L'actualité de la crise: la régulation, une marche à reculons, par François Leclerc

Billet invité.

LA REGULATION, UNE MARCHE A RECULONS

Quelle loi de régulation financière va finalement sortir du chapeau du Sénat américain ? Il apparaît, selon le Financial Times qui fait ce matin référence à des conversations avec des sénateurs républicains non identifiés, qu’un troisième sujet de discorde avec les démocrates s’est ajouté aux deux précédents.

On savait que la création de l’agence de protection des consommateurs était sur la sellette et avait toutes les chances de faire les frais de l’accord « bipartisan » que Barack Obama continue de rechercher. N’ayant aucune stratégie de rechange et ayant été, en réalité, toujours positionné au centre de l’échiquier politique. Mais aussi, depuis la perte d’un siège démocrate au Sénat, parce qu’il ne dispose plus de la majorité des 60 sièges nécessaire pour contrer le « flibustage » (qui donne alors la possibilité d’empêcher l’adoption d’une loi).

On n’ignorait pas qu’au Sénat, de la part de nombreux démocrates compris, de fortes réticences faisaient obstacle à l’idée d’accorder à la Fed la responsabilité de la future régulation financière. Le FT vient de nous apprendre, ce qui ne nous étonne guère, que les républicains étaient opposés à « tout plan qui imposerait des règles plus sévères de capitalisation et de liquidité aux établissements créant un risque au système financier ».

Le Sénateur Christopher Dodd, président démocrate de la commission bancaire et grand manitou des négociations avec les républicains, a déjà du changer de cheval, après qu’un premier républicain qu’il essayait de débaucher à coups de compromis a déclaré forfait. Un second est encore en selle, mais combien de temps va-t-il tenir ?

Au fur et à mesure que le temps passe, on ne se rapproche pas de l’adoption de mesures de régulation mais l’on s’en éloigne. Pour mettre l’accent sur d’hypothétiques mesures anti-systémiques et des taxations cosmétiques qui ne raccorderont pas des deux côtés de l’Atlantique. Les républicains ayant beau jeu de dire que ces mesures ne serviront à rien, faute de pouvoir à l’avance identifier l’origine du prochain dérapage majeur.

Cela devient une donnée majeure de la situation et de l’approfondissement de la crise.

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45 réflexions au sujet de « L'actualité de la crise: la régulation, une marche à reculons, par François Leclerc »

  1. J’ai été, rapidement, persuadé que le Plan Volcker allait, pouvait être, malgré ses imperfections et ses limites, le ‘déclencheur’ d’une réaction publique quant à la nécessité de reprendre les choses en main, en termes de régulation de la finance. Il n’en a rien été. Obama n’a pas saisi cette chance, pour continuer de privilégier un accord bipartisan.
    Suivant l’épisode de la crise grecque, il n’en sera rien non plus en Europe. Cela commence à ‘sauter aux yeux’.
    Les pouvoirs politiques en place n’ont pour objet que de durer. Et ceux qui visent l’accès à ce pouvoir, ici ou aux USA, n’ont aucune idée sur ce qu’il serait opportun de faire sur ce point, si ce n’est de reproduire les mêmes discours ou les mêmes à peu près que ceux qu’ils occupent le poste qu’ils convoitent.
    Exemple français (entre autre, sans focaliser sur les personnes mêmes) :
    http://www.marianne2.fr/Retraites-Hollande-s-engage-a-rien_a185145.html?com
    La responsabilité. Le grand mot dans toutes les bouches politiques. Mais de quoi et pour quoi faire ?

    1. Oui, mais.

      Ce sont tout de même les politiques qui mettent actuellement en place des lois et structures de sécurisation de « paix intérieure »… Non?

      Donc, parler de refus de prise de responsabilité me semble … suspect.

    2. Bonjour, pourquoi pensez-vous qu’Obama cherche systématiquement des accords « bipartisans » sur des questions auxquels il a toutes les chances de voir ses projets complètement dénaturés par les compromis ? Y a-t-il des solutions alternatives dans le système américain pour faire passer des réformes ? Si oui, Obama n’est pas un imbécile, il sait à quoi il s’attend quand il passe par ces accords… J’en viens à me demander si cela ne fait pas partie de sa stratégie : 1) proposer des réformes progressistes spectaculaires qu’il sait impossible à passer s’il les soumet aux républicain 2) les faire passer par divers bains d’acides que sont les accords bilatéraux, qui les édulcoreront un maximum 3) rien ne change, donc, mais la face est sauvée : les démocrates pouront se drapper du voile de la bonne volonté et blâmer les républicains pour leur « nonisme » systématique.
      Mais dites moi si je suis parano hein… 🙂

    3. Vous ne devez pas être parano.

      Obama est loin d’être idiot. (même si faire des études peut ne pas être une preuve tangible)
      Mais qu’il soit coincé (et à quel degré) n’est pas impossible.
      Ce qui n’est en rien une excuse si je me réfère à des prises de décision consistant pour ma part à envoyer des gens dans le décor. (non physiquement)

      Concernant la responsabilité des politiques, maintenant, j’ai aussi vaguement l’impression que l’on met un peu trop en avant le « lobbying » comme excuse.

      Parano bis…?? 🙂

    4. @ Yvan :
      Les lois et structures de « paix sociales intérieures » ne datent pas d’aujourd’hui (du moins, en ce qui concerne les structures). Les politiques « d’aujourd’hui » se sont plus acharnés ces 30 dernières années plutôt à déconstruire cette « paix intérieure » que l’inverse, à de rares exceptions près. Si vous connaissez des lois de sécurisation de paix intérieure « actuellement », je suis preneur.
      Je ne professe pas le ‘tous pourris’. Mais je ne professe pas non plus l’optimisme béat ou la défense de ces ‘entrepreneurs politiques’ (comme d’aucuns les appellent, à raison il me semble), sous prétexte qu’il ne faut pas jeter l’eau du bain avec le bébé. Force est de constater l’absence de propositions politiques qui prennent en compte, de quelque bord politique que ce soit, cette pierre d’angle qu’est la régulation de la finance (en dehors des écrans de fumée que tous reprennent par ailleurs sur la taxation des bonus).
      A moins que vous n’en connaissiez, je suis impatient de les connaître (je parle de propositions politiques provenant de forces politiques constituées et insérées dans le champ institutionnel, pas de propositions qui pourraient provenir d’ici ou là, notamment de cet espace).
      Enfin, je n’ai pas parlé de refus de prise de responsabilité (c’est vous qui l’avez exprimé) mais posé la question de la responsabilité sur quoi et du pour quoi (faire).
      Il n’y a pas lieu, il semble, de suspecter quoique ce soit.
      C’est une simple constatation, qui est par ailleurs reprise par de nombreux intervenants sur ce blog. A moins que nous soyons tous membres d’un complot visant à déstabiliser la démocratie …

      PS : l’exemple de la dette publique est un bon exemple. Giscard en 1973 a interdit à la Banque de France d’octroyer des crédits au Trésor. Puis cette interdiction a été inscrite dans le traité de Maastricht, soutenu par Mitterrand. Et ceux qui parlent de supprimer l’article 123 du Traité de Lisbonne savent pertinemment que c’est, dans le cadre des traités actuels, impossible. Il faudra ‘sortir’ de l’UE pour se faire. Encore faut-il que cette option politique soit clairement énoncée … en indiquant clairement les impacts de ce type de ‘solution’ (qui n’est la mienne, je le précise).

      @ Lucien :
      Je ne crois pas que vous soyez parano. Mais je ne suis pas certain non plus que derrière tout ceci se cache une ‘volonté’ politique, quelqu’elle soit. Sans doute de la bonne volonté, qui ne suffit plus.

    5. Il me semble, Zébu, qu’il vous manque des informations. Et je ne parle pas uniquement de la loppsi franco-française.
      Tous les pays ont renforcé ou renforcent actuellement leurs dispositifs de sécurité intérieure et essaient de brider le net par tous les moyens.

      Concernant un « complot », il me semble que nous sommes ici plutôt en recherche de Démocratie. Non?

    6. Je ne crois pas qu’on comprenne bien le système des débats au Sénat des USA. Il faut aux Démocrates une majorité de 51 voix pour pouvoir clôturer un débat (éviter un « filibuster » — mal traduit par flibustage — qui est un moyen pour la minorité de conserver la parole indéfiniment, à condition que ses membres se relaient à la tribune) et passer au vote d’un texte. Qu’Obama veuille sincèrement ou non faire adopter la règle Volcker, il a besoin de 51 voix sur 100 pour que sa proposition passe, une majorité dont il ne dispose plus depuis la mort d’Edward Kennedy et son remplacement par un Républicain.

      Cet aspect passablement crétin des débats sénatoriaux est indépendant de l’asservissement réel ou supposé d’Obama à Wall Street. Mon opinion personnelle est que le président US est incompétent en économie et ne comprend guère les enjeux (ou en tout cas qu’il ne les comprenait pas jusqu’à ce que Volcker capte son attention). Je défends depuis longtemps l’idée qu’Obama n’est pas une « créature » de Wall St., mais qu’il a énormément péché par excès de confiance pendant la première année de son mandat. La croyance en sa bonne étoile est l’un de ses défauts majeurs. En outre, ses premiers conseillers financiers (hégémoniques jusqu’à très récemment) avaient été choisis par son vieux copain Rahm Emanuel — chef de cabinet –, qui, lui, savait très bien à quoi s’en tenir en lui susurrant le nom de Tim Geithner à l’oreille après avoir re-sélectionné la vieille brochette des anciens conseillers de Clinton, dont, notamment, Larry Summers, l’homme qui a fait abroger le Glass-Steagall Act séparant les activités de banque commerciale et de banque d’affaires durant son mandat de Secrétaire au Trésor sous Clinton.

    7. « Filibuster » est une tactique d’obstruction, qui n’est pas propre au Sénat américain et à toute une histoire.

      http://en.wikipedia.org/wiki/Filibuster

      Entre une décision de la Cour suprême (en 1892) et le réglement intérieur du Sénat, il y a discordance sur la majorité requise pour passer outre l’utilisation de cette technique qui procède par une monopolisation sans limite du temps de parole !

      Il faudrait utiliser ce qui est appelé l’option nucléaire, c’est à dire le recours à la décision de la Cour suprême, pour imposer l’interdiction de cette tactique à la majorité simple.

      Dans la pratique, la simple référence à cette possibilité peut suffire à faire écarter la menace d’une obstruction.

    8. Correction: il faut 60 voix pour pouvoir clore un débat au Sénat. Une majorité simple suffit pour passer un texte de loi.

  2. Le navire prend l’eau de tous les côtés mais on continue à faire comme s’il pouvait retourner au port.
    Et le temps passe pendant ce temps.

  3. d’ailleurs, le mécontentement s’exprime
    par exemple ici
    extrait de l’article « Euro : la violence des oligarques contre les peuples » par Bertrand Renouvin
    lien : http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2979
    « Les oligarques dénoncent les grandes banques américaines et deux fonds de pension américains qui spéculent sur les emprunts d’Etat grecs et risquent de déstabiliser la zone euro. Mais c’est avouer que, depuis le début de la grande crise, rien n’a été fait pour empêcher les financiers de spéculer. L’an dernier, la rapacité des banquiers avait failli emporter tout le système. Cette année, c’est avec l’argent versé par les Etats pour les renflouer que les mêmes spéculateurs s’en prennent aux Etats : après la Grèce, ils visent le Portugal, l’Espagne, l’Italie… Pendant un an, les gloires du G 20 ont tenté d’abuser les peuples par de belles promesses sur la moralisation du capitalisme, ce qui n’empêche pas la banque suisse UBS de verser deux milliards d’euros de bonus pour 2009 alors qu’elle est déficitaire. Ils n’ont rien fait. Ni pour changer le système, ni même pour le réguler quelque peu. Et ce sont les peuples américain et européens qui vont, une fois de plus, payer les dégâts provoqués par le laxisme et la complaisance des maîtres. Premier scandale.

  4. (désolé, c’est mon premier commentaire, je me suis trompé dans l’endroit où poster ma réponse. Je recommence, j’espère que ça ne dérange pas trop la lecture)

    Bonjour, pourquoi pensez-vous qu’Obama cherche systématiquement des accords « bipartisans » sur des questions auxquels il a toutes les chances de voir ses projets complètement dénaturés par les compromis ? Y a-t-il des solutions alternatives dans le système américain pour faire passer des réformes ? Si oui, Obama n’est pas un imbécile, il sait à quoi il s’attend quand il passe par ces accords… J’en viens à me demander si cela ne fait pas partie de sa stratégie : 1) proposer des réformes progressistes spectaculaires qu’il sait impossible à passer s’il les soumet aux républicains 2) faire passer ces réformes par les divers bains d’acides que sont les accords bilatéraux, qui les grignoteront jusqu’à la corde 3) rien ne change, donc, les réformes ne sont que cosmétiques, mais la face est sauvée : les démocrates pouront se drapper du voile de la bonne volonté et montrer du doigt les républicains pour leur « nonisme » systématique.
    Mais dites moi si je suis parano hein… 🙂

    1. Plus que jamais, dans cette crise, je crois que rien n’est écrit à l’avance !
      Barack Obama a depuis le début affiché une stratégie « bipartisane », il n’en a pas de rechange, c’est à mon sens tout le problème. La seule démonstration qu’il fait, c’est qu’il n’est pas en mesure de réaliser son propre programme.

  5. Paul Volcker: « It’s called euthanasia, not rescue », ce qu’on pourrait dire de la crise européenne par ailleurs….
    Un avis personnel: Chris Dodd change de positions toutes les semaines, Dodd, la girouette la plus « wallstreetisée » du Sénat, amha le parti de HBO ne gagnera jamais les prochaines élections si cette réforme n’est pas passée.

    Volcker says must let big financial firms fail

  6. Toute façon si la crise s’accélère, certains ne finiront pas leur mandat, n’ayant rien anticipé car c’est bien de cela qu’il s’agit. Quel médecin se présente devant une hémorragie avec un sparadrap trouvé dans sa poche sous prétexte de ne pas avoir les clés de l’infirmerie, prétèes au …pharmacien? Le patient meurt et personne ne dit rien?
    Les vaches à lait, si tu ne leur donnent plus à manger, d’abord tu les entends, après tu n’as plus de lait et pour finir elles se font la malle; ce n’est pas des barbelés qui les arrétent.

  7. En parlant d’accélération de crise :
    http://contreinfo.info/breve.php3?id_breve=8763
    « USA : 60% des 730 milliards de crédits étudiant en retard ou en défaut de paiement (WSJ via Cryptogon) »

    Un simple 1929 accéléré. Ce qui est d’une logique évidente lorsqu’en plus on voit que le fameux effet de « levier » a été largement utilisé. Ca amplifie en force dans l’autre sens.

    La beauté de la symétrie…

  8. Les financiers et les politiques se tiennent par la barbichette.
    Pendant trop longtemps le monde financier a influence la politique aux USA ou seul l’economie etait un facteur electoral, il en est toujours de meme et j’ai l’impression que tout ce petit monde cherche simplement a acheter du temps comme le disent les Anglo-Saxons.
    A part quelques personnes, dont E.Warren, peu d’entre eux se rendent compte de la situation qui reste catastrophique.

    Il reste la television et les terroristes pour faire oublier les 37 millions de personnes qui vivent sous le seuil de pauvrete.
    Les Etats Unis sont dans un bien triste etat.

    1. « Les financiers et les politiques se tiennent par la barbichette. » : parfois je me demande si les uns ne tiendraient pas les autres d’une autre manière…

  9. Bonjour !

    Pour ma part, je crois, qu’en se placant à un certain niveau ( plus de recul…. encore et encore), tout devient plus translucide…puis , par moments, carrement transparent !
    Je ne prendrai qu’un seul exemple :
    SUISS RE et MUNICH RE compte un « actionnaire » commun .
    C’est un signe ….

    1. Pas sur que ce soient des placements d’avenir si tous les bancassureurs essuient un crrak obligataire…en plus d’assumer les décrets de catastrophe naturelles suite à 2012…
      Pauvre WB.

    2. Hhmm..
      AH. N’y aurait-il pas une course folle actuelle à essayer de récupérer le maxi avant la bérésina (orthographe approximative)..??
      Et sur tous les plans. Ce qui semblerait logique.

      2012. Alors que la Chine a commencé ces grandes manœuvres depuis début 2009, non. Malgré le film et le fameux calendrier des Aztèques qui s’arrête à cette date par manque de papier et épuisement du scrib, les quelques données sociales catastrophiques des US sont sur une pente exponentielle.
      (chômage des plus basses classes de revenus de 50%, fermeture d’écoles, licenciement des quelques fonctionnaires par paquet, arrêt de toutes les aides aux plus démunis,…)

  10. Le parti démocrate a toujours été kéynésiens en politique économique et hégémoniste en politique extérieure : et le moins qu’on puisse dire est qu’OBAMA est un fidèle démocrate.
    Mais la crise actuelle a au moins cet intérêt de jouer un rôle à la DeRRIDA – la crise déconstruit patiemment toutes les constructions idéologiques des partis en présence pour en révéler les fondements véritables
    On peut ainsi voir « comme le nez en pleine figure »
    – que les politiques keynésiennes ont toujours eu partie liée avec la Big finance
    – mais qu’elles s’épuisent aujourd’hui laissant le parti démocrate sans voix et sans programme n: il ne reste plus à Obama qu’à jouer sur la corde démocrate traditionnelle : la défense de l’hégémonie de l’Amérique; notamment contre l’Europe
    – la seule opposition que la crise ait fait naître c’est celle des Tea Party
    Cependant un problème se pose : on ne vas pas avant longtemps prendre la mesure de ces phénomènes. Car on ne dispose pas des concepts pour les penser..

    amicalement

  11. Oui, je pense aussi qu’ils cherchent à gagner du temps, le temps de trouver un refuge avant l’apothéose finale, le temps de transformer tout ce qui peut encore être transformé sauvé de la prochaine vague. That’s all.
    Ils ne sont pas entrain de chercher une solution à nos problèmes, ils sont simplement entrain d’essayer de mettre leurs avoirs dans de nouveaux lieux sûrs au détriment des moutons qui rentrent pour se faire tondre à nouveau.

  12. « Une bombe a explosé mardi en début de soirée aux bureaux de la firme américaine de services financiers JPMorgan Chase & Co. dans le centre d’Athènes, sans faire de blessés, a-t-on appris auprès de la police grecque ». Lire la suite sur fr.news.yahoo.com.

    L’expérience grecque de l’épreuve de force de la finance contre les peuples européens est engagée.

    Comment allons nous réagir, à notre tour, ici : chacun pour son propre compte, ensemble, n’importe comment et par tous les moyens disponibles ?

    Certains en Grèce ont opté pour les bombes ; la Grèce va mal ; on les comprend et ils ont tort.

  13. Le couple franco-allemand agit en ordre dispersé.

    Berlin, associé à la Suède, l’Autriche ou les Pays-Bas pousse pour que la Grèce s’engage immédiatement sur un nouveau plan, alors que Paris, appuyé par Rome, Madrid ou Lisbonne, juge qu’il est préférable de ne pas trop brusquer les réformes.

    Tout en rappelant l’engagement formulé jeudi dernier par les Vingt-Sept de prendre si besoin des mesures coordonnées pour garantir la stabilité de la zone euro, les présidences de l’Eurogroupe et de l’UE ont également cherché lundi et mardi à clore le débat sur la nécessité de rendre ou non publics les détails d’un éventuel plan de soutien.

    « Il n’est pas sage de discuter publiquement des instruments éventuels de soutien à la Grèce », a dit Jean-Claude Juncker, assurant que si ceux-ci étaient nécessaires, il ne devait y avoir « aucun doute » sur la volonté de l’UE de les utiliser.

    « Les marchés financiers se trompent lourdement s’ils pensent qu’ils peuvent mettre en pièce la Grèce », a-t-il dit.

    Le ministre grec des Finances, George Papaconstantinou, a cependant fait valoir que la tâche qui attend son gouvernement – ramener d’ici 2012 le déficit sous le plafond des 3 % du PIB et le réduire de 4 % dès 2010 – prendrait du temps et que seul le détail des instruments à disposition des Européens serait à même de ramener le calme sur les marchés.

    Ces derniers, qui attendaient depuis le sommet européen de jeudi que les Vingt-Sept précisent les modalités pratiques d’un éventuel soutien à la Grèce, sont restés sur leur faim et n’ont pas desserré l’étau dans lequel ils tiennent Athènes depuis plusieurs semaines.

    L’écart de rendement entre le Bund allemand à 10 ans et l’obligation grecque de même échéance s’est ainsi à nouveau creusé de 34 points de base mardi, à 339 pdb, contre 305 pdb en fin de journée lundi.

    Les valeurs bancaires s’inscrivent quant à elles en net recul à la Bourse d’Athènes, des analystes évoquant cette pression des spreads et l’aggravation de la récession en Grèce au quatrième trimestre.

    Le Point

  14. Que s’est-il passé le jeudi 11 février ?

    Jeudi 11 février : pour attirer les investisseurs, la Grèce devait verser 5,912 % d’intérêts sur ses obligations à 10 ans.

    En revanche, l’Allemagne est considérée comme l’Etat le plus sûr de la zone euro. L’Allemagne n’avait donc besoin que de verser 3,182 % d’intérêts aux investisseurs sur ses obligations à 10 ans.

    La différence entre l’obligation grecque à 10 ans et le Bund allemand à 10 ans était donc de 2,73 % : on dit que le spread était de 273 points de base.

    Que s’est-il passé depuis le jeudi 11 février ?

    Réponse : les investisseurs n’ont pas du tout été convaincus par le soi-disant « plan de soutien à la Grèce ».

    Les investisseurs ont compris que ce soi-disant « plan de soutien à la Grèce » n’était que du bluff.

    Les investisseurs ont compris que ce soi-disant « plan de soutien à la Grèce » n’était que de belles paroles pour rassurer les marchés.

    En réalité, de nombreux pays européens ne veulent pas payer un seul euro pour sauver la Grèce.

    Exemples : l’Allemagne, les Pays-Bas, l’Autriche et la Suède ne veulent pas payer un seul euro pour sauver la Grèce.

    Quant aux autres pays européens, ils sont eux-mêmes trop endettés pour pouvoir sauver la Grèce !

    Conséquence : le spread n’arrête pas d’augmenter depuis jeudi 11 février.

    Jeudi 11 février : 273 points.
    Vendredi 12 février : 292 points.
    Lundi 15 février : 305 points.
    Mardi 16 février : 339 points.

  15. @ Messieurs,

    vous êtes tous plus navrants les uns que les autres.

    Vous dissertez, vous palabrez, VOUS NE PROPOSEZ RIEN.

    C’est atterant : vous vous donnez l’impression de… de quoi ??
    De maîtriser la dernière info ?
    La dernière abjection en cours ?
    Vous cernez mieux le désastre ?? Jour aprè jour ???

    BRAVO !!

    TANT d’intelligence et si peu de volonté, de projets… D ‘ENVIES…..

    1.  » vous êtes tous plus navrants les uns que les autres. TANT d’intelligence et si peu de volonté, de projets… D ‘ENVIES….. »

      J’ai besoin de me changer les idées, vous me donnez envie de vous rencontrer, de vous écouter, ça vous dirait d’aller boire un verre et plus si affinités, par contre je vous préviens vous serez certainement déçu je n’ai pas du tout de Rolex en or ou en argent.

  16. Je propose d’arrêter l’expérience supranationale.

    Je propose de redonner au pouvoir politique français tous les pouvoirs dont il s’est déchargé.

    Concrètement : le pouvoir politique français, élu au suffrage universel direct tous les 5 ans, doit reprendre le contrôle :

    – des frontières de la France ;

    – de la défense de la France ;

    – des lois de la France ;

    – de la monnaie de la France.

    L’expérience supra-nationale a été positive pour les élites françaises (élites médiatiques, élites politiques, élites patronales, etc), mais l’expérience supra-nationale a été catastrophique pour tous les autres citoyens.

    Donc on arrête le massacre.

    L’expérience a foiré : on arrête l’expérience.

    Concrètement : la France doit sortir le plus vite possible de l’Union Européenne, de l’OTAN, de l’OMC.

    Retour au franc.

    Retour au peuple.

    Retour à la démocratie.

  17. Bonjour !

    Pour ma part, je garde … et suit, de tous mes sens, ce que warren Buffet vient de rendre public.
    C’est un visionnaire… pour l’Après !!!
    Je souhaite seulement ne pas avoir besoin , un jour , de ces services ….

  18. Une ligne d’arguments en provenance des Pays-Bas, sidérante vu la situation de l’Europe, que l’on va certainement voir resservie : la régulation, particulièrement les recommandations de la B.I.S, menacerait implicitement une expansion des activités de crédit des banques, meme si cela constitue un frein pour la reprise….

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