L'actualité de la crise: des tests qui tournent mal, par François Leclerc

Billet invité.

DES TESTS QUI TOURNENT MAL

Les deux cas test Européens de la Grèce et de l’Islande seraient-ils en train de tourner au vinaigre  ?

En dévoilant la situation financière catastrophique de la Grèce, afin de l’obliger à la redresser et de créer ainsi une sorte de jurisprudence européenne, au prétexte de ne pas avoir à renflouer le pays, l’Allemagne a ouvert une boîte de Pandore qui va être difficile à refermer. Le marché obligataire public européen est désormais sous tension, surenchérissant les coûts pour les pays les plus fragiles. Ce qui n’est pas pour déplaire aux investisseurs, mais va alourdir encore pour ceux qui les subissent le poids des déficits publics et limiter d’autant les possibilités de leurs gouvernements de financer la relance, tout en diminuant leurs marges de manoeuvres internes.

La dynamique qui est enclenchée est bien celle de l’éclatement de la zone euro, et il n’est pas certain que la volonté politique existe pour la combattre efficacement, si l’on en croit les dernières déclarations d’Angela Merckel et de Jean-Claude Trichet, la première inquiète mais passive devant cette situation et le second figé dans une intransigeance qui risque d’être demain considérée comme aveugle. Ni la Grèce, ni le Portugal, ni les autres pays qui s’apprêtent à les rejoindre sur la liste de l’infamie, ne peuvent faire face avec leurs seuls moyens à la situation dans laquelle ils se débattent.

Moins grave par ses conséquences, mais tout aussi lourde par sa portée symbolique, la situation en Islande semble pouvoir s’acheminer vers un « non » au referendum, qui doit être organisé avant le 6 mars prochain. Une course contre la montre est engagée afin d’éviter que cette perspective, que les sondages annoncent probable sans grande possibilité d’erreur, ne se réalise. Les appels à la modération et à la mise sur pied d’un compromis financier ne faisant pas porter l’intégralité de la charge sur les Islandais ne semblent pas avoir beaucoup d’effet sur la situation, à lire la dernière déclaration de Steingrimur Sigfusson, le ministre des finances islandais. C’est la raison pour laquelle il vient de lancer un appel aux Britanniques et Néerlandais, afin que des négociations – qui semblent donc ne pas progresser, si elles sont mêmes engagées – aboutissent dans les courts délais requis à des modalités financières moins lourdes que celles qui ont été déjà adoptées, et que le président islandais a refusé de promulguer sous la pression de l’opinion publique.

Dans les deux cas, ce sont des Etats qui sont en question et qui, chacun à sa manière, se révèlent incapables de faire face aux situations dans lesquelles la crise financière les a plongés. Dans les deux cas, leurs gouvernements sont impuissants, mais, pis encore, leurs partenaires ne sont pas en mesure de les aider, ou même les enfoncent. Si cette double leçon devait être tirée, quelles en seraient les conséquences ? Cela mettrait en évidence, pour commencer, que la situation n’est, à nouveau, pas sous contrôle et que ces premiers dérapages, une fois engagés, ont de fortes chances d’être suivis par d’autres.

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29 réflexions au sujet de « L'actualité de la crise: des tests qui tournent mal, par François Leclerc »

  1. Dettes publiques et faillite d’Etats au menu de Davos.

    Les conséquences de la crise financière et de la récession arrivent en tête de la liste des dangers menaçant l’économie mondiale, a constaté l’organisateur du forum de Davos.

    « En réaction à la crise financière, de nombreux pays se sont exposés à des déséquilibres fiscaux et sont surchargés par des niveaux de dette extrêmement élevés, résume Daniel Hofmann, économiste en chef chez Zurich Financial Services, l’une des entreprises qui a participé à l’étude. Cela pourrait faire monter les taux d’intérêts, entraver la croissance et entraîner de hauts niveaux de chômage pendant longtemps ».

    A cette liste de maux, le rapport présenté jeudi 14 janvier à Londres ajoute la possibilité de faillite des états souverains.

    « Quand les états ont une dette publique qui dépasse 90 % de leur PIB, ce qui est désormais le cas de la majeure partie des pays développés, poursuit Daniel Hofmann, ils se retrouvent dans un piège de croissance, car les études montrent que l’augmentation de leur PIB est amputée en moyenne d’un pourcent ».

    http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2010/01/15/04016-20100115ARTFIG00480-dettes-publiques-et-faillite-d-etats-au-menu-de-davos-.php

  2. http://www.lesechos.fr/info/finance/afp_00222263-icesave-le-ministre-des-finances-contre-le-referendum.htm

    C’ est vrai quoi, ce sont des questions bien trop complexes pour des citoyens, qui ne sont pas suffisamment experts en économie pour prendre une bonne décision. L’ expert qu ‘il est, sait ce qui est bon, il faut payer c’ est tout, il faut tout faire comme il dit et tout ira bien, il faut lui faire confiance…comme par le passé.
    J’ aimerai bien savoir ce qui va advenir de la carrière de ce monsieur.
    Un test quoi.

  3. Conclusion : rien n’ayant été prévu, écrit ou explicité avant le drame, on est dans un pur rapport de forces. Les Islandais sont principalement responsables, mais les autorités britanniques et néerlandaises en ont aussi leur part.
    La sagesse consisterait à couper la poire en deux, afin que le remboursement soit supportable par l’économie islandaise. On attend donc un geste de générosité de la part du Royaume-Uni et des Pays-Bas.
    S’ils ne le font pas, et que l’Islande persiste dans son refus, la situation de l’île deviendra extrêmement dramatique. Mais je reste persuadé que tout cela, après beaucoup de cris, finira par un arrangement

    http://peyrelevade.blog.lemonde.fr/2010/01/14/actualite-3/

  4. de la nécessité de faire un exemple…

    du malheur des peuples à supporter les erreurs de leur pseudo élite.

    Cette europe là n’existera plus longtemps, emportée par des doctrines rigides et dépassées, un égoîsme criminel, un aveuglement au pouvoir.

  5. Dans le cas de la Grèce, une équipe du FMI est sur place pour une semaine pour examiner les dégats…
    Un graphique publié par le Financial Times montrait que les banques grecques étaient ‘en tete dans le cadre de la procédure généralisée d’accès à la liquidité, son déficit budgétaire réel de 12,7% du PIB, et son ratio dette-PIB devrait atteindre 120 % en 2010. Comme ce semble etre la question de l’année, avec la mort lente pour la Grèce et le Portugal,dixit Moody’s pourquoi ne pas comparer, comme le suggérait cyniquement JCTrichet cette semaine, interrogé sur la Grèce, avec la Californie ?
    La BBC tout récemment ( http://news.bbc.co.uk/2/hi/business/8248434.stm, avec graphiques ) estimait que le Royaume-Uni avait dépensé 94% de son PIB pour le « bailout », le cout du sauvetage 2,4 trillions de $, son déficit public estimé à 12% en 2009, le pire des nations du G20, son ratio dette-PIB estimé à 380 %, le gouvernement britannique doit emprunter 178 mds de livres cette année, les interets estimés du remboursement de la dette vont doubler de 1.5% à 3% du PIB selon une étude publiée par Mc Kinsey (http://news.yahoo.com/s/ft/20100114/bs_ft/99b57662012d11df8c5400144feabdc0 ).
    Ce qui amène certains commentaristes américains à s’interroger: La Grande-Bretagne pourrait-t-elle etre la nouvelle Islande ? ( http://www.nakedcapitalism.com/2010/01/could-england-be-the-next-iceland.html )

  6. Moi de toutes façons je fais totalement confiance à nos élites même en période de crise, je ne suis qu’un mouton une autre tête de bétail de plus, le monde penche vers un bord je penche alors automatiquement vers ce bord, mais pris soudainement de vertige le monde change subitement de bord alors moi aussi je penche vers ce bord c’est le mouvement quoi, je fais comme le monde brouter plus pour brouter toujours plus sans trop perdre de temps bien sur, en fait on m’a souvent principalement dit en société et pendant des générations et des générations que j’étais d’abord et avant tout un ruminant, telle est la vie du monde et des ruminants depuis toujours d’ailleurs.

    D’ailleurs sans un grand nombre de ruminants le monde ne pourrait plus guère tourner en rond, bien évidemment sans l’Europe des ruminants et des meuglements le monde ne serait plus ce qu’il est sans eux.

    C’est sur seul un plus grand nombre de ruminants pourrait encore nous permettre de sauver la face des premiers ruminants encore sur terre

  7. « ont de fortes chances d’être suivis par d’autres.  »

    Par d’autres ruminants de plus ça s’est sur.

  8. Dans ma ville nous apprenons par la presse que le coût du Tram est de plus de 450 millions d’ euros.
    La signature a été faite par nos élus en plein mois de Juillet.
    Si il s agit d’ une mauvaise dette ( et j ai l intuition que c est le cas), il existe sûrement des moyens légaux de prouver la nullité d’ une telle dette.
    Il suffit de prouver que la dette des gros n est pas honorée normalement (renflouement par l état ou par les banques centrales a taux zéro, devaluations des monnaies, rachat de dette par de l émission de monnaie centrale), et que la tolérance pour les gros doit être la même pour les petits: accès a la monnaie centrale a taux zéro.

    Les islandais doivent bien formuler la question et y répondre autrement que par la répudiation de la dette (étalement dans le temps, accès aux prets a taux zéro des banques centrales GB et Euro)

  9. François, vous semblez souffler le chaud et le froid.
    J’avais l’impression que vos dernières analyses étaient empreintes d’un pessimisme raisonnable: nous nous dirigions vers une issue de type C modèle L .
    Position que j’aurai tendance aujourd’hui à partager, mais à contrecœur.
    Mais quand vous notez « [que] la dynamique qui est enclenchée est bien celle de l’éclatement de la zone euro » l’issue devrait plutôt être de type D modèle « chute libre ».
    Pourquoi l’Allemagne est-elle enfermée dans un tel déni de la réalité? Poids de l’Histoire? Arrogance aveugle? J’ai des difficultés à le croire.
    Les élites auraient-elles alors renoncé à agir sur le réel? Pour quelles raisons?

    1. J’en reste, jusqu’à plus ample informé, au type C modèle L. Déceler une dynamique ne veut pas dire qu’elle va nécessairement s’accomplir.

      Il y a tellement de contradictions, dans cette crise, qu’il est difficile d’être péremptoire sur ses développements ! Comme si on jouait au poker américain, certaines cartes sont exposées, d’autres sont masquées…

      Un cap me semble être en ce moment passé. Celui qui nous fait pénétrer dans la dimension plus proprement politique de la crise. Si cela se confirme, cela devrait contribuer à ce que succède à ce qui pourrait sembler être une atonie de l’opinion publique (en réalité une intériorisation de la crise) un réveil de celle-ci. Cela me semble être le nouvel enjeu de la crise.

    2. @Claude Animo: L’Allemagne, dont le moteur de croissance reste ses exportations, est surtout préoccupée au niveau européen par le cours de l’euro, et il évident que l’épisode grec est un facteur négatif, et selon de nombreux analystes, est particulièrement intéressée par la prochaine présidence de la BCE pour les raisons que l’on imagine Il faut rendre hommage à l’ Allemagne qui est parvenue à contenir le déficit de ses finances publiques à 3.2%,( GB: 12%, France ??? ), la volonté répétée de Mme Merkel d’instaurer une agence de notation européenne, et d’avoir modifié la Constitution allemande pour respecter les normes de Maastricht
      Une analyse toute fraiche sur l’Allemagne.

    3. C’était un peu pour initiés, désolé.

      Type C fait référence au billet suivant et au choix d’une « posture » quand à la nature de la sortie de crise :

      http://www.pauljorion.com/blog/?p=1993

      Modèle L symbolise la configuration de la reprise économique, en l’occurrence une croissance faible et plate de manière durable.

  10. Si cette crise qui n’est pas seulement une crise économique pouvait ne serait-ce qu’inciter un tiers des hommes à faire un réel travail d’intériorisation à défaut de pouvoir s’illusionner comme auparavant alors peut-être que les problèmes seraient déjà beaucoup moins difficiles à résoudre en surface.

    Mais ça je crois que c’est encore beaucoup trop demander à l’homme moderne, superficiel, pressé, impatient, ruminant quand bien même il y aurait un plus grand réveil de l’opinion publique, car qu’est-ce que l’opinion publique dans un tel monde de contradictions, d’influences, le conditionnement du monde à ne vouloir vivre principalement pour les seuls besoins du corps, on arrête bien sur pas comme ça du jour au lendemain tout un monde lancé à vive allure pour la chute libre, pourquoi untel ou untel est-il encore enfermé dans un tel déni de la réalité ? Et bien parce qu’il fait comme l’autre, c’est le règne de l’opinion publique au seul poids supplémentaire de la tradition moderne sur tous ? Grande folie du monde ? Oui assurément.

    « Les élites auraient-elles alors renoncé à agir sur le réel ? Pour quelles raisons ?  »

    Ils sont en vérité complétement dépassés par les événements, ils ne maîtrisent plus rien pas même le dérèglement de plus en plus « Croissant » et  » Progressif  » du climat sur terre. Haïti n’est qu’un petit avant gout de ce qui attend le monde moderne. C’est bien plus qu’une crise économique c’est en fait bien plus grave sur le fond mais ça bien sur il ne faut surtout pas en parler prioritairement aux gens, alors on fait comme le monde on suit l’opinion publique.

  11. @François Leclerc « J’en reste, jusqu’à plus ample informé, au type C modèle L.

    Vous semblez donc ne pas croire à une nouvelle explosion catastrophique de la crise en 2010 ou dans les 3 ans à venir au moins ?
    Comme on peut le lire un peu partout notamment sous la plume d’Evans-Pritchard.

    Quid notamment de la nouvelle vague précédemment annoncée de défaillances des particuliers et du secteur commercial aux USA ?
    Où en est-on des produits dérivés dans ce pays ? (Je suis surpris à ce propos du silence radio de Lordon ces derniers mois qui en avait fait son sujet de prédilection) Peut-on faire le point là-dessus ?
    Et la note du RU a-t-elle effectivement été dégradée récemment ou l’ai-je rêvé ?

    1. Les mois et les années à venir ne vont pas être, comme on dit, un chemin bordé de roses.

      Les épisodes que vous évoquez, et d’autres encore, peuvent-ils être tant bien que mal maitrisés ou non ? Mon hypothèse est qu’ils vont faire encore de sérieux dégâts, que la sortie de crise n’est pas pour demain ni après-demain. Qu’elle est devenue chronique et que le mal s’est installé. Que nous sommes toujours dans une situation de grande inconnue, sans qu’il soit nécessaire que cela prenne à nouveau l’aspect d’une crise aigue et irrésistible.

      Je pense aussi qu’il faut considérer cette crise sous tous ses aspects: de financière, elle est devenue économique et sociale (tous ses effets n’étant pas de loin encore apparus). Sa dimension politique émerge dorénavant, dans des conditions propres à chaque pays. Elle est porteuse de nouvelles inconnues.

  12. La question n’est pas de savoir si l’Islande veut rembourser sa dette mais si elle le peut et comment. Pour rembourser elle devra probablement détruire sa ressource halieutique, un problème contractuel engendrera une catastrophe écologique….ridicule…

    1. Bonjour,
      la question est plutôt de savoir si nous sommes conscients que l’Islande ne peut pas rembourser sa dette. Elle ne le peut pas, du moins dans les données actuelles. Donc en faisant mine de croire qu’elle le peut, les gouvernements britanniques et néerlandais font preuve, au mieux d’inconscience, sinon d’une grande lâcheté.
      Connaissant le niveau des placements incriminés, énorme pour les Islandais, mais mineurs pour les pays en question, et surtout leur nature (placements spéculatifs donc à risque), les deux gouvernements suscités se grandiraient en décidant, soit de couvrir eux-mêmes les pertes de leurs rentiers, soit en les déboutant purement et simplement de leur droit de poursuite pour permettre aux Islandais d’avoir un espoir de sortir la tête de l’eau.
      D’ailleurs, les indemnisations demandées correspondent-elles à la valeur des placements ou à leur valeur promise à terme ? Là aussi on pourrait discuter…

  13. Comme je le disait précédemment, pauvre Islande.

    Durant 50 ans les GB on pillé leur ressources maritimes, puis un accord avec les GB est arrivé lorsque qu’il n’y avait plus rien à pêcher.

    Voilà maintenant que les GB lui demande de payer les notes de frais des traders qui leur ont vendu des produits toxiques leur faisant miroiter des subsides artificiels durant quelques années, puis comme ont le sait pour les sub-primes …

    Mais enfin, quand même, voyez comment les dits subsides mirobolants pour quelques uns ont finit par miner un si beau pays.

    Le fossoyeur de l’Islande ce n’est pas les GB en général, non, mais seulement, la convoitise qui a permis à un petit nombre à qui un grand nombre a confié leur destin de se laisser tenter par des profits à courte vue.

    Le problème avec la convoitise c’est qu’elle est légitimée par tout un chacun dans une société par la culture des jeux d’argent soient disant innocents …

  14. François, Paul et les autres,

    Au delà de l’aspect symbolique, Le problème de l’Islande est t-il si important pour l’Europe ? Pour les Islandais, j’en conviens, mais pour l’ensemble des pays Européens, en quoi l’impact de cette déroute financière et même dans le pire des cas d’une faillite éventuelle de l’Islande mettrait-il en péril l’économie Européenne. La démographie de l’Islande avec ses 300000 habitants représente l’équivalent de la démographie cumulée du 18ème et du 9ème arrondissement de Paris ! Il serait bien sur exagéré de penser qu’une faillite de ces 2 arrondissements pourrait avoir même un impact sensible sur l’économie Française.

    Quant à la Grèce. Son PIB représente à peine 3% de l’économie Européenne. Je m’interroge. Qu’est ce qui fait, REELLEMENT, que les difficultés de ces 2 états, qui bien que souverains pèsent peu dans la balance économique, inquiètent autant au point que la chancelière Merkel puisse évoquer la possible sortie de l’UE de certains États ?

    1. La situation de ces deux petits pays européens, l’un membre de la zone euro l’autre non, est symbolique de préoccupations beaucoup plus générales des gouvernements de la zone OCDE.

      1/ Comment va-t-il être possible de faire accepter une forte réduction des déficits publics (cas de la Grèce) ?

      2/ L’opposition résolue d’un peuple va-t-il faire obstacle au règlement à ses dépens des gigantesques dettes résultant d’une faillite bancaire (cas de l’Islande) ?

      C’est en réalité une seule et même question, appliquée à deux cas concrets  : comment faire avaler la pilule à ceux qui vont devoir régler le montant de l’addition.

  15. Ci-dessous le début des gros gros ennuis pour tous.. la crise financière n’apparaitra alors qu’une rigolade au regard des dangers de conflits majeurs … surtout au travers de la reflexion relatée dans le dernier paragraphe (Contreinfo.fr) :

    Les USA sont préoccupés par la politique chinoise d’acquisition de ressources énergétiques, indique un fonctionnaire du Département d’Etat (Upstream)
    vendredi 15 janvier

    The US has expressed concern to Chinese officials about Beijing’s attempts to buy up global oil reserves for the long term.

    « We are pursuing intensive dialogue with the Chinese on the subject of energy security, in which we have raised our concerns about Chinese efforts to lock up oil reserves with long-term contracts, » David Shear, deputy assistant secretary of state for East Asian and Pacific affairs, told the House Armed Services Committee yesterday.

    « We will continue to engage them on this subject at very senior levels, » he told the panel, which was holding a hearing on recent security developments in China.

    Shear was responding to questions by Republican Roscoe Bartlett, who said he was worried that the Chinese were « aggressively buying up oil all over the world » and might not share it with other countries in the future.

  16. Sur les désordres sociaux à venir: La “stratégie de la tension involontaire” 14.01 Un rapport de la RAND Corporation sur la constitution d’une sorte de force de police militaire qui pourrait servir aux USA, une décision de la Maison Blanche sur un “conseil des gouverneurs”… Illustration de la tension constante régnant aux USA.
    http://www.dedefensa.org/article-la_strategie_de_la_tension_involontaire__14_01_2010.html
    confirmée par l’article: « Big Brother: HBO appelle à l’intégration de la Garde Nationale et des troupes militaires »
    http://www.globalresearch.ca/index.php?context=va&aid=17006

  17. Je suis fatiguée de lire que la gestion Allemande est formidable, ce n’est pas vrai, sans l’endettement en Europe comme aux Usa pour acheter des véhicules et sans les produits achetés en pays de moindre coûts produits à partir de machines outils allemandes via aussi des crédits l’allemagne ne vendrait plus rien, l’Allemagne dépend de l’endettement des autres, c’est comme si dans ce monde mondialisé elle était aussi endettée qu’on le veuille ou non. Les recettes de l’allemagne viennent de l’endettement des autres.

    1. Les Islandais sont entre eux à la recherche d’un compromis acceptable avec les Britanniques et les Hollandais. L’enjeu reste de savoir si le referendum aura lieu le 6 mars prochain, tel qu’il est actuellement envisagé, et s’il se traduira alors comme prévisible par un rejet de la loi et de ses modalités actuelles de remboursement. Une situation qui ne devrait pas à priori être recherché d’un côté comme de l’autre, facilitant des négociations, mais on ne sait-on jamais… Aucun signe n’est pour l’instant disponible de part et d’autre que celles-ci sont entamées et qu’elles progressent. La présence d’un médiateur, si son principe et son nom sont acceptés par les parties, ne réglera pas la question d’une entente entre les partis politiques Islandais, qui reste à trouver.

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