’en sont pas non plus les plus gros bénéficiaires, mais ils utilisent leur position favorable pour en tirer des avantages matériels et symboliques.

  7. Pour diner avec le diable il faut une longue cuillère et manifestement la cuillère grecque était un peu courte.
    Mais au festin de l’ingénierie financière et de la cupidité réunie, la Grèce n’était probablement pas la seule invitée: au suivant!

  8. François Leclerc, j’ai envie de citer Montaigne « Le monde n’est qu’une branloire pérenne »
    Et tout autant du bas vers le haut combien sont les gens de bonne volonté ?
    La technologie n’a pas libéré l’homme, elle ne l’a pas rendu plus intelligent, elle l’a simplement coupé des réalités de la nature et rendu court-termiste à tout prix dans un individualisme de mauvaise facture. Tous les coups sont bons pour avoir aujourd’hui ce qui nécessite du temps, après avoir tué Dieu, on a tué Demain et nous nous sommes condamné à un Présent sans saveur sans rêves sans espoirs parce Demain dans ce monde accéléré où tout est si vite démodé, Demain est une injure.
    Et au nom de ce court terme rien ne peut plus être construit. Tout est de ce fait tourné vers la destruction.

  9. « Est-ce une option viable et tenable, si c’est la seule promesse qu’il peut tenir ? »
    Absolument. Le GIGN est déjà formé aux interventions contre le social-terrorisme (palettes et feu de bois devant les usines massivement dégraissées, Adieu)…

  10. Et pendant ce temps se vote tranquillement la Loi « loppsi 2 », premier pas vers la mise sous surveillance constante, le flicage, du Net.

    Rappelons que le Net, en dépit de ses outrances, reste le dernier endroit du Monde où la Parole est Libre…

  11. « Tu me tiens
    Je te tiens par la barbichette
    Le premier qui lachera le morceau
    Il sera ruiné !  »
    Le capitalisme ne peut pas s’autoréguler, c’est une arnaque que l’on fait avaler aux gogos depuis 30 ans. Si vous croyez-vous que le renard de la Fontaine rendra son fromage ? 🙂
    Les politiques n’ont aucunement la volonté de changer de politique. ils estiment avec assurance qu’ils mettront les peuples au pas.

    ps: rien à voir avec le sujet ou essentiel au blog, existe-t-il un traducteur pour que ce blog soit aussi diffusé en langue anglaise, espagnole, allemande, italienne…. ?

  12. FRAUDE DES CROUPIERS

    « Les gouvernements ne peuvent pas encaisser d’avoir été abusés (ou fraudés ) ou apparaissant comme les dindons de la farce,et Goldman apparait comme ayant réussi à produire les deux. » Yves Smith

    So when a fraud is not a fraud- Greece-Goldman

    J’ajouterais qu’en dehors du « shadow banking », le brouillard dissipé révèle une ‘shadow economy’,
    une économie de l’ombre, qui fonctionne en vases clos,’no borders’, sans respect des lois et sans frontières avec la tacite complicité des autorités de régulation, ce qui rejoint les propos de Janet Takavoli ou d’Elizabeth Warren sur le fonctionnement du marché des titres hypothécaires ou des cartes de crédit, tout ceci en grande partie aux frais du contribuable et au détriment de l’ économie réelle. Jusqu’où ?
    « Bankers have been careful not to show just how much they’ve minded being the target of such generalized opprobrium. » >a href= »http://www.dailyfinance.com/story/revenge-of-the-wall-street-traders-the-fat-cats-strike-back »> Revenge of the Wall Street bankers: the fat cats strike back

  13. @ TOUS,

    tant que vous ESPEREZ que les solutions viennent ‘d’ailleurs’ , ‘d’autres’, « des « autorités » (c’est tellement plus facile),

    VOUS ATTENDEZ.

    NI PLUS NI MOINS.

    Attendre : rester dans un lieu jusquà ce qu’arrive quelque chose, quelqu’un.

    Que c’est passionnant. Et vivant.

    1. Bonjour Laurence.
      Vous dire que j’ai aussi envie d’action, ce n’est rien de l’écrire.

      Mais, et pour avoir été confronté à des situations complexes, il me semble important pour l’instant de bien comprendre les rouages.

      Et, coté action, faites comme moi, diffusez l’information, ce qui permettra à beaucoup d’avoir une autre vue sur la propagande courante.

  14. Sans être parano ni partisan d’une quelconque théorie du complot ,je me pose la question suivante : pourquoi les responsables politiques , qui je pense sont et surtout étaient au courant des agissements des structures bancaires prédatrices genre G.Sachs , n’agissent pas en conséquence aujourd’hui ? Est-ce qu’ils n’attendent pas en fait que le système s’effondre ,sachant que c’est inéluctable , pour instaurer un régime plutôt autoritaire et anti-démocratique ?

    1. Je suis convaincu que la plupart des politiques sont incompétents en finance et en éco.
      Ils travaillent à être réélus avec l’aide (financement+pression) des lobbies qui leur « soufflent » les bonnes lois.
      Les politiques commencent à avoir un peu peur et font tout pour sauver le système qui leur est favorable.
      Mentir pour durer…blah blah, phrases creuses et langue de bois avec fin de sentence en « après la crise…grâce à l’indispensable croissance ».
      Fins de phrases qui clouent le bec du journaliste car prolonger la question consisterait à demander comment on obtient fin de crise et croissance…
      De toutes façons ils ne peuvent plus « émigrer ».

    2. @Tartar

      « Ils travaillent à être réélus avec l’aide (financement+pression) des lobbies qui leur « soufflent » les bonnes lois »

      Certains lobbies, comme la FNSEA, le syndicat productiviste officiel, de l’abolition des quotas laitiers et à l’origine de la crise du lait ne « soufflent »pas les lois, mais les écrivent carrément. véridique!

  15. @ François Leclerc

    « Tout en développant un contrôle social de plus en plus lourd et omniprésent. Est-ce une option viable et tenable, si c’est la seule promesse qu’il peut tenir? »

    Je ne comprends pas cette dernière phrase de votre billet: comment le système financier peut-il développer un « contrôle social de plus en plus lourd et omniprésent »? et de quelle « seule promesse » s’agit-il, celle d’une austérité draconienne dans l’avenir? Les marchés voudraient bien dicter leur loi, mais ils ne sont pas (encore) aux manettes.

    Le système a besoin de la coopération des politiques pour imposer un quelconque contrôle social; or, c’est justement cette coopération qui se fissure allègrement, aux dires mêmes de votre billet. Et nous ne sommes sans doute pas au bout des révélations concernant les mésactions des banques, ce qui pourrait se traduire par un discrédit durable de ces institutions, et même par des mesures de rétorsion. Ce matin même, BNP Paribas a annoncé un bénéfice de cinq milliards d’euros en 2009, lequel interpelle les journalistes. Etant donné la conjoncture, ce chiffre indique que la banque française a réalisé de nombreux gains sur ses opérations de marché, et suggère subrepticement que BNP Paribas a pu participer à l’assaut contre la dette souveraine grecque, tout comme la Deutsche Bank.

    Quoi que disent (ou ne disent pas) MM. Trichet et Juncker, ils ne sont pas chefs de gouvernement. En revanche, Angela Merkel et bien d’autres gouvernants en place savent ce qu’il leur en coûtera politiquement d’imposer la cure d’austérité qu’exigent d’eux les marchés. Il n’y a pas encore de levée de boucliers, mais une défense pied à pied des Européens contre les banques est une possibilité qu’on peut pas exclure, à mon sens. Certains organes de presse vont même jusqu’à dire qu’il y a là une chance à saisir pour l’UE afin de consolider ses structures, aujourd’hui mal en point.

    1. L’UE a pour seule structure l’Euro.
      Pour structurer une vraie Europe il eut fallu commencer par uniformiser les fiscalités.
      Puis le droit pénal.
      Puis le droit.
      Puis la défense et la police.
      La défense…
      Enfin la monnaie.

      Contruite à l’envers…

    2. Ma formulation n’était pas des plus explicites, dont acte !

      Bien entendu, la partie n’est pas jouée. La question est de savoir s’il va être possible de tenir les objectifs drastiques affichés de réduction des déficits publics, en Europe comme aux Etats-Unis, dans une situation marquée par une croissance atone et tributaire de dépenses publiques.

      En d’autre terme, quelle dose de rigueur va être socialement et politiquement tenable ? Sachant que le désendettement privé est loin d’être accompli et qu’une nouvelle bulle financière continue de gonfler. Un nouvel accident de parcours n’étant pas à exclure.

      La situation n’est faite que de contradictions non résolues et est donc profondément instable ! Ce qui n’empêche pas de percevoir des évolutions inquiétantes possibles. En deux mots: l’accroissement structurel des inégalités sociales, atteignant les classes moyennes inférieures et son corollaire, l’avènement d’une société tentant de l’imposer de manière durable.

    3. @François Leclerc

      Où s’arrêtera le curseur de « classe moyenne inférieure ». Ma fille travaille comme archi dans une ONG à Lima. Ils construisent des logements d’urgence. Ils viennent d’en construire un pour une professeur d’économie vacataire (docteur es qualité) à la fac de Lima. auparavant elle habitait dans une favela avec sa petite fille. Allons nous en arriver à cela, en combien de temps?

      « l’avènement d’une société tentant de l’imposer de manière durable ». Effectivement, au Pérou, ca a l’air très stable, il n’y a plus de Sentier Lumineux, et tout le monde se demande d’ailleurs par qui il était manipulé.

    4. J’appuie vos écrits avec un petit graphique qui vaut un long discours :
      http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2981
      « Dépression : 50% des américains les plus pauvres sont au chômage ou en situation de sous emploi »

      Notez que la dégradation de la situation est aussi confirmée par :
      « USA : 60% des 730 milliards de crédits étudiant en retard ou en défaut de paiement (WSJ via Cryptogon) »
      Et là, ce ne sont pas les plus pauvres qui ont des crédits étudiant…

      En 17 mois, ça mérite un Guiness des records..

  16. Et à Washington, assiste-t-on à une rébellion des financiers « seniors » en faveur d’une régulation stricte des banques (et même à un retour à Glass-Steagall), même si certains (Soros, en particulier) ne sont pas les derniers des Tartuffe de la place? Voir le NY Times d’aujourd’hui: Les vieux caves se rebiffent (en anglais).

  17. Ne pas oublier tout de même que cette histoire grecque c’est un peu « l’arbre utilisé » pour cacher une forêt bien plus importante des dettes souveraines (celles de Washington et de Londres) sans pour autant minimiser la responsabilité des dirigeants grecs de l’époque, ni la responsabilité de Goldman Sachs (pour complicité)….les marchés ne s’y trompent pas d’ailleurs..!
    La manipulation des médias anglo-saxons est remarquable, alors que les sommes engagées pour la spéculation sur l’Euro n’est guère convainquante. Cela permet de masquer l’évolution des économies US et du Royaume Uni…!
    à titre d’info Voici les chiffres des déficits publics des divers Etats pour la seule année 2009
    – USA : 13 735 €
    – Royaume Uni : 13 260 €
    – Grèce : 11 708 €
    – France : 8 745 €
    – Allemagne 7 045 €
    ( pour une famille standard : une couple et deux enfants)

  18. François Leclerc écrit : « Amenant à penser que les Etats eux-mêmes, à y regarder, pourraient être partie prenante de l’économie de l’ombre. »

    Je suis d’accord. Comme dit l’adage: « Il faut être deux pour danser le tango ». Les banques ne sont pas les seules responsables. Les vautours ne se sont pas précipités sur la carcasse d’une gazelle innocente. La demande vient des Etats eux-mêmes, comme le prouve le cas de la Grèce. Nous constatons donc une remarquable collusion d’intérêts entre des Etats laxistes et dispendieux et des banques ingénieuses et rapaces. Les Etats cherchent à contourner les contraintes budgétaires européennes et à creuser les déficits en étalant la charge de la dette sans que cela se remarque, les autres mettent leurs nombreuses innovations au service des Etats, ce qui leur permet de toucher un beau pactole au passage, sans oublier qu’elles n’ont aucun scrupule à spéculer contre les Etats qu’elles cherchent à « aider » si d’aventure les affaires ne se concluent pas. Comme le disait bien l’article du New York Times sur cette affaire : « Banks eagerly exploited what was, for them, a highly lucrative symbiosis with free-spending governments. ».

    Chaque fois que les Etats produisent des inefficiences – inefficiences au regard du marché -, les marchés, c’est-à-dire les banques, les hedge funds et autres fonds spéculatifs se vengent sur eux en exploitant ces inefficiences à leur profit. Dans ce cas-ci, l’inefficience a consisté à exiger des Etats de l’UE d’obéir aux fameux critères de convergence en sachant pertinemment que les Etats ont déjà des difficultés à s’y tenir quand tout va bien et ne les respectent plus du tout quand tout va mal. Cette leçon n’est pas perdue pour les rapaces.

    1. Il y a corruption croisée entre les « hommes de l’état » et les banquiers.
      Les hommes de l’état ont à perdre leur réélection, les banquiers ont à gagner leur commission.
      Les hommes de l’état ne jouent pas leur propre fric.
      Les banquiers gagnent le leur de toutes façons.

    2. Les critères d’efficience, pour les financiers, sont bien connus. Mais quels devraient-ils être pour les états ?

  19. Le Canard Enchaîné, 17 février 2010, page 2 :

    Sarkozy craint surtout un effet domino en Europe, comme il l’a confié aux mêmes visiteurs : « Le problème grec n’est pas encore réglé. La situation de l’Espagne et du Portugal est inquiétante, et celle des finances de l’Italie est préoccupante. Il ne faudrait pas que tout s’effondre, parce que la crise de 29, ce serait de la rigolade à côté. »

  20. @ TOUS,

    mais quand donc vont cesser vos incantations ??

    « Etats, banques, finances, BCE, FMI, politiques….. TOUS sont COUPABLES.

    Et c’est d’eux que vous ATTENDEZ (encore et encore et encore et…) du SECOURS???

    REVEILLEZ-VOUS ,de grâce.

    1. L’échafaud en place de Grève? C’est ça votre programme d’action? Tous pourris, tous coupables? Qui va jeter les bases de votre parti jacobin, et qui le contrôlera?

    2. Pas d’accord, François! Je lis ce que je lis et j’en tire certaines conclusions qui me paraissent logiques au vu des circonstances. C’est curieux, tout le monde (ou presque) appelle à l’action mais sans rien proposer de concret. J’en déduis que nous n’avons pas dépassé le stade de la « mob rule », comme aurait dit Shakespeare.

    3. C’est un malentendu: j’avais bien noté que votre commentaire était en réponse à Laurence, mais votre emploi de la Place de Grève, que j’ai moi-même utilisé dans mon billet, m’a fait croire à tort que vous faisiez référence à celui-ci.

    4. @ Laurence :
      Certes … quoiqu’il faille néanmoins faire attention avec le ‘tous sont coupables’.
      Propositions ? Actions ?

      Une pétition ? baaah … Du PQ de perdu (cf. la votation pour La Poste et ses résultats).

      Retirer ses fonds déposés sur des banques ? Pour aller où ? Très peu de banques, y compris de l’économie sociale et solidaire sont indépendantes. Et ne pratiquent pas les mêmes pratiques (j’en connais quelques unes néanmoins).

      La régulation ? Elle ne peut s’effectuer, en démocratie, que par nos représentants légitimement élus lors d’élections. Celles qui viennent sont locales et ne concernent pas la loi.
      Il faudra donc attendre, en ce qui concerne la France, 2012 (législatives et présidentielle). Ce qui n’empêche pas de préparer mais ne répond pas à votre question, d’urgence.

      L’abrogation de l’article 123 du traité de Lisbonne ? Fort bien, mais comment ? Je veux dire, légalement, sachant que pour une révision, il faut l’accord unanime du Conseil européen puis une ratification à l’unanimité des pays sur ce type de question.
      De plus, les élections européennes sont passées (2009), qui auraient pu porter cette thématique. Mais personne ne l’a porté, par ailleurs, y compris Europe Ecologie.

      L’action immédiate est limitée … à une action d’information, ce qui est à mon sens nécessaire, afin d’induire justement un renversement de pression politique, sur nos élus.
      D’où la nécessité de ce blog.
      D’autres ont pris le parti de l’action violente (Grèce, avec explosion bombe artisanale) mais ce type d’action, en démocratie, ne peut que renforcer (‘victimisation’) les cibles visées. Et pose de toute façon des questions éthiques sur l’utilisation de la violence pour contrer la violence subie.

      What else ? Je ne sais pas.

      Sauf à créer une banque, ou une monnaie … qui ne règleront pas de toute façon le ‘saccage’ en cours (http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=57348.html)

      Des idées ?

    5. @Laurence :

      N’oubliez pas que l’affaire est entendue : Lorsqu’un peuple dit souverain se prononce contre un traité européen, le législateur représente son texte à l’approbation du peuple jusqu’à l’obtention d’un « oui » célébré dans les médias. Dans cette logique là, la seule solution est de massivement ne plus voter. Cela peut paraitre anti-démocratique que de proposer cela puisqu’il a fallu lutter pour voter, mais que feraient les politiciens si personne ne se déplace pour entériner les décisions qu’ils ont déjà prises sans nous demander notre avis ?

      Exercer son droit de retrait vis à vis du vote reste le seul moyen encore démocratique et non violent pour signifier sa désapprobation, et c’est l’unique moyen pour ne pas donner un boulevard aux populistes qui pointeront leurs nez pour proposer leurs solutions démagogiques : Personne ne serait là pour les élire, avant de produire une nouvelle constitution.

    6. @ Bertrand

      Croyez-vous que les politichiens vont réagir à votre non-vote autrement qu’en disant « merci de ne pas nous emmerder avec un vote adverse »? Celui qui renonce à un droit… n’a droit à rien. Vous n’avez qu’a voir à quoi ont droit les états de la part des banques après les avoir aidés avec notre argent.

      Tant pis pour les ingénus… Business as usual, and the show must go on.

  21. La disqualification de Draghi vient à point pour qu’un allemand prenne la tête de la BCE apparemment. Le dogme persiste et signe et c’est donc une bien mauvaise nouvelle pour la zone euro. L’éclatement semble difficilement évitable, à moins que le prix social à payer soit dores et déjà accepté, avec donc, les mesures de contrôle des populations qui vont bien.

  22. Après la Grande Crise, ils se croyaient tous un peu à l’abri. D’abord l’index pour boucher un trou de la barcasse sur laquelle chacun s’était réfugié, puis le majeur, vint ensuite l’annulaire, et enfin l’auriculaire. Grâce à Dieu, (c’est selon), Il leur restait les doigts de l’autre main, mais là aussi il leur fallu déchanter trop vite, car la barcasse continuait de se percer de partout. Après les doigts finalement les orteils furent appelés à la rescousse pour colmater ce qui ressemblait de moins en moins à une barcasse, et de plus en plus à une passoire. Le vent de leva, et alors tous comprirent qu’ils étaient en « mauvaise posture ».
    Et nous avec, malheureusement.

    1. « Après les doigts finalement les orteils furent appelés à la rescousse pour colmater ce qui ressemblait de moins en moins à une barcasse, et de plus en plus à une passoire. »

      @Paul Jorion

      Heureusement qu’ils n’ont pas laissé A Mc Queen les emprisonner (les orteils), sinon leur inesthétiques tentacules ne leur auraient été d’aucun secours, et la barcasse aurait coulé plus vite.

    2. La « Grande Crise », c’est aujourd’hui et maintenant, si j’ai bien compris François Leclerc. Mais je ne suis pas pour autant prêt à embarquer sur le Radeau de la Méduse. Si vous avez une recette pour y mettre fin politiquement, SVP, confiez-la nous!

    3. Perso, ma petite barque ne coule pas et je la dirige à ma manière sans aucun problème!
      Bon c’est sur je n’ai presque rien dedans, ni économie, ni crédit, ni maison, rien pour l’alourdir!
      Quand j’ai soif je bois l’eau de pluie, quand j’ai faim je pêche un poisson!
      Pourquoi se soucier alors que tout est déjà là!!! Il suffit de s’en rendre compte!
      Mais on y voit déjà plus clair! C’est la fin de l’histoire!

    4. On les croyait super intelligents, méritants, travailleurs,…les élites de la finance mondiale. Que voyons nous depuis le début de la Grande Crise; Des « Illuminés », qui se prennent pour Dieu, (CEO de GS), des plombiers bricolos, qui ne savent pas comment réparer les fuites de leurs installations, des borgnes au royaume des aveugles qui n’ont rien vu venir, comme soeur Anne du haut de sa tour, rappelez-vous les propos de Greenspan. On les croyait bon capitaine, pour prendre le vent, le bon, celui qui éviterait la tempête, et que voit on, des marins d’eau douce, capables de rien, enfin rien c’est encore quelque chose, donc mauvais en tout, et sans cap. Ou voulez vous qu’on aille ainsi équipé ? La doxa libérale voudrait que la Grande Crise élimine les moribonds, pour laisser la place au renouveau. Que nous propose la doxa néo-libérale ? Une poursuite en l’état de toute chose ? Réapprenons à compter; Ils sont peu et nous sommes beaucoup.

    1. Mettre les pieds dans le plat, il sait faire, le Cohn-Bendit! Fasse le ciel qu’il ait des émules… mais on n’en prend pas le chemin.

    2. Je suis de la génération des « après-soixante-huitards ».
      Et je ne peux que constater qu’ils sont devenus les pires exploiteurs du système. Tant en politique que dans le domaine financier. Revanche…??? Peut-être. Le doute doit bénéficier à mon accusé.

      Mais la prudence est pour moi de mise. Et aussi dans l’ « écologie »… financière.

  23. En parlant de pays qui auraient profité des « magouilles de GS » pour cacher la gravité de leurs dettes, il n’y aurait pas un rapport entre dette française et le décret du J.O qui leur permet de distribuer du gaz ?

    1. Il faut étudier les dates d’attribution des contrats.
      Cà me semble remonter un peu loin à moins que le ministre du budget de l’époque n’ait su à quoi s’en tenir et ait favorisé le « troc ».

  24. Si l’on en croit l’article de la revue « Risk » paru en 2003 et qui traitait déjà du cas de la dette grecque, l’utilisation de produits dérivés pour masquer l’étendue des déficits aurait fait à l’époque, l’objet d’un débat intense entre d’une part les statisticiens d’Eurostat qui insistaient pour que le passif soit clairement indiqué et les fonctionnaires de certains ministères des finances des pays de l’UE qui préféraient qu’il reste hors bilan. Preuve que beaucoup de gens savaient parfaitement de quoi il retournait.

    « But why did the large negative market value of the swaps not appear on the liability side of Greece’s balance sheet?

    The answer can be found in ESA95, a 243-page manual on government deficit and debt accounting, published by the European Commission and Eurostat in 2002. As revealed by Piga, the drafting of ESA95’s section on derivatives was the subject of fierce arguments between the government statisticians and debt managers of certain eurozone countries.

    The statisticians wanted derivatives-related cashflows to be treated as financial transactions, with no effect on deficit or interest costs, and with the derivatives’ current market value stated as an asset or liability. The debt managers opposed this, insisting on having the freedom to use derivatives to adjust deficit ratios. The published version of ESA95 reflects the victory of the debt managers in this argument with a series of last-minute amendments.

    In particular, ESA95 states in a page-long ‘clarification’ that ‘streams of interest payments under swaps agreements will continue… having an impact on general government net borrowing/net lending’. In other words, upfront swap payments – which Eurostat classifies as interest – can reduce debt, without the corresponding negative market value of the swap increasing it. According to ESA95, the clarification only covers ‘currency swaps based on existing liabilities’. »

    http://www.risk.net/risk-magazine/feature/1498135/revealed-goldman-sachs-mega-deal-greece

  25. @ Jaycib,

    ma conviction, c’est que dans cet effondrement, il est nécessaire de trouver de nouvelles voies.

    De réfléchir à la société que nous voulons pour demain. Quelles priorités? Quelles valeurs?
    Quelle éthique ? Quelle type d’ économie?

    Je ne pense pas que les « institutions-vestiges » d’une « société-cadavre »
    pourront nous y aider.

    Je pense que nous devons construire un autre modèle.
    C’est bien cela qui est difficile : FAIRE UN DEUIL. et aller de l’avant.

    1. @ laurence

      je pense malheureusement ( mais doit on réellement le regretter ) qu’il ne s’agit pas de reconstruire un autre modèle.

      l’aventure stalinienne a tué toute croyance en la possibilité de construire un autre monde ; seule la propagande par le fait ( au sens non vulgaire du terme ) peut ramener l’espoir.

      De mon point de vue , il ne s’agit pas de construire un nouvel __ isme, mais bien plutôt de construire des alternatives CONCRETES , locales et entre gens motivés dans les domaines vitaux que sont se nourrir, se vêtir, se loger, s’éduquer , …… avec des principes qui ne sont pas à ré-inventer mais bien plutôt à mettre en pratique : la solidarité, l’entraide, l’honnêteté et la sincérité.

      donner à chacun selon ces capacités la possibilité de participer à la vie sociale ; ni tribun ni cesar, l’émancipation des travailleurs sera l’oeuvre des travailleurs eux-même : nous en avons soupé de toutes ces avant-gardes qui nous promettaient des lendemains glorieux.

      bref faire vivre des alternatives simples ( pour commencer ) pour montrer concrètement que l’on peut vivre hors de la logique marchande et surtout DONNER ENVIE.

      le chemin sera long escarpé et trouvera, tôt ou tard , la violence étatique : mais nous serons alors pour quoi nous nous défendrons.

      le mouvement social a une longue tradition de création d’alternatives : caisses de résistance, mutuelles, syndicats, coopératives, ….. , squats, villages autogérés lors d’évènements, sel, AMAP,

      Pourquoi devrions nous continuer à croire que le seul chemin possible c’est la politique partidaire et son corrolaire la démocratie représentative : IMAGINONS et CREONS

      socialisme ou barbarie

  26. @ Jaycib,

    il n’en reste pas moins que votre réponse à mon commentaire était bien un procès d’intention.

    Votre logique est tout à fait personnelle.

    Dire que l’on (je) ne s’en remet plus à certaines instances ne SIGNIFIE PAS, quoique vous en pensiez, qu’on (je) souhaite les exécuter en place publique.

    Du calme. Merci.

    1. Croyez-moi, je suis tout à fait calme. C’est votre « TOUS COUPABLES » qui peut induire en erreur. C’est en tout cas un langage que je n’emploie jamais parce qu’ils sont assez nombreux, dans l’appareil d’Etat et même dans les banques et au FMI, ceux qui connaissent les turpitudes de leurs dirigeants et veulent s’en démarquer. Il y a parmi eux des donneurs d’alerte (anglais: whistleblowers) qui se manifestent. Ex. Simon Johnson, ex-économiste en chef du FMI et prof au MIT, qui sonne la charge contre Goldman Sachs et ses agissements vis-à-vis de la Grèce. Il y en aura d’autres, vous pouvez en être sûre. Et ceux-là ne sont pas « coupables ». Ils joueront même un rôle clé dans la reconstruction du monde que vous (comme moi) appelez de vos voeux. Paul Jorion lui-même a travaillé pour Countrywide et s’est fait traiter d’emmerdeur par un dirigeant pour avoir signalé que cette boîte allait droit dans le mur du fait d’une utilisation frauduleuse d’un logiciel régissant l’établissement des comptes. Paul a quitté Countrywide juste à temps pour rédiger « La crise du capitalisme américain », qui était un signal d’alerte par excellence.

      Vous serez sans doute surprise de voir qui se retrouve de votre bord un de ces jours. Mais la question reste posée: quelle institution politique devons-nous, soit rejoindre, soit créer de novo? Pour ma part, j’attends que les régionales soient passées avant de proposer du « concret » (pour ce qui concerne la France). Je ne désespère pas de trouver à Europe Ecologie, entre autres, des éléments susceptibles de se rallier aux préconisations de Paul Jorion. Je trouve même qu’il y a davantage de radicalité post-capitaliste dans ce mouvement qu’ailleurs. Cela dit, aucune organisation existante ne connaîtra la perfection du jour au lendemain; c’est le problème de tous les partis à optique essentiellement parlementaire…

    2. A mon avis Laurence c’est vous qui avez commencé..
      Si Vous avez une solution novatrice et constructive (même osée) nous sommes toute ouïe.

      Une solution bizarre apparait parfois:
      Retirer son argent des banques; pour le mettre où?
      Cà c’est une solution pour ceux qui n’en ont pas.
      Quant à ceux qui , fruit d’une vie de travail, en ont mis de côté pour leurs vieux jours il ne peuvent pas grand chose sauf souhaiter que le système ne pète pas.
      C’est là que les politicards en place sont tranquilles..
      La bourgeoisie fait le dos rond, râle et espère que ces foutues banques de m…ne s’évaporeront pas.

    3. @ Tartar

      Il y a des alternatives à avoir son argent en bourse ou en assurance vie ou en capitalisation. On peut par exemple l’utiliser pour faire une maison destinée à des gens défavorisés qui ne paieront que les allocations consenties par les pouvoirs publics.

      Si je prends le cas de l’habitat ossature bois que je connais depuis longtemps, si tu construis toi-même ta maison (avec les combines ad hoc), ça passe parfaitement en budget, ton capital risque moins qu’à à la banque, et si tu as l’argent d’avance (puisque c’est pour le retirer de la banque), il est conservé, les maigres loyers étant parfaitement suffisants pour effectuer l’entretien du bâtiment. Ce n’est pas mon métier, mais j’ai 25 ans de recul sur ce type de montage.

      De plus c’est un habitat très confortable et chauffable pour un prix modique, ce qui convient à des gens défavorisés. Et peut être que tu seras bien content de le trouver pour toi, si ça se gâte pour ta retraite.

    4. Je vais peut-être un peu dénoter, mais pourquoi ne pas les raccourcir d’une vingtaine de centimètres…??

      A moins que la responsabilité ne soit plus de ce monde… Auquel cas, je ne sais plus ce que j’y fais.

      Quoique… responsable mais pas coupable est devenu un slogan à la mode. On en reparle dans 3 à 6 mois…

  27. « Amenant jusqu’aux services de renseignements du gouvernement espagnol (CNI), selon des sources très bien informées, à s’engager sur la piste des spéculateurs visant leur pays »

    Sur la piste des Etats derrière ces spéculateurs…

  28. @ zebu,

    d’une certaine manière vous avez raison : à ce genres de considérations, nous n’avons pas de réponses satisfaisantes…

    Mais puis-je vous inviter à aller lire les commentaires de Peak.Oil dans le billet « la grande crise » de Monsieur Leclerq ?

    Peut-être cela pourrait-il élargir le débat……. ou plutôt le resituer.

  29. Ah le hors bilan dans tous les domaines il est devenu plus important que le bilan…….;

    Et si Nous nous revendions entre nous tous les Etats en leasing, genre la France achète les murs de l’Allemagne, L’Allemagne ceux de la France ect…

    Résultante des courses : on solde tous les déficits par une vente financé bien sûr ex nihilo par nos gentilles banque en leasing histoire de sauver les créanciers , et il ne reste plus que le loyer à Rembourser en hors bilan, résultat on est pile poil dans les critères de ce formidable traité de traites…

  30. En réponse à Laurence

    En fait notre société paye aujourd’hui les non décisions prises hier :

    – Retraite, donner la retraite, vieille histoire, pour la partie récente, les années 1930, on a octroyé la retraite à des personnes qui n’avaient pas cotisé, ensuite on n’a pas mis de l’argent de côté, ensuite on est parti du principe que la durée de vie ne changerait pas, que…., bref aujourd’hui nous nous approchons du stade ou demain un actif devra cotiser pour un retraité et pas d’argent de côté, une vraie pyramide de Ponzy, une de plus tout simplement, malheur aux derniers qui arriveront dans la pyramide…

    – Surpopulation mondiale, la technique, encore elle, fait que la mortalité de l’être humain a baissé, c’est beau et nous en profitons, reste que notre terre est finie, elle ne peut dépasser un certain nombre d’humains… encore une fois un problème explosif laissé en instance, ce faisant et pour la faim et l’eau, bien évidemment ils sont la conséquence de cette surpopulation, on peut effectivement dire il faut produire plus et avoir plus d’eau, Monsanto et Véolia sont contents bien évidemment mais est-ce la bonne solution apportée à ce problème de surpopulation…

    – Réchauffement, pendant longtemps je fus un convaincu, à présent je suis plutôt songeur, les arguments des contre le GIEC et contre le réchauffement sont aujourd’hui plus convainquants que ceux des pour l’impact de l’homme sur le réchauffement, nous serions en fait dans une période de réchauffement de la terre due à l’activité du soleil…

    – Pétrole, je pense que la nature humaine est ainsi faite, pour l’instant on pense que le pic s’approche, ce ne sera que lorsque la production baissera que le pic sera prouvé, et lorsqu’il reste de l’espoir…

    – La croissance, bien évidemment il y a la terre finie, j’ajoute que lorsque l’on a une maison, une TV, un phone, une voiture, un frigo…… que nous manque-t-il in finé, la croissance par définition a ses limites, la crise actuelle des pays développé est en grande partie la cause de cette accumulation, ce faisant il me semble bien évident que la croissance ne puisse aujourd’hui venir que des pays émergents …

    – Les dettes, en fait il n’y a plus de croissance véritable depuis 30 ans, on a saupoudré des déficits pour faire consommer et alimenter une croissance bien pâle, on a eu besoin de la finances pour alimenter les dettes, ils sont devenus nos débiteurs, ils sont devenus les mâitres officiants de cette nouvelle religion qui est la dette… leurs comportements sont dignes de ceux des grandes religions ne trouvez vous pas..

    – l’Ecole, nous avons fait de nos enfants des Rois, on ne dit plus as tu été sage à l’école, on dit la maîtresse a t elle été gentille…, on a donné des droits sans imposer de devoirs, ce faisant c’est rigolo de parler de devoirs à l’école, ne les a-t-on pas supprimés dans certaines écoles car cela avantageait les enfants que les parents pouvaient aider…

    Cette liste n’est pas exhaustive bien évidemment, la but de ce message est de dire que nous sommes dans la dictature du temps, dans la société du loisir….je vous laisse continuer les qualificatifs…

    Nous pensons que cela pourra continuer éternellement, la prise de conscience de Laurence est celle-là, seulement la vie n’est pas qu’une succession de bonnes nouvelles, je dirai pour faire une image que nous avons eu le dessert avant l’entrée et tout le monde sait qu’une entrée est moins sucrée qu’un dessert…

    En ayant les yeux ouverts comme ici, nous pouvons nous préparer à ces avis de tempêtes, commencer à moins surconsommer, regarder comme la vie est belle et positive, changer notre regard sur les autres, ce n »est pas la fin du monde qui nous attend, juste un autre monde qui s’annonce…

  31. Quand on lit l’article de H. M. Paulson sur le New York Times (How to Watch the Banks – http://www.nytimes.com/2010/02/16/opinion/16paulson.html), et la façon hypocrite avec laquelle il défend une FED ayant seule le rôle de régulateur, il défendant les Banques TBTF en prétendant qu’il serait trop difficile de réduire leurs tailles, il prétend que les actions prises au plus fort de la crise on empêché une crise identique à celle de 1929 et un chaumage à 25%, on peut penser qu’on est loin d’une solution. Son article est de la pure propagande ! Paulson donneur de leçon, avec son ton professoral est particulièrement détestable, d’autant plus que l’article ne justifie que superficiellement les propositions avancées.

  32. Je ne résiste pas au plaisir de citer Mallarmé quand il fait sens… ce qui n’est pas toujours le cas pour moi, concernant sa poésie précieuse notamment.

    http://www.penombre.org/07/03.htm

    La très vaine divinité universelle sans extérieur ni pompes –
    Ce refus à trahir quelque éclat doit peut-être cesser, dans le désespoir et si la lumière se fait de dehors: alors les somptuosités pareilles au vaisseau qui enfonce, ne se rend et fête ciel et eau de son incendie.

    Pas, l’instant venu ostentatoire –

    Qu’une Banque s’abatte, du vague, du médiocre, du gris.

    Le numéraire, engin de terrible précision, net aux consciences, perd jusqu’à un sens.

    Aux fantasmagoriques couchers du soleil quand croulent seuls des nuages, en l’abandon que l’homme leur fait du rêve, une liquéfaction de trésor rampe, rutile à l’horizon: j’y ai la notion de ce que peuvent être des sommes, par cent et au delà, égales à celles dont l’énoncé, dans le réquisitoire, pendant un procès financier, laisse, quant à leur existence, froid. L’incapacité des chiffres, grandiloquents, à traduire, ici relève d’un cas; on cherche, avec cet indice que, si un nombre se majore et recule, vers l’improbable, il inscrit plus de zéros: signifiant que son total équivaut spirituellement à rien, presque.

    Fumée le milliard, hors le temps d’y faire main basse: ou, le manque d’éblouissement voire d’intérêt accuse qu’élire un dieu n’est pas pour le confiner à l’ombre des coffres en fer et des poches.

    Aucune plainte de ma badauderie déçue par l’effacement de l’or dans les circonstances théâtrales de paraître aveuglant, clair, cynique: à part moi songeant que, sans doute, en raison du défaut de la monnaie à briller abstraitement, le don se produit, chez l’écrivain, d’amonceler la clarté radieuse avec des mots qu’il profère comme ceux de Vérité et de Beauté.
    =========

    Mais la variante entendue ce matin sur FR C ne se trouve qu’ici (Original publié dans le journal) :

    http://www.google.fr/url?sa=t&source=web&ct=res&cd=1&ved=0CAcQFjAA&url=http%3A%2F%2Fdeposit.d-nb.de%2Fcgi-bin%2Fdokserv%3Fidn%3D96212348x%26dok_var%3Dd1%26dok_ext%3Dpdf.gz%26filename%3D96212348x.pdf.gz&ei=jLh7S8TrIYu7jAeo14WqAw&usg=AFQjCNGplP1u0Ygg09Ssd9wy8rkRA84h-g&sig2=Gc11dnLRGten3vJ1yK5zBg

    La seule référence exacte de ce texte de Mallarmé concernant le procès de Panama, étrange non … ?

    une liquéfaction de trésor coule, s’étale, rutile à l’horizon, j’y ai l’impression de ce que peuvent être des sommes, millions par centaines ou au delà, égales à celle dont l’énumération, au réquisitoire et dans la superbe défense des avocats, pendant le procès, me laisse, relativement à leurs existences, incrédule. Pourtant, il est, cet or, et même partout un peu! mais l’incapacité des chiffres, grandiloquent, à le traduire, vraiment relève d’un cas, où personne ne se complut à voir. Je me trouve nu pour l’expliquer (1577).

    ===============

    Autre article sur ce sujet :

    http://www.cairn.info/article.php?ID_ARTICLE=POX_071_0061

    ========

    Bien j’ai trouvé aussi quelque part l’analogie faite par Mallarmé entre la parole et la monnaie, et qu’elle perd de son pouvoir archaique de même que l’or le perd en servant d’outil de transaction… Mallarmé voulant restauré tout ceci.

  33. L’AGENCE FRANCE TRESOR OBLIGEE DE FAIRE DE LA PUB !
    du 17 au 19 février 2010 : Oui, oui, ça doit être TRES TRES GRAVE POUR QUE L’AGENCE FRANCE TRESOR SE SENTE OBLIGEE DE FAIRE DE LA PUB sur le site du New York Times, comme vous pouvez le voir ci-dessous. Le lien pointe sur une page en anglais s’il vous plaît, http://www.aft.gouv.fr/?lang=en, et la pub est gérée par Doubleclick. Si AFT doit passer de la pub dans le NYT pour trouver des clients à qui vendre la dette de la France, c’est que quelque chose ne va plus dans leurs chiffres. Cela fait deux ans que je suis sur cette page Business, mais c’est bien la première fois que je vois ça, quel que soit d’ailleurs le pays. Les gens de France Trésor auraient du mettre le texte suivant: « Achetez la dette des Français, peuple travailleur et docile, qui accepte le dictat de l’Europe, et qui se saignera aux quatre veines pour vous payer des intérêts garantis sur 10, 20 et 30 ans, d’autant que la CGT, la FO et la CFDT, et même SUD maintenant, défendent les intérêts des banques et de la CEE. Achetez à l’Agence France Trésor. Signé: les Français reconnaissants ». Chers lectrices et lecteurs, prenez cet article et envoyez-le tel quel, coupé-collé, à un maximum de vos amis et mails, car là, je vous le dis, c’est grave. La France obligée de faire de la pub pour ses bons du Trésor sur un site grand public! Quelque chose, quelque part, est cassé…
    Revue de Presse par Pierre Jovanovic © http://www.jovanovic.com 2008-2010

    la spirale de l’effondrement va plus vite que je ne le pensait!
    le brouillard n’est plus,et la brise commence à se metamorphoser
    cela sent la tempete

    1. C’est sur qu’il n’y a rien a attendre des syndicats y compris de sud. EN 1936, en 1947, en 1968, en décembre 1995 ils n’ont eu de cesse de répéter leur slogan  » il faut savoir arreter une grève », pour étouffer un mouvement qui les dépassaient, préférant servir les maîtres pour sauvegarder leurs prérogatives. Ce n’est pas en programmant une journée de mobilisation pour s’offusquer qu’ils vont faire peur et nous faire croire à leur pouvoir.

  34. @laurence @ zébu
    Une action qui s’en prenne directement au portefeuille des spéculateurs ?
    Zébu dit : « Retirer ses fonds des banques ? Pour aller où ? » On a une réponse . En attendant que les moins pauvres parmi les Européens conscientisés se lancent dans la création d’une banque à vocation sociale, on peut utiliser, faute de mieux, celle que Chavez a créée dans ce but l’an dernier, BANCO DEL SUR, après son opération de distribution gratuite de fuel vénézuélien aux pauvres NewYorkais de Harlem. Banco Del Sur, une banque redistributive spécialisée dans les micro-crédits pour les pauvres d’Amérique du sud qui veulent se créer un outil de travail . Je sais qu’il existe une banque avec un système équivalent en Inde .

    Où sont les agences de ces banques près de chez nous ? Bien qu’habitant en province, je n’hésiterai pas à ouvrir un compte chez eux à Paris ou ailleurs et à clôturer mon ancien compte dans une banque française qui a utilisé l’argent des contribuables pour récompenser ses traders et son PDG.

    1. On a peut-être 500€ à perdre, mais pas 50000 ?
      Parce que Chavez est sympa mais il a aussi tendance à nationaliser sec.

    2. j’ai une relative (disons) sympathie pour Chavez. Bien que son égocentrisme et sa centralisation du pouvoir m’exaspère (ou me fait rigoler, c’est selon), mais moins cependant que United Fruit of esclavagisme.
      ‘Sa’ banque du sud répond à des besoins autres que ceux que l’Europe a et nous avec, il me semble. Ce qui n’empêche pas de s’en inspirer si nécessaire.
      Pas besoin d’aller à Caracas non plus. Vous avez la NEF si vous souhaitez. Ou la CASDEN, si vous pouvez.

  35. @ laurence
    D’accord avec vous et faire le deuil implique une société qui ne soit plus droguée à la sur-consommation , elle même alimentée par le sur-endettement , et c’est bien sûr ce modèle capitaliste ultra-financier qu’il faut plus que revoir mais le plus important reste la prise de conscience et la volonté collective , et là je ne suis pas très optimiste , du moins pour le court terme.

  36. « En revanche, Angela Merkel et bien d’autres gouvernants en place savent ce qu’il leur en coûtera politiquement d’imposer la cure d’austérité qu’exigent d’eux les marchés »

    ils auront leur place assurée dans le secteur privé !
    Le mécanisme est bien rodé…
    La « Grande Crise » fait volé en éclat l’illusion du pouvoir politique au service du peuple

    l’éducation nationale supprime énormément de postes, la gendarmerie et l’armée de terre recrutent massivement…

  37. Ne soyez pas naïfs !
    Goldman Sachs a fait son métier de Haute Banque, comme cela s’est toujours fait depuis des siècles.
    GS a été grassement payé par l’état grec pour son ingénierie financière consistant à rapprocher des préteurs et le trésor grec en manque de crédit . Les premiers montages datent du début des années 2000. Il est question de « swaps » terme appartenant à la catégorie des « dérivés financiers ». L’enquête en cours diligentée à l’initiative de le CEE décrira exactement les montages. Mais il se pourrait que ces opérations ne soient pas simplement un arbitrage dans le temps entre taux d’intérêt ou devise de remboursement et montant emprunté. Certains parlent de « garanties étatiques », telles que des biens nationaux grecs données en quasi hypothèque. N’oublions pas que par un accord financier secret sous le premier mandat de Mitterrand, il a été dit que Fabius aurait donné comme garantie d’un prêt octroyé par les Pays du Golfe de l’or des citoyens français….. Qui en France a réclamé une « disclosure » de cet accord ?
    Donc GS a fait son boulot. En vertu du secret des affaires GS n’a pas a étaler le détail de ses opérations dénouées, lesquelles n’ont aucune incidence dans la « balance sheet ». Tout au plus GS pouvait signaler les montants de ces « prestations » dans le détail de son chiffre d’affaires si le montant était significatif.
    Les grecs n’ont pas et n’auront jamais la même éthique que le Bénélux et l’Allemagne. Ce n’est surtout pas à la France à jouer à la vierge effarouchée en ce domains.
    Le peuple grec se réjouit toujours devant une arnaque, car elle montre l’habilité à « enfoirer ». Le grec admire ce que son président et son ministre des finances ont fait en grand, alors qu’eux même le font tous les jours en petit. Si vous n’avez jamais été en affaires avec les grecs,…..taisez vous au lieu de rêver naïvement.
    Si la Grèce a « truandé » sa situation d’endettement avant son entrée dans la CEE pour en recevoir la clé, et surtout si elle a continué après…..c’est son affaire. La chancelière Merkel est absolument dans son droit de refuser de « payer la note » d’une fraude.
    Si les hauts fonctionnaires de la CEE (qui ne payent pas d’impôt sur le revenu) n’ont pas questionné le moment venu les « hautes banques » selon la procédure de « confirmation directe », ce n’est pas la faute de GS ni des capitalistes qui ont signé les « contrats de dérivés ».
    Alors stop à l’infantilisme financier sur ce blog.
    Soyons concret par des exigences:
    a) que le peuple qui fraude paye ou quitte la CEE. Ce sera un excellent avertissement pour ce qui se passe en Roumanie/Bulgarie……et certainement aussi ailleurs. Les peuples de la CEE ont droit au respect.
    b) que les dirigeants des pays qui fraudent soient « éjectés » par leur citoyens. Cohn-Bendit a absolument raison sur ce point, lui qui s’est tellement trompé sur d’autres. Le cas d’Eva Joly montre assez la nécessité d’une cour spéciale européenne ad-hoc.
    c) que les naïfs (ou incompétents) hauts fonctionnaires de la CEE soient virés
    d) qu’il soit créé une « cour des comptes » européenne spéciale recevant les rapports d’audit de cabinets indépendants internationaux auditant les comptes publics des états. Selon le principe français applicable aux commissaires aux comptes en France, non révocation de l’auditeur par l’audité, non-dépendance de l’auditeur par rapport à l’état, rotation des mandats pour éviter les collusions, responsabilité financière de l’auditeur quant aux conséquences de ses fautes.

    En résumé, cette « grande crise » montre la nécessité de la responsabilisation des peuples et de leurs citoyens. Du retour à la notion de dignité des peuples.
    César a dit « vae victis » ! il a mis au pas de l’ordre romain des tribus européennes (sauf germaniques) incapables de cohérence et de dignité.
    Vae victis ! aux politiques qui trichent !

    c)

    1. Vous avez raison sur tous les points.
      Cependant je me demande comment on trouve des auditeurs compétents incorruptibles même en commissions « tournantes ».
      Comment les paye-t-on pour ne pas les soumettre à la « tentation ».
      La loi du toujours plus est ineffable; quand on fait financer les partis politiques par le Peuple çà ne les empêche nullement de naviguer en eaux troubles pour ramasser « plus ».
      C’est un peu comme avec les agences de notation…
      Finalement je dois me rendre à l’évidence, rien n’est parfait..je suis déçu, mais déçu!

    2. Hhmm… le terme Ami Haché n’est autorisé qu’entre lui et son Flying Deutchman. Pas de dérive, s’il te plait, Zébu.

      AH, tu mets le doigt sur le plus important dans l’humain.

      RIEN ne peut être parfait chez l’Humain. Et heureusement. Mais raison de plus pour essayer de le canaliser en le faisant vivre en société.
      Hors, ce qui nous arrive actuellement va nous obliger à devoir revivre en société…

      L’individualisme va rouler sur la jante, je le crains. (presque 😉 )

    3. @ ALBIN

      a) que le peuple qui fraude paye ou quitte la CEE. Ce sera un excellent avertissement pour ce qui se passe en Roumanie/Bulgarie……et certainement aussi ailleurs. Les peuples de la CEE ont droit au respect.

      Quand un contribuable ou une entreprise fraude, il ne peut pas sortir du système fiscal qu’il a truandé. Je ne vois pas pourquoi la Grèce devrait sortir de l’UE, d’autant plus que je doute fortement que ce soient les grecs dans leur ensemble qui aient approuvé cette fraude. C’est avant tout à eux qu’on a manqué de respect, non?
      Par ailleurs, payer je veux bien, mais à qui? Si c’était une amende de l’UE j’approuverais des deux mains, mais là le paiement sera perçu par des intérêts privés. Depuis quand les intérêts privés seraient-ils garants du respect par les états de leurs engagement?!?

      b) que les dirigeants des pays qui fraudent soient « éjectés » par leur citoyens. Cohn-Bendit a absolument raison sur ce point, lui qui s’est tellement trompé sur d’autres. Le cas d’Eva Joly montre assez la nécessité d’une cour spéciale européenne ad-hoc.

      Incontestablement! Encore faut-il qu’il existe des dirigeants qui n’aient pas fauté! A part ceux qui ne sont jamais arrivé au pouvoir, ça ressemble à une espèce plus menacée que les lamantins!

      c) que les naïfs (ou incompétents) hauts fonctionnaires de la CEE soient virés

      Y’a qu’à, faut qu’on…

      d) qu’il soit créé une « cour des comptes » européenne spéciale recevant les rapports d’audit de cabinets indépendants internationaux auditant les comptes publics des états. Selon le principe français applicable aux commissaires aux comptes en France, non révocation de l’auditeur par l’audité, non-dépendance de l’auditeur par rapport à l’état, rotation des mandats pour éviter les collusions, responsabilité financière de l’auditeur quant aux conséquences de ses fautes.

      Vous voulez donner un infarctus à tous les gouvernants européens ou quoi? :)-
      Je suis à dire vrai surpris que ça n’existe pas déjà, même si j’imagine qu’elle n’aurait malheureusement qu’un rôle purement consultatif.

      Dans le même ordre d’idée, il serait pas mal que les budgets des états soient basés sur les prévisions de cette cour des comptes indépendante et pas sur celles qui les arrange. Ca éviterait de se reposer tous les 2 ans des questions comme celles des retraites en France où la dernière réforme était basée sur une prévision du chômage de 4.5% en 2012…

    4. Le raisonnement d’albin est typique d’un bug fort classique de l’intelligence : le préjugé prend la place de la donnée manquante ( le préjugé étant « les grecs sont des tricheurs ») .

      Mieux vaut chercher à comprendre pourquoi la France a intérêt à ce que la grèce ne soit exclue de l’europe .
      Quelle part de cette dette les banques françaises détiennent ?

  38. Une petite question technique car je n’arrive pas totalement à comprendre ce qui se passerait si l’un des PIGS faisait véritablement faillite (et il faut bien s’entendre sur le sens que l’on donne à ce mot) : comme vous l’assénez depuis plusieurs jours, certaines banques ont plutôt intérêt à voir tomber la Grèce et d’autres pays (via le marché des CDS), ce qui aurait bien entendu des conséquences funestes pour les peuples concernés. Mais se peut-il que d’autres banques soient perdantes , notamment celles qui ont prêté à ces états, et qu’elles se retrouvent de fait bourrées d’une nouvelle montagne d’actifs toxiques ? N’assisterions-nous pas alors à un nouvel épisode du type Lehman Brothers, bien plus dramatique dans la mesure où les états n’auraient alors pas les moyens de sauver une nouvelle fois le système ?

    1. L’entrée d’un nouvel état membre dans la CEE est une opération de « fusion ». La preuve est là = échange de monnaie pour passer à l’euro.
      Si le groupe qui absorbe ne fait pas réalise un audit des comptes de l’entité qui est absorbée, c’est une négligence, si du moins un organisme certifié n’a pas certifié les comptes.
      La jurisprudence sur ce sujet est abondante.
      Il y a dans le cas de non audit une responsabilité partagée. Et le jugement est souvent « en équité » si aucune transaction n’intervient avant pour raison de confidentialité: il y a des magouilles et arnaques qui font du tort à l’arnaqué.
      Dans le cas de la Grèce on n’est pas dans la situation d’un « homme de l’art » face à un particulier. On est entre gents hautement policés, conseillés par des élites du savoir technique (inspection des finances) vivant comme des satrapes mais jouant lorsque nécessaire au poker menteur.
      Si le « bon peuple » accepte d’être roulé dans la farine par les politicards comme cela dure depuis toujours, tout est pour le meilleur !
      Les ménages français ont payé pour le Crédit Lyonnais…. Vous ne vous en souvenez plus ?
      Ces veaux de français vont ils encore payer pour la Grèce ? Merci Mme Merkel d’avoir dit non !
      Notons que Mme Merkel défend l’argent du contribuable français et qu’elle est « descendue en flamme » par certains français qui ont voté à 49% systématiquement contre de Gaulle et qui ont toujours trouvé normal que la gauche laisse une ardoise budgétaire à combler par la droite.

    2. Savez-vous que les Européens ont aussi contribué à la réunification de l’Allemagne ? Savez-vous que les Normands payent pour les Corses ? Quand à l’ardoise budgétaire, la question est aussi de savoir qui l’a crée et comment…

    3. Je dirais plutôt que les PIGS, s’ils ont vécu au dessus de leurs moyens… ils se sont endettés pour acheter… ce que les allemands devaient vendre pour être à la hauteur. L’Europe est une symbiose utile. Maintenant que les turbulences mondiales secouent le navire, les allemands devraient réfléchir d’avantage, car ils ne survivront pas à la perte de leur capacité de vendre, tandis que les PIGS sont des pays plus proches de l’équateur qui sont moins énergivores dans leur viabilité. N’est pas plus riche celui qui à le plus (qu’il peut toujours perdre) mais celui qui à besoin de moins.

      L’Espagne, elle descend jusqu’à 20% de chômage… et ne pète pas les plombs. La Grèce et l’Italie elles pourraient faire de même. Plus on s’aventure vers le nord… moins on survit sans pétrole pour la bagnole et le chauffage.

      Sans symbiose, est-ce que chacun trouverait sa dose?

    4. On ne peut pas laisser dire par albin : « toujours trouvé normal que la gauche laisse une ardoise budgétaire à combler par la droite. »

      Le préjugé est à la pensée ce que le frein moteur est au véhicule .

      Si l’on observe objectivement l’augmentation de la dette en fonction des gouvernements successifs( depuis pompidou) , ce n’est pas la gauche qui serait à classer comme le pire des gestionnaires.
      Si quelqu’un peut prouver le contraire , pas de problème , je suis près à changer de « certitude ».

      http://vazimonga.over-blog.com/article-6457705.html

  39. @politique, @Paul Jorion et François Leclerc et Corinne Lepage et tous les autres

    Dans son Post Scriptum, « Politique » parlait d’un blog Européen avec traduction dans les langues « natives » (je sais qu’il y a un début en ce sens) mais j’en rajoute une louche, cela me semble, à moi aussi, une excellente chose, si ce n’est primordiale.

    On peut le regretter (ça serait tellement plus simple pour le « péquin » moyen que je suis), mais il n’y aura pas (plus) d’homme providentiel (ou de femme, quoique Laurence puisse me contredire). Il suffit de voir, pour s’en convaincre, OBAMA qui à fait « Pschiit… » assez vite, et ce, même si l’homme est probablement honnête. Donc, reste le peuple, comme l’a très bien décrit Howard Zinn, dans son livre que je cite de mémoire « Nous, le peuple Américain ».

    J’essaye de continuer mon raisonnement en live, « à quel niveau agir ? »

    Au niveau local?
    Certainement. Tous les femmes et hommes de ce blog, et bien d’autres, le démontrent tous les jours, cependant depuis le temps qu’il y des initiatives formidables en région ou/et sur des problèmes spécifiques (Emmaus, Adie, droits devants, …). Il en ressort pas grand chose au niveau des « décideurs », si ce n’est des tentatives de récupération et un zeste de charité, « c’est formidable ce que vous faites,… »

    Au niveau national?
    Pas d’idée . J’ai l’impression que tous les politiques qui font des « choses formidables » en région (au 1° degré), soit sont obligés de rentrer dans le rang pour prétendre à une position nationale, soit restent en région, je ne parle pas ici des vérolés, dés le départ (je pense qu’il y en pas mal aussi).

    Au niveau européen?
    Il me semble que le parlement européen est une instance où on (le peuple) doit pouvoir intervenir (à discuter, pourquoi pas sur ce blog)
    Corinne LEPAGE et tous les autres , à l’aide ???
    Quand je vois la facilité avec lequel le politique français se défausse sur « Bruxelles » chaque fois que ça l’arrange, j’ai l’intuition que c’est à ce niveau là que l’on doit aussi agir.

    Au niveau mondial?
    Trop compliqué pour moi.

    Au delà?
    j’ai cru comprendre, sur ce bloq ,que Dieu s’était réincarné sur terre dans le patron de GOLDMAN SACHS. Alors,…., peu d’espoir…

    Je reviens maintenant sur 2 points concernant la traduction de ce blog.

    Impact:
    Si il y a de l’ordre de 100 000 Francophones qui le lisent et x qui y écrivent, il en aura pas mal au niveau européen, (peut -être 500 000 lecteurs), ensuite si on inonde individuellement son député européen (ça pourrait faire de l’ordre 1000 e-mail par député,….), bon je m’arrête là, vous avez compris l’idée… qui n’est pas très originale dans son principe. Si quelque chose démarre, on y reviendra,…

    Moyen:
    Le blog est très volumineux et c’est une partie de son charme, le traduire (de plus pour certains sujets en quasi temps réél) nécessite un gros travail et une sacrée organisation. Une suggestion,…
    J’ai vu récemment sur le web (et entendu à France Inter) un type formidable (encore un) qui fait bénévolement de l’enseignement des sciences via des bandes dessinées qu’il conçoit (c’est un ancien scientifique du CNRS ou autre) et il fait traduire en toutes les langues (plus de 40 langues à ce jour dont je crois me souvenir le « woloff » et d’autres plus exotiques encore). Il fait ça en sélectionnant et payant ses traducteurs (étudiants, autres, chômeur,…) avec les donations qu’il reçoit sur son site.
    Pour en parler aussi (j’essaye de vous envoyer ses références dans un prochain « post »).

    Cordialement à tous.

    1. JP Petit ?
      Ce qu’il raconte sur le domaine militaire est édifiant ! Plus opaque encore que la finance !
      Dommage que certaines de ses publications l’aient marginalisé…
      En tout cas, ses bédés de vulgarisation scientifique sont limpides, même pour le non-initié.

      Son système de traduction est une usine à gaz, à mon avis inadapté aux besoins du « live » sur ce blog. Certains commentaires sont au moins aussi intéressants que l’article qui les a déclenché, il faudrait aussi les traduire en direct. La langue restera une barrière en Europe encore quelques générations, dommage…

    2. http://translate.google.com/#
      j’ai essayé sur cette page,et c’est pas mal du tout(euh,je ne suis qu’un français lisant l’anglais)
      il y a 62 langues
      en mettant un bouton « traduction » au meme niveau que commentaire et en liant la page web automatiquement,ce serait pas mal,non?!

  40. @ jaycib et Tartar,

    vous savez, ‘tous coupables’, cela s’adresse aux institutions. A leur globalité.
    Certainement pas à des personnes en particuliers.

    Mais que lisez vous chaque jour sur ce blog si ce n’est que ces institutions (citez m’en une qui soit irréprochable) inataquables sont coupables par action et/ou par omission?

  41. Vous m’excuserez ce parallèle qui vient de me sauter à l’esprit tel un coup de pied au cul, mais le gars qui a vendu sa religion en chassant les marchands du temple, moi, je dis, chapeau.

    1. Arf … Le gars a mal fini.
      Mais ‘sa’ religion a bien prospéré, merci pour elle.
      Personne n’est tenté par le sacrifice de soi ?

    2. Infernaux. Globalement, vous êtes aussi pires que moi.

      Et, mine de rien, une fois que la religion aura été éradiquée du cerveau des humains, il faudra aussi s’attaquer à la religion du fric.

      Vaste programme, non..???
      Raison de plus pour commencer tout de suite.

    3.  » Et, mine de rien, une fois que la religion aura été éradiquée du cerveau des humains, il faudra aussi s’attaquer à la religion du fric. Vaste programme, non..??? Raison de plus pour commencer tout de suite. »

      Je croyais qu’il fallait de tout pour faire un monde,

      Si vous voulez tant voir un monde sans religion, sans réels croyants au cœur comme à l’esprit et bien commencez donc par supprimez certaines personnes, ça transformerait sans doute aussi le monde en un grand cimetière vous ne croyez pas ?

      Allons, allons ne vous défilez pas comme ça un peu de courage, mettez-y aussi davantage de gens à l’ouvrage si cela peut vous permettre de vous sentir mieux, pourquoi pas faute de mieux ?

      Hélas un monde totalement organisé avec ou sans aucune religion authentique au Cœur à l’Âme et à l’esprit on en voit nettement mieux plus tard les limites.

      Puissiez-vous un jour rencontrer ne serait-ce qu’une seule fois une personne sachant vous parler de ces choses autrement, bien sur pas comme moi, ou alors comme ceux dans la plupart des radios chrétienne, préférant tant faire parler un autre grand Patron de plus à l’antenne, la religion du fric, la leur et puis après que voyons-nous de mieux dans le monde du travail, comme je vous comprends tellement Yvan, de vous en prendre continuellement jour après jour à la religion sur le blog, allez, allez-y cela m’est bien égal maintenant, des loups habillés en brebis…

    4. Wikipedia :

      « Lors des funérailles de l’abbé Grégoire, l’autorité romaine interdit l’église à sa dépouille. Mais rassemblées autour de La Fayette, deux mille personnes accompagnent le corps de l’évêque humaniste et gallican au cimetière Montparnasse.

      Plus de 150 ans plus tard, le 12 décembre 1989, ses cendres sont transférées au Panthéon en même temps que celles de Monge et de Condorcet, à l’occasion de la célébration du bicentenaire de la Révolution française. La hiérarchie catholique, en la personne du cardinal Lustiger, refuse de s’associer à cet hommage. »

      L’église : nulle au fil des âges !

    5. « L’église : nulle au fil des âges ! »

      N’exagérons rien. Cet abbé a clairement nuit à la puissance de l’Eglise. Vous voudriez qu’en plus ils tendent l’autre joue? Ou pardonnent? Paul, vous avez pris leurs racontars trop au sérieux. 🙂

      Cela me fait penser à Zinoviev, qui montre bien que les révoltés qui se retrouvaient au goulag étaient les vrais communistes. Ils avaient pris l’idéal communiste au sérieux, ces naïfs.

      Au fait, imagine-t-on des idéalistes du capitalisme qui auraient pris trop au sérieux la propagande de leur gouvernement? Que faut-il en déduire?

    6. Etonnant que de dire que l’église est nulle au fil des âges tout en ne voulant pas dire que l’abbé grégoire ne l’était pas .

      L’abbé pierre ne l’était pas , le Christ ne l’était pas , soeur emmanuelle ne l’était pas , la liste est longue de cette église qui n’a rien à voir avec celle des honneurs et des pompes .

      Le préjugé anti-chrétien est une imbécilité tout autant que tout autre préjugé, sauf vot’respect , mr Jorion.
      Je le dis sans donner dans le coup de goupillon , vous en fairez ce que vous en voudrez.

    7. Une église trop organisée, trop institutionnalisé, trop chapeauté ne saurait mieux faire aimer l’évangile aux hommes.

      Un mauvais chrétien plaide coupable ?

       » Mauvais chrétien à la barre, dit le grand Inquisiteur, on vous accuse d’inciter les gens à ne plus marchander dans le Temple, à ne plus roupiller dans les églises, à être au chômage, à ne plus vouloir travailler dans une société que pour l’argent et la malice, on vous accuse d’inciter les gens à relire les écritures et la bible autrement et en plus sans notre permission, à enfreindre les lois, les coutumes, les conventions, les traditions de notre très Sainte religion organisée depuis quelques siècles au Vatican, voire même carrément contre l’esprit des premiers Apôtres. Qu’avez-vous à dire ?  »

       » Coupable, votre honneur, à travers mon chômage je me rends bien compte que je ne sers bien évidemment plus correctement les valeurs de ce monde. »

       » Finalement, on vous accuse de réviser, de corriger, de méditer, de prier autrement, voir même de mettre en doute les dogmes sacrés de notre Foi. Qu’avez-vous à dire dans votre situation ?

       » Coupable votre honneur de ne pas pouvoir me conduire comme un autre grand Patron de plus du Cac 40 . »

       » Quel est votre nom mauvais chrétien, Chômeur ?  »

       » Oh comme bon vous semblera, votre honneur à vrai dire j’ai plutôt un matricule aujourd’hui . »

      Certaines personnes au Vatican sont parfois tellement apeurées de voir d’abord leur religion pratiquée à la virgule avec les grands dévoyés de ce monde près que d’entendre dire qu’elle est mise en doute par un modeste et pauvre petit chômeur de plus … Amen

      ——————-

      Hélas depuis toujours les grands Prêtres n’ont pas toujours bien reçu comme il faut certaines personnes, en quoi sont-ils donc si différents de ceux d’hier dans leur conduite ?

      Tant d’hypocrites de première …

    8. «Les rois sont dans l’ordre moral ce que sont les monstres dans l’ordre physique […]. L’histoire des rois est le martyrologe des peuples»

      Lutte pour l’abolition de l’esclavage
      Lutte pour l’abolition de la peine de mort
      Lutte pour obtenir les droits civiques pour les Juifs
      Lutte pour une langue nationale : le français
      Lutte pour la formation des hommes : création des Arts et Metiers
      Lutte pour la liberté des cultes
      ………Lutte, et à cette époque, ça craignait!!!!!

      Et il y en a qui critiquent ou qui snobent toujours la couleur de sa violette bourka d’évêque?
      Petits joueurs, derrière des petits pianos!
      Pourtant que la montagne est belle!
      Olivier Besancenot n’a, à ce compte là, pas encore son premier flocon…..

  42. @ J Gorban,

    vous avez raison, c’est une des choses que nous pouvons faire aujourd’hui.

    Il me semble que ces ‘petites’ actions vont dans le sens d’une construction.

    Peut-être plus importante que nous ne l’imaginons

  43. LA GRANDE CRISE, n’est ce pas un peu naturaliser le phénomène, qu’on pourrait plus clairement qualifier de faillite (ou de crise) du modèle de gouvernance néo-libérale?

    Ci joint un regard dans ce sens.

    La crise des subprimes est une crise de la gouvernementalité néo-libérale, et non une incapacité à réguler la monnaie
    Article retranscrit à partir de l’intervention de Maurizio Lazzarato aux Mardis de Chimères, le 17 décembre 2008.

    Appauvrissement et enrichissement dans le néo-libéralisme

    La crise que nous sommes en train de vivre n’est pas une crise financière au sens du consensus médiatique, qui en parle comme s’il s’agissait du résultat d’une séparation entre la spéculation des financiers et la production des entrepreneurs (tel que le dit Sarkozy). L’économie dite réelle et la spéculation financière sont indissociables. Et la crise, en réalité, met en évidence l’échec d’une gouvernementalité néo-libérale de la société, dont la finance n’est qu’un dispositif (même s’il est stratégique).

    1) La finance est une machine de guerre qui transforme les droits sociaux en crédits, en assurances individuelles et en rente (des salariés aux actionnaires).

    Alors que l’économie réelle appauvrit les gouvernés en tant que salariés (blocage des salaires, précarisation, etc.) et en tant que détenteurs de droits sociaux (réduction des transferts de revenu, diminution des services publics, des allocations chômage, etc.), la finance virtuelle prétend les enrichir par le crédit et l’actionnariat.

    Les politiques néo-libérales ne veulent pas d’augmentations de salaire directes ou indirectes (comme de meilleures retraites financées collectivement), mais elles incitent au crédit à la consommation et à la rente boursière (fonds de pension, assurances privées et individuelles). De même, elles répugnent au droit au logement, mais favorisent les crédits immobiliers. Et elles poussent à investir dans les assurances individuelles, plutôt que dans la mutualisation contre les risques (chômage, santé, retraite, etc.). Le salarié et l’usager de la sécurité sociale doivent gagner et dépenser le moins possible pour réduire le coût du travail et celui de la sécurité sociale. En parallèle, le consommateur doit dépenser le plus possible pour écouler la production. Or, dans le capitalisme contemporain, le salarié et l’usager d’une part, et le consommateur d’autre part, sont les mêmes personnes et se trouvent pris de la sorte dans une sorte de schizophrénie.

    Voici le miracle qu’on attendait de la finance : croire à une redistribution de la richesse qui ne toucherait pas aux profits. C’est-à-dire à une redistribution de la richesse qui s’accompagnerait d’une réduction des impôts, surtout pour les riches. Une redistribution de la richesse qui couperait dans les salaires et les dépenses sociales, etc. Et ce qui a failli n’est pas la « spéculation » sauvage issue du découplage de la finance et de l’économie réelle, mais bien le projet politique d’enrichir tout le monde sans toucher au régime de propriété (privée). La propriété est le point d’achoppement de toute politique dans le capitalisme : hic Rhodus, hic salta !

    2) La finance est une machine visant à transformer les salariés et la population en « capital humain » où chacun assure soi-même sa valorisation de « soi » à travers ses propres investissements (crédits individuels en formation, santé, assurance, etc.)

    La finance doit contribuer à faire de tout gouverné une sorte d’entreprise permanente et multiple. Ce qui est alors demandé aux individus n’est plus d’assurer la productivité du travail, mais la rentabilité d’un capital (de leur propre capital, inséparable de leur propre personne). L’individu doit se considérer lui-même comme un fragment de capital, une fraction moléculaire du capital. Le travailleur n’est plus un simple facteur de production, l’individu n’est pas, à proprement parler, une force de travail, mais un capital-compétence, une machine-compétences, qui va de pair avec un style de vie, un mode de vie, un choix moral . C’est une « forme de rapport de l’individu à lui-même, au temps, à son entourage, à l’avenir, au groupe, à la famille ».

    3) La finance est une machine qui voudrait transformer le salarié en petit propriétaire, pour, comme disent les libéraux, le déprolétariser, le dépolitiser.

    Dans une perspective de déprolétarisation (construction de petites unités de production, aides à l’accession à la propriété de son logement, actionnariat populaire, etc.), la visée néo-libérale est toujours la même : « un salarié également capitaliste n’est plus un prolétaire », indépendamment du fait de la « salarisation croissante de l’économie ». La folie de cette logique politique ne trouve pas sa source dans le système boursier, mais dans le projet de transformer chaque individu en « petit propriétaire », comme l’énonce le programme de Sarkozy (d’après l’original américain, Bush, qui récita abondamment son bréviaire de la société des propriétaires), sans vouloir toucher aux inégalités dans la distribution des richesses qui se sont, depuis trente ans, continuellement accrues.

    Le régime d’accumulation et les modalités de gouvernementalité financière, aujourd’hui en crise, cachent des techniques d’individualisation, de dépolitisation et de déprolétarisation. Elles ont pour objectif principal la neutralisation des comportements de mutualisation, de solidarité, de coopération (qui impliquent la revendication de droits pour tous, etc.). De même, elles contribuent à effacer la mémoire des luttes salariées, des luttes des prolétaires (leurs actions et leurs organisations collectives). La croissance tirée par le crédit (la finance) pense ainsi exorciser tout conflit. Se confronter à des subjectivités qui considèrent les allocations, les retraites, la formation, etc., comme des droits collectifs garantis et reconnus par la société, ce n’est pas la même chose que gouverner des « débiteurs, des petits propriétaires, de petits actionnaires. »

    La crise des subprimes n’est pas une crise financière, mais l’échec de ce programme politique visant à l’individualisme patrimonial. Bien au-delà de l’aspect symbolique, elle touche directement la maison, emblème de la propriété individuelle.

    La dette infinie

    « S’appuyant sur les recherches de Will, Michel Foucault montre comment, dans certaines tyrannies grecques, l’impôt sur les aristocrates et la distribution d’argent aux pauvres sont des moyens de ramener l’argent aux riches, d’élargir singulièrement le régime de la dette… (Comme si les Grecs avaient découvert à leur manière ce que les Américains retrouveront avec le « New Deal » : que les lourds impôts d’Etat sont propices aux bonnes affaires). Bref, l’argent, la circulation de l’argent, c’est le moyen de rendre la dette infinie (…) L’abolition des dettes ou leur transformation comptable ouvrent la tâche d’un service d’Etat interminable (…) Le créancier infini, la créance infinie a remplacé les blocs de dette mobiles et finis (…) la dette devient dette d’existence, dette d’existence des sujets eux-mêmes. Vient le temps où le créancier n’a pas encore prêté tandis que le débiteur n’arrête pas de rendre, car rendre est un devoir, mais prêter une faculté, comme dans la chanson de Lewis Carroll, la longue chanson de la dette infinie :

    “Un homme peut certes exiger son dû,
    mais quand il s’agit du prêt,
    il peut certes choisir
    le temps qui lui convient le mieux” »

    Deleuze et Guattari, L’Anti-Œdipe

    Avec le passage des sociétés disciplinaires aux sociétés de contrôle, s’opère la transition du grand enfermement au grand endettement, ce qui engage une modification profonde des formes de domination. De l’homme enfermé, dans la prison tout d’abord, mais également dans l’usine, l’hôpital, l’école, ou la caserne (toutes les institutions qui ressemblent à la prison), on passe au modèle de l’homme « endetté » (Deleuze).

    Le secret de la croissance de la Corporate America vient de la dette. Mais la dette (le crédit) n’est pas seulement un moteur économique, mais également une technique de gouvernementalité des conduites des individus. Le système de la dette financière et morale fait circuler à la fois de la culpabilité et de la responsabilité chez les gouvernés (Nietzsche, dans La généalogie de la morale, nous rappelle que dans la langue du protestantisme, « dette » et « faute », se disent de la même manière).

    D’une part, le capitalisme contemporain encourage les individus à s’endetter (aux États-Unis, où l’épargne est négative, on contracte tous types de crédits : à la consommation, pour acheter une maison, poursuivre ses études, etc.), en ôtant à l’endettement moléculaire toute charge culpabilisante. D’autre part, il culpabilise les mêmes individus en tant que responsables des déficits molaires (de la sécurité sociale, de l’assurance maladie, de l’assurance-chômage, etc.), qu’ils doivent s’engager à combler. La presque totalité des réformes néo-libérales (celle de la sécurité sociale, de l’intermittence, des retraites, etc.) sont légitimées par les déficits, alors que tout le monde peut aujourd’hui constater que le deficit spending (l’endettement de l’Etat) est une question entièrement politique !

    Cette incitation à contracter des crédits mêlée à cette obligation à faire des sacrifices pour réduire le « trop » des dépenses sociales ne sont pas contradictoires, puisqu’il s’agit d’installer les gouvernés dans un système de dette infinie. On n’en a jamais fini avec la dette dans le capitalisme financier, tout simplement parce qu’elle n’est pas remboursable (avec la charge des dépenses sociales, il faudrait plusieurs générations pour sauver le système !).

    Cette dette infinie n’est pas d’abord un dispositif économique, mais une technique sécuritaire pour réduire l’incertitude du temps et des comportements des gouvernés. En dressant les gouvernés à promettre (à honorer leur crédit), le capitalisme dispose à l’avance de l’avenir puisque les obligations de la dette permettent de prévoir, de calculer, de mesurer, d’établir des équivalences entre les comportements actuels et les comportements à venir. Ce sont les effets de pouvoir de la dette sur la subjectivité (culpabilité et responsabilité) qui permettent au capitalisme de jeter un pont entre le présent et le futur. Dans La Généalogie de la morale de Nietzsche, la possibilité d’extraire de l’« homme-fauve » un « homme civilisé », c’est-à-dire un homme « prévisible, régulier, calculable », passe par la capacité à promettre, par la fabrication d’une mémoire de la dette. La mémoire de l’« homme civilisé » contemporain est celle de l’employabilité, de la disponibilité, de la docilité aux lois du marché du travail et de la consommation, puisqu’il leur est redevable d’un crédit. Si les mnémotechniques que le gouvernement néo-libéral met en place ne sont pas la plupart du temps aussi atroces et sanguinaires que celles décrites par Nietzsche (supplices, tortures, mutilation, etc.), leur sens est identique : construire une mémoire, inscrire dans le corps et dans l’esprit le sens de l’obligation. Pour que ces effets de pouvoir de la monnaie sur la subjectivité fonctionnent, il faut donc sortir de la logique des droits individuels et collectifs pour entrer dans la logique des crédits (les investissements du capital humain).

    1. « La finance est une machine de guerre qui transforme les droits sociaux en crédits, en assurances individuelles et en rente (des salariés aux actionnaires) »

      Mais la finace est aussi une macine de guerre qui transforme le cerveau en sauce blanche. On parle dans ce blog du crédit aux ménages, comme s’il était inévitable, comme si la police allait venir vous arrêter si vous ne prenez pas de crédit.

      C’est là ou la machine ubuesque à décerveler de la Phynance opère. Avec l’aide des grands relais de propagande, Personne ne se pose plus la question de la nécessité d’avoir un intérieur sur équipé, un jardin tondu avec un micro-tracteur. Il faut réécouter comment Boris Vian se foutait du « progrès » dans une de ses chansons (« la complainte du progrès? »): Ah Gudule, si tu m’aimais, je te do-nn-erais: Un frigidaire, une machine à lavé, un jolis cooter, une armoire à cuiller, une pelle à gâteau, un écorche poulet, une tourniquette, pour faire la vinaigrette. (Boris Vian).

      Sans aller jusqu’au tous complices, ceux qui s’endettent parce qu’ils ont « besoin » d’objets neufs n’ont plus conscience que c’est eux qui renforcent la finance. Par exemple, vous avez besoin d’une voiture: Vous en achetez une neuve. Vous prenez un crédit. Vous assurez la bagnole tout risques, le vendeur, mais aussi l’assureur se frottent les mains. Le coût du crédit + l’assurance+ la décote d’une bagnole neuve, il faut être sacrément riche pour se payer ça, ou sacrément gogo. Les bagnoles roulent 400 000 km, on en trouve pour 2000 euros qui ont moins de 200 000km. On prend un risque: se la faire voler. OK, mais même avec 2000 euros de perdus si on se la fait voler le premier jour, on est loin de ce que coûte pour le même service le surcoût de la voiture neuve+crédit+ assurance tout risque.

      Pareil pour les mutuelles. Toutes les familles prennent des mutuelles pour tous ses membres, qui sont hors de prix par rapport à ce qu’une famille « normale » devrait dépenser chez le médecin hors remboursement sécu. Lorsque vous dites au pharmacien que vous n’en avez pas, on vous regarde comme un martien. Quel est le risque: le gros pépin, l’hospitalisation. Pour couvrir ce risque là, ça ne coûte que 120 euros par an. Et en cas d’opération, vous êtes pris à 100% de toutes façons.

      La culture du crédit et du soi-disant risque zéro grâce à l’assurance, a fait perdre la tête à nos concitoyens et les rend, de plus, complices des upper-classe qui se moquent d’eux, entre eux, en fustigeant leur mauvais goût et leur pavillon minable muni d’une pelouse indigente.

      La résistance, ça commence par le zéro crédit. Le zéro risque, c’est la quasi zéro assurance, et surtout, pas de pélèvements automatiques, tout le monde sait qu’on ne peut pas s’en dépétrer et qu’il est légal de les refuser.

    2. @Jack (17 février 16 h 27)
      Excellente explication de la victoire de la valeur d’échange sur l’usage, augmentée par une description parfaite et simple de ses conséquences dans la vie quotidienne. Votre commentaire est d’autant plus satisfaisant qu’il esquisse une approche critique de la notion de temps. Cela me rappelle un bombage aperçu sur un mur il y a quelques années, qui me semblait condenser, à la manière d’un slogan, la plupart des axes (dont l’expression de « déprolétarisation » – j’ajouterais « spectaculaire » – n’est pas la moins intéressante) dont vous amorcez des développements : « Pour la démarchandisation du temps ! ».

      Comme quoi, il arrive parfois que la détermination intempestive affleure, ça et là, dans ce blog.

    3. Peut-être devrais-je préciser que le « néo-libéralisme » n’est qu’un nom plus récent désignant le capitalisme comme mode de production.

    4. Je crois qu’on joue un peu sur les mots. François Leclerc ne dit pas autre chose lorsque billet après billet il met en garde contre la tentative des puissants d’instaurer un ordre toujours plus sécuritaire, en effet, inhérent au néo-libéralisme. J.-P. Werrebrouck évoque lui l’ordo-libéralisme, ce qui est encore un concept très approchant. Paul Jorion lui-même a déjà sur ce blog cité Rousseau … L’analyse de Deleuze est plus que jamais d’actualité. Nous sommes clairement dans une société du contrôle.

      Derrière le problème de la dette, il y a bien entendu le problème de la propriété privée et de sa définition.
      La question est moins débattue car elle touche aux fondements de la République, dont les institutions politiques, issues des conquêtes de la pensée libérale jusque dans ses principes économiques, ont accompagné l’essor et le développement du capitalisme. Ces institutions ont été les garantes et même les promotrices du respect de la propriété individuelle et des richesses accumulées au nom de la liberté. Ainsi d’une certaine façon la démocratie libérale a été l’alliée du capitalisme. Tant que la démocratie libérale ne gênait pas le capitalisme les libertés de parole, de réunion, d’association, étaient bienvenues et souvent encouragées, certes souvent aussi sous l’effet des coups de butoir des mouvements sociaux.

      Or, désormais, le vent tourne. La démocratie est de plus en plus vue comme un obstacle au maintien en place des puissants, autrement dit ceux qui ont l’argent et le patrimoine que l’argent a permis d’acquérir. Ceux-ci, placés devant une crise inédite, par son ampleur et ses facteurs multiples, sont rétifs au lâcher prise, par égoïsme ou aveuglement. Ils ne voient plus d’autre issue que de faire accomplir au système une mutation, mais alors une mutation dont le résultat serait de fait l’escamotage pur et simple de la démocratie, pourtant déjà mal en point.

      Le capitalisme d’Etat dans sa version chinoise, et peut-être demain américaine, est un exemple de ce qui pourrait nous attendre si les choses tournaient vraiment mal.

      Pour terminer sur une note plus positive, je voudrais redire, après quelques autres qui en ont déjà évoqué l’idée ici ou ailleurs, que la notion de propriété individuelle pourrait être entendue d’une toute nouvelle manière. A savoir que la propriété ne serait plus la petite propriété individuelle au sens des libéraux, le petit chez soi avec sa petite clôture et son petit coffre fort, pour préparer sa petite retraite mais la propriété en tant que ce qui nous est propre à chacun, au sens de singularité, laquelle serait conçue a priori dans le rapport à la collectivité, à la communauté politique. AInsi la place de chacun serait comprise comme solidaire de toutes les autres, au lieu qu’un principe de compétition gouvernerait la société comme c’est le cas aujourd’hui.

      Cela n’empêcherait nullement que l’intimité de chacun soit violée, au contraire, puisqu’il s’agirait de donner au mot liberté une véritable consistance, en tant que la liberté se définirait cette fois comme la possibilité pour chacun de se cultiver selon son désir. Bien entendu pour cela il faudrait que les droits sociaux aient le même statut que les droits strictement individuels ces derniers ne concernant, si on peut dire, que la disposition de son corps et de son emploi du temps. Cela suppose l’abandon du paradigme de l’individualisme méthodologique, et pas seulement d’un point de vue théorique. Son principe est certes critiqué, combattu, mais le fait est que nos institutions sont dans leur esprit son application concrète. Il faut reprendre notre devise « liberté, égalité, fraternité », en la repensant, pour la dégager de la gangue du libéralisme à la sauce économiste.

      Bref, je suis d’accord, derrière la dette, il y a d’autres enjeux. Toutefois, l’urgence nous commande — aussi — de prendre le taureau de la finance — symbole de Wall Street — par les cornes ! Il est très virulent et fait et fera encore des dégâts.

      Comment inventer une nouvelle société où l’individuel et le collectif ne seraient plus constamment opposés, mais pensés a priori dans leurs implications réciproques. Vaste chantier en perspective !

    5. La machinerie du contrôle social est devenue plus sophistiquée: rares sont de nos jours les charges à cheval de gendarmes mobiles munis de leurs mousquetons dans les corons !

      Encore que, pour qui a fréquenté en pleine nuit un commissariat dans une banlieue du 9-3 (cela m’est arrivé), il y a de quoi être profondément inquiet. De jeunes flics étant placés – toutes proportions gardées – dans la position d’un GI tout juste post ado fraîchement débarqué en Afghanistan de son coin perdu des Etats-Unis. Que l’on ne s’étonne pas de l’effet.

      Les rambos ne sont toutefois que la partie visible d’une machine répressive plus insidieuse et élaborée.

      L’intériorisation du contrôle social est tout aussi stupéfiante, par son ampleur, que la puissance de la machine qui en est à l’origine. Cela ne veut pas dire qu’il est nécessairement irrésistible, mais cela doit faire réfléchir sur les moyens de s’y opposer.

    6. « La machinerie du contrôle social est devenue plus sophistiquée: rares sont de nos jours les charges à cheval de gendarmes mobiles munis de leurs mousquetons dans les corons !  »

      Je doute de cette sophistication. C’est un mythe selon moi. Ce qui a changé, c’est qu’il n’y a plus de corons. La répression est bien réelle, il suffit de regarder certaines banlieues, c’est-à-dire là où les conditions de vie sont restées difficiles et donc la population plus mécontente et rebelle.
      La stabilité sociale de ces dernières décennies est uniquement le fruit de la prospérité. Si la crise se propage à la classe moyenne et fait gonfler les rangs des démunis, vous verrez inéluctablement les gendarmes mobiles réapparaître.

    7.  » La machinerie du contrôle social est devenue plus sophistiquée  »

      Je vous le fait pas dire surtout que c’est beaucoup plus rentable pour l’industrie pharmaceutique de vendre davantage de psychotropes aux gens de la ville basse que dans la ville haute, là ou le divertissement est roi, quelle grande exploitation éhontée de l’homme par l’homme pire même maintenant sur le plan médical et pharmaceutique après le monde financier et de la politique, dommage qu’il n’y est pas un peu plus de médecins courageux et intègres dans ce monde déjà bien mal en point par les seules valeurs de l’argent ou de l’honoraire et la commission de plus.

      Évidemment si le contrôle social était déjà moins soutenu, sophistiqué, on verrait peut-être déjà un peu moins de gens remplir les hôpitaux pour tenir le coup au travail comme sur un poste, pilule du Bonheur mon œil oui, en fait regardez les bien il n’y a guère plus de différence à voir entre un marchand de sommeil, de liberté et de poison, oui ce monde au bord de la faillite est principalement le leur.

    8. Chapeau bas, Jack.

      François Leclerc, je bats ma coulpe et promets de lire dorénavant tous vos billets avec attention…et avec un autre oeil.

  44. Ce sont les politicards démagogues réélus qui créent les ardoises et nous qui payons.
    Il ne gèrent rien car leurs dépenses d’état ne grèvent pas leurs fortunes personnelles…au contraire les lobbies souffleurs de lois les remercient grassement à coups de prébendes off-shore.

    Je me sens donc bientôt ,quelle horreur, devenir « communiste ».
    Après tout le Peuple américain est frère…ouh là je dérape , je suis bon pour l’internationale..

  45. @ hema 🙂

    Vous savez, il y a quelque chose en moi (?) qui me souffle que tant que nous raisonnerons avec nos vieux concepts,

    tant que nous ne déciderons pas (et c’est pas de la tarte) de la société que nous voulons pour demain, nous nous sentirons victimes et empêtrés dans des choses sur lesquelles nous n’avons pas prise.

    Nous ne nous sentons pas ‘attelés’ à un projet. C’est là que le bât blesse.

    ??? c’est ma ‘conviction intime’ 🙂

  46. @ Bourdon,

    c’est justement pcq j’ai bien conscience de cela que je ne voudrais pas que ceux de demain paient nos non-décisions d’aujourd’hui!

  47. Un plan de sauvetage européen à 320 milliards d’euros.

    Pas de demi-mesure, tel est le secret d’un plan de sauvetage réussi. Suivant cette règle, Paul Mortimer-Lee, économiste chez BNP Paribas, estime qu’il faudrait débourser 320 milliards d’euros pour venir en aide aux pays cruellement dénommés «PIGS» (Portugal, Irlande, Grèce, Espagne).

    «Il faut que le plan de soutien soit suffisamment imposant pour donner suffisamment d’oxygène aux pays visés afin qu’ils se relèvent et afin de faire sortir du bois les spéculateurs et de réconforter les créditeurs», écrit l’économiste dans une note.

    D’après les rumeurs de marché, un éventuel plan de sauvetage pour la seule Grèce coûterait 20 milliards d’euros. Insuffisant, d’après l’économiste de BNP Paribas : 20 milliards, c’est le montant des sommes allouées à la Hongrie et à la Roumanie, soit aux alentours de 20 % du produit intérieur brut de ces pays.

    Appliqué à la Grèce, le même ratio équivaut à 50 milliards d’euros, à 35 milliards d’euros pour l’Irlande, et à 30 milliards d’euros pour le Portugal.

    Le sauvetage le plus cher concernerait l’Espagne, avec une enveloppe de 200 milliards d’euros.

    Car, «pour mettre en place un plan qui ait une chance raisonnable de réussir, il faut venir en aide à tous les pays en difficultés», avertit Paul Mortimer-Lee. L’enveloppe totale de 320 milliards d’euros représenterait au final 3,5 % du PIB de la zone euro, ou encore trois fois le déficit budgétaire allemand.

    Si la situation se corse, il semble que les pays de la zone euro n’auront guère le choix, vu l’imbrication des économies européennes.

    Pour l’instant, aucun responsable politique ne parle d’un plan de sauvetage financier. L’Europe se contente de déclarations de soutien. Comme le relève l’économiste, «les paroles ne coûtent rien». Il faut espérer que le poids des mots seul suffira à calmer les marchés.

    Le Figaro

    1. Combien d’argent faudra-t-il exactement pour sauver L’Europe ? L’Amérique ? La Chine ? le Japon ? L’Espagne ? L’Angleterre ? La Grèce ? La Finlande ? Pus de damnés sans doute encore …

      Mon âme, tu as beaucoup de biens assemblés pour beaucoup d’années ; repose-toi, mange, bois, fais grande chère» (Luc 12:18, 19)

      «Celui qui aime l’argent n’est pas rassasié par l’argent, et celui qui aime les richesses ne l’est pas par le revenu» (Eccl. 5:10).

      « Est-ce le temps de prendre de l’argent, et de prendre des vêtements, et des oliviers et des vignes, et du menu et du gros bétail, et des serviteurs et des servantes ?» (2 Rois 5:26, 27)

      L’homme actuel prétend se servir de l’argent, il se trompe lourdement. C’est Mammon qui, caché derrière l’idole, asservit l’homme.

      «le rassasiement du riche ne le laisse pas dormir» (Eccl. 5:12)

  48. @ Laurence :
    Peut-être une possibilité d’action politique ‘immédiate’, finalement, après réflexion …
    La révision constitutionnelle du 23 juillet 2008 permet, sous des conditions très strictes, d’initier un référendum dit « d’initiative populaire » (art. 4 de la loi constitutionnelle du 23 juillet 2008, révisant l’article 11 de la constitution) :

    « Un référendum portant sur un objet mentionné au premier alinéa peut être organisé à l’initiative d’un cinquième des membres du Parlement, soutenue par un dixième des électeurs inscrits sur les listes électorales. Cette initiative prend la forme d’une proposition de loi et ne peut avoir pour objet l’abrogation d’une disposition législative promulguée depuis moins d’un an.
    Les conditions de sa présentation et celles dans lesquelles le Conseil constitutionnel contrôle le respect des dispositions de l’alinéa précédent sont déterminées par une loi organique. »
    Texte de loi

    Plusieurs conditions :
    1. Que la loi organique soit votée. A priori, ils avaient annoncé que cette loi devait être inscrite dans l’ordre du jour de l’Assemblée Nationale pour avril 2010. Personnellement, je ne l’ai pas vu dans cet ordre du jour. A supposer que cela soit le cas, la loi organique, avec les navettes, ne sera pas définitivement votée avant l’été, ce qui ne répond que très relativement au sentiment d’urgence. Mais bon …
    2. Qu’un dizième des électeurs INSCRITS doit soutenir une demande de référendum. Ce qui représente quand même quelques 4 millions d’électeurs (source wikipédia). La votation pour La Poste avait rassemblée 2,4 millions de personnes (pas forcément d’ailleurs d’électeurs inscrits).
    3. Qu’un cinquième des membres du parlement (Assemblée + Sénat) porte cette demande, soit environ 180 députés, ce qui n’est pas chose aisée mais peut être plus facile à atteindre que 4 millions d’électeurs …
    4. Que cette demande de référendum porte sur « tout projet de loi portant sur l’organisation des pouvoirs publics, sur des réformes relatives à la politique économique, sociale ou environnementale de la nation et aux services publics qui y concourent, ou tendant à autoriser la ratification d’un traité qui, sans être contraire à la Constitution, aurait des incidences sur le fonctionnement des institutions. »

    Aloooooooooors un référendum pourra être organisé. Ouf …

    Ce qui laisse, pendant le temps que la dite loi organique soit votée, assez de travail pour :
    – définir le thème du dit référendum,
    – solliciter les membres du parlement,
    – organiser une pétition auprès des électeurs inscrits.

    Le thème pourrait être l’interdiction des paris sur la fluctuation des prix, ou une loi de régulation de la finance 😉

    Cordialement.

  49. Cette Loi est apparemment un leurre.
    Entrainer le 1/5° du parlement semble un peu difficile (sauf peut-être après des émeutes de la faim?)…

    1. Oui, apparemment. Mais je ne suis pas sûr qu’il soit plus difficile d’entrainer 1/5ème des membres du parlement que d’entrainer 10% des électeurs inscrits ! Les ‘choses’ ont donc été bien ‘faîtes’ comme on dit. En Suisse, pays si décrié semble-t-il, l’Initiative populaire fédérale doit rassembler 100 000 signatures de citoyens suisses ayant le droit de vote. Sachant que le nombre d’électeurs inscrits est de 4,9 millions de citoyens suisses, le pourcentage est de … 2%, soit 5 fois moins qu’en France !!
      Evidemment, en France, ‘on’ a toujours craint le peuple …

      Rien n’empêche néanmoins qu’un tel référendum puisse justement porter sur l’abaissement du seuil de signatures à 2% comme en Suisse, ainsi que du nombre de membres du parlement (10% par exemple).

      Toujours est-il que c’est actuellement le seul moyen constitutionnel pour qu’une loi provenant d’une ‘initiative populaire’ puisse émerger. Sinon, il faudra en passer par les partis politiques, dont on voit bien qu’ils sont loin actuellement de ce genre de réflexions, malgré certaines propositions qui n’en demeurent pas moins intéressantes mais ne se fondent que sur la régulation de la spéculation le plus souvent, pas sur sa suppression (sauf parfois sur ‘les marges’, comme la suppression des paradis fiscaux en Europe, la suppression de la possibilité d’échanger avec des paradis fiscaux, …).

      Sans compter qu’il faudra évidemment une alternance politique en 2012, sans quoi, ce n’est pas les carottes qui seront rappées mais la rappe qu’on va bouffer !

  50. @ laurence :

    « Vous savez, il y a quelque chose en moi (?) qui me souffle que tant que nous raisonnerons avec nos vieux concepts, »

    Comme vous dites, c’est là que le bât blesse.

    Un de ces « vieux concepts » est de penser que lorsque l’argent est à la banque il est en sécurité.
    Ce qui est totalement faux.
    La preuve ?
    Lorsque l’on fait sur ce blog la proposition de retirer son argent de la banque à quoi avons nous droit ?

    A des envolées du style :
    -vous voulez faire sauter le système ?
    -les banques vont couler !
    -avez-vous pensé aux petits épargnants qui vont être ruinés ?
    j’en passe et des meilleures

    Cela veut dire quoi ?
    -que chacun est persuadé que son argent est en sécurité
    -que chacun est persuadé qu’il pourra le retirer quand il veut
    -que chacun est persuadé que si TOUT LE MONDE retire son argent le bateau coule
    -que chacun est persuadé que tant que personne bouge tout peut continuer

    C’est l’histoire du vase félé.
    Le vase est félé, si on essaie de le déplacer il va tomber en morceaux, donc on ne le touche pas, on ne l’époussette même pas, la poussière s’accumule dessus, on n’en voit même plus le décor, il ne sert à rien, mais le vase est félé, si on essaie…………………………….

    Alors que les morceaux pourraient servir à faire une jolie mosaïque.

    Mais un vase est un vase, même s’il est félé, même si on ne peut plus mettre de fleurs dedans, même si ce n’est plus qu’une idée de vase, une ombre de vase, une inutilité totale en tant que vase.

    1. « Mais un vase est un vase, même s’il est félé, même si on ne peut plus mettre de fleurs dedans, même si ce n’est plus qu’une idée de vase, une ombre de vase, une inutilité totale en tant que vase. » : on voit que vous ne connaissez pas ce principe de Ludwig Wittgenstein selon lequel les choses sont ce qu’elles sont en raison de notre comportement à leur égard. Un vase ne peut être vase que parce que je m’en sers comme tel, parce que je le pense comme tel, etc. Cet immarcescible « être vase » dont vous parlez est une pure création de votre esprit, je ne vois pas comment elle pourrait émaner d’un vase, de la catégorie « vase », ou des vases en général.
      Notons que ce principe de Wittgenstein se vérifie fort aisément. Si je vous donne un lingot d’or, vous n’allez pas le jeter à la poubelle comme un lingot d’acier dont vous n’auriez rien à faire…

      A l’inverse, ce dont vous parlez, ce n’est pas d’un vase mais de l’idée de vase.

    2. Je reprends au vol votre idée du vase Louise. Et je vous invite à admirer le tableau suivant :
      Une table, un vase, des fleurs dedans. C’est bien une nature morte.
      Il y a un peintre qui disait : « J’ai peint beaucoup de fleurs et chaque tableau est en fait un autoportrait ».

    1. On peut s’essayer à esquisser ce qui devrait être la vérité qu’ils devraient savoir. C’est à dire, comment rassembler les pièces du puzzle monde d’une façon à voir que ce qu’ils ont fait jusqu’ici suit une logique, même si elle pourrait nous paraitre peu éthique. Si les gouvernements ont acceptés le bail-out des banques avec aussi peu de garanties et de contraintes qu’on est en train d’apprendre… ce n’est certes pas parce-que ces gouvernements sont ignorants. Tout comme ces banquiers ne sont certes pas des ignorants.

      Ils jouent au monopoly. Celui qui à le culot de tricher… il triche. Et celui qui le découvre, même si c’est parce-qu’il est victime d’une tricherie… à deux choix, 1) Il apprend le truc et l’applique lui-même aux autres, parce-que c’est rentable et qu’il peut récupérer ce qu’il à perdu en étant victime; 2) Il dénonce et il prend le risque d’arrêter le jeu… en priant que les autres joueurs ne soient pas tout aussi pragmatiques que celui qui l’a arnaqué. Quand on est un petit joueur… on essaie de se trouver sous la protection du pire ennemi de celui dont on à souffert l’arnaque.

      Les anglo-saxons, c’est eux qui on inventé le pragmatisme… et ils jouent le jeu à fond. C’est eux qui organisèrent le système bancaire privé, eux qui fondèrent la FED, eux qui s’organisèrent les limites opératives de la réserve fractionnaire, eux qui foutèrent en l’air ces limites auto-imposés en inventant les hedge funds, la titrisation et les ninja, et encore eux qui vont faire sauter tout le système monétaire maintenant que c’est dans leur intérêt de faire tabula rasa parce-que ce sont leurs dettes qui sont les plus grandes.

      Gouvernements et financiers sont dans les mêmes bandes, pas nécessairement ceux du même pays dans la même bande.

      Nous, on n’est que les moutons des uns ou des autres… tant qu’on se laisse tondre.

  51.  » Que voit-on quand le brouillard se dissipe ?  »

    Et bien lorsque les falaises s’avancent de trop près, qu’il devient de moins en moins permis de changer de valeurs, de freiner, de braquer avant le crash, la chute, la solution finale. Des choses
    qu’il ne faudrait peut-être plus dire aux enfants, aux âmes sensibles qu’il est parfois trop tard pour apprendre et réciter le Pater.

    Et si au lieu de rechercher d’abord à sauver cette folle civilisation commerciale, nous recherchions d’abord à sauver autre chose en nous et avant que cela nous surprenne tôt ou tard c’est sur nous allons beaucoup trop vite … Le monde est fou vers quoi nous entraîne le plus grand nombre ?

  52. @ Tartar et Zebu.
    Je crois que ça se tente. Ca ne me parait pas si difficile. Au contraire même… C’est la brèche par laquelle nous devrons nous engouffrer à terme, quand la fenêtre de tir sera ouverte (2012).

    @ Louise
    Pour ce qui est des vieux concepts, je préfèrerais qu’on les reprenne et qu’on se débarrasse des concepts récents pour adopter une forme ou une autre de conceptualité ancienne… celle du républicanisme néo-romain, par exemple.

    1. @ Antoine Y :
      Ah mais si ça vous tente, faut pas se gêner !!
      Ceci dit, je crains que ce ne soit quand même plus compliqué que vous ne croyiez …
      Hasta 2012.

  53. Un jooouurrrrrr…. j’ai vu une tomate,
    secouer les jumelles à LAURENCEEEEE…..
    Un Tooouuurrr…et puis deux …et puis trois!
    Elle voulait de l’action…elle le clamait…. partout!
    Aussi, nous les actionneurs … on s’est tous rendu
    Chez Dame LAURENCEEEEEEEE….
    Qui réside …. à l’adresse suivante :

    Merci par avance.

    1. Bin …
      Comme je l’ai dis, il va déjà falloir commencer par … attendre, vu que la loi organique n’est pas encore inscrite à l’ordre du jour.

      Pour info, une proposition de déclaration d’urgence pour cette proposition de loi organique, proposée par J-M Ayrault (Pdt PS à l’Assemblée Nationale), a été refusé le 20 octobre 2009 :
      http://www.assemblee-nationale.fr/13/dossiers/extension_referendum.asp
      Ce rejet s’explique politiquement par la crainte de l’utilisation de ce référendum par les opposants au changement de statut de La Poste (notamment à cause du succès de la votation populaire).
      Maintenant que le changement de statut de La Poste est effectué, je pense que le rejet ne sera pas nécessaire. Mais cette fois-ci, c’est le calendrier qui n’est plus disponible !

      Sans doute faudrait-il alors pouvoir relancer les groupes politiques à l’Assemblée Nationale, notamment le PS (qui a été en ‘pointe’ sur la présentation d’un ordre du jour d’urgence) pour faire inscrire cette proposition de loi organique dans l’ordre du jour.
      Mais il faudrait qu’ils soient ‘sensibilisés’ par une certaine urgence, qui n’existe plus politiquement puisque le changement de La Poste a été effectué …

      C’est pourquoi je pense qu’il serait d’abord nécessaire :
      – de définir la thématique de référendum à proposer (concernant la crise financière, véritable urgence) aux députés, pour qu’ils portent « l’urgence » d’une inscription de la loi organique dans l’ordre du jour, ce qui signifie de les convaincre d’une telle urgence sur un tel sujet, ce qui n’est pas gagné, les élections régionales arrivant. Bref, sans doute de faire une pétition réclamant que la loi organique soit enfin mise à l’ordre du jour à l’Assemblée Nationale.
      – une fois cette engagement réalisé, définir la thématique du référendum.
      – ensuite, diffuser et faire campagne pour récolter les signatures + députés nécessaires à la mise en place du référendum.

      Vice-Président (PS) de la commission des lois : alain.vidalies@orange.fr
      Président Groupe PS-Radicaux-Citoyens et divers gauche : jmayrault@assemblee-nationale.fr

      Je vais envoyer un mail à Ayrault pour savoir quand il est prévu (ou pas) d’inscrire cette loi organique dans l’ordre du jour de l’AN.
      Je te tiendrais au courant.
      A+

      PS : vais aussi envoyer un courriel à P. Jorion pour savoir ce qu’il en pense, si ce genre d’action peut ou non être intéressante.

  54. @ Capaud Rouge,

    justement!!

    C’est bien notre regard sur les institutions et les concepts et autres repères que nous avons encore aujourd’hui qui doit changer !!

    Ce serait vraiment chouette si vous pouviez exposez votre pensée à la suite d’autre billet.
    Elle est TRES féconde .

  55. @ batracien écarlate

    « Notons que ce principe de Wittgenstein se vérifie fort aisément. Si je vous donne un lingot d’or, vous n’allez pas le jeter à la poubelle comme un lingot d’acier dont vous n’auriez rien à faire… »

    On parie ?

    1. « A l’inverse, ce dont vous parlez, ce n’est pas d’un vase mais de l’idée de vase. »

      Et donc ce dont nous parlons, n’est plus un « système » mais une « idée de système » ?

  56. @ Louise,

    CrapaudRouge ‘en critiquant bêtement’ donne LA solution :

    les choses n’ont QUE le pouvoir que NOUS leur donnons !!

    Changeons de regard, elles perdent leur pouvoir !!!! 😀 😀 😀

    1. Oui, mais elles ont beaucoup de pouvoir parce-que on est beaucoup à lui donner ce pouvoir… par ignorance ou par inertie.

      Elles ont un pouvoir massif captif et orienté dans une seule direction… c’est ce qui fait leur force.

      Même si on est 70% à changer de regard… on ne fait pas le poids si on regarde dans 100 directions différentes et si dans aucune de celles-ci on fait plus de poids que le 30% qui reste au pouvoir établi.

    2. hé bé c’est ce que j’arrête pas de vous dire !

      A partir du moment où pour tout le monde un lingot d’or n’est qu’un cale-porte, où le mot « travail » n’a plus de sens, où les termes « gagner sa vie » (ça veut dire quoi çà, en fait, la vie notre mère nous l’a donnée, il faut en plus la gagner ? la gagner où ? au loto ? je dois bosser toute une vie pour payer une vie que l’on m’a donnée ?) ne veulent plus rien dire, tout n’est plus pareil !!!
      et rien ne change !, donc non : rien n’est pareil et tout change !!!

    3. Il faut quand-même proposer une structure sociale VIABLE dans laquelle les individus et les familles peuvent s’inscrire SANS qu’ils aient besoin de compétences qu’ils ne se sont pas donné la peine de développer depuis longtemps…

      … sans cela, c’est la panique de l’inconnu qui paralyse tout le monde.

  57. @ NingùnOtro,

    ne vous préocupez pas tant des chiffres…

    Vivez les valeurs auxquelles vous croyez.

    Je crois que vous aurez de belles surprises….

    1. On n’est libre de faire ce qu’on veut… que quand on n’a rien de mieux à faire.

      Pour que les surprises soient belles… il faut être assez convaincu qu’elles ne peuvent pas être mauvaises, et la, j’ai bien peur qu’il reste beaucoup à faire avant de faire ce qu’on veut. Il faut qu’on s’occupe de ce qui nous regarde, sans quoi n’importe quoi s’occupera de nous.

  58. Quand le brouillard se dissipe que voient d’abord les gens au quotidien ? Peut-être certains d’entre-vous ont déjà vu ce film d’anticipation, c’est l’histoire d’une grande mégapole fonctionnant un peu à l’identique comme Babel autrefois ….

    ( source wikipédia )
    Métropolis est une mégapole divisée en deux : la ville haute, où vivent les familles dirigeantes, dans l’oisiveté, le luxe et le divertissement, et la ville basse, où les travailleurs les gens d’en bas,
    ( les damnées de la terre ) font fonctionner sans cesse la ville, le système. ( la grande machine, la grande mangeuse d’hommes, de femmes et d’enfants, va t-elle bientôt pouvoir de nouveau redémarrer se demande encore les gens de la ville haute, les grandes familles dirigeantes )

    RADIO gaga Queen
    http://www.youtube.com/watch?v=rBUr1pSWTVI

    Maria (Brigitte Helm), une femme de la ville basse, essaie de promouvoir l’entente entre les classes, et emmène clandestinement des enfants d’ouvriers visiter la ville haute ; le groupe se fait repousser par les forces de l’ordre, mais Freder Fredersen (Gustav Fröhlich), le fils du dirigeant de Metropolis, tombe amoureux d’elle. En descendant dans la ville basse pour la retrouver, il voit un ouvrier épuisé défaillir à son poste de travail, le rythme imposé par les machines étant trop important, une explosion se produit ; le monstre machine ( Moloch, Baal, Mammon, Chronos le seul Dieu du temps comme de l’argent ) dévore les ouvriers.

    Freder va voir son père, Johhan « Joh » Fredersen (Alfred Abel), pour l’alerter sur les conditions extrêmement pénibles dans lesquelles travaillent les ouvriers et lui demande d’améliorer cela. Johhan, voyant qu’il ne peut convaincre son fils des bienfaits de cette société ségrégatrice, le fait suivre par un espion.

    Freder retourne dans la ville basse où, voyant un ouvrier au bord de l’épuisement, il décide de le remplacer. Après une journée pénible de travail, il se rend à une réunion secrète dans un souterrain en suivant un plan qu’il a trouvé dans la poche du vêtement qu’il a échangé avec l’ouvrier qu’il a remplacé. Là, il découvre Maria en train de s’adresser aux ouvriers et d’annoncer l’arrivée d’un médiateur, d’un messie qui apportera l’égalité entre les habitants des villes haute et basse.

    Entre temps, Joh reçoit des plans trouvés dans les poches de certains ouvriers. Il se rend chez Rotwang, l’inventeur du monstre machine qui fait fonctionner toute la ville : celui-ci lui indique qu’il s’agit du plan qui mène aux catacombes où se tient la réunion secrète. Joh surprend la réunion sans pour autant reconnaître son fils parmi la foule. Sentant la menace venir, Joh ordonne à Rotwang de donner le visage de Maria à un robot pour qu’il détruise l’œuvre de la vraie Maria.

    1. @ Fab

       » Je ne me souviens pas avoir vu ce film…à la première occasion !  »

      Vous verrez, vous y verrez beaucoup de similitudes criantes à travers ce que peuvent vivre et endurer beaucoup de personnes de nos jours aussi bien en Amérique, en Europe comme partout ailleurs et dire que ce film a été réalisé en 1927, bien sur ce n’est pas du tout un grand film d’action ou catastrophe comme on peut en voir aujourd’hui sortant dans les salles, c’est surtout l’envers du décor qui m’a beaucoup touché dans certains séquences du film. Rien n’a vraiment changé en fait depuis le siècle des lumières et dans le comportement de l’homme à l’autre surtout à partir d’un certain standing de vie dans une grande mégapole, le monde d’aujourd’hui …

  59. @ Monsieur Leclerc ,

    bonjour,

    je lis votre intervention de ce 19-02 à 10h26..

    Cette ‘intériorisation du contrôle social’ est l’un des aspects les plus fascinants de ce à quoi nous assistons en ce moment…

    Si ce sujet vous inspire un billet… J’aurais hâte de le lire !

    1. Le sujet m’inspire, le temps hélas me manque ! Par quels mécanismes en vient-on à accepter et subir, au nom d’une normalité imposée, sa propre oppression ?

    2. Concernant l’acceptation, et après en avoir été plus ou moins convaincu,
      la confiance joue certainement un très grand rôle puisque même si l’intuition
      en est forte, il est difficile de prévoir à quel point il faudra plier et subir.

    3. Petite proposition : la résilience ?
      http://programmes.france3.fr/mise-a-mort-du-travail/
      Documentaire fabuleux.

      Autre : l’intégration des individus (et des collectivités) par eux-mêmes dans les processus ‘d’anomisation’.
      L’anomie imposée finit par sécréter son contre-pouvoir (syndicats partis, etc.), car cette ‘force’ est identifiable car exogène.
      Celle que l’individu créé lui-même est la pire car elle intériorisée. De plus, l’homme étant un être social, l’individu se doit alors, en la refusant, de refuser toute norme sociale qui l’avait ‘constitué’ et qu’il avait accepté jusqu’alors. Une véritable schizophrénie sociale. Initiée par un viol du système social et de ceux qui l’utilisent à leurs fins, en utilisant l’individu lui-même.
      Perversité maximale. ‘Rendement’ phénoménal pour le capitalisme. Dégât maximal.

      Ce capitalisme là n’est pas ‘sauvage’ : ce serait insulter le mammifère que nous restons.
      Il est … autophage. C’est pourquoi les maladies somatiques se développent.

    4. @ François Leclerc

       » Le sujet m’inspire, le temps hélas me manque !  »

      A moi aussi le sujet m’inspire, le temps manque aussi a beaucoup de gens je crois, je savais bien que tôt ou tard nous aborderions ce sujet mais pas seulement sur le seul aspect sécuritaire, mais dans ce contrôle et CONDITIONNEL de vie ou de mort se mettant peu à peu en place partout, il est vrai qu’il y a tellement d’intérêts d’argent en jeu.

       » Par quels mécanismes en vient-on à accepter et subir, au nom d’une normalité imposée, sa propre oppression ?  »

      Un jour viendra ou des hommes en finiront bien tôt ou tard par mieux en connaître les mécanismes insidieux, j’avais commencé à écrire quelque chose tout à l’heure mais suite à une mauvaise manipulation de ma part je n’ai pu retrouver ces quelques phrases suite à une actualisation de la page, j’ai peut-être confondu le bouton envoyer avec la barre de défilement du commentaire, je ne saurais mieux vous décrire ce qui s’est passé cela s’est passé si vite, mais peut-être que cela vous est déjà arrivé à vous aussi en voulant poster un commentaire.

      Sans importance,

    5. François Leclerc dit : « Par quels mécanismes en vient-on à accepter et subir, au nom d’une normalité imposée, sa propre oppression ? »

      The Century Of The Self By Adam Curtis (BBC, 2002)

      « This series is about how those in power have used Freud’s theories to try and control the dangerous crowd in an age of mass democracy. » – Adam Curtis

      Episode 1: « Happiness Machines »
      Episode 2: « The Engineering of Consent »
      Episode 3: « There is a Policeman Inside All Our Heads: He Must Be Destroyed »
      Episode 4: « Eight People Sipping Wine in Kettering »

  60. @ Fab

    « Brazil, ça m’a l’air à chier !  » (non mais çà va pas la tête !)
    Regardez on en cause après !

    J’ai vu Métropolis 2 fois, soleil vert aussi et Brazil aussi et je suis toujours à la recherche de cette nouvelle de science fiction que j’ai lue dans ma jeunesse qui parlait d’un monde fonctionnant à crédit, lequel crédit se transmettait de génération en génération et dont je ne me souviens plus de la fin, c’est tout moi çà, et çà m’énerve !

    1. louise,

      C’était pour de rire ! Aurais-je mal compris l’extrait que vous avez proposé ?

      Oui, je vais essayer de le regarder 🙂

  61. Laurence dit le19 février 2010 à 18:02
    « Le Temps… Non capitalisable lui »

    Il semble en effet impossible de capitaliser son temps ; encore que les heures de RTT le supposent. Par ailleurs, nos systèmes de retraites en France sont bien basés sur une capitalisation de temps du travail passé pour permettre de vivre un temps de non travail futur.
    Mais, la meilleure façon de capitaliser du temps, c’est de capitaliser des €uros car dans chacun d’eux il y a une part du temps de travail des autres. Ensuite, en investissant ces €uros dans des moyens de production performants, cela permet de réduire son propre temps de travail pour faire la même chose, et donc conduit à dégager du temps libre pour prendre du bon temps. C’est fou ce que permet la capitalisation… Le capitalisme.

  62. @ JDucac,

    je ne sais pas dans quel monde vous vivez Monsieur Ducac ?

    Pas dans le même que le mien.

    Gardez vos fables.

    Ou vous êtes niais, ou grand profiteur de ce système qui ne sert que certains au détriment de tous les autres et dont, quoique vous en
    pensiez, nous ne voulons plus.

    1. @Laurence 20 février 2010 à 11:17
      Le sectarisme, résultat d’une manipulation mentale, empêche de comprendre les autres : quel handicap !
      Quant à mon monde, il résulte de ce que j’ai acquis auprès d’origines que je vénère. Dans ce monde réaliste, travailleur et respectueux, les générations successives ont su capitaliser une richesse colossale : la sagesse. Il suffit d’en être digne pour savoir l’exploiter et en profiter, sans risque de la dilapider, même quand on la donne à la réflexion des autres, sous forme de fables. http://www.pauljorion.com/blog/?p=2486#comment-21164

  63. @ zebu,

    j’ai ‘traversé le miroir’…

    Somatisation : nulle. / Psychologiquement : plus indépendante et vigilante que jamais – avec une tendance nette à l’insoumission c’est vrai 🙂

    Pourquoi faire croire que sortir de ‘l’imprégnation’ amène inévitablement des problèmes ??

    C’est faux. Et ce type de propos contribue à faire perdurer cette soumission intériorisée.

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