L'actualité de la crise: l'Europe à la recherche d'un mécanisme de crise, par François Leclerc

Billet invité.

L’EUROPE A LA RECHERCHE D’UN MECANISME DE CRISE

Après avoir déversé le froid, les autorités et gouvernements Européens font couler l’eau tiède. En choeur, soudainement, ils assurent la Grèce qu’elle ne va pas être laissée seule dans l’épreuve, continuant de réaffirmer qu’elle doit faire un gros effort et va être surveillée de très près, afin de ne pas se déjuger. Ce que chacun traduira par : « nous sommes peut-être allés un peu trop loin, nous n’avons pas mesuré les conséquences de ce que nous avons engagé, il est temps de calmer le jeu ».

Que faut-il penser de cette histoire qui n’est pas terminée ? Elle est à la mesure de l’improvisation dans laquelle ces autorités et gouvernements agissent, de leur absence de stratégie commune. Car, si l’objectif était de signifier que le temps de la rigueur était venu et de faire un exemple, elles ont surtout illustré qu’elles ne savaient agir que pour montrer qu’elles n’avaient pas l’intention d’intervenir ensemble ! Ce qui augurait, inévitablement, d’une cascade d’autres catastrophes, allant au-delà de leurs intentions, si tant est que celles-ci soient claires. Après la Grèce, c’était au tour du Portugal, de l’Espagne, de l’Italie, commençait-on à dire et à entendre…. (pour ne parler que de la zone euro, et taire la situation de la Grande-Bretagne, le grand malade de l’Europe). Or, elles ne pouvaient pas se permettre ce délitement.

Les alertes des uns, les spéculations des autres, avaient en effet donné petit à petit corps à l’idée que la zone euro était susceptible, sinon d’éclater, de se désagréger. Qu’autour de l’Allemagne, à la manoeuvre dans cette affaire grecque, allait se constituer un pôle économique droit dans ses bottes, auxquels pourraient se joindre ceux des pays qui en seraient encore capables, et qui satisferaient à ses conditions.

Voilà la seconde leçon de cette crise : en reculant, ceux-là mêmes qui étaient soupçonnés des plus noirs desseins ont montré qu’ils n’avaient pas les moyens de l’ambition qui leur était prêtée. Qu’il allait falloir raccommoder le tissu qu’ils avaient déchiré, mettre sur pied un sauvetage qui vaudrait pour la Grèce, mais aussi pour les autres pays désormais dans le collimateur qu’ils avaient braqué, réaffirmer par défaut une vision européenne, n’ayant pas d’alternative, en réalité eux-mêmes plus fragilisés par la crise qu’ils ne veulent l’admettre.

A l’occasion d’une conférence organisée par l’hebdomadaire britannique « The Economist », en présence du premier ministre Grec Georges Papandréou, Joseph Stiglitz a dévoilé mardi à Athènes le pot aux roses en exhortant l’Union européenne et la BCE a créer un mécanisme de crise. Evoquant tout à la fois l’émission d’euro-obligations, l’intervention de la Banque européenne d’investissements (et non du FMI), ainsi que la création d’un fonds destinés à soutenir l’investissement et les entreprises privées. L’affaire n’est pas bouclée, il s’en faut ! mais l’énumération de cette palette de moyens, du haut d’une tribune, avait pour objectif de rendre public qu’il est à portée de sortir collectivement de la crise immédiate, par le haut comme on affectionne de dire dans ces milieux. Les discussions sont en cours, attendons les résultats.

En réalité, ce n’est pas seulement la crainte que s’enclenche une dynamique de crise européenne – qui ne pourrait plus ensuite être maîtrisée, et dont tout le monde, les plus forts compris, feraient les frais – qui a été à l’origine du retournement en cours de la situation. C’est également le besoin de s’épauler dans l’épreuve commune qui s’annonce pour les gouvernements. Leurs tergiversations ne sont pas prêtes de cesser, ici et là, à propos de la réduction des déficits et partant de la dette. Le fossé est trop grand entre ce qu’il faudrait exiger de rigueur, pour y parvenir, et ce qu’il sera possible de mettre en place, pour éviter de redoutées flambées d’explosion sociale. Ou un sourd et profond rejet, qui serait encore pire. La reprise, invoquée telle une pluie bienfaisante dont on prie la venue, a bien peu de chances d’intervenir avec une force qui soulagerait d’autant les restrictions budgétaires.

Il va donc falloir trouver une issue par le haut, tout en rognant autant que possible un bouclier social considéré comme trop dispendieux pour les temps à venir, car l’occasion en est trop bonne. Alors que celui-ci est pourtant la condition, au plan strictement économique, du maintien d’un certain niveau de consommation, et partant de croissance. Et qu’il est illusoire de croire que l’Asie, et en premier la Chine, vont tirer la croissance, permettant de faire l’impasse sur la relance de la consommation en Europe. Cela irait d’ailleurs à l’inverse des objectifs, affichés par les occidentaux, de rétablissement de l’équilibre international (en correction de la global imbalance). Il n’y a décidément pas beaucoup de cohérence dans tout ce que l’on peut observer.

On constate que tous les gouvernements commencent à mettre, devant l’obstacle et chacun à leur manière, de l’eau dans leur vin. Il n’est plus question de sabrer dans les budgets, mais plutôt de réduire sur la pointe des pieds les programmes de soutien à l’économie et les déficits, au cas par cas. On cherche à limiter les dégâts du chômage, déjà redoutables, en fondant les plus fols espoirs non pas dans sa décrue, mais dans la baisse de son inexorable progression. On voudrait impliquer dans des négociations les partenaires sociaux à propos des déficits des régimes de retraite et de sécurité sociale, ou bien faire reposer sur les collectivités locales le poids qu’elles ne peuvent assumer de prestations sociales désormais de leur ressort. Toutes manières de se défausser et de ne pas assumer ses responsabilités. Partout, on retarde le moment où il faudra rendre public un plan de mesures précises.

L’aide était refusée à la Grèce, il y a encore quelques jours, car il ne pouvait être question de donner une prime au mauvais élève. Il a fallu se rendre à l’évidence qu’il n’y en aurait pas non plus pour les bons, tel que c’était parti. Que, pour citer Larry Summers, conseiller économique de Barack Obama, à Davos, « la reprise est dans les statistiques, mais la récession est dans la vie de gens » (il aurait pu aussi ajouter la rigueur, pour renforcer sa démonstration). Le test Grec avait pour objectif d’indiquer à l’opinion publique européenne la route qu’elle devait suivre, et de faire la démonstration que l’Europe était prête à sévir contre ceux qui voulaient rester sur des chemins de traverse. Un message était également adressé aux gouvernements hésitants, pour les inciter à porter le couteau dans la plaie.

Même s’il n’a pas perdu tout son tranchant, ce couteau est un petit peu émoussé. En particulier s’il se confirme la mise en place d’un mécanisme financier de crise ; ouvrant une situation présentée comme sans autre issue qu’une rigueur drastique dont on n’ose même pas dire le nom et qui semble difficilement applicable. Au nom d’une lutte contre une inflation dont on cherche vainement la trace. Si ce mécanisme devait toutefois ne pas être mis en place, il serait donné raison à ceux qui prédisent l’éclatement de la zone euro.

La tentative du FMI d’utiliser des allocations de droits de tirage spéciaux afin de financer la lutte contre le changement climatique, si elle est menée à son terme, est une autre expression du même besoin d’innover dans le montage du financement des Etats. Nous sommes entrés dans l’ère de l’improvisation, dans ce domaine également. Cela ne nous changera guère de ce à quoi nous commençons à nous habituer.

Recommandez par mail Recommandez par mail

Partagez

86 réflexions au sujet de « L'actualité de la crise: l'Europe à la recherche d'un mécanisme de crise, par François Leclerc »

  1. Emission de DTS par le FMI, émission d’Euro-obligations, les recettes sont toujours les mêmes, créer l’illusion que le système peut se maintenir en l’état ou presque en générant ex nihilo (« out of thin air » pour les anglo saxons) de la richesse ou plutôt l’indispensable carburant nécessaire pour faire tourner la machine.
    Demain on nous vendra que les banques centrales de la lune ou de mars auront eu la bonté, et sans contre parties attendues, de nous envoyer par vaisseaux spaciaux blindés des trilliards de $ et d’€ et nous, le bon peuple, seront appelés à nous prosterner devant nos brillants banquiers centraux qui auront su amadouer et convaincre leurs homologues de l’espace de nous venir en aide.
    Seul soulagement :), cette richesse virtuelle permettra à l’humanité de conduire à son terme l’oeuvre engagée à savoir ramener la terre à son statut de planète « normale », un astre mort ou presque, comparable à la lune ou à mars.
    Luniens et marsiens sont décidément de sacrés stratèges !

  2. Cela sent effectivement l’improvisation et en dit long sur l’absence de clairvoyance des élites aveuglées par la doxa néolibérale. Le plus cocasse, dans cette crise qui se déroule sous nos yeux comme un feuilleton quotidien à rebondissements, c’est que les excès même qui l’ont engendré entraine inévitablement les gouvernants à prendre des décisions qu’ils ne souhaitent certainement pas prendre mais sans avoir vraiment le choix de ces décisions; une sorte de TINA à rebours! Ils ont dû sauver la Finance en s’endettant outrageusement; ils doivent se solidariser pour éviter de faire éclater l’eurozone; ils doivent se désendetter sans faire exploser le thermomètre social et risquer leur éjection politique. Où qu’ils se tournent, la poursuite aveugle de leur doctrine néolibérale les conduit dans un cul de sac!
    A cet égard le test des élections régionales en France sera prochainement un bon indicateurs pour les gouvernants actuels du « jusqu’où ils peuvent aller trop loin ».

  3. @F L
    Je persiste à ne pas comprendre votre hostilité à l’europe…

    Je vous rappelle qu’il y a encore 3 ans le couple franco-allemand était moribond, et l’Angleterre organisait autour d’elle un bloc alternatif avec les pays de l’EST et l’irlande, l’Espagne , et même l’Italie. Elle était de facto majoriitaireTout ce que la France comptait de demi-habiles faisait la campagne de T Blair, il n’était bon bec que de Londres, l’Allemagne était accusée de tous les maux parce qu’elle refusait de jouer sur l’endettement et l’immoblier ..Quant à la BCE était coupable tout simplement de faire le contraire de ce que voulaient les USA

    Avant hier le FMI nous accusait de ne pas assez nous endetter . Puis l’Irlande a plebiscité l’Euro.

    Puis on a affirmé que la zone euro allait éclater .. et il faut voir avec quelle délectation les acteurs financiers se sont délectés de cette nouvelle : enfin on allait pouvoir spéculer tout en continuant à voir les pays du Sud s’endetter : auprès de qui ? je vous le demande ?
    Aujourd’hui on n’en parle plus . il semble bien que l’Espagne écoute plus les conseils des allemands et des français que les sirènes londonniennes . Je reconnais que c’est moins fun ..

    Mais vous n’allez pas dire que vous le regrettez ?

    amicalement

    1. Je n’ai aucune hostilité envers l’Europe. Au contraire, je contemple affligé le spectacle d’une construction inachevée, qui est à la source des problèmes sur lesquels elle bute.

      Comme vous le savez, celle-ci s’est arrêtée à des frontières qui n’ont pas été abolies: la fiscalité (restée pour l’essentiel des prérogatives des Etats) et ce que l’on appelle les questions sociales.

      S’en est suivi le cours général qu’elle a emprunté, qualifié d’ultralibéral, comme s’il était nécessaire d’ajouter ultra a libéral (« plus blanc que blanc » disait Coluche).

    2. Monsieur Leclerc. Vous devriez le confirmer mieux que moi, je pense.

      Les états américains ont-ils la même fiscalité…??? (hors Delaware, bien sûr 😉 )

    3. La fiscalité américaine est très complexe. C’est un paradis pour les conseillers fiscaux !
      Elle est à la fois Fédérale et prérogative des Etats, et même des communes.

    4. Vous voyez donc que la fiscalité n’est pas une dimension de cohésion.
      Surtout que j’adore tout le cinéma pour que les paradis fiscaux soient gris, noirs, blancs, jaunes, rouges, verts,..

      Ce cinéma vaut largement une série américaine 🙂

    5. @fl
      Ultra libérale l’Europe ? il ne faut tout de même pas pousser .. !!!
      Je vous rappelle que Touraine soutenait il n’y a pas si longtemps que le programme de MARX y avait été entièrement réalisé. *
      A moins que l’on ne considère comme les médias français, que son centre de gravité ne soit à Londres, il faut reconnaître que la solidité – relative de la France et de l’allemagne dans cette crise est plus que mal vue dans les pays anglo-saxons .
      Inquiétude qui n’est pas pour rien dans le buzz qui est fait sur la Grèce !
      Cf cet article que vous ne lirez pas dans le New York Times ..
      «Les investisseurs se font des films», tranche un observateur parisien. «Personne, au sein de la zone euro, n’a intérêt à ce que la situation dégénère. J’ai du mal à penser que Bruxelles ne trouvera pas, le cas échéant, une parade, quitte à contourner les traités.» Certains avancent que les attaques à l’encontre de la Grèce proviennent surtout d’anglo-saxons eurosceptiques voulant mettre à mal la gouvernance de la zone euro.

      http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2010/02/03/04016-20100203ARTFIG00535-grece-les-marches-en-font-ils-trop-.php
      Je crois qu’on doit être prudent avant de relayer de telles rumeurs
      amicalement

    1. Il faut supprimer le dernier caractere du lien pour pouvoir ouvrir le 1er article. Pour moi ca apparait comme
      blabla.html~. Supprimer le ~

    2. Ah, oui, ça marche. Quand on est vieux, on est… Bon. Peu importe, puisse que les bouleversements géopolitiques majeurs ne semblent pas passionner grand monde.

    3. Ha si si si, Betov, moi ça me passione.

      Car ce qui se joue aux US commence furieusement à ressembler à une avant-guerre comme porte de sortie.

      L’expression « économie de guerre » n’est ainsi pas si idiote que ça. Comme la gestion d’une entreprise par la faillite.

      Ce que j’aurais furieusement souhaité est de connaître l’avis d’un historien sur les comparaisons possibles entre les US actuels et une France de 1788…

  4. « Or, elles ne pouvaient pas se permettre ce délitement. »

    Certe mais l’ideologie federaliste etant passee par la, les gouvernements des membres de l’UE, se sont prives des instruments de la decision. Donc pour le moment tout le monde brasse de l’air et je ne vois pas tres bien par quel procede on pourrais l’eviter si cela devais arriver. Sauf a changer les regles. Et la…

    « en reculant, ceux-là mêmes qui étaient soupçonnés des plus noirs desseins ont montré qu’ils n’avaient pas les moyens de l’ambition qui leur était prêtée. »

    Il est en effet savoureux de voir l’allemagne se poser en donneur de lecon, elle meme etant empetree dans les memes dificultes que les autres memebres de l’UE et les banques allemandes dans un etat catastrophique, malgre les coups de mentons merkeliens. Coup de mentons qui ont fait long feu, la coalition carpe-lapin au pouvoir a Berlin en rabatant sur le programe initial qui l’as portee au pouvoir.

    « Il va donc falloir trouver une issue par le haut, tout en rognant autant que possible un bouclier social considéré comme trop dispendieux pour les temps à venir, car l’occasion en est trop bonne. »

    Toujours le vieux reve de la competitivite affectee par le poid du social et qu’il faudrais eradiquer. Mais meme en supprimant toute protection sociale on ne serais encore pas assez competitif! Par contre, nos systemes sont toujours bases sur des principes de financements datant de 50 ans…Certe il y a eu la creation de la CSG, mais il est grand temps de redefinir la protection sociale et son mode de financement, mais en reformant vraiment, pas en appliquant le enieme emplatre sur une jambe de bois dont on n’appercois plus le bois d’origine. Car la realite des choses, c’est que le systeme se delite sous nos yueux malgre une chargement du travail de 100%. Car on en est la, quand une entreprise verse 100€ net a son salarie, toutes les charges sociales (et on en oublie beaucoup) representent aussi 100€. Mais tout cela doit etre envisage dans une vaste refonte de la fiscalite nationale et locale.

    « Et qu’il est illusoire de croire que l’Asie, et en premier la Chine, vont tirer la croissance, permettant de faire l’impasse sur la relance de la consommation en Europe. »

    C’est evident, c’est plutot le contraire qui s’est passé. Prenons garde de ne pas nous aveugler sur la realite chinoise, qui me fait penser, touts choses egales par ailleurs, a la situation de l’URSS. Quelle est la realite des statistiques economiques claironnées? Certe, visuellement Shangai et d’autres villes ne resemblent pas au Moscou des 80’s, mais… La Chine a peut etre plus besoin de nous qu’elle ne le pense.

    « Nous sommes entrés dans l’ère de l’improvisation. »

    Mais cela fait des années, voire des decenies que nous y sommes. Il n’existe aucune « vision » chez nos politiciens, hormis le reve federaliste europeen agite regulierement comme le seul reve possible. Reve dont on fait tout pour nous degouter depuis longtemps. Qui peut me dire quel est le projet de Sakozy, celui de ces predecesseurs? La realite c’est qu’il n’y en as pas, on assite a de la gestion a la petite semaine de systemes qu’on n’ose plus transformer en profondeur car les proposition de reformes sont ilisibles et le peuple sent confusement qu’on le baratine.

    Je pense qu’il faut qu’on s’emplafonne dans le mur, seulement a ce moment on agiras! Cela parait passimiste mais c’est au contraire un bel optimisme, car nous n’aurons plus le choix, il faudras agir et prendre des riques, des vrais.

  5. Pour FAIRE l’europe il faut detruire les etats qui sont obsoletes dans la vulgate neo-liberale. Il faut ramener les societes a deux classes les tres-riches et les esclaves avec les gardes chiourme au milieu. C’est en cours. Deux niveau politiques : europe, regions. C’est aussi en cours, et la comm des hommes politiques des actuels pays vise a decridibiliser la classe politique de chaque nations (mon dieu qu’ils sont nuls hurle le populo) afin que les peuples desirent l’europe. Il faut tjrs une catastrophe (guerre, Grande Depression) pour lier un ensemble de gens autour d’une projet politique, la cata permettant de justifier le regime politique voulu par les elites.

  6. Un Lehman Brothers au niveau d’un état de l’UE aurait été du plus mauvais effet (!). Mme Merkel a du refaire ses comptes, avec un petit retard, comme pour Hypo Real Estate.

  7. Excellent article, certes, mais je suis en désaccord sur un point. SI la chine acceptait de tirer la reprise, en augmentant ses achats à l’occident, cela irait dans le bon sens en rééquilibrant le commerce international.

    Pourquoi affirmez-vous le contraire ?

    La question est assez théorique car je crois la Chine très autocentrée pour l’instant et elle tente seulement de relancer son activité interne.

    1. La Chine-elle en mesure, comment et selon quel calendrier, d’inverser son modèle de développement ? Qu’est-ce qui pourrait y faire obstacle ? C’est ainsi que, selon moi, la question doit être posée.

      Pourquoi les pays émergents ont-ils choisi, avec des variantes, un modèle qui participe au déséquilibre global non seulement du monde, mais aussi de leur propre société ?

      Le rééquilibrage dont on parle dans les discours s’alimente à une vision grossière des raisons de la crise, confondant les causes avec les conséquences. Il y a, dans les pays émergents d’un côté, et dans ceux qui sont aujourd’hui particulièrement en crise, une logique qui s’est instaurée et qu’il faut combattre.

      De mon point de vue, ce n’est pas la globalisation en soi qui est en cause (à laquelle ne peut alors être opposée qu’un repli sur des échelles restreintes de l’activité économique, sociale et culturelle), mais une conception de celle-ci, qui a failli. Reste à identifier son alternative !

  8. Mais alors l’Espagne, François — avec le programme d’austérité drastique annoncé par Zapatero –, est-ce le ‘modèle à suivre’ pour les autres pays de l’UE? Comment justifier un tel programme dans des contextes sociaux caractérisés par un taux de chômage variant de 10 à 20% selon les pays? J’ai comme l’impression que les gouvernants s’enfouissent la tête dans le sable pour ne pas avoir à faire face à la réalité. Ils improvisent? Peut-être. Mais on a surtout l’image d’un renoncement à réintroduire de la raison dans le système. Et cette image se propage dans les esprits à vitesse grand V, la conséquence étant celle d’un choc politique violent dans un avenir plus ou moins proche.

  9. Le traité de Rome a été signé en 1957.

    Depuis 53 ans, nous avons vu toujours plus d’Europe.

    Depuis 53 ans, nous avons vu toujours plus d’intégration européenne (au détriment du pouvoir des Etats).

    Depuis 53 ans, nous avons entendu toujours plus de belles promesses : « Votez oui, et ça ira mieux pour vous. Votez oui, et ça ira mieux pour vous. Votez oui, et ça ira mieux pour vous. »

    Il faut lire le livre « Le bêtisier de Maastricht », édition Arléa.

    Ce livre recopie toutes les belles promesses des années 1991-1992 : il fallait voter oui au traité de Maastricht, il fallait voter oui à la monnaie unique, il fallait voter oui à l’euro.

    Aujourd’hui, nous pouvons faire le bilan. Toutes ces belles promesses ont abouti à un résultat contraire.

    Dans la réalité, les plus riches se sont enrichis.

    Dans la réalité, les classes populaires et les classes moyennes se sont appauvries.

    Dans la réalité, l’Union Européenne ne nous a protégés de rien du tout.

    Dans la réalité, l’euro ne nous a protégés de rien du tout.

    Les Echos

    1. Pardon, BA, mais si.
      Et je ne parle pas par raison politique, mais strictement économique.

      Ainsi, regardez le nombre de monnaies uniques en formation (soit pour éviter les attaques sur une faible, soit pour avoir une indépendance plus grande face au dollar.)

      Comme je l’ai déjà écrit : dans une guerre économique, il vaut mieux avoir des alliés, ce qui consiste à être nombreux.

      Ainsi, pour moi, si l’Euro n’avait pas éxisté, les choses auraient été encore pire.
      (jugement qui ne vaut pas grand chose, je le concois. Car l’autre option n’existant pas, il n’y a aucune comparaison possible)

    2. Le reve federaliste se fracasse sous nos yeux, mais on continue a nous le vendre comme le seul possible.

      Il y a une telle haine de la nation, censee etre la source de tous les maux qui ont agite notre continent depuis 1000 ans.

      Mais c’est un fait indepassable avant longtemps.

      Je pense qu’une europe des nations et des projert est par contre realiste et permettrais d’avancer plus surement qu’un UE qui s’est dote d’une gouvernance ilisible et structurelement paralysante.

      On est peut etre en train de sortir de l’histoire.

  10. On ne peut s’empêcher de penser quand même que la crise grecque est montée en épingle – notamment à Londres, dans les colonnes du « Telegraph », etc. C’est une manière de s’agiter et de ne pas parler – justement – des difficultés du Royaume-Uni, dont le rêve (chez les Tories du moins) est évidemment l’écroulement de la zone euro, de manière à apparaître, par contraste, plus attractif. Pour la City, c’est même quasiment devenue une nécessité vitale… Mais après tout, le cas grec est-il si désespéré ?
    (Voir l’article du « Guardian » : http://www.guardian.co.uk/world/2010/feb/01/greece-euro-economic-problems).
    Une sorte de course de vitesse s’est engagée : quelle devise va s’écrouler la première ? L’euro ou la livre ? Quel pays va être en défaut le premier ? Un membre de l’eurozone ou le Royaume-Uni ? L’on comprend, dans ces conditions, que la bataille médiatique, via les gros titres des sections économiques des journaux, est déterminante : il s’agit d’influencer, d’orienter les « marchés » conformément à ses intérêts. Les anglo-saxons ont un avantage structurel dans le domaine ; mais le réel, péniblement refoulé, risque quand même un jour de ne pas se conformer aux injonctions de la City.

    1. @ Quilgars
      Merci de ce billet qui remet quand même les choses en place
      Je rève de voir le jour où les contempteurs français de » l’Europe -coupable – de-tous-les -maux  » se rendront compte qu’ils font d’abord le jeu des pays anglo-saxons .. Mais comme on me dit souvent, je suis un idéaliste
      amicalement

    2. J’ adhère globalement à votre point de vue. Les journaux anglais
      sont remplis d’articles exprimants des opinions alarmistes sur l’Euro.
      Chaque difficultés est l’ occasion d’une sorte d’euro-bashing; Pritchard
      est imbattable par son ‘optimisme’.
      Tout ce battage doit rappeler que l’ establishment britt est en plein désaroi:
      Tout ce sur quoi ils avaient fondé leur modèle financier et social est
      compromis.
      Les titres catastrophistes sur la zone euro sont à consommation
      interne. Le relativisme fait des ravages… et fait vendre du papier imprimé.

      L’europe symbolisée par Bruxelles-Berlin-Paris n’en devient pas exemplaire.
      J ‘adhére tout autant au bilan dressé par BA : l’europe, ses structures a-démocratiques
      et la monaie unique, n’ont pas tenu les promesses mirifiques des consultations
      électorales.
      (Sans l’Euro, la France aurait comme d’habitude -environ 20 fois depuis 1945-
      dévaluée le Franc; les mécanismes monétaires auraient joués normalement:
      renchérissement des importations et euthanasie lente des rentiers.
      L’ industrie exportatrice aurait été faiblement favorisée.)
      Le carcan de Lisbonne empêche toute souplesse et reporte les coûts
      sur les classes (marxistes) pauvres et moyennes. Il y a un risque
      d’instabilité sociale que les ‘banquiers’ par leur appel à une bonne
      gouvernance (= faire payer les classes déja défavorisées) ne semblent
      pas comprendre…

      Le plus insupportable est la rigueur idéologique différentielle des commissaires
      de Bruxelles. Lordon a dit des choses définitives à ce sujet : Bruxelles
      fait tout pour se faire détester. Il y a là une stupidité,sans coeur et sans charité, suicidaire.

      Tout compte fait, la pédagogie de la crise pourrait peut-être aider à libérer des carcans
      sans objet. Mais, évidemment, réunir 27 avis conformes pour le moindre alignement fiscal
      semblent bien difficile. Le traité de lisbonne et la BCE semblent présenter la même
      rigidité que possédait le Kremlin. A moyen terme soit ‘ils’ évoluent et s’adaptent, soit
      ‘ils’ auront le même destin que feu l’URSS…

  11. Le Portugal a été sommé en janvier par les agences de notation financière comme par le FMI de réduire son déficit. Les principales agences de notation, dont Moody’s, ont maintenu leur pression sur Lisbonne malgré l’engagement la semaine dernière du gouvernement portugais de réduire d’un point son déficit en 2010.

    « Les marchés ne se préoccupent pas de la situation économique, mais se basent sur des a priori et des impressions pour rendre leur jugement », déclare le Premier ministre portugais.

    « Je me demande pourquoi ils ne se préoccupent pas de la situation au Royaume-Uni, aux Etats-Unis, sans même parler du Japon, où les comptes publics sont bien plus dégradés qu’au Portugal », poursuit-il.

    (Source : dépêche AFP du 3 février 2010)

    D’après le Fonds Monétaire International, en 2014, quelle sera la dette publique par rapport au PIB ?

    La dette publique du Portugal sera de 87,5 % du PIB.

    La dette publique de l’Allemagne sera de 91,4 % du PIB.

    La dette publique de la France sera de 95,5 % du PIB.

    La dette publique du Royaume-Uni sera de 99,7 % du PIB.

    La dette publique de la Belgique sera de 111,1 % du PIB.

    La dette publique des Etats-Unis sera de 112 % du PIB.

    La dette publique de l’Italie sera de 132,2 % du PIB.

    La dette publique de la Grèce sera de 133,7 % du PIB.

    La dette publique de l’Islande sera de 134,1 % du PIB.

    La dette publique du Japon sera de 239,2 % du PIB.

    C’est à la page 30 :

    Fonds Monétaire International »

    1. BA, il me semble que vous voulez comparer des choses incomparables.

      Quelles sont les dettes des états américains, s’il vous plait..?? (à cumuler avec celle de l’état fédéral)

    2. Yvan, c’est la meme chose dans beaucoup d’etats europeens qui sont federaux. Et en france on pourrais ajouter la dette des collectivite locales a ce compte.

    3. En France : ça tombe bien, on vient d’avoir les chiffres :
      La dette est constituée à 83% par l’état et 10% par les collectivités locales.

      Mais les chiffres des US m’intéresseraient fortement. (si réels, bien sûr)

    4. Il faut aussi prendre en compte la dette privée du pays : car quand les banques du pays s’écroulent, ce sont les Etats qui récupèrent leurs dettes – et donc gonflent leur déficit. De ce point de vue, toute dette privée n’est-elle pas une dette publique potentielle ?

    5. @ BA :
      apparemment, ce serait à l’origine un papier de Quatremer sur Libé en envoyé spécial au Portugal, la source :
      Entretien avec José Socrates, Premier Ministre du Portugal

      L’AFP aurait pu le dire ..

      C’est une réponse du berger à la bergère, version bazooka :
      « Je ne comprends pas cette suspicion à l’égard de mon pays. Il faut que l’on m’explique en quoi notre situation est différente de celles des autres pays et en quoi elle est plus préoccupante. »

      « Les inquiétudes du marché à l’égard du Portugal sont infondées ?
      Tout à fait. Si notre déficit a plongé, c’est parce que nous avons fait un effort budgétaire pour aider notre économie ébranlée par la crise mondiale. Il s’agit donc de dépenses justifiées. L’intervention de l’Etat a d’ailleurs fonctionné : le Portugal, comme la France, a été l’un des premiers pays à sortir de la récession technique, au 2e trimestre 2009, et avec l’une des plus fortes croissances de la zone euro. »

      Par contre, le discours du PM portugais est AUSSI une ‘vulgate’ en la matière sur l’action économique :
      « J’ai une vision instrumentale du déficit : il faut le creuser quand l’économie en a besoin. Comme l’a dit le Nobel d’économie Paul Krugman, «le déficit a sauvé le monde». »
      « Le pire est derrière nous, mais les conséquences du tsunami financier, ce sont les déficits. Le retour à la normale est pour bientôt : en 2010, nous allons réduire le déficit d’1 point et nous reviendrons sous les 3% en 2013. »

      Le pire est derrière nous …
      Le retour à la normale est pour bientôt …

      Ils ont cloné Lagarde au Portugal ou quoi ?

      Car les ‘solutions’ restent dramatiquement identiques :
      « Ce dérapage était dû à une explosion du nombre de fonctionnaires public et à un déséquilibre structurel de la sécurité sociale, en particulier du régime de retraite. En allongeant la durée de la vie active, nous avons ramené la croissance annuelle des dépenses de retraites à 3,4% contre 9% en 2005. »

      ‘Socialistes’ portugais ou UMP français, même combat.

      « La leçon, ce n’est pas moins d’Europe, c’est plus d’Europe. »

      Certes. Mais laquelle ?

      En ce sens, F. Leclerc a parfaitement raison : nous sommes toujours dans l’ère de l’improvisation, afin de sauvegarder l’essentiel, c’est-à-dire la structuration libérale de l’UE.
      Le logiciel de pensée économique connaît des bugs et les ‘programmateurs’ ne savent pas pourquoi ni comment en sortir mais ils connaissent et récitent parfaitement la leçon : ‘ce n’est pas moins d’europe, c’est plus d’europe ; ce n’est pas …’

  12. « Nous sommes entrés dans l’ère de l’improvisation »

    Ce n’est pas de l’improvisation. C’est la force des choses.
    Dans un premier temps cacophonie, injonctions, mouvement de menton, tout ce que le mépris du peuple est capable de susciter envers les « PIGS », acronyme qui en dit long d’ailleurs sur la manière dont l’Europe considère ses citoyens.
    Dans un second temps agglomération des injonctions en opinions molles, dont, soit dit en passant, l’Europe n’est pas avare: « oui, peut-être, certainement, il va falloir … »
    Pour permettre dans un troisième temps l’équarrissage des biens publics: santé, retraite, éducation, logement, services publics, désengagement généralisé du budget de l’État au « profit » des collectivités locales.

    Nous rentrons aujourd’hui dans une ère d’aveuglement produite par le retournement cynique, rendu désormais possible, des causes de la crise.
    Une politique dont la partition est écrite risque alors de s’incarner comme une version civile de la stratégie militaire du « Shock and Awe », pour choc et terreur.
    A moins que ce ne soit celle de l’idéologie et de l’instinct.
    Nous n’aurons que l’embarras du choix.

    1. @Claude Roche
      Je n’ai entendu nulle part, qu’un commissaire européen, ne se soit insurgé, contre l’utilisation de cette épithète charmante.
      En définitive, on est toujours le plombier polonais de quelqu’un.

  13. Lorsqu’un cheval de course se mesure à un percheron, la course est inégale, pour réaliser l’équité, l’homme a inventé le handicap, à savoir donner une chance au percheron pour se mesurer à l’étalon…

    Parlons de cet étalon, justement, celui de l’or, en fait il y a eu ce me semble une évolution de la monnaie à travers les âges, le papier devait avoir sa contrepartie en richesse sonnante et réelle…

    Sans doute lorsque la convertibilité des monnaies a été abandonnée, la volonté des USA était patente de donner au dollar la valeur de l’ancien étalon or, mais ce faisant et revenons aux fondamentaux et à notre image du percheron…

    A l’époque, un pays qui voyait sa richesse augmenter et sa balance commerciale excédentaire voyait sa monnaie se réévaluer par rapport aux autres, d’une part cela confirmait l’augmentation de richesse de ce pays, Allemagne et Japon entre autre, mais aussi cela confirmait la perte de richesse des pays aux balances déficitaires, le Franc ne faisait pas le poids face à mark…

    N’est ce pas justement le rôle qui a été donné au FMI en 1945 à travers les termes de stabilité et liberté des échanges…

    En fait le FMI devrait fonctionner comme une banque centrale mondiale et faire compensation entre les balances commerciales des états, il devrait donner une valeur de chaque monnaie par rapport à un panier de monnaie qui se substituerait à l’or…

    En fait l’or ne peut plus représenter la richesse de la terre représentée par les monnaies et qui a fonctionné jusqu’à temps que les USA rompe cette règle…

    Ce me semble si un état comme les USA voyait sa richesse globale baisser à travers la chute de la valeur de la monnaie, si la Chine voyait le Yuan voir sa valeur doubler, si en Europe le Franc voyait sa valeur baisser et le Mark remonter, les erreurs des gouvernements apparaitraient aux yeux de tous, en fait à travers la situation actuelle, c’est la responsabilité des gouvernants qui se trouve protégée, indirectement les banquiers en profite, car imaginons un dollar qui perdrait la moitié de sa valeur, bien évidemment les banquiers US seraient sanctionnés, bien évidemment si le Yuan voyait sa valeur doubler, le problème des délocalisations serait tout autre…pour les européens et les américains…

    Alors imaginons à travers la mise en place de ce fond de 100 milliards que le FMI se mette en ordre de bataille pour faire ce qui est son rôle, commencer à gérer le commerce de manière globale, avec une monnaie mondiale que sera les DTS….

    Rêvons qu’enfin la sanction arrive sur nos gouvernements, les élections, il suffit de contrôler les partis politiques puisque eux seuls décident in fine de qui peut gouverner…la sanction de l’erreur, voilà le mal de notre siècle…

    En fin de compte l’Euro que les européens espéraient sans doute voir remplacer le dollar et pouvoir en avoir les avantages commence à se retourner contre eux, comment faire coexister une Allemagne si puissante industriellement à côté d’une Espagne tout juste capable de construire des appartements, la fiscalité est sans aucun doute un problème, mais avant tout et actuellement le système monétaire international avantage les nations qui perdent de la richesse, les autres se préparent doucement à la grande explication, voilà pourquoi et sans doute, Chine, Japon et Allemagne ne lèveront pas le petit doigt pour aider à une reprise mondiale, ils n’y ont pas intérêt, ils continuent à accroître leur richesse nationale, un jour il faudra régler les comptes, malheur à nous ce jour-là.

  14. Yvan écrit : « Comme je l’ai déjà écrit : dans une guerre économique, il vaut mieux avoir des alliés, ce qui consiste à être nombreux. »

    Nous sommes en total désaccord.

    Dans une guerre économique, détruire les frontières commerciales et douanières de la France a eu ce résultat :

    – placer les ouvriers français en concurrence directe avec les ouvriers roumains, bulgares, polonais, etc.

    – tirer les salaires français vers le bas ;

    – les usines françaises sont de plus en plus nombreuses à fermer ;

    – les usines françaises sont de plus en plus nombreuses à pertir vers la Roumanie, la Bulgarie, la Pologne, etc.

    – les pays de l’Union Européenne sont nos alliés, certes, mais POUR QUEL RESULTAT CONCRET ?

    – le résultat concret est le suivant :

    1- la désindustrialisation de la France s’accélère,

    2- le chômage explose,

    3- les salaires sont tirés vers le bas,

    4- la demande intérieure s’effondre,

    5- la masse salariale versée aux Français chute,

    6- la consommation chute,

    7- l’Etat est obligé de compenser en distribuant des centaines de milliards d’euros de primes et d’aides à la consommation,

    8- l’appauvrissement généralisé des classes populaires et des classes moyennes est une réalité visible partout en France, etc.

    1. BA. Je vais vous donner des infos complémentaires qui vont vous géner. Je m’en excuse par avance.

      Notamment sur l’Allemagne où les jobs à un Euro de l’heure sont courants. Mais ça n’explique pas non plus que les prix soient plus bas qu’en France dans les supermarchés…
      (étonnant, non? dans un pays où on roule couramment en Mercédés et BMW)

      Ce que vous ne voyez pas, c’est la tiers-mondialisation.
      Ainsi, regardez aux US, ainsi que dans un petit pays appelé France.
      Il ne faut pas mélanger richesse apparente d’un pays qui nous est vendu par les libéraux et tiers -mondialisation qui avance de façon claire dans les pays « riches ».
      Que les Polonais, Roumains ou Bulgares soient mes ouvriers ne me dérange pas. Ils sont dans la zone Euro.
      Par contre, les ouvriers Chinois tuent ma zone. (sans avoir de casquette comme les rappers, je vous rassure)

      Maintenant, à moi d’avoir une valeur ajoutée à fournir à ces ouvriers en leur indiquant quoi fabriquer et comment le faire au mieux.

      Comme tout ce qui est bon pour mon pays est bon pour moi, tout ce qui est bon pour l’Euro me rapporte aussi. Même si c’est indirect.

    2. Mon pays, c’est la France.

      J’accepte de payer 25 % d’impôts en plus pour aider les chômeurs français.

      J’accepte de payer 50 % d’impôts en plus pour aider les Français pauvres.

      D’accord.

      J’accepte.

      Tous les mois, je suis dans le rouge à la fin du mois à la Caisse d’Epargne, mais j’accepte.

      Mais en revanche, je refuse de payer des impôts supplémentaires pour aider les Roumains. Je refuse de payer des impôts supplémentaires pour aider les Bulgares. Etc.

      Depuis 20 ans, les élites au pouvoir en France nous ont expliqué qu’il fallait aider les pauvres de tous les pays européens. Comme par hasard, les mêmes élites au pouvoir ont laissé les classes populaires et les classes moyennes françaises s’appauvrir de plus en plus.

      Bizarre, non ?

      Il fallait s’occuper des autres, mais on laissait les Français s’appauvrir.

      Bizarre, non ?

      Aujourd’hui, nous ne pouvons pas tout faire. Nous sommes au pied du mur. Que voulons-nous ?

      1- Voulons-nous payer pour aider les Français pauvres, payer pour aider les Roumains pauvres, payer pour aider les Bulgares pauvres, payer pour aider les Polonais pauvres, etc, etc ? Si nous continuons à saupoudrer l’Europe, les Français continueront à s’appauvrir.

      2- Ou alors voulons-nous être des citoyens ? C’est-à-dire voulons-nous payer pour aider les Français pauvres D’ABORD, ET ENSUITE, DANS PLUSIEURS ANNEES recommencer à aider les pays étrangers ?

      C’est facile de se donner bonne conscience quand les membres de son propre pays s’appauvrissent de plus en plus.

      C’est facile de se donner bonne conscience en continuant à voter « oui » à un système fait par les riches, pour les riches.

      C’est facile de se donner bonne conscience en continuant à voter « oui » à un système qui ne nous a protégé de rien du tout.

      C’est facile de se donner bonne conscience en refusant de faire le bilan de 51 ans de construction européenne.

      Bilan globalement positif ?

      Bilan globalement positif, oui, pour les riches.

      29 mai 2005 : dernier référendum organisé en France sur l’Union Européenne.

      Quels sont les cinq endroits de France où le oui fait ses plus gros scores ? Ce sont les cinq endroits les plus riches de France.
      – Neuilly-sur-Seine : 82,51 % de oui
      – Paris, 7ème arrondissement : 80,52 % de oui
      – Paris, 16ème arrondissement : 80,03 % de oui
      – Paris, 8ème arrondissement : 79,67 % de oui
      – Paris, 6ème arrondissement : 79,41 % de oui

      http://www.interieur.gouv.fr/sections/a_votre_service/resultats-elections/rf2005/index.html

    3. BA. Nous n’allons pas polémiquer ici.

      Je vous demande ainsi que nous demandions l’avis de Monsieur Bunker.

      Par contre, rendez-vous ce soir car j’ai du boulot en journée…

    4. @BA
      Certes vous n’acceptez plus de payer pour des Roumains pauvres.
      Mais vous acceptez que les Allemands payent pour vous !
      Parce que c’est quand même cela Maastricht : la monnaie doit rendre l’ensemble de la zone solidaire. En génaral c’est les Allemands et les européns du Nord qui payent pour les pays du SUD
      Alors oui, A Merkel a raison de demander aux gracs de faire réellement payer les impôts et de limiter le clientélisme..
      amicalement

    5. Claude Roche écrit : « Certes vous n’acceptez plus de payer pour des Roumains pauvres. Mais vous acceptez que les Allemands payent pour vous ! »

      Mais ce que font les Allemands ne me regarde pas ! Les Allemands font ce qu’ils veulent en Allemagne !

      Les Allemands voient leur économie glisser sur une pente descendante, les communes allemandes sont ruinées, l’Allemagne aura une dette publique de 91,4 % de son PIB en 2014 d’après les calculs du FMI, les chômeurs sont de plus en plus nombreux en Allemagne, les soupes populaires sont submergées, les Allemands ne sont même pas capables (EUX NON PLUS) de s’occuper de leurs propres citoyens qui basculent dans la pauvreté, et qui sont de plus en plus nombreux à devenir pauvres … et ils veulent aider les Roumains ?

      Mais qu’ils aident les Roumains, pas de problème !

      C’est exactement le même problème en France : vouloir aider toute l’Europe, c’est se rendre soi-même incapable d’aider ses propres compatriotes.

      Et surtout, c’est continuer de maintenir un système qui enrichit les riches, et qui appauvrit les classes populaires et les classes moyennes.

      Allemagne : de nombreuses communes au bord de la ruine (mardi 2 février 2010).
      Les communes allemandes ont une nouvelle fois tiré la sonnette d’alarme sur leur situation financière désespérée mardi, et prévenu qu’un certain nombre d’entre elles étaient « au bord de la ruine ».
      La fédération allemande des communes table sur un déficit cumulé de 12 milliards d’euros cette année, le plus élevé de l’après-guerre.
      La crise économique et financière a sérieusement amputé leurs revenus, dont la taxe professionnelle, proportionnelle aux bénéfices des entreprises, représente le plus gros. Les recettes fiscales de la taxe professionnelle ont chuté de plus de 18 % sur un an en 2009.
      En parallèle les dépenses des communes, auxquelles incombe notamment une partie de l’indemnisation des chômeurs, ont augmenté.
      Et cette tendance devrait nettement s’aggraver cette année alors que le marché du travail allemand, pour le moment relativement épargné par la crise, va se dégrader.
      « Nous allons devoir faire face à la deuxième vague de la crise », a prévenu Petra Roth, présidente de la fédération et maire de la capitale financière du pays, Francfort (ouest), lors d’une conférence de presse.

  15. Exemple d’improvisation.
    Faire du bruit avec sa bouche pour fustiger et accessoirement noter (pour les agacer rien de plus) les « paradis fiscaux ».
    Qui sont un facteur essentiel lié à l’éthique financière internationale.
    Au bout du compte…rien.
    Rien parceque ces paradis sont indépendants, libres de leurs lois, énormes…et indispensables à ceux qui considèrent les citoyens nationaux comme des idiots ou des fourmis.

    Allez Sarko , quand est-ce que L’armée française va occuper le Delaware et la City ?

    encore un papier scandaleux

    1. Bonjour Ami Haché.

      C’est à se demander si ce ne serait pas l’hypocrisie qui dirige le monde…

      Merci pour ce lien. Bonne journée à toi.

  16. Ah la reprise est dans les statistiques, mais oui, dans celles du GDP américain, dans la bourse, mais partout ailleurs elle n’est même pas dans les statistiques. Il n’y a pas de repises possible, c’est tout. Et vous ne voyez pas la gravité de la situation il me semble parfois, car nous sommes devant l’impact imminent, c’est pourquoi je m’échine à calculer la vitesse de chute quelques fois !

    Ce n’est même pas la peine de parler d’une reprise, elle n’aura JAMAIS lieu.

    Et le marché Chinois a été créée pour palier à la baisse du taux de profit, le marché chinois est le symptôme du déclin du capitalisme, non de son renouveau. Le marché Chinois, il faut l’oublier, c’est vraiment une perte de temps de parler de ces choses !

    Quelle est la vitesse de la récession.

    Nous fonctionnons sur l’endettement, or ce principe atteint ses limites, et c’est lui qu’il faut remplacer par autre chose, et je ne vois pas le début d’une solution à ce problème….

    Je suis désolé d’être alarmiste, et de jouer les Cassandre mais c’est une réelle inquiétude.

  17. AVIS DE LA BANQUE CENTRALE EUROPÉENNE du 11 janvier 2010

    Divulgation d’information sur les opérations de prêt des banques centrales en vertu de la législation de l’UE

    2.2. il y a lieu de maintenir la confidentialité des informations portant sur les prêts ou les autres facilités de liquidité accordés par une banque centrale à un établissement de crédit particulier, y compris l’aide d’urgence en cas de crise de liquidité, afin de contribuer à la stabilité du système financier dans son ensemble et de préserver la confiance du public en période de crise.

    On ne nous dit pas tout. Vive l’opacité ! Mais, ils ne parlaient pas de transparence au G20 ?

    « Un peuple ignorant est l’instrument aveugle de sa propre destruction. » Simón Bolívar

  18. Nous sommes à l’ère du coup par coup. De l’action suivie de la réaction.
    La Chine, tirer la croissance, absolument pas. Elle a trop à tirer localement pour s’occuper des autres continents. La solidarité, connait pas. Elle ne connait pas les problèmes de ses voisins. Alors, les autres…
    Elle profite encore de la mondialisation jusqu’aux règles de protectionnismes qui pourraient apparaitre quand la mondialisation aura montré ses limites sans partages.
    « la reprise est dans les statistiques, mais la récession est dans la vie de gens »
    Très vrai, surtout pour l’occident. Elle s’insère dans leur tête aussi derrière des peurs multiples de demain qui empêchent de trouver les bonnes solutions.
    Le nivellement s’est rarement fait par le haut. Le PPCM est plus souvent adapté pour sortir des crises.
    Les grands organismes tels que l’Europe sont toujours considérés comme des moyens de résistance par rapport aux autres blocs, mais travailler dans le coin régionaliste reste la technique de base.
    Cherchez l’erreur.

  19. il sera très difficile en 2010, sauf emballement de la crise, de revenir sur 35 années de législation nationale et internationale qui ont consacré la victoire de la finance et de la rente.
    L’idée étant pourtant de revenir à une situation où les trésors seront capables de répudier la dette.
    Il est à craindre que l’on continue la « fuite en avant »..!

    http://millesime.over-blog.com

    1. Le secret est la clé de voute d’un ponzi.

      Là où je me questionne est que je sais que toute bonne négociation ne peut se faire qu’à deux et surtout pas en public.
      Soit, dans le secret.
      Machiavel l’avait compris bien avant moi.

    1. Je ne sais pas vraiment si c’est juste, mais je pense qu’on dois avoir l’equivalent de tous les salaries francais au chomage dans l’UE.

  20. S’il y a un banquier ou un connaisseur qui passent par ici, je voudrais poser une seule question :
    – Combien vaut réellement la valeur des fonds toxiques en France ou en Europe actuellement? Ah! le culte de secret.

    1. toxique car dépendant de l’humeur des marchés …

      A quoi sert de valoriser votre jeu dans un casino ?
      Quel que soient vos estimations il n’y a que la mise des autres à rafler.
      Qui fluctue à l’esbrouffe à chaque tour.

      Mettez vous plutôt à la place de la banque … ce qui compte c’est les frais de transactions,
      multiplier les joueurs et les parties … multiplier et additionner c’est plus sur que parier.

      alors faire rentrer les états en perdant du total final à tout coup c’est du grand art !
      Chapeau les banskters

  21. @ François Leclerc

    Vous dites que, selon votre « point de vue, ce n’est pas la globalisation en soi qui est en cause (à laquelle ne peut alors être opposée qu’un repli sur des échelles restreintes de l’activité économique, sociale et culturelle), mais une conception de celle-ci, qui a failli. Reste à identifier son alternative ! »

    Je pense au contraire que la « globalisation » doit être questionnée. Elargir l’échelle (pour générer des économies d’échelles au sens économique) a un sens. Mais est-ce réellement celui de la globalisation.

    Nous savons que, passé un certain stade, l’économie d’échelle seule ne suffit pas à alimenter un gain économique significatif. D’ailleurs, dans l’économie « pré-globalisée » des pays de différentes tailles avaient des performances économiques tout à fait comparables.

    La dimension essentielle de la globalisation est ailleurs. Toute économie qui franchit le stade de l’industrialisation voit le déversement sur son marché du travail « salarié » le déferlement de travailleurs ne trouvant plus d’emploi dans les campagnes. Elle combine à ce moment là un coût du travail interne très bas (conjoncturel), une monnaie faible (conjoncturel) une législation protégeant peu ces travailleurs par ailleurs souvent inorganisés (encore conjoncturel).

    L’arrivée de la Chine (et des autres économies émergeantes) dans cette phase de développement est le moteur de la globalisation. La taille de la Chine et des autres pays émergeant, allié à la domination des idées libérales, a fait que cet écart de développement a aspiré en Chine l’essentiel de l’industrie manufacturiere d’Europe et des USA.

    Avec à la clé un bénéfice énorme pour ceux qui en ont été les organisateurs.

    La globalisation a été une desctructuration durable de l’économie mondiale par un mouvement conjoncturel, un effet d’aubaine incontrolé.

    Nous en payons le prix aujourd’hui à triple titre : social (chômage, déstructuration des économies européennes et américaines), environnemental (car les mécanisme de controle nationaux ont été rendus inopérants) et économique, notamment parce que les capitaux artificiellement générés, habitués à des taux de profits annuels à 2 chiffres ne trouvent plus comme autre occasions de placement équivalente que les bulles spéculatives et le siphonage des contribuables.

    1. Je n’ai aucune objection à questionner la globalisation, tout au contraire ! Je suis favorable à une autre globalisation que celle dont subissons les effets, que nous vivions dans un pays développé ou émergent.

    2. « Making globalization work » de J.Stiglitz,2006, issu notamment de ses fonctions à la Banque mondiale de 1997 à 2000, traduit en francais: ‘ Pour un commerce mondial plus juste : Comment le commerce peut promouvoir le développement ‘, en d’autres langues ‘Globalisation honnete’, ‘antérieur’ à l’arrivée hégémonique de la Chine pourrait-t-on dire, soulève les questions et problèmes d’ « Un autre monde est possible »

  22. La Commission de Bruxelles vient d’approuver le plan présenté par la Grèce afin de réduire son déficit, qualifié « d’ambitieux mais de réalisable » par Joaquim Almeida, le commissaire aux affaires économiques.

    La Grèce, a-t-il été annoncé également, va être placée sous une surveillance étroite, afin de vérifier l’application des mesures prévues au plan.

    La porte est désormais ouverte pour qu’une aide puisse intervenir.

  23. « La porte est désormais ouverte pour qu’une aide puisse intervenir. »

    Certes.

    Une aide de qui, au fait ?

    Et une aide avec quel argent ?

    1. Faites leur confiance, ils sont en train de mettre au point la formule, selon toute vraisemblance ! Nous ne tarderons pas à le savoir.

  24. « La Commission examine le programme de stabilité de la Grèce et émet des recommandations pour qu’elle corrige son déficit budgétaire, améliore sa compétitivité au moyen de réformes structurelles et fournisse des statistiques fiables  »
    Pour avoir un apercu de la novlangue européenne

    http://europa.eu/rapid/pressReleasesAction.doreference=IP/10/116&format=HTML&aged=0&language=FR&guiLanguage=en

    Almunia affirme qu’il n’y aura pas d’ aides, donc encore un « backdoor bailout » à anticiper ? Au tour du Portugal…

  25. 400 000 chômeurs vont arriver en fin de droits sans aucun revenu et Proglio touche 2,6 millions d’euros par ans. Ne cherchons pas ailleurs la prochaine révolution, elle est là devant nos yeux…

    1. «Fins de droits», qui doit les prendre en charge ?

      Toujours selon Pôle emploi, 40 % des chômeurs arrivant en fin de droit seront pris en charge par la solidarité nationale : 17 % obtiendront l’allocation spécifique de solidarité (ASS) et 23 % le revenu de solidarité active (RSA). Les autres ne toucheront rien, en général parce qu’ils vivent avec une personne dont les revenus sont «trop» élevés pour qu’ils puissent prétendre à une de ces allocations.

      Restent 400.000 personnes qui entreront au RSA ou à l’ASS, soit 100.000 entrées de plus qu’une année «normale».

      Le Figaro

      En clair :

      – un million de chômeurs arriveront en fin de droits cette année ;

      – 170 000 obtiendront l’Allocation spécifique de solidarité (ASS), soit 450 euros par mois ;

      – 230 000 obtiendront le Revenu de solidarité active (RSA) ;

      – 600 000 se retrouveront sans rien.

  26. « On constate que tous les gouvernements commencent à mettre, devant l’obstacle et chacun à leur manière, de l’eau dans leur vin. Il n’est plus question de sabrer dans les budgets, mais plutôt de réduire sur la pointe des pieds les programmes de soutien à l’économie et les déficits, au cas par cas. On cherche à limiter les dégâts du chômage, déjà redoutables, en fondant les plus fols espoirs non pas dans sa décrue, mais dans la baisse de son inexorable progression.  »

    Punir seulement le chômeur ne résoudra pas le problème du chômage de masse surtout en période de crise mondiale, à moins bien évidemment de vouloir continuellement faire la leçon aux petits par des opérateurs privés qu’aux grands requins de la finance et n’étant guère tourmentés par les premières mesures d’austérité mises en place, c’est tellement plus facile. Non seulement le suivi mensuel n’apporte guère un meilleur moral aux personnes mais en plus cela coûte beaucoup plus cher, ne pacifie et n’améliore guère mieux les rapports entre les personnes,
    à vrai dire investir dans la personne humaine coute encore beaucoup trop cher de nos jours surtout si cela se fait encore dans la confiance.

    1. Il y a tellement d’idées reçues qui circulent de nos jours sur les gens se retrouvant au chômage, que plus personne n’ose regarder le chômeur autrement, quel grand dommage, pourtant derrière chaque chômeur et chaque chômeuse se trouve aussi un être humain, un homme ou une femme, alors pourquoi encore tant de dureté à leur égard ?

      On recherche continuellement à se faire élire pour mieux soit-disant mieux résoudre le problème de chômage d’une société, mais derrière on n’en passe moins à l’égard de tous ces gens les plus durement frappés par les choses mises en place, quelle grande hypocrisie de conduite.

      Tout cela parce que le pauvre coute encore beaucoup trop cher à une société, à un monde qui en a bien perdu le souci de l’humain et de l’autre avant tout, mais quel monde de fous.

    2. Perso, je suis au chômage pour trois raisons. Je suis trop vieux, mon emploi d’informaticien a été délocalisé en Inde et je suis maintenant chômeur de longue durée, aucun patron ne m’embauchera…Et pourtant je trouve pas normal que l’on me paye à rien faire, je crois que je travaillerais simplement pour rendre service à la société, il faut être au chômage pour comprendre cela…

    3. @ wladimir,

      Si ça se trouve certains chômeurs dans cette société rendent bien plus service à la collectivité que certains se croyant plus indispensables et importants que d’autres, comment réellement savoir et évaluer si telle ou telle personne rend véritablement service à une société dans son travail, serait-ce encore une question de salaire, de position, on peut bien sur continuer à le faire croire aux autres en adoptant telle ou telle conduite de circonstance, beaucoup de nos politiques de nos jours sont très bien payés à ne rien faire, sans doute trop difficile à admettre et à reconnaître en eux, ceci expliquant peut-être pourquoi les chomeurs sont toujours aussi mal vus. J’essaie de comprendre n’ont-ils donc jamais connu la vie ou le chômage pour se permettre encore de les traiter comme les rebus de l’humanité…

  27. Wladimir, je comprends ce que vous ressentez, étant moi même sans emploi, mais être employé ne veut pas forcement dire rendre service à la société, tant de nombreux emplois sont socialement inutiles; à l’inverse, travailler mais comme bénévole est utile à la société. Il n’y a pas contrairement à ce qu’on cherche à nous faire croire, de lien entre emploi et apport/tribut à la société. Pas plus il n’y a de question de mérite ou valeur, ou dans un champ lexical différent, de réalisation de soi, si ce n’est pour une petite partie de la société. Il avait été question sur ce blog de réfléchir à la déconnexion entre revenu et travail. C’est le seul sujet qui vaille. Mais le moment ne semble pas être encore venu d’ouvrir ce débat.Coté politique, Utopia, association présente chez les verts, le PS et front de gauche développe ces idées. Avec une réduction massive du temps de travail, c’est à mon sens une des rares issues qui nous reste.Mais le chômage, lui, est utile, pour faire pression sur les salariés.

  28. Les responsables européens ont beau multiplier les démentis, il est inévitable que la Grèce soit renflouée d’une manière ou d’une autre pour éviter un défaut de paiement, estime l’économiste Nouriel Roubini.

    Ce soutien viendra « soit de l’Union européenne, soit de la BCE, soit du FMI », a indiqué dans une interview à Bloomberg celui que l’on surnomme « Dr Doom » pour avoir prédit l’éclatement de la bulle des subprimes.

    Un scénario pourtant incompatible avec les propos de Joaquin Almunia, le commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires, qui a assuré la semaine dernière qu’un « renflouement n’est pas possible et n’aura pas lieu ».

    Le gouvernement de George Papandreou vient de lancer un vaste plan de réduction des dépenses publiques afin de ramener le déficit budgétaire à 3 % du PIB d’ici 2012. L’an dernier, celui-ci a atteint 12,7 %.

    Ce volontarisme n’empêche pas les marchés de s’inquiéter de l’état des finances de la Grèce en raison de l’absence de reprise économique : le pays, qui n’est toujours pas sorti de la récession, pourrait voir son activité continuer de décliner si l’on en croit les derniers indicateurs d’activité publiés.

    Une sortie de la zone euro est même une hypothèse de plus en plus évoquée, ce qui leur permettrait de dévaluer leur monnaie et de donner un coup de fouet à leur économie.

    Si l’Union européenne exclut pour l’instant toute aide financière à la République hellénique, le FMI en revanche envisage d’apporter son soutien « si la Grèce le demandait ».

    L’institution dirigée par Dominique Strauss-Kahn estime toutefois qu’Athènes devrait pouvoir assainir ses finances sans aide extérieure.

    Capital.fr

    1. Il y a eu un tournant ! Il s’est révélé nécessaire de calmer le jeu et de laisser filtrer des informations à propos des discrètes discussions en cours à propos du plan de sauvetage. Le signal qui ne trompait pas a été le départ de la mission du FMI à Athènes, ce qui signifiait qu’une solution Européenne était à l’étude.

  29. Mercredi 3 février 2010 :

    La Grèce espère un soutien de l’UE face aux attaques spéculatives.

    Le ministre grec des Finances George Papaconstantinou a déclaré mercredi que son pays espérait le soutien des autres membres de l’UE dans la crise actuelle des déficits publics de la Grèce, pour se défendre contre les attaques spéculatives des marchés internationaux.

    « Nous attendons et demandons à nos partenaires européens de soutenir la Grèce dans les jours à venir », a déclaré M. Papaconstantinou à la chaîne de télévision grecque Mega.

    « Ils doivent soutenir les efforts de la Grèce, et dire aux marchés internationaux qu’il n’y a pas de maillon faible que les attaques spéculatives pourraient casser dans la zone euro, dont la Grèce fait partie, que nous nous trouvons tous dans le même bateau, et que nous devons travailler ensemble », a-t-il poursuivi.

    Ce genre d’encouragement serait très utile pour la Grèce « puisqu’il n’y a pas d’autres options au sein du système européen concernant d’autres formes de soutien », a-t-il ajouté.

    Boursorama

    Cet appel à l’aide du ministre grec des Finances est pathétique.

    Quelle que soit notre opinion à l’égard de la Grèce, à l’égard du gouvernement actuel de la Grèce, à l’égard de la classe politique grecque qui a exercé le pouvoir depuis 20 ans, nous lisons l’appel au secours du ministre grec des Finances, et nous voyons le côté pathétique de cet appel :

    – la BCE n’a pas le droit d’aider la Grèce ;

    – les autres membres de l’Union Européenne sont eux-mêmes dans une situation économique catastrophique ;

    – les autres membres de l’UE ne peuvent pas aider la Grèce car ils en sont eux-mêmes incapables.

    Tragédie grecque.

    Le Destin est tout tracé, et les Grecs savent ce qui va leur arriver.

    Tragédie grecque.

Les commentaires sont fermés.